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TP MSP

Ce document présente un compte rendu d'exercices sur le contrôle de procédés, incluant des analyses de stabilité et de variabilité à l'aide de cartes de contrôle. Les résultats montrent que les cartes de contrôle avec un échantillon de taille n=10 sont plus sensibles aux dérives que celles avec n=5, et que les cartes EWMA et CUSUM sont efficaces pour détecter des dérives précoces. En conclusion, l'utilisation combinée de différents outils de contrôle est essentielle pour assurer la qualité et la stabilité des procédés de production.

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TP MSP

Ce document présente un compte rendu d'exercices sur le contrôle de procédés, incluant des analyses de stabilité et de variabilité à l'aide de cartes de contrôle. Les résultats montrent que les cartes de contrôle avec un échantillon de taille n=10 sont plus sensibles aux dérives que celles avec n=5, et que les cartes EWMA et CUSUM sont efficaces pour détecter des dérives précoces. En conclusion, l'utilisation combinée de différents outils de contrôle est essentielle pour assurer la qualité et la stabilité des procédés de production.

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COMPTE RENDU TP MSP

FOKOU TCHOUTEIZO ULRICH


MASTER 1 ICMS
EXERCICE 1 - PROCÉDÉ DE REMPLISSAGE

1. Introduc on

L’objec f de cet exercice est d’étudier la stabilité du volume de remplissage des bouteilles. Nous
comparons différentes méthodes de suivi (Moyenne/Étendue vs Moyenne/Écart-type) et l'impact de
la taille de l'échan llon (n=10 vs n=5) sur la capacité de détec on des dérives.

2. Cartes de contrôle sur la moyenne X et l’étendue (R) - n=10

Pour l'échan llon complet de 10 mesures, les paramètres de contrôle sont :

 Moyenne globale Xbar : 0,01875

 Étendue moyenne R : 3,3

Limites de contrôle :

 Carte X : LIC = -0,992 / LSC = 1,029 (Ligne centrale : 0,01875)

 Carte R : LIC = 0,732 / LSC = 5,831 (Ligne centrale : 3,3)

Analyse visuelle : Les points oscillent autour de la ligne centrale sans tendance apparente. Aucun
point ne dépasse les limites rouges (LSC/LIC).
3. Analyse selon les règles de la Western Electric et de Nelson

L’analyse de la carte X pour n=10 révèle les points suivants :

 Règle 1 (Points hors limites) : Aucun point n'est en dehors des limites de contrôle.

 Règles de suites (Nelson) : On ne compte pas de suite de 9 points du même côté de la


moyenne (la série la plus longue est de 6 points).

 Tendances : Il n'y a pas de série de 6 points consécu fs en augmenta on ou en diminu on.

 Conclusion : Le procédé est sta s quement sous contrôle. La variabilité observée n'est due
qu'à des "causes communes".

4. Cartes de contrôle sur la moyenne X et l’écart-type

L'écart-type est un indicateur plus précis que l'étendue pour n=10 car il prend en compte chaque
mesure.

 Écart-type moyen : 1,1

 Limites de la carte : LIC = 0,7 / LSC = 1,9

Ce e carte confirme la stabilité de la dispersion du remplissage, sans anomalie importante détectée


sur la précision du matériel de dosage.
5. a) Cartes X- R pour n=5 (1 à 5)

 X: 0,01875 / R: 2,6

 Limites: LIC = -1,460 / LSC = 1,497

b) Cartes X- R pour n=5 (6 à 10)

Moyenne générale : 0,01875


Étendue moyenne : 2,3125
Limites X : LIC = -1,316 / LSC = 1,353
Limites R : LIC = 0 / LSC = 4,889
Analyse : Sur ce sous-groupe, le procédé paraît parfaitement stable. La suite maximale sur un côté de
la moyenne n'est que de 5 points. Aucun point ne sort des limites.
Analyse Western Electric:

En appliquant les règles de la Western Electric sur ce e carte, on note un signal d'alerte : une suite
de 8 points consécu fs se trouve sous la moyenne centrale entre l'échan llon 6 et 13.

 Interpréta on : Bien que les points soient dans les limites, ce e suite indique un
"décentrage" du procédé que la carte n=5 met plus de temps à signaler formellement.

6) Comparaison et Conclusion

Comparaison et Conclusion

1. Sensibilité aux dérives : La carte n=10 possède des limites beaucoup plus étroites (±1) que
les cartes n=5 (± 1,4). Elle est donc capable de détecter un petit décalage de la moyenne
beaucoup plus rapidement.
2. Fiabilité des alertes : Avec n=5(1-5), une alerte de suite est détectée alors qu'avec n=10 sur
les mêmes bouteilles, elle ne l'est pas. Cela montre que réduire n peut parfois générer des
interprétations différentes d'un même phénomène physique.

À l'inverse, avec n=5 (6-10), on pourrait croire à une stabilité parfaite alors que le procédé est
globalement "nerveux".

Conclusion finale :
 Pour un contrôle rigoureux, la configura on n=10 avec carte S est la plus efficace. Elle réduit
le risque de non-détec on.

 En instrumenta on, l'augmenta on de la taille d'échan llon permet de filtrer le bruit de


mesure et d'obtenir des limites de contrôle qui reflètent la vraie capabilité de la machine, et
non une simple approxima on par les extrêmes (étendue R).

EXERCICE 2 - DIMENSION

1. Objec f de l'exercice

L'objec f est d'analyser la stabilité d'un procédé de fabrica on de pièces mécaniques (dimension).

a) cartes de contrôle sur la moyenne et l’étendue pour les 20 premiers échan llons.

Pour ce e première phase, nous u lisons les 20 premiers sous-groupes de taille n=5. Les paramètres
de calcul issus de tes résultats Excel sont les suivants :

 Moyenne des moyennes (Xbar) : 2314,13

 Moyenne des étendues (R) : 429,4

 Coefficients pour n=5 : A2 = 0,577$ ; D-3 = 0 ; D-4 = 2,114

Calcul des limites de contrôle :

 Carte de la moyenne (X) :

LSC =2561,90 ; LIC = 2066,36

 Carte de l’étendue (R) :

LSC-R =907,75 ; LIC -R =0


Diagnos c : Bien que la moyenne soit stable, la dispersion du procédé a connu une anomalie
ponctuelle au deuxième échan llon. Cependant, après ce point, le procédé s'est stabilisé. On peut
considérer que le procédé est globalement sous contrôle.

b- carte de contrôle en ajoutant les 7 deniers échan llons

En ajoutant les échan llons 21 à 27, tes résultats montrent un changement brutal :

 Moyenne globale (1 à 27) : Elle grimpe à 2419,81.

On iden fie clairement la présence de causes assignables à deux moments dis ncts du procédé :

1. Sur la carte de l’étendue (R) à l’échan llon n°2 :

Le point n°2 présente une étendue assez importante, ce qui dépasse largement la limite supérieure
de contrôle. Cela indique une cause spéciale ayant affecté la dispersion (précision) de la machine de
manière ponctuelle à ce moment précis.

2. Sur la carte de la moyenne (X) à par r de l’échan llon n°21 :

Dès l'ajout des derniers points (21 à 27), on observe une rupture flagrante. Les points 21, 24, 25, 26
sont situés au-dessus de la limite supérieure. Il ne s'agit plus de varia ons aléatoires mais d'un
décalage brusque de la moyenne.
Si j’étais chargé de l’analyse des cartes, j’arrêterais immédiatement la produc on pour éviter les
pièces hors tolérances, j’iden fierais la cause du point hors limites (machine, mesure ou ma ère), je
corrigerais le problème et je vérifierais avec de nouveaux échan llons que le procédé revient dans les
limites avant de relancer la produc on. Pour plus de précision, j’exclurais les points accidentels des
futurs calculs de limites.

EXERCICE 3 - CARTES DE CONTRÔLE PAR ATTRIBUTS

Introduc on

L'objec f de cet exercice est de surveiller la qualité d'une produc on à l'aide de caractères qualita fs
(conforme/non-conforme).

- la carte de contrôle p (Propor on de défectueux)

 Écart-type de la propor on (σp) : 0,017329


 Limite Supérieure de Contrôle (LSC-p) : 0,099264
 Limite Inférieure de Contrôle (LIC-p) : (la valeur calculée est néga ve, on la ramène à 0).

- Carte de contrôle np
 Moyenne np bar : 7,0917
 Limites de contrôle LSC-np : 14,8896
 Limite de contrôle LIC-np : valeur négative nous avons décider de la ramener a 0
- Carte c

Moyenne (C bar) : 7,0917


Limite Supérieure de Contrôle (LCSc) : 15,0807
Limite de contrôle inferieur (LCIc) : 0

- carte (REM)

 Étendue mobile moyenne (REM) : 4,0252


 Coefficients (n=2) : D-4 = 3,267 D-3 = 0
 Limite Supérieure (LSC-REM) : 13,1504
Carte X

Moyenne (Xbar) : 7,092


Estimation de l'écart-type : 3,568
LSC (Limite de contrôle X) : 17,797
LIC (Limite de contrôle X) : 0

Interprétation des résultats

L'analyse des différentes cartes montre que le procédé n'est pas sous contrôle statistique parfait.

 Cartes p et np : Elles ont identifié deux signaux d'alarme qui dépassent la limite supérieure.
Cela indique des causes assignables .
 Carte c : Elle s'est révélée sensible. Elle n'a détecté que le lot .
 Carte X (Individus) : Elle n'a détecté aucune anomalie. Les limites calculées sur la base de la
loi normale sont trop larges pour ce type de données de comptage.

Comparaison des cartes

 p et np : Ces deux cartes donnent des résultats strictement identiques car la taille de
l'échantillon est constante. La carte np est cependant plus lisible pour un opérateur car elle
manipule des nombres entiers de pièces défectueuses.
 p et c : La carte p est théoriquement plus exacte ici car nous comptons des unités non-
conformes dans un lot fini. La carte c n'est qu'une approximation.
 p vs X : La carte p est bien plus puissante. utiliser une carte X sur des données de comptage
conduit à une sous-estimation des risques, comme le prouve l'absence d'alerte sur cette
carte.

Choix de la carte la plus appropriée

Pour ce procédé de contrôle de lots :

 Les carte np , p et c sont les plus appropriée parcequ’elles ont pu correctement identifié les
deux dérives.

EXERCICE 4 - CARTE DE CONTRÔLE EWMA

Objectif de l'exercice

L'objectif est de mettre en œuvre une carte EWMA pour surveiller le procédé.

a. Carte X-R

b. Paramétrage et Calcul de la statistique Mi

Nous utilisons un facteur de lissage λ = 0,2. Ce paramètre détermine la mémoire de la carte : plus λ
est petit, plus le poids des données historiques est important.

La formule de récurrence utilisée est : Mi =λXbar i + (1 - λ) Mi-1

Où M-0 est initialisé à la cible µ0= 23,31.

Exemple de calcul (échantillon n°1) :

 Xbar1 = 25,9
 M1 = (0,2 x 25,9) + (0,8 x 23,31) = 23,51

c. Calcul des limites de contrôle variables et production de la carte EWMA

La formule des limites est : LSC/LIC = µ0 ± 3σ ( )


[1 − (1 − λ)𝑒𝑥𝑝2𝑖

D'après les résultats Excel :


 Échantillon n°1 : LIC = 21,89 / LSC = 23,93
 Échantillon n°25 (stabilisé) : LIC = 21,21$ / LSC = 24,61

d. Analyser les cartes X-R et comparer à la carte EWMA

Analyse des cartes X-R :

 Carte X : En observant les 25 échantillons, on constate que toutes les moyennes de sous-
groupes sont comprises entre 18,21 et 28,41. Aucun point ne sort des limites. Selon cette
carte, le procédé est jugé "sous contrôle".
 Carte R : Toutes les étendues sont inférieures à 12,84. La dispersion du procédé est donc
stable.

Comparaison avec la carte EWMA : LA carte EWMA détecte une alerte dès le 2ème échantillon
est beaucoup plus sensible et permet une intervention beaucoup plus précoce.

e. Non, la vérification des règles de Nelson n’aurait pas conduit à la même analyse
EXERCICE 5 : CARTE DE CONTRÔLE CUSUM

a. Paramètres de configuration

 Valeur cible: 10
 Écart-type du procédé : 1
 Écart-type de la moyenne :0,5
 Paramètre de filtrage : 0,25
 Seuil de décision :2,5

ANALYSE DE LA CARTE X ET COMPARAISON A LA CARTE CUSUM

1. Analyse de la carte X (Moyenne)

En observant la carte X on remarque :


 Stabilité apparente : Les 7 premiers échan llons (de 1 à 7) se situent tous à l'intérieur des
limites de contrôle. Pour un opérateur u lisant uniquement ce e carte, le procédé semble
"sous contrôle" pendant presque toute la durée du test.

 Détec on tardive : L'alarme ne se déclenche a la fin du processus

3. Comparaison avec la carte CUSUM


La carte CUSUM (Sommes Cumulées) offre une vision totalement différente du même procédé :

 Sensibilité aux faibles dérives : Alors que la carte X ignore les valeurs situées entre 10,5 et
11,3, la CUSUM les accumule. Elle détecte que la moyenne n'est plus à 10,0 mais s'est
décalée vers le haut.
 Identification du point de rupture : La CUSUM permet de voir que la dérive a réellement
commencé dès l'échantillon n°2, moment où la courbe SH a entamé sa montée constante.

CONCLUSION : Ce TP a démontré la complémentarité des ou ls MSP : les cartes de Shewhart sont


idéales pour la surveillance de rou ne et la détec on d'accidents brutaux, tandis que les cartes
EWMA et CUSUM sont indispensables pour iden fier précocement les dérives de faible amplitude.
L'étude de capabilité a également souligné qu'un procédé peut être sta s quement stable sans pour
autant être capable de respecter les tolérances clients. En conclusion,le pilotage op mal repose sur
l'usage combiné de ces instruments afin de garan r une maintenance préven ve efficace et une
qualité de produc on maîtrisée.

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