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Cours - Evolution

Le document traite de l'évolution biologique, en expliquant la phylogénie des espèces et les mécanismes de l'évolution, tels que les mutations génétiques, les mutations chromosomiques, la sélection naturelle et la spéciation. Il souligne que toutes les espèces dérivent d'un ancêtre commun et que des arguments provenant de l'anatomie comparée, de l'embryologie et de la biologie moléculaire soutiennent cette théorie. Des exemples illustrent comment les changements au fil du temps ont conduit à la diversité des espèces observées aujourd'hui.

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Cours - Evolution

Le document traite de l'évolution biologique, en expliquant la phylogénie des espèces et les mécanismes de l'évolution, tels que les mutations génétiques, les mutations chromosomiques, la sélection naturelle et la spéciation. Il souligne que toutes les espèces dérivent d'un ancêtre commun et que des arguments provenant de l'anatomie comparée, de l'embryologie et de la biologie moléculaire soutiennent cette théorie. Des exemples illustrent comment les changements au fil du temps ont conduit à la diversité des espèces observées aujourd'hui.

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SVT

4èmme secondaire

Magazine du cours : Evolution

biologique

TakiAcademy
L’évolution biologique
La phylogénie des espèces

Introduction :

Selon la théorie de l’évolution de DARWIN : « il y a des liens de parenté plus ou


moins proches entre tous les êtres vivants. Cela signifie que toutes les espèces
dérivent d’une seule espèce originelle appelée ancêtre commun. »
La phylogénie ou arbre phylogénétique est une
représentation qui montre les liens de parenté (ou relations
phylogénétiques) entre les différents groupes et espèces des
êtres vivants et leur évolution au cours du temps.
En plus des arguments paléontologiques (basés sur
l’étude des fossiles), les données fournies par l'anatomie
comparée, l'embryologie et la biologie moléculaire permettent
d'établir des relations phylogénétiques entre les espèces.

1) Les arguments de l'anatomie comparée


➢ Exemple 1 :

La comparaison des squelettes des membres


antérieurs des vertébrés actuels montre qu'ils ont
un même plan d'organisation : 3 segments
articulés entre eux et présence des mêmes os
(radius, cubitus et humérus) bien qu'ils
possèdent des formes et fonctions différentes,
ce sont des organes homologues.
Cette similitude d'organisation suggère une
origine commune des vertébrés.

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➢ Exemple 2 :
Chez les poissons : le cœur comprend deux Une oreillette
loges, une oreillette et un ventricule, et un
L’oreillette est procédée d’un sinus veineux et ventricule
le ventricule est suivi d’un bulbe artériel.

Chez les batraciens : l’appareil circulatoire Deux


comprend deux oreillettes et un ventricule oreillettes et
où se fait un mélange du sang artériel et du un ventricule
sang veineux.

Chez les reptiles : le cœur comprend deux Deux


oreillettes et un ventricule, oreillettes et
Toutefois ce ventricule présente une cloison un ventricule
musculaire incomplète qui constitue une +
véritable séparation physiologique lors de la Cloison
contraction du cœur : tout se passe comme s'il musculaire
y avait deux ventricules distincts. incomplète

Chez les oiseaux et les mammifères : le Deux


cœur possède deux oreillettes et deux oreillettes et
ventricules. deux
L'oreillette et le ventricule gauches ne ventricules
contiennent que du sang artériel. L'oreillette et
le ventricule droits ne contiennent que du
sang veineux.

➔ L’anatomie comparée montre qu’il y a une filiation (lien de parenté) entre les différents
groupes de vertébrés à partir d’un ancêtre commun probablement d’origine aquatique avec
une complexification des organes homologues des poissons aux mammifères.

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2) Les arguments de l'embryologie comparée
La comparaison des embryons des vertébrés à des différents stades de développement
révèle des ressemblances.

➢ La forme : Ressemblance morphologique de tous les embryons aux premiers stades


de développement.
➢ Les fentes branchiales : Les embryons des vertébrés terrestres possèdent tous, à
un stade précoce, des fentes branchiales semblables à celles des poissons adultes.
Ces fentes persistent chez les poissons dont l'adulte a une vie aquatique, mais
régressent chez les animaux à respiration aérienne alors que se forment les poumons.
Fentes branchiales = caractère primitif.
Comment expliquer ceci ?
Les vertébrés terrestres ont eu des ancêtres aquatiques rassemblant aux poissons actuels
et le passage de la vie aquatique à la vie terrestre s'est accompagné de la perte des organes
devenus inutiles comme les fentes branchiales mais à des stades tardifs.
Le groupe de poissons dont l'embryon présente le moins de transformations par rapport
à l'adulte est le groupe le plus primitif.

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3) Les arguments de la biologie moléculaire

L'étude comparée des protéines de quelques vertébrés ex : la myoglobine (protéine du


muscle strié) montre :
✓ Des ressemblances moléculaires : indiquant l'existence d'un gène ancestral et d'un
lien de parenté donc la présence d'un ancêtre commun.
✓ Des différences : les différences entre molécules homologues ont dû résulter à des
mutations géniques (au hasard au cours du temps) à partir d'un gène ancestral, on parle
d’une évolution moléculaire.
Ces différences permettent la détermination du degré de parenté entre les espèces : plus le
nombre de différences est grand, plus la parenté moléculaire est faible et plus
l’ancêtre commun est éloigné dans le temps.
Application :
En prenant l'Homme comme référence, établir un arbre phylogénétique reliant les quatre
espèces du document suivant.
Homme - Gibbon Homme - chien Homme - manchot
Différences 1 4 6

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Les mécanismes de l’évolution
Introduction

La diversification des êtres vivants se fait à partir d'une espèce originelle : l'ancêtre
commun.
✓ Comment se fait cette diversification ?
✓ Par quels mécanismes l'espèce se transforme-t-elle au cours du temps ?
1) Les mutations génétiques

Elles résultent de la substitution, de l'addition ou de la soustraction, lors de la réplication


de l’ADN, d'une ou de plusieurs paires de nucléotides d'un gène.
La mutation génique a pour conséquence le changement de la structure du gène et
l'apparition d'allèles nouveaux. Il peut en résulter une variation du caractère contrôlé
par ce gène.
Exemple 1 : Le motif des ailes chez les papillons
Le gène qui contrôle la pigmentation
des ailes chez le papillon a subi des
mutations géniques pour donner des
nouveaux allèles, des nouveaux génotypes
et par conséquent des nouveaux
phénotypes ce qui explique la diversité
phénotypique chez cette espèce de papillon.

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Exemple 2 : Rôle des mutations dans l’évolution des pattes du cheval
Les squelettes des pattes du cheval montrent une
évolution au cours du temps géologique : une
réduction du nombre des doigts latéraux tandis
que le doigt central s’allonge et devient plus long.
Chez les équidés, les mutations aboutissent à la
transformation de certains organes qui deviennent
adaptés à de nouvelles fonctions.
➔ La mutation contribue, avec la reproduction
sexuée (méiose +fécondation), à la
transformation de l'espèce et à l'apparition
d'espèces nouvelles.

2) Les mutations chromosomiques


a. L’amplification génique
Exemple : variation structurale de la molécule d’hémoglobine chez les vertébrés.

L'hémoglobine est une hétéroprotéine constituée de 4


hèmes (molécules non protéiques possédant un
atome de fer) associés à 4 chaines polypeptidiques, les
globines, identiques deux à deux et comportant de
141 à 146 acides aminés selon le type de chaine.

L'existence, chez un même organisme, de différents gènes codant pour des séquences
voisines peut s'expliquer de la façon suivante :

✓ Tous ces gènes sont apparentés, c'est-à-dire provenant d'un gène ancestral
unique (ce qui explique les nombreuses ressemblances constatées).
✓ Le gène ancestral s’est dupliqué et la copie obtenue s'intègre en un autre endroit
du génome (soit sur le même chromosome a un autre locus, soit sur un autre chromosome
: transposition).
✓ Le mécanisme duplication - transposition s'est répété un certain nombre de fois
au cours de l'évolution, produisant finalement les différents gènes.

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✓ Soumis à des mutations, ces gènes ont évolué indépendamment les uns des autres,
les différences entre eux s'accumulent au cours du temps.

Les gènes codant pour les différents types de chaines de globine ne sont pas des gènes
allèles puisqu'ils n'occupent pas le même locus.
Les génomes se diversifient donc aussi par création de nouveaux gènes à partir de gènes
préexistants : c'est l'amplification génique.
L'amplification génique fait augmenter la taille de l’information génétique et participe à
la complexification des structures et des fonctions.

Le mécanisme principal à l'origine de la duplication d'un gène


Dans certaines conditions, en prophase I de la méiose, un appariement incorrect des
chromosome homologue peut survenir, à l'origine d'un Crossing ouvert qualifié d'inégal. Il
en résulte à leurs la création de copie d'un gène sur le même chromatide : c'est la duplication.
b. Modification de caryotypes :
Exemple 1 : Chez la drosophile

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Les fusions de 2 chromosomes de l'espèce souche (ancestrale) : Drosophila virilis, ont pu
donner naissance à trois nouvelles espèces.
Exemple 2 : chez le blé
La comparaison du nombre de chromosomes de quelques espèces de blé montre qu'elles
diffèrent par la multiplication du nombre de chromosomes de base (n = 7).

Ce sont des espèces polyploïdes. Le blé cultivé possède 42 chromosomes et provient


d’une espèce de graminées sauvage à 7 paires de chromosomes. Le blé est donc un
hexaploïde : 6n = 42 (7 x 6)

Les espèces polyploïdes ont pour origine la fécondation entre deux gamètes diploïdes
(Qui n’ont pas subi la réduction chromatique) :

✓ Deux gamètes Triticum monococcum 2n=14 + 2n=14 donnent 4n=28 (Triticum


durum)
✓ Un gamète de Triticum durum (4n=28) + un gamète de Triticum monococcum
(2n=14) donnent 6n=42 (Triticum aestivum).

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Triticum monococcum Triticum durum (blé dur) Triticum aestivum

➔ Les remaniements chromosomiques et les changements du nombre de chromosomes


entraînent l’apparition de nouveaux caryotypes différents de celui de l’espèce originelle ce
qui induit une barrière à la reproduction. En effet, ces caryotypes sont tellement différents
qu'ils ne peuvent plus s'apparier correctement au cours de la méiose.
3) La sélection naturelle

Exemple : La phalène du bouleau

Chez la Phalène du bouleau, les individus mutants (forme sombre) sont mieux adaptés que
les individus sauvages (forme claire) au milieu pollué. Ils ont une probabilité plus grande de
survivre et de transmettre leurs gènes à la descendance.
➔ La sélection naturelle est un processus orienté qui favorise la survie des individus
dont les phénotypes sont les mieux adaptés à un milieu donné.

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4) La spéciation
La spéciation est l’ensemble des processus qui aboutissent à l’apparition de nouvelles
espèces à partir d’une espèce originelle.
Exemple : Les pinsons des îles Galápagos
- Une forme ancestrale de pinsons terrestres,
granivores, venue de l’Amérique du Sud a envahi
l’archipel des Galápagos.
- Elle s’est installée dans les groupes d’îles
centrales où des niches écologiques étaient
disponibles.
- La migration des pinsons vers les îles
périphériques a divisé l’espèce en plusieurs groupes,
on parle d’un isolement géographique.
- Chaque groupe a évolué indépendamment
en accumulant les mutations,
- Dans leurs nouveaux milieux, les pinsons
ont pu modifier leurs exigences écologiques ; leur
nourriture est faite de grains, d’insectes de fruits ou
de bourgeons ce qui se traduit sur le plan
morphologique par des becs de formes différentes
grâce à l’acquisition de nouveaux phénotypes
(formes du bec) générés par les mutations et la
sélection naturelle.

➔ La spéciation des pinsons des iles Galapagos s’est effectuée par un isolement
géographique qui aboutit à un isolement reproductif.

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L’isolement reproductif peut être la conséquence d’un :
a. isolement écologique: les conjoints potentiels peuvent ne plus se rencontrer parce
qu'ils occupent des niches écologiques différentes.
b. isolement saisonnier: la période de l'accouplement survient à des moments
différents.
c. isolement éthologique (comportemental) du a la non attraction sexuelle entre les
deux partenaires.
d. isolement génétique du à une incompatibilité génétique entre les deux individus :
il n’y a plus d’appariement chromosomique et de brassage génétique entre leur
matériel génétique.

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