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Cours Theories de La Decision: Master 1 de Recherche - Management, Décision Et Stratégie - Iscae - Esct - Univ - Uma

Le document analyse les limites de l'approche de H. Simon en matière de décision, soulignant son orientation technocratique et son manque de prise en compte des heuristiques cognitives et des normes sociales. Il présente également les travaux du groupe de Carnegie, qui critiquent les théories classiques et mettent en avant l'importance des interactions individuelles dans les organisations. Enfin, il décrit le modèle comportemental de Cyert et March, qui repose sur des négociations et compromis entre coalitions pour atteindre les objectifs organisationnels.

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Cours Theories de La Decision: Master 1 de Recherche - Management, Décision Et Stratégie - Iscae - Esct - Univ - Uma

Le document analyse les limites de l'approche de H. Simon en matière de décision, soulignant son orientation technocratique et son manque de prise en compte des heuristiques cognitives et des normes sociales. Il présente également les travaux du groupe de Carnegie, qui critiquent les théories classiques et mettent en avant l'importance des interactions individuelles dans les organisations. Enfin, il décrit le modèle comportemental de Cyert et March, qui repose sur des négociations et compromis entre coalitions pour atteindre les objectifs organisationnels.

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COURS THEORIES DE

LA DECISION V1.0
MASTER 1 DE RECHERCHE_MANAGEMENT, DÉCISION ET
STRATÉGIE_ ISCAE_ESCT_UNIV.UMA
LES LIMITES DE L’APPROCHE DE H. SIMON
• Le positivisme logique de Simon privilégie une appréhension technocratique des
organisations, où le gouvernement de l’action est confié à des experts. Simon conserve
le dualisme taylorien : pensée/action.
• Simon attache une grande importance à la division verticale du travail, au
développement de l’expertise par la spécialisation, à la coordination hiérarchique et à la
responsabilisation des acteurs par le contrôle. Il ne tient pas compte de la capitalisation
de l’expérience du terrain et l’expérimentation ouverte et tâtonnante.
• L’approche de Simon ne tient pas compte de la situation (de l’action située). Le
cognitivisme débouche sur une théorie de l’action peu processuelle: les possibles sont
des données, les modalités d’analyse de la situation sont définies et la décision s’exerce
comme un choix dans un portefeuille d’options.
• L’approche cognitiviste ne peut pas appréhender le lien social que comme un élément
de contexte. 2

• Simon reconnait que les processus administratifs … consistent à détacher certains


• Les limites tiennent à la non prise en compte de deux
aspects:
• L’existence d’heuristique cognitives comme l’ancrage, la disponibilité
et l’encadrement
• Les mécanismes d’influences et les normes sociales : mécanisme de
réciprocité (don et contre don), mécanisme de preuve sociale
(processus d’identification et d’imitation), mécanisme de sympathie
et le mécanisme de la cohérence. (Rojot, 2005, p277)

3
LA DÉCISION COLLECTIVE

4
LES TRAVAUX DU GROUPE DE CARNEGIE
(HERBERT SIMON, JAMES MARCH ET RICHARD
CYERT)

5
C’EST QUOI LE BÉHAVIORISME ?

• [Link]/watch?v=pAaFx9BRYuE

6
LES CONSTATS DE SIMON, MARCH ET
CYERT

• A partir de l'observation du comportement des membres de


l'organisation, le groupe de Carnegie a critiqué les théories
classiques et a porté son intérêt sur les problèmes de
motivation, de conflits d'intérêt, de contraintes et de limites
de connaissances individuelles.
• Les auteurs ont également critiqué les théories classiques de
la décision et ont mis en évidence l'importance de
l'organisation et des procédures dans les choix des
7
entreprises.
LES ORIGINES : LA THÉORIE
DÉCISIONNELLE DE MARCH ET SIMON
• Simon et March propose une vision de l’organisation comme un assemblage
d’individus en interactions. C’est les individus qui agissent et non
l’organisation. Leurs comportements est différent de leur appartenance à
l’organisation.
• Leurs formes de participation est fonction du schéma incitation/contribution.
• La continuité de l’organisation dépendra de ce schéma. De ce fait, la
réalisation des résultats de l’organisation dépendra de la satisfaction des
individus qui la composent.
• Quatre mécanismes sont possible pour la viabilité de ce schéma:
8
LE MODÈLE ADMINISTRATIF DE LA PRISE
DE DÉCISION
• [Link]/watch?v=My-43_3Im6U

9
LES MÉCANISMES POUR ASSURER LE
SCHÉMA INCITATION/CONTRIBUTION

• Intégrer les membres qui ont les mêmes valeurs initiales :


adhésion par les valeurs,
• Influencer les valeurs des membres pour aller dans le sens des
buts de l’organisation : système de récompenses/ sanctions)
• Coordonner les activités des membres de l’organisation pour
diriger les comportements,
• Faire intérioriser les règles aux acteurs.
10
L’APPROCHE BÉHAVIORISTE DE CYERT ET
MARCH_ LE MODÈLE ADAPTATIF
• Ils ont formalisé les règles entrevues par Simon.
• Ils se proposent une vision de l’organisation comme un
assemblage (un ensemble de coalitions)d ’individus en
interactions (systèmes de comportements sociaux inter-reliés
d’individus qui participent à l’organisation).
• Leur théorie explique les décisions prises dans les
organisations.
• Leur théorie repose sur le fait que les objectifs de
l’organisation sont le résultat de négociations et de
compromis de la part des différentes coalitions. 11
LES CONSTRUITS DE LEUR THÉORIE

• La théorie comportementale repose sur:


• trois catégories de variables exhaustives : les objectifs, les
anticipations et les choix
• et quatre concepts qui définissent les relations entre les variables :
• la quasi-résolution des conflits,
• l'évitement de l'incertitude,
• une recherche de solutions orientée vers la résolution des problèmes
pressants,
• et l'apprentissage organisationnel.
12
SELON LA THÉORIE COMPORTEMENTALE, LA
PRISE DE DÉCISION S’ARTICULE AUTOUR :
• Du traitement séquentiel des problèmes : la recherche d’une solution
satisfaisante dans l’organisation se met en marche quand les problèmes se
posent (répartis en sous-problèmes).
• La recherche de solutions au voisinage des symptômes : face à un problème, la
solution est recherchée là où le problème est apparu ( à étendre si la solution
n’est pas trouvée).
• La limitation de l’incertitude: l’entreprise met en place des procédures pour la
résolution des problèmes. Il se dégage ainsi des routines pour prendre des
décisions.
• L’apprentissage de l’entreprise : en fonction des expériences passées et des
modification apportées en fonction des choix opératoires. L'apprentissage peut
concerner trois aspects différents:
13
• 1/ les buts,
• 2/ les règles d'attention et de sélection de l'information
EN RÉSUME…LE MODÈLE
ORGANISATIONNEL
• L’organisation est composée de sous-unités ; chaque sous-unité est pourvue de règles et de
procédures qui lui sont propres, qui conditionnent sa perception et guident son comportement.
L’ensemble de ces sous-unités est coiffé par une direction qui leur confie des objectifs. Les
sous-unités traitent ces objectifs comme des contraintes, et tentent donc de les formuler
comme selon les schémas connus sur les quels elles pourront appliquer des règles et procédures
standard.
• De ce fait, les sous-unités ont tendance à ramener des situations complexes et originales
à des situations simples, interprétables facilement et proche des situations déjà
rencontrées. Les procédures consistent à effectuer des recherches jusqu’à trouver la première
solution satisfaisante c'est-à-dire celle dont le niveau de performance est jugée acceptable par la
direction. Cette solution est adoptée, et la recherche d’autres solutions est alors arrêtée. Ainsi, la
plupart des solutions trouvées ont déjà été utilisées antérieurement pour solutionner
d’autres problèmes et des solutions nouvelles ne sont recherchées que lorsque les solutions
anciennes ne sont pas susceptibles de solutionner le problème
14

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