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Ecole Normale Superieure D'Enseignement Technique

Le document présente les lois fondamentales de la compatibilité électromagnétique (CEM) et leurs applications, notamment la loi de Biot et Savart, la loi de Faraday, et les équations de Maxwell. Il aborde également les concepts de champs électromagnétiques générés par des antennes et l'importance de la transformée de Fourier dans l'analyse des signaux. Enfin, il décrit les unités de mesure utilisées en CEM, telles que le dBm et le dBµV.

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Le document présente les lois fondamentales de la compatibilité électromagnétique (CEM) et leurs applications, notamment la loi de Biot et Savart, la loi de Faraday, et les équations de Maxwell. Il aborde également les concepts de champs électromagnétiques générés par des antennes et l'importance de la transformée de Fourier dans l'analyse des signaux. Enfin, il décrit les unités de mesure utilisées en CEM, telles que le dBm et le dBµV.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix * Travail * Patrie Peace * Work * Fatherland


**************** *****************
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION

UNIVERSITE DE DOUALA

ECOLE NORMALE SUPERIEURE


ENSET
D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ENSE
T

DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE (GEL)


OPTION
B.P. : 1872 Douala Tel.: : ELECTRONIQUE (EN)
(237) 3340.84.91 e-mail : enset@[Link]

NIVEAU : V

DEVOIR DE COMPATIBILITE
ELECTROMAGNETIQUE : LOIS GENERALES,
UNITES ET OUTILS MATHEMATIQUES UTILISES EN
CEM

Noms et prénoms :
ABDOUL-RAZAK
Matricule :
08EE123

Enseignant :
M. NDJEPENDA Patrick

Année académique : 2019–2020


LOIS GENERALES, UNITES ET OUTILS MATHEMATIQUES
UTILISES EN CEM

Introduction :
Bien que d’aspect complexe, la CEM respecte les lois de la physique connues des
électroniciens. Nous donnons ci-dessous les lois les plus utilisées.
1) Loi de Biot et Savart
Un élément dl d’un circuit filiforme parcouru par un courant d’intensité I génère en un
point M distant de r un champ magnétique dB défini par la relation ci-dessous :

Dans laquelle I est en ampère, r et l en mètres et B en Tesla


(1 Tesla = 10 000 Gauss. A Paris le champ magnétique terrestre vaut 0,5 Gauss)
µ0 est la perméabilité du vide (µ0 = 4π10-7 Hm-1).
Conséquences :
a) Un conducteur de type « boucle » parcouru par un courant i variable (l’effet est nul
en continu) peut, via le champ magnétique B qu’il crée, perturber d’autres conducteurs placés
à proximité.
b) Un conducteur de type « brin » (antenne) alimenté par une source de tension variable
(effet nul en continu) génère un champ électromagnétique pouvant perturber les conducteurs
placés à proximité.

Fig. 1.a : génération d’un champ B et Fig.1.b : phénomène d’antenne


c) Un conducteur placé dans un champ magnétique B ou électrique E variables devient
respectivement le siège d’un courant i ou d’une ddp v induits.
Fig. 2 : Phénomènes de couplage
2) Loi de Faraday/ Loi de Lenz
Quand le flux Φ du champ magnétique à travers un circuit conducteur fermé varie dans
le temps, il apparaît dans le circuit une f.é.m. d’induction e telle que:

Fig. 3 : Illustration de la loi de Lenz


Conséquences :
Une excitation magnétique variable perturbatrice H induira dans les boucles qu’elle
traverse, une tension parasite u telle que : u = µ[Link]/dt. Où S est la surface de la boucle.
3) Loi d’Ampère (loi de Biot et Savart appliquée à une boucle fermée Γ quelconque)
En régime quasi-permanent ou permanent (on considère comme négligeable le temps
de propagation des ondes électromagnétiques devant la période du signal), dans le vide, le
théorème d'Ampère énonce que la circulation le long d'un circuit fermé du champ magnétique
engendré par une distribution de courant est égale à la somme algébrique des courants qui
traversent la surface définie par le circuit orienté, multipliée par la perméabilité du vide μ0.

4) Théorème de Gauss
Le flux Φ du champ électrique E à travers une surface fermée S est proportionnel à la
somme des charges Qint qui sont à l'intérieur de cette surface divisée par la permittivité du vide
ε0 (nota : µ0 et ε0 sont reliés par la relation μ0ε0c²=1 où c’est la vitesse de la lumière).

5) Les équations de Maxwell


Les résultats précédents obtenus initialement en régime stationnaire, c'est-à-dire
indépendant du temps, ont été généralisés en 1861 par Maxwell au cas des régimes variables
(dépendants du temps).
Ces équations permettent de décrire les évolutions spatio-temporelles des composantes
(Ex, Ey, Ez) du champ électrique et les composantes (Bx, By, Bz) du champ magnétique dans
un milieu isotrope parfait du point de vue électrique et magnétique en les reliant à leurs sources
: densité de charge ρ et densité de courant de conduction j.
div E = ρ/εo => théorème de Gauss
rot E = -dB/dt => relation de Maxwell-Faraday
div B = 0. => conservation du flux magnétique
rot B =μo*j +μ*εo*dE/dt => relation de Maxwell-Ampère
Les dérivées sont partielles, les grandeurs physiques mises en jeu étant dépendantes de
l'espace et du temps.
Conséquences :
En considérant un même milieu homogène, ces équations admettent des solutions qui
régissent la propagation des champs électrique et magnétique. Les champs E et B s'entretiennent
mutuellement, mais l'équilibre énergétique entre eux ne s'opère qu'à une certaine distance de la
source (qui peut être un champ électrique ou magnétique). On distingue alors deux zones :
- La zone dite de « champ proche »
- La zone dite de « champ lointain »
La zone de champ proche correspond aux phénomènes cités dans les chapitres
précédents et est prépondérante dans l’étude des couplages par diaphonie capacitive et
inductive.
La zone de champ lointain est prépondérante dans l’étude des couplages de type « champ
à fil » et champ à boucle ».
6) Quelques rappels sur les ondes électromagnétiques
6.1) Champ électromagnétique généré par une antenne boucle
Dans le cas d’une boucle (basse impédance) parcourue par un courant variable i et en
champ proche E varie en 1/r2, H en 1/r3 et l’impédance Z varie en r. En conséquence, à faible
distance, la boucle rayonne essentiellement en champ H.
Fig.4 : Champ électromagnétique rayonné dans le vide par une boucle en fonction de la
distance r dans une direction perpendiculaire à la normale de la boucle.
6.2) Champ électromagnétique généré par une antenne fouet
Dans le cas d’un dipôle (haute impédance) excité par une tension élevée v et en champ
proche, E varie en 1/r3, H en 1/r2 et l’impédance Z varie en 1/r. En conséquence, à faible
distance, la boucle rayonne essentiellement en champ E.
Fig.5 : Champ électromagnétique rayonné dans le vide par un fil court en fonction de la
distance r dans une direction perpendiculaire au fil.
Dans les deux modes (antenne boucle ou antenne fouet) en champ lointain les champs
E et H décroissent en 1/r et tendent vers un rapport constant Z0 : E/H=377 Ω (impédance du
vide Z0=(µ0/ε0)1/2).
Champ électrique rayonné E à une distance d en champ lointain pour une puissance
d’émission P :
E(V/m) = d-1.(30.P.G)1/2. Avec P en watt, d en mètre, G gain numérique de l’antenne (non
ramené en dB). Pour un doublet G vaut 1, pour une parabole classique G vaut 1000.
Conséquences :
Un champ électrique variable se réfléchissant sur un conducteur y induit un courant. Le
condensateur entre les extrémités du conducteur permet sa circulation (phénomène très peu
sensible aux basses fréquences).
Fig.6 : Effet du champ électrique sur un conducteur

Fig.7 : Courant collecté par un conducteur en fonction du champ électrique reçu

7) La transformée de Fourier
La transformée de Fourier F est une opération qui transforme une fonction f(t) intégrable
sur {R} en une autre fonction, décrivant le spectre fréquentiel de cette dernière. La transformée
de Fourier de f(t) est la fonction F (f) donnée par la formule:

Avec t en secondes et ν la fréquence (en s− 1).


Conséquences :
Tous les signaux temporels ont une représentation spectrale (énergie fonction de la
fréquence) et les fréquences seront d’autant plus élevées que les signaux auront des dv/dt élevés
(variations temporelles). Ils seront donc générateurs de signaux parasites potentiellement
perturbateurs.
Fig.8 : Effets de la commutation dans les circuits numériques

Fig.9 : Pics de courant lors des commutations d’un circuit CMOS

Fig.10 : influence du di/dt


8) Les unités utilisées en CEM :
- Le dBm :
Le dBm exprime le rapport entre la puissance Px du signal x considéré et le milliwatt
(mW) qui est la référence :
X (dBm) = 10 log10 (Px/ 10-3)
Ainsi un signal de puissance 1 Watt vaudra 30 dBm et 1 µW correspondra à -30 dBm.
- Le dBµV :
Il exprime le rapport entre la ddp Vx d’un signal x chargé par une résistance de 50 Ω et
le µV qui sert de référence :
X (dBµV) = 20 log10 (Vx/ 10-6)

Fig.11 : Les valeurs de référence en CEM

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