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COMMENT ELIMINER LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
1993 est l'année où L'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) a
adopté la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Par ailleurs, elle définit
dans son article 1, la violence à l’égard des femmes comme tous « actes de violence dirigés contre
le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances
physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la
privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée » . La violence
faite aux femmes constitue en effet l'une des plus récurrentes déchéances heurtant l’humanité et la
sensibilité quasi commune. Il s'agit en effet d'une crise morale, sociale civilisation elle et
intellectuelle d'hier et d'aujourd'hui, un chapitre générationnel Turpide et abject. La violence faite
aux femmes se manifeste Urbi et Orbi et fait objet de mondialisation se renvoyant à de dimension
éminemment culturel et politique. La violence sur les femmes, conséquences d’une instauration
d'une vision sombre du genre humain met en évidence le phénomène de discrimination sexiste,
incompatible avec les principes des Droits de l'homme. Ces violences peuvent inclure et sans se
limiter aux mariages forcés, grossesses forcées ou avortements forcés, mutilations génitales,
lapidations, et autres crimes d’honneur, esclavages, agression sexuelles et violences conjugales
trafic de femmes, esclavage sexuel, privations traditionnelles, culturelle ou politiquement tolérées
de libertés et droits humains fondamentaux dans la condition féminine. Face à cette inconséquence
et impertinence ne pouvant plus se perdurer, la question naturelle et instinctive qui s'impose à nous
est " Comment éliminer la violence faite aux femmes? Aux prismes d'analyses en adéquation au
problème, nous allons essayer d'apporter des éléments de solution.
La violence contre les femmes et les filles constitue une atteinte grave aux droits
fondamentaux de l'homme. En effet elle entraîne avec elle des conséquences néfastes qui
fragilisent la condition de vie humaine et ruinant sur son passage l'éthique du vivre ensemble En
Haïti le viol est désigné par les termes récurrents Kadejak ou dapiyanmp. La violence Masculine
a traversé le temps, l'histoire, les mœurs et les coutumes pour s'imposer avec hargne comme un
phénomène social dans la société et à l'individu et correspond par conséquent à un système de
normes établies comme tous les autres normes sociaux pour et par la société modifiable que par
un bouleversement social. Un bouleversement social qui se devra de s'inscrire en faux par rapport
à elle (La Violence faite aux femmes) qui a été odieusement établie dès la genèse de la
formation de l'humain effective lors du processus de sa socialisation. Cette attitude de violence
qui outrage la gent féminine n’est pas inconséquente, Elle peut charrier en effet toute une séquence
de corollaires affreux, barbares et inhumains pouvant heurter la sensibilité ou l’humanité même de
l’être humain. Pour paraphraser Aibhe Smythe dans son article "La résistance féministe à la
violence Masculine contre les femmes parut dans "Nouvelles questions féministes (2002 vol.21)
: « La violence masculine est une réalité concrète et horrible, tragiquement banale et quotidienne
partout dans le monde en temps de paix comme en temps de guerre. Quel que soit leur ethnie, leur
sexualité ou leur statut social, des milliers de femmes en sont victimes. Et toutes les femmes
qu'elles soient victimes ou non restent hantées si ce n'est par cette sombre réalité ».
Par ailleurs on ne saurait avancer sans d'abord essayer d'esquisser une réflexion sur la complexité
du genre, des rapports sociaux hommes -femmes dans les sociétés. S'agissant des rapports
classiques entre homme -femme, il faut dire qu'il n'existe pas de sociétés dans laquelle les statuts
des hommes et des femmes sont identiques. Les inégalités entre les femmes et les hommes se
manifestent dans tous les champs sociaux : éducatif, professionnel, politique et familial. Mais de
quoi parle-t-on ? Qu’il existe des différences entre les individus est une évidence. Le problème se
situe dans le fait que des différences conduisent à des inégalités. La différence des sexes est une
réalité biologique. Mais les places respectives assignées aux femmes et aux hommes dans la société
sont une construction sociale, non un ordre naturel l’égalité s’oppose à l’inégalité, tandis que les
différences s’opposent aux ressemblances. L’égalité intègre les différences au lieu de les gommer
ou de vouloir les uniformiser. Chaque individu est un citoyen, par-delà ses caractéristiques
personnelles. Pourquoi des différences entre les sexes devraient-elles conduire à des inégalités
sociales ? Les inégalités entre les femmes et les hommes se sont construites historiquement et ont
été justifiées par une infériorité naturelle. Par des idéologies qui s’en tiennent à une conception
naturaliste sur la question du genre, conception développée depuis l’antiquité qui fait une
construction de la femme confinée dans une catégorie sociale bien inferieure par rapport aux
hommes. Ainsi, la stigmatisation de la gent féminine, la marginalisation et l’oppression de celle-
ci au sein de la société sont donc tributaire a cette paradigme naturaliste mettant au front la
naturalité de la faiblesse et de la supposé impureté de son corps.
Par ailleurs, force est de constater que dans le collectif imaginaire, parler de la violence faite aux
femmes se renvoie littéralement aux ampleurs les plus physiques et aux effets qui peuvent sauter
aux yeux sans toutefois imaginer qu’au phénomène qu’on en parle on ne saurait fournir une
explication effective et efficace sans essayer de saisir la complexité de ce que Bourdieu appelle
« la violence symbolique » La violence symbolique est une notion qui désigne une forme
de violence peu visible et non physique, qui s'exprime à travers les normes sociales et qui s'observe
dans les structures sociales. Cette violence symbolique touche les dominés de façon à s'inscrire en
eux, et à les amener à juger légitime une domination sociale donnée. Bourdieu entend par là fournir
un solide fondement théorique à la sociologie générale des rapports sociaux de sexe. Il tient
finement à attirer l’attention sur l’importance de la « violence symbolique » comme élément
consubstantiel a la « domination masculine » cela lui permet de donner une clé d’interprétation des
rapports des acteurs au monde. Dans une démarche à la fois structuraliste et constructiviste et appréhende
les comportements humains comme la conséquence d’une structure intériorisée qui se traduit par une action
non réfléchie des participants mais qui conforte, inconsciemment, les positions de chacun dans l’espace
social. Les violences physique , la coercition, l’intimidation ne sont pas moins sujettes à la
banalisation puisque sans elles comme matérialisation de la violence qu’on en parle , on ne serait
pas plus capable d’évoquer la preuve de la puissance sociale de la domination masculine parce
qu’en effet la violence masculine par la violence symbolique reste toutefois imperceptible et
impénétrable par la dévolution d’un regard simpliste parce qu’elle constitue en effet l’application
d’un ordre social ; d’une vision enracinée dans l’habitus des rapports existentielles du « dominant-
dominé »
Toutes ces connaissances à priori de la chose ne suffit pas, elles sont certes importante dans le
cadre d'une étape première de conscientisation mais elle ne peut rester qu’au simple stade
d'abstraction intellectuelle propre à alimenter les réflexions théoriques et philosophiques
d'universitaire et de chercheur. Le philosophe Karl Marx eut à dire : " Les philosophes n'ont fait
qu'interpréter le monde ; ce qui importe c’est de le transformer.
La lutte contre la violence faite aux femmes passe d’abord par une lutte féministe.
On va essayer d’abord de regarder le féminisme à partir de grilles théoriques s’inscrivant dans une
perspective de sociologie historique, qui tient compte de l’évolution de l’ensemble des
phénomènes sociaux . Le féminisme s’inscrit dans une perspective qu’Alain Touraine appelle
dans le retour de l’acteur « les nouveaux mouvement sociaux ». Les nouveaux mouvements
sociaux s’inscrivent en rupture aux mouvement sociaux traditionnels. . Qui n’est plus une lutte de
classe comme l’était au par avant mais une lutte de place se reposant sur le principe fondamental
de l’identité. ce types de féminismes héritiers des nouveaux mouvement sociaux se dessine dans
un schéma purement occidental, d’où la nécessité d’une rupture épistémologique pour une
réappropriation du féminisme Haïtien dans sa propre lutte, Les inégalités sociales et la situation de
stagnation des femmes dans la situations de pauvreté des femmes en Haïti. L’on pourrait
s’approprier du féminisme décolonial de Françoise Verges qui révèle les impensés de la bonne
conscience blanche qui se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses
domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal. «
Très sensible aux temporalités des luttes, Françoise Vergès nous fait voyager dans les histoires
militantes féministes, des années 1970 jusqu’à nos jours. En retraçant leurs évolutions, elle
démontre combien le féminisme civilisationnel a pris le pas sur les combats antiracistes. Elle
dénonce les contradictions d’un féminisme capitaliste insistant sur l’autonomie des femmes sans
penser “le régime plus ou moins prottrecteur dans lequel elles évoluent”. » Par ailleurs, qu’il s’agit
du féminisme decoloniale ou du féminisme intersectionel qui pour sa part. Ces théories peuvent
considérer comme outils-modèles. Mais ce n’est pas ça le travail. Il s’agit de théoriser le féminisme
dans le contexte haïtien. À trop vouloir réclamer des théories, nous pouvons par conséquent tomber
dans une éclosion d’un déficit de pensée. Il s’agit ici de poser la base d’un féminisme haïtien qui
atteint une dimension matérielle. Pourquoi ne pas prendre en compte la femme haïtienne pour
poser la base d’une théorie? La lutte des femmes haïtiennes s’inscrit dans une dynamique globale-
mondiale pour l’acquisition des droits, qui s’acharne à bousculer l’édifice oppressif qui
marginalise les femmes. Par contre, regardant la structure de la société haïtienne (la pauvreté est
au rendez-vous), cela suppose un travail à plusieurs dimensions qui prend en compte la satisfaction
des besoins primaires de la population. Sur le coup, le mouvement féministe haïtien s’entend
dépasser la logique 50-50 des féministes [Link] au tournant des années 60-70 pour
placer le curseur sur les conditions matérielles d’existence liées à la réalité haïtienne. Sur ce nous
nous pouvons apprécier le travail de l’économiste et intellectuelle haïtienne Mireille Neptune
Anglade dans son œuvre phare « L’autre moitié du développement » ou elle fait une socio-
économie politique des rapports entre le travail marchand et non marchand des femmes dans le
procès de production de la structure économique et de la division sexuelle du travail dans la société
haïtienne. Elle soutient la thèse qu’il existe un contrat tacite entre les sexes qui, selon elle, est à la
base de l’économie de pauvreté haïtienne – et particulièrement de la domination masculine– de
sorte que l’homme concède à la femme certains secteurs d’activités économiques pour lui
permettre d’assumer les soins aux enfants et la survie de la famille.
Par ailleurs, La lutte contre la violence contre la femme ne peut s’arrêter la et nécessairement se
renvoyer à d'intimes convictions ou d’idéologies féministes
La lutte contre la violence faite aux femmes doit se faire sur plusieurs fronts. Elle doit également
et inévitablement passer par la grande porte de l'éducation. Nul ne saurait ignorer le rôle de
l'éducation dans le processus de changement des choses. En effet, elle constitue une des pierres
angulaires à l’élévation intellectuelle mais aussi morale de toute société et de toute civilisation.
Nelson Mandela a dit un jour : L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde »
et par analogie l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde dans sa vision
ignoble et sordide de la femme et par conséquent éliminer la violence faite aux femmes. Il ne peut
y avoir de vrais progrès sans une évolution des mentalités et des habitudes sociales et sans une
prise de conscience des droits de la femme et des violences qu'elles continuent encore et encore de
subir. Dans un premier temps, le changement commence dès la naissance. La mise en place de tout
processus éducatif dans lequel la famille comme première institution sociale doit nécessairement
jouer son rôle. Un rôle fondamental dans l’inculcation du respect de la personne humaine et du
droit qui y rattache. Cette mise en œuvre doit impérieusement se faire dès l’âge de l'innocence et
de l’inconscience afin d’être intégrale, effective et efficace. En conséquence, très tôt les filles et
les garçons doivent être éduqués sur les droits de la personne humaine, de la femme et de l'égalité
entre les hommes et les femmes. En outre, le système éducatif, Les organes d'enseignement ont
également leur rôle à jouer. Ils doivent également intervenir pour mettre à pied tout appareil de
propagande qui vise la véhiculassions de stéréotypes sexistes et discriminatoires et qui violent
l'équilibre et l'égalité du genre humain, ils doivent par contre prioriser et préconiser en lieu et place
la transmission de l’éducation sur les droits de l’homme et de la femme comme c’est susdit. Le
processus de démantèlement de la violence contre les femmes par voie éducative ne peut s’arrêter
là. Elle doit dans un second temps passer par une campagne de sensibilisation à grande échelle de
l'opinion publique. Une opinion qui a tendance à accepter pour normes sociales la supériorité de
l'homme sur la femme légitimée par les coutumes et les croyances.
La lutte contre les violences faites aux femmes nécessite par ailleurs de sérieuses solutions
publiques et politiques
Le combat politique contre ou encore la violence faite aux femmes doit par ailleurs s'inscrire dans
une démarche d'action concrète. De ce fait Les agents politiques se devront de connaitre la
situation, disposer de données exactes, informer d'autre acteurs pour pouvoir se rallier à la cause.
Disposer de réel moyen politique, mettre en action de politiques sociales et publiques visant à
éteindre ce fléau. Pour éliminer la violence faite aux femmes, il est d'obligation d'instaurer de
cadres institutionnels solide. Il ne peut y avoir de changement réel sans de solides cadres
institutionnels et des instances nationales qui aient le réel pouvoir d'agir. Il faut une solidification
ou encore une subtilisation des institutions publiques de connaître les mécanismes utilisables qu'il
est possible de mettre en place pour soutenir l'action contre les violences faites aux femmes et aux
filles. Par ailleurs Face à la marginalisation de la femme et leur état de victime constant de
discrimination systématique voire systémique qui bloque leur accession aux hautes sphères de la
vie publique et privée, Une politique « d'action positive » tenant lieu de « discrimination positive »
s'impose. Des politiques qui se devra de dans la mesure du possible lutte contre les inégalités
genres. En outre il est crucial d’une part que les organes de décision facilitent l'intégration des
femmes dans des institutions publique et privée et d’autre part élaborer des stratégies pour faciliter
leur entrée dans le parlement, le gouvernement, les organismes privés, les organisations
internationales etc... Il faudra de surcroit, mettre en œuvre des stratégies nationales de parité
genrée, l’exigence de quota féminine dans les institutions susmentionnées..
Bien que ce soit une réalité qui saute aux yeux, souvent aux sens le plus physique et indéniable
l'ampleur et les effets de la violence sur les femmes ne sont reconnus par les instances judiciaires
ou n'est pas pleinement combattue par nos systèmes dit "de justice’’ et ce malgré l'existence d’un
cadre juridique pour encadrer le phénomène de la violence masculine. Sur ce La république d'Haïti
a signé en 1980 et ratifie en 1981 la convention des Nations unies sur l'élimination de toutes formes
de discriminations à l'égard des femmes. Elle a également signe en 1996 et ratifie en 1997 " La
convention de l'organisation des Etats américains (OEA) sur la prévention, la sanction et
l'élimination de la violence faite aux femmes dite convention de "Belém Do Para. s'agissant de la
législation Haïtienne en 1982 après la ratifications du CEDEF, Le code civil a subit de
modifications en vue de supprimer toutes les formes de discriminations a l'égard de la femme
Mariée cependant jusqu'en 2005 , le code pénal continuait de faire bénéficier d'une excuse après
qu'un mari ait assassiner sa femme adultère , ainsi que le viol restait confine comme une affaire
privée et non comme un crime contre la personnes susceptible de soulever les poursuites de l'Etat.
en dépit de ces cadres juridiques qu'est ce qui explique la continuité de cette violences masculine?
Qu’est ce qui empêche donc les poursuites judiciaires? De ces faiblesses il s'impose donc par la
suite de recourir ipso facto aux solutions. Premièrement les victimes sont réticents a porter plainte,
cela peut s'expliquer aux différentes barrières ou difficultés que fait montre le système judiciaires
haïtiens qu'elles ne souhaite pas ou non pas les moyens de confronter. Le cout de la justice et la
barrière de la langue sont en effet les obstacles premiers a l'engagement de la victime et leur famille
d'entamer des poursuites de justice. Les frais de justices sont élevés de l’émolument de l'avocat
qui dépasse leur moyens. Une procédure judiciaire qui se fait en français que la plupart des haïtiens
n'en ont pas accès. il existe par ailleurs des menaces de représailles contre les victimes qui constitue
ailleurs le principale motif de refus de porter plainte en justices puisqu'elles n'ont pas en effet
l'intime conviction qu'elles seront protéger par la justice. A Toutes ces faiblesse de l'appareil de
justice haïtien, il est un devoir de sonner la sonnette d'alarme et de dire haut et fort que non il n'est
pas possible qu'on continue de regarder nos mères ,nos sœurs et nos filles se faire violer , tabasser,
humilier dans l'impunité et l'indifférence . Par contre il faut réactiver le système judiciaire, Le
législateur est convenu d'adopter des lois et que le système judiciaire haïtien veille à leurs plus
strictes applications. Il faut par ailleurs rendre la justice accessible aux femmes et aux filles par
l'instauration de services juridiques spécialisées et gratuit et par l'augmentation du nombre de mise
en application des lois et des services de base. Il faut mettre un terme à l'impunité dans le cadre
des violences sexuelles en activant le droit pénal haïtien à travers son code pénal de disposer des
lois afin de prévenir et de punir la violence masculine.
La Violence masculine en a assez fait ' elle a assez détruites nos femmes et nos filles, elle a assez
gâcher des rêves, elle a assez fait, disons nous qu'il faut lui rendre le revers de la médaille en disant
assez. La violence contre les femmes est une réalité qu'on ne peut plus tolérer. Rendons à nos
femmes l'honneur qu’elle mérite et d’essayer le peu qu’on peut réparer l’histoire ensemble agissons
contre la violence masculine.