Etude Et Calcule Le Gain Optique D'Une Structure À Puits Quantique À Base D'Ingan/Gan
Etude Et Calcule Le Gain Optique D'Une Structure À Puits Quantique À Base D'Ingan/Gan
كلية التكنولوجيا
Faculté de Technologie
قسم اإللكترونيـك
Département d’Électronique
Micro-optoélectronique
Thème
présenté par
Salma mustapha
&
Zmite mohamed
Proposé par : Mr Aissat
À mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi,
A ma sœur
A ma marie
A tout ma famille
mustapha
dédicas
A ma sœur
A tout ma famille
mohamed
Remerciement
Nous Remercions, En Premier Lieu, ALLAH Qui A Fait Que Nous
période du travail.
Introduction général
Chapitre 1
1.4.2Les alliages…………………………………………………………………………………………………………………………………………9
1.4.4Le Gap…………………………………………………………………………………………………………………………………………….11
1.9 CONCLUSION…………………………………………………………………………………………………….………………………………28
II) études de la structure a puits quantique a base de InGaN/GaN
1.2.1 Description du nitrure d’Indium-Gallium…………………………………………………………………………………………29
[Link] cristalline……………………………………………………………………………………………………………………………….29
Polarisation interne…………………………………………………………………………………………………………………………………31
Polarisation piézoélectrique…………………………………………………………………………………………………………………….32
Diagramme d’énergie………………………………………………………………………………………………………………………………33
Niveau de Fermi……………………………………………………………………………………………………………………………………….34
Densité d’état………………………………………………………………………………………………………………………………………….34
Gap d’énergie interdite dans les nitrures…………………………………………………………………………………………………36
Longueur de diffusion………………………………………………………………………………………………………………………………41
2.7 Energie de bande interdite des trous lourds (hh) et légers (lh)……………………………………………………….53
3.1 Introduction…………………………………………………………………………………………………………………………………….69
3.2 Généralités sur les lasers à semi-conducteurs…………………………………………………………………………………69
3.12 Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………… 81
Conclusion général………………………………………………………………………………………………………………………………….82
Bibliographie………………………………………………………………………………………………………………………………………….83
Liste des tableaux
Chapitre 1
I) Les matériaux semi-conducteurs III-V
Tableau 1.1 Tableau périodique partiel [1]………………………………………………….…………………………………………5
Tableau 1.2 Paramètres des principaux composés binaires III-V [3]…………………………………………………………6
Figure 1. 4 Structure de bande schématique d'un semi-conducteur à gap direct (a) et à gap indirect (b)……………….11
Figure 1.5 Evolution du paramètre de maille cristalline et d'énergie de bande des alliages composés III-V et
II-VI[10]…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..12
Figure 1. 8 Représentation schématique de la structure de bande d’un matériau SC (a) non contraint, (b) contrainte
compressive, (c) contrainte en tension…………………………………………………………………………………………………………………...17
Figure 1. 11 Niveau d'énergie et fonction d'ondes dans le puits quantique de profondeur finie………………………….…25
Figure 1. 12 Structure de sous-bandes d'énergie niveaux discrets du puits suivant une dimension (direction de
croissance) et courbes de dispersion dans le plan de la structure……………………………………………………………………………27
II) études de la structure a puits quantique à base de InGaN/GaN
Figure 1.2.1 Structure wurtzite, exemple du GaN………………………………………………………………………………………………...30
Figure 1.2.4 Diagramme des énergies pour un matériau. q est la charge élémentaire, V le potentiel
électrostatique pouvant régner dans le matériaux, χ l'affinité électronique, Φ le travail de sortie et φ le potentiel
d'ionisation [18]…………………………………………………………………………………………………………………………………………………..33
Figure 1.2.5 Schéma du diagramme de bande dans l'espace réciproque à 0 K. La bande de valence est remplie par
les électrons et aucun électron ne se trouve dans la bande de conduction [18]………………………………………………….35
Figure 1.2.6 Diagramme de la bande du GaN. Le maximum de la bande de valence est pris comme le 0 des
énergies. Le gap d'énergie interdite correspond à la partie grisée [20]…………………………………………………………………36
Figure 1.2.7 Diagramme de bande de l'InN. Le maximum de la bande de valence est pris comme le zéro des
énergies. Le gap d’énergie interdite correspond à la partie grisée [20]……………………………………………………………….37
Figure 1.2.8 Evolution du gap d'énergie de GaN en fonction de la température. Les courbes A, B et C font
référence aux excitons du même nom [27]…………………………………………………………………………………………………………39
Figure 1.2.9 Evolution du gap d'énergie pour InN en fonction de la température. Les données expérimentales de
photoluminescence sont également montrées [28]……………………………………………………………………………………………..39
Figure 1.2.10 : Influence de la température sur la variation de l’énergie de la bande interdite en fonction de la
fraction molaire de l’Indium.[39]……………..………………………………………………………………………………………………………….40
Figure 1.2.11 Mobilité des porteurs libres dans In1-xGaxN en fonction de la température [31]……………………………41
Figure 1.2.12 Longueur de diffusion des trous dans GaN en fonction de la concentration d'électrons [32]………….42
Figure 1.2.14 structures d’hétéro épitaxies accordées en maille, contrainte et relaxée [38]……………………………….56
Figure 2.4 Spin-Off des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN contrain en fonction de x………………….51
Figure 2.5 Energie de bande interdite pour In x Ga 1-x N contrainte sur GaN et non contrainte en fonction
de la concentration x de l’indium…………………………………………………………………………………………………………52
Figure 2.6 Energie de bande interdite des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN contraint en
fonction de x…………………………………………………………………………………………………………………………………………53
Figure 2.9 Energie de quantification des cinq premiers niveaux des électrons en fonction de la
Largeur de puits pour x=0.2………………………………………………………………………………………………………………….56
Figure 2.10 Energie de quantification des trous lourds des cinq premiers niveaux pour x=0.2……………..57
Figure 2.11 Energie de quantification des trous légers des cinq premiers niveaux pour x=0.2…………….56
pour x=0.2…………………………………………………………………………………………………………………………………………….58
Figure 2.13 Energie de quantification de premier niveau en fonction de la largeur de puits
pour x=0.45……………………………………………………………………………………………………………………………………………59
Figure 2.14 Energie de transition « électrons - trous lourds » et « électrons – trous -légers » de
premier niveau pour x=0.20………………………………………………………………………………………………………………….60
Figure 2.15 Energie de transition « électrons - trous lourds » et « électrons – trous -légers » de
premier niveau pour x=0.45………………………………………………………………………………………………………………….60
Figure 2.16 Energie de transition « électrons - trous lourds » et de Cinq premiers niveaux
pour x=0.2…………………………………………………………………………………………………………………………………………..…61
Figure 2.17 Energie de transition « électrons - trous légers » de Cinq premiers niveau
pour x=0.2……………………………………………………………………………………………………………………………………………..62
Figure 2.18 Energie de transition « électrons -trous lourds » en fonction de la largeur de puits
pour défirent valeur de concentration de x………………………………………………………………………………….……….63
Figure 2.19 Variation de la longueur d'onde des trous lurd(hh) et trous légre(lh) en fonction de la
largeur de puits pour x=0.2………………………………………………………………………………………………………………….64
Figure 2.21 Variation de la longueur d’onde pour déférant valeur de concentration x……………………….66
Figure 2.22 Les valeurs de concentration x pour une longueur d’onde 0.45 µm………………………………...67
Figure 2.23 Les valeurs de concentration x pour une longueur d’onde 0.5 µm…………………………………67
Figure 3.1 Diagramme schématique d’un milieu actif placé dans un résonateur optique constitué de
deux miroirs……………………………………………………………………………………………………………………………………….70
Figure 3.5 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes injections des
porteurs pour une largeur de 50A°…………………………………………………………………………………………………..78
Figure 3.6 variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes injections des
porteurs Nx1018cm3 pour une largeur du puits quantique de 70A°…………………………………………………..79
Figure 3.7 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes largeurs du puits
quantique avec T=300K…………………………………………………………………………………………………………………..80
Figure 3.8 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes températures.81
Listes des acronymes et abréviations
h : Constante de Planck
Longueur d’onde
Ɛ : Constante de déformation.
Lc : Epaisseur critique.
Ѱ : Fonction d’onde.
1.1 Introduction
On différencie trois types de matériaux : les isolants, les conducteurs et les semi-
conducteurs. Ceux-ci sont intermédiaires entre les métaux et les isolants : à T=0K un semi-
conducteur se comporte comme un isolant. Néanmoins, il conduit l’électricité dès que la
température augmente. La résistivité des semi-conducteurs varie entre 10-3 Ω. cm et 10-9 Ω.
cm, alors que celle des métaux est de l’ordre de 10-6 Ω. cm et celle des isolants peut
atteindre 1022 Ω.cm. Dans un semi-conducteur il existe deux types de conductions : la
conduction par électron et la conduction par trou. Lorsque dans un cristal certaines liaisons
entre atomes se cassent, les électrons sont libres de se déplacer, l’emplacement de liaison
cassée est appelé trou. Sous l’effet du champ électrique les électrons se déplacent dans le
sens inverse du champ et les trous se déplacent dans le sens de champ
Figure 1.1 Schéma théorique représentant les bandes d’énergie dans un métal, un semi-
conducteur et un isolant [1]
3
Il y a une très grande variété de semi-conducteurs
Les SC peuvent être monocristallins, poly cristallins ou amorphes (il suffit de la présence de
courtes chaînes d’atomes pour obtenir le caractère SC)
Pour les semi-conducteurs, le taux de remplissage de la dernière bande occupée est soit très
faible soit très important. La hauteur de la bande interdite est faible (» 1 eV).
La conduction est faible et varie beaucoup avec la température. Pour le silicium et le
germanium, on mesure à 300 K :
rSi = 2400 W.m ; rGe = 0,5 W.m
Dans l’ensemble des matériaux, les semi-conducteurs constituent une classe bien définie,
avec des propriétés physiques particulières qui sont sources d’intérêt au plan de la
connaissance fondamentale et à celui des applications. Ces deux facteurs indissociables font
l’importance de ces matériaux, malgré le nombre limité d’élément et de composés semi-
conducteurs.
4
Parmi ces semi-conducteurs, on trouve principalement le nitrure de gallium-indium (InGaN)
qui est au centre de ce travail. Ce matériau est un semi-conducteur faisant partie de la
catégorie des
nitrures-III, c’est-à-dire, composé d’azote et d’éléments de la colonne III du tableau de
Mendeleïev, à savoir le bore, l’aluminium, le gallium, l’indium et le thallium, voir tableau 1.1.
Le nitrure de gallium-indium est un alliage entre le nitrure de gallium (GaN) et le nitrure
d’indium (InN). C’est pourquoi, nous allons principalement définir les semi-conducteurs III-V
puis décrire les propriétés de ces deux alliages binaires (GaN) et (InN), pour ensuite décrire
les propriétés de l’InGaN qui en découlent.
Les matériaux semi-conducteurs III-V sont des corps composés formés à partir d'un élément
de la colonne III et d'un élément de la colonne V du tableau de la classification périodique de
Mendeleïev (tableau 1.1). Ainsi de nombreux composés binaires, ternaires et quaternaires
peuvent être réalisés.
5
1.2.1 Les composés binaires
Parmi tous les composés binaires possibles, tous n'ont pas le même intérêt potentiel.
L'étude de leurs propriétés, et en particulier de la structure de bandes montre que les
éléments les plus légers donnent des composés dont laquelle la bande interdite est large et
indirecte, et dans laquelle la masse effective des électrons est élevée. Les composés
contenant du bord, de l'aluminium ou de l'azote entrent dans cette catégorie ; ils ont en
général peu d'intérêt pour l'électronique rapide [1], qui demande des semi-conducteurs à
forte mobilité de porteurs ou pour l'optoélectronique ou une structure de bande directe est
nécessaire pour que les transitions optiques soient efficaces [1]. A l'autre extrémité, les
éléments lourds comme le thalium ou le bismuth donnent des composés à base de Galium
(GaAs, GaSb) ou d'indium (InP, InAs,InSb) dont les propriétés sont les plus intéressantes.
Le tableau (1.2) résume quelques paramètres pour différents matériaux de la famille III-V.
6
1.2.2 Les composés ternaires et quaternaires
L'intérêt pratique des semi-conducteurs III-V est encore considérablement renforcé par la
possibilité de réaliser des alliages par substitution partielle de l'un des éléments par un autre
élément de la même colonne. On sait par exemple obtenir des alliages ternaires, ou
quaternaires qui sont identifié de la façon suivante :
Ternaires :S'il y a substitution de 2 atomes sur l'un des sous réseaux, soit :
𝑨𝒙 𝑨 𝟏−𝒙 ′𝑩
Quaternaires 1+3: S'il y a substitution de 3 atomes sur des sous réseaux soit :
Quaternaires 2+2 : S'il y a substitution de 2 atomes sur chacun des deux sous
réseaux, soit :
La plupart des solutions solides ainsi réalisées sont complètes, la loi de Vegard (relation
linéaire entre le paramètre de réseau et la composition) est approximativement suivie, et on
observe une évolution progressive et régulière des propriétés (dont la bande interdite et les
paramètres cristallins) en fonction du taux de substitution (composition).
7
1.3 L’intérêt des nitrures d’éléments III en optoélectronique
Les nitrures d’éléments III (GaN, AlN, InN et leurs alliages) sont des semi-conducteurs aux
propriétés remarquables. La plus importante est sans conteste le faible gap d’énergie
interdite de l’InN 0.7 eV [2].Ce dernier étend la couverture spectrale des nitrures qui
couvrent maintenant de l’ultraviolet lointain avec l’AlN (6.2 eV, soit 200 nm) [3], à
l’infrarouge moyen avec l’InN (0.7 eV,soit 1770 nm), en passant par l’ultraviolet proche avec
le GaN (3.39 eV, soit 365 nm) [4] et le visible avec les alliages InGaN ou AlInN.
8
1.4 Caractéristiques structurelles
Afin de décrire les états électroniques de l'alliage, l'approximation du cristal virtuel est
souvent utilisée ; dans un tel modèle, le potentiel périodique est remplacé par une
moyenne. Si on considère par exemple un solide ABi-xCx ; l'atome A prend place dans les sites
du premier sous réseau cubique faces centrées (CFC) de la structure zinc-blende, et les
atomes B et C occupent aléatoirement, les sites du deuxième sous réseau CFC [6].
9
a-Hétérostructures de type I :
Les électrons et les trous seront confinés dans le même matériau B. La probabilité de
recombinaison sera donc élevée.
ΔEc
--- - - - - - - - -
Eg2
---
Eg1 ΔEc> 0 etΔEv< 0
+++++++++ ΔEv
b-Héterostructure de type II
Les extrema des bandes de conduction et de valence sont spatialement séparés, les
électrons et les trous seront donc confinés séparément et leurs recombinaisons seront
moins probables
ΔEc
Eg2 ΔEc> 0 et ΔEv> 0
- - - - - - - - - --
-
Eg1
+++++++++ ++++++++++
ΔEv
10
1.4.4 Le Gap
les bandes de conduction et de valence sont décalées l'une par rapport à l'autre, donc
différents alors on parle de gap indirect. Du coup les matériaux ayant un gap indirect ne sont
pas bien adaptés pour les dispositifs optiques (exemple silicium).
Figure 1. 4Structure de bande schématique d'un semi-conducteur à gap direct (a) et à gap
indirect (b).
11
C- Bandes interdites des principaux composés semi-conducteurs
La figure (1.5) représente le diagramme des variations de l’énergie de bande interdite en
fonction du paramètre cristallin a [8]
Les points du graphe de la figure (1.5) montrent la position des composés binaires
stœchiométriques, et les lignes représentent l’évolution du gap Eg et du paramètre cristallin
a, en fonction de la composition des alliages ternaires.
Ce diagramme est donc très important par ce qu’il permet de connaitre la composition de
tout alliage ternaire susceptible d’être déposée en couche mince par épitaxie sur un substrat
binaire comme GaAs ou InP.
Les matériaux III-V offrent donc une grande variété de compositions permettant de modifier
leurs propriétés électroniques [8].
12
1.5 La masse effective
1.5.1 Masse effective des électrons
La masse effective des électrons est inversement proportionnelle à la dérivée seconde de la
courbe de dispersion de l’énergie dans l’espace k
ђ²
m∗e = d²E (1.1)
⁄
dk²
1 d²E(k)
E(k) = Ec + k² (1.2)
2 dk²
13
Semi-conducteur a gap indirect
Dans le cas d’un semi-conducteur à gap indirect, la bande de conduction est multi vallée et
anisotrope avec plusieurs minima équivalents situés en différents points de la zone de
Brillouin. Les surfaces d’énergies constantes au voisinage des minima K0 sont des ellipsoïdes.
Les expressions des masses effectives sont données par :
ђ² ђ²
m∗l = d²E m∗t = d²E (1.4)
⁄ ⁄
dk² dk²
Avec :
ml* : masse effective de l’électron de la vallée considérée, dans son mouvement suivant l’axe
de révolution de l’ellipsoïde, appelée aussi masse effective longitudinale.
mt* : masse effective de l’électron dans son mouvement dans le plan perpendiculaire à l’axe
de révolution, appelée aussi masse effective transversal [9].
m∗hh ∗
mlh
mhh = mlh = (1.5)
γ1 +2γ2 γ1 −2γ2
m0 m0
m∗hh = m∗lh =
γ1 − γ γ1 + γ
14
Les expressions (1.5) permettent de définir des masses effectives isotropes. Ils ont été
calculés pour la plupart des semi-conducteurs
La couche épitaxie est déformée en compression (as<ae) et en tension (as>ae) par des
déformations bi-axiales (εxx et εyy) est uni-axial (εzz) [8]
Ou :
ε : la déformation de maille.
as: paramètre de maille de substrat.
ae: paramètre de maille de la couche épitaxie.
c11et c12 : Constanta d’élasticité.
15
Figure 1.6Structures non contraintes (avant dépôt)[8].
16
(a) (b) (c)
a 1−0.25.γ Lc.√2
Lc = × × ln ( + 1) (1.7)
β.√2.π.ε 1+γ a
Avec:
a − a₀
ε=
a
17
Où : a : paramètre de maille de la couche relaxée
a0 : paramètre de maille du substrat.
β : est un coefficient égal à 1 dans le cas d’un super-réseau ; à 2 pour un puits quantique ;
4 dans le cas d’une couche unique.
ε : constante de déformation
c₁₂
γ: coefficient de poisson donné par :γ =
c₁₁+c₁₂
T(x)=xTAC+ (1-x)TBC(1.8)
Par exemple, pour un alliage ternaire de type InxGa1-XN , le paramètre de maille aInGaN
s’écrira :
18
Figure 1.9 Structure schématique d'un puits quantique [10].
2. π. ђ
λF =
√2. mₑ ∗ EF
ђ
En+1 − En > (1.10)
τ
19
Par ailleurs il faut que l’écart soit plus grand que la distribution de fermi due à la
température, d’où la condition :
Ou φ (r) est la fonction de Bloch et ξ(z) une fonction enveloppe qui décrit la quantification
du mouvement suivant z. Dans l’approximation de la masse effective le mouvement suivant
z est régi par l’équation de Schrödinger suivante :
ђ² d²ξ
+ (E − V(z))ξ(z) = 0 (1.13)
2mₑ dz²
20
L'énergie potentielle V(z) est celle du puits carré à une dimension, défini, en prenant l'origine
des énergies au bas de la bande de conduction du semi-conducteur SC1
V(z)Ec
q=2
q=1
q=1 q=1
q=2 q=2
Ev
0 Lz Z
Les valeurs de l’énergie E décrivent la quantification des états électroniques dans la direction
perpendiculaire à la structure.
Dans le plan de structure le mouvement des électrons n’est pas affecté. Il en résulte une
structure de sous-bandes avec une quantification discrète suivant Kz et une variation pseudo-
ђ²k2//
E(k) = Ec + En + (1.14)
2mₑ
Les énergies En des minimas des différentes sous-bandes sont évidemment fonction de la
profondeur V0 et de la largeur du puits de potentiel [11].
21
puits a profondeur finie
Lorsque l’énergie de confinement des électrons n’est plus négligeable devant la hauteur de
la barrière de potentiel, soit par ce que ΔEc n’est pas très important, soit par ce que L1 est
très petit, les résultats précédents sont modifiés par la prise en considération de la
profondeur finie du puits de potentiel.
En posant ΔEc = V0 pour les électrons, le potentiel s’écrit :
Région I1 z < 0
d²ξ(z) 2mₑ
+ (E − V₀)ξ(z) = 0 (1.15)
dz² ђ2
d²ξ(z)
− k₂2 ξ(z) = 0 (1.16)
dz²
Avec :
√2𝑚 (𝑣0 − 𝐸)
𝐾2 =
ђ
22
Compte tenu de la condition ξI1 (z ∞) = 0, correspondant à l'annulation de la
fonction d'onde à l'infini, la solution de l’équation (1-16) s’écrit sous la forme :
Région I 0<z<L1 :
Le potentiel est nul, l’équation (1-13) s’écrit :
d²ξ(z) 2m₁
+ E ξ(z) = 0 (1.18)
dz² ђ²
√2m₁E
k₁ =
ђ
L’équation (1-18) s’écrit :
d²ξ(z)
+ K12 ξ(z) = 0 (1.19)
dz²
Les constantes d’intégration A, B, C et φsont déterminées par les conditions aux limites. Ces
conditions sont les continuités de la fonction d'onde ξet du courant de probabilité
(1/m)(dξ/dz) aux interfaces. A partir des expressions (1- 20 et 1-21) on obtient les relations :
23
1 1
En z=0, les conditions ξI1 (0)= ξI (0) et ξ′I1 (0)= ξ′I (0) entrainent
m2 m1
A = B sin φ (1.22.a)
k k
A = m2 = B m1 cos φ (1.22.b)
2 1
1 1
En z=L1, les conditions ξI1 (L1) = ξI2 (L1) et ξ′I (L1)= ξ′I2 (L1) entrainent
m1 m2
k₁ k₂ 2 L1
B m₁ sin(k₁L₁ + φ) = −C m₂ e−k (1.22.d)
En divisant membre à membre, d'une part les équations (1-22 a et b) et d'autre part les
équations (1-22 c et d), on obtient respectivement
k₁m₂
tgφ = (1.23.a)
k₂m₁
k₁m₂
tg(k₁L₁ + φ) = − (1.23.b)
k 2 m1
k₁⁄m₁
sin φ = (1.24)
√k₁²⁄m₁²+k₂²⁄m₂²
k1 L1 = nπ − 2 φ (1.25)
24
k₁⁄m₁
k₁L₁ = 2nπ − 2Arc sin (1.26)
√k₁²⁄m₁²+k₂²⁄m₂²
En explicitant k1et k2à partir de leurs définitions, on obtient la relation de valeur propre
qu’on va utiliser dans notre simulation :
√2m1 En En
L1 = nπ − 2Arc sin √ m1 m (1.27)
ђ V0 (m )+En (1−m1)
2 2
25
puits a profondeur infini
Si ΔEc est très important on peut supposer en première approximation que les électrons sont
confinés dans l’espace 0<z<L1 par des murs de potentiel de hauteur infinie. Le potentiel
s’écrit alors :
d²(ξ)
+ k²ξ(z) = 0 (1.28)
dz²
√2𝑚𝑒 𝐸
Avec :, 𝐾 = ou me représente la masse effective des électrons dans le semi-
ђ
conducteur SC1.
Les solutions de cette équation sont des sinusoïdes de la forme :
ξ(z = 0) = φ = 0 Donc
nπ
ξ(z = L₁) = k = Donc
L1
26
ђ²K²
Compte tenu de la définition de K, l’énergie est donné parE = soit
2mₑ
ђ²π²
En = n² (1.30)
2mₑL₁²
L’énergie totale des électrons dans le puits de potentiel s’écrit donc, compte tenu de
(1-14) et (1-30) :
ђ²π² ђ² K2//
E(K) =Ec+n2 + (1.31)
L2
2me 1 2me
Avec : K// : Les énergies des minima des différentes sous-bandes de conduction varient
comme n2 , avec nentier.
27
1.9 CONCLUSION
Dans ce premier chapitre, avec partie1 nous avons présenté les principales notions relatives
aux matériaux semi-conducteur et en particulier les SC III-V. Nous avons d’abord présenté
quelques notions de leur cristallographie et ensuite des notions sur leurs structures de
bande d’énergie. Nous avons également présenté les propriétés des hétérostructures et la
notion de contrainte qui a un impact décisif sur la qualité des composants
optoélectroniques. Ensuite nous avons abordé les principales notions théoriques
fondamentales nécessaires à la compréhension des structures à puits quantiques
28
2.1 Introduction
Dans ce chapitre, vous travail la partie de simulation les lé résulte de donner de calculer les
niveaux d’énergie de quantification et les énergies de transition de la structure
InxGa1-xN/GaN. Et représente la longueur d’onde Pour déterminé les concentrations et des
largeurs de puits permettant un fonctionnement aux longueurs d’onde de 450nm et 500nm.
4.9
4.85
Paramètre de maille a (A)
4.8
4.75
4.7
4.65
4.6
4.55
4.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
La figure 2.1 représente l’évolution de paramètre de maille (a) de In xGa 1-Xn en fonction de
la concentration x de l’indium. Ce dernier a été calculé en utilisant la lois de vegard, a partir
de ceux de l’InN (a=4.98 A), et de GaN (a=4.50 A). D’après les résultats obtenus on constate
que le paramètre de maille de InGaN augmente suivant la concentration en indium, jusqu’à.
attendre celui de InN a X=1.
48
2.3 les masses effectives
-31
x 10 les masse effectives (a) InGaN
3
me
2.8 mhh
mlh
2.6
2.4
masse effective (kg)
2.2
1.8
1.6
1.4
1.2
1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
La figure 2.2 représente la variation des masses effectives des porteurs, c’est-a-dire les
électrons (me*), les trous lourds (mhh*), et les trous lèges (mlh*), en fonction de la
lorsque la concentration augmente, tandis que les masses des trous lourds et des trous
49
2.4 L’épaisseur critique
4
Epaisseur critique du puit quantique InGaN/GaN en fonction de x
10
Epaisseur critique
3
10
(A)
InxGa(1-x)N
hc
2
10
1
10
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x) du In
50
2.5 Spin-Off des trous du InGaN contrain en fonction de x
Spin-Off des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN contrain en fonction de x
1
0 non contrain
0.8 0 hh-So
0 lh-So
0.6
0 In(x)Ga(1-x)N (ev)
0.4
0.2
-0.2
-0.4
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
Figure 2.4 Spin-Off des trous lourds (hh) et légers (lh) et InGaN contrain en fonction de x
Le figure 2.4 représente l’énergie spin-off des trous lourds (hh) et trous légers (lh) en
fonction de concentration (x) du structure InGaN on remarque pour augmente la
concentration x a augmente.
51
2.6 Energie de bande interdite
2.5
N (ev)
2
1-x
Eg In Ga
x
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
Figure 2.5 Energie de bande interdite pour In x Ga 1-x N contrainte sur GaN et non contrainte
en fonction de la concentration x de l’indium
Dans la figure 2.5 est présentée la variation du gap de In x Ga 1-x N , dans deux cas, sans
contrainte et avec non contrainte, suivant la concentration en indium x . d’après les résultats
obtenus, on constate que le gap diminue lorsque x augmente, et ceci dans le deux cas
52
2.7 Energie de bande interdite des trous lourds (hh) et légers (lh)
Gap des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN contrain en fonction de x
3.5
Eghh trous lourds
2.5
N (ev)
2
1-x
Eg In Ga
x
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
Figure 2.6 Energie de bande interdite des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN
contraint en fonction de x.
Dans la figure 2.6 est présentée la variation du gap des trous lourds (hh) et légers (lh) de
In x Ga 1-x N , suivant la concentration en indium x .d’après les résultats obtenus, on constate
que le gap des trous lourds et légers diminue lorsque x augmente, et ceci dans le deux cas
53
2.8 Les déformations bi-axial et uni-axial
Les déformations bi-axial et uni-axial sont calculé par les expressions 1.6a et 1.6 b.
0.1
0.05
Exx et Ezz
-0.05
-0.1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
Sur la figure 2.7 sont représentées les déformations bi-axial et uni-axial. D’après les
résultats, on constate que notre structure est compressive car la déformation bi-axial Exx est
de sens négatif, Paramètre de maille de la couche épitaxie est supérieur a cèle de substrat.
54
2.9 Décalage de la bande de conduction et de valence
0.12
DEc(ev) et DEv(ev)
0.1
0.08
0.06
0.04
0.02
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
√2m1 En En
𝐴= L1 ; 𝐵 = 2Arc sin √ m1 m1 et C =nπ
h V0( m2 )+En(1−m2)
55
Avec : m1 et m2 masses effectives dans le matériau du puits et de la barrière
respectivement.
Energie de quantification des électrons en fonction de la largeur du puit InGaN/GaN, en compression (x=0.2)
0.9
n=1
0.8 n=2
n=3
0.7 n=4
n=5
0.6
0.5
Een (ev)
0.4
0.3
0.2
0.1
0
20 40 60 80 100 120 140
Largeur de puits (A°)
Figure 2.9 Energie de quantification des cinq premiers niveaux des électrons en fonction de
Largeur de puits pour x=0.2
La figure 3.9 présente la variation des énergies de quantification des électrons pour les cinq
premiers niveaux, en fonction de la largeur de puits, pour une concentration x=0.2. On
remarque que les énergies de quantifications suivent une évolution décroissante et se
rapprochent vers zéro autour de 150 A°. On remarque aussi que le cinquième niveau
apparaît seulement au-delà d'environ 60 A°.
56
Energie de quantification des trous lourds en fonction de la largeur du puit InGaN/GaN, en compression (x=0.2)
0.25 n=1
n=2
n=3
n=4
0.2 n=5
0.15
Ehhn (ev)
0.1
0.05
Figure 2.10 Energie de quantification des trous lourds des cinq premiers niveaux pour x=0.2
Energie de quantification des légers en fonction de la largeur du puit InGaN/GaN, en compression (x=0.2)
n=1
0.25
n=2
n=3
n=4
0.2 n=5
0.15
Elhn (ev)
0.1
0.05
0
20 40 60 80 100 120 140
Largeur de puits (A°)
Figure 2.11 Energie de quantification des trous légers des cinq premiers niveaux pour x=0.2
57
Les figure 2.10 et 2.11 représenté la variation de Energie de quantification des trous lourds
et des trous légers de cinq premiers niveaux pour x=0.2, on constate que l'énergie de
quantification des trous lourds est supérieure de celle des trous légers.
Een2
0.8
Een2(ev) et Ehhn2(ev)et Elhn2(ev))
Ehhn2
Elhn2
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
largeur du puit(A°)
58
Energie de quantification fonction de la largeur du puit InGaN/GaN, en compression (x=0.45)
1.8
Een2
1.6
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
largeur du puit(A°)
On a présenté dans les figures 2.12 et 2.13 Energie de quantification de premier niveau en
fonction de la largeur de puits Pour x=0.2 et x=0.45 respectivement, de les électrons, les
trous lourds et les trous légers
59
Etrelh2
3.2 Etrehh2
Etrehh2(ev) et Etrelh2(ev)) 3
2.8
2.6
2.4
2.2
2
20 40 60 80 100 120 140
largeur du puit(A°)
Figure 2.14 Energie de transition « électrons - trous lourds » et « électrons – trous -légers »
de premier niveau pour x=0.20
Etrelh2
3.2
Etrehh2
3
2.8
Etrehh2(ev) et Etrelh2(ev))
2.6
2.4
2.2
1.8
1.6
1.4
1.2
Figure 2.15 Energie de transition « électrons - trous lourds » et « électrons – trous -légers »
de premier niveau pour x=0.45.
60
La figure 2.14 et 2.15 représenté la variation de l’énergie de transition « électrons - trous
lourds » Etr(e-hh) et « électrons - trous légers » Etr(e-lh) de premier niveau en fonction de la
largeur de puits, en remarque que l’énergie de transition est diminue avec l’augmentation
de la largeur de puits, ceci est dû a la diminution de l’énergie de quantification qui implique
automatiquement l’augmentation de la longueur d’onde.
3.4 n=1
n=2
n=3
3.2 n=4
n=5
3
Etr hh (ev)
2.8
2.6
2.4
2.2
20 40 60 80 100 120 140
largeur de puits (A°)
Figure 2.16 Energie de transition « électrons - trous lourds » et de Cinq premiers niveaux
pour x=0.2
61
n=1
3.2 n=2
n=3
n=4
3
n=5
2.8
Etr lh (ev)
2.6
2.4
2.2
2
20 40 60 80 100 120 140
largeur de puits (A°)
Figure 2.17 Energie de transition « électrons - trous légers » de Cinq premiers niveau pour
x=0.2
Les figures 2.16 et 2.17 représentent les énergies de transition « électrons- trous lourds » et
« électrons trous légers » pour x=0,2. pour les cinq premiers niveaux
62
Change le valeure de x :
Energie de transition <<électrons -trous lourds>> en fonction de la largeur de puits pour défirent valeur de concentration de x
3.5
x = 0.2
x = 0.3
x = 0.4
3
x = 0.8
2.5
Etr(e-hh) (ev)
1.5
1
0 50 100 150 200 250 300
Largeur du puit (A)
63
Longueur d'onde des trous lourds (hh) et légers (lh) du InGaN contrain en fonction de x
3.5
trous lourds
trous légers
3
2.5
Longueur d'onde (m)
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
Figure 2.19 Variation de la longueur d'onde des trous lurd(hh) et trous légre(lh) en
fonction de la largeur de puits pour x=0.2.
64
Longueur d'onde de InGaN contrain et non contrain en fonction de x
3.5
non contrain
contrain / GaN
3
2.5
Longueur d'onde (m)
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Concentration (x)
65
Pour change la valeur de x :
2 x = 0.2
x = 0.3
Longueur d'onde e-hh (m)
x = 0.4
x = 0.8
1.5
0.5
0
0 50 100 150
Largeur du puit (A)
66
20
18
16
14
Largeur de puits (A°)
12
10
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Concentration X%
Figure 2.22 Les valeurs de concentration x pour une longueur d’onde 0.45 µm.
90
80
70
60
Largeur de puits (A°)
50
40
30
20
10
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Concentration X%
Figure 2.23 Les valeurs de concentration x pour une longueur d’onde 0.5 µm.
Les figures 2.22 et 2.23 représentent les largeurs de puits en fonction de la concentration x
permettant d’avoir des longueurs d’onde égalent à 450 nm et 500 nm respectivement.
67
2.13 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons abordé la partie simulation, nous avons présenté les résultats
obtenus, on a commencé par simuler le gap non contraint et le gap sous contrainte, ainsi
que le décalage de la bande de conduction et de valence. En suite, on a utilisé l’équation de
Schrödinger, pour calculer les énergies de quantifications et de transitions de notre structure
à base de GaN/InGaN/GaN. On a également déterminé les concentrations et des largeurs de
puits permettant un fonctionnement aux longueurs d’onde de 450 nm et 500 nm.
68
II) études de la structure à puits quantique à base d’InGaN/GaN
L’InGaN apparaît à l’heure actuelle comme le matériau le plus prometteur pour les applications
photovoltaïques. Il est activement étudié parce qu’il représente une nouvelle catégorie de
matériaux possédant des propriétés uniques :
Un large gap d’énergie interdite direct, lui permettant une large couverture spectrale, de fortes
liaisons interatomiques ou encore une forte conductivité thermique. Son gap est modulable avec
le taux de substitution de l’Indium dans l’alliage. Avant d’étudier le composé ternaire l’InGaN, il
convient d’étudier les propriétés essentielles de ses composés binaires qui sont le nitrure d’indium
(InN) et Le nitrure de gallium GaN.
a) Structure cristalline
Les nitrures GaN et InN se présentent essentiellement sous deux formes cristallines : la structure
hexagonale «wurtzite » et la structure cubique « zinc -blende ».
Dans les conditions ambiantes, la structure la plus stable thermodynamiquement est la structure
hexagonale « wurtzite » (figure 2.1). Cette structure est définie par trois paramètres, la largeur
d’un côté hexagonale a, la hauteur de la maille élémentaire c, et le paramètre interne u décrivant
la séparation des sous-réseaux des anions (N3-) et des cations (Ga3+) selon l’axe c [4]. Ce dernier
est défini comme étant la longueur de la liaison cation-anion divisée par c. Il est égal à 0,375 pour
un cristal wurtzite idéal.
La deuxième structure dite « zinc-blende » (figure 2.2) est constitué de deux sous réseaux
cubiques à faces centrées, l’un est constitué d’un élément III et l’autre d’un élément V, les deux
sous réseaux étant décalés du quart de la diagonale principale soit a 34, « a » étant la longueur du
cube, Le tableau 2.1 présente les paramètres de maille des nitrures GaN et l’InN pour les deux
structures.
29
Cette structure ne peut quant-à elle être obtenue que dans des conditions de croissance bien
particulières, elle est thermodynamiquement instable. Dans les nitrures les liaisons sont de type
covalent présentant de propriétés partiellement ioniques, telle que l’une des quatre liaisons reçoit
deux électrons de l’élément V.
Figure 1.2.1 Structure wurtzite, exemple du GaN . Figure 1.2.2 Structure cubique zinc-blende,
Exemple du GaN [3].
30
b) Propriétés de bandes
Les semi-conducteurs InN, GaN, ont un gap direct c'est adire le minimum de la bande de
conduction et le maximum de la bande de valence se trouve au même point k au centre de la zone
de Brillouin I'(k = 0).
Dans la phase hexagonale et au voisinage du point I’, on a une bande de conduction unique mais la
bande de valence est divisée en trois bandes nomines HH, LH et SO (bandes des trous lourds,
trous légers et spin orbital) accusé des interactions spin orbite et du champ cristallin qui levé la
dégénérescence.
31
ces deux sous-réseaux ne se superposent (coïncident) pas, créant ainsi une polarisation interne et
un caractère piézoélectrique.
La polarisation interne va séparer spatialement les électrons et les trous, et créer ainsi une
accumulation de charge aux extrémités de la couche perpendiculairement à l’axe c. Cette
accumulation de charges peut changer les propriétés électriques et la réactivité du matériau.
Polarisation piézoélectrique
Outre la polarisation interne, les nitrures-III possèdent également un caractère piézoélectrique.
Cet effet est défini comme la création d’un champ électrique suite à une déformation mécanique,
et réciproquement comme la création de déformations mécaniques lorsqu’on applique un champ
électrique à un matériau. Il est dû au manque de symétrie dans la structure cristalline, à la nature
fortement ionique des liaisons chimiques et aux déformations présentes dans le cristal (dues au
désaccord de maille entre le matériau et le substrat, par exemple) [13].
Avec :
32
Matériaux GaN InN
Diagramme d’énergie
Le diagramme d’énergie d’un matériau est présenté dans la figure 2.4.
Figure 1.2.4 Diagramme des énergies pour un matériau. q est la charge élémentaire, V le potentiel
électrostatique pouvant régner dans le matériaux, χ l'affinité électronique, ϴ le travail de sortie et
φ le potentiel d'ionisation [1].
33
Le bas de la bande de conduction varie spatialement avec le potentiel électrostatique
macroscopique, V régnant à l’intérieur du matériau. L’affinité électronique, χ peut être définie
comme la quantité d’énergie dégagée suite à la capture d’un électron par un atome en phase
gazeuse. Plus l'affinité électronique est grande plus la capture d'un électron par l'atome dégage de
l'énergie et plus cette capture est stable. Le travail de sortie, Φ correspond au travail à fournir
pour extraire une particule du système sans l’emmener à l’infini, mais en la laissant à proximité
immédiate du système où elle reste soumise au même potentiel électrostatique V. Enfin, le
potentiel d’ionisation, φ est l’énergie nécessaire pour extraire une particule du système et la
mettre à l’infini.
Niveau de Fermi
Le niveau de Fermi 𝑬𝑭, correspond au plus haut niveau énergétique occupé par un électron à 𝟎 𝑲.
La probabilité d’occupation d’un niveau énergétique 𝑬, par un électron obéit à la statique de
Fermi-Dirac, défini par l’équation (1.33). La probabilité d’occupation de l’énergie 𝑬 par un trou est
𝑓 (𝟏−(𝑬 ))
1
𝑓(𝐸 ) = (E−EF) (1.33)
1+exp KT
Densité d’état
34
Pour le GaN, la densité d’état aux bords des bandes de conduction et de valence, 𝑵𝒄 et 𝑵𝒗
respectivement, est donnée par :
𝟑⁄ 𝟑⁄
𝟐𝛑𝐦𝐞 𝐊 𝐁 𝐓 𝟐 𝐦 𝟐 𝟑⁄ 𝟑⁄
𝐍𝐜 = 𝟐 ( ) ≈ 𝟒, 𝟖𝟐. 𝟏𝟎𝟏𝟓 . (𝐦𝐞 ) .𝐓 𝟐 ≈ 𝟒, 𝟑. 𝟏𝟎𝟏𝟒 . 𝐓 𝟐 (1.34)
𝐡𝟐 𝟎
𝟐𝛑𝐦𝐡 𝐊 𝐁 𝐓 𝟑⁄𝟐
𝐍𝐯 = 𝟐 ( ) ≈ 𝟖, 𝟗. 𝟏𝟎𝟏𝟓 . 𝐓 𝟑⁄𝟐 (1.35)
𝐡𝟐
La densité d’état des bandes de conduction et de valence pour l’InN est décrite par :
𝟑⁄
𝐦 𝟐 𝟑⁄ 𝟑⁄
𝐍𝐜 = 𝟒, 𝟖𝟐. 𝟏𝟎𝟏𝟓 . (𝐦𝐞 ) .𝐓 𝟐 ≈ 𝟏, 𝟕𝟔. 𝟏𝟎𝟏𝟒 . 𝐓 𝟐 (1.36)
𝟎
Avec :
𝒎𝒆 la masse effective des électrons dans la bande de conduction (𝒎𝒆=𝟎,2𝒎𝟎 pour le GaN
et 𝟎, pour l’InN) [kg ].
𝒎𝒉 la masse effective des trous dans la bande de valence (𝒎𝒉=𝟎,8𝒎𝟎 pour le GaN et 𝟎,
pour l’InN) [kg] .
Figure 1.2.5 Schéma du diagramme de bande dans l'espace réciproque à 0 K. La bande de valence est
remplie par les électrons et aucun électron ne se trouve dans la bande de conduction [1].
35
Gap d’énergie interdite dans les nitrures
La caractéristique principale pour laquelle les nitrures sont tant étudiés est leur gap d’énergie
interdite direct, y compris à travers leurs alliages. Ceci permet d’avoir de meilleurs rendements de
conversion ou d’émission de lumière, pour le photovoltaïque ou pour les LEDs, par exemple. De
plus, leurs alliages permettent de couvrir quasiment tout le spectre solaire, de l’infrarouge (IR) à
l’ultraviolet (UV).
Le gap d’énergie interdite est de 3.39 ev (366 nm) pour le GaN et de 0.7 ev (1771 nm) pour l’InN
à température ambiante 300k [5]. Le diagramme de bande du GaN est montré dans la figure 2.6
et celui de l’InN est représenté dans la figure 2.7. Le GaN et l’InN sont des matériaux à gap direct,
le minimum de leur bande de conduction est donc aligné au maximum de leur bande de valence
dans l’espace des vecteurs d’onde.
Figure 1.2.6 Diagramme de la bande du GaN. Le maximum de la bande de valence est pris
comme le 0 des énergies. Le gap d'énergie interdite correspond à la partie grisée [3].
36
Figure 1.2.7 Diagramme de bande de l'InN. Le maximum de la bande de valence est pris comme le
zéro des énergies. Le gap d’énergie interdite correspond à la partie grisée [3].
A partir des gaps d’énergie interdite des composés binaires GaN et InN, il est possible de
déterminer le gap d’énergie de l’InGaN en utilisant la loi de Vegard avec un paramètre de
courbure, comme le montre la figure 2.8. La loi de Vegard est une loi empirique indiquant que les
valeurs des propriétés d’un alliage (gap d’énergie, paramètre de maille, constantes élastiques,
etc…) peuvent être déterminées par une interpolation linéaire des valeurs des propriétés de ses
composants [3]. Cependant, les valeurs mesurées peuvent dévier de l’interpolation linéaire à
cause de la taille relative des constituants, du volume relatif par électron de valence, les effets de
la zone de Brillouin, et des différences électrochimiques entre les éléments [3]. On doit alors
introduire un paramètre de courbure dans l’expression afin de suivre les données expérimentales.
La loi de Vegard avec paramètre de courbure est définie par:
37
Avec :
La courbe en trait plein de la figure 2.8 correspond à l’ajustement des points expérimentaux en
utilisant l’expression (1.38) avec 𝑬𝒈 𝑮𝒂𝑵 =3.42ev, 𝑬𝒈 𝑰𝒏𝑵 =0.77ev, et comme paramètre de
courbure 𝒃=1.43ev [3]. La courbe en pointillés représente l’ajustement des points du côté riche en
Ga en utilisant l’ancien gap de l’InN, soit 1.9ev. On voit alors la grande déviation de cette courbe
avec les mesures expérimentales à partir d’environ 30% d’indium. Cette valeur de 1.43ev pour le
paramètre de courbure a également été rapportée par Wu et al. Est en accord avec la plupart des
prédictions théoriques [14,15].
Pour le coté riche en Ga, La courbe en trait plein correspond à l'ajustement des points en utilisant
un paramètre de courbure de b=1,43 eV. La courbe en pointillés est l’ajustement des points du
coté riche en Ga en prenant en compte 1,9 eV pour le gap de l’InN [2].
𝜶𝑻𝟐
𝑬𝒈 (𝑻) = 𝑬𝒈 (𝟎) − (1.39)
𝑻+𝜷
Avec
38
(𝟎) le gap d’énergie du matériau à 𝟎𝑲 [𝒆𝑽] .
𝜶 une constante empirique [𝒆𝑽.𝑲-1 ].
𝜷 une constante associée à la température de Debye [𝑲] .
Ces paramètres pour le GaN et l’InN sont rassemblés dans le tableau 2.4. L’évolution des gaps
d’énergie de GaN et de l’InN en fonction de la température est représentée dans la figure 2.9 et la
figure 2.10, respectivement.
Figure 1.2.8 Evolution du gap d'énergie de GaN en fonction de la température. Les courbes A, B et
C font référence aux excitons du même nom [3].
Figure1. 2.9 Evolution du gap d'énergie pour InN en fonction de la température. Les données
expérimentales de photoluminescence sont également montrées [3].
39
Figure 1.2.10 : Influence de la température sur la variation de l’énergie de la bande interdite en
fonction de la fraction molaire de l’Indium.[16]
GaN InN
Monemar Bougrov et Vurgaftman Wu et al. Vurgaftman
al. Et Meyer et Meyer
40
La mobilité des porteurs libres dans l’ InxGa1-xN est présentée dans la figure 2.11 avec x la
concentration de Ga [2]. On observe que la mobilité diminue avec la concentration de Ga.
Ceci est dû à la fois à l’augmentation de la masse effective des électrons avec l’augmentation de la
concentration de Ga dans l’InxGa1-xN (𝒎𝒆𝑮𝒂𝑵=𝟎,2𝒎𝟎 et 𝒎𝒆𝑰𝒏𝑵=𝟎,11 𝒎𝟎), mais aussi à
l’augmentation du phénomène de diffusion des porteurs à cause de l’alliage et des défauts qui
augmentent avec la concentration de Ga dans l’InxGa1-xN. On observe également que la mobilité
est quasiment indépendante de la température.
Figure1. 2.11 Mobilité des porteurs libres dans InxGa1-xN en fonction de la température [1].
Longueur de diffusion
La longueur de diffusion 𝑳 est la distance moyenne sur laquelle les porteurs peuvent se déplacer
par diffusion. Elle est définie par :
𝑳 = √𝑫𝝉 (1.40)
Avec
𝝉 le temps de vie des porteurs .
41
𝑲𝑻
𝑫 le coefficient de diffusion des porteurs 𝒄𝒎-2.𝒔-1 , défini par : 𝑫 = 𝝁 (1.41)
𝒒
La figure 2.12 présente l’évolution de la longueur de diffusion des trous dans le GaN en fonction
de la concentration d’électrons. On observe que la longueur de diffusion des trous chute de
manière quasiment exponentielle avec l’augmentation de la concentration des électrons à cause
de l’augmentation de la probabilité de recombinaison.
Figure 1.2.12 Longueur de diffusion des trous dans GaN en fonction de la concentration
d'électrons [1].
Les propriétés électriques du GaN et de l’InN sont rassemblées dans le tableau 2.5.
GaN InN
42
Gap d’énergie interdite (ev) 3.39 0.7
Affinité électronique (ev) 4.1 5.8
Masse effective des électrons, (me) 0.20m0 0.11m0
Masse effective des trous,( mh) 0.80m0 0.65m0
Densité d’états effective de la bande 2.3×1018 9×1017
de conduction, (NC cm-3) 4.3×1014.T32 1.76×1014.T32
Densité d’états effective de la bande 4.6×1019 5.3×1019
de valence,( NV ) 8.9×1015.T32 1016.T32
Mobilité des électrons (cm2.V-1.s-1) 1400 3200
Mobilité des trous cm2.V-1.s-1 <20 17-36
Paramètres de Varshi : α (mevk) 0.909 0.41
β (k) 830 454
Tableau 1.2.5 Résumé des propriétés électriques du GaN et de l'InN à 300 K.[1]
43
∆𝑎/𝑎 = (𝑎𝐼𝑛𝑁− 𝑎𝐺𝑎𝑁 )/𝑎𝐺𝑎𝑁 (1.54)
aInGaN=xaInN+(1-x)aGaN (1.55)
Contrairement aux autres paramètres d’InGaN, la loi de vegard ne peut pas être utilisée pour
Calculer l’énergie de la bande interdite .dans la phase hexagonale, un gap en fonction de la
composition en indium est attendu dans les alliages InxGa1-xN.
L’évolution de l’énergie de bande interdite avec la composition peut approximée par la relation
quadratique de [Link] :
Avec :
𝑥 : Fraction molaire
b : Coefficient de non linéarité (bowling paramètre), ou paramètre de courbure
b=3 eV pour InGaN
[Link] LES PUIT QUANTIQUES InGaN/GaN
44
Les puis quantiques InGaN/GaN occupent une place centrale dans la recherche sur l’éclairage à
source solide .nous allons tout d’abord rappeler brièvement les point clés du fonctionnement
d’une LED à puits quantique nitrure :
Les puits quantiques sont insérés à la jonction entre le GaN de type n et le GaN de type p comme
le montre la figure 2.19 .dans un cas idéal, les électrons venant de type n diffusent vers la bande de
conduction des puits [Link] même, les trous venant de type p diffusent vers la bande de
valence des puits [Link] porteurs se localisent alors dans les puits .comme les densités de
porteurs n et p sont grandes dans les puits, la recombinaison radiative devient plus rapide que la
recombinaison non-radiative, de sorte que l’efficacité du dispositifs est augmenté[Link] plus, la
force d’oscillation est grande dans un puits quantiques, ce qui conduit aussi à l’augmentation du
rendement de la LED en comparaison à celui d’une homojonction.
Eg
Eg cont
BV
Pour l’homoépitaxie, les paramètres de mailles sont naturellement accordés et il n’y a pas de
contraintes à l’interface .dans le cas de l’hétéroépitaxie, las paramètres de maille sont désaccordés
et en fonction de ce désaccord, on peut distinguer trios régimes différents :
45
1. si le désaccord de maille est nul, l’hétéro structure est assez semblable à celles que l’on obtient
en homoépitaxie. Toutefois, les propriétés physico-chimiques (coefficient de dilatation thermique,
composition chimique,…) des deux matériaux présents peuvent être différents et influencer les
propriétés structurales.
2. quand le film et le substrat présentent un désaccord de maille non nul, les deux mailles peuvent
s’adapter pour accorde leurs paramètres cristallographiques dans le plan de croissance : c’est ce
que l’on appelle une croissance pseudo morphique.
3 .lorsque l’épaisseur de la couche contrainte augmente, l’énergie de contrainte augmente .la
relaxation de la contrainte va avoir lieu soit par création de dislocations à l’interface (relaxation
plastique), soit par formation d’ilots tridimensionnels (relaxation élastique).
Figure 1.2.14 structures d’hétéro épitaxies accordées en maille, contrainte et relaxée [16].
1.2.3 Conclusion
Nous avons donc vu dans ce chapitre les caractéristiques et les propriétés de l’InGaN tant sur le
plan structurel, qu’électronique, Nous connaissons ses avantages (large gap direct selon toutes les
compositions pouvant couvrir quasiment tout le spectre solaire)
46
47
3.1 Introduction
Dans un puits quantique, les électrons et les trous se collectent dans la zone active et des
recombinaisons ont lieu, on obtient des niveaux électroniques discrets, ce qui conduit à des courbes
de gain, dont la largeur spectrale est plus faible que dans le matériau massif.
Les confinements électrique et optique restent les deux voies d'approfondissement poursuivies
pour continuer à faire progresser les structures laser. De la qualité de ces deux confinements
dépendent en particulier le gain qui est le facteur le plus important pour qualifier une diode laser.
La maîtrise de l'épitaxie de couches minces a permis la réalisation de diode lasers à puits quantique.
La quantification du mouvement des porteurs dans la direction de croissance induit une
augmentation du gain, un rétrécissement de la bande du gain et une réduction du courant de seuil.
L'émission stimulée est responsable de l'amplification de la lumière dans le laser. Elle se produit
dans le milieu actif quand il y'a inversion de population dans celui-ci. Un photon se propageant dans
le milieu actif a plus de chance de provoquer la désexcitation d'un atome excité que de se faire
absorber par un atome au niveau inférieur.
La figure 3.1 représente la milieu actif qui est placé dans un résonateur optique, constitué de deux
miroirs, le premier est totalement réfléchissant alors que le second est semi-transparent pour
permettre à la lumière de sortir de la cavité. Les photons étant réfléchis par les miroirs peuvent
alors traverser plusieurs fois le milieu actif et provoquer l'émission stimulée d'un plus grands
69
nombre de photons. Lorsque ce processus d’amplification se produit dans le laser, on dit qu'il y'a
oscillations.
pompage
Milieu actif
Faisceau laser
résonateur optique
Figure 3.1 Diagramme schématique d’un milieu actif placé dans un résonateur optique constitué de
deux miroirs.
Les semi-conducteurs de type III-V et II-VI sont caractérisés par coordination tétraédrique, chaque
atome de volume établit des liaisons purement covalentes ou partiellement ioniques avec ses
quatre premiers voisins, chaque liaison étant saturée par deux électrons.
La symétrie de translation du cristal regroupe ces états en bande d’énergie, les Combinaisons
liantes sont saturées et donnent naissance à la bande de valence entièrement occupée, les
combinaisons antiliantes sont totalement vides, elles donnent naissance à la bande de conduction.
70
Le niveau de Fermi est un paramètre d’équilibre thermodynamique, les densités des électrons et
des trous sont caractérisées par le niveau de Fermi à l’équilibre Thermodynamique, lorsque
l’excitation extérieure modifie les densités des porteurs, le niveau de Fermi n’est plus défini.
Les porteurs injectés dans le semi-conducteur ont des énergies souvent différentes des énergies des
extrema des bandes permises (Ev ,Ec ) voir la figure 3.2.
Ces porteurs par leurs interactions avec le réseau cristallin perdent de l’énergie et se thermalisent
dans les extrema (Ev ,Ec ), la durée de cette thermalisation est conditionnée par le temps de
relaxation qui est de l’ordre de 10-13 s a 10-12 s, la durée de vie des porteurs dans une bande est de
l’ordre de 10-9 s a 10-7 s il en résulte que les électrons se thermalisent respectivement dans la bande
de conduction et dans la bande de valence avant de se recombiner. Il s’établit alors dans le semi-
conducteur excité un régime de pseudo-équilibre dans chacune des bandes.
La population des électrons et trous sont chacune en équilibre thermodynamique, mais
indépendamment l’une de l’autre. Ce régime est défini par des pseudo-niveaux de Fermi.
Efc caractérise les densités et les distributions des électrons dans la bande de conduction, et Efv
caractérise les densités et les distributions des trous dans la bande de valence.
La distribution des porteurs dans une bande permise est régie par la statistique de Fermi-Dirac
1
𝑓𝑐 = ℇ𝑐𝑛 −𝐸𝑓𝑐 (3.1)
1+℮ 𝐾𝑇
1
𝑓𝑣 = ℇ𝑣𝑛 −𝐸𝑓𝑣 (3.2)
1+℮ 𝐾𝑇
Où
71
Figure 3-2 : Gap effectif d'une structure à puits quantique.
Les quasi-niveaux de Fermi sont relies aux densités des électrons et trous injectes dans le puits par
[40]
𝐸𝑓𝑐 −𝐸𝑐𝑛
𝑚∗ 𝑒 𝐾𝑇
𝑁=( ) Σ 𝐼𝑛 [1 + 𝑒 𝐾𝑇 ] (3.3)
𝜋ℎ2 𝐿𝑧
Pour n=1 :
𝟏
𝒇𝒄 = (𝑬𝒄𝒗 −𝑬𝒈 −𝑬 −𝑬
(3.5)
𝒄𝟏 𝒗𝟏)
𝑲𝑻𝒎∗𝒆 𝑬𝒇𝒄−𝑬𝒄𝟏
𝒎𝒓 −
𝟏+𝒆 𝒆 𝑲𝑻
𝟏
𝒇𝒗 = −(𝑬𝒄𝒗 −𝑬𝒈 −𝑬 −𝑬
(3.6)
𝒄𝟏 𝒗𝟏)
𝑲𝑻𝒎∗𝒗 𝑬𝒗𝟏−𝑬𝒈−𝑬𝒇𝒗
𝒎𝒓 −
𝟏+𝒆 𝒆 𝑲𝑻
Ou :
72
∗
𝒎𝒆. 𝒎∗𝒗
𝒎𝒓 = ∗
𝒎𝒆+ 𝒎∗𝒗
Ev1 : correspond au premier niveau quantifié de la sous bande des trous Lourds Ehh1
𝑚𝑟 : La masse effective réduite.
𝑚𝑒∗ : La masse effective des électrons.
𝑚𝑣∗ : La masse effective des trous.
Nous prenons le modèle optique du gain d'Asada et al [40], dans lequel nous supposons que toutes
les sous-bandes sont paraboliques et que les transitions optiques obéissent aux règles de sélection
(k.p) [41].
𝝁 𝒎 ∞
𝒈(𝝎) = 𝝎√ 𝜺 ∑𝑵−𝟏 𝒓
𝒏=𝟎 (𝝅𝒉𝟐 𝒍 ) ∫𝑬 〈𝑹𝟐𝒄𝒗 〉 . (𝒇𝒄 − 𝒇𝒗 ). 𝑭𝝉 (𝑬𝒄𝒗 ). 𝒅𝑬𝒄𝒗 (3.7)
𝒛 𝒈+𝑬𝒄𝒏 +𝑬𝒗𝒏
Avec :
μ : La perméabilité du matériau
73
2 〉 ℎ 𝑚0 (𝐸𝑔 +∆1 +∆2 )(𝐸𝑔 +2∆2 )−2(∆3 )2
〈𝑅𝑐𝑣 = ( − 1) (3.8)
ℎ𝑤 𝑚∗ 𝑒 𝐸𝑔 +2∆2
1
𝑅𝑐𝑣 = ∫ 𝜓2∗ (𝑟). ∇A . ψ1 (r)d3 r (3.9)
𝑗
Asada et ses collaborateurs ont employé une fonction de Lorentzienne basée sur le formalisme de
matrice de densité, comme suit :
ℎ
𝜏𝑖𝑛
𝐹𝑟 (𝐸𝑐𝑣 ) = ℎ
2 (3.10)
(𝐸𝑐𝑣 −ℎ𝑤)2 +( )
𝜏𝑖𝑛
Où :
𝑭𝒓 (𝑬𝒄𝒗 ) : Une fonction exprimant l’élargissement de transition.
𝝉𝒊𝒏 : Le temps de relaxation intrabande.
Nous supposons que le temps de relaxation intrabande est le même pour toutes les sous-bandes, le
gain optique ainsi est donné par l’expression suivante :
Pour être tout à fait rigoureux, plutôt que de considérer l’interaction du mode optique avec la
dimension physique du puits quantique, il vaut mieux considérer l’interaction du mode optique avec
la fonction d’onde des porteurs. Son extension est généralement comparable avec la largeur du
puits sauf dans le cas de puits fins. Enfin, pour les boîtes quantiques, le facteur de confinement
obtenu sur la hauteur des boîtes est à pondérer par leur taux de couverture.
Le calcul du facteur de confinement Γ n’est pas très facile et nécessite une approche numérique,
une expression analytique simple permet d’obtenir Γ avec une bonne approximation [42] :
D2
Γ = 2+D2 (3.12)
74
D : Largeur normalisée de la zone active
1
2𝜋
𝐷= (𝑛𝑎2 − 𝑛𝑏2 )2 𝐿𝑍 (3.13)
𝜆
𝑔𝑚𝑜𝑑𝑒 = ∑𝑁
𝑖 Γ𝑖 𝑔𝑖 (3.14)
La séparation spatiale des électrons et des trous par champ électrique réduit leur interaction
coulombienne et par suite l’énergie de liaison de l’exciton. Il en résulte que le déplacement du bord
d'absorption de la structure est essentiellement conditionné par les variations des énergies de
confinement, et nous pouvons écrire :
Si l’inversion de population des sous bandes fondamentales des électrons et des trous
75
permet de créer un gain supérieur aux pertes, la raie d’émission du laser est donnée par :
Avec
Eg : Le gap du matériau constituant le puits.
Ee1 , Eh1 : Énergies de confinement des électrons et des trous respectivement.
ℏ2 .𝜋2
𝐸𝑒𝑙 = (𝑒𝑣) (3.17)
2𝑚𝑒∗ .𝐿2𝑍
ℏ2 .𝜋2
𝐸ℎ𝑙 = (𝑒𝑣) (3.18)
2𝑚𝑣∗ .𝐿2𝑍
La structure des bandes dans le puits est représentée sur la figure 3.3 ou nous voyons que le gap
effectif du matériau dans le puits E'G a augmenté par rapport à celui du matériau massif EG.
76
Or, dans le cas d’un alliage, celle-ci varie de façon continue en fonction de la composition.
Nous pouvons donc choisir la longueur d’onde du laser lors de sa fabrication.
1.24
𝜆= ℏ2 .𝜋2 1 1
(𝜇𝑚) (3.19)
𝐸𝑔 (𝐴𝑥 𝐵1−𝑥 𝐶)+ 2 ( ∗+ ∗)
2𝐿𝑧 𝑚 𝑒 𝑚 𝑣
Avec :
m*e, m*v : Respectivement, les masses effectives des électrons et des trous.
La largeur de la bande interdite Eg varie avec la température L’énergie de transition (ℏ𝜔) est en
fonction de la largeur de la bande interdite Eg
Le gain varie avec le changement de l’énergie de transition, donc le gain optique varie avec la
température
Le diagramme de bande d’une structure PIN à un seul puits quantique est représenté sur la figure
(3.4).
77
Figure 3.4 structure PIN d’un seul puits quantique
3000
N=1
N=2
2500
N=4
N=6
2000 N=8
Gain (Cm-1)
1500
In(0.30)Ga(0.70)N/GaN , L=50 A°
1000
500
0
0.44 0.445 0.45 0.455 0.46 0.465 0.47
(µm)
Figure 3.5 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes injections
des porteurs pour une largeur de 50A°.
78
La figure 3.5 représente la variation du gain optique de la structure In0.30Ga0.70N/GaN en fonction de
la longueur d’onde pour déférentes injections des porteurs. On note que lorsque l’injection des
porteurs croit le gain optique croit considérablement. L’augmentation de l’injection des porteurs
induit une augmentation de la largeur spectrale Δλ. Pour une injection 8.1018cm 3, le gain optique
maximal atteint la valeur 2700cm-1 et émettant autour de 450nm.
3000
N=1
N=2
2500
N=4
N=6
2000
N=8
Gain (cm-1)
1500
In(0.30)Ga (0.70)N/GaN , L=70 A°
1000
500
0
0.445 0.45 0.455 0.46 0.465 0.47 0.475
(µm)
Figure 3.6 variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes injections
des porteurs Nx1018cm3 pour une largeur du puits quantique de 70A°.
79
3500
In(0.30)Ga (0.70)N/GaN, N=8 et x=0.30 L=50 A°
3000 L= 60 A°
L= 70 A°
2500 L= 80 A°
Gain (Cm-1)
2000
1500
1000
500
0
0.445 0.45 0.455 0.46 0.465 0.47
(µm)
Figure 3.7 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes largeurs du
puits quantique avec T=300K.
80
3000
In(0.30)Ga (0.70)N/GaN, L=50 A° et N=8
T=300
2500 T=350
T=400
T=450
2000
Gain (Cm-1)
1500
1000
500
0
0.445 0.45 0.455 0.46 0.465
(µm)
Figure 3.8 Variation du gain optique en fonction de la longueur d’onde pour déférentes
températures.
La figure 3.8 montre l’évolution du gain optique de la structure In0.30Ga0.70N/GaN en fonction de la
longueur d’onde pour déférentes températures avec une épaisseur de la couche active de 5nm et
une injection des porteurs de 8.1018cm3. La température est un paramètre très important dans le
domaine de matériau des composants optoélectronique. La température diminue le gain otique
maximal. Lorsque la température augmente de 300 à 450K le gain optique maximal diminue de
2682 à 1990cm-1 c’est-à-dire ont une diminue de ΔGmax =692cm-1.
3.12 Conclusion
Dans notre travail on peut dire pour déterminer une structure fiable c’est-à-dire pour réaliser un
composant laser fiable et émettant dans la gamme du visible il faut trouver un compromis entre la
largeur du puits, la concentration de l’alliage, l’injection et la température.
Des résultats intéressants sont obtenus et qui sont en bon accord avec les travaux de recherche
actuels dans le domaine Ce dernier qui reste toujours vaste et où l'exploitation de toutes les
81
Caractéristiques des lasers à puits quantiques n'est encore pas achevée.
Nous observons d'après les graphes des figures précédentes que la longueur d'onde dépend de la
largeur du puits, de la composition du matériau utilisé comme couche active et de la température
L'existence d'une corrélation étroite entre longueur d'onde émise, largeur de puits,
composition du matériau utilisé comme couche active et la température.
La température influe énormément sur le gain et sur le point de transparence.
Le facteur de confinement augmente avec l'augmentation de la largeur du puits,
82
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