0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues3 pages

Fonctions de Plusieurs Variables: Correction: Excercice 1

Le document présente des exercices sur les fonctions de plusieurs variables, en étudiant l'existence et la valeur des limites en (0,0) pour différentes fonctions. Il aborde également la continuité de certaines fonctions sur R2 et démontre des propriétés de connexité par arcs pour des ensembles dans un espace vectoriel normé. Enfin, il conclut que le produit et la somme de parties connexes par arcs sont également connexes par arcs.

Transféré par

Imane Badou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues3 pages

Fonctions de Plusieurs Variables: Correction: Excercice 1

Le document présente des exercices sur les fonctions de plusieurs variables, en étudiant l'existence et la valeur des limites en (0,0) pour différentes fonctions. Il aborde également la continuité de certaines fonctions sur R2 et démontre des propriétés de connexité par arcs pour des ensembles dans un espace vectoriel normé. Enfin, il conclut que le produit et la somme de parties connexes par arcs sont également connexes par arcs.

Transféré par

Imane Badou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Fonctions de Plusieurs Variables : Correction

Analyse3-AP2 1445-2023

Excercice 1:
Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0,0) des fonctions suivantes :
x2 y 2
1. f (x, y) = 2
x + y2
x2 y 2
2. g(x, y) = 2 2
x y + (x − y)2
x3 y
3. h(x, y) = 6
x + y2
xy
4. k(x, y) =
x+y
Solution :
2
r4 (cos(θ) sin(θ)) 2
1. lim f (x, y) = lim = lim r2 (cos(θ) sin(θ)) = 0 car :
(x,y)→(0,0) r→0 r2 r→0
⋆ lim r2 = 0
r→0
2
⋆ |cos(θ) sin(θ)| ≤ 1 pour tout θ ∈ [0, 2π[
2. Remarquons que les deux droites passant par (0, 0) : y = 0 et y = x, vérifiant g(x, x) = 1 et g(x, 0) = 0.
C.à.d : lim g(x, y) ̸= lim g(x, y). Puisque la limite dépend du chemin choisi, alors g n’admet pas
(x,y)→(0,0) (x,y)→(0,0)
y=x y=0
de limite en (0, 0).
3. Considérons le changement de variables suivant :

G : R2 → R2
( √
3
x= X
(X, Y ) 7→
y=Y

Remarquons que G est une application bijectif de R2 vers R2 . Et on a :


√ XY
lim h(x, y) = lim h( 3 X, Y ) = lim . D’après le cours cette fonction n’admet
(x,y)→(0,0) (X,Y )→(0,0) (X,Y )→(0,0) X 2 + Y 2
pas de limite au point (0, 0).
Autre manière :
*** Remarquons que les deux courbes passant par (0, 0) d’équations : y = 0 et y = x3 , vérifiant h(x, x3 ) = 1/2
et h(x, 0) = 0. C.à.d : lim h(x, y) ̸= lim h(x, y). Puisque la limite dépend du chemin choisi, alors
(x,y)→(0,0) (x,y)→(0,0)
y=x3 y=0
h n’admet pas de limite en (0, 0).
4. Montrons que k n’admet pas de limite au point (0, 0) :
Sachant que lim k(1/n, 0) = 0,
n→∞
il suffit de trouver une suite (xn ) vérifiant xn → 0 et lim k(1/n, xn ) = 1 ̸= 0.
n→∞
Cherchons une condition suffisante sur xn pour que k(1/n, xn ) converge vers 1.
2

xn /n xn /n 1
On a k(1/n, xn ) = = = .
1/n + xn 1/n + xn n + 1/xn
pour que lim k(1/n, xn ) = 1 il suffit que k(1/n, xn ) = 1 c.à.d xn = 1/(1 − n).
n→∞
Dans ce cas, on a (1/n, xn ) → (0, 0) et lim k(1/n, xn ) = 1 ̸= 0.
n→∞
Excercice 2:
f : R2 → R
(
On considère la fonction suivante : 2x2 + y 2 − 1 si x2 + y 2 > 1 Démontrer que f est
(x, y) 7→ 2
x sinon
2
continue sur R .

Solution :
*** On a Df = R2 = B2 (O, 1) ∪ S2 (O, 1) ∪ [B2,f (O, 1)]c .
*** Sur l’ouvert B2 (O, 1) ∪ [B2,f (O, 1)]c :
la fonction f est polynômiale, par conséquent elle est continue sur B2 (O, 1) ∪ [B2,f (O, 1)]c .
*** Sur S2 (O, 1) :
Soit (a, b) ∈ S2 (O, 1) . D’où a2 + b2 = 1.
On a lim f|B2 (O,1) (x, y) = lim x2 = a2
(x,y)→(a,b) (x,y)→(a,b)
et lim f|[B2,f (O,1)]c (x, y) = lim 2x2 + y 2 − 1 = 2a2 + b2 − 1 = a2 car a2 + b2 = 1.
(x,y)→(a,b) (x,y)→(a,b)
Ainsi lim f (x, y) = a2 . Par suite, f est continue aussi sur S2 (O, 1). Par conséquent f est continue sur R2 .
(x,y)→(a,b)

Excercice 3:
En utilisant la continuité d’une fonction convenable,
1. Montrer que l’ensemble B = {(x, y) ∈ R2 | x + y 2 ̸= 0} est un ouvert de R2 .
2. Montrer que l’ensemble A = {(x, y) ∈] − ∞, 2] × R | y 2 ≤ 2 − x} est un fermé de R2 .
Solution :
1. Soit f (x, y) = x + y 2 définie sur R2 . On a B = f −1 (R∗ ).
Puisque f est une fonction polynomiale continue sur R2 et R∗ est un ouvert de R, alors B est ouvert de R2 .
2. Soit g(x, y) = 2 − x − y 2 définie sur ] − ∞, 2] × R. On a A = g −1 ([0, +∞[).
Puisque g est une fonction polynomiale continue sur R2 , en particulier sur ] − ∞, 2] × R, et [0, +∞[ est un
fermé de R, alors A est fermé relatif à de ] − ∞, 2] × R. Ainsi, il existe un fermé F de tel que R2 . Comme
] − ∞, 2] × R est fermé de R2 alors A est un fermé de R2 .
Excercice 4:
1. Montrer que l’union de deux connexes par arcs non disjoints est connexe par arcs.
2. Soient A ∈ R2 défini par A := Bf (O, 2) ∪ S((2, 0), 1). Montrer que A est connexe.
Solution :
1. Soient E, F deux connexes par arcs de Rn , n ≥ 1, avec E ∩ F ̸= ∅.
Soient a, b ∈ E ∪ F . On distingue 3 cas :
* si a, b ∈ E, et comme E est connexe par arcs alors il existe un chemin continu reliant a et b en restant
dans E et par suite dans E ∪ F .
* si a, b ∈ F , et comme F est connexe par arcs alors il existe un chemin continu reliant a et b en restant
dans F et par suite dans E ∪ F .
* si a ∈ E et b ∈ F . Puisque E ∩ F ̸= ∅, alors il existe c ∈ E ∩ F .
On a a, c ∈ E et comme E est connexe par arcs alors il existe un chemin continu γ1 reliant a et c en restant
3

dans E. Aussi, on a c, b ∈ F et comme F est connexe par arcs alors il existe un chemin continu γ2 reliant c
et b en restant dans F . Considérons l’application suivante :

n
γ : [0, 1] → R
(
γ1 (2t) si t ∈ [0, 1/2]
t 7→
γ2 (2t − 1) si t ∈ [1/2, 1]

Vérifions que γ est un chemin continu reliant a et b en restant dans E ∪ F :


** On a γ|[ 0, 1/2] est continu sur [0, 1/2] comme étant la composée de deux fonctions continues ; t 7→ 2t de
[0, 1/2] vers [0, 1] et γ1 de [0, 1] vers Rn . Aussi, γ|[1/2,1] est continu sur [1/2, 1] comme étant la composée de
deux fonctions continues ; t 7→ 2t − 1 de [1/2, 1] vers [0, 1] et γ2 de [0, 1] vers Rn . Et puisque lim γ(t) =
t→1/2−
γ1 (1) = c = γ2 (0) = lim γ(t), alors γ est continue en t = 1/2. Par conséquent, γ est continu sur [0, 1].
t→1/2+
** On a γ(0) = γ1 (0) = a et γ(1) = γ2 (2.1 − 1) = γ2 (1) = b.
** On a t∗ ∈ γ([0, 1]), alors ∃t ∈ [0, 1] tel que γ(t) = t∗ :
*** si t ∈ [0, 1/2] alors γ(t) = γ1 (2t) ∈ E car 0 ≤ 2t ≤ 1. D’où t∗ ∈ E ∈ E ∪ F . *** si t ∈ [1/2, 1] alors
γ(t) = γ2 (2t − 1) ∈ F car 0 ≤ 2t − 1 ≤ 1. D’où t∗ ∈ F ∈ E ∪ F .
Ainsi γ([0, 1]) ∈ E ∪ F .
2. Remarquons que Bf (O, 2) ∩ S((2, 0), 1) ̸= ∅, d’après le cours Bf (O, 2) et S((2, 0), 1) sont des connexes par
arcs. Ainsi, d’après la première question, A est aussi connexe par arcs.
Excercice 5:
Soit E un espace vectoriel normé et A, B deux parties connexes par arcs de E.
1. Démontrer que A×B est connexe par arcs.
2. En déduire que A+B est connexe par arcs.
Solution :
1. Soient (a1 , b1 ), (a2 , b2 ) deux points de A × B avec a1 , a2 ∈ A et b1 , b2 ∈ B. Puisque A et B sont connexes
par arcs alors ils exitent γ1 et γ2 deux chemins continus, respectivement, reliant a1 et a2 en restant dans A,
et reliant b1 et b2 en restant dans B. Par conséquent, l’application suivante :

γ : [0, 1] → E×E
t 7→ (γ1 (t), γ2 (t))

est un chemin continu reliant (a1 , b1 ) et (a2 , b2 ) en restant dans A × B.


2. Soit f (a, b) = a + b définie sur A × B. Puisque f est continue sur A × B qui est connexe par arcs alors
f (A × B) = A + B est aussi connexe par arcs (la continuité preserve la connexité par arcs).

Vous aimerez peut-être aussi