Content
Content
Mémoire
Présenté pour l’obtention du diplôme de
MASTER EN BIOTECHNOLOGIE
Spécialité : Biotechnologie et valorisation des plantes
Par :
ADDA NAWEL
Thème :
de la Spiruline
[Link] Djamal
Président MCA Université de Mostaganem
Eddine
Encadrante Dr. Kies Fatima MCA Université de Mostaganem
Dr. Chikh Djaoutsi MCB
Examinatrice Université de Mostaganem
Djamila
Co-encadreur / / /
expérimentales.
2
Dédicaces
Il est difficile de trouvé les mots justes pour exprimer toute la gratitude
que je ressens aujourd’hui .ce travail est est l’aboutissement d’un parcours
soutiens inestimables .
A mon chere père , que dieu pitié de toi. Mon modele,mon piliet,mon
repère. Il est difficile de trouver les mots justes pour exprimer tout ce que
tu representes pour moi,et à quel point ton absence m’a manqué . Depuis
ton départ, chaque jour est un defi ,mais c’est ton image ,ton courage ,ta
projet avec une immense émotion ,tu n’es plus la physiquement mais ton
J’éspere de tout cœur que ,la ou tu es ,tu peux voir ce que je suis devenue ,
jour.
mesures un peu polus chaque jour. Votre presence a été ma plus grand
force. Merci de m’avoir toujours soutenu durant les bons moments et les
plus difficiles .
ma gratitude .
3
Résumé
Concernant les composés lipidiques, l'extraction Soxhlet avec solvant méthanolique a permis
d'isoler des fractions huileuses riches en acides gras insaturés et présentant une activité
antioxydante potentielle. Ces huiles essentiels ont révélé une composition prometteuse en
composés volatils, ouvrant la voie à des applications nutraceutiques et cosmétiques.
Cette recherche souligne non seulement la variabilité des rendements d’extraction selon la
méthode employée, mais met également en évidence le potentiel industriel inexploité de la
spiruline algérienne, notamment dans des domaines stratégiques liés à la santé, à
l’alimentation fonctionnelle et à la durabilité environnementale.
Mots-clés
4
Abstract
For lipid components, extraction via Soxhlet apparatus using methanolic solvent enabled the
isolation of essential oil fractions rich in unsaturated fatty acids and exhibiting potential
antioxidant activity. The volatile profile of these oils supports their potential application in
the nutraceutical and cosmetic industries.
The findings not only reveal variation in extraction yields depending on the method used, but
also highlight the underexploited industrial potential of Algerian spirulina, especially in
strategic fields like functional nutrition, health, and sustainable development.
Key-words
Arthrospira platensis, Vitamin C (ascorbic acid), Essential oils, Algerian natural resources,
Marine biotechnology.
5
Sommaire
Partie I. bibliographique 1
Introduction générale 1
Chapitre I. Spiruline 2
[Link] C 21
26
1.4. Extraction de la vitamine C à partir de la spiruline
1.5. Rôles métaboliques et fonctions biochimiques majeures de l’acide ascorbique 26
2. Huiles essentiels 28
2.2. Fonctions physiologiques et écologiques des huiles essentiels dans les plantes 29
6
2.4. Domaines d'application des huiles essentiels 32
2.6. Rendement d’extraction des lipides et des composés volatils chez la spiruline 35
2. Analyse de la vitamine C 45
3.1. Extraction des huiles essentiels de la spiruline par Soxhlet avec n-hexane 52
1. Décoction de 10 g de spiruline 55
2. Macération de 10 g de spiruline 57
Conclusion générale 66
Références Bibliographiques 67
7
Listes des figures
Figure 1: Frise chronologique (Mollo & Noury, 2013 modifiée) ....................................................... 4
Figure 2: Cycle biologique de la spiruline (Balloni et al. 1980 in Charpy, 2008) ................................ 6
Figure 3: Cycle biologique de la spiruline modifié (Charpy et al, 2008). ........................................... 7
Figure 4: Zones naturelles de croissance de la spiruline dans le monde (Fox, 1999 modifiée) .......... 8
Figure 5: Composition chimique de la spiruline (Lecointre, 2017 modifiée) ................................... 13
Figure 6: Panorama des biotechnologies modernes et de leurs applications ................................. 17
Figure 7: Structure chimique de la vitamine C (Acide ascorbique)
[Link] (C6H8O6) ....................................................................22
Figure 8: Activité biochimique de l’acide ascorbique en tant que cofacteur métabolique (Design
réalisé par Dr. KIES F.). ................................................................................................................ 27
Figure 9: Mécanismes redox de la vitamine C : neutralisation des radicaux libres et régénération de
la vitamine E (Design réalisé par Dr. KIES F.) ................................................................................ 28
Figure 10: Dispositif et materiel utilise pour l’extraction des lipides Soxhlet (Figure réalisée par
l’encadrante Dr. KIES F à partir d’un protocole standardisé adapté à l’étude). .............................. 35
Figure 11: Échantillon de la spiruline AL kiram (photo prise par Adda Nawel) ............................... 41
Figure 12: Carte de localisation de la ferme aquacole Al Kiram (Loutayah, Biskra, Algérie) ............ 42
Figure 13: Illustration du Protocole d extraction de composes hydrosolubles et methanolosolubles
a partir de 1g de spiruline (Designed by Kies, F) .......................................................................... 43
Figure 14: Spectrophotomètre UV-visible utilisé dans l’analyse (source : laboratoire interne) ....... 46
Figure 15: Une série de solutions étalons d’acide ascorbique ....................................................... 46
Figure 16: Comparaison des extraits spiruliniques par titrage iodométrique ................................. 52
Figure 17: Montage de l’extracteur Soxhlet ................................................................................. 53
Figure 18: Étapes expérimentales de l’extraction au Soxhlet ........................................................ 54
Figure 19: Profil spectral UV de l’extrait aqueux de spiruline (décoction, 10 g) ..............................55
Figure 20: Profil spectral UV de l’extrait aqueux de spiruline (macération, 10 g) ........................... 58
Figure 21: Spectres d’absorbance des extraits spiruliniques selon trois méthodes d’extraction
(décoction, macération, infusion) ................................................................................................61
Figure 22: Extraction eau /méthanol ........................................................................................... 65
8
Liste des tableaux
9
Liste des abréviations
10
PaRtie i. bibliogRaPhique
Introduction générale
La spiruline, micro-algue marine à haute valeur nutritionnelle, suscite un intérêt croissant dans
les domaines de la biotechnologie et de la valorisation des ressources naturelles. Sa richesse
en protéines, vitamines, antioxydants et composés bioactifs en fait un ingrédient de choix pour
les industries agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Parmi ces composés, la
vitamine C et les huiles essentiels se distinguent par leurs propriétés antioxydantes, anti-
inflammatoires et conservatrices.
1
Chapitre I. Spiruline
a. Définition La spiruline
On la classe parmi les « algues bleu-vert » pour plusieurs raisons [3] : Son habitat aquatique,
elle réalise la photosynthèse en produisant de l’oxygène, elle produit une biomasse abondante,
sa morphologie est proche de celle des algues, sa couleur provient de pigments tels que la
phycocyanine (bleu) et la chlorophylle (vert).
[Link] de la spiruline
La spiruline suscite une confusion terminologique notable, notamment entre les termes «
Spiruline », « Spirulina », et « Arthrospira ». Cette ambigüité est renforcée par la
commercialisation industrielle du produit sous des appellations inexactes. Ainsi, Arthrospira
est souvent désignée à tort comme Spiruline dans les circuits commerciaux, bien que cette
appellation ne corresponde pas à la nomenclature scientifique correcte [8] . Dans les années
1950, trois définitions distinctes ont été proposées afin de clarifier ces termes:
2
Spiruline : nom commercial en français d’une cyanobactérie alimentaire appartenant en
réalité au genre Arthrospira;
Spirulina : nom scientifique d’un genre de cyanobactéries différent, comprenant des espèces
comme Spirulina subsalsa et Spirulina major, non utilisées en alimentation humaine.
L’analyse génétique par ARDA (Amplified Ribosomal DNA Restriction Analysis) conduite
par Scheldeman et al. (1999) a permis de restreindre la classification du genre Arthrospira à
deux espèces principales:
Arthrospira platensis, originaire du Tchad, dont les trichomes mesurent 250 à 350 μm de long
et 10 à 12 μm de diamètre, avec des spires légèrement rétrécies aux extrémités [9];
Arthrospira maxima, endémique du lac Texcoco au Mexique et consommée par les Aztèques,
présente des trichomes plus courts (70 à 80 μm) et plus fins (7 à 9 μm), avec des extrémités
effilées [9] .
Ces distinctions ont été confirmées par une étude génétique menée en 2009 par la fondation
Antenna Technologies, en partenariat avec l’Université de Genève, apportant des preuves
moléculaires à la classification désormais acceptée.
Les cyanobactéries étaient initialement classées parmi les algues en raison de leur capacité
photosynthétique. Ce n’est qu’en 1962 qu’elles ont été officiellement reclassées parmi les
procaryotes, au sein du domaine des bactéries (Figure 1).
Le Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes
(CIN) : selon ce code, les cyanobactéries sont désignées comme algues bleues, cyanophytes
3
ou cyanophycées. Cette classification, fondée sur des critères morphologiques, est adoptée par
des bases de données comme le Catalogue of Life ou ITIS.
La classification taxonomique de la spiruline proposée par Ripley Fox [12] est la suivante:
Le cycle de vie de la spiruline repose sur une reproduction asexuée par fragmentation, selon
les travaux de [4] . Ce processus assure une multiplication rapide des filaments grâce à la
formation de structures cellulaires spécialisées. Il se déroule selon les étapes suivantes:
4
jouent un rôle de "point de rupture", facilitant la fragmentation du filament en segments plus
courts [13] .
Les hormogonies croissent par scissiparité, un mode de division cellulaire binaire produisant
des cellules filles génétiquement identiques [14];[13]. Cette étape est marquée par
l’allongement progressif des filaments, qui acquièrent progressivement leur forme hélicoïdale
caractéristique.
Une fois matures, les filaments poursuivent leur croissance jusqu’à atteindre leur longueur
optimale. Cette élongation est essentielle pour la formation de trichomes pleinement
fonctionnels [15] .
e.Répétition du cycle
Arrivés à maturité, les trichomes génèrent de nouvelles nécridies, enclenchant ainsi une
nouvelle phase de fragmentation. Ce mécanisme cyclique assure la pérennité de l’espèce [4] .
5
Figure 2: Cycle biologique de la spiruline (Balloni et al. 1980 in Charpy, 2008)
Comme le montre la figure 4, La spiruline (Arthrospira platensis) se distingue par une vitesse
de reproduction remarquable, particulièrement lorsqu’elle évolue dans des conditions
environnementales favorables : une température supérieure à 30 °C et un milieu nutritif adapté.
Selon [16] , son temps de génération peut atteindre un minimum de 7 heures. Dans ces
conditions optimales, la biomasse peut croître de 25 % par jour, doublant ainsi en seulement
quatre jours[17] ;[18] .
Cette croissance rapide repose exclusivement sur des mécanismes de reproduction asexuée,
dont les principaux sont:
La scissiparité: les cellules se divisent par mitose binaire, donnant naissance à deux cellules
filles génétiquement identiques [14] .
6
Figure 3: Cycle biologique de la spiruline modifié (Charpy et al, 2008).
Présentation des trois principaux types morphologiques (spiralé, ondulé, droit) observés chez
les souches naturelles (Tableau 1).
7
c. Écologie et milieux spécifiques de développement d’Arthrospira platensis
Arthrospira platensis se développe de manière privilégiée dans les eaux chaudes des régions
tropicales, notamment dans des milieux alcalins et riches en minéraux. Deux zones
géographiques sont particulièrement propices à sa prolifération naturelle :
Les lacs alcalins d’Afrique, notamment dans la région du lac Tchad, où A. platensis est
dominante; Les lacs salins de la vallée de Texcoco au Mexique, habitat historique de
Arthrospira maxima, également référencée sous le nom A. geitleri [20] . Ces environnements
offrent des conditions extrêmes, fortes températures, salinité élevée, richesse en bicarbonates,
favorables à la croissance exclusive de cette cyanobactérie (Figure 4).
Figure 4: Zones naturelles de croissance de la spiruline dans le monde (Fox, 1999 modifiée)
8
e. Mécanismes d’exclusion écologique d’Arthrospira platensis
La capacité d’Arthrospira platensis à prospérer dans des milieux extrêmes repose sur une
série de mécanismes lui conférant un avantage écologique significatif, au détriment des autres
formes de vie. Ces stratégies d’exclusion actives limitent la concurrence et assurent sa
dominance dans des écosystèmes spécifiques[21] ;[12]. Trois principaux mécanismes sont
identifiés:
Ainsi, Arthrospira platensis illustre un modèle d’organisme hautement spécialisé, tirant profit
d’environnements caractérisés par une forte alcalinité, une salinité élevée et des températures
tropicales. Grâce à l’association de ces stratégies chimiques, physiques et biochimiques, elle
parvient à s’imposer durablement dans des milieux marginaux tels que les lacs alcalins
africains (notamment le lac Tchad) ou les bassins salins de la vallée de Texcoco au Mexique.
9
Sa redécouverte scientifique débute au XIXᵉ siècle avec les premières descriptions
morphologiques, et se poursuit au XXᵉ siècle grâce à des recherches menées en Afrique et au
Mexique (Yvette Créach, Jean Léonard, Hubert Durand-Chastel, Ripley Fox). Cette période
voit l’essor de sa culture contrôlée et de sa reconnaissance mondiale.
En Algérie, l’intérêt pour la spiruline est apparu relativement récemment, avec plusieurs
tentatives de culture menées dans des zones climatiquement favorables, notamment dans le
Sud, à El Goléa et Tamanrasset. Une initiative notable a vu le jour en 2009 dans la wilaya de
Mostaganem, marquant une première intégration de cette cyanobactérie dans les projets de
développement local [22]. Bien que la spiruline soit traditionnellement exploitée depuis des
siècles par les Kanembous du Tchad et les Aztèques du Mexique, ce n’est qu’au XXe siècle
qu’elle a été scientifiquement redécouverte, puis reconnue pour ses exceptionnelles qualités
nutritionnelles. Sa richesse en protéines, vitamines et minéraux, ainsi que sa résilience dans
des milieux extrêmes, en font aujourd’hui une solution prometteuse face aux enjeux de
malnutrition et de sécurité alimentaire, notamment dans les régions arides et peu fertiles telles
que le Sahara algérien.
Milieu fortement alcalin: La spiruline prospère dans des eaux basiques dont le pH varie
généralement entre 8,5 et 11. Cette alcalinité élevée est principalement due à la présence de
carbonate de sodium (ou natron), un composé essentiel à sa croissance.
10
Eaux riches en sels minéraux: Elle se développe dans des eaux saumâtres à forte salinité,
atteignant parfois 20 à 70 g/L, voire davantage dans certains lacs endoréiques, où
l’évaporation accentue la concentration en sels.
Riche apport nutritif naturel: Les lacs qui abritent la spiruline sont souvent riches en
nutriments indispensables tels que le fer, le magnésium, le phosphore, l’azote (nitrate ou urée)
et du CO₂ dissous, nécessaires à son développement photosynthétique.
Barrière écologique contre les contaminations: Son habitat alcalin et chaud, enrichi en
bicarbonates, crée un environnement défavorable à la plupart des micro-organismes, ce qui
limite naturellement les risques de contamination.
En bassin ou serre, un contrôle thermique est nécessaire pour éviter les chocs liés à
l'évaporation ou à une chaleur excessive.
Lumière: Énergie indispensable à la photosynthèse, elle doit être suffisante sans excès. Une
lumière trop faible limite la production de biomasse, tandis qu’un excès provoque une
photoinhibition, altérant les pigments comme la phycocyanine ou la chlorophylle. En culture
contrôlée (intérieur ou serre), une gestion précise de l’éclairage est requise.
11
pH du milieu de culture: la Plage idéale : entre 8,5 et 10,5. Au cours de la photosynthèse, la
spiruline libère des ions qui augmentent naturellement l’alcalinité du milieu [24] . Un pH
supérieur à 11 peut toutefois ralentir la croissance, d’où l’importance d’un suivi régulier.
La spiruline renferme entre 50 et 70 % de protéines sur poids sec, ce qui la positionne comme
l’une des sources protéiques les plus concentrées parmi les organismes microbiens [26] ;[27].
Ces protéines sont dites « complètes », car elles incluent les huit acides aminés essentiels
requis par l’organisme. Comparativement à d’autres aliments, elle contient deux fois plus de
protéines que le soja (35 %); Trois fois plus que la viande ou le poisson (≈25 %); et environ
cinq fois plus que les céréales (≈14 %) [28] . Près de 47 % des protéines de la spiruline sont
constituées d’acides aminés essentiels, ce qui la rend particulièrement précieuse pour les
régimes végétariens.
12
Même les acides aminés soufrés, comme la méthionine et la cystéine, bien que présents en
quantités modestes, couvrent plus de 80 % des apports recommandés par la FAO [29] . Cela
confirme son intérêt en tant que complément nutritionnel équilibré [30] .
Bien que modérément lipidique (environ 5 à 6 % du poids sec ; [31] , la spiruline se distingue
par la qualité nutritionnelle de ses acides gras, répartis de manière équilibrée entre Acides gras
polyinsaturés (AGPI), Acides gras saturés (AGS), et Acides gras monoinsaturés (AGMI)
(≈6 % du total lipidique ; Bard, 2018).
Elle est particulièrement riche en acide gamma-linolénique (AGL), un oméga-6 rare dans
l’alimentation courante, pouvant représenter jusqu’à 40 % de la fraction lipidique [32] .
On y trouve également d’autres acides gras bénéfiques tels que l’Acide α-linolénique (ALA),
Acide stéaridonique (SDA), Acide eicosapentaénoïque (EPA), Acide docosahexaénoïque
(DHA), Acide arachidonique (AA) [33]. Cette composition lipidique variée offre des
propriétés cardio-protectrices et favorise les fonctions cellulaires et métaboliques.
c. Glucides
13
Les glucides représentent 15 à 25 % du poids sec de la spiruline [34] , majoritairement sous
forme de polymères complexes, tels que les glucosannes aminés (~1,9 %) ; Les rhamnosannes
aminés, plus abondants (~9,7 %) [29] .
Elle contient également de faibles quantités de glycogène (~0,5 %), ainsi que des traces de
sucres simples (glucose, fructose, saccharose) et de polyols (glycérol, mannitol, sorbitol).
Parmi les glucides d’intérêt nutritionnel, le méso-inositol phosphate se distingue.
Vitamines
La vitamine E, comparable à celle retrouvée dans le germe de blé, possède des propriétés
antioxydantes notables, notamment dans la stabilisation des acides gras polyinsaturés.
Bien que la vitamine C soit parfois mentionnée, elle est généralement absente ou présente à
l’état de traces [28] ;[36] .
14
Tableau 2: Teneurs approximatives en vitamines de la spiruline (Lecointre, 2017)
Pigments bioactifs
Outre son intérêt nutritionnel, la spiruline est remarquable pour sa richesse pigmentaire, qui
contribue à ses propriétés biologiques tels que la Chlorophylle-a: pigment vert central de la
photosynthèse, aux effets détoxifiants démontrés (notamment contre les métaux lourds); et la
Phycocyanine: pigment bleu spécifique de la spiruline, représentant jusqu’à 15 % du poids sec.
Minéraux et oligo-éléments
15
La spiruline représente également une source concentrée de micronutriments essentiels, ce qui
la rend utile dans les contextes de malnutrition [32] tels que le Fer: 550 à 6000 mg/kg, idéal
pour la prévention de l’anémie [29]; Calcium et phosphore : dans des proportions proches de
celles du lait, mais sans les effets décalcifiants; Magnésium, potassium, et parfois zinc, jouant
un rôle dans la régulation enzymatique et électrolytique.
La spiruline contient plus de 2000 enzymes, dont la superoxyde dismutase (SOD), essentielle
pour neutraliser les radicaux libres et ralentir le vieillissement cellulaire [39] . Elle participe
aussi à la synthèse des protéines; la croissance des lactobacilles, bénéfiques pour la flore
intestinale et la digestion.
Capacité photosynthétique
16
Les biotechnologies modernes sont classées en plusieurs domaines d’application, identifiés
par des codes couleurs symboliques (Figure 6):
Biotechnologie verte: concerne le secteur agricole. Elle s’appuie sur le génie génétique pour
améliorer la productivité, la résistance aux maladies, et l’efficacité des cultures.
Biotechnologie bleue: axée sur l’exploitation des ressources marines (algues, cyanobactéries),
elle permet la production de substances bioactives ou la bioremédiation des milieux
aquatiques.
Biotechnologie blanche: utilisée dans l’industrie, elle vise à remplacer les procédés chimiques
traditionnels par des procédés biologiques durables, s’appuyant notamment sur la biomasse.
17
Sa valeur nutritionnelle élevée, associée à une capacité de culture intensive, en fait une
candidate idéale pour des usages variés à fort impact.
Production à grande échelle: La maîtrise des paramètres de culture (température, lumière, pH,
nutriments) est indispensable pour garantir une biomasse de qualité. Des technologies
innovantes comme les photobioréacteurs permettent d’optimiser la productivité dans un cadre
durable.
18
b. Domaines d’application biotechnologique
Secteurs industriels: La spiruline est exploitée pour la production de: Colorants naturels
(notamment la phycocyanine); Biocarburants à partir de la biomasse; Molécules bioactives à
potentiel pharmaceutique ou cosmétique.
La spiruline est disponible sous différentes formes galéniques, selon les usages visés:
Spiruline fraîche: non transformée, à forte valeur biologique, mais à conservation courte (48
h).
Extrait liquide (phycocyanine): pigment bleu concentré, antioxydant, sans allégation santé
validée (ANSES/EFSA).
19
Comprimés/gélules: pratiques, mais parfois altérés par les additifs ou la compression à chaud ;
privilégier les produits naturels, sans excipients.
Pétales: forme esthétique et peu répandue, utilisée dans les plats froids pour préserver ses
nutriments.
En Algérie, bien que la culture de la spiruline reste encore artisanale, elle présente un fort
potentiel de développement agroalimentaire local.
20
Chapitre II. Vitamine C (acide ascorbique) et huiles essentiels
1. Vitamine C
Chez l’être humain, cette vitamine joue un rôle physiologique fondamental, mais elle ne peut
être synthétisée de manière endogène en raison de l’absence de l’enzyme L-gulonolactone
oxydase, ce qui est également le cas chez d’autres primates, certains rongeurs ou espèces de
chauves-souris [40]. Par conséquent, un apport alimentaire régulier est indispensable pour
satisfaire les besoins métaboliques.
Les apports nutritionnels recommandés sont généralement situés entre 75 et 110 mg/jour pour
un adulte, mais peuvent être augmentés en cas de stress, tabagisme, grossesse ou pathologies
chroniques [28].
Bien que la spiruline soit renommée pour sa densité nutritionnelle, elle contient peu ou pas de
vitamine C, en raison de sa thermolabilité : cette dernière se dégrade facilement lors du
séchage ou du traitement industriel [29]. C’est pourquoi certaines approches
biotechnologiques visent à enrichir ou préserver cette molécule dans des matrices
fonctionnelles comme la spiruline, notamment pour les applications nutraceutiques ou
pharmaceutiques [9].
21
Figure 7: Structure chimique de la vitamine C (Acide ascorbique)
[Link] (C6H8O6)
22
Santé cardiovasculaire: elle contribue à inhiber l’oxydation des lipoprotéines de basse densité
(LDL) et à réduire la biosynthèse endogène de cholestérol, jusqu’à 95 % selon certaines
études expérimentales, limitant ainsi le risque de maladies coronariennes.
Applications cliniques par voie intraveineuse: administrée à hautes doses, elle a été testée
pour le traitement adjuvant de maladies virales comme la rougeole, la poliomyélite, l’hépatite
B et C, l’herpès, la varicelle, la maladie de Lyme ou encore la mononucléose.
Détoxification et neutralisation des toxines: elle est capable de neutraliser les effets de toxines
puissantes, comme démontré par l’expérience du Dr Bastien sur l’amanite phalloïde, à
condition qu’elle soit administrée à forte dose et par voie parentérale.
Élimination des substances toxiques: elle participe à la détoxification des métaux lourds
(mercure, plomb, cadmium) et dégrade certains pesticides ou polluants organiques persistants.
Soutien aux patients immunodéprimés: des études rapportent un rôle bénéfique chez les
patients atteints du VIH/SIDA, en soutenant la réponse immunitaire et en réduisant les
infections opportunistes.
Santé osseuse: elle favorise la fixation du calcium sur les os et intervient dans le métabolisme
du collagène, contribuant ainsi à prévenir la décalcification et l’ostéoporose.
Lutte contre le vieillissement cellulaire: grâce à ses propriétés antioxydantes, elle neutralise
les radicaux libres, retardant le vieillissement prématuré.
23
Réponse au stress: elle soutient la synthèse des hormones surrénales (adrénaline, cortisol),
essentielles à la gestion du stress physiologique.
Effet anti-anémique: elle facilite l’absorption intestinale du fer non héminique et stimule la
production d’hémoglobine.
Antihistaminique naturel: elle peut moduler les réactions allergiques en réduisant la libération
d’histamine.
L’acide L-ascorbique, sous sa forme réduite, est un composé hautement réducteur, capable de
céder facilement des électrons à divers agents oxydants. Cette propriété redox en fait une cible
privilégiée pour les méthodes d’oxydoréduction, largement utilisées en analyse chimique.
Ce dernier possède une teinte bleue intense à l’état oxydé, mais devient incolore ou
légèrement rose en milieu acide lorsqu’il est réduit par la vitamine C. Cette réaction rapide et
visible permet une analyse simple et efficace.
24
Titrage direct visuel (colorimétrie) : il s’agit d’un dosage classique basé sur le changement de
couleur observable à l’œil nu. La disparition de la coloration bleue indique le point
d’équivalence.
Utilisation d’autres réactifs oxydants : bien que le DCPIP soit préféré, d’autres agents comme
l’iode (en milieu iodimétrique), le bleu de méthylène, le phosphomolybdate ou le chlorure
ferrique peuvent également être employés, surtout pour des analyses alternatives ou
comparatives en enseignement.
Ces techniques présentent l’avantage d’être peu coûteuses, rapides à mettre en œuvre, et
adaptables aussi bien à une analyse qualitative qu’à une quantification semi-automatique à
l’aide d’un spectrophotomètre.
Méthodes spectrales
Outre les méthodes chimiques classiques, la vitamine C peut être analysée par des techniques
physiques plus avancées, qui exploitent ses propriétés spectrales ou électrochimiques
intrinsèques.
Techniques électrochimiques: l’acide ascorbique peut être oxydé de manière irréversible sur
des électrodes à potentiel contrôlé, ce qui permet de mesurer les courants d’oxydation
anodique. Ces signaux électriques sont proportionnels à la concentration de vitamine C. Grâce
à l’emploi de microélectrodes ou de capteurs modifiés, ces méthodes permettent des analyses:
25
1.4. Extraction de la vitamine C à partir de la spiruline
Bien que naturellement pauvre en acide ascorbique, la spiruline peut néanmoins en contenir
des traces. Pour l’isoler sans détériorer cette molécule sensible, des méthodes douces sont
privilégiées (Tableau 4):
Toutes les extractions sont répliquées trois fois pour améliorer le rendement. Le résidu est
généralement séché à l’étuve ou conservé sous forme liquide, et le rendement global est
calculé à partir de la masse sèche obtenue [47] .
La vitamine C, ou acide ascorbique, est bien plus qu’un simple micronutriment : elle constitue
une molécule clé du métabolisme cellulaire, intervenant dans des processus vitaux à travers
deux grandes classes de réactions biochimiques.
26
la stabilisation de la triple hélice de collagène [48] ; La production de catécholamines, telles
que la dopamine et la noradrénaline, via l’hydroxylation de la dopamine en noradrénaline
dans la médullosurrénale; La synthèse de la carnitine, molécule indispensable au transport
mitochondrial des acides gras à longue chaîne, assurant leur oxydation pour la production
d’énergie cellulaire.
Ces réactions catalytiques ne peuvent avoir lieu efficacement sans la présence de vitamine C
sous sa forme réduite, ce qui souligne son rôle fondamental dans la fonction musculaire, la
cicatrisation et la neurotransmission.
Figure 8: Activité biochimique de l’acide ascorbique en tant que cofacteur métabolique (Design
réalisé par Dr. KIES F.).
La seconde fonction majeure de l’acide ascorbique réside dans sa capacité antioxydante, qui
découle de son potentiel réducteur élevé. Cette propriété confère à la vitamine C plusieurs
rôles physiologiques importants (Figure 9):
La réduction du fer ferrique (Fe³⁺) en fer ferreux (Fe²⁺), favorisant ainsi l’absorption
intestinale du fer non héminique et prévenant l’anémie ferriprive; La neutralisation des
espèces réactives de l’oxygène (ERO), telles que les radicaux libres, ce qui protège les
membranes cellulaires et l’ADN des dommages oxydatifs [45]; La régénération de la vitamine
27
E (α-tocophérol), un autre antioxydant liposoluble, dont l’action est prolongée par la
recyclabilité de la vitamine C dans les milieux biologiques ; [46].
2. Huiles essentiels
Les huiles essentiels sont des mélanges complexes, naturellement présents dans les plantes
aromatiques, et caractérisés par leur volatilité, leur solubilité dans les corps gras et leur forte
odeur. Ces extraits se concentrent dans des structures végétales spécifiques telles que les
glandes sécrétrices, les poches ou les trichomes, localisées au niveau des feuilles, des fleurs,
des tiges, des écorces ou des racines. Leur rôle naturel dans la plante serait lié à des fonctions
de défense (répulsif contre les ravageurs, antibactérien naturel) et de signalisation (attirance
des pollinisateurs).
28
Sur le plan technologique, leur extraction repose sur diverses méthodes traditionnelles et
modernes. La distillation à la vapeur d’eau constitue le procédé le plus répandu, permettant
une séparation douce des composés volatils sans altération majeure de leur structure chimique
[49] . D'autres méthodes comme l’enfleurage (par fixation sur corps gras à froid), l’expression
mécanique (pour les zestes d’agrumes) ou encore l’extraction par solvants organiques
permettent de récupérer certains composants thermosensibles ou fixés dans des matrices
végétales plus denses.
Selon Bruneton (1999), les huiles essentiels — également désignées sous les noms d’essences
végétales ou d’huiles volatiles — sont des produits hautement dynamiques sur le plan
chimique. Leur composition peut varier selon plusieurs facteurs: espèce végétale, terroir,
moment de récolte, méthode d'extraction et conditions de stockage. Elles renferment des
dizaines, voire des centaines de molécules actives, regroupées principalement en
monoterpènes, sesquiterpènes, esters, alcools, aldéhydes ou encore phénols, qui leur confèrent
des propriétés bioactives multiples.
En accord avec la norme AFNOR NF T75-006, les huiles essentiels sont définies comme étant
des produits volatils, obtenus par distillation à la vapeur ou par des procédés mécaniques
appropriés à partir de matières premières végétales. Les huiles issues des zestes d’agrumes,
par exemple, sont obtenues par pression à froid, puis séparées de l’eau de végétation par des
méthodes physiques classiques [50] . Cette définition rigoureuse permet une standardisation et
une reconnaissance internationale du statut des huiles essentiels, tant dans le domaine
pharmaceutique que cosmétique et agroalimentaire.
2.2. Fonctions physiologiques et écologiques des huiles essentiels dans les plantes
Le rôle biologique des huiles essentiels (HE) dans les plantes est encore sujet à débat et à
recherches approfondies. Bien que leur fonction exacte n’ait pas été entièrement élucidée, il
est largement admis qu’elles participent à divers mécanismes de régulation et de défense
naturelle.
Ces substances aromatiques, synthétisées dans des structures spécialisées telles que les
glandes sécrétrices, les trichomes ou les canaux oléifères, remplissent des fonctions
écologiques multiples. L’un des rôles majeurs attribués aux HE est la protection contre les
29
agressions biotiques : elles agissent comme des répulsifs envers les insectes phytophages, les
herbivores et certains pathogènes, contribuant ainsi à limiter les pertes de biomasse végétale.
Par ailleurs, certaines HE possèdent des effets attractifs qui favorisent la pollinisation. Elles
interviennent comme des signaux olfactifs pour les insectes pollinisateurs, assurant ainsi la
reproduction de l’espèce végétale concernée. Ce rôle de messagerie chimique participe à la
stratégie adaptative de nombreuses plantes à fleurs.
Les HE ont aussi une fonction antimicrobienne et antifongique. Leur activité antiseptique aide
à protéger les racines et le système aérien contre l’installation de micro-organismes
pathogènes. Elles peuvent ainsi moduler la composition du microbiote du sol, ce qui influence
indirectement la santé et la croissance de la plante [51] .
Enfin, certaines études suggèrent que les HE participeraient à la régulation des interactions
interspécifiques, notamment via des effets allélopathiques. Ces derniers permettent à la plante
de libérer des composés volatils dans son environnement immédiat pour inhiber la
germination ou le développement de plantes concurrentes.
Les huiles essentiels (HE), de par leur richesse en composés bioactifs volatils, peuvent être
administrées selon différentes voies, chacune répondant à un objectif thérapeutique ou
préventif précis. Leur polyvalence pharmacologique et leur forte biodisponibilité justifient une
diversité de modes d’utilisation.
a. Voie respiratoire
Diffusion aérienne: par nébulisation à l’aide de diffuseurs, les HE sont dispersées dans
l’atmosphère ambiante. Cette méthode est largement utilisée en aromathérapie pour purifier
l’air, créer une ambiance apaisante ou combattre les affections respiratoires bénignes [52].
Inhalation sèche: quelques gouttes d’HE sont appliquées sur un mouchoir ou un tissu,
permettant une inhalation directe et discrète, notamment en milieu urbain ou professionnel.
30
Inhalation humide: elle consiste à verser 5 à 6 gouttes d’HE dans un mélange alcoolisé, puis à
ajouter de l’eau chaude pour produire des vapeurs à inhaler sous une serviette. Cette méthode
favorise la décongestion des voies respiratoires supérieures.
b. Aérosolthérapie
Réservée au cadre médical, l’administration par aérosol permet de cibler précisément les voies
respiratoires inférieures (bronches, sinus) à l’aide de dispositifs spécialisés. Ce mode est
employé pour traiter des affections sévères comme la bronchite chronique ou la sinusite aiguë.
c. Voie orale
Utilisée principalement pour les affections internes (digestives, urinaires, respiratoires), cette
voie nécessite impérativement une dilution préalable dans un excipient compatible, tel que le
miel ou une huile végétale.
L'administration sublinguale est recommandée pour une absorption rapide, par exemple en cas
de maux de gorge [53] ;[52].
d. Voie cutanée
Les HE peuvent être absorbées par la peau après dilution dans une huile porteuse (amande
douce, jojoba, etc.).
Cette voie est utilisée en friction ou massage pour soulager les douleurs musculaires ou
articulaires, en compresses pour les inflammations localisées, et en bains aromatiques pour la
détente, le sommeil ou les affections dermatologiques légères.
e. Voie rectale
Souvent choisie en pédiatrie ou pour les patients souffrant de troubles digestifs, cette voie
d’administration permet une absorption rapide sans passage gastrique, généralement sous
forme de suppositoires formulés à base d’HE diluées.
31
Indiqué pour les affections bucco-pharyngées (gingivite, angine), ce mode consiste à diluer
quelques gouttes d’HE dans un dispersant, puis à effectuer un bain de bouche sans ingestion
[53]. Il favorise la désinfection locale tout en apaisant les muqueuses.
Les huiles essentiels, en raison de leur composition biochimique riche en molécules volatiles
actives, possèdent une polyvalence d’usage remarquable. Elles sont largement exploitées dans
plusieurs secteurs industriels :
a. Industrie agroalimentaire
Dans le domaine agroalimentaire, les huiles essentiels sont valorisées à la fois comme agents
aromatiques naturels et comme conservateurs antimicrobiens. Grâce à leur richesse en
composés terpéniques et phénoliques, elles apportent des arômes distinctifs aux préparations
culinaires tout en prolongeant la durée de conservation des denrées.
Par exemple, l’ajout d’huile essentielle de thym, de laurier ou de romarin dans les graisses
animales (smen) permet d’en préserver les propriétés organoleptiques tout en évitant le
rancissement [54].
Leur action antiseptique naturelle en fait également des alternatives potentielles aux additifs
chimiques de synthèse dans les aliments transformés.
Les huiles essentiels sont des matières premières emblématiques de la parfumerie fine et des
soins corporels. Elles représentent jusqu’à 60 % des composants actifs dans certaines
formulations [55] . Exploitées pour leur fragrance, mais aussi pour leurs propriétés tonifiantes,
antiseptiques, cicatrisantes ou relaxantes, elles entrent dans la composition de parfums et eaux
de toilette (ex. : lavande, jasmin, citronnelle), produits capillaires (shampoings, lotions
antipelliculaires), dentifrices et bains de bouche, crèmes et baumes pour la peau. Les huiles
essentiels sont également appréciées pour leur capacité à pénétrer la barrière cutanée grâce à
leurs composants lipophiles (notamment les monoterpènes), favorisant ainsi une action en
profondeur dans les tissus épidermiques.
c. Industrie pharmaceutique
32
En pharmaceutique, les huiles essentiels occupent une place centrale en aromathérapie,
discipline utilisant les essences végétales à des fins préventives ou curatives. Elles sont
incorporées dans divers produits de santé naturels tels que les tisanes médicinales (ex.:
verveine, menthe, thym), les sirops expectorants ou antiseptiques, les gélules ou suppositoires
pour usage interne ou rectal, les solutions de gargarisme ou sprays bucco-pharyngés.
Grâce à leur lipophilie, elles traversent aisément les membranes biologiques, assurant une
biodisponibilité efficace par voie cutanée, respiratoire ou digestive [56]. Plusieurs études
mettent en avant leur activité antimicrobienne, antifongique ou encore anti-inflammatoire,
justifiant leur intégration croissante dans les médecines alternatives ou complémentaires.
Dans le cadre de cette étude, l’extraction des fractions lipidiques de la spiruline (Arthrospira
platensis) a été réalisée à l’aide de la méthode de Soxhlet, une technique de référence dans le
domaine de l’extraction solide-liquide.
Cette méthode est couramment utilisée pour extraire les lipides des matrices végétales ou
algales sèches, grâce à son efficacité à isoler les composés hydrophobes présents en faible
concentration.
Le système Soxhlet repose sur une circulation cyclique du solvant, permettant une extraction
continue et progressive des composés lipophiles. Il se compose de trois éléments principaux:
Un ballon chauffant: contient le solvant choisi pour l’extraction (ici, le n-hexane); Un corps
d’extraction: accueille l’échantillon d’algue sèche enfermé dans une cartouche filtrante
(papier cellulose ou manchon); Un condenseur à reflux: situé au sommet de l’appareil, il
condense les vapeurs du solvant en gouttelettes qui retombent sur l’échantillon.
33
chambre d’extraction jusqu’à atteindre un volume critique, provoquant le déclenchement
automatique du siphon qui ramène le liquide dans le ballon initial.
La méthode Soxhlet présente plusieurs avantages notables qui justifient son utilisation dans
l’extraction des lipides issus de biomasses algales. Elle offre un rendement élevé, notamment
grâce au renouvellement continu du solvant en contact avec l’échantillon solide, favorisant la
solubilisation complète des composés lipophiles. De plus, elle repose sur un protocole
standardisé, largement documenté, ce qui permet une reproductibilité fiable des résultats,
même sur des matrices complexes comme les algues séchées.
Par ailleurs, cette technique est mise en œuvre avec un équipement couramment disponible
dans les laboratoires de biotechnologie, ce qui en facilite l’adoption sans nécessiter de
technologies coûteuses. Enfin, elle constitue une méthode précise pour l’évaluation
quantitative des rendements lipidiques, essentielle dans les travaux de valorisation
biotechnologique.
c. Inconvénients et limitations
Malgré son efficacité, la méthode Soxhlet présente certaines limites techniques et pratiques
qu’il convient de considérer dans le choix des protocoles expérimentaux. En premier lieu,
l’extraction repose sur un chauffage prolongé du solvant, ce qui peut entraîner une
dégradation thermique partielle de composés sensibles, notamment certains pigments, esters
volatils ou antioxydants thermolabiles, compromettant ainsi la qualité de l’extrait. Par ailleurs,
cette technique est relativement chronophage, chaque cycle complet pouvant durer plusieurs
heures en fonction de la nature de l’échantillon et du volume de solvant requis.
34
d. Matériel et réactifs utilisés
Pour l’extraction des lipides contenus dans la spiruline, les équipements suivants ont été
mobilisés (Voir Figure 10):
Figure 10: Dispositif et materiel utilise pour l’extraction des lipides Soxhlet (Figure réalisée par
l’encadrante Dr. KIES F à partir d’un protocole standardisé adapté à l’étude).
2.6. Rendement d’extraction des lipides et des composés volatils chez la spiruline
Cette fraction lipidique est principalement constituée d’acides gras polyinsaturés (notamment
acide linoléique et acide γ-linolénique), de phospholipides membranaires, jouant un rôle
crucial dans la fluidité cellulaire, de composés liposolubles bioactifs tels que les caroténoïdes
(bêta-carotène, xanthophylles), et, dans certains cas, de composés aromatiques volatils,
conférant à la biomasse des propriétés sensorielles et biologiques proches de celles des huiles
essentiels végétales.
35
Bien que la spiruline ne soit pas traditionnellement considérée comme une source majeure
d’huiles essentiels, certains extraits lipidiques obtenus par distillation ou extraction à froid
révèlent la présence de composés volatils à activité biologique tels que des esters, des alcools
et des aldéhydes, qui pourraient enrichir la valeur fonctionnelle de ses extraits.
Ce potentiel lipidique, bien que modeste en termes quantitatifs par rapport à d'autres
microalgues comme Chlorella ou Nannochloropsis, confère à la spiruline une valeur
stratégique dans des domaines d’application émergents tels que la nutrition fonctionnelle
(apports en acides gras essentiels), la cosmétique bioactive (formulations hydratantes et
antioxydantes), et la pharmaceutique naturelle, notamment à travers l’intégration d’extraits
lipidiques dans des compléments alimentaires ou des préparations aromathérapeutiques.
Parmi les différentes approches développées pour l’extraction des composés lipidiques à partir
de microalgues telles que la spiruline (Arthrospira platensis), la méthode de Soxhlet constitue
l’une des plus utilisées en laboratoire pour son efficacité, sa simplicité et sa reproductibilité.
Cette technique repose sur un cycle thermodynamique fermé d’évaporation et de condensation
du solvant, permettant une percolation continue à travers la biomasse. Le solvant organique
utilisé, le n-hexane, est reconnu pour sa capacité à dissoudre efficacement les lipides en raison
de sa polarité très faible, ce qui en fait un choix privilégié pour les matrices riches en
composés hydrophobes.
Le procédé de Soxhlet permet ainsi une extraction quasi-complète des fractions lipidiques
contenues dans la biomasse sèche de spiruline, notamment les acides gras, les esters et
certains pigments liposolubles comme les caroténoïdes. Toutefois, la durée relativement
longue du processus et l’exposition à une chaleur modérée mais constante peuvent altérer
certains composés thermosensibles.
Face à ces limites, des techniques émergentes offrent des alternatives prometteuses.
L’extraction assistée par ultrasons (UAE) en est un exemple notable. Elle consiste à soumettre
36
le mélange solvant/biomasse à une onde ultrasonore de haute fréquence, générant un
phénomène de cavitation qui fragmente les parois cellulaires et améliore la libération des
lipides intracellulaires. Cette approche permet non seulement de réduire significativement le
temps de traitement, mais également d’augmenter le rendement d’extraction, tout en opérant à
des températures plus douces, ce qui préserve l’intégrité des composés bioactifs.
Ainsi, la combinaison de ces méthodes ou leur adaptation selon les objectifs analytiques peut
offrir un compromis entre exhaustivité de l’extraction, préservation des composés sensibles et
efficacité énergétique. Ce choix méthodologique dépendra notamment du type de lipides
recherchés, de la nature de la matrice algale et des contraintes du dispositif expérimental [57].
c. Rendements obtenus
Dans le cadre de cette étude, des extractions lipidiques ont été effectuées à partir de deux
échantillons de spiruline (Arthrospira platensis) récoltés localement dans les régions de
Ouargla et de Tamanrasset, situées au sud de l’Algérie.
Ces zones sont caractérisées par des conditions climatiques arides, à fort ensoleillement,
pouvant influencer la composition biochimique des cyanobactéries cultivées.
Les résultats obtenus ont révélé des rendements d’extraction lipidiques bruts de 8,14 % pour
l’échantillon de Ouargla et de 6,78 % pour celui de Tamanrasset, calculés sur la base de la
masse sèche initiale. Ces rendements, bien que modestes par rapport à ceux observés pour
d’autres microalgues telles que Spirogyra sp. ou Chlorella vulgaris — dont les teneurs
lipidiques peuvent atteindre 15 à 20 % selon certaines sources — sont néanmoins cohérents
avec la nature intrinsèque de la spiruline, connue pour être plus riche en protéines qu’en
lipides [58].
Les différences écologiques entre les deux sites (température moyenne, pH, salinité de l’eau)
influencent la synthèse des acides gras dans la biomasse, La durée et la phase de croissance au
moment de la récolte peuvent avoir un effet déterminant sur la teneur lipidique, notamment en
période de stress environnemental, Les conditions post-culture, telles que le séchage et le
stockage, jouent également un rôle dans la stabilité et la récupération des lipides, et Enfin,
37
l’efficacité de la méthode Soxhlet et la pureté du solvant utilisé (ici le n-hexane) sont des
paramètres critiques dans la reproductibilité du rendement [57].
Il est important de noter que, bien que quantitativement inférieure, la qualité fonctionnelle des
lipides extraits de la spiruline — en particulier leur profil en acides gras polyinsaturés et en
pigments liposolubles — justifie leur valorisation dans les domaines nutraceutique,
cosmétique et thérapeutique. Ces résultats encouragent la poursuite de recherches ciblées sur
l’optimisation des rendements, notamment par le biais de techniques d’extraction verte ou
d’amélioration des souches locales adaptées aux contraintes climatiques sahariennes [57].
La variabilité observée dans les teneurs lipidiques peut être attribuée aux éléments suivants:
Ces variations sont liées à l’adaptation génétique des souches aux conditions locales telles que
la salinité, le rayonnement solaire ou la température ambiante. Ainsi, une souche provenant
d’un bassin saharien à forte salinité peut produire un profil lipidique différent de celui d’une
souche cultivée en climat tempéré [57].
Conditions de culture: Des facteurs tels que la température, l’intensité lumineuse, la salinité,
le pH du milieu et la concentration en nutriments influencent fortement le métabolisme
lipidique de la spiruline. Par exemple, un stress salin ou lumineux peut stimuler
l’accumulation de certains acides gras polyinsaturés à visée protectrice.
Des études ont montré que la limitation en azote ou en phosphore dans le milieu de culture
pouvait rediriger le métabolisme cellulaire vers la synthèse de lipides de réserve.
38
Méthode d’extraction: Le choix de la technique d’extraction influence directement le
rendement obtenu. La méthode Soxhlet, bien qu’efficace, peut être surpassée par des
techniques plus modernes telles que l’extraction assistée par ultrasons (UAE). Cette dernière
favorise la rupture des membranes cellulaires par cavitation, libérant ainsi une plus grande
quantité de lipides. Selon I.M. Rizwanul Fattah [57], l’utilisation combinée des ultrasons avec
un solvant apolaire comme le n-hexane permet d’atteindre des rendements allant jusqu’à
9,4 %, soit une augmentation significative par rapport aux méthodes classiques.
Une fois les lipides extraits de la biomasse de spiruline, ils font l’objet d’une analyse
approfondie permettant de caractériser leur composition chimique et d’évaluer leur potentiel
d’application. La méthode de référence utilisée est la chromatographie en phase gazeuse
couplée à la spectrométrie de masse (GC-MS), qui offre une grande sensibilité et une
excellente résolution pour l’identification des acides gras, esters, alcools et autres composés
liposolubles présents dans l’extrait. Cette technique repose sur la séparation des molécules
selon leur volatilité et leur masse, ce qui permet de dresser un profil détaillé des constituants
lipidiques.
Ces extraits présentent une valeur ajoutée notable grâce à leur richesse en acides gras
polyinsaturés (AGPI), en pigments liposolubles et en antioxydants naturels, leur conférant
ainsi une polyvalence d’usage dans divers secteurs industriels. En nutrition, ils sont intégrés
dans des formulations diététiques ou des compléments alimentaires pour leurs bénéfices
cardiovasculaires et anti-inflammatoires.
39
sont valorisés dans les approches naturelles, notamment en aromathérapie et phytothérapie, où
leur efficacité biologique est exploitée pour développer des formulations bioactives à usage
thérapeutique ou préventif. Ainsi, les lipides extraits de la spiruline ne se limitent pas à leur
valeur énergétique, mais constituent de véritables ressources fonctionnelles à fort potentiel
biotechnologique.
f. Conclusion de la section
Bien que les rendements lipidiques obtenus à partir de Spirulina platensis soient relativement
modestes en comparaison avec ceux d’autres microalgues à haute teneur en graisses, la qualité
biochimique remarquable de ses extraits en fait une ressource prometteuse pour de
nombreuses applications industrielles à forte valeur ajoutée.
Les résultats expérimentaux ont mis en évidence une variabilité significative du rendement
lipidique en fonction de l’origine géographique des souches, comme observé entre les
échantillons de Ouargla et de Tamanrasset, soulignant le rôle crucial de l’adaptation
environnementale. De plus, des facteurs tels que les conditions physico-chimiques du milieu
de culture (lumière, température, salinité, nutriments), le moment de la récolte, ainsi que la
méthode d’extraction employée influencent fortement la quantité et la qualité des lipides
récupérés.
40
PaRtie ii. PaRtie exPéRimentale
Le matériel biologique utilisé dans cette étude est constitué de spiruline, une cyanobactérie
filamenteuse de couleur bleu-vert appartenant au genre Arthrospira. Elle est reconnue pour sa
richesse exceptionnelle en protéines complètes (composées de tous les acides aminés
essentiels), mais aussi pour sa teneur élevée en vitamines liposolubles (A, D, E, K) et
hydrosolubles (complexes B), en pigments antioxydants (phycocyanine, chlorophylle, bêta-
carotène) ainsi qu’en oligo-éléments et sels minéraux (fer, calcium, magnésium, zinc).
Figure 11: Échantillon de la spiruline AL kiram (photo prise par Adda Nawel)
41
La spiruline y est cultivée dans des bassins à ciel ouvert, selon un protocole sans engrais
chimiques ni pesticides, en respect des standards de certification biologique (Bio).
Figure 12: Carte de localisation de la ferme aquacole Al Kiram (Loutayah, Biskra, Algérie)
42
1.1. Méthodes d’extractions
Dans un premier temps, une solution a été préparée en dissolvant 10 g de spiruline dans 200
mL d’eau distillée. Toutefois, cet extrait s’est révélé trop concentré, rendant les analyses
spectrophotométriques peu fiables.
Pour pallier cet inconvénient, une deuxième préparation a été effectuée avec 1 g de spiruline
dans 200 mL d’eau distillée. Cette dilution a permis d’obtenir un extrait plus clair, mieux
adapté aux analyses ultérieures, et a donc été retenue pour le reste des expériences (Figure 13).
Trois techniques d’extraction ont été envisagées en vue d’optimiser la récupération des
composés hydrosolubles de la spiruline, notamment la vitamine C:
43
Macération: La macération consiste à immerger une biomasse de spiruline dans 200 mL
d’eau distillée à température ambiante. Ce procédé doux permet l’extraction des composés
hydrosolubles (protéines, vitamines, minéraux) sans altération thermique. Le mélange est
agité à l’aide d’un agitateur magnétique pendant une durée déterminée, puis centrifugé pour
séparer l’extrait liquide du résidu solide.
Le mélange est ensuite laissé en repos pendant deux heures, sans agitation thermique
prolongée, afin de permettre une libération progressive des composés solubles. Cette méthode,
respectueuse de l’intégrité structurale des substances fragiles, aboutit à un extrait qui est
ensuite filtré soigneusement, après regroupement des fractions, pour éliminer les résidus
solides et obtenir une solution limpide prête à l’analyse.
Décoction: Dans le cadre de nos expériences, nous avons utilisé la méthode d’ébullition
prolongée de la spiruline dans l’eau. Toutefois, cette approche s’est révélée peu adaptée en
raison de la dégradation significative des composés thermosensibles, notamment la vitamine
C, certaines enzymes, ainsi que la phycocyanine, pigment caractéristique de la spiruline
Dans cette phase du protocole expérimental, un solvant méthanolique a été privilégié pour
optimiser l’extraction des composés bioactifs contenus dans la biomasse spirulinique. En
particulier, l’association de méthanol et d’eau distillée, dans une proportion volumique de 5/8
pour le méthanol, s’est avérée judicieuse pour extraire efficacement des substances polaires
telles que les vitamines, les pigments, et certains polyphénols .
Modes opératoires
44
Un échantillon pesé de biomasse de spiruline a été introduit dans ce solvant, à raison de moins
de 1% du volume total du milieu d’extraction. Le mélange obtenu a été soumis à une agitation
modérée pendant une période relativement courte, afin de favoriser l’extraction initiale.
L’extrait brut obtenu a été conditionné dans des contenants opaques et stabilisé à basse
température (juste au-dessus du point de congélation de l’eau) afin de préserver son intégrité
chimique jusqu’à son analyse.
2. Analyse de la vitamine C
Les vitamines hydrosolubles, telles que l’acide ascorbique (vitamine C), peuvent être
quantifiées à l’aide de plusieurs techniques analytiques basées sur des principes physico-
chimiques ou biochimiques.
Dans ce travail, l’accent a été mis sur une méthode colorimétrique reposant sur l’absorption
spectrale de la molécule d’intérêt, conformément aux recommandations de la littérature [60].
L'appareil utilisé est un spectrophotomètre OPTIZEN POP 2, modèle [Link] (Figure 14).
45
Figure 14: Spectrophotomètre UV-visible utilisé dans l’analyse (source : laboratoire interne)
Une série de solutions étalons d’acide ascorbique a été obtenue par dilutions séquentielles à
partir d’une solution mère de concentration connue. Le protocole suivi comprend (Figure 15):
46
b. Mesures spectrophotométriques
Les mesures d'absorbance ont été conduites conformément aux étapes suivantes:
Étallonage du spectrophotomètre avec de l’eau distillée comme blanc.
Acquisition des spectres d’absorption de chaque solution étalon entre 200 et 300 nm.
Identification de la longueur d’onde d’absorption maximale (λmax).
Mesure de l’absorbance à λmax pour toutes les solutions de la gamme.
Les données d’absorbance ont été corrélées aux concentrations connues des étalons. Une
régression linéaire a permis de générer la courbe d’étalonnage, conformément à la loi de Beer-
Lambert : A=εl⋅ C
Les extraits spiruliniques ont été analysés dans des conditions expérimentales strictement
identiques, selon le protocole suivant :
e. Vérification de la linéarité
La relation entre les concentrations en acide ascorbique et les valeurs d’absorbance a montré
une linéarité conforme à la loi de Beer–Lambert. La droite d’étalonnage obtenue a présenté un
coefficient de corrélation R2 supérieur à 0,99, validant la précision du modèle pour le dosage.
47
g. Évaluation de la sensibilité de la méthode
La méthode a démontré une sensibilité suffisante pour détecter de faibles teneurs en vitamine
C. Les limites de détection (LOD) et de quantification (LOQ), estimées selon les normes de
validation analytique, confirment son efficacité dans le cadre de dosages de routine.
Reposant sur l’absorption UV spécifique de l’acide ascorbique (265–270 nm), cette méthode
offre plusieurs avantages :
Principe de la méthode
C6H8O6+I2→C6H6O6+2I−+2H+
L’empois d’amidon (1 %) est utilisé en tant qu’indicateur visuel : en présence d’iode libre, il
forme un complexe bleu foncé, marquant l’atteinte du point équivalent lors du titrage.
La solution de diiode (I₂) a été préparée selon un protocole rigoureux afin d’assurer une
concentration stable et reproductible :
Quantité de matière : 5,00 g de diiode solide ont été pesés avec précision à l’aide d’une
balance analytique.
48
Solubilisation : Le diiode a été introduit dans une fiole contenant 50 mL d’eau distillée.
L’agitation a été maintenue en continu à température ambiante afin de favoriser la dissolution
complète.
Filtration : Une fois le diiode dissous, la solution a été filtrée sur papier filtre afin d’éliminer
les éventuelles particules résiduelles ou impuretés insolubles.
L’empois d’amidon utilisé comme indicateur colorimétrique a été préparé selon les étapes
suivantes :
Concentration cible : Une solution à 1 % a été visée (1 g d’amidon soluble dans 100 mL
d’eau).
Dissolution thermique : L’amidon a d’abord été dispersé dans une petite quantité d’eau froide
pour éviter la formation de grumeaux, puis versé lentement dans de l’eau portée à ébullition.
Agitation continue : L’ensemble a été maintenu sous agitation pendant 2 à 3 minutes pour
assurer une gélification homogène et la complète solubilisation.
Cette solution indicatrice permet la formation d’un complexe bleu foncé intense au contact de
l’iode libre, marquant visuellement le point d’équivalence de la réaction.
j. Protocole expérimental
Les extraits de spiruline, obtenus par macération, ont été titrés selon le protocole suivant :
Titrage : ajout progressif de la solution iodée (0,01 M) jusqu’à apparition d’une teinte bleu-
violet stable
49
Témoin : un échantillon blanc contenant uniquement l’empois d’amidon a été utilisé à des fins
de contrôle
Les concentrations d’acide ascorbique ont été calculées à partir des volumes de solution iodée
consommés, en tenant compte :
Les opérations de titrage peuvent être réalisées avec une verrerie conventionnelle et des
solutions standardisées.
50
Limites liées aux interférences: Cependant, la spécificité de la méthode peut être affectée par
la présence de composés réducteurs non ciblés (tels que certains polyphénols ou pigments
spiruliniques oxydables) qui réagissent également avec le diiode, faussant ainsi la
quantification réelle de la vitamine C.
Ce biais potentiel doit être pris en compte, en particulier dans les extraits végétaux riches en
antioxydants.
Pour la préparation de la solution titrante, 5 g de diiode (I₂) ont été dissous dans 50 mL d’eau
distillée, sous agitation continue jusqu’à dissolution complète.
La solution obtenue a ensuite été filtrée afin d’éliminer toute impureté particulaire. Cette
solution a été utilisée après standardisation à 0,01 M, conformément aux exigences du
protocole de dosage iodométrique.
Au cours du titrage, l’extrait issu de la macération, ainsi que celui obtenu par infusion, ont
développé une coloration violette au point d’équivalence, après formation du complexe iode-
amidon.
51
Ces variations chromatiques peuvent constituer un indicateur qualitatif des composés
résiduels présents dans les extraits, en particulier ceux affectés par la température (vitamines
thermolabiles, pigments, enzymes...).
La figure 16 montre les colorations révélées lors du dosage iodométrique des extraits
spiruliniques obtenus par macération, infusion, et décoction, à partir de deux quantités de
biomasse (1 g et 10 g). L’apparition d’une teinte violette (macération/infusion) indique une
réaction typique avec l’iode, tandis que la nuance bleu-vert plus foncée de l’extrait de
décoction suggère la présence de pigments ou de métabolites thermodégradés.
3.1. Extraction des huiles essentiels de la spiruline par Soxhlet avec n-hexane
a. Principe de la méthode
Dans ce procédé, la spiruline réduite en poudre est placée dans une cartouche cellulosique,
elle-même insérée dans le compartiment d’extraction du dispositif Soxhlet. Le solvant — ici
le n-hexane — est chauffé jusqu’à ébullition dans le ballon inférieur.
52
Les vapeurs montent vers le condenseur où elles se liquéfient puis ruissellent sur l’échantillon,
entraînant les lipides vers le ballon par siphonage successif (Figure 17).
utilisé pour l’extraction des huiles essentiels de spiruline Photographie réalisée au laboratoire
montrant le dispositif complet : ballon chauffant, extracteur Soxhlet, condenseur à reflux,
cartouche d’échantillon et système de récupération du solvant.
b. Protocole expérimental
Préparation de l’échantillon
10 g de spiruline en poudre ont été pesés avec précision à l’aide d’une balance analytique.
53
250 mL de n-hexane ont été versés dans le ballon, qui a ensuite été raccordé à l’extracteur
Soxhlet.
Cycle d’extraction
Le reflux du solvant s’est poursuivi pendant plusieurs heures (~4–6 h), jusqu’à saturation
du solvant en composés lipidiques.
Le résidu lipidique récupéré a été pesé pour estimer le rendement d’extraction en % par
rapport à la masse sèche initiale.
54
Chapitre IV. Résultats et discussions
1. Décoction de 10 g de spiruline
Cette longueur d’onde constitue donc un repère spectral clé pour confirmer sa présence.
Cependant, dans les conditions de cette expérience:
55
Le blanc (eau distillée) présente une absorbance anormalement élevée, ce qui suggère une
contamination résiduelle, un mauvais rinçage de la cuve, ou une correction de base
insuffisante.
La solution testée atteint la saturation de l’appareil, ce qui rend toute tentative de
quantification inexploitable à cette longueur d’onde.
Bien que 245 nm soit théoriquement la meilleure signature de la vitamine C, les conditions
expérimentales (blanc biaisé + saturation) ne permettent ici aucune interprétation fiable. Cette
donnée, pourtant déterminante, devient donc inopérante dans ce contexte.
À 240 nm, l’extrait de spiruline présente une absorbance modérée de 0,602, tandis que le
blanc (eau distillée) affiche une valeur nulle (A = 0,000). Cette absence d’interférence
renforce la fiabilité du signal mesuré à cette longueur d’onde.
Ce pic, bien qu'exploitable pour une lecture semi-quantitative, demeure peu spécifique : il se
situe dans une zone fréquentée par divers composés antioxydants ou phénoliques — dont
l’acide ascorbique, mais aussi des métabolites de structure voisine.
Aux longueurs d’onde extrêmes de 190 nm et 400 nm, la solution spirulinique présente une
absorbance maximale de 3,000, atteignant ainsi la limite de détection de l’appareil.
À 190 nm, cette saturation est typique des matrices riches en composés organiques fortement
absorbants, tels que les acides aminés, peptides, protéines solubles ou pigments hydrosolubles.
Bien que cette zone puisse révéler une forte densité moléculaire, elle est également connue
pour être peu spécifique, en raison du bruit de fond élevé et de multiples interférences dans les
extraits complexes d'origine biologique.
À 400 nm, l’acide ascorbique n’absorbe normalement pas dans cette région du spectre visible.
56
La saturation observée suggère donc la présence probable de pigments thermodégradés (ex. :
phycocyanine oxydée, chlorophylle dénaturée) ou d’un artefact technique, tel que des bulles,
dépôts ou un mauvais alignement optique.
Dans les deux cas, les signaux obtenus sont saturés, non spécifiques et inexploités pour la
recherche de vitamine C, ce qui limite leur utilité analytique dans ce contexte.
Par ailleurs, l’emploi d’une forte concentration initiale (10 g dans 200 mL) semble avoir
conduit à une saturation optique de l’échantillon, suggérant qu’une dilution supplémentaire
serait nécessaire pour des mesures quantitatives fiables.
Seule la lecture à 240 nm semble exploitable pour déduire la présence potentielle de composés
UV-actifs, dont pourrait faire partie la vitamine C.
L’extrait est trop concentré, ce qui entraîne une saturation fréquente des lectures (à 190, 245,
400 nm).
L’usage combiné avec une autre méthode de validation (iodométrie, HPLC...) serait utile pour
une confirmation croisée.
2. Macération de 10 g de spiruline
57
Figure 20: Profil spectral UV de l’extrait aqueux de spiruline (macération, 10 g)
L’absorbance de la solution est marquée (0,424), avec un blanc très faible (0,026).
L’absence de saturation et le contraste net avec le blanc suggèrent ici une détection fiable et
exploitable de l’acide ascorbique.
La lecture à 245 nm pour l’extrait de macération constitue une preuve probable de la présence
de vitamine C, dans des conditions de lecture valides.
Le blanc absorbe davantage (0,189) que la solution (0,127), suggérant une surestimation du
fond optique ou une possible contamination du blanc.
58
Cette inversion complique l’interprétation et annule la fiabilité de cette mesure, malgré
l’intérêt potentiel de cette zone dans l’UV court.
Cette lecture est entachée d’interférence, et ne permet pas d’inférer la présence ou l’absence
de vitamine C.
Bien que l’absorbance de la solution (0,222) soit supérieure au blanc (0,075), ce pic est situé
dans une zone spectrale fortement encombrée : peptides, acides aminés, pigments résiduels…
Cette lecture est peu informative et ne permet pas de conclusion fiable concernant l’acide
ascorbique.
Le blanc est nul, mais la solution présente une absorbance notable (0,405).
L’acide ascorbique n’ayant aucune absorption à cette longueur d’onde, le signal est
probablement attribuable à :
Cette valeur témoigne de la présence de chromophores visibles, mais non liés à la vitamine C.
La méthode de macération permet d’obtenir un signal net à 245 nm, sans saturation ni
interférence du blanc, ce qui n’était pas le cas pour la décoction. Cela suggère que ce mode
d’extraction préserve mieux l’acide ascorbique, sans dénaturer les composés sensibles à la
chaleur.
a) Analyse à 190 nm
59
À cette longueur d’onde, les composés fortement absorbants, tels que l’acide ascorbique,
peuvent être détectés. La décoction a présenté une absorbance de 0,130, indiquant une
extraction relativement efficace, bien que le traitement thermique puisse altérer partiellement
les composés sensibles. La macération a donné un résultat légèrement inférieur (0,100), tout
en préservant mieux l’intégrité des molécules grâce à l’absence de chaleur. L’infusion, quant à
elle, a été la moins performante, avec une valeur d’absorbance de 0,016, traduisant une
efficacité d’extraction très limitée à cette longueur d’onde.
b) Analyse à 240 nm
c) Analyse à 245 nm
À 245 nm, l’absorbance peut refléter la présence de certains flavonoïdes oxydés. La décoction
a offert le plus fort signal (0,207), ce qui pourrait indiquer soit une bonne extraction, soit la
formation de sous-produits liés à la chaleur. L’infusion a surpris avec un résultat relativement
élevé (0,156), rivalisant avec la décoction. La macération est restée en retrait à 0,072,
conservant néanmoins l’intégrité des extraits.
d) Analyse à 265 nm
Cette longueur d’onde est souvent associée à divers composés organiques extraits des
matrices végétales. La macération s’est nettement distinguée, atteignant une absorbance de
0,229 — la plus élevée parmi les trois méthodes. Cela suggère une grande efficacité
d’extraction sans altération chimique. La décoction et l’infusion ont montré des valeurs bien
plus faibles (0,053 et 0,011 respectivement), révélant une perte ou une extraction inefficace.
e) Analyse à 400 nm
60
Dans cette zone, on s'attend à détecter des pigments naturels comme la phycocyanine.
Cependant, aucune des méthodes n’a permis d’obtenir un signal, toutes affichant une
absorbance de 0,000. Cela peut indiquer soit une concentration trop faible dans les extraits,
soit une dégradation des pigments, notamment dans le cas de la décoction.
f) Analyse à 500 nm
Les longueurs d’onde autour de 500 nm sont utiles pour mesurer les pigments hydrosolubles
colorés. La macération a largement surpassé les autres méthodes, avec une absorbance
impressionnante de 0,834, traduisant une extraction optimale des composés colorés comme la
phycocyanine. L’infusion a montré une efficacité modérée (0,233), tandis que la décoction n’a
donné aucun signal, soulignant une destruction quasi totale des pigments sensibles à la chaleur.
Figure 21: Spectres d’absorbance des extraits spiruliniques selon trois méthodes d’extraction
(décoction, macération, infusion)
Objectif de cette extraction douce (macération et infusion) pour préserver l’intégrité des
molécules bioactives. Solvant : eau/méthanol — favorise la solubilisation de composés
polaires et légèrement apolaires. Deux types d’échantillons analysés : brut (B) et solution
mère “SM” (Figure 21).
61
a. Région UV profonde (190 nm) – Indicateur de dégradation ou de précurseurs de
vitamine C
À 190 nm, les deux méthodes révèlent une absorption associée à des composés riches en azote,
tels que les peptides ou les acides aminés. La macération présente des valeurs élevées (0,265
pour l’extrait brut et 0,282 pour la solution mère), indiquant une extraction efficace de ces
composés. En revanche, l’infusion montre une absorption bien plus faible (0,050 et 0,025),
témoignant d’une extraction moins performante à cette longueur d’onde.
L’absorption dans cette zone profonde de l’UV peut révéler la présence de composés azotés
mais aussi d’intermédiaires de dégradation de la vitamine C. La macération montre des
valeurs élevées (0,265 pour l’échantillon brut, 0,282 pour la solution mère), traduisant une
extraction efficace ou une libération potentielle de dérivés liés à la vitamine C. L’infusion, en
revanche, conserve des niveaux très faibles (0,050 et 0,025), ce qui suggère une préservation
réduite ou une moindre efficacité d’extraction à cette longueur d’onde.
Cette bande d’absorption est liée à des composés aromatiques et à certains acides phénoliques.
Les extraits bruts montrent des valeurs similaires (0,251 en macération, 0,131 en infusion),
mais les solutions mères divergent : infusion (0,236) > macération (0,029), ce qui peut
suggérer une migration plus efficace des composés aromatiques dans la solution mère
d’infusion.
À cette longueur d’onde, on peut détecter des molécules légèrement volatiles et aromatiques
susceptibles d’être associées aux huiles essentiels (ex. : composants terpéniques oxydés ou
phénoliques). Les données montrent que la solution mère d’infusion (0,236) est plus riche que
celle de la macération (0,029), ce qui suggère une meilleure migration des composés volatils
dans l’infusion, sans agitation mécanique.
62
efficacité pour extraire ou préserver l’acide ascorbique dans le mélange eau/méthanol.
L’infusion, bien que performante (0,184), reste en retrait, ce qui indique une extraction
antioxydante moins poussée.
Les composés tels que la vitamine C ou des polyphénols simples peuvent absorber à 245 nm.
Ici, la solution mère de macération (0,351) présente une forte concentration, nettement
supérieure à celle de l’infusion (0,184), ce qui confirme une excellente diffusion des
antioxydants dans le solvant mixte eau/méthanol lors de la macération.
Cette zone englobe divers antioxydants tels que les flavonoïdes, souvent associés à l’activité
synergique des huiles essentiels. La macération reste dominante, avec des valeurs maximales
de 0,437 (brut) et 0,282 (solution mère). Cela indique une co-extraction favorable de
composés protecteurs à effet conservateur sur la vitamine C.
Cette zone est typique des flavonoïdes et des bases azotées. Encore une fois, la macération est
plus performante (0,437 pour le brut, 0,282 pour la SM), en comparaison avec l’infusion
(0,159 et 0,128). Cela témoigne d’une extraction plus efficace des métabolites secondaires
hydrosolubles par macération.
La légère absorbance détectée (surtout dans la macération, 0,342) pourrait signaler la présence
de fractions pigmentées ou d’éléments huileux coextraits avec la phase méthanolée. Cela reste
à confirmer par analyse complémentaire (ex. : chromatographie), mais suggère une co-
solubilisation des composants lipophiles secondaires.
Une légère absorbance est détectée, principalement dans les solutions mères (0,342 pour la
macération et 0,213 pour l’infusion), ce qui indique une faible solubilisation de pigments ou
de métabolites colorés dans les deux cas. L’absence d’absorbance dans les bruts (≈0) souligne
que le phénomène est limité aux composés filtrés.
63
f. Pigments hydrosolubles résiduels (500 nm): Pigments hydrosolubles, peu
représentatifs ici
Bien que peu pertinent pour la vitamine C ou les huiles essentiels, ce pic très faible montre
que l’extraction pigmentaire est minimale, ce qui est cohérent avec votre objectif de préserver
les composés actifs sans libérer les pigments.
À cette longueur d’onde, les valeurs sont très faibles, comme attendu pour une extraction
douce. Une légère absorbance en solution mère de macération (0,080) révèle la présence
marginale de phycobilines ou pigments associés. Infusion reste bien plus faible (0,012),
confirmant une extraction pigmentaire négligeable.
La macération est plus performante que l’infusion pour extraire une large gamme de
composés bioactifs.
Les solutions mères concentrent la majorité des substances d’intérêt, avec des différences
notables selon la méthode.
L’infusion, bien que plus douce, permet une certaine extraction phénolique, mais reste moins
efficace globalement.
La macération dans le mélange eau/méthanol est clairement plus adaptée pour l’extraction de
la vitamine C, avec un pic net à 245 nm.
L’infusion semble plus favorable à la récupération de composés aromatiques légers liés aux
huiles essentiels, en particulier à 240 nm.
La complémentarité des deux méthodes pourrait être exploitée selon la cible prioritaire
(antioxydants vs composés volatils).
64
Figure 22: Extraction eau /méthanol
65
Conclusion générale
66
Références bibliographiques
67
15. Ali, S. K., & Saleh, A. M. (2012). Spirulina – An overview. International Journal of
Pharmacy and Pharmaceutical Sciences, 4(3), 9–15.
16. Zarrouk, C. (1966). Contribution à l’étude d’une cyanophycée : influence de divers
facteurs physiques et chimiques sur la croissance et la photosynthèse de Spirulina
maxima [Thèse de doctorat, Université de Paris].
17. Manet, A. (2016). La spiruline : indications thérapeutiques, risques sanitaires et conseils
à l’officine [Thèse de doctorat en pharmacie, Université Grenoble Alpes].
18. Jourdan, J. (2006). Manuel de culture artisanale de spiruline (Éd. révisée 2013).
19. Iltis, A. (1968). Tolérance de salinité de Spirulina platensis dans les mares natronées du
Kanem (Tchad). Cahiers ORSTOM, série Hydrobiologie, 2, 119–125.
20. Jarisoa, T. (2005). Adaptation de spiruline du sud de Madagascar à la culture en eau de
mer [Thèse de doctorat, Université de Toliara].
21. Doumenge, F., Durand-Chastel, H., & Toulemont, A. (1993). Spiruline, algue de vie /
Spirulina, algae of life. Bulletin de l’Institut Océanographique de Monaco, Numéro spécial 12.
22. Lupatini, A. L., Colla, L. M., Canan, C., & Colla, E. (2017). Potential application of
microalga Spirulina platensis as a protein source. Journal of the Science of Food and
Agriculture, 97, 724–732.
23. Vonshak, A. (Ed.). (1997). Spirulina platensis (Arthrospira): Physiology, cell-biology and
biotechnology. Taylor & Francis.
24. Danesi, E. D. G., Rangel-Yagui, C. O., Carvalho, J. C. M., & Sato, S. (2004). Effect of
reducing the light intensity on the growth and production of chlorophyll by Spirulina
platensis. Biomass and Bioenergy, 26(4), 329–335.
25. Bellahcen, T. O., Bouchabchoub, A., Massoui, M., & El Yachioui, M. (2013). Culture et
production de Spirulina platensis dans les eaux usées domestiques. Larhyss Journal, 14, 107–
122.
26. Madkour, F. F., Kamil, A. W., & Nasr, H. S. (2012). Production and nutritive value
of Spirulina platensis in reduced cost media. Egyptian Journal of Aquatic Research, 38, 51–
57.
27. Hajati, H., & Zaghari, M. (2019). Spirulina platensis in poultry nutrition. Cambridge
Scholars Publishing.
28. Charpy, L., Langlade, M. J., & Alliod, R. (2008). La spiruline peut-elle être un atout pour
la santé et le développement en Afrique ? IRD, Marseille.
29. Flaquet, J., & Hurni, J. P. (2006). Spiruline : aspects nutritionnels. Antenna Technologies.
68
30. Avila-Leon, I., Matsudo, M. C., Sato, S., & de Carvalho, J. C. M. (2012). Arthrospira
platensis biomass with high protein content cultivated in continuous process using urea as
nitrogen source.
31. Sall, M. G., Dankoko, B., Badiane, M., Ehua, E., & Kuakuwi, N. (1999). La spiruline :
une source alimentaire à promouvoir. Médecine d’Afrique Noire, 46(3), 141.
32. Hug, C., & Von der Weid, D. (2011). La spiruline dans la lutte contre la malnutrition.
Antenna Technologies.
33. Habib, M. A., Parvin, M., Huntington, T., & Hasan, M. (2008). Review on culture,
production and use of spirulina as food for humans and feeds for domestic animals and fish.
FAO. [Link]
34. Cohen, Z. (2002). The chemicals of spirulina. In A. Vonshak (Ed.), Spirulina platensis
(Arthrospira): Physiology, Cell-Biology and Biotechnology (pp. 252). Taylor & Francis.
35. Anvar, A. A., & Nowruzi, B. (2021). Bioactive properties of spirulina. Microbial
Bioactives, 4(1), 134–142.
36. Pierlovisi, C. (2008). Composition chimique de la spiruline. Colloque International sur la
Spiruline, Toliara, Madagascar.
37. Zheng, J., Inoguchi, T., Sasaki, S., Maeda, Y., McCarty, M. F., Fujii, M., ... & Takayanagi,
R. (2013). Phycocyanin and phycocyanobilin from Spirulina platensis protect against diabetic
nephropathy by inhibiting oxidative stress. American Journal of Physiology, 110–120.
38. Marzorati, S., Schievano, A., Idàb, A., & Verotta, L. (2020). Carotenoids, chlorophylls
and phycocyanin from spirulina: Supercritical CO₂ and water extraction methods for added
value products cascade. Green Chemistry, 22, 187–196.
39. Mishra, T., Joshi, M., Singh, S., Jain, P., Kaur, R., Ayub, S., & Kaur, K. (2013). Spirulina:
The beneficial algae. International Journal of Applied Microbiology Science, 2(3), 21–35.
40. Clark, M. A., Choi, J., & Douglas, M. (2018). Biology 2e.
41. Galiana, D., Le Rox, C., & Monchâtre, I. (2015). La gestion du vivant et des ressources.
Educagri Éditions.
42. Banks, J. (2007). Étude de la spiruline au Palacret : Étudier la faisabilité de la mise en
place d’une filière spiruline sur le site du Palacret, dans les Côtes d’Armor. Manuel.
43. Casal, A. (2019). L’aliment idéal et le plus complet de demain. Spiruline
France. [Link]
44. Fain, O. (2004). Mise au point : Carences en vitamine C. La Revue de Médecine Interne,
25, 872–880.
69
45. Carr, A., & Frei, B. (1999). Does vitamin C act as pro-oxidant under physiological
conditions? FASEB Journal, 13(9), 1007–1024.
46. Greff, M. (2011). Post'U FMC-HGE: Paris, du 24–27 mars 2011. Springer.
47. Abe, E., Delyle, S. G., & Alvarez, J. C. (2010). Extraction liquide-liquide : théorie,
applications, difficultés. Annales de Toxicologie Analytique, 22(2), 51–59.
48. CNERNA-AFSSA, & Martin, A. (2001). Apports nutritionnels conseillés pour la
population française. Paris : Lavoisier.
49. Belaiche, P. (1979). L’aromatogramme. In Traité de phytothérapie et
d’aromathérapie (Tome 1, p. 204). M.S.A.
50. Garnero, J. (1996). huiles essentiels. Dossier : K345. Base documentaire : constantes
physico-chimiques.
51. Kaloustian, J., & Hadji-Minaglo, F. (2012). La connaissance des huiles essentiels :
qualitologie et aromathérapie. Springer.
52. Dasilva, F. (2010). Utilisation des huiles essentiels en infectiologie ORL [Thèse de
doctorat, Université Henri Poincaré – Nancy].
53. Muther, L. (2015). Utilisation des huiles essentiels chez l’enfant [Thèse de doctorat,
Faculté de Pharmacie de Clermont-Ferrand].
54. Ouis, N. (2015). Étude chimique et biologique des huiles essentiels de coriandre, de
fenouil et de persil [Thèse de doctorat, Université d’Oran].
55. Richard, H., & Loo, A. (1992). Nature, origine et propriétés des épices et des aromates
bruts. In H. Richard (Ed.), Aromates & épices (pp. 17–69, 213–238). Tec & Doc Lavoisier.
56. Kesbi Amrane. (2001). Étude des propriétés physico-chimiques et évaluation de l’activité
biologique des huiles essentiels d’Eucalyptus globulus dans la région de Ouargla [Thèse de
doctorat, Université Kasdi Merbah Ouargla].
57. Fattah, I. M. R., Noraini, M. Y., Mofijur, M., Silitonga, A. S., Badruddin, I. A., Khan, T.
M. Y., Ong, H. C., & Mahlia, T. M. I. (2020). Lipid extraction maximization and enzymatic
synthesis of biodiesel from microalgae. Energies, 10, 6103.
58. Kouissi, F. (2020). Étude théorique et pratique de la synthèse et de la production des
vitamines à partir des algues [Mémoire de master, Université Kasdi Mer
59. Schafer, K. (1998). Accelerated solvent extraction of lipids for determining the fatty acid
composition of biological material. Analytica Chimica Acta, 358, 69–
77. [Link]
60. Adrian. (1956). Les méthodes de dosage des principales vitamines hydrosolubles
(1). Annales de Zootechnie, 5(4), 295–334.
70