Cours UE
Cours UE
FSJP_UNIFA
L’UNION EUROPENNE
Notes tirées du site de l’UE
Objectifs et valeurs
Valeurs (voir article 2 de traité de Lisbonne et dans la Charte des droits fondamentaux de
l’UE.
Le traité de Nice met en place l'Union économique et monétaire (UEM) avec une monnaie unique
(l'euro). En outre, il consacre la notion de citoyenneté européenne et prévoit une participation accrue
du Parlement européen à la procédure législative en instituant la procédure de codécision (Conseil /
Parlement) pour une série de matières.
Traité d'Amsterdam
Le traité d'Amsterdam, adopté au Conseil européen d'Amsterdam (16 et 17 juin 1997), puis signé le 2
octobre 1997 par les ministres des affaires étrangères des quinze États membres, est entré en vigueur
le 1er mai 1999 après avoir été ratifié par tous les États membres conformément à leurs règles
constitutionnelles respectives. Le traité d'Amsterdam modifie certaines dispositions du traité sur
l'Union européenne, il ne se substitue pas aux autres traités mais s'y ajoute. Il modifie le traité de
Maastricht notamment dans la perspective de l'élargissement de l'Union européenne. Il introduit une
clause de flexibilité qui permet, sous conditions, d'instaurer des coopérations renforcées entre certains
États membres. Il transfère une partie des domaines contenus dans le troisième pilier au premier pilier
(le pilier communautaire) concernant notamment la libre circulation de personnes. Il crée une politique
communautaire de l'emploi, prévoit le principe de l'accès des citoyens aux documents des institutions,
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
élargit la procédure de codécision et les cas dans lesquels le Conseil décide à la majorité qualifiée.
Traité de Nice
Signé le 26 février 2001, le traité de Nice adapte le fonctionnement des institutions européennes à
l'arrivée de nouveaux États membres. Les principaux changements concernent la limitation de la taille
et la composition de la Commission, l'extension du vote à la majorité qualifiée, une nouvelle
pondération des voix au sein du Conseil et l'assouplissement du dispositif des coopérations renforcées.
En marge des discussions sur ces quatre questions clés, d'autres sujets de nature institutionnelle ont
été abordés : la simplification des traités, l'articulation des compétences, l'intégration de la Charte des
droits fondamentaux et le rôle des Parlements nationaux. Dans la "Déclaration sur l'avenir de l'Union"
annexée au traité les prochaines étapes à suivre ont été fixées.
Les principaux apports institutionnels du TFUE, qui modifient les traités existants mais ne les
remplacent pas, sont les suivants :
Un président est désormais élu à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi,
renouvelable une fois. Un haut représentant de la politique étrangère européenne, membre du
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Objectif: rendre l'UE plus démocratique, efficace et apte à affronter les problèmes
mondiaux, tels que le changement climatique, en lui permettant de s'exprimer d’une
seule voix.
Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007 et entré en vigueur le 1er décembre 2009, a ensuite
modifié le traité sur l’Union européenne (TUE) et celui instituant la Communauté européenne (TCE),
rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), mais ne les a pas remplacés.
On dit que c’est un « traité modificatif ». L’architecture européenne continue donc de reposer sur les
traités adoptés successivement par les États membres de l’Union (Rome en 1957, Acte unique en 1986,
Maastricht en 1992, Amsterdam en 1997, Nice en 2001, Lisbonne en 2007) et non sur un texte unique
comme une Constitution.
Néanmoins, en dépit de cette absence, le schéma institutionnel de l’UE était créé dès la mise en place
de la CECA en 1951. La seule exception était le Conseil européen, institué de fait en 1974 et officialisé
par l’Acte unique européen de 1986. C’est ce qu’on a appelé ensuite, à partir du traité de Maastricht
de 1992, le « cadre institutionnel unique ».
Le premier pilier rassemblait les trois Communautés européennes, dont les exécutifs avaient été
fusionnés en 1966 :
Le deuxième pilier était constitué par la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et le
troisième par la coopération policière et judiciaire en matière pénale.
Le « cadre institutionnel unique » avait pour objectif d’assurer la cohésion et la continuité des actions
menées au-delà de cette structure en piliers.
procédures de décisions spécifiques sont maintenues dans certains domaines, comme la politique
étrangère et de sécurité commune (PESC).
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
LE CONSEIL EUROPEEN.
Le Conseil européen est la réunion des chefs d’État ou de gouvernement, organe collégial
composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution
des lois et de la direction de la politique nationale des pays membres de l’Union européenne (UE),
de son président et du président de la Commission européenne. Le haut représentant de l’Union pour
les affaires étrangères et la politique de sécurité y participe également. En cas de nécessité, les membres
du Conseil peuvent être assistés chacun par un ministre ou, pour le président de la Commission, par
un membre de la Commission.
Créé en décembre 1974 à l’initiative du président français Valéry Giscard d’Estaing et du chancelier
allemand Helmut Schmidt, il a été consacré par l’Acte unique européen (février 1986). Mais c’est le
traité de Lisbonne (2007) qui élève le Conseil européen au rang d’institution au même titre que les
autres organes de l’UE, étend de manière significative ses compétences et le dote d’une présidence
stable.
En effet, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en décembre 2009, le président du Conseil
européen n’est plus le chef d’État ou de gouvernement du pays assurant pour six mois la présidence
du Conseil des ministres, formation collégiale réunissant l’ensemble des ministres. Désormais, il est
élu par le Conseil européen, à la majorité qualifiée, soit un mode de calcul de la majorité
absolue effectué sur le nombre d’inscrits ou l’effectif légal d’une assemblée, soit un nombre
de suffrages exigés (2/3, 3/5...) pour que le vote soit acquis, pour deux ans et demi renouvelables
une fois. La présidence du Conseil européen est donc devenue permanente, ce qui favorise la
continuité et la cohérence de l’action de l’UE. Le président anime et préside les travaux du Conseil
européen mais n’a pas de pouvoir de décision. Il assure en outre la représentation extérieure de l’UE
pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des
attributions du haut représentant de l’Union. Il ne peut pas exercer de mandat, (Durée d’exercice d’une
fonction élective nationale).
Le Conseil européen se réunit deux fois par semestre sur convocation de son président, qui peut
également organiser des réunions extraordinaires si besoin. Depuis l’élargissement du 1er mai 2004,
toutes les réunions ont lieu à Bruxelles, à l’exception des réunions informelles.
À noter : le Conseil européen ne doit pas être confondu avec le Conseil (ou Conseil des ministres ou Conseil de l’Union
européenne) qui réunit les ministres de l’UE, ni avec le Conseil de l’Europe qui est une organisation tout à fait distincte
de l’Union européenne.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
LA COMMISSION EUROPEENNE.
La Commission européenne est une des institutions de l’Union européenne (UE). C’est un
organe indépendant des États doté de pouvoirs importants. Elle représente et défend les intérêts
de l’Union dans son ensemble. Elle présente des propositions législatives. Elle veille à la bonne
application des politiques et exécute le budget de l’UE.
Depuis le 1er novembre 2004, la Commission européenne compte un commissaire par État membre,
soit actuellement 27 commissaires : le président de la Commission, le vice-président qui est aussi le
haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et 26 membres en charge d’un
portefeuille particulier (par exemple, politique régionale, commerce, action en faveur du climat…).
Le traité de Lisbonne prévoyait qu’à partir du 1er novembre 2014, le nombre de commissaires sera
réduit aux deux tiers du nombre des États membres, soit 18 commissaires dans une Union à 27. Cette
réforme était néanmoins suspendue à l’accord de l’Irlande. En effet, à la suite du rejet du traité de
Lisbonne par les Irlandais lors du référendum (Procédure de vote permettant de consulter directement
les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive). du 12
juin 2008, et pour répondre à leur inquiétude quant à la perte de leur commissaire, les conclusions du
Conseil européen de décembre 2008 ont permis le maintien d’un commissaire par État membre. Cette
décision, qui a remis en cause l’une des réformes essentielles du traité, a été concédée afin de permettre
la tenue d’un second référendum irlandais et de favoriser la victoire du "oui", obtenue finalement le 2
octobre 2009.
Le Conseil européen, statuant à l’unanimité, pourra toutefois modifier le nombre des commissaires
(art. 17 par. 4 TUE). Dans ce cas, les membres de la Commission seront choisis parmi les ressortissants
des États membres sélectionnés selon un système de rotation égalitaire entre les États membres.
La Commission en tant que collège est responsable devant le Parlement européen (Institution de
l’Union européenne représentant les citoyens des États membres) qui peut adopter une motion de
censure contraignant les commissaires à abandonner collectivement leurs fonctions.
La Commission est assistée d’un secrétariat général qui prépare les travaux, assure la coordination
entre ses directions générales, le Conseil et les autres institutions.
La durée du mandat de la Commission a été portée de quatre à cinq ans par le Traité de Maastricht,
pour la faire coïncider avec la durée de législature (durée du mandat des députés de l’Assemblée
nationale du Parlement européen).
La Commission se réunit au moins une fois par semaine à Bruxelles, en général le mercredi, et lors de
la session mensuelle du Parlement européen à Strasbourg.
Le président de la Commission européenne est élu à la majorité par le Parlement européen, sur
proposition du Conseil européen qui désigne son candidat à la majorité. Si ce candidat n’est pas élu,
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
le Conseil européen en propose un nouveau dans un délai d’un mois, et selon la même procédure
(art. 17 TUE).
Le traité de Lisbonne précise – ce qui est nouveau – que les chefs d’État et de gouvernement (organe
collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution
des lois et de la direction de la politique nationale (le Conseil européen)) proposent un candidat au "en
tenant compte du résultat aux élections au Parlement européen". C’est ainsi qu’en juillet 2014, Jean-
Claude Juncker, candidat du Parti populaire européen (PPE), parti arrivé en tête lors des élections de
mai 2014, a été élu président de la Commission.
Les autres commissaires sont désignés par les États membres. Le président répartit les
portefeuilles entre eux. La liste des commissaires est ensuite adoptée par le Conseil à la majorité
qualifiée. Puis le collège ainsi constitué fait l’objet d’un vote au Parlement européen, après audition
des candidats devant les commissions parlementaires concernées. Après approbation du Parlement,
les chefs d’État et de gouvernement (le Conseil européen) nomment officiellement la Commission en
statuant à la majorité qualifiée.
Les membres de la Commission, bien que désignés par leurs gouvernements respectifs, ne
représentent pas leur État : ils sont indépendants et ne doivent subir aucune pression dans
l’exécution de leur mission, ni exercer d’autre activité professionnelle.
Un membre de la Commission peut être démis par la Cour de justice de l’Union européenne à la
demande du Conseil ou de la Commission, s’il n’a pas respecté les obligations découlant de sa charge.
Il doit présenter sa démission si le président de la Commission le lui demande.
Pouvoir d’initiative législative : la plupart des actes législatifs du Conseil exigent au préalable
une proposition émanant de la Commission. Le Conseil ne peut amender une proposition
qu’en statuant à l’unanimité, la Commission peut modifier sa proposition tant que le Conseil
n’a pas statué. Toute proposition de la Commission doit se justifier au regard du principe de
subsidiarité (Principe qui consiste à réserver uniquement à l’échelon supérieur ce que l’échelon
inférieur ne pourrait effectuer que de manière moins efficace). Concernant la PESC, la
Commission peut soutenir le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité lorsqu’il soumet une initiative au Conseil (art. 30 TUE).
Gardienne des traités : la Commission veille au respect et à l’application du droit européen
et du droit dérivé (règlements, directives, décisions) sous le contrôle de la CJUE. Elle
s’informe, prévient et sanctionne les États membres en cas de non-respect des traités
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
européens. Elle peut saisir la Cour de justice de l’Union européenne si l’État ne suit pas l’avis
qu’elle lui a préalablement envoyé.
Pouvoir d’exécution : la Commission est, par délégation du Conseil, l’organe d’exécution des
politiques et des actes adoptés par le Conseil. Elle exécute le budget, gère les politiques
communes et les Fonds européens. Le Conseil contrôle son activité au moyen de différents
comités, plus de 200 (procédure de comitologie).
Il réunit les représentants de niveau ministériel de chaque État membre, qui siègent en 10 formations
compétentes par domaine d’activité (Agriculture et pêche, Affaires économiques et financières, Justice
et affaires intérieures…).
Les décisions sont prises en son sein selon trois modes de scrutins : unanimité, majorité simple,
majorité qualifiée (chaque État dispose alors d’un nombre de voix en rapport avec son poids
démographique).
Le COREPER, comité des représentants permanents des États auprès de l’Union européenne,
prépare tous les dossiers qui figurent à l’ordre du jour des différentes formations du Conseil et s’efforce
de trouver des accords sur les différents points de divergence.
À noter : Le Conseil (ou Conseil des ministres ou Conseil de l’Union européenne) ne doit pas être confondu avec :
le Conseil européen qui réunit des chefs d’État ou gouvernement Gouvernement . des pays membres de l’UE,
le Conseil de l’Europe qui est une organisation distincte de l’Union européenne.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Présidence du conseil
La présidence du Conseil est une présidence tournante : elle est assurée à tour de rôle par chacun
des 27 États membres pour une durée de 6 mois. Afin de rationaliser les activités du Conseil, la
présidence est en fait assurée par des groupes prédéterminés de trois États membres (appelés "trios").
Ainsi, durant 18 mois, les trois États qui vont successivement exercer la présidence élaborent un
programme commun qui assure une continuité dans l’action.
L’État assurant la présidence dirige les réunions de toutes les formations du Conseil (excepté la
formation des Affaires étrangères), les deux autres États assistant le président pour la mise en œuvre
du programme déterminé en commun.
Ainsi, de janvier à juin 2017, c’est Malte qui a assuré la présidence du Conseil de l’Union européenne :
toute réunion, par exemple, du "Conseil Agriculture et pêche" ayant lieu durant cette période a été
présidée par le ministre maltais de l’agriculture.
Seul le « Conseil Affaires étrangères » est doté, depuis la mise en œuvre du traité de Lisbonne, d’un
président permanent : le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité.
Les modalités de prise de décision du Conseil de l’Union varient selon le domaine concerné :
la majorité simple s’applique pour les décisions de procédure, tel le règlement intérieur,
l’organisation du Secrétariat général du Conseil ou le statut des comités ;
sont votées à la majorité qualifiée les décisions, les plus nombreuses, concernant le marché
intérieur, les politiques de visas, la coordination des politiques économiques, les politiques
monétaires, la politique sociale, l’éducation, la santé, l’environnement, l’aide au
développement, la recherche. Dans ce cas, chaque État dispose actuellement d’un nombre de
voix en rapport avec son poids démographique (à compter du 1er novembre 2014 s’appliquera
le système de la double majorité) ;
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
le vote à l’unanimité s’applique aux décisions concernant la PESC, pour amender une
proposition de la Commission et pour toute décision d’ordre constitutionnel (révision des
traités, adhésion de nouveaux États, ressources propres du budget).
Organisation du vote
Depuis le 1er novembre 2014, le processus de décision au sein du Conseil (Conseil des ministres) a
changé. S’applique désormais le système introduit par le traité de Lisbonne : celui d’une double
majorité, celle des États et celle des citoyens (art. 16 TUE et 238 TFUE). Le Conseil statue à la
majorité qualifiée sauf dans les cas où les traités prévoient une autre procédure.
La majorité qualifiée doit rassembler au moins 55% des États membres (soit un minimum de 16 États)
et 65% de la population, ou 72% des États et 65% de la population quand le Conseil ne statue pas sur
proposition de la Commission ou du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la
politique de sécurité.
Il existe une minorité de blocage qui doit inclure au moins quatre États membres représentant 35%
de la population, sinon on considère que la majorité qualifiée est atteinte. Cette minorité de blocage a
été introduite à la demande des « petits pays » pour éviter que trois États membres parmi les plus
peuplés puissent empêcher l’adoption d’une décision.
Auparavant, le Conseil (Conseil des ministres) statuait à la majorité qualifiée avec une pondération
des voix, ce qui signifiait que chaque État membre disposait d’un nombre de voix qui dépendait en
partie du nombre de ses habitants : par exemple, 29 voix pour la France, pour l’Allemagne, pour l’Italie
ou pour le Royaume-Uni, 3 voix pour Malte.
Jusqu’au 1er novembre 2014, la majorité qualifiée était définie par les dispositions du traité de Nice.
Elle était atteinte lorsqu’une majorité d’États (dans certains cas, une majorité des deux tiers) et que
260 voix sur un total de 352 s’exprimaient en faveur de la proposition. Par ailleurs, un État pouvait
demander la confirmation que ces 260 voix représentaient au moins 62% de la population de l’Union
européenne. La proposition n’était pas adoptée si tel n’est pas le cas.
Jusqu’au 31 mars 2017, tout État membre peut demander, au cas par cas, à ce qu’une décision soit
prise selon cette ancienne majorité qualifiée définie par le traité de Nice. Par ailleurs, il pourra
demander l’application du compromis de Ioannina consacré par le traité de Lisbonne qui permet à
un groupe d’États pas assez nombreux pour constituer une minorité de blocage de faire part de leur
opposition à un texte.
C’est un protocole annexé au traité de Lisbonne et adopté dès son entrée en vigueur qui a instauré ce
système calqué sur le « compromis de Ioannina » relatif à la mise en œuvre de la majorité qualifiée.
Ce compromis, adopté en mars 1994, vise la recherche d’une solution largement acceptable avant de
passer au vote, dès lors que l’on est proche d’une minorité de blocage.
LE PARLEMENT EUROPEEN
Le Parlement européen est l’institution représentant les peuples des États membres de l’Union
européenne (UE). Son rôle s’est progressivement renforcé à travers les différents traités, mais aussi
avec l’élection au suffrage universel direct de ses députés à partir de 1979.
compétences législatives : il participe à l’adoption des actes juridiques aux côtés du Conseil
(Conseil des ministres). Si le pouvoir d’initiative concernant les propositions d’actes reste
réservé à la Commission dans la procédure législative ordinaire, le Parlement peut lui demander
de soumettre les propositions de textes qui lui semblent nécessaires. Le traité de Lisbonne a
aussi accru ses compétences en étendant le domaine d’application de la procédure législative
ordinaire ;
compétences budgétaires : il établit, avec le Conseil, le budget annuel de l’Union. Le traité
de Lisbonne a étendu ses prérogatives en matière de dépenses grâce à la disparition de la
distinction entre dépenses obligatoires – déterminées par les traités ou par des actes arrêtés en
vertu de ceux-ci – sur lesquelles le Conseil avait le dernier mot –, et dépenses non obligatoires
sur lesquelles le Parlement avait le dernier mot.
compétences de contrôle de l’exécutif de l’UE : le Parlement dispose de moyens de
contrôle. Il peut censurer la Commission qui doit alors démissionner. Le président de la
Commission est élu par le Parlement et le choix des autres membres de la Commission est
soumis à son approbation. Il peut aussi poser des questions écrites ou orales au Conseil et à la
Commission, recevoir des pétitions émanant des citoyens européens, constituer des
commissions temporaires d’enquête. Il dispose d’un droit d’accès à la Cour de justice afin de
sauvegarder ses prérogatives notamment face au Conseil et à la Commission.
Depuis 1979, les députés européens sont élus tous les cinq ans au suffrage universel direct, Droit de
vote accordé à tous les citoyens majeurs.
Le traité de Lisbonne prévoit le passage à une procédure uniforme ou la mise en place de principes
communs aux États membres pour l’élection des parlementaires (art. 223 TFUE). Mais à ce jour, ce
sont encore les législations nationales de chaque État membre qui déterminent les modes de scrutin,
les circonscriptions, les conditions d’éligibilité et le règlement du contentieux électoral.
Par ailleurs, le mandat de député européen est incompatible avec toute autre fonction dans les
institutions européennes. Un député européen ne peut pas non plus être membre de son
gouvernement national ou membre de son parlement national.
Le traité de Lisbonne a limité à 751 le nombre des membres du Parlement européen (750 députés
plus un président). Un seuil minimum de 6 députés par État membre est prévu, aucun pays ne pouvant
disposer de plus de 96 sièges (art. 14 TUE).
Ces règles sont entrées en vigueur pour la première fois avec les élections européennes de 2014. Lors
des précédentes élections (celles du 4 au 7 juin 2009), le traité de Lisbonne n’était en effet pas encore
entré en vigueur. Le Parlement est désormais composé de 751 membres.
Parmi les pays ayant le plus grand nombre de députés (en raison de leur poids démographique),
l’Allemagne dispose de 96 sièges, la France de 74, le Royaume-Uni de 73, l’Italie de 73. Pour les plus
petits pays, Malte, Chypre, le Luxembourg et l’Estonie ont élu 6 députés chacun
En France, la loi du 11 avril 2003 a modifié le mode de scrutin européen. Il s’organise désormais
au sein de 8 circonscriptions interrégionales (Nord-Ouest, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif
central-Centre, Île-de-France, Outre-Mer) et non plus au sein d’une seule circonscription nationale.
Les sièges à pourvoir sont répartis entre les 8 circonscriptions proportionnellement à leur population.
Les députés français sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour.
Les électeurs choisissent donc une liste sur laquelle ils ne peuvent rayer aucun nom, ni changer l’ordre.
Les listes ayant recueilli moins de 5% des voix ne sont pas admises à la répartition des sièges.
Le Comité des régions a été institué par le traité de Maastricht et mis en place en mars 1994. La
reconnaissance de son rôle a été renforcée par le Traité de Lisbonne. Le Comité des régions est un
organe consultatif représentant les autorités régionales et locales au sein de l’Union européenne.
Son objectif principal est le renforcement de la cohésion économique et sociale entre les États
membres, et ses missions premières sont la consultation et la représentation des collectivités
régionales et locales de l’Union.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Sa consultation est :
obligatoire, lorsque la Commission européenne ou le Conseil ont à se prononcer dans certains
domaines concernant les collectivités locales (ex : transports, éducation, formation
professionnelle, fonds structurels...) ;
facultative, pour tous les domaines, lorsque le Parlement européen, la Commission ou le
Conseil l’estiment nécessaire.
Il peut également émettre un avis de sa propre initiative dans le cadre de son champ de compétence.
Le Comité des régions siège à Bruxelles. Il compte actuellement 353 membres (et autant de membres
suppléants), dont 23 membres français (+ 23 suppléants). Le nombre des membres ne doit pas
dépasser 350 (art. 305 TFUE). Ils sont nommés pour 5 ans par le Conseil, sur proposition des États
membres.
Depuis l’entrée en vigueur du traité de Nice (1er février 2003), les membres du Comité des régions
doivent être titulaires d’un mandat électoral régional ou local , ou politiquement responsables devant
une assemblée élue. Ils ne peuvent pas être membres du Parlement européen.
Le Comité des régions comporte six commissions spécialisées dans différents domaines (par
exemple, politique de cohésion territoriale ; éducation, jeunesse, culture et recherche ; ressources
naturelles…) et se réunit 5 fois par an en assemblée plénière.
La grande majorité des lois européennes sont prises selon la procédure législative ordinaire (art.
294 TFUE) qui confère le même poids au Parlement européen et au Conseil. Avant le traité de
Lisbonne, on parlait de procédure de co-décision.
le Conseil vote les projets de textes à la majorité qualifiée. Dans une Union à 28 États
membres, l’unanimité devient en effet plus difficile à atteindre et les risques de blocage sont
plus importants. Aussi, dans un objectif d’amélioration du processus de prise de décision dans
l’UE, le traité de Lisbonne a étendu le vote à la majorité qualifiée à un grand nombre de
domaines politiques ;
le Parlement participe à la procédure législative en tant que co-législateur.
Cette procédure s’applique désormais à presque toutes les politiques européennes (à l’exception de
certaines mesures de la PAC et de la politique commerciale).
Les domaines échappant à la procédure législative ordinaire sont régis par des procédures législatives
spéciales.
Dans certains cas, le Conseil légifère seul. Le rôle du Parlement est alors limité :
à la consultation : il donne un avis non contraignant (par exemple, en matière fiscale) ;
ou à l’approbation : il approuve ou désapprouve le texte qui lui est soumis sans pouvoir le
modifier par des amendements (par exemple, pour la conclusion d’accords internationaux).
La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) reste un cas particulier. Dans ce domaine, le
processus de décision reste largement intergouvernemental et le vote à l’unanimité est le mode quasi
exclusif de décision. En pratique, les décisions sont prises par consensus et les votes sont
exceptionnels.
C’est le Conseil européen (donc les chefs d’État et de gouvernement. qui détermine les objectifs
stratégiques de l’UE. Le droit d’initiative revient aux États membres et au haut représentant pour les
Affaires étrangères et la politique de sécurité. Le Conseil vote dans la quasi-totalité des cas à
l’unanimité. Le Parlement européen, quant à lui, est informé, parfois consulté, sur les choix
fondamentaux.
Une clause passerelle, introduite par le traité de Lisbonne, prévoit que le Conseil européen peut décider
à l’unanimité d’étendre à la PESC le champ de la majorité qualifiée.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Avec le traité de Paris de 1951, qui instituait la Communauté européenne du charbon et de l'acier
(CECA), les six États membres fondateurs créèrent la Cour de justice de la CECA. Par la suite, avec
les traités de Rome de 1957, instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom)
et la Communauté économique européenne (CEE), la Cour de justice de la CECA fut remplacée par
la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE). Cette dernière devint alors la juridiction
commune aux trois communautés. Depuis 2009 et le Traité de Lisbonne, on parle de CJUE et non
plus de CJCE.
Rôle: veiller à ce que la législation de l'UE soit interprétée et appliquée de la même manière dans
tous les pays de l'UE; garantir que les pays et les institutions de l'UE respectent la législation
européenne.
Membres:
o Cour de justice: un juge par État membre et 11 avocats généraux
o Tribunal: 47 juges. En 2019, leur nombre est porté à 56 (2 juges par État membre) et 54
après le Brexit
Création: 1952
Siège: Luxembourg
Site web: Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) interprète la législation européenne afin d’en
garantir l'application uniforme dans tous les pays de l'UE et statue sur les différends juridiques
opposant les gouvernements des États membres et les institutions de l'UE.
Elle peut également, dans certaines circonstances, être saisie par des particuliers, des entreprises
ou des organisations souhaitant intenter une action contre une institution de l'UE lorsqu’ils estiment
qu'elle a porté atteinte à leurs droits.
Commission européenne ou, dans certains cas, le Parlement européen peuvent demander à la Cour
de l'annuler.
Un particulier peut également demander à la Cour d'annuler un acte qui le concerne directement;
garantir une action de l'UE (recours en carence): le Parlement, le Conseil et la Commission
doivent prendre certaines décisions dans certaines circonstances. S'ils ne le font pas, les États
membres, les autres institutions européennes ou (dans certains cas) des particuliers ou des
entreprises peuvent saisir la Cour;
sanctionner les institutions de l'UE (actions en dommages et intérêts): toute personne ou entreprise
dont les intérêts ont été lésés à la suite de l'action ou de l'inaction de l'UE ou de son personnel
peut saisir la Cour.
Composition
La CJUE comprend deux juridictions:
la Cour de justice, qui traite les demandes de décision préjudicielle adressées par les juridictions
nationales, ainsi que certains recours en annulation et pourvois;
le Tribunal, qui statue sur les recours en annulation introduits par des particuliers, des entreprises
et, dans certains cas, les États membres. Les affaires traitées concernent principalement le droit de
la concurrence, les aides d'État, le commerce, l'agriculture et les marques commerciales.
Les juges et les avocats généraux sont désignés d'un commun accord par les États membres,
pour un mandat renouvelable de six ans. Dans chaque juridiction, les juges désignent parmi eux un
président pour un mandat renouvelable de trois ans.
Étape écrite
o Les parties présentent des déclarations écrites à la Cour. Les autorités nationales, les
institutions de l'UE et, dans certains cas, des particuliers, peuvent également envoyer des
observations.
o Toutes ces informations sont résumées par le juge rapporteur, puis examinées lors de la
réunion générale des juges et des avocats généraux, qui décide:
du nombre de juges assignés à l’affaire: 3, 5 ou 15 (soit l'ensemble de la Cour),
selon l'importance et la complexité de l'affaire. La plupart des affaires sont
entendues par cinq juges. Il est très rare que la Cour statue en plénière sur une
affaire;
si une audience (étape orale) doit être tenue et si l'avocat général doit rendre des
conclusions.
Étape orale: audience publique
o Les avocats des deux parties exposent leurs arguments aux juges et à l'avocat général, qui
peuvent les interroger.
o Si la Cour a estimé que l'avocat général devait rendre des conclusions, celles-ci sont
transmises quelques semaines après l'audience.
o À l'issue de cette procédure, les juges délibèrent et rendent leur décision.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
La procédure d'audience au Tribunal est similaire, si ce n'est que la plupart des affaires sont
traitées par trois juges et que les avocats généraux ne remettent pas de conclusions.
Si, en tant que particulier ou entreprise, un particulier subit un dommage à la suite de l'action ou de
l'inaction d'une institution de l'UE ou de son personnel, il peut saisir la Cour de justice:
de manière indirecte, en faisant appel aux juridictions nationales (qui peuvent décider de renvoyer
l'affaire devant la Cour de justice);
de manière directe, en saisissant le Tribunal, si une décision prise par une institution de l'UE vous
concerne de manière directe et individuelle.
S’il estime que les autorités d'un pays ont enfreint la législation de l'UE, vous devez suivre la
procédure de recours officielle.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Rôle: finance des projets qui contribuent à réaliser les objectifs de l’Union, tant à l’intérieur qu'à
l’extérieur de l’UE
Conseil d'administration: un directeur par pays de l’UE, et un nommé par la Commission
européenne
Création: 1958
Siège: Luxembourg
Site web: Banque européenne d'investissement
La Banque européenne d’investissement (BEI) est détenue conjointement par les pays de l'UE. Ses
objectifs sont les suivants:
activité de prêt: environ 90 % de son engagement financier total. La Banque accorde des prêts à
des clients de toutes tailles en vue de soutenir la croissance et l’emploi, ce qui permet souvent
d’attirer d’autres investisseurs;
financement mixte: permet aux clients de combiner les fonds de la BEI à d'autres
investissements;
conseils et assistance technique: permettent d'optimiser la rentabilité des investissements.
Les prêts de la BEI d'un montant supérieur à 25 millions d'euros sont octroyés directement.
Lorsque le montant du prêt est moins élevé, la BEI ouvre une ligne de crédit aux établissements
financiers, qui prêtent ensuite des fonds aux créanciers.
Composition
Les actionnaires de la BEI sont les pays membres de l'UE. Les décisions sont prises par les instances
suivantes:
le Conseil des gouverneurs, composé des ministres (des finances, essentiellement) de tous les pays
de l'UE. Il définit les orientations générales de la politique de crédit;
le Conseil d'administration, présidé par le président de la BEI, compte 28 membres nommés par
les pays de l'UE et un par la Commission européenne. Il approuve les opérations de prêt et
d’emprunt;
le Comité de direction, l'organe exécutif de la Banque, assure la gestion courante de la BEI.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Institutions Localisation
Strasbourg : siège du Parlement Parlement. . Il s’y réunit pour les
sessions plénières, environ une semaine par mois.
Parlement européens Bruxelles : pour les sessions supplémentaires. Les commissions du
Parlement y siègent aussi.
Luxembourg : pour le secrétariat général et ses services.
Conseil européen Bruxelles
Conseil (ou Conseil des Bruxelles : siège du Conseil.
ministres) Luxembourg : le Conseil y siège en avril, juin et octobre.
Bruxelles : siège officiel, mais la Commission dispose aussi de
Commission européenne
locaux à Luxembourg.
Cour de justice de l’Union Luxembourg : pour la Cour de justice et pour le Tribunal qui
européenne (CJUE) l’assiste.
Cour des comptes
Luxembourg
européenne
Bruxelles : siège du Comité.
Comité des régions
Mais chaque État membre dispose d’une délégation nationale.
Banque centrale
Francfort-sur-le-Main
européenne (BCE)
Note : Ce n’est que depuis le traité de Lisbonne que le Conseil européen et la Banque centrale
européenne sont considérés comme des institutions à part entière de l’Union européenne. En
revanche, le Comité des régions reste un organe consultatif, mais son avis est obligatoire pour certaines
questions concernant les collectivités locales.
À l’origine, il n’y avait que trois institutions : la Commission, le Conseil des ministres, formation
collégiale réunissant l’ensemble des ministres. et le Parlement européen Parlement européen,
institution de l’Union européenne représentant les citoyens des États membres. C’est ce que l’on
appelait le « triangle institutionnel ».
Le Conseil européen (réunion des chefs d’État et de gouvernement, organe collégial composé du
Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction
de la politique nationale.) n’apparaît qu’en 1974 et n’obtient le statut d’institution qu’avec le traité de
Lisbonne (2007).
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Le traité de Maastricht (1992) a ajouté aux institutions la Cour des comptes, et le traité de Lisbonne,
la Banque centrale européenne (BCE).
La classification traditionnelle entre pouvoir exécutif, législatif et judiciaire est difficile à établir, surtout
entre le législatif et l’exécutif car :
Pouvoir législatif
Ce monopole connaît des exceptions. Ainsi, dans les domaines de la coopération judiciaire en matière
pénale et de la coopération policière, l’initiative peut également provenir d’un quart des États membres
(art. 76 TFUE). Dans le domaine de la PESC, le droit d’initiative appartient aux États membres ainsi
qu’au haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, seul ou avec
le soutien de la Commission (art. 30 TUE). Par ailleurs, depuis le traité de Lisbonne, il existe un droit
d’initiative citoyenne qui permet à un million de ressortissants de l’UE venant d’un nombre significatif
d’États membres de soumettre à la Commission une proposition législative. Cependant, garante de
l’intérêt général, cette dernière reste le filtre et décide si elle choisit ou non de transformer cette
initiative citoyenne en proposition officielle de règlement ou de directive.
Le Conseil (dit aussi Conseil des ministres) et le Parlement sont co-législateurs dans le cadre
de la procédure législative ordinaire. Mais, pour certaines politiques, le Conseil garde un rôle
consultatif. Les décisions de la PESC, qui sont intergouvernementales, relèvent du Conseil
statuant à l’unanimité, sauf dans certains cas où il peut avoir recours au vote à la majorité
qualifiée, (Majorité qualifiée désigne soit un mode de calcul de la majorité absolue effectué sur
le nombre d’inscrits ou l’effectif légal d’une assemblée, soit un nombre de suffrages exigés
(2/3, 3/5...) pour que le vote soit acquis. (art. 31 TUE).
Pouvoir exécutif
Il est du ressort de la Commission européenne qui est notamment chargée de l’exécution du budget.
Par ailleurs, le Conseil exerce une fonction exécutive qu’il délègue dans la plupart des cas à la
Commission pour l’exécution des règles européennes. Enfin, c’est le haut représentant qui est chargé
de l’exécution de la PESC.
Cours de droit l’intégration régionale, notes tirées du site l’UE. FSJP_UNIFA
Pouvoir judiciaire
Seule la Cour de justice de l’Union européenne dispose du pouvoir judiciaire, même si la Commission
européenne en tant que gardienne des traités veille avec elle à l’application du droit de l’Union par
tous les États membres.