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Disc Rapporté

Les extraits analysent différents types de discours rapportés dans la littérature, notamment le discours direct et indirect. Le premier extrait montre une alternance entre discours indirect pour le contexte et discours direct pour la dramatisation, tandis que le second extrait privilégie le discours direct avec une touche de discours indirect libre. Le troisième extrait utilise principalement le discours direct pour les paroles du père, complété par une narration qui établit le ton de l'interaction.

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Disc Rapporté

Les extraits analysent différents types de discours rapportés dans la littérature, notamment le discours direct et indirect. Le premier extrait montre une alternance entre discours indirect pour le contexte et discours direct pour la dramatisation, tandis que le second extrait privilégie le discours direct avec une touche de discours indirect libre. Le troisième extrait utilise principalement le discours direct pour les paroles du père, complété par une narration qui établit le ton de l'interaction.

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Extrait 1 : Roger Grenie

1. Le discours indirect (au début du passage)


On trouve d’abord du discours indirect, reconnaissable à :
 L’absence de guillemets ou de tirets.
 La présence de la conjonction « que ».
 Les temps verbaux adaptés au récit.
Exemples :
 « Adrien lui rappela qu’il lui avait dit qu’il avait perdu son travail. »
 « Rossi lui demanda ce qu’il faisait à présent. »
✅ Verbes introducteurs :
 rappela
 demanda
✅ Commentaire sur leur choix :
 rappela suggère que l’information était déjà connue : il s’agit d’un rappel,
pas d’une révélation.
 demanda indique une question formulée de manière neutre, sans nuance
affective particulière.
2. Le discours direct (dans le dialogue)
À partir de :
 « — Je bricole. Ce n’est pas drôle. »
 « — Tu vois, tu étais le brillant journaliste… »
 « — Je n’ai jamais méprisé ton métier. »
Nous sommes dans du discours direct, reconnaissable à :
 La présence de tirets.
 Les paroles rapportées telles quelles.
 L’emploi de la 1re et 2e personnes (je, tu).
 Les marques de l’oralité (impératif : avoue-le).
✅ Ici, il n’y a pas toujours de verbe introducteur : l’effet est plus vif, plus
théâtral, plus immédiat.
3. Absence de discours indirect libre
Contrairement au texte précédent, on ne trouve pas ici de discours indirect libre :
les pensées ne sont pas fondues dans la narration.
Le passage alterne clairement entre narration indirecte et dialogue direct.

✅ Conclusion générale
Cet extrait combine :
 ✅ Discours indirect pour résumer les échanges passés et poser la
situation.
 ✅ Discours direct pour rendre la confrontation plus vivante et expressive.
L’alternance permet :
 de poser le contexte de manière synthétique (indirect),
 puis de dramatiser la tension entre les deux anciens amis (direct).
On observe une montée en intensité : le récit indirect est neutre et factuel, tandis
que le dialogue direct laisse apparaître rancœur et émotion.

Extrait2 : Richard Matheson


Voici l’analyse du type de discours rapporté dans l’extrait de Richard
Matheson (Le Feu du bouton, 1981).
1. Le discours direct (dominant)
Le passage utilise principalement le discours direct, reconnaissable à :
 La présence de tirets pour introduire les paroles.
 L’absence de subordination (les paroles sont rapportées telles
quelles).
 Les marques de l’oralité (interrogations, apostrophes).
 Les verbes de parole en incise :
o « articula doucement Mr Stewart »
o « objecta Mr Stewart »
Exemples :
 « — Mrs Lewis ? articula doucement Mr Stewart. »
 « — Vous m’avez bien dit que je ne connaîtrais pas la personne qui
devait mourir ? »
 « — Mais chère Madame, objecta Mr Stewart, croyez-vous vraiment
que vous connaissiez votre mari ? »
Les paroles sont reproduites fidèlement, sans transformation des temps ni
des pronoms : c’est bien du discours direct.
2. Le discours indirect libre
On trouve également une phrase relevant du discours indirect libre :
« Était-ce bien sa voix à elle qui hurlait ainsi ? Non, impossible ! »
Car :
 Il n’y a pas de verbe introducteur (comme elle se demanda si…).
 La phrase traduit les pensées du personnage.
 Elle conserve la forme interrogative et exclamative propre à l’oral.
 Elle est intégrée au récit à la troisième personne.
On entend la voix intérieure de Norma sans rupture typographique : c’est
donc du discours indirect libre.

3. Le récit (narration)
Les phrases suivantes relèvent de la narration classique :
 « Quand le téléphone sonna, Norma suffoqua… »
 « Elle vacilla jusqu’au living-room, saisit le récepteur. »
Ici, il n’y a pas de paroles rapportées mais un récit des actions.

✅ Conclusion
L’extrait combine :
 ✅ Discours direct (majoritaire) pour les dialogues.
 ✅ Discours indirect libre pour exprimer les pensées de Norma.
 ✅ Narration pour les actions.
Cette alternance crée un effet dramatique :
le récit installe la tension, le discours indirect libre montre le
bouleversement intérieur, et le discours direct intensifie le face-à-face
téléphonique.

Extrait 3 : Jules Vallès


Dans cet extrait de L'Enfant de Jules Vallès, on peut distinguer deux types
de discours rapportés :
1. Le discours direct
C'est le type de discours dominant dans le passage. Il est utilisé pour
rapporter les paroles du père. On le reconnaît aux indices suivants :
 La ponctuation : L'utilisation des guillemets et du tiret pour ouvrir et
fermer la prise de parole.
 Le verbe de parole : L'incise « m'a-t-il dit » qui introduit les propos.
 Les marques d'énonciation : L'utilisation de la première personne («
Nous », « je ») et de la deuxième personne (« Mon enfant », « tu »),
ainsi que les impératifs (« Rappelle-toi »).
 Exemple : « Mon enfant, m'a-t-il dit, il ne faut pas jeter le pain ; c'est
dur à gagner. [...] »
2. Le discours narrativisé
Au début du texte, le narrateur évoque une interaction sans rapporter les
paroles exactes, mais en résumant l'acte de parole et son ton.
 Exemple : « Il ne m'a pas parlé durement comme il le fait toujours. »
 Ici, le narrateur ne nous dit pas ce que le père a dit à ce moment
précis, mais il qualifie la manière dont il s'est exprimé (l'absence de
dureté).
En résumé
Le texte commence par une narration qui intègre du discours narrativisé
pour poser l'ambiance, puis bascule dans le discours direct pour donner
toute sa force et sa solennité à la leçon de morale du père sur le respect du
pain.

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