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Cours Structurale

Ce cours de géologie structurale aborde la mécanique des roches, la tectonique cassante et les éléments de microtectonique, en se concentrant sur les déformations des matériaux solides et les structures de déformation à différentes échelles. Les étudiants apprendront à reconnaître et décrire les structures de déformation, à expliquer leur origine et à les replacer dans un contexte tectonique. Le cours inclut également des notions sur les contraintes, la déformation, et les différentes méthodes d'étude des structures tectoniques.

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Cours Structurale

Ce cours de géologie structurale aborde la mécanique des roches, la tectonique cassante et les éléments de microtectonique, en se concentrant sur les déformations des matériaux solides et les structures de déformation à différentes échelles. Les étudiants apprendront à reconnaître et décrire les structures de déformation, à expliquer leur origine et à les replacer dans un contexte tectonique. Le cours inclut également des notions sur les contraintes, la déformation, et les différentes méthodes d'étude des structures tectoniques.

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Cours de géologie structurale

plan du cours

Introduction

Chap. I: Mécanique des roches

Chap. II: Tectonique Cassante ou déformation discontinue

Chap. III: Eléments de microtectonique ou éléments de


Structurologie
Contenu du cours et objectifs

Ce cours constitue une introduction à la géologie structurale et à la tectonique.


sont abordées :

 les notions de base sur les contraintes et le comportement rhéologique


des matériaux solides ;

 les modalités de déformation des cristaux et des roches ;

 la description et la caractérisation des structures de déformation à


différentes échelles, du cristal aux plaques lithosphériques.
A l’issue de ce cours, les étudiants seront capables de :

Reconnaître et décrire les principales structures de déformation aux


différentes échelles ;

Expliquer leur origine et la façon dont elles se forment ;

Les replacer dans un contexte local ou régional (échelle supérieure), et


comprendre leurs relations ;

Avoir quelques notions sur les différentes associations structurales qui se


forment dans différents contextes tectoniques.
Introduction

Tectonique= mot grec Tectonikos= charpente ou squelette

la tectonique : ensemble des déformations ayant affecté des terrains


géologiques, postérieurement à leur formation (dépôt, intrusion,
épanchement...... Exemples: cassures (failles, diaclases....), plis,
schistosités......
Remarques: les déformations mineures des sédiments, qui se font pendant
leur dépôt, comme certaines déformation synsédimentaires (slumps....) sont
exclues de cette définition.

la tectonique= mécanisme des déformations.


deux types de tectoniques (ou de déformations):

la tectonique (ou déformation) plicatile, souple ou ductile,

la tectonique (ou déformation) cassante, ou rigide

l'étude de ces déformations= Géologie structurale.


Observations et méthodes d'étude des structures tectoniques à différentes
échelles:
oA l'échelle du globe:

l'étude des Ɛ des photosatalites des linéaments= grandes cassures


(+Km), mégaplis et autres mégastructures (chaines de montagne)
Géotectonique ou mégatectonique: structures >100Km

oA l'échelle régionale:

Etude des photosatalites des failles, des plis.... d'une région donnée;
Tectonique régionale ou Macrotectonique (taille des structures de
100km à qlq 100aines de m)
oA l'échelle de l'affleurement:
Observations et mesures des structures .... sur terrain;
Mésotectonique et Minitectonique (cm à m)

oA l'échelle de l'échantillon et de la lame mince:


étude fine des microstructures (qques mm à qques cm)
Micritectonique.
A l'échelle du réseau cristallin:

étude par rayons X pétrofabrique

A l'échelle de la microscopie électronique:


l'observation et l'analyse se font à l'échelle de A
Remarque:
De toutes ces échelles d'observation des structures tectoniques, celle du
terrain observation à l'échelle de l'affleurement) est la plus importante en
tectonique.
Chap. I: Mécanique des roches

I. Notion de contrainte:

définition:
soit dans l'écorce terrestre, un petit élément de surface S d'orientation
quelconque, contenant un point M et étant soumis à une force F.
la contrainte s au point M est la limite du rapport F/S quand S 0 et on
écrit:

Si d'autres élément de surface Si d'orientations différentes et d'autres forces


Fi passent par le même point M, deux cas se présentent:
Fig1. Notion de contrainte
a) L’intensité de la contrainte reste constante quelque soit l’orientation de
S. C’est une contrainte isotrope, de type hydrostatique, le vecteur de
contrainte σ est une sphère de rayon σi donnant une sphère de
contrainte.

b) L’intensité de la contrainte varie en grandeur et en direction lorsque


l’orientation de S varie au point M. C’est une contrainte anisotrope. Le
vecteur de contrainte σ est un ellipsoïde triaxial ou ellipsoïde des
contraintes où les axes principaux des contraintes sont :
- σ1=la contrainte le plus forte=la contrainte principale ;
- - σ2=la contrainte intermédiaire ;
- - σ3=la contrainte minimale
σ1 ≠ σ2 ≠ σ3 σ1 > σ2 > σ3 σ1 σ2 σ3

Fig2. Notion de ellipsoïde de contrainte isotrope (A) et ellipsoïde de contrainte triaxiale (B)
Remarque: Lors des mouvements orogéniques, les contraintes anisotropes
provoquent des déformations mais elles ne changent pas l’assemblage minéral,
c’est l’écart (σ1- σ3) nommé déviateur des contraintes qui est la contrainte utile
et qui produit les déformations

Fig3. décomposition de l’ ellipsoïde des σ d’un régime anisotrope et 2 partie: l’une isotrope
et l’autre anisotrope.
 comment mesure-t-on les contraintes?
les mesures peuvent être soit directes soit indirectes:
mesures directes forages, galeries souterraines
mesures indirectes étude de la fracturation........

 c'est quoi une contrainte dans le nature?


les contraintes varient considérablement en fonction du contexte tectonique
dans l'espace et en un même point dans le temps.
Etat et influence des contraintes dans la lithosphère

1. Les contraintes isotropes:


Chaque point de la croûte terrestre est soumis à l’action de la gravité, c’est
la pression lithostatique PL où les pressions sont égales dans toutes les
directions de l’espace, comparable à la pression hydrostatique exercé dans
un liquide; la pression lithostatique est donc isotrope, elle est égale au poids
de la colonne h de roches supportées, soit : PL=h.ρ.g où ρ est la masse
volumique des roches, g = la gravité (Nougier, 2000). En réalité, la pression
lithostatique PL n’est isotrope qu’à partir d’une profondeur de 3000m où les
roches deviennent ductiles (Fig.).
Figure . La pression lithostatique
2. Les contraintes anisotropes
Lors des mouvements orogéniques, les contraintes anisotropes provoquent
des déformations mais elles ne changent pas l’assemblage minéral, c’est
l’écart (σ1- σ3) nommé déviateur des contraintes qui est la contrainte utile
et qui produit les déformations.
Notions de déformation

La déformation Ɛ est l’opération conduisant à un changement de forme et de


dimension d’un corps donné soumis à σ.

La déformation changement de forme et de dimension d’un objet.


La Ɛ de chaque type de roches est fonction de la σ appliquée.
Donc chaque roche a sa propre courbe σ- Ɛ.
Fig4. Courbe contrainte-déformation
La courbe montre:

 Un domaine ou la Ɛ est élastique (Ɛ réversible et proportionnelle à


l’intensité de la σ). Tant que la σ est appliquée la corps se déforme
mais quand elle est supprimée celui-ci reprend sa forme initiale
(ressort parfait) jusqu'à un certain seuil (σe pour Ɛe);

 Un seconde domaine ou la déformation est plastique:


la déformation ne se produit qu’après une certaine limite (ou seuil) de
contrainte σe.
Si cette limite (σe pour Ɛe) est atteinte, la Ɛ se fait sans augmentation de σe.
La Ɛ garde sa valeur atteinte lorsque la σ cesse jusqu’à un seuil R ou le corps
(roche) casse.
 R= point de rupture: propre à chaque corps (roche).

L’intervalle entre la limite d’élasticité et le point de R dépend de la valeur


de σ3. la nature de la roche et la température.
 Pour des roches compétentes (rigides) cet intervalle est petit (grès,
calcaires, quartzites…….)
 Pour des roches incompétentes (souples) l’intervalle est grand (marne,
les argiles, les gypses…….).

Comportement rhéologique des corps

Les corps sont élastiques, plastiques ou visqueux, alors que les roches se
déforment d’une façon ductile ou fragile.
Fig5. Comportement rhéologique des corps
Ellipsoïde de déformation et relation avec celui des contraintes.

La déformation est représentée par un ellipsoïde à celui des contraintes

Fig6. Notion d’ ellipsoïde de déformation et comparaison avec celui des contraintes


Modes de déformations en fonction des forces appliquées

Un corps soumis à un champ de forces (contraintes se déforme de 3


manières

 L’échantillon se raccourcie selon l’axe Z et // à σ1 un


compression.

 Le corps subi un allongement selon l’axe X et // à σ3


un extension

 Le corps subit alors un rotation selon un angle de cisaillement Φ et la σ


est dite de cisaillement il se produit alors un cisaillement.
Fig7. Types de déformation en fonction des forces appliquées
Fig8. les trois cas de déformation d’un corps soumis à des contraintes
Remarque

Quand un corps est soumis à des contraintes il subit: une translation


(déplacement), une rotation et/ou une déformation, Ɛ qui peut être soit rigide
soit ductile.

Fig9. Déplacement et déformation


II. Qu’est-ce qu’une déformation homogène – une déformation hétérogène ?

On distingue deux types de champs de contraintes, conduisant à deux types de


déformations
 trajectoires rectilignes et contraintes égales en grandeur = déformation
homogène

 trajectoires courbes, contraintes variables en grandeur = déformation


hétérogène (inhomogène)

Remarque

La notion de déformation homogène et de déformation hétérogène dépend


de l’échelle considérée
Qu’est-ce qu’un cisaillement pur/ un cisaillement Simple?

On parle de cisaillement pur (ou co-axial) lorsque les axes des σ sont
parallèles aux axes de Ɛ; et de cisaillement simple (ou non co-axial) quand
les axes des σ ne sont pas parallèles aux axes de Ɛ; il en résulte une rotation
des objets en cours de déformation.
Quels sont les facteurs qui agissent sur la déformation?

Les facteurs essentiels qui influencent la déformation sont:

 La pression lithostatique:
pression (poids) exercées par l’ensemble (colonne) des roches surincombantes.
Elle augmente avec la profondeur. Le comportement des roches est plus souple
en profondeur qu’un surface
Une augmentation de pression lithostatique favorise une déformation ductile
des roches.
 La profondeur:
Facteur important de la déformation car de celle-ci dépend la pression et la
température
 température
Plus la température est grande et plus la déformation des roches devient
plastique (souple) sachant que la température augmente, également avec la
profondeur.
 La pression des fluides d’imprégnation (interstitiels)
Généralement, les roches contiennent des quantités plus ou moins
importantes de fluides comme l’eau, les gaz, les huiles …… plus cette
quantité de fluides, dans la roche est importante, plus elle se déforme
facilement (d’une manière souple et continue) la pression des fluides
favorise, donc la déformation de la roche.
 L’anisotropie des roches: les roches ne sont pas toutes isotopes (n’ayant
pas les mêmes propriétés physique dans les différentes directions de
l’espaces)
Exemples de plans d’anisotropie des roches:
• Surface de stratification S0 dans les roches sédimentaires,
• Les plans de schistosités Sn dans les roches métamorphiques (roches
cristallophyliennes), les fractures (failles, diaclases, fentes de tension….)
préexistantes.
S1

S0

S0
Si on soumet trois échantillons, ayant des plans de discontinuité
(d’anisotropie) d’inclinaisons différentes (fig) à des contraintes, on obtient les
résultats suivants:
1er échantillon: dont les plans d’anisotropie sont parallèles a σ1 à une
résistance moyenne à la déformation.

3er échantillon Avec des plans de discontinuités à perpendiculaires à σ1, est


le plus résistant à la déformation.

2er échantillon: dont les plans d’anisotropie sont obliques à σ1, est le moins
résistant à la déformation (celui qui se déforme facilement par rapport aux
autres échantillons); ceci est du au fait que la rupture des roches se fait
généralement suivant un angle Φ ≤ 45° (angle entre la σ1 et le plan de rupture).

Le temps: la déformation dépend également du temps d’application de la σ sur


la roche.
Chap. II. Tectonique Cassante (déformation discontinue)

Les roches se déforment par rupture et se fracturent, lorsqu’elles sont sollicitées


par des champs de contrainte tectoniques. Ce type de déformation ressemble à
ce qui se produit lors des essais mécanique sur des échantillons au laboratoire.
Les déformations cassantes naturelles s’expriment par des failles et d’autre
structures qui les accompagnent telle que le joints de cisaillement, les fentes
de tension et les diaclases.

I. Les Failles

La majorité des fractures (cassures) observées à l’échelle des images satellites


photographies aériennes et de l’affleurement sont des failles.
Définition, description et nomenclature

Définition

Une faille (fault) est une surface sur laquelle s’est produit un déplacement
(glissement), l’un par rapport à l’autre des deux compartiments qu’elle
sépare. C’est un terme qui désigne (manquer ou faillir) ( et que les mineurs
anciens utilisaient lorsqu’ils perdaient la trace du filon ou de la couche qu’ils
exploitaient). C’est une fracture (cassure) cisaillant et macroscopique des
matériaux de l’écorce terrestre.
La taille des failles peut varier de plus de 100km à l’échelle de l’affleurement
ou de l’échantillon (m à cm).
 Une microfaille est une faille observée à l’échelle de l’affleurement ou
l’échantillon. Elle est souvent appelée « joint de cisaillement » puisqu’elle
possède un rejet faible.

 Lorsque la rupture donne une cassure sans déplacement relatif aux des deux
blocs qu’elle sépare on parle de « diaclase » ou de « joint »

 Si le mouvement relatif des deux blocs n’atteint pas totalement ou


partiellement la rupture c’est une « flexure ». Ce type de structure est
souvent rencontré au niveau des zones d’amortissement des failles (ruptures
partielles).
Description et nomenclature

o Une faille est caractérisée par :

 Son plan de faille (PF)


 Son regard
 Son escarpement
 Son rejet

 Son plan de faille (PF)= (plan de cisaillement)


C’est souvent une surface de rupture P, suivant laquelle s’effectue le
glissement (déplacement) relatif des deux blocs (Mur et Toit), irrégulière,
ondulée ou courbe, parfois remplacée par une zone plus ou moins épaisse
contenant de nombreux plans de cisaillement; cette zone appelée zone de
cisaillement.
Définition et nomenclature liée à une faille
 Au contact du plan de faille P (PF), les blocs peuvent être:
- Lissés (polis) au cours du mouvement et le PF est un miroir de faille;
- Rayés par des stries de friction qui indiquent la direction et le sans du
vecteur-glissement S;

- Ou parfois recouverts de minéraux cristallisés pendant le glissement (mvt)

(ex: calcite pour les roches carbonatées et quartz pour les roches siliceuses).

 Le plan P (PF) d’une faille (comme tout les autres plans se définie par:

- Sa direction: d= (ld,Nm), (angle que forme ld et le Nm) avec ld=PF∩H=

ligne directionnelle de la faille, la direction c’est (mesuré dans un plan

horizontal).
- Son pendage π= (P H), angle entre le PF et l’horizontale du lieu H (mesuré

dans un plan verticale).


 Son regard

C’est le sans vers lequel est tourné la lèvre du bloc soulevé de la faille (toujours ┴ au PF)

 Son escarpement:

Il est différent du rejet, c’est le relief créé par une faille

 Son rejet (définition et estimation)

C’est la valeur du déplacement des deux blocs qu’elle sépare. Il est distingué
et mesuré par le repères de marqueurs (décalages) planaires: surface de
stratification S0 repères lithologique ou Chrono-stratigraphiques, filons
magmatiques…..; ou linéaires.
Nomenclature liée à une faille et type de rejet apparents sur une faille oblique
Selon le sans (orientation) du déplacement par rapport aux conditions
d’observation (vue en coupe verticale, horizontale ou oblique) l’observateur
pourra mesurer soit le rejet réel soit le rejet apparent.

Pour une faille à glissement oblique, la vecteur-glissement S reliant 2 points


A et A’ initialement confondus est rejet (réal) RVR de la faille qui se
décompose vectoriellement:
 dans le plan de faille en:
Un rejet-direction RD: (ou rejet horizontal latéral RHL), horizontal,
parallèle à la direction de la faille,
un rejet-pente RP: (ou rejet stratigraphique) orienté suivant la ligne de
plus grande pente de PF;
 Dans le plan vertical (┴ à PF), le rejet-pente est à son tour, décomposé
en 2composantes orthogonales (┴):
• un rejet-vertical (RV) et
• Un rejet horizontal transversal (RHT) (ou rejet transversal RT)

Dans le plan vertical contenant le vecteur-glissement, celui-ci est


décomposé en:
 un rejet horizontal RH et
 un rejet vertical RV
Quels sont les principaux types de failles? Classification:

D’après la terminologie des mineurs: les faille ont un « Toit) compartiment


situé au-dessus de la faille, et un « Mur », en dessous. Il existe plus d’une
classification des failles, selon les paramètres à considérer:

Selon le glissement réel des deux blocs séparés par la faille= suivant la nature du rejet réel
(vrai):

 Les failles normales:

Une faille normale présente un glissement du Toi vers le bas par rapport au
Mur et produit un allongement (une extension) horizontal (+Dl) du matériau
(PF incliné vers le bloc affaissé.
Types de failles distinguées d’après le glissement réel
 Les déplacement sur une faille normal est proche de la ligne de plus
grande pente du plan de faille et ce rejet pente qui l’emporte sur le rejet
horizontal latéral RHL qui tend vers 0:
 Le mur descend relativement au toit;
 Ce sont des failles en extension (σ3 horizontal perpendiculaire à la faille,
et σ1 verticale) leur pendage typique et idéal est de 60°.
 Le rejet horizontal transversal RHT exprime en écartement horizontal
de deux bloc.
 C’est le résultat d’une extension.
faille normal
 Les failles inverses:

Une faille inverses présente un glissement du Toi vers le haut par rapport au
Mur et produit un raccourcissement (une compression) horizontal (e)(-Dl) du
matériau (PF incliné vers le bloc surélevé= Toit.

 Les déplacement sur une faille inverse est aussi dans la ligne de plus
grande pente du plan de faille et c’est rejet pente qui l’emporte sur le
rejet horizontal latéral RHL qui tend vers 0:
 Le mur monte par rapport au toit;
 Ce sont des failles en compression (σ1 horizontal perpendiculaire à la
faille, et σ3 verticale) leur pendage typique et idéal est de 30°
 Le rejet horizontal transversal RHT exprime en rapprochement
horizontal de deux bloc
 C’est le résultat d’une compression.
faille inverse

Les failles normales FN et les failles inverses FI sont dites des failles
obliques ou failles au sens strict (SS)
 Les décrochements:

Les failles à glissement horizontal (RHL=RD important) sont des failles de


décrochement (ou décrochements ou coulissements)

Les failles décrochantes ont un mouvement essentiellement horizontal. On


parle de décrochement pour une faille décrochant généralement verticale.
Le mouvement sur une telle faille est définie par rapport à la direction dans
laquelle se déplace le bloc opposé à celui sur lequel est supposé situer un
observateur.
• Lorsque le glissement se fait vers sa droite (sans horaire) la faille est
dextre décrochement dextre.
• Si par contre le déplacement du bloc opposé s’opére à gauche (sens
horaire) la faille est senestre ou décrochement senestre.
Quels rapports existent-ils entre les failles et les couches?

Chronologie relative (principe de superposition et de recoupement

Une faille (ou toute autre fracture (diaclase, veine…..)) est plus récente que la
plus jeune des couches qu’elle affecte et elle est plus ancienne que la plus
ancienne des couches qui la recouvrent .
Et une faille (ou toute autre fracture (diaclase, veine…..)) est plus jeune que la
plus jeune des structures qu’elle recoupe et elle est plus vielle que la plus
ancienne des structures qui la recoupent.
Quels sont les types de failles en fonction de leur relation avec les
couches qu’elles affectent?

Les failles sont également classées selon leur rapport avec les couches
qu’elles affectent en:

Les failles conformes (normales et inverses): ce sont toutes les failles dont le
sens de pendage est même que celui des couches qu’elles affectent.

Les failles contraires (normales et inverses): ce sont toutes les failles dont le
sens de pendage est contraire à celui des couches qu’elles affectent.

Les failles directionnelles (normales, inverses et décrochements): ce sont


toutes les failles dont la direction du plan de faille (PF) est parallèles à
celles des couches qu’elles décalent.
Les failles transversales (normales, inverses et décrochements): ce sont toutes
les failles dont la direction du plan de faille (PF) est perpendiculaire à celles
des couches qu’elles affectent.

Les failles diagonales (normales, inverses et décrochements): ce sont toutes


les failles dont la direction du plan de faille (PF) est oblique par rapport à
celles des couches qu’elles affectent.
Types de failles : 1 – failles verticales et obliques ; 2 – faille normale ; 3 – faille inverse ; 4 –
décrochement ; 5 – faille conforme normale ; 6 – faille conforme inverse ; 7 – faille contraire
normale : 8 – faille contraire inverse
Comment étudier les failles sur le terrain

Sur le terrain et en présence de faille ou de problèmes liés à des failles, le


géologue s’efforce à déterminer sa cinématique (sens du glissement), donc à
déterminer le type de faille ainsi que les axes de déformation et de
contrainte.
Pour déterminer le sens de déplacement d’une faille tout géologue doit
observer, étudier et scruter le plan de faille en présence, et/ou toutes les
microstructures qui l’accompagne:
 Le plan de faille est en général strié. L’orientation des stries donne le sens
du mouvement.
 Des stylolithes (stylolites) et des fentes de tension associées aux failles
peuvent indiquer le sens du déplacement.
 Des cristallisations de minéraux (calcite, le plus souvent) se forment « en
aval » de petites irrégularités du plan de faille et forment des écailles qui
donnent le sens du déplacement, se sont les tectoglyphes et d’autres
microstructures;
 Des structures à l’aplomb des failles tels que le boudinage, les brèches
tectoniques… peuvent aider également à déterminer le jeu et/ou les axes de
déformations et
 Les roches proches de la faille sont tirées et tordues de façon ductile et
forment des crochons.

 Il faut se méfier, en revanche, du déplacement apparent en carte: selon


l’orientation initiale des couches et de la faille, il peut être tout et
n’importe quoi!
Groupement de la failles normales
 Horsts et grabens

Dans certaines zones en distension, l’étirement de la croute terrestre


engendre des failles normales de direction sub-paralléle entre elles. Elle
engendrent des partie basses (ou dépression ou creux) et des parties hautes
(ou surélevées). La morphologie de ces parties hautes et parties basses est
en forme de « touches de piano ».
- Si des failles normales limitent une dépression (un affaissement) et sont
convergentes (sens des pendages opposés et convergents vers la bas) la
dépression est un graben (ou fossé).
- Lorsqu’elles limitent une zone haute (surélevée) et sont divergentes (sens
des pendages opposés et divergents vers le bas la structure est dite horst
(ou mole).
 Failles synthétiques-failles antithétiques

 On appelle failles synthétiques: des failles f1, f2, f3……..dont le sens de


pendage est le même que celui d’une faille principale F prise comme
référence et les couches affectées subissent une rotation dans le sens du
pendage des failles.
 On appelle failles antithétiques: des failles f1, f2, f3……..dont le sens de
pendage est opposé à celui d’une faille principale F prise comme référence
et les couches affectées subissent une rotation dans le sens opposé à celui
des pendage des failles.
 Groupements de failles inverses:

 Horsts en éventail:

Dans des zones en compression apparaissent des failles inverses en éventail


formant des horsts en éventail. Ces failles inverses ont des pendages de sens
opposés et convergents vers le bas.
 Failles radiales et faille circulaires

Ces deux types de failles peuvent être provoqués (ou induis) soit par la
montée de matériaux évaporitiques comme les diapirs (ou dômes) des sels,
soit par l’ascension d’un batholite de granite par exemple.
 Failles Transformantes

On appelle faille transformantes des coulissements dextre ou senestres qui


se produisent aux limites des plaques lithosphériques sans ni destruction ni
création de croute.
Ces failles transformâtes dextre et senestres découpent en segments et
décalent des dorsales médio-océaniques.
 Chevauchements

Un Chevauchements désigne un mouvements tectonique amenant un


ensemble de terrains à en recouvrir un autre par l’intermédiaire d’un
contacte anormal peu incliné appelé surface de chevauchement.

Exemples de types de chevauchements

Lors de serrages, des failles inverses au départ peuvent évoluer d’abord en


chevauchement, puis en nappes de charriage.

Des plis peuvent évoluer en plis-faille (faille-plis), puis en plis chevauchements .


Nappes de charriages (charriages)

On désigne par nappe charriage un ensemble de terrais qui a été déplacé


(allochtone) et est venu recouvrir un autre ensemble (autochtone) dont il était
très éloigné (une 10ne à des 100nes de kilomètres).

Lorsque la flèche (l’équivalent du rejet des failles) dépasse une dizaine de


kilomètres on parle de charriage (nappe de charriage). La nappe de charriage
n’appartient plus à son domaine orogénique, on parle alors de déracinement
de la nappe.
On désigne par:
Un morceau de nappe isolé du reste de la nappe par l'érosion s'appelle une
klippe.
Le terme îlot a aussi été utilisé en français, ce terme datant de l'époque où la
nature des nappes de charriage n'était pas connue et où l'on pensait que ces
lambeaux de charriage provenaient d'îlots entourés par une mer peu
profonde.
Une zone de la nappe érodée permettant de voir les terrains autochtones
sous-jacents s'appelle une fenêtre.
Eléments de microtectonique (Eléments de structurologie )

La microtectonique s’intéresse aux objets tectoniques à l’échelle de


affleurement, de l’échantillon et de la lame mince. Elle complète la
macrotectonique. Elle aide à comprendre, la nature, la cinématique et le
mécanisme des déformations des grandes et petites structures.
Généralement les failles ne sont jamais seules, elles sont souvent marquées
et/ou accompagnées d’autres microstructures.

Les Tectoglyphes

Lors d’un mouvement d’une faille la frottement des 2 blocs, l’un contre
l’autre, laisse des marques des structures sur le miroir (plan) de faille, ce
sont:
 Les stries

Ce sont des marques (rayures) +/- rectilignes laissés sur le plan de la


failles (PF) lors du glissement des 2 blocs l’un contre l’autre. Leur
longueur varie du mm a +ieurs m. selon leur taille et leur forme on les
nomme différemment. Elle indiquent la direction du mouvement des 2
blocs; et seules les stries causée par un élément striateur (dur), et qui se
terminent en pointe indiquent le sens du déplacement. La valeur de leur
pitch(e) (= angle formé par le plan horizontal et la strie mesuré sur le PF)
renseigne sur le type de faille.
pitch(e) faible q=0 pitch(e) fort q=

 Les niche d’arrachement et autres microstructures

Ce sont des traces des morceaux de roches arrachés des miroirs de failles.
Lors du déplacement des 2 blocs, et qui ont la même forme géométrique
sur les miroirs. Par fois, ces microstructures peuvent être remplies de
cristallisations (calcite, qtz, …..).
Au toucher du miroir de faille à la main (en glissent le doigt), les niche
d’arrachement peuvent indiquer le sens de mouvement du bloc manquant.
 Les fentes de Tensions

Ce sont des fissures dont la longueur est cm à m et la largeur est du mm au cm;


elles se développent dans les roches sous l’effet des contraintes.
Les fentes de tension restent ouvertes, ou sont souvent remplies par des
cristallisations (de calcite, de quartz, de zéolites…..), en forme de fibres
perpendiculaires ou obliques au lèvers des fentes , parallèle à X, tandis que
l’ouverture de la fente est parallèle à Z.
Elles peuvent naitre groupées en familles dont les directions permettent de
déterminer les axes de contrainte et les axes de déformation.
• fentes en échelon (échelon simple): à leur naissance, elles sont rectilignes,
parallèles entre elles et liées à des cisaillements. Elle peuvent évoluer en
fente sigmoïdes, puis en cisaillements après rupture.
• Parfois deux familles de fentes de tension en échelons peuvent former des
réseaux de fentes en échelon conjugués.
• Par endroit, des fentes de tension de forme losangique se développent sur
décrochement et peuvent évoluer ( à grande échelle) en bassin losangique
(pull-appart).
 Les Stylolytes

Au niveau des zones en compression, certaines roches montrent des joints


stylolitiques correspondant à une dissolution chimique de la roche sous
compression. Ces surfaces stylolitiques +/- sombres, sont des tracés sinueux
avec des pics, en forme de cône (pointes de stylos), sont des pics
stylolitiques (= des stylolites).
Si le volume rocheux est séparé en deux compartiments par la surfaces
stylolitique les pics stylolitiques, // à Z, ressemblent à des clous fixés sur 2
planchettes d’une carde.
 Les Crochons de Failles

Des marqueurs structuraux (S0, S1, filons-couches…..) montrent souvent,


des courbures brusques de part et d’autre et au contacte des plans de failles.
Ces courbures sont appelés crochons de failles et sont dus au frottement des
deux blocs l’un contre l’autre, lors du mouvement et/ou à une flexure
antérieure à la rupture.
 Les Brèches Tectoniques

Ce sont des zones de broyage constituées d’éléments (bloc) +/- anguleux et


cimentés, qui accompagnent, localement, certaines failles:
 Dans les failles en distension les éléments sont anguleux, de grande taille
et pas orientés.
 Dans les failles en compression les blocs sont moins anguleux, de petite
taille et orientés // au plan de la faille.
 Lorsque la taille des grains devient très fine, la brèche est appelée (une)
mylonite. (cas galbe El Hadj)
 Le Boudinage

Lorsqu’une couche rigide (compétente) est compris (intercalée) entre 2


couches plastique (incompétente), elle se découpe par étirement, sous l’effet
d’une contraintes, en éléments prismatiques allongés appelés boudins.

Schéma de formation du boudina


ge, de la schistosité et de sa défl
ection par les boudins au cours d'
un aplatissement/étirement
 Les Diaclases

Ce sont des fractures qui naissent en premier et qui ne sont le siège d’aucun
mouvement. Elle ne donnent pas des failles bien qu’elles les accompagnent
comme les fentes…..
La Tectonique ductile déformation continue

Qu’est-ce que la déformation ductile?

Ce sont les structures ductiles les plus spectaculaires. D’une maniéré très
générale, un pli est une structure courbe issue d’une déformation ductile des
roches, sous l’effet d’une contrainte compressive, par flexion ou torsion. Le
cas le plus simple est le pli de roches sédimentaires dont la structure et les
marqueurs sont planaires avant la déformation.

Echelle d’observation:
Les structures qui caractérisent la tectonique ductile s’observent à toutes les
échelles, plurikilométrique à millimétrique.
Eléments d’un pli:

Anticlinal

On appelle anticlinal: un pli dans lequel le pendage (les plongements) des


couches divergent à partir de la charnière. Le centre de courbure se trouve
dans les couches les plus anciennes. C’est une structures convexe vers le haut
synclinal

On appelle synclinal: un pli dans lequel le pendage (les plongements) des


couches convergent vers la charnière. Le centre de courbure se trouve dans
les couches les plus récentes. C’est une structures concave vers le haut.
Antiforme et synforme

Antiforme : Dans le cas d’un pli convexe vers le ciel


synforme : Dans le cas d’un pli concave vers le haut
Extrados et intrados du pli

Par rapport à la courbure on distingue l’intrados et l’extrados du pli.


L’extrados (partie convexe): c’est la partie plissée du pli situé à l’extérieur de
la courbure et l’intrados (partie concave): c’est la partie plissée du pli situé à
l’intérieur de la courbure.

Compression
Eléments géométriques d’un pli
• La charnière: c’est un point ou une petite zone de la surface plissée ou la
courbure est maximale.
• L’axe; c’est la ligne qui contient les points charnières portés par une
même surface. Il correspond à l’intersection du plan axial et d’un plan
horizontal. Dans les cas simples, c’est une droite que l’on peut caractériser
par sa direction et son plongement.
• Les flancs: situés de part et d’autre de la charnière, sont régions ou la
courbure est minimale. Ils correspondent donc à la partie compris entre
deux charnières consécutives.
• La ligne ou le point d’inflexion correspond au passage entre antiforme et
synforme;
• Le creux: est le lieu d’altitude minimum du pli, la crête est le lieu
d’altitude maximum. Ces deux zones ne coïncident pas forcément avec les
charnière;

• Surface axial (ou plan axial): est le plan qui passe par tous les points des
charnières de toutes les couches du pli. Il contient tous les axes portés par
l’ensemble des couches plissées. C’est un plan que l’on peut caractériser par
sa direction et son pendage.
• L’angle d’ouverture, angle formé par tangentes aux flancs passant par les
ligne d’inflexion.

Angle d’ouverture d’un pli.


Remarque

• Dans le cas des plis dissymétriques (déversés ou couchés) qui présentent


un flanc normal et un flanc inverse ayant le même sans de pendage:
• On appelle flanc normal (ou flanc long) la partie du pli constituée des
couches en position stratigraphique normale.
• On appelle flanc inverse (ou flanc court) l’autre partie du pli formée des
couches en position stratigraphique inverse (ou renversée).
Classification des plis

a) Les différents types de plis définis par leur géométrie

 Pli cylindrique: dont la surface plissée est engendrée par la translation


de lignes génératrices (Lg) parallèlement à elles-mêmes et à l’axe du
pli.
 Pli conique: dont la surface peut être engendrée par les (Lg) qui
partent d’un point ‘a’ qui se déplacent pour être parallèles à l’axe du pli
une seule fois.
 Pli droit: (ou symétrique):
lorsque les deux flancs d’un
pli on le même pendage mais
sans opposé, on a affaire à un
pli droit, dans ce cas le plan
axial est vertical et
perpendiculaire aux
contraintes de compression.
 Pli déjeté: (ou dissymétrique):
c’est un pli avec un plan axial
légèrement incliné de telle
manière que les deux flancs
ont un pendage différent.
 Pli déversé ou oblique: surface axiale inclinée et pendages des flancs,
tous trois dans le même sens. L’inclinaison du flanc le plus incliné ne
dépasse pas 90°.
 Pli couché: le plan axial est presque horizontal et les flancs sont presque
horizontaux.
 Pli laminé: lorsque l’épaisseur des couches d’un flanc étiré devient nulle.
 Pli-faille: lorsque la détermination des couches géologiques, de part est
d’autre de la zone de laminage sont séparées.
b) Classification géométrique des plis par isogones de pendage

Définition d’isogone de pendage

Les isogones sont les lieux à valeur de pendage identique (isopendage)


sur les différentes couches plissées. De façon plus générale, on peut
tracer les isogones d’un pli un reliant les points qui ont le même
pendage sur les surfaces supérieurs et inferieures d’une couche. On
peut alors classifier les plis en 3 classes (et des sous-classe) selon que
les isogones sont convergentes, parallèles, convergentes ou
divergentes. En se basant sur ce critère on a:

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