Steve
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COURS DE GYNECO-OBSTETRIQUE
I. OBSTETRIQUE
A. INTRODUCTION GENERALE
DEFINITION
L’obstétrique est une partie de la médecine qui se consacre à l’étude de la grossesse et de l’accouchement
ainsi que des phénomènes qui leur sont associés.
ETENDUES ET LIMITES
A ses origines ,en effet, cette discipline ne se préoccupait guerre de l’évolution de la grossesse. Elle ne
consistait qu’à se tenir en présence de la femme qui accouche et à l’observer sans presque rien faire. Cela
suggérait une pauvreté et une simplicité d’attitudes et d’actes. On en est loin aujourd’hui.
jusqu’au début du siècle dernier, a été reconnue comme une situation à risque materno-fœtal qu’il faut
s’employer à gérer grâce à une surveillance prénatale appropriée. L’obstétrique est donc devenue aussi
préventive, ce qui lui fait adopter des allures parfois dirigistes, avec certaines actions correctrices.
CONTEXTE
A la fin de la grossesse, normalement une fois qu’elle a atteint le terme, l’accouchement qui est l’acte par
lequel le produit de conception est expulsé hors de l’organisme maternel, comprend des phénomènes
physiologiques et mécaniques sur lesquels l’obstétricien peut également agir sans que, pour autant,
l’accouchement soit considéré comme pathologique. Et l’on continuera à parler d’accouchement normal ou
eutocie(=accouchement eutocique).Et lorsque surviennent de vraies difficultés(=dystocie ou accouchement
dystocique),l’accouchement peut se faire par voie vaginale(voie basse) moyennant l’usage de certaines
manœuvres ou de certains instruments (ventouse, forceps),ou par césarienne(voie haute).
La physiologie et la mécanique de l’accouchement impliquent : Une seule force active qui est la contraction du
muscle utérin=MOTEUR ;il pousse vers le bas le contenue utérin ;
Un élément passif qui doit être expulsé ;c’est le fœtus ou MOBILE, qui est l’enfant à naître ; il doit parcourir
les voies maternelles plus ou moins rigides et savoir se maintenir en vie au dehors ; des résistances à vaincre
qui sont représentées d’abord par la partie basse de l’utérus agissant comme un vrai verrou ; c’est le col qui
doit s’ouvrir(=DILATATION) ;les résistances suivantes sont constituées par l’entonnoir du bassin par lequel le
mobile doit passer(=FILIERE GENITALE ou VOIES) ;et finalement, c’est le diaphragme musculo- aponévrotique
qui ferme le bassin vers le bas(PERINEE).
OBJECTIFS
Gravidiques ;
1. FECONDATION
(IUD).
La migration est le cheminement de l’œuf fécondé ou zygote de la trompe vers l’utérus. Sa progression est
assurée essentiellement par les mouvements péristaltiques de la trompe qui atteignent leur amplitude
maximale pendant l’ovulation ; et secondairement par les mouvements vibratiles de l’épithélium tubaire et par
le courant du liquide péritonéal. Les hormones ovariennes jouent également un rôle dans cette migration en
réglant la contractilité musculaire de la trompe. La durée de cette migration est de 3 à 5 jours. Vingt-quatre
heures après la fécondation, la première division de l’œuf commence.
2. NIDATION
Arrivé dans la cavité utérine à la fin de la première semaine de migration, l’œuf commence son implantation
(=nidation) dans la muqueuse utérine ;il est au stade de blastocyste et mesure 150 microns. La nidation est
précédée d’ une préparation de la muqueuse utérine ou endomètre qui va favoriser la mise en place des
Une grossesse normale est celle qui évolue jusqu’à terme sans provoquer chez la mère d’altérations notables
de l’ état général ni de troubles organiques, et sans s’accompagner d’anomalies de développement ou de
comportement de l’œuf. Cela n’empêche pas qu’une grossesse dite normale s’accompagne de symptômes
d’intensité variable faisant partie des manifestations imputables au simple état gravidique.
La sémiologie obstétricale procède de la même manière que les autres branches de la médecine
• Le diagnostic de la grossesse
• Le terme de la grossesse
Les attitudes tant anamnestiques, cliniques que para cliniques de toutes ces préoccupations sont spécifiques
à certaines périodes de la grossesse.
Certains gestes valables au début de la grossesse seront tout à fait in appropriés vers le milieu ou la
fin de la grossesse (exemple : exploration des annexes maternelles à partir du toucher vaginal à 6 mois de
gestation ; recherche de la présentation fœtale sur grossesse de 3 mois ; étude du rythme cardiaque fœtal sur
grossesse de 3 mois). Aussi est- il plus pratique d’envisager la sémiologie obstétricale selon la subdivision
suivante :
GROSSESSE=DIAGNOSTIC DE LA GROSSESSE
• Diagnostic la grossesse ;
• Déterminer les éléments qui feront l’objet d’une surveillance particulière au cours de la grossesse, en plus du
poids, de la tension artérielle, de la protéinurie, et de la glucoserie.
Le diagnostic de la grossesse au premier trimestre est aussi dit diagnostic de grossesse débutante.
Il comprend :
• L’anamnèse=AMENORRHEE+SIGNES
1. EXAMEN CLINIQUE
Une fois les éléments d’anamnèse bien notés dans le dossier ou sur la fiche des CPN, on passe à l’examen
physique général et gynéco-obstétrical de la gestante.
L’examen physique général vise à préciser l’état général de la gestante : une taille<150cm peux faire
soupçonner un mauvais bassin ( sauf typologie propre à certaines ethnies) ; un poids<50kg fait penser à une
dénutrition ou une immaturité, tandis que ˃ ˃˃ ˃90kg fait évoquer une obésité. Le poids, la taille, le pouls, la
tension artérielle(TA) ainsi que la température seront déterminés. L’état des conjonctives palpébrales et
bulbaires, la présence ou absence des œdèmes des membres inférieurs seront également précisés.
On recherchera les anomalies squelettiques comme la boiterie (asymétrie du bassin si la différence entre les
deux diamètres obliques est˃ ˃˃ ˃1cm), la cyphose, la scoliose, les séquelles de poliomyélite et cicatrices
traumatiques ou chirurgicales surtout au niveau du bassin.
Pour être complet, l’examen physique doit également s’intéresser l’inspection, la palpation, la percussion et
l’auscultation de différents organes comme le cœur, le poumon etc.
Il est conseillé de déshabiller la gestante progressivement au cours de ces différentes étapes de l’examen afin
de lui éviter d’être complètement nue durant tout l’examen.
b. Examen gynéco-obstétrical
Palpation : dépend de l’âge de la grossesse au moment où la gestante est examinée. A partir de 12 semaines
d’aménorrhée(SA) le fond utérin(FU) devient facile à déterminer à la palpation abdominale. Dans le dernier
trimestre de la grossesse, la palpation de la masse utérine s’ effectue suivant une procédure définie comme «
manœuvres de Léopold ». Les manœuvres de Léopold déterminent l’attitude fœtal par rapport au corps
maternel.
1. Définition : Il s’agit d’une surveillance médicale et paramédicale d’une grossesse depuis la conception
jusqu’à l’accouchement.
La durée normale de cette surveillance est de 280 jours, 9 mois calendrier, 10 mois linéaire, et on dit qu’une
grossesse doit durer 40 plus au moins 2 semaines. Cette surveillance se fait pendant 3 périodes : du 1èr au 3è
trimestre. Ces surveillances se font pendant les consultations prénatales.
Les consultations prénatales sont par définition les possibilités offertes au corps médical et paramédical dans
le but de veiller à l’évolution et à la surveillance des éléments qui peuvent altérer l’heureux aboutissement
d’une grossesse. Les buts des consultations prénatales sont multiples :
Au 1èr trimestre
NB : Dans la majorité des cas, les avortements au 1èr trimestre ne doivent pas être empêchés car il s’ agit des
aberrations chromosomiques ou des œufs clairs.
C’est à cet effet qu’au 1èr trimestre de la grossesse aucun médicament n’est accepté sauf les vermifuges, les
anti malariens et les vitamines.
Biologiques :
Test de grossesse
Examen en rapport avec la santé maternelle
L’hémoglobine : parce que pendant la grossesse, il y a compétition digestive d’une utilisation de fer
étant donné qu’il y aura activation de l’hématopoïèse fœtale
La goutte épaisse ou palu-test : surtout pour le plasmodium falciparum.
Groupe sanguin et facteur rhésus : pour préparer l’éventualité d’une transfusion sanguine car celle-ci
ne peut se faire que par le sang iso groupe, iso rhésus, compatible et testé VIH négatif. Cela peut
donner une idée sur les incompatibilités rhésus et ABO.
VDRL ou RPR : pour détecter le sang contenant soit le tréponème, soit son marqueur responsable
notamment de la syphilis.
• Examen des selles : car certains parasites peuvent déclencher soit une anorexie soit une hémorragie et
même être capable d’induire l’anémie. C’est le cas de nécator canus , d’ ankylostome et les ascaris.
D’autres examens :
o Albumine : substance protéique ayant un intérêt particulier. L’albumine en grande quantité peut être la
cause d’œdème qui se manifeste cliniquement par une bouffissure de la face et œdèmes des membres
inférieurs prenant le godet.
o Sédiment : on cherche à détecter les GB qui peuvent être responsable de la survenue des certaines
infections surtout sexuellement transmissibles ou même des germes en présence( bâtonnets,coques,gram(+)
ou (-) )
o Test au VIH
Prise de la TA, pouls et la température, le poids de la gestante aussi( d’une manière générale, pendant la
grossesse, il y a une augmentation de 500mg par mois à 2kgs avec un total maximum ne dépassant guère
10kgs).
Ce poids augmente sensiblement au dernier trimestre de la grossesse et le fœtus gagne le maximum de son
poids également au 3è trimestre.
1. Délimiter le fond de l’utérus : connaître la partie fœtale qui se retrouve dans le fond de l’utérus et la
mensuration du fond de l’utérus. La mensuration se prend en mettant le bord du mètre ruban au bord
supérieur de l’utérus jusqu’au fond du bord utérin.
NB :Dans le principe, chaque mois le fond utérin augmente de 4cm et cette mensuration est valable jusqu’à la
20è SA. Au-delà de la 20è semaine, le fond utérin égal le nombre ou l’âge de la grossesse en semaine.
L’utérus est déjà à mi-chemin entre l’ombilic et le pubis à 12 SA, à l’ombilic à 20 SA( ou 5mois) et le
débordement de l’ombilic (4cm au dessus de celui-ci) à 6mois ou 24SA ;mais ces valeurs sont aléatoires car il
faut tenir compte de la panicule adipeuse de la gestante et de l’obésité maternelle.
[Link] mise en évidence du dos du fœtus : qui indique également la position du fœtus. Comme la partie dorsale
du fœtus est solide, elle permet donc la transmission des vibrations cardiaques lorsqu’on pose le foetoscope
de pinard. En d’autres termes, c’est pendant ce temps que l’on cherche le BCF. Celui-ci est normal entre 120-
160 battements par minute variable toutes les 5 minutes.
3. Déterminer la partie fœtale en présentation : C’est-à-dire la partie engagée. Si la partie est ronde et dure, on
pense à la tête ; si elle est molle, il peut s’agir des fesses ; et si l’excavation pelvienne est vide, il peut s’agir
d’une présentation transversale.
[Link]évenir les éléments qui peuvent entraîner un accouchement prématuré. Les examens para cliniques
obligatoires sont :
Hémoglobine
Test au VIH
Palu-test : obligatoire
CHAPITRE3. LE TRAVAIL
I. DEFINITION : C’est un ensemble des phénomènes physiologiques et mécaniques caractérisés par des
La durée normale d’une grossesse est de 280 jours soit 40 plus ou moins 2SA. 9 mois calendrier ou 10 mois
lunéaires.
Entre 28 et 36 SA , l’accouchement est dit prématuré ; dans les milieux sous équipés , on parle
d’accouchement lorsque la grossesse a 6 mois révolus soit 28SA. Ainsi , on peut distinguer la grande
prématurité ; c’est la plus fragile entre 28 et 32 semaines. Les prématurés moyens entre 32 et 34 semaines et
la petite prématurité entre 34 et 36 semaines.
Selon l’OMS ,à partir de 24 SA, on parle d’accouchement prématuré lorsque les conditions d’élevage sont
réunies.
Un accouchement est dit précoce lorsqu’elle a lieu 14 jours avant le terme prévu. Avant 28 semaines , nous
avons toujours des avortements. Après 42 semaines , ce sont des DYSMATURES ou les POST TERMES avec tous
les dangers que cela comporte.
Pendant le travail , on a les contractions utérines très douloureuses à cause du manque du liquide amniotique,
la 1ère phase de l’accouchement est très ralentie. Pendant l’accouchement la rupture artificielle de la poche
des eaux montre un oligoamnios sévère ( à cause de la sénescence du placenta et l’oblitération des pores de la
peau du fœtus grâce à une kératinisation de celle-ci) qui ralenti la progression du fœtus car la couche devient
sèche.
b) Libération de cortisol : compte tenu de la maturité des certains organes du fœtus, comme l’hypothalamus ,
l’hypophyse et les surrénales. La libération du cortisol , est le signal qui permet le déclenchement du travail.
d) La surdistention de l’utérus : Elle-même peut être un élément qui puisse permettre le déclenchement du
travail.
NB : Dans certaines malformations fœtales, surtout l’anencéphale , le déclenchement du travail est toujours
parfois impossible spontanément.
Ce travail peut être déclenché artificiellement .Il y a certaines indications pour déclencher le travail :
Pour le fœtus :
• Dépassement du terme ;
• Macrosomie ;
• Souffrance fœtal aigue ou chronique de diagnostic parfois dû à une rupture prématurée des membranes
avec une grossesse dont l’âge est inférieur à 34 semaines d’aménorrhée ;
Pour la mère :
• hydramnios
Un aspect du vieillot c’est-à-dire peau ridée due à l’autolyse , cheveux long et cassant ,les ongles dépassent
largement la pulpe des doigts et les orteils. C4est aussi donc un nouveau-né très fragile .
Il n’existe aucun examen pathognomonique qui renseigne sur le dépassement de terme . Examen d’une
Examens d’orientation :
l’oligoamnios .
a) Chez les primipares , la durée limite est de 16 heures (8 à 16 heures avec une moyenne de 10 heures) ;
b) Chez les multi et grandes multipares , la durée est de 6 à 8 heures avec une moyenne de 8 heures .
NB : Dans les accouchements précipités , le temps de travail n’est pas respecté et le fœtus est propulsé comme
une fusée sans suivre le mécanisme normal de l’accouchement.
Ces accouchements surviennent généralement chez les multipares et grandes multipares avec un petit fœtus
et le travail peut durer 2 à 3 heures .
Pour la mère :
• Déchirure du col ;
• Eclatement du vagin ;
• Déchirure du périnée.
Pour le fœtus :
A. Phase lente : la phase lente commence dès le départ jusqu’à atteindre un degré de dilatation du col .
Pour les primipares , cette phase est caractérisée par des contractions utérines très espacées ( 1 à 2 toutes les
10 Mn) , fugaces ( 20 à 30 secondes par contraction utérine ). Cette phase pour elles , est très longue et la
dilatation peut évoluer jusqu’à 0,5 cm/ heure .Elle se termine généralement lorsqu’elle est à 7 cm et à
ce moment on procède à la rupture artificielle de la poche des eaux ( RAPE). Chez les primipares , sa durée
peut aller jusqu’à 6-8 heures , voire d’avantage .
Cependant , cette phase chez les primipares est caractérisée par l’effacement du col qui peut être défini
comme l’incorporation cervicale vers l’isthme et qui s’exprime en pourcentage. En d’autres termes il s’agit de
la baisse de la hauteur du col exprimée en pourcentage ( col effacé à 10 , 50 ou même 100 pourcent).
NB :Il est aussi évident que chez la primipare , l’effacement précède la dilatation c’est-à-dire il faut un
effacement à 100 pourcent pour que le col commence à se dilater , ce qui explique la longue durée du travail
chez les primipares.
Pour les multipares et les grandes multipares cette phase est caractérisée par la simultanéité de l’effacement
et de la dilatation ainsi on peut avoir un cm de dilatation chaque heure .
Cette phase s’arrête à 6 cm d’où la rupture de la poche des eaux chez les multipares et grandes multipares doit
se faire à 6cm , sa durée est inférieure ou égale à 4-6 heures.
Pour les primipares , les grandes multipares les contractions utérines deviennent trop rapprochées 3 à 4 c.u
dans 10 Mn.
La durée de chaque contraction varie entre 45 à 50 secondes , et les intervalles entre deux contractions
utérines diminuent.
NB : La réserve physiologique d’un fœtus est de 90 secondes. Ainsi ,une contraction utérine de durée
supérieure ou égale à 90 secondes entraîne généralement l’anoxie et s’en suivra la mort fœtale in utéro.
Contractions subintrantes :contractions utérines se suivant et qui sont anachroniquement très longues
supprimant même l’intervalle entre deux contractions , supprimant ainsi le temps de repos .
La dilatation dans cette phase :pour les primipares , elle se fait au rythme de 1 cm par heure . La durée
normale sera donc de 3-4 heures. Chez la multi et grande multipare , la dilatation se fait au rythme de 1 cm
chaque 30 minutes . La durée normale ici est de 2 heures .
NB : il ne faut pas apprécier la dilatation en doigts : 2 doigts ,3 doigts , … Il n’y a que l’index et le médius qui
entrent dans le vagin(col) .
Les méthodes ci-dessous sont à utiliser quand on est rassuré que le bassin de la mère peut laisser passer le
fœtus ou le mobile.
[Link] déclenchement par le tire lait : sorte de succion du lait par un appareil en forme de ventouse , qui crée le
reflexe neurohormonal.
[Link] décollement du pôle inférieure de l’œuf : Il faut qu’il y ait une dilatation. Cette action provoque :
• Le reflexe neurohormonal de FERGUSON , cette méthode ne peut se réaliser que chez les multipares et
grandes multipares.
[Link] pose d’une sonde de FOLEY : Déclenche la dilatation par 2 mécanismes cités ci-haut ( libération des
membranes et reflexe neurohormonal de fergusson) . Car dans cette catégorie , il existe probablement une
dilatation de plus au moins 3 cm avant le travail.
4. L’utilisation d’une injection de solution salée dans la cavité utérine (SALT OUT) . Cette méthode est contre
indiquée si le fœtus est vivant.
5. La rupture prématurée des membranes : préférentielle chez les multipares et grandes multipares.
NB : si la rupture artificielle des membranes n’entraîne pas de déclenchement dans les 6 à 9 heures ( pour
certains auteurs) , il faut absolument mettre la gestante sous antibiothérapie de couverture qui répond aux
quatre conditions suivantes :
• Antibiotique doit facilement traverser la barrière placentaire . L’antibiothérapie de choix est l’ampicilline
Une synergie est également recommandée pour potentialiser l’action antibactérienne souvent ampicilline
3X1gr + gentamicine 2X80mgr/jours pendant 7 à 10 jours. (pas gentamicine pendant plus de 7 jours car elle est
néphrotoxique )
7. Solution ocytocique :Il faut prendre 1L de glucose à 5% et on y ajoute 10UI d’ocytocine pour faire une
solution à 1% . Il existe 2 méthodes d’administration de cette solution ,
• Pour certains ,il faut d’abord faire couler à flot jusqu’à obtenir les 1ère contractions utérines puis descendre
à 16 gouttes/minute ; on peut ajouter 2gouttes toutes les 30 minutes et ne pas dépasser 32 gouttes par
minute jusqu’à l’accouchement.
• Pour d’autres commencer avec 16 gouttes à la minute puis procéder comme ci-haut . S’il y a une tolérance
fœtale et une bonne contraction , on continue la perfusion .
• Dans certaines écoles d’obstétriques , on ne peut commencer la solution ocytocique , qu’après l’ocytocine
challenger test ( OCT).
Absolue : Si l’utérus est cicatriciel , toute présentation transversale , les grandes multipares , la gémellité ,
obstacle.
[Link]éobald : C’est un processus . Méthode constituée des plusieurs aléas : il faut une longue préparation de la
gestante , 3 jour avant de donner cette solution . Il faut sensibiliser l’utérus pendant 3 jours en donnant les
œstrogènes (benzoate d’ oestradiol , lynoral , microgyno etc…). Cet œstrogène prépare les récepteurs de
l’ocytocine .
Au 3è jour , à 6 heures du matin , la femme fait un lavement à l’eau tiède pour obtenir la congestion pelvienne
qui prépare aux contractions des fibres musculaires lisses de tout l’organisme.
A 7 heures , il faut donner une cuillère de laxatif ( huile de paraffine , ect.). A 8 heures , il faut donner au même
moment le 1/3 d’un comprimé de quinine de 500mg toutes les 30 minutes jusqu’à réaliser 500mg.
Après que la maman ait avalée le dernier 1/3 , on installe maintenant la solution ocytocique avec les débits ci-
haut cités.
a) DEFINITION DE L’ACCOUCHEMENT :
C’est un ensemble des phénomènes physiologiques et mécanismes ayant pour conséquence l’expulsion du
fœtus et de ses annexes hors des voies génitales après viabilité de celui-ci.
Viabilité fœtale est un terme utilisé pour définir la possibilité pour élever un nouveau-né .
Selon l’OMS , un fœtus est dit viable lorsque la grossesse a au moins 24 semaines . Ici , l’équipement pour
l’élevage du nouveau-né est en ligne de compte et de la décision .
critères à savoir :
• Grossesse à terme,
Accouchement dystocique : C’est accouchement qui ne répond pas aux quatres critères précités et qui
nécessite une intervention extérieure ( manœuvres externe).
b) MECANISMES DE L’ACCOCHEMENT
Le mobile fœtal qui doit progresser dans un canal qu’on appelle filière génitale et cela grâce à un moteur qu’
on appelle contractions utérines.
Dans le mécanisme , le moteur en marche (CU) a tendance à refouler le mobile ( le fœtus) et celui-ci doit
suivre un chemin qu’ on appelle la filière génitale .
Pour que ce mécanisme se fasse , le fœtus est appelé à prendre certaines attitudes qui sont notamment :
L’accommodation : le fœtus se met de manière à s’ adapter sur le détroit moyen ou l’excavation pelvienne ;
La progression ;
o La rotation interne ;
o La déflexion ;
o La rotation externe=restitution.
NB : La rotation externe correspond à la rotation interne des épaules et cette phase est très délicate car il faut
dégager entièrement l’épaule antérieure avant de soulever la tête , protéger le périnée et dégager l’épaule
postérieure.
D’une manière physiologique, au moment de l’expulsion , le fœtus se dégage en regardant l’une des cuisses de
la mère.
Dans certaines conditions notamment en cas de malformation des certains organes du fœtus ( par exemple :
hépato ou splénomégalie exigée , rein kystique ) l’expulsion de la tête ne donne aucune possibilité d’expulsion
d’autres parties. Il meurt et il faut une décapitation de la tête fœtale libérer la tête et faire pour une
césarienne pour récupérer le reste du corps.
1. Accouchement de sommet
Dans l’accouchement du sommet la tête pose problème au moment de l’expulsion . Et dès celle-ci est expulsée
l’accouchement des épaules et siège ne pose plus problème.
2. Dans l’accouchement de la présentation de face , l’accouchement n’a lieu que si le menton est pubien.
3. Dans la présentation du front ,celle-ci évolue généralement soit vers la face soit vers le sommet. C’est une
présentation intermédiaire.
4. Accouchement du siège : pour l’accouchement de siège , on ne touche pas sur le fœtus tant qu’on n’a pas vu
soit le nombril soit les 2 épaules ;on fait 2 manœuvres :
Manœuvre de Bright ;
Manœuvre de Mauriceau.
Introduire les doigts dans la bouche du fœtus , rabattre le menton vers le sternum pour accentuer la flexion :
• Mode de fesse ;
• Mode de pieds ;
• Mode de genou.
NB : La présence de méconium dans cet accouchement ne signifie pas la souffrance fœtale mais il s’agit de
compression de l’abdomen
La procidence du cordon pendant cette phase ne peut donner une souffrance fœtale que lorsque le cordon est
entre la cuisse du fœtus et les parties molles de la mère . Si le cordon ombilical est entre les cuisses du fœtus ,
il n’y a pas de danger .
i. APPRECIATION DU NOUVEAU-NE
A la naissance, à la première minute , à la 5è minute et la 10è minute , elle se fait par le score D’APGAR.
Celle de la 5è minute est la plus importante car elle permet d’apprécier ou d’avoir une idée sur l’adaptabilité
du nouveau-né dans le milieu ambiant.
ELEMENTS 0 1 2
1. Aspect du Cyanose Cyanose d’extrémité et Rose totale
nouveau complète ou le
né (coloration) cadavérique reste du corps est
rose(acrocyanose
[Link] au Aucune Pulsation, inférieure Pulsation supérieur à 100
niveau du à 100 par minute 160 par minute
cordon.(cœur)
[Link] ou Absence Cris Cris vigoureux
cris (respiration) plaintifs(faible)
[Link] flasque Membres fléchis Extension et flexion des
membres
[Link] Aucun(sans Ralentis(grimace) Immédiats(toux/
éternuement)
1èr reflexe : 4 points cardinaux , 2è reflexe : succion de son propre pouce , 3è reflexe de MONRO
Signification de l’APGAR
L’APGAR est maximum à 10. Lorsqu’il est jusqu’à 7 , l’ appréciation est moyenne. En dessous de 7 , cela
nécessite de continuer la réanimation (entre 4 et 7 ). Inférieur à 4 , la survie du nouveau-né
NB : Dans les maladies des membranes hyalines , c’est-à-dire la déficience en surfactant (substance tension
active qui permet l’ampliation des alvéoles) , le fœtus peut naître avec un APGAR de 10 à la 1ère minute mais
celui-ci va s’effondrer rapidement jusqu’à la mort du nouveau-né .
ii. LA DELIVRANCE
Elle survient généralement après un temps de repos qui est généralement de 15 à 20 minutes .
Le flot hémorragique.
On fait la manœuvre de CREDE qui consiste à se rassurer du décollement du placenta ( il y a aussi le procédé
de CREDE et la manœuvre de AHFELD). On empaume l’utérus pour faciliter l’expulsion du placenta . Le
procédé c’est l’instillation de nitrate d’argent pour protéger le fœtus contre des éventuelles conjonctivites.
Le mode de Schultze : c’est le mode le plus physiologique , moins hémorragique. Dans ce type , le décollement
est central et c’est la partie fœtale du placenta qui se manifeste en premier au niveau de la vulve.
Le mode de Duncan : le décollement se fait de manière partielle et progressive. Elle est caractérisée par une
forte hémorragie et c’est la face maternelle du placenta qui s’extériose la première.
C. Hémorragie physiologique
Une délivrance physiologique est caractérisée par la perte plus au moins de 300 à 500 cc de sang.
D. Hémorragie de la délivrance Si l’hémorragie est entre 500 cc et 1 litre , on parle d’hémorragie de délivrance
qui nécessite une intervention du médecin ; les étiologies peuvent être :
Un hydramnios ;
Utérus myomateux
différentiels :
• La déchirure du col : Elle intervient lorsqu’on demande à la parturiente de pousser avant la dilatation
complète du col , dans les accouchements précipités, etc .
Caractéristique du sang : rouge vif avec pulsation( hémorragie pulsatile) . Cette déchirure se fait généralement
à 9 heures et 15 heures lieu de passage de l’artère cervicale .
2. La rupture utérine:
Un saignement abondant après expulsion du fœtus ; Une absence de la rétraction de l’utérus ;contractions
L’hémorragie est importante pendant que les contractions utérines sont absentes.
3. L’atonie utérine Par définition : c’est l’absence des contractions et de la rétraction de l’utérus. Absence
donc de la ligature vivante de pinard survenant dans le post partum immédiat. Il s’agit donc d’un utérus
incapable de former le globe de sûreté . Et comme cet utérus demeure flasque, il pleure et les larmes sont le
sang.
Les étiologies.
1. Accouchement précipité : le fœtus et ses annexes échappent sans suivre les mouvements des contractions
et de la rétraction et par conséquent, cet utérus pleure.
2. L’utérus myomateux : absence de la continuité de l’onde contractile au niveau où se sont implantés les
noyaux myomateux.
3. Dans le gros utérus : la surdistention l’empêche d’obtenir facilement cette ligature ( macrosomie, gémellité,
hydramnios ) .
4. Les infections surtout de la cavité utérine principalement dans les ruptures prématurées des membranes
non suivies d’antibiothérapie de couverture.
Conduite à tenir :
1. Massage externe de l’utérus suivi ou fait concomitamment avec le curage et le massage interne.
2. Si l’hémorragie persiste malgré le massage interne et externe, on vérifie rapidement l’intégrité du col pour
se rassurer que cette hémorragie est endo utérine et on injecte une ampoule d’ergométrine en intra mural
(directe sur le muscle utérin),rassurer aussi le massage interne et externe.
3. Si malgré tout ceci, l’hémorragie continue, on fait un massage externe et interne plus 4 ampoules
d’ergométrine en intramural et à des endroits différents.
5. Si c’est toujours inefficace on procède par un tamponnement par une compresse iodoformée, si les
conditions pour une hystérectomie totale ne sont pas réunies.
6. En cas déchec , on procède à une hystérectomie d’hémostase ;généralement c’est le seul cas où l’on fait une
NB :Pendant toute la période d’acharnement pour arrêter l’hémorragie, les autres manœuvres de réanimation
continuent à savoir les macromolécules et le sang frais (riche en fibrinogène,
fibrine, prothrombine).
Délivrance hémorragique: lorsque le flux sanguin est supérieur à 1 litre, les étiologies peuvent être celles citées
ci-haut ;
NB : Un placenta est dit retenu lorsque après 40 minutes de pause, il n’y a aucun signe de décollement
placentaire.
1. L’expectative armée : c’est-à-dire on attend mais avec toutes les préparations d’intervention en cas de signe
d’alarme ;
2. Si malgré l’attente, il n’y a pas de signe de décollement, on installe une perfusion ocytocique fortement
dosée qu’on fait couler à flot, généralement si l’utérus est intact, le placenta se décolle, sauf dans le cas de
placenta acréta.
3. La délivrance artificielle : c’est l’extraction du placenta en exécutant des manœuvres obstétricales externe.
On utilise la manœuvre palmaire qui permet de décoller le placenta. On fait glisser la partie palmaire entre le
placenta et l’utérus. Cette manœuvre est nécessaire dans le placenta adhésif et acréta (P. adhésif, P. acréta ,
[Link]éta, [Link]éta) .
La délivrance artificielle par arrachement du placenta. Ici, il est question d’arracher le placenta morceau par
morceau et terminer l’intervention par une révision utérine se faisant par curage (révision utérine utilisant les
doigts) parce que un curettage en post partum surtout par des curettes tranchantes entraînant l’abrasion de
l’endomètre créant ainsi des synéchies( accolement des parois suivi de la suppression partielle ou totale de la
cavité).
NB : Dans certaines conditions, le placenta peut être décollé et être retenu dans la cavité et on parle
d’enchatonnement du placenta .
Pour contrôler cet enchatonnement, on utilise ou exécute la manœuvre d’AHFELD qui consiste à appuyer avec
sa main entre le pubis et le fond de l’utérus, pour voir s’il y a progression du cordon et
de la pince.
CHAPITRE 6. POST-PARTUM
Le post partum démarre dès l’expulsion du fœtus et de ses annexes et se se termine au 42è jour qui suit cet
accouchement.
1. Post-partum immédiat ;
2. Post-partum moyen ;
3. Post-partum tardif.
1. POST-PARTUM IMMEDIAT
La présence d’un globe de sûreté qui est témoin de la ligature vivante de pinard et donc la surveillance de
l’hémostase.
La conscience de l’accouchée
La diurèse.
NB : Le post-partum immédiat est caractérisé par les toilettes de l’accouchée au niveau des organes génitaux
et de ses seins, le port de garniture. Et pour le nouveau-né, la ligature et section du cordon ombilical, le
pansement de celui-ci et l’alimentation par le lait maternel dans les 30 minutes qui suivent l’accouchement.
Pendant cette phase , l’accouchée et le nouveau-né sont gardés dans une chambre bien gérée et sans visite.
2. LE POST-PARTUM MOYEN
Elle commence à la fin de la 2è heure après l’accouchement jusqu’au 7è jour c’est-à-dire le temps nécessaire
pour apprécier les éléments maternels et le nouveau-né qui peuvent dicter la sortie de la maternité.
Pour l’accouchée :
On apprécie les conjonctives palpébrales ( exclure la notion d’anémie) et bulbaires pour exclure un ictère
maternel.
Au niveau du thorax, on évalue l’aspect des seins et en pressant à la base vers le haut ( ne jamais presser le
mamelon),on apprécie s’il y a libération de méconium(1èr lait très riche en vitamine, anticorps et en
substances laxatives) ou le lait normal. Cela pour réglementer l’allaitement.
NB : Une accouchée doit être disposée à nourrir le nouveau-né autant que possible jamais moins de sept fois
par jour avec 30 minutes de traitée repartie uniformément dans les 24 heures , enfin de maintenir le taux de
prolactine.
L’examen de l’abdomen permet de contrôler le degré de l’involution de l’utérus et de sa tonicité. Au 1èr jour
du postpartum, il est tonique et généralement à 1 ou 2 cm au-dessus de l’ombilic. Au 2è jour, l’utérus tonique
est généralement au niveau de l’ombilic. A partir du 3è au 4è jour , il est à 4cm par rapport à l’ombilic. Entre le
7è et le 10è jour, il devient pelvien ;
Césarienne sans lochies est un mauvais signe. Les lochies sont sanglantes pendant les 2 premiers jours qui
suivent l’accouchement, sérosanglantes du 3è au 5è jours. Et deviennent séreuses du 7è au 14è jour et
tarissent complètement au 15è jour. Ils sont fades c’est-à-dire pas d’odeur particulier dans le cas contraire on
pense à une endométrite du post-partum.
NB :lorsque les lochies sont nauséabondes ou sanglantes au-delà du 5è jour généralement il y a aussi une sub-
involution de l’utérus. Et il faut rechercher la cause qui peut être l’infection, la rétention des cotylédons,
l’utérus myomateux, la rupture partielle de l’utérus ,etc.
On termine en cherchant les signes éventuels d’une thrombophlébite des membres inférieurs et ses
complications les plus redoutables.
Pour le nouveau-né :
Apprécier la couleur de la peau et des muqueuses pour faire la différence entre l’ictère physiologique qui
disparaît de soi-même et l’ictère du nouveau-né qui peut nécessiter un traitement.
Les réflexes archaïques, reflexes de MONRO, quatre points cardinaux, la succion, la marche automatique.
Le pansement ombilical ;
Le nouveau-né quitte la maternité dès qu’il a commencé à récupérer les pertes pondérales car à la 1ère
semaine qui suit son accouchement, il perd physiologiquement 10% de son poids.
NB : L’usage des substances alcalines pour accélérer la chute du cordon est interdit.
C. PATHOLOGIES GRAVIDIQUES
1. DOULEUR LOMBAIRE
Les douleurs lombaires sont fréquentes au cours de la grossesse, et constituent donc un signe banal. Elles
correspondent à l’hyper laxité ligamentaire de l’articulation sacro-iliaque, et leur intensité augmente tout
naturellement avec l’accentuation de la lordose due à la propension antérieure de l’abdomen gravide. C’est
ce qui explique que la station debout, la station assise prolongée, la position penchée en avant, les efforts de
soulèvement et la marche importante soient des facteurs aggravants.
Les antalgiques soulagent quelque fois, mais ce sont surtout les manipulations sacro-iliaques et/ou lombaires
qui donnent les meilleurs résultats.
Les varices sont des dilatations veineuses, apparaissant sous la forme de tâches au niveau des jambes, et
moins fréquentes au niveau des cuisses et de la vulve. Elles ont une forte composante héréditaire( de la mère
à la fille) et sont favorisées par l’excès de poids.
L’imprégnation hormonale gravidique renforce l’hypotonie vasculaire et peut favoriser la survenue des
complications thromboemboliques.
3. HEMORROIDES
Ce sont des varices hémorroïdaires. Le traitement en cours de grossesse en est surtout local, à l’aide de
pommades qui atténuent la douleur et réduisent l’inflammation. Il convient également de réguler le transit
intestinal en luttant contre la constipation qui favorise leur apparition.
4. CRAMPES
Elles surviennent volontiers à partir du 2ème trimestre et pourraient coïncider avec la calcification du
squelette fœtal, le calcium de la mère étant littéralement pompé par l’œuf à cette fin.
La relation entre cette hypocalcémie relative et les crampes vient du rôle de ce minéral dans la contraction et
le relâchement musculeux. Le diagnostic différentiel est parfois difficile avec une sciatalgie. Outre la
supplémentation calcique (produits laitiers comme les yaourts ou le lait, comprimés de calcium),on peut
envisager des marches vespérales ainsi que des bains de pieds à l’eau tiède. Parfois un antalgique peut
s’avérer nécessaire.
1) DEFINITION
La grossesse multiple est celle où il y a développement simultané de 2 ou plusieurs fœtus dans la cavité
utérine. La grossesse gémellaire( 2 fœtus) en est la forme la plus fréquente , et compte parmi les pathologies
gravidiques parce qu’elle est plus riche en incidents et en accidents qu’une grossesse simple. C’est donc à la
grossesse gémellaire qu’est consacrée la suite de ce chapitre.
2) DIAGNOSTIC
C’est surtout l’échographie sur signe d’appel ou systématique qui fait le diagnostic.
La hauteur utérine plus importante que dans une grossesse monofoetale (périmètre abdominal péri-ombilical
supérieur à 1 cm) ;
L’échographie permet par ailleurs d’éliminer : une grossesse molaire, un myome utérin, un kyste ovarien, une
macrosomie fœtale, et un poly hydramnios pouvant coexister avec la gémellité.
NB : un diagnostic échographique de gémellité posé précocement est la seule manière de déterminer avec
exactitude la chronicité de la gémellité, ce qui peut avoir des implications thérapeutiques ( exemple, obligaion
de césarienne en cas de grossesse gémellaire monochorial-monoamniotique). Par ailleurs, le diagnostic
précoce de gémellité peut susciter des contestations au moment de la naissance d’un seul fœtus. Dans ce
cas ,l’autre fœtus peut avoir été dissout(évanescence).
3. EVOLUTION ET COMPLICATIONS
EVOLUTION
La grossesse gémellaire est souvent mal supportée : au début il y a exagération des signes sympathiques,
surtout les vomissements ; à la fin on note une exagération des varices, des hémorroïdes, des œdèmes aux
membres inférieurs, de la dyspnée.
COMPLICATIONS
L’hyperemesis gravidarum ;
• La surdistension utérine ;
Le retard de croissance in utero d’un ou des deux jumeaux, à cause du manque de place et/ou de mauvaise
perfusion placentaire ;
L’anémie ferriprive ;
Le polyhydramnios aigu qui survient souvent au 2ème trimestre, et qui est dû à un déséquilibre cirulatoire
(grossesse monozygotique) ; son pronostic est grave puisqu’il nécessite souvent l’interruption de la grossesse ;
La mort in utero d’un fœtus, à cause d’un déficit de perfusion(transfuseur-transfusé), d’une dysgravidie, ou
d’une malformation sévère d’un des jumeaux ;
La mort maternelle, du fait d’une hémorragie de la délivrance(par atonie utérine du fait de la surdistension
utérine),d’ une CIVD en cas de mort fœtale, ou encore d’une migration d’embol de tissus placentaires nécrosés
pouvant causer l’encéphalomalacie.
Accouchement
Vérifier l’état du col et des membranes , ainsi que la présentation du second jumeau après la sortie du
premier ; et ne rompre les membranes en vue de diriger l’accouchement du second que si les conditions
générales d’accouchement par voie basse sont réunies.
éléments ci-après :
Les membranes
Le cordon ombilical
Le placenta
Le liquide amniotique
LES MEMBRANES
En partant de l’extérieur dès la cavité amniotique ; on peut citer : la caduque, le chorion, l’amnios ou
membrane interne.
L’ensemble de ces membranes forme les membranes amniotiques limitées par la caduque.
Intérêt de ces membranes: Elles permettent d’isoler le contenu, du milieu extérieur ; d’où la gestante peut
faire une vulvo-vaginite sans que le fœtus ou même le liquide amniotique n’en soit concerné(formation de la
cavité amniotique).
Elles permettent la conservation du liquide amniotique qui jouit des plusieurs rôles pendant la gestation,
pendant le travail et pendant l’expulsion.
Les infections qui peuvent évoluer soit par une amniotite , chorionite ou par contiguïté une chorio-amniotite
qui est une entité très fréquente surtout après ouverture de l’œuf par une rupture prématurée des
membranes uo par une septicémie maternelle ou par éclatement d’un abcès placentaire.
LE CORDON OMBILICAL
Les malformations congénitales sont des pathologies les plus fréquentes, on peut assister à :
o Circulaire du cordon et cordon en bretelle, ces deux cas peuvent évoluer vers les cas de brachicordon et les
manifestations sont rigoureuses surtout pendant le travail et l’expulsion du fœtus
L’absence d’un ou des vaisseaux qui peuvent donner des répercutions sur les échanges utéroplacentaires.
LE PLACENTA
C’est une masse charnue, circulaire ou semi-circulaire, il présente 25 à 35 cm de diamètre , une épaisseur de 2
à 3 cm au centre ,avec 1 cm au bord. Le poids normal est de 500 gr , soit le 1/6èm du poids du fœtus sauf dans
le cas de placenta praevia où il représente le 1/8èm.
Cet organe est complètement individualisé vers la 12ème semaine d’aménorrhée. Il est richement vascularisé
et présente deux faces :
o La face maternelle
o La face foetale
Les pathologies placentaires : sont souvent dues à des mauvaises localisations de l’organe ou de
l’implantation.
LE LIQUIDE AMNIOTIQUE
C’est un liquide d’origine fœtale et maternelle jouant plusieurs fonctions pour le fœtus .
Sels minéraux
lécithines,sphyngomyéline.
Pendant la grossesse
o Protection antibactérienne
Pendant le travail :
o La rupture artificielle de la poche des eaux lubrifie la filière génitale et favorise donc l’expulsion du fœtus.
litres.
E. Hydramnios :c’est l’identification chez une gestante d’une quantité du liquide amniotique excessive par
rapport à la normale c’est-à-dire supérieur à 2 litres.
[Link]ômes
Surdistention abdominale, qui peut facilement entraîner la compression du tronc veineux par l’utérus et
déterminer les œdèmes : face, membres inférieurs.
Grossesse gémellaire
Macrosomie diabétique
La syphilis
Décompensation cardio-respiratoire
Mort maternelle
Accouchement prématuré
Présentation vicieuse
Syndrome de MEGG’S
o Pleurésie
o Ascite
o Tumeur ovarienne
[Link]
de la dyspnée.
Cas simples
Cas compliqués
F. Oligoamnios : C’est l’identification chez une gestante d’une quantité insuffisante du liquide
amniotique(inférieur à 500 ml).
[Link]ômes
[Link] étiologiques
• Grossesse à terme
• Grossesse arrêtée
[Link]
[Link]
Pendant la grossesse
Pendant le travail
Pendant l’expulsion
o Expulsion traînante
o Couche sèche
Oligoamnios modérée :
o Grossesse à terme
o Terme dépassé
[Link]
Symptomatique et principalement lutter contre les mouvement douloureux du fœtus par administration
d’antispasmodiques( papavérine,…).
DEFINITION
L’accouchement prématuré va donc résulter soit d’une activité utérine anormale,soit d’une insuffisance de
fermeture du col ,soit l’association de ces 2 facteurs.
• Causes utérines
grossesse
o Fibromes utérins
• Causes ovulaires
o Grossesses multiples
o Polyhydramnios
o Placenta praevia
o RPM
• Causes générales
o Syndrome vasculo-rénaux
virale
o Infections urinaires
• Causes socio-économiques
o Mode de vie :fréquence accrue dans la classe pauvre ;alcoolisme ;longs voyages
o Travaux lourds
o Port de charges
• Facteurs nutritionnels
• La rupture des membranes qui peut être le premier signe, isolée ou associée à des contractions utérines ;
Il peut faire suite à une menace plus ou moins longue non jugulée par le traitement ,ou peux se produire
d’emblée. L’accouchement prématuré devient inévitable lorsque :
CONDUITE A TENIR
Une part importante de la prise en charge de l’accouchement prématuré consiste à le prévenir au moyen
d’une surveillance de toute la grossesse, notamment par la recherche des facteurs étiologiques et par leurs
traitement éventuel(c’est le cas du cerclage dès qu’une béance est soupçonnée)
DEFINITION
L’OMS et la FIGO le définissent comme un grossesse de 42 semaines révolues .S’appuyant sur le fait qu’il y a
une nette augmentation de la morbidité néonatale, certains auteurs considèrent le dépassement de terme dès
la fin de la 41ème SA révolue. Son incidence est variable en fonction de la définition. Toutefois, si l’âge
gestationnel est vérifié par l’ échographie ,l’incidence diminue.
FACTEURS FAVORISANTS
• Malformations fœtales
DIAGNOSTIC
• L’examen clinique en début de grossesse permet une approximation de 2 mois ; plus tard, l’évolution
de la HU ;
PRISE EN CHARGE
Une fois que le soupçon de grossesse prolongée se précise, il faut apprécier l’état fœtal :autocontrôle des
mouvements fœtaux (compte de MF) ;la diminution des mouvements fœtaux nécessite des tests
diagnostiques complémentaires. A 41 SA on procède au déclenchement systématique.
HYPOTROPHIE FOETALE
1. DEFINITION
Le RCIU est une anomalie dynamique de la croissance du fœtus grevée d’un haut risque de mort in utéro, et
qui se traduit « in utéro » par un fœtus de taille insuffisante pour l’âge gestationnel. A la naissance , ce fœtus
aura un poids insuffisant selon les courbes de références pour l’âge gestationnel.
2. CLASSIFICATION
Les RCIU symétriques(harmonieux) qui sont précoces, rapidement sévères, et qui touchent tous les
paramètres ( tête, abdomen, membres) ; ils font craindre une anomalie génétique ;le RCIU symétrique a une
valeur pronostic médiocre ; les troubles du développement psychomoteur sont plus fréquents lors du RCIU
symétrique ;
Les RCIU asymétriques(disharmonieux), qui surviennent plus tardivement ,et touchent au début les
paramètres abdominaux ; ils sont souvent d’origine vasculaire(le fœtus a tendance à privilégier la
vascularisation des organes nobles dont le cerveau, au détriment du territoire splanchnique) ;
Inférieur au 10° percentile= suspicion de RCIU ou RCIU modéré (peu sévère) Inférieur au 5° percentile=RCIU
sévère
• Antécédent de RCIU
• Primiparité
• Tabagisme
• Alcoolisme
• Toxicomanie
• Haute altitude
• Malformation utérine
• Maladies cardio-vasculaires
• Maladies chroniques(TBC)
4 .DIAGNOSTIC
Le diagnostic du RCIU repose sur des éléments cliniques que viendront appuyer des données échographiques.
ELEMENTS CLINIQUES
• Hauteur utérine(HU) stationnaire, ou n’évoluant que trop lentement : se rappeler que la croissance normale
est de 4cm par mois jusqu’à 32SA, et qu’elle est de 16 cm à 4 mois, de 20cm à 5 mois , de 24 cm à 6 mois ou
28SA, de 28cm à 7 mois=32SA ;ensuite de 2cm par mois.
• Poids maternel stationnaire, ou n’évoluant que trop lentement :se rappeler que la croissance attendue est
de 400-500g par semaine.
ECHOGRAPHIE
Dans les grossesses normales ,c’est le plus souvent l’échographie à 32SA qui permet de détecter les RCIU
cliniquement méconnus.
[Link] EN CHARGE
AVANT 34 SA :A titre préventif on peut affirmer que l’hypotrophie fœtale d’origine vasculaire peut être
prévenue grâce à un traitement par l’aspirine(100mg/jour) de 14SA à 35SA,ainsi que celui par calcium( 1-2
g/jour).
L’accouchement doit se faire dans un centre ayant en son sein un service de périnatologie et le transfert « in
utéro » est toléré. Le mode d’accouchement est fonction de : la présentation, l’état cervical, et la quantité du
liquide amniotique.
[Link]
Selon l’OMS, la mort fœtale est définie comme la mort du produit de conception avant son expulsion ou son
extraction complète, quel que soit l’âge gestationnel. Pratiquement aujourd’hui, la plupart des auteurs parlent
de mort in utéro à partir de 20SA. Pour les grossesses jeunes inférieure à 20 semaines on préfère le terme «
missed abortion » qui signifie « grossesse morte et retenue ».
On cite parmi les facteurs de risque : l’âge maternel(plus de 35ans),l’antécédent de MIU, les conditions socio-
économiques défavorables, l’alcoolisme, la toxicomanie, le tabagisme, et les grossesse multiples.
[Link]
La mort fœtale est la résultante d’une souffrance fœtale soit brutale soit chronique. C’est donc
l’aboutissement de toute circonstance favorisant l’hypoxie fœtale. Elle est donc parfois prévisible dans les
pathologies suivantes : pré-éclampsie sévère, diabète sucré déséquilibré, hémopathie, pathologie débilitante,
fièvre. Dans une grande proportion de cas, cependant (40-60%), aucune cause n’est décelée.
[Link]
Avant 16SA,la clinique est pauvre : disparition des signes sympathiques de grossesse, apparition de sécrétions
mammaires, et parfois une petite hémorragie génitale.
Après 16SA on a : disparition des MFA, stagnation ou régression de la hauteur utérine, et absence des BCF.
Lorsque la mort est récente ,les biométries utérine et fœtale sont tout à fait normales(compatible avec l’âge
gestationnel). L’échographie confirme l’absence d’activité cardiaque.
[Link] EN CHARGE
• Sonde de foley couplée à la perfusion glucosé 5% avec syntocinon 10UI si col peu favorable.
Après l’expulsion :
• Ne pas oublier le sévrage (pansement compressif des seins ,vitamine B6 comprimés , parlodel)
[Link] UTERINE
DEFINITION
Par rupture utérine on entend toute solution de continuité spontanée(non chirurgicale) du muscle utérin
portant sur le corps utérin ou sur le segment inférieur. Elle figure parmi les grandes causes d’hémorragie du
troisième trimestre. Il faut en exclure les lésions sur le col utérin(=DECHIRURES du col) et les lésions survenant
après les manœuvres abortives ou de curetage(=PERFORATIONS) qui sont des lésions polymorphes, et
généralement moins dangereuses actuellement grâce aux progrès de la médecine(possibilité d’interventions
urgentes).
FACTEURS ETIOLOGIQUES
• Très rares au 1èr trimestre, car l’utérus est derrière la symphyse pubienne
• Plus fréquentes au cours du travail, et font généralement suite à la présence d’obstacles praevia
Les ruptures utérines provoquées sont celles qui sont consécutives à certains interventions obstétricales
(version par manœuvres intrnes, forceps, emploi abusif des ocytociques).
TRAVAIL
• Stagnation du travail
• Contractions utérines violentes, très rapprochées, avec hypertonie entre les contractions subintrantes
o Déformation de l’utérus en sablier ;segment inférieur très distendu, étiré ou allongé surmonté du corps
utérin hypertonique rétracté moulant le fœtus ;
o Tension douloureuse et palpable des ligaments ronds sur les flancs utérins, mais difficile à constater.
PHASE DE RUPTURE
Douleur abdominale syncopale soudaine en coup de poignard souvent localisée à gauche et accompagnée de
sensation d’écoulement d’eau chaude dans le ventre
Etat de choc hémorragique : pouls rapide ou tachycardie ;chute de la tension artérielle ;pâleur ;pincement des
ailes du nez alors que les yeux se cernent ;la respiration devient plus courte, et les extrémités et nez se
refroidissent.
Inspection :soit le ventre normal si le fœtus est encore dans l’utérus. Saillie oblongue. Soit le ventre prend les
contours diffus et irréguliers si le fœtus a quitté l’utérus ;
Auscultation :BCF=négatif
Palpation :douleur exquise sur le bord utérin rompu ;fœtus sous la peau étalé et superficiel ;masse ferme,
utérus gravide débarrassé du fœtus ;
Toucher vaginal : douleur exquise sur le bord utérin rompu ;perte de sang noirâtre ;disparition de la
présentation, sauf si le fœtus est encore dans l’utérus ;brèche segmentaire avec ses bords déchiquetés et
parfois la sensation désagréable des anses intestinales ;
Etat de choc.
Pronostic fœtal :très mauvais dans les ruptures spontanées. Parfois bon dans les ruptures tardives et discrètes.
Pronostic maternel : jadis une énorme mortalité par hémorragie et état de choc, péritonite puerpérale,
complications de lésions de vessie ,du vagin. Actuellement meilleur par usage de toutes les ressources de
réanimation.
Diagnostic différentiel
Placenta praevia
Hématome rétroplacentaire
Traitement
Prophylactique(cfr étiologies). Curatif, comprenant les actes suivants : chirurgie( réparation des lésions
utérines ou hystérectomie), déchoquage, antibiothérapie.
[Link]
Evaluation de BCF
Sont toutes les conditions réunies qui mettent le fœtus dans une situation de souffrance.
1. Les mouvements fœtaux :d’une manière générale, ils sont appréciés par la mère elle-même. Ils doivent être
différenciés des ballottements du fœtus mort. Ils sont physiologiquement entre 8 et 24 repartis généralement
dans 24 heures, on peut parler de SF lorsqu’on ne les a pas pendant plus de 24 heures ,
2. Les BCF : sont percus par l’examinateur utilisant le foetoscope de PINARD lorsqu’ils sont entre 120 et 160
battement par minute avec des accélérations et des décélérations toute les 5 et 15 minutes. Lorsqu’ils sont
entre 100-120 on parle de SF modérée et en dessous de 100, on parle de SF aigue dans la phase de
décompensation, lorsqu’ils sont entre 160 et 170, on parle de tachycardie modérée ou compensatoire
entraînant une souffrance fœtale aigue. Lorsqu’ils sont au-delà de 170, on parle de tachycardie sévère
compensatoire capable d’entraîner une souffrance fœtale aigue et la mort fœtale.
Lorsqu’il est verdâtre épais rappelant la purée de tomate on parle de SF aigue. Par contre, une SF est dite
chronique lorsque l’aspect du liquide amniotique est verdâtre mais léger.
• Dilatation complète.
On peut accélérer l’expulsion par une solution ocytocique et espérer un accouchement par voie basse. D’une
manière générale, la SF aigue trouve sa solution dans la césarienne.
Les pathologies les plus en vue sont : la fièvre puerpérale, les pathologies mammaires du post-partum, et les
coagulopathies.
1. FIEVRE PUERPERALE
a. ETIOLOGIE
Infection génitale
Infection mammaire
Infection urinaire
Thrombophlébite
autres
Il s’agit surtout de l’endométrite du post-partum, grande tueuse autrefois, et encore parmi les trois grandes
causes de mortalité maternelle dans le monde. La porte d’entrée est représentée par la plaie cavitaire et des
solutions de continuité réalisées par les lésions des parties molles.
Bactéries endogènes(=présentes sur le corps même de la femme) ; ex. au niveau du périnée, du vagin, et des
Bactéries exgènes(rencontrées sur le lieu du travail et de l’accouchement) ;ex. au niveau des narines, de la
gorge et des mains du personnel soignant ou d’autres parturientes ; c’est le cas du streptocoque ß-
hémolytique du groupe A, et du staphylocoque doré.
Infection sévère ou grave ; c’est soit une péritonite, soit une septicémie, soit les deux.
La clinique(symptomatologie et diagnostic) est généralement précédée d’un contexte suggestif constitué des
éléments ci-après :
La symptomatologie comprend :
La fièvre, souvent endéans les 24premières heures(ce qui la distingue de la fièvre due à la montée laiteuse),
mais peut aussi apparaître plus tardivement ;
L’élévation du pouls ;
Les lochies purulentes dans la forme purulente, et sanglantes dans la forme hémorragique(plus tardive= à
partir du 12ème jour.
• Une antibiothérapie préventive dans toutes situations à risque infectieux ; antibiotiques dès la 6ème heure
après RPM ; ou 30 minutes avant la délivrance, ou après clampage du cordon lors de la césarienne ;
• Anti-inflammatoires
• Utérotoniques
Elle est à distinguer de l’engorgement mammaire(2-3ème jour), qui s’accompagne de circulation collatérale, de
douleur, fièvre, avec parfois la présence de nodules douloureux. Son traitement est fait d’antalgiques, de
succion éventuellement soutenue par un tire-lait.
La mastite du post-partum peut débuter à tout instant ; Elle est provoquée par le staphylocoque doré, et se
manifeste par une tension mammaire douloureuse localisée et la fièvre. Il faut stopper l’allaitement et donner
antibiotiques et anti-inflammatoires. Elle peut prendre des allures parfois susceptibles de semer la confusion
lait au niveau des canaux galactophores(galactocèle). La galactocèle se présente sous forme de kyste à aspirer
ou à inciser sous couverture d’antibiotique+ examen cytobactériologique.
L’abcès, lui, est à inciser (incision radiaire aréocirculaire ?) sous couverture d’antibiotique, en veillant à ce que
tous les septa de l’abcès soient crevés au doigt.
Les raghades et les crévasses au niveau du mamelon sont des lésions susceptibles de s’infecter. On les soigne
en badigeonnant les lésions avec de la glycérine boratée. Si la succion n’est pas très douloureuse, l’allaitement
peut se poursuivre durant le traitement.
II. GYNECOLOGIE
CHAPITRE1. PROPEDEUTIQUE GYNECOLOGIQUE
ANAMNESE
Quelques principes fondamentaux d’un bon examen gynécologique(anamnèse et examen clinique), principes
qui peuvent se résumer en quatre règles d’or de base :
• Bien écouter la malade par une bonne anamnèse ou interrogatoire(avec vos oreilles) ;
• Ne demander les examens complémentaires ou para cliniques que de façon objective, sélective et orientée.
Respecter ces quatre règles d’or dans cet ordre vous évitera de passer à côté d’un diagnostic pourtant évident
et vous aidera plutôt à poser le diagnostic et à traiter correctement vos patientes.
EXAMEN GYNECOLOGIQUE
L’examen général succinct passe en revue différents aspects comme l’état général, le cœur, les poumons, le
foie, rate, etc.
Conditions pour réaliser l’examen gynécologique : Il faut une table gynécologique avec possibilité de position
de trendelenburg et malade en position gynécologique. Un bon éclairage. Des instruments doivent être à la
portée du médecin examinateur. La vessie doit être vide (le rectum aussi si possible). Suivre un ordre précis au
cours de l’examen. L’examen est faire avec douceur et tact.
Inspection :
• Morphotype de la patiente
• Périnée(longueur, cicatrice)
• Vulve(orientation, développement des lèvres, trophicité des muqueuses, présence des pertes anormales,
Toucher vaginal(TV, le plus couramment pratiqué), toucher rectal(TR) combinés au palper abdominal et TV +
TR. Le TV explore le col et le corps utérin, les annexes, les paramètres, les parois vaginales, les fornix.
l’examinateur se place à droite de la malade(rare) ou entre les jambes de la malade(le plus souvent),les doigts
dans un doigtier ou un gant ;
on introduit l’index et le majeur(le 2ème et le 3ème doigt) dans le canal vaginal vers le col utérin ;
éviter de toucher le clitoris avec votre pouce qui doit rester bien écarté de l’index ou plié vers la paume de la
main ;
Col :
sa localisation ou position ;
sa longueur ;
sa consistance ;
son ouverture ;
sa surface et mobilisation.
Normalement le col est médian, long ou court ,ferme et fermé, à surface régulière(difficile chez la multipare),
de mobilisation indolore. Anormalement, le col peut être très postérieur ou très antérieur mordant la
symphyse pubienne, ou déplacé à gauche (sinistroposé) ou placé à droite (dextroposé) ou inexistant.
Corps utérin :
son volume ;
sa consistance ;
sa surface ;
sa mobilité ;
Normalement, l’utérus de volume normal est comparable à une mandarine( 6,5cm chez la nullipare et de 7 à 8
cm chez la multipare non ménopausée) a une position ou orientation en AVF médian,et sa consistance est
ferme, sa surface régulière, avec une mobilisation indolore et libre.
Anormalement, l’utérus peut être augmenté de volume , il peut basculer en avant ou en arrière. Il peut aussi
basculer latéralement.
L’examen gynécologique en général doit tenir compte de l’âge de la femme, de sa période du cycle menstruel
Le cycle menstruel est un ensemble d’événements survenant à répétition de facon cyclique dans la vie d’une
femme et dont le principal signe visible est l’hémorragie périodique à des intervalles réguliers qu’on appelle
REGLES ou MENSTRUATIONS. D’où le nom de cycle menstruel. Chaque femme a sa propre période ainsi que
ses propres variations du cycle en fonction de l’âge.
AXE HYPOTHALAMO-HYPOPHYSO-GONADIQUE
Les événements qui surviennent de façon cyclique se déroulent à plusieurs niveaux : le cortex cérébral,
l’hypothalamus et les ovaires.
Le cortex cérébral
Il influence le cycle menstruel par le différent stimulus ou influx reçus de l’environnement en passant par
différents médiateurs(les catécholamines,…)
L’hypothalamus
Il libère de façon pulsatile la LHRH qui stimule la sécrétion hypophysaire de la FSH et/ou de la LH en fonction
de la fréquence de sa pulsatilité. Si elle est élevé c’est la LH qui est préférentiellement libérée.
Les ovaires
C’est à leur niveau que s’ effectuent la croissance et la maturation des follicules devant aboutir à la ponte
ovulaire ou ovulation. L’existence de l’ovulation permet de définir deux phases dans le cycle menstruel. Une
phase folliculaire, durant la quelle il y a croissance et maturation des follicules sous la stimulation de la
FSH, avec production croissante des œstrogènes qui stimulent entre autres la synthèse de ses propres
récepteurs, ceux de la progestérone(au niveau de l’endomètre)ainsi que ceux de la FSH(au niveau de la
granulosa), ainsi que de l’inhibine. La phase lutéale dominée par la présence du corps jaune qui secrète les
oestrogènes et surtout la progestérone, sous la stimulation essentiellement de la LH.
La décharge importante de la LH à mi- cycle, 36heures avant l’ovulation constitue le phénomène hormonal le
plus remarquable et le plus constant.
L’ascension importante de la 17-ß oestradiol se traduit au niveau du col utérin par la sécrétion d’une glaire
Dès les taux sanguins de progestérone atteignent 2 à 5 ng/ml, la température basale s’élève, c’est le fameux
décalage thermique reconnu comme signe de l’activité du corps jaune sécrétoire.
Ceux sur l’endomètre sont typiques. Il subit une prolifération(artères, les glandes et le stroma) sous l’influence
de la 17-ß oesrtadiol durant la première phase et, après l’ovulation, il devient sécrétoire sous l’effet de la
progestérone. En l’absence de la fécondation et nidation, la chute des hormones ovariennes (oestrogènes et
progestérone) entraîne la nécrose avec élimination de la couche superficielle de l’endomètre. Ce qui entraîne
les MENSTRUATIONS.
L’écoulement menstruel n’est pas du sang ,mais un liquide hématique. Dans sa composition entrent trois
quarts de sang, et un quart d’eau avec du mucus cervical et endométrial, des débris endométriaux nécrosés,
des cellules vaginales desquamées :2600000GR/ml ; teneur en cobalt, magnésium, fer et chlore en
concentration supérieure ; la présence de la bilirubine et de glycogène ; moins d’urée, d’acide urique et de
glucose. Le flux menstruel est incoagulable car il ne contient ni prothrombine,ni thrombine, ni fibrinogène. Son
volume est évalué à 50g environ et varie d’une femme à une autre.
Quelques références
Absence de menstruations(=aménorrhée) C’est l’absence du flux menstruel chez une femme en âge d’être
réglée. Il existe deux types d’aménorrhée : une aménorrhée primaire, qui est une absence des premières
règles au-delà de 16 ans et une aménorrhée secondaire, qui est un arrêt de règles depuis plus de 6 mois(3
mois ou 12 mois pour d’autres auteurs)chez une femme antérieurement réglée.
Ce sont des anomalies qui ont trait à la fréquence et à l’intervalle des menstruations.
Oligoménorrhée : les menstruations sont peu fréquentes, les intervalles entre les règles de 6 à 12 semaines(3
mois)
Spanioménorrhée : des menstruations rares( cycles longs, avec règles très espacées), moins de 9 cycles par
an( 3 à4 règles/an)
Pollakiménorrhée(poly ménorrhée) : des menstruations trop fréquentes, intervalle inférieur à 21 jours entre
les règles(cycle cours)
Anisoménorrhée : cycles irréguliers ; les intervalles entre les règles sont irréguliers.
Hypo ménorrhée :quand la femme saigne très peu, et moins de trois jours.
Ménorragies :quand le flux est trop abondant(supérieur à 150 ml). Souvent ce terme est utilisé comme
synonyme des hyperménorrhées.
Ménométrorragies : ce sont des règles très abondantes et qui se prolongent au-delà de 10 jours.
Autres troubles :
La présence de pus.
Les règles avec des lambeaux de tissus qui se traduisent par ce qu’on appelle les dysménorrhées
membraneuses.
Il s’agit d’écoulement de sang extériorisé par les voies génitales basses en dehors de règles, appelé «
Métrorragies ».Elles représentent environ plus de 10% de consultations en gynécologie.
En général, elles ont une signification péjorative. Elles inquiètent aussi bien la malade que le médecin surtout à
un âge avancé. Ces hémorragies peuvent être spontanées ou provoquées. Lorsqu’elles sont provoquées(par la
toilette ou lors de RS),on les appelle hémorragie de contact. Elles sont souvent la traduction d’une atteinte du
col ou du vagin par un processus inflammatoire ou et surtout par un processus malin ( cancer du col).
LA GROSSESSE
a. LES AVORTEMENTS
DEFINITION : C’est l’ expulsion du produit de conception avant la viabilité. Elle s’arrête en RDC depuis un jour
de la conception jusqu’à 28 semaines révolues. Selon l’OMS c’est avant la 24ème semaine révolue.
• Menace d’avortement
• Avortement en cours
• Lithopedion
toto
LA MENACE D’AVORTEMENT
o Signes objectifs :
• Mise en évidence des contractions utérines soit par la paume de la main ou le monitoring
Les étiologies :
Les abérrations chromosomiques :elles entraînent les avortements dans l’ordre de 25% surtout au premier
trimestre. C’est ainsi que certains auteurs refusent de soigner les avortements précoces.
Les malformations congénitales de l’utérus telles que l’hypoplasie de l’utérus qui est la présence d’un utérus
infantile avec le col plus gros que le corps.
Les pathologies tumorales : un utérus myomateux où les noyaux constituent une épine irritative.
Traitement :
o Hospitalisation avec repos au lit en décubitus latéral gauche pour éviter la compression de la veine cave inf.
et de l’aorte qui peut être mortel.
AVORTEMENT EN COURS
AVORTEMENT INEVITABLE
Signes subjectifs : sont ceux de l’avortement en cours avec une mise en évidence des parties fœtales ou des
membranes.
Généralement après expulsion , on procède soit à un curage si c’est une grossesse avancée et soit un curetage
en utilisant une grosse curette mousse à partir du numéro 6.
AVORTEMENT REALISE
Avortement complet :se réalise l’embryon d’abord puis les annexes ensuite. Ici, il y a nécessité de le
compléter par :
o Traitement étiologique
o Utérotonique par exemple :l’ergométrine ou même la solution ocytocique dans le but d’obtenir la ligature
vivante de pinard.
o Antibiothérapie de couverture
o Si l’avortement a été effectué dans des mauvaises conditions on administre de sérum puis de vaccin
antitétanique.
Avortement incomplet :généralement, l’embryon ou le fœtus est sorti mais il y a la rétention des membranes.
CAT :tout est fonction de l’âge de la grossesse. Si elle est jeune, la pince va extraire les membranes, le cordon
et les restes de matériels pendant que la curette de préférence mousse et grosse va terminer les restes de
matériels.
L’antibiothérapie de couverture pendant au moins dix jours plus utérotonique pendant au moins quatre jours.
Avortement in toto :c’est une expulsion de tout le contenu comme un œuf entier Cà d tout le sac avec
l’embryon dedans.
Missed abortio : par définition c’est l’incapacité de l’utérus à expulser une grossesse arrêtée.
Complication :
o Surinfection
DEFINITION :une grossesse est dite ectopique lorsque la nidation a lieu sur une muqueuse autre que
l’endomètre de la cavité utérine.
Grossesse isthmique
Grossesse ampulaire
Grossesse infudibulaire
Grossesse abdominale
Grossesse cervicale
La forme non rompue :à part la douleur, la symptomatologie est muette càd la découverte se fait soit par un
examen d’échographie, soit par un examen clinique pour des personnes suffisamment expérimentées.
Interrogatoire :
La partie isthmique a tendance à se rompre tôt et saigner à cause de l’étanchéité musculaire et de la forte
vascularisation.
Examen clinique : on aura une sensibilité abdominale importante diffuse. Le diagnostic est posé en une
ponction de DOUGLAS permettant dans les grossesses ectopiques rompues de retire le sang incoagulable
parce qu’ il y a une afibrinogénémie de consommation locale.
c. LA GROSSESSE MOLAIRE
LA MOLE HYDATIFORME : il s’ agit d’une grossesse caractérisée par le faut développement des trophoblastes
jusqu’à envahir l’embryon. Cette grossesse généralement non embryonnée peut être rarement embryonnaire.
Du point de vue clinique, à l’interrogatoire : la gestante se plaint d’hémorragie capricieuse, c’est –à-dire une
hémorragie qui survient sans condition particulière, faite de sang rouge vif qui peut s’arrêter de soit mais
volontiers récidivante.
Les signes
A l’ examen clinique :on note un utérus augmenté de volume par rapport à l’âge de la grossesse et un utérus
mou au toucher vaginal combiné au palper( on parle d’ un utérus en accordéon)
Du point de vue laboratoire : c’est une grossesse hyper hormonale dont le taux de HCG peut atteindre ou
dépasser 50000UI.
L’échographie met en évidence une image en flocon de neige parce que ce sont des vésicules.
En clinique le diagnostic de la grossesse molaire peut être posé lors de l’expulsion des vésicules qui prennent la
forme de grappes de raisins.
NB : En cas de grossesse molaire ,il faut conseiller à l’accouchée de ne pas concevoir endéans 2ans.
CAT :Il faut toujours faire un curetage aspiratif sous utérotonique pour éviter une perforation utérine car
l’utérus est mou.
Le mode de surveillance : il faut éviter une nouvelle conception pendant 2 ans pou ne pas favoriser un
chorioépithélioma ou une molle d’estriens. Il faut prendre des oestroprogestatifs de synthèse en contrôlant le
taux de l’ HCG tout les deux à six mois puis chaque année.
Si l’HCG persiste alors qu’il n’ y a pas de conception , il faut passer à une hystérectomie totale radicale.
LA MOLE DESTRUENS :
C’est l’une des complications de la mole hydatiforme caractérisée par son infiltration et comprimant les
organes voisins ( utérus, vessie, rectum heureusement sans métastases).
CHORIOEPITHELIOMA OU CHORIOCARCINOME
C’est un cancer qui renvoi facilement des métastases au niveau du foie et des poumons. C’est une tumeur
hormonodépendante.
Germes en cause :
Trichomonas vaginalis
Chlamydia trachomatis
Gonocoque
Bacille de Ducrey
Trèponème pâle
Circonstances de contamination :
Objets de toilette
Tableaux cliniques :
Mycoses :
Leucorrhée très abondante, épaisse comme du lait caillé, blanchâtre, grimeuse sans odeur particulière :prurit
très intense, irrésistible ; dysurie discrète ou importante(post-mictionnelle)
Atteinte du ou des partenaires :balanite( lésions en carte de géographie) ou pas, blessures lors de rapports
sexuels, parfois prurit discret ou écoulement discret intarissable résistant aux antibiotiques ou même aggravé
par ceux-ci
Leucorrhée abondante, fluide, verdâtre, mousseuse, bulleuse, odeur fétide( comme, les bulles de dentifrice
Prurit discret
Signes inflammatoires très importants au stade aigu, les muqueuses sont rouge- flamboyants et saignant
parfois au contact
Gonocoque
o Plaintes du partenaire ;
Il s’agit souvent des tableaux décapités par l’emploi des antibiotiques de façon désordonnée.
o Notion d’un rapport sexuel récent ou des rapports sexuels récents et variés ;notion de contage récent ou
ancien
o Très rependues et, causes de stérilité :diagnostic sur culture de cellules vivantes(difficile) ou recherche des
anticorps.
Herpès génital .
Bartholinite aigue
70% due au gonocoque et chlamydiae, soit directement aigue, soit réinfestation d’un kyste de Bartholin. La
douleur est atroce, avec chaleur locale importante. Démarche difficile avec jambes écartées. Fièvre, avec mine
souffrante. A l’examen, on découvre une tuméfaction rouge, fluctuante très douloureuse, localisée à l’endroit
de la glande de Bartholin.
Bartholinite chronique
Il s’agit souvent d’une forme aigue mal soignée ou non soignée qui se transforme en kyste ou abcès refroidi.
Les signes fonctionnels sont presque absents. A l’examen, on trouve une tuméfaction de volume
variable(noisette à un œuf de poule) souvent sans douleur, à la partie postérieure de la petite lèvre. Elle est
lisse, fluctuante.
Skénites
Elles sont rares. Elles développent des infections en forme de grappe. D’où, difficile à guérir(nids d’abeilles),
pus+ odeur pendant le rapport sexuel.
Les infections génitales hautes sont dues essentiellement à la contamination de l’appareil génital par voie
ascendante. L’agent causal est soit bactérien(gonocoque-haemophilus vaginalischlamydia trachomatis-
tréponème pâle-haemophilus ducrei-etc),soit fongique(candida albicans), soit protozoaire(trichomonas
Il s’agit de l’infection aigue ou chronique des annexes utérines c.à. d. les trompes ( salpingite=inflammation de
la trompe) et l’ovaire( ovarite=inflammation de l’ovaire) qui font partie des éléments de l’annexite. Leur
évolution se fait plus volontiers vers une suppuration loco-régionale ou vers une extension de proche en
proche et/ou par voie sanguine et/ou lymphatique.
Les formes aigues se manifestent souvent par une douleur au bas ventre(pelvienne) spontanée, une fièvre,
parfois des leucorrhées et des métrorragies. Ces symptômes débutent dans la majorité des cas brutalement,
après les règles, souvent après un rapport ou après une exploration gynécologique(exemple :
hystérosalpingographie, mise en place de stérilet, curetage, biopsie de l’endomètre).La para clinique met en
évidence : une hyperleucocytose, un syndrome inflammatoire, une bactériémie. L’échographie pelvienne est
obligatoire.
Ce sont les abcès pelviennes, la péritonite qui peuvent survenir, mais la gravité est surtout constituée par le
risque des séquelles tubopelviennes irréversibles responsables de douleurs chroniques et d’infertilité.
TRAITEMENT
En ambulatoire dans les formes non compliquées, le traitement repose sur une antibiothérapie probabiliste à
large spectre. Un traitement coeliochirurgical précoce atraumatique peut compléter ce traitement médical.
C’est l’écoulement non sanglant provenant de l’appareil génital de la femme(endocol, col, vagin, vestibule,
vulvaire) et dû à l’exagération pathologique des sécrétions normales de l’appareil génital de la femme qui,
elles sont hormonodépendantes et contiennent les lactobacilles(bacilles de doderlein).
Après la douleur et les troubles des règles, la leucorrhée constitue le motif de consultation le plus fréquent.
Les pertes blanches constituent certes un symptôme(et non une maladie en soi), mais elles constituent un
phénomène très gênant, surtout lorsqu’il est associé au prurit (ce qui est très fréquent).En outre, le caractère
récidivant, la ténacité au traitement leur confèrent l’aspect rebelle bien connu des médecins que des malades.
Ainsi, cet aspect confère à cette entité une dimension psychologique très importante, ressentie par la femme
qui en souffre.
CLINIQUE
Symptômes associés
• Brûlure vaginale ou sensation des cuissons spontanées ou provoquées par les rapports sexuels
o Dyspareunie d’intromission :la douleur est ressentie par la femme lors de la pénétration de l’organe sexuel
du partenaire :penser aux vaginites
o Dyspareunie profonde :ressentie lorsque le pénis touche le col :penser aux infections pelviennes utéro
annexielles, à l’endométriose, aux vices de position ;
o Dyspareunie post-coïtale :la femme reste meurtrie à cause des douleurs pelviennes qu’elle ressente parfois
plusieurs heures après le RS :penser à la rétroversion utérine, à l’endométriose)
o Dyspareunie de présence ou totale :la femme ressent les douleurs à la pénétration comme au contact du
col(lésions vaginales)
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
En dehors de la grossesse, ce sont les causes cervicales(cervicites) et l’hypersécrétion glaireuse liée à une
Chez la femme enceinte, c’est soit une leucorrhée physiologique (crémeuse,opalescente,non irritante, sans
prurit ni dysurie, avec peu des leucocytes et sans germes), soit une leucorrhée pathologique( surtout
mycosique avec prurit très intense et leucorrhées lait caillé, épaisses car PH très acide, parfois chlamydiae,
parfois trichomonas, parfois autres germes banaux(vaginose)
• Chez la petite fille, l’étiologie est dominée par les germes banals(maraxelles, entérocoques), parfois par le
corps étrangers, parfois des oxyures. Penser aussi au Sida et diabète, et rarement, on peut trouver le
gonocoque, les mycoses et l’allergie locale.
• Chez la femme ménopausée, les facteurs favorisants sont :l’acidité diminuée, la disparition de la flore
vaginale(=vaginite sénile) et la diminution ou disparition des œstrogènes. Les causes sont :l’infection à germes
TRAITEMENT
• Traitement prophylactique :
Ce nom englobe tous les prurits de la région génitale, càd inguinocrurale, périnéale et anale, car en pratique,
ces prurits sont souvent associés et relèvent très souvent des même causes.
Les prurits ou démangeaison est une sensation particulière aussi difficile à définir qu’une sensation gustative
ou tactile qui appelle de façon irrésistible au grattage. Il peut revêtir tous les degrés d’intensité, de durée et
d’étendue. Il peut être comparé à un fourmillement, un chatouillement ou à une brûlure.
CLINIQUE
L’interrogatoire peut révéler des causes occasionnelles ayant déclenché ce prurit : irritations légères(pertes
blanches), sous-vêtements en laine ou nylon, action du froid ou de la chaleur, contact de l’air.
Le grattage à lui seul peut entraîner des lésions cutanées :excoriations linéaires qui vont créer des papules
folliculaires, recouvertes de croutelles sanguines noirâtres, et secondairement des pyodermites et
despigmentations plus ou moins diffuses.
ETIOLOGIES
Pathologies gynécologiques :
• Lésions vulvaires
• Etc …
TRAITEMENT LOCAL
o Calmer le prurit tout en évitant d’aggraver le lésions par des applications intempestives. D’où, proscrire tous
les produits sensibilisants. Supprimer les sous-vêtements en lainage, flanelle, caoutchouc, nylon.
Premier stade :
o Soit des solutions émollientes en cas de grande irritation(bain d’amidon, bain de camomille)
Deuxième stade :utiliser le colorants comme le bleu de méthylène, d’abord en solution aqueuse(bleu de
méthylène 0,10 +eau 100mg) ou le violet de gentiane 0,10 + eau 100mg,puis,des solutions alcooliques(Eosine
2g, Alcool à 70°100g ou solution de Milan, Cristal violet, vert de méthyle à 0,25, Alcool à 90° 100g).
La pathologie mammaire est définie comme étant « l’ensemble des affections bénignes et malignes du sein ».
A chaque consultation concernant la pathologie mammaire, la crainte du cancer est toujours sous-jacente(que
ce soit « douleur » ou « boule »). Les pièges à éviter : être « trop » rassurant et ne rien faire ou au contraire
multiplier les examens +/- utiles. Ce qui est très important : faire le point d’une situation en regroupant tous
les examens pertinents venant de la clinique, des examens complémentaires pour définir une attitude utile
pour la patiente.
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LES MASTITES
Les mastites correspondent à des inflammations (atteinte infectieuse ou irritation) du tissus mammaire. Les
mastites peuvent survenir chez près d’un tiers des femmes qui allaitent après la naissance. Lorsqu’une mastite
au cours de la lactation est due à une infection, elle est habituellement secondaire à une bactérie, bien que
des infections fongiques puissent se produire. La plupart de mastites au cours de la lactation surviennent
pendant les trois premiers mois du post-partum, mais elles peuvent survenir à n’importe quel moment aussi
longtemps que la mère allaite.
Lorsqu’elle est sévère, abcès(collection de pus formé par l’infection) peut se développer dans le sein.
• Utilisation d’une seule position pour allaiter avec, pour conséquence, une mauvaise vidange du sein
Signes cliniques : malaise, fièvre, chaleur et douleur au niveau du sein, douleur mammaire lors de
l’allaitement.
• Repos au lit
• Antalgiques
• Antibiothérapie
• Drainage de l’abcès.
NB :Une mastite peut survenir chez des femmes plus âgées qui n’allaitent pas. Cette forme de mastite est
appelée « mastite péricanalaire ». Le galactophore transportant le lait proche du mamelon s’enflamme,
entraînant une douleur du sein.
Il existe une forme du cancer du sein appelée « cancer du sein inflammatoire »(mastite carcinomateuse) qui
peut être confondu avec une mastite. Le cancer du sein inflammatoire ayant une croissance rapide, agressive
et létale :il est important de le détecter précocement. Une fièvre accompagne habituellement une mastite,
mais survient rarement lors d’une mastite carcinomateuse.
• Les kyste sébacés remplis d’un liquide jaunâtre, qu’on peut rompre facilement avec l’extrémité d’une aiguille
intraveineuse.
[Link]
LES MASTOSES
Histologiquement, deux éléments caractérisent donc cette pathologie ; les altérations épithéliales et les
modifications mésenchymateuses.
L’origine prétendue hormonale de cette affection s’appuie sur sa fréquente association à une dystrophie
ovarienne microkystique, à un fibrome utérin, à des ménométrorragies fonctionnelles, ainsi que sur son
aggravation par un traitement par les œstrogènes. Mais rien n’ est définitif, et l’efficacité de l’hormone mâle
ne signifie en aucun cas, qu’il y a trop d’hormone femelle.
Clinique
La mastose est caractérisée par des douleurs uni ou bilatérales, parfois très vives, à irradiation vers l’épaule et
dans le bras, d’abord prémenstruelles, puis débordant la période des règles et s’étendant sur la plus grande
partie du cycle .L’examen essentiel est la mammographie : elle est négative et permet de ne pas opérer ces
patientes.
Traitement
En premier lieu il faut calmer l’anxiété en usant des sédatifs tout en évitant certaines substances
neuroleptiques susceptibles d’engendrer une hyperprolactinémie, galactorrhée et poussée mammaire.
L’insuffisance lutéale, quand elle est présente, justifie l’utilisation de la progestérone ou mieux de progestatifs
de synthèse en seconde phase du cycle : progestérone IM ou percutanée, progestérone retard,etc…
chirurgie
Pronostic
Compte tenu du risque de transformation cancéreuse(surtout chez les femmes à haut risque cfr pauci parité,
naissance du 1èr enfant au delà de l’âge de 25ans, puberté précoce et ménopause tardive, cancer du sein
dans la famille), une surveillance s’impose sur base de la mammographie+ la cytoponction de toute masse
accessible+ biopsie et examen histologique extemporané.
CHAPITRE6. LA MENOPAUSE
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Etymologiquement, le terme ménopause signifie « cessation des règles ». Au sens strict du terme, la
ménopause est définie comme arrêt définitif des menstruations(des règles) chez une femme jusque-là
normalement réglée.
La ménopause est précédée par une longue période de transition qui commence dès l’âge de 40 ans et cours
de laquelle apparaissent les premières modifications biologiques. Cette période de transition correspond à :
La pré ménopause : période de 4 à 5 ans précédant la ménopause et est souvent émaillée des troubles des
règles et/ou des troubles fonctionnels ;le terme français « pré ménopause » disparaît en principe ;en fait de
nombreux individus continuent à l’utiliser ; seuls les anglo-saxons conservent leur expression « pré-ménopause
women » pour désigner les femmes à partir de la puberté jusqu’à la pré ménopause.
La post-ménopause ou ménopause confirmée : la période de vie de la femme qui va s’écouler après l’arrêt
définitif des menstruations. Le climatère est la période d’involution des organes génitaux allant de la fin de la
période féconde au début de la stérilité.
PERIODE DE CLIMATERE
FECONDITE
PUBERTE
Péri-ménopause Post
ménopause
ou
Ménopause
Pré-ménopause
Ménopause confirmée
« irrégularité des « arrêt définitif
Cycles menstruels » des Règles :1an
La race
La femme de race blanche semble être ménopausée plus tardivement(51,4 plus au moins 3,75 ans) que celle
de race noire(46,4 plus ou moins 3 ans chez la congolaise, soit de 40 à 53 ans). Cet âge de survenue est plus
précoce que celui de la femme de race blanche. Selon certains auteurs, cet âge serait dû à bien d’autres
facteurs que la race seule. Le rôle des facteurs familiaux et héréditaires a été également rapporté.
Le niveau de vie
Les femmes de bas niveau socio-économique sont ménopausées en moyenne 2 à 3 ans plus tôt que celles
ayant un niveau plus élevé.
La condition socio-professionnelle
Les ménagères ont une ménopause plus tardive que les femmes qui travaillent à l’extérieur ; les femmes
d’affaires ou à profession libérale(médecin, avocate,…) ainsi que les employées de bureau, les secrétaires et
autres sont ménopausées plus tôt.
Le statut conjugal
Les femmes mariées ont leur ménopause plus tardivement que les célibataires.
La parité
On a longtemps pensé que de nombreuses grossesses et des périodes d’allaitement prolongé entraîneraient
une ménopause précoce.
Quelques auteurs ont aussi trouvé que les femmes sans enfants atteindraient plus rapidement la ménopause.
Il semble également que la multiparité retarde l’âge de survenue de la ménopause.
Pour certains auteurs, les femmes qui avaient moins de 25 ans au moment de leur dernière grossesse avaient
une ménopause plus précoce. Une grossesse tardive retarderait la survenue de la ménopause. Pour d’autres, il
n’y a pas de relation statistiquement significative.
Les textes anciens faisaient mention d’une ménopause plus précoce chez les femmes obèses. Certains
chercheurs ont au contraire observé un âge de ménopause plus tardif en cas d’excès pondéral. Dans la
population congolaise, l’influence du poids corporel sur l’âge de survenue de la ménopause a été confirmée.
En effet, les femmes qui ont pesé plus de 60kg ont eu leur ménopause plus tardivement que celles qui ont
pesé moins de 60kg.
Certaines affections ont été considérées comme induisant une ménopause précoce. Il s’agit : infections
chroniques du tractus génital, endométriose ovarienne, et maladies auto-immunes.
D’autres ont été considérées par contre comme induisant une ménopause tardive. C’est le cas de : diabète
sucré, cancer de l’utérus, fibrome utérin, cancer de l’ovaire et du sein.
Par ailleurs, aucune influence n’a été observé en rapport avec la taille, ni avec la ménarche. Le tabagisme,
même passif, expose à une ménopause plus précoce que les femmes non fumeuses. Ce phénomène serait dû à
l’action de la nicotine sur l’hypothalamus et sur le foie par induction enzymatique.
La survenue est progressive lorsque l’arrêt définitif des règles est précédé d’épisodes d’irrégularités
menstruelles : cycles longs, normaux ou courts alternant avec la plus grande fantaisie. L’interrogatoire apprend
que les bouffées de chaleur accompagnent cet arrêt des règles.
Dans d’autres cas, ces signes manquent et la survenue de la ménopause est brusque. Elle survient souvent soit
après une émotion violente, soit après un accouchement au-delà de la quarantaine.
Cette différence dans le mode de survenue de la ménopause est liée à la réserve en follicules ovariens de
chaque femme.
• Lorsqu’une femme a subi une ablation des ovaires ou ovariectomie( castration) ; cela provoque des
symptômes plus sévères et d’apparition plus rapide que ceux observés lors d’une ménopause spontanée ; les
règles disparaissent chez 80% des femmes, des bouffées de chaleur suivies de transpirations profuses
surgissent dans la semaine qui suit l’opération et empêchent le sommeil ; à l’opposé, des phénomènes
vasomoteurs immédiats à tendance régressive vont se développer et progressivement les troubles tardifs vont
apparaître.
• Lorsque la ménopause survient plutôt chez les femmes traitées par exemple contre le cancer du
sein(chimiothérapie).
MENOPAUSE
a. La péri-ménopause
• Des irrégularités menstruelles de toute nature à type de cycles écourtés ou allongés. Des épisodes des
spanioménorrhées voire d’aménorrhée par insuffisance d’imprégnation progestéronique de l’endomètre.
La ménopause muette où l’arrêt des règles est la seule anomalie constatée : elle conserne 25% des femmes.
La ménopause troublée se retrouve dans 75% des cas. L’arrêt des règles s’accompagne de :
• Signes d’hyperandrogénie (acné, hypertrichose, dermite séborrhéique de la face, état séborrhéique du cuir
chevelu) ;
• Autres signes comme prise de poids, douleurs articulaires(souvent non prise en considération car encore
méconnus, vieillissement cutané(peau sèche ,diminution de l’épaisseur-élasticité-cheveux perdent de leur
éclat et deviennent de plus en plus difficile à coiffer),pathologie vulvo-vaginale(vaginite atrophique),
pathologie urinaire(cystites à répétition, incontinence urinaire) ;
• Ostéoporose(essentiellement de type 1)
Au plan biologique
Gn-RH(LH-RH) élevé
[Link]
En principe général, oui si la ménopause devient invalidante. Et les troubles de la ménopause étant le reflet
d’une insuffisance oestrogénique, il est logique d’envisager l’opportunité d’un traitement de substitution de
manière à rétablir un équilibre rompu.
III. Contraception
1. Méthodes contraceptives
Les différentes méthodes contraceptives sont notamment les pilules de contraception orale, les
implants, les contraceptifs injectables, les patchs contraceptifs, les anneaux vaginaux, les dispositifs
intra-utérins, les préservatifs, la stérilisation masculine ou féminine, les méthodes d’aménorrhée
lactationnelle, les méthodes reposant sur le retrait (coït interrompu) et la connaissance des périodes
de fertilité. Ces méthodes ont différents modes d’action et sont d’efficacités diverses pour prévenir
une grossesse non désirée
2. CLASSIFICATION
Il existe deux grands groupes des méthodes contraceptives :
1. Méthodes naturelles
- Méthode de l’aménorrhée lactationnelle : Elle empêche la libération des ovocytes des
ovaires (l’ovulation)
- Méthode des jours fixes : Le couple évite la grossesse en s’abstenant de rapports sexuels
vaginaux non protégés lors des jours les plus féconds
- Méthode de la température basale du corps (TBC) : Le couple évite la grossesse en
s’abstenant de rapports sexuels vaginaux non protégés lors des jours féconds
- Méthode des deux jours : Le couple évite la grossesse en s’abstenant de rapports sexuels
vaginaux non protégés lors des jours les plus féconds
- Méthode symptothermique : Le couple évite la grossesse en s’abstenant de rapports sexuels
vaginaux non protégés lors des jours les plus féconds
- Retrait (coït interrompu) : Par cette méthode, l’homme s’efforce d’éviter que le sperme
pénètre dans le vagin de la femme, pour empêcher la fécondation
- Méthode du calendrier ou méthode du rythme : Le couple évite la grossesse en évitant les
rapports sexuels vaginaux non protégés durant les premiers et derniers jours du cycle estimés
comme féconds, par l’abstinence ou en utilisant un préservatif.
2 METHODES ARTIFICIELLES
a. Méthodes hormonales
- Contraceptifs oraux et combinés (COC) ou « pilule » : Ils empêchent la libération des
ovocytes des ovaires (l’ovulation.)
- Pilule à progestatif seul ou « minipilule » : Elle épaissit la glaire cervicale, ce qui empêche les
spermatozoïdes et l’ovule de se rencontrer ; elle inhibe aussi l’ovulation.
- Implants : Ils épaississent la glaire cervicale, ce qui empêche les spermatozoïdes et l’ovule de
se rencontrer ; ils inhibent aussi l’ovulation.
- Contraceptifs injectables à progestatifs seuls : Ils épaississent la glaire cervicale, ce qui
empêche les spermatozoïdes et l’ovule de se rencontrer ; ils inhibent aussi l’ovulation
- Contraceptifs injectables mensuels ou contraceptifs injectables combinés : Ils empêchent la
libération des ovocytes des ovaires (l’ovulation)
- Patch contraceptif combiné et anneau vaginal contraceptif combiné : Il empêche la
libération des ovocytes des ovaires (l’ovulation)
- Dispositif intra-utérin (DIU) au lévonorgestrel : Le dispositif épaissit la glaire cervicale, ce qui
empêche les spermatozoïdes et l’ovule de se rencontrer
- Pilules de contraception d’urgence (PCU) (acétate d’ulipristal 30 mg ou lévonorgestrel 1,5
mg) : Elles empêchent ou retardent la libération des ovocytes des ovaires. Les pilules sont
prises pour éviter une grossesse jusqu’à cinq jours après des rapports sexuels non protégés.
a. Méthodes de barrière ou mécanique
- Préservatifs masculins ou féminins : Ils forment un obstacle qui empêche les spermatozoïdes
et l’ovocyte de se rencontrer
- Dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre : Le cuivre endommage les spermatozoïdes et les
empêche de rencontrer l’ovule .
N.B. : - aucune méthode n’est efficace à 100%