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Orale

Le document traite de l'importance de la physique et de la chimie dans les enquêtes criminelles, illustrée par l'affaire du meurtre de Sophie Lionnet en 2015. La balistique permet de reconstituer les trajectoires de balles et d'analyser les angles de tir, tandis que la chimie, notamment à travers l'utilisation du luminol, révèle des traces de sang invisibles et identifie des substances toxiques. Ces disciplines complémentaires transforment les indices en preuves scientifiques, mais soulèvent également des questions éthiques sur leur utilisation dans la justice.

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Orale

Le document traite de l'importance de la physique et de la chimie dans les enquêtes criminelles, illustrée par l'affaire du meurtre de Sophie Lionnet en 2015. La balistique permet de reconstituer les trajectoires de balles et d'analyser les angles de tir, tandis que la chimie, notamment à travers l'utilisation du luminol, révèle des traces de sang invisibles et identifie des substances toxiques. Ces disciplines complémentaires transforment les indices en preuves scientifiques, mais soulèvent également des questions éthiques sur leur utilisation dans la justice.

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Introduction :

En 2015, l’affaire du meurtre de Sophie Lionnet à Londres a été résolue grâce à l’analyse
balistique et aux traces ADN retrouvées sur les lieux. Cette affaire illustre parfaitement
comment la science devient un témoin silencieux mais implacable dans les enquêtes
criminelles.

Depuis le XIXe siècle et les travaux pionnière d’Emond Locard qui affirmait que « tout contact
laisse une trace », la police scientifique s’appuie sur les lois de la physique et de la chimie pour
reconstituer les faits. Aujourd’hui, ces sciences sont devenues indispensables pour établir la
vérité.

Cela nous amène à nous interroger : comment la trajectoire et l’analyse des traces aident-elle à
résoudre une enquête criminelle ?

Pour y répondre, nous verrons d’abords comment la physique permet de reconstituer les
trajectoires et d’analyser l’énergie mise en jeu, puis comment la chimie révèle l’invisible par
l’analyse des traces.

Développement :

Commençons par la balistique, qui étudie le mouvement des projectiles, notamment des balles
d’arme à feu. Cette discipline est fondamentale car elle permet aux enquêteurs de remonter le
temps et de reconstituer précisément les circonstance d’un tir.

Quand une balle est tirée, elle n’avance pas en ligne droite. En réalité, elle est soumise à deux
mouvement simultanés : un mouvement horizontal ou elle avance à vitesse constante, et un
mouvement vertical ou elle tombe sous l’effet de la gravité. La combinaison de ces 2
mouvement crée ce qu’on appelle une trajectoire parabolique, exactement comme quand on
lance un ballon.

Cette trajectoire obéit aux équation de la cinématique que nous étudions en terminale. La plus
1 2
importante de la position verticale : y= y 0+ v 0 t− g t . Cette formule nous dit que la hauteur
2
de la balle a un instant donné dépend de sa hauteur initiale, de sa vitesse de départ, et du
temps écoule, le tous influencer par la gravite qui vaut 9.8 mètre pas seconde carrée.

Mais concrètement, a quoi cela sent-il dans une enquête ?

Eh bien, ces équations permettent aux experts en balistique (science du mouvement des
projectiles) de déterminer trois éléments cruciaux.

Premièrement, l’angle de tir. Quand une balle pénètre dans un mur ou dans un corps, elle laisse
une trace avec un certain angle. En mesurant cet angle d’impact, on peut savoir si le tireur était
en hauteur, au même niveau, ou en contrebas par rapport à la victime. Par exemple, si l’impact
montre un angle de 45 degrés vers le bas, cela signifie que le tireur était surélevé, peut-être à
une fenêtre d’étage.

Deuxièmement, la distance entre le tireur et la victime. On peut l’estimer de plusieurs façons :


en analysant les résidus de poudre autour de l’impact, car plus le tir est proche, plus il y a de
résidus brules, ou en calculant la trajectoire grâce à la vitesse initiale de la balle qui dépend du
type d’arme utilisée.

Et troisièmement, la position exacte du tireur. En traçant la trajectoire inverse à partir de


l’impact, on peut localiser d’où le coup est parti. Voici un exemple concret : imaginons qu’on
retrouve une balle enfoncée dans un mur de 1 mètre 20 de hauteur, avec un angle d’impact de
30 degrés vers le bas. En traçant une ligne droite qui respecte cet angle, on peut placer un laser
sur cette trajectoire. Ce laser nous indique alors que le coup est parti d’une fenêtre au
deuxième étage d’un immeuble situe à environ 25 mètres. Cette information oriente
immédiatement l’enquête vers les occupant de cet appartement.

Passons maintenant à la chimie, qui vas nous permettre de révéler et d’analyser toutes les
traces invisibles laissées sur une scène de crime.

Car si la physique reconstitue les évènements, c’est la chimie qui identifie les personnes
impliquées et les substances présentes. Et souvent, ces traces sont invisibles à l’œil nu, mais la
chimie dispose des techniques extraordinaires pour les faire apparaitre.

Commençons par la révélation des traces biologique, et notamment du sang.

Vous vous demandez peut-être : pourquoi chercher du sang qui serait invisible ? eh bien, dans
de nombreux cas, un criminel nettoie la scène de crime, lave les surfaces, repeint même parfois
les murs. Mais même si le sangs n’est plus visible, il est toujours là au niveau moléculaire. Et
c’est là qu’intervient le test au luminol, probablement l’un des outils les plus spectaculaires de la
police scientifique.

Le luminol est une molécule, de la formule chimique C8H7N3O2, qui possède une propriété
remarquable : elle réagit avec l’hémoglobine présente dans le sang, même en quantités infimes.
Quand on vaporise du luminol sur une surface dans l’obscurité. Il réagit avec le peroxyde
d’hydrogène H2O2 en présence de fer contenu dans l’hémoglobine. Cette réaction chimique
produit ce qu’on appelle une chimioluminescence, c-à-d une émission de lumière bleue, sans
chaleur.

Concrètement, les enquêteurs plongent la pièce dans le noir complet, vaporisent le luminol, et
soudain, toutes les traces de sang se mettent à briller d’un lueur bleu fantomatique pendant
quelque secondes. On peut ainsi révéler des traces de sang sur un mur repeint trois fois, sur un
plancher lave a l’eau de javel, ou même sur des vêtements passes plusieurs fois en machine.
C’est l’avantage majeur de cette technique : rien ne peut effacer complètement le sang.

Parlant maintenant de la toxicologie et de l’analyse des substances.

Imaginons un décès suspect sans blessures apparentes. Comment savoir si la personne a été
empoisonnée ? on utilise 2 techniques puissantes : la chromatographie et la
spectrophotométrie de masse.

La chromatographie (CPG ou HPLC) sépare les molécules présentes dans un échantillon selon
leur priorités chimique. Dans différents prélèvements biologiques : le sang lors de l’autopsie, les
cheveux, ou même la vessie, il peut y avoir des certaines de molécules mélangées : la
chromatographie les sépare une par une .

Ensuite, la spectrométrie de masse identifie chaque molécule en l’ionisant et en la séparant


selon son rapport masse/charge. Chaque molécule a un spectre caractéristique. Cette technique
détecte des trace au nanogramme, soit un milliard de gramme.

Avec ces techniques, on peut détecter trois catégories de substances :

- Les drogues : THC, cocaïne, héroïne, amphétamines, médicament psychotropes.


- Les poisons : arsenic, cyanure, strychnine, thallium, pesticides, métaux lourds.
- L’alcool : dosage précis de l’éthanol dans le sang.

Un élément fascinant : l’analyse des cheveux fonctionne comme une archive chimique. Les
cheveux poussent d’un centimètre par mois et incorporent les substance présentes dans le
sang. En analysant un cheveu de 12 cm, on peut retracer un an d’historique de consommation.

Synthèse :

Nous avons vu au cours de cet expose comment la physique et la chimie sont devenues des
pilier essentiels de la criminalistique moderne. La physique, par l’analyse balistique, la
mécanique des chocs et l’étude des projections de sang, permet de reconstituer précisément le
« comment » des évènements : comment le coups a été tire, d’où venait le tireur, comment la
victimes s’est déplacée. La chimie, quand a-t-elle, révèle l’invisible grâce au luminol qui fait
apparaitre le sang efface, et identifie les substances par chromatographie et spectrométrie de
masse, permettant de détecter drogues, poisons et traces matérielles.

Ces 2 approches sont complémentaires : la physique reconstitue la dynamique des faits, la


chimie établit des liens maternels entre suspects, et scène de crime. Ensemble, elles
transforment chaque indice en preuve scientifique pour établir la vérité.
Cependant, cette scientifisation de la justice soulevé des questions. Jusqu’où aller avec ces
technologies ? comment éviter les erreurs d’interprétation ? la science offre des outils
puissants, mais elle doit rester encadrée par des protocoles rigoureux. Car si la science éclaire la
vérité, c’est à l’homme de juger.
Réponses sur la balistique et la physique

 Pouvez-vous expliquer plus précisément comment l'équation y=y0+v0t−12gt2y = y_0 +


v_0 t - \frac{1}{2} g t^2y=y0+v0t−21gt2 permet de déterminer l'angle de tir à partir
d'un impact ?
Cette équation décrit le mouvement vertical parabolique d'une balle sous gravité (g = 9,8
m/s²). En mesurant l'angle d'impact sur un mur (ex. : 30° vers le bas) et la hauteur y, on
remonte à la vitesse initiale v₀ et au temps t via la trajectoire inverse ; un laser trace
alors la ligne droite pour localiser le tireur, comme dans l'exemple du mur à 1,20 m
indiquant un tir depuis une fenêtre à 25 [Link]

 Quels sont les facteurs (comme la résistance de l'air ou la rotation) qui limitent
l'approximation d'une trajectoire parabolique idéale dans une enquête réelle ?
La résistance de l'air ralentit la vitesse horizontale et modifie la parabole, tandis que la
rotation (effet Magnus) dévie la balle. Dans les enquêtes, ces effets sont négligés pour
les courtes distances (<50 m), mais corrigés numériquement pour plus de précision, en
se basant sur le type d'arme et de [Link]

 Comment l'énergie cinétique d'une balle influence-t-elle la profondeur de pénétration,


et quelles formules du programme utilisez-vous pour la calculer ?
L'énergie cinétique Ek=12mv2E_k = \frac{1}{2} m v^2Ek=21mv2 détermine la profondeur
: plus v est élevée, plus E_k est grande, augmentant l'impact. On l'estime via la vitesse
initiale (dépendant du canon) et la compare aux résidus de poudre pour la
[Link]

Réponses sur la chimie des traces

 Décrivez le mécanisme chimique exact de la réaction du luminol avec l'hémoglobine :


quel rôle joue le peroxyde d'hydrogène ?
Le luminol (C₈H₇N₃O₂) réagit avec le fer de l'hémoglobine et H₂O₂ (peroxyde
d'hydrogène) pour produire une chimioluminescence bleue : H₂O₂ oxyde le luminol en
présence de Fe²⁺, libérant de la lumière sans chaleur, révélant des traces infimes même
après [Link]

 En quoi la chromatographie en phase gazeuse (CPG) et la spectrométrie de masse sont-


elles complémentaires pour détecter un poison dans un échantillon biologique ?
La CPG sépare les molécules par polarité (sang, cheveux, urine), puis la spectrométrie de
masse ionise et identifie via le rapport masse/charge (spectre unique). Ensemble, elles
détectent des traces au nanogramme (poisons comme cyanure, THC).[Link]

 Quelles limites le luminol présente-t-il (faux positifs, durée de luminescence) et


comment les experts les contournent-ils ?
Limites : faux positifs avec cuivre ou lessive (réagit aussi), luminescence éphémère (30 s).
Experts confirment par tests ADN ou microscopie, et travaillent dans le noir pour
maximiser la dé[Link]

Réponses transversales et liens

 La balistique suffit-elle seule à reconstituer une scène de crime, ou faut-il toujours


combiner avec des analyses chimiques comme l'ADN ?
Non, la balistique reconstitue la dynamique (trajectoire, position), mais la chimie
(luminol, ADN) identifie suspects et substances ; elles sont complémentaires, comme
dans l'affaire [Link]

 Comment votre sujet s'inscrit-il dans le programme de Terminale (cinématique,


chimioluminescence, spectres) et en quoi illustre-t-il l'échange de Locard ?
Cinématique (trajectoires), chimioluminescence (luminol), spectres (masse) sont au
programme. Locard ("tout contact laisse une trace") explique pourquoi balle, sang ou
cheveux lient scène et [Link]

 Quelles limites éthiques ou erreurs possibles voyez-vous dans l'usage de ces


techniques scientifiques en justice ?
Erreurs d'interprétation (angles approximés, faux positifs luminol) ou biais humains ;
éthiquement, besoin de protocoles (chaîne de custody) pour éviter contamination, car la
science éclaire mais l'humain [Link]

Réponses sur l'introduction

 Pouvez-vous développer l'affaire Sophie Lionnet mentionnée en intro ?


En 2015 à Londres, Sophie Lionnet est assassinée ; balistique et ADN sur traces résolvent
l'enquête, prouvant comment physique/chimie reconstituent les faits malgré
[Link]

 Qui est Edmond Locard et pourquoi sa principe est-il clé ?


Pionnier au XIXe-XXe siècle, Locard ("tout contact laisse une trace") fonde la police
scientifique : balle laisse résidus, sang ADN, reliant suspect et scè[Link]

 Pourquoi les sciences sont-elles "indispensables" aujourd'hui en criminalistique ?


Elles transforment indices en preuves irréfutables (trajectoires précises, traces
invisibles), passant de témoignages subjectifs à faits objectifs, comme dans 80% des cold
cases résolus par [Link]

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