Fleutuse
Fleutuse
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FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (FASHS)
*****
DEPARTEMENT DES SCIENCES DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATON
(DSEF)
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MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE LICENCE
*******************************
Spécialité : Education et Formation
e
Dédicace......................................................................................................................................3
Remerciements............................................................................................................................4
Liste des sigles............................................................................................................................5
Listes des tableaux......................................................................................................................6
Résumé........................................................................................................................................7
Abstract.......................................................................................................................................7
Introduction.................................................................................................................................8
Chapitre 1 : Cadre théorique de la recherche............................................................................10
Chapitre 2 : Cadre de l’étude et démarche méthodologique.....................................................20
Chapitre 3 : Présentation et analyse des résultats.....................................................................26
Conclusion................................................................................................................................35
Références bibliographiques.....................................................................................................36
ANNEXES................................................................................................................................38
Table des matières...................................................................................................................45
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Dédicace
À
Mon père Albert AHISSOU et ma mère Victorine DANSOU, pour leur amour inconditionnel,
leurs sacrifices et leur soutien constant tout au long de mon parcours scolaire.
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Remerciements
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Liste des sigles
UN : Union Nationale
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Listes des tableaux
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Résumé
La séparation parentale est une situation fréquente qui peut perturber la vie des enfants, en
particulier leur parcours scolaire. Ce travail se concentre sur la commune d’Abomey-Calavi.
Cette recherche a pour objectif de comprendre si la séparation affecte la réussite scolaire des
enfants et quels sont les facteurs qui expliquent cette influence. La méthodologie utilisée pour
la collecte des informations prend en compte des données quantitatives et qualitatives. Elle
comporte un questionnaire administré aux élèves en situation de séparation parentale et un
guide d’entretien à l’endroit des enseignants de cette. En effet, les résultats ont montré que la
séparation des parents a des influences négatives sur la réussite scolaire des enfants. La
recherche a aussi montré que ces effets varient en fonction de plusieurs facteurs, tels que la
fréquence des contacts avec les parents non-résidents et la qualité de la relation entre les
parents après la séparation. Quelques perspectives ont été formulées au terme de cette
recherche pour atténuer les influences négatives de la séparation parentale sur la réussite
scolaire des enfants.
Mots clés : réussite scolaire, enfant, famille séparée, famille intacte, séparation parentale
Abstract
Parental separation is a common situation that can disrupt children's lives, particularly their
academic progress. This study will focus on the municipality of Abomey-Calavi. The
objective of this research is to determine whether separation affects children's academic
success and to identify the factors that explain this impact. The methodology used for data
collection includes both quantitative and qualitative approaches. It consists of a questionnaire
administered to students experiencing parental separation and an interview guide for teachers.
The results showed that parental separation has negative effects on academic success. The
research also found that these effects vary depending on several factors, such as the frequency
of contact with non-residential parents and the quality of the relationship between the parents
after the separation. Some recommendations were made at the conclusion of this research to
reduce the negative impact of parental separation on children's academic success.
Keywords: academic success, child, separated family, intact family, parental separation
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Introduction
La réussite scolaire est un indicateur majeur du bien-être et du potentiel futur d’un enfant, et
elle est souvent influencée par divers facteurs, parmi lesquels la stabilité familiale joue un rôle
prépondérant. De nombreuses études, comme celles de P. Amato (1994) et de Archambault
(2002) ont démontré que les enfants issus de familles séparées rencontrent fréquemment des
difficultés scolaires liées à la gestion du stress, à la baisse de l’estime de soi, à la dispersion de
l’attention parentale, ou encore à l’adaptation à de nouvelles structures familiales. Ces enfants
sont souvent confrontés à des défis émotionnels qui, à leur tour, peuvent nuire à leur
concentration, leur motivation et leur engagement scolaire.
Cependant, les effets de la séparation parentale sur la réussite scolaire des enfants sont parfois
nuancés et peuvent varier en fonction de divers facteurs, tels que le niveau d’implication des
parents après la séparation, la qualité du climat scolaire. Par ailleurs, la capacité d’adaptation
des enfants à cette situation difficile, la fréquence des contacts avec le parent non-résident et
de la qualité de la relation parentale, pourrait également jouer un rôle essentiel dans leur
performance académique (Dronkers,1999).
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associés à la séparation influencent-ils la manière dont ces enfants appréhendent l’école et
leur réussite académique ?
La question centrale de ce travail est donc : Quels sont les effets de la séparation parentale
sur la réussite scolaire des enfants ? Plus précisément, cette recherche cherche à
comprendre en quoi la séparation des parents constitue un facteur de risque pour la réussite
scolaire des enfants.
Cette recherche est particulièrement importante, car elle permet de mieux comprendre
l’interaction entre la structure familiale et la réussite scolaire. En effet, les résultats de cette
étude peuvent avoir des implications pratiques pour l’élaboration de politiques éducatives
adaptées, le soutien psychologique aux élèves et la sensibilisation des parents et des
enseignants aux enjeux liés à la séparation parentale.
- enfin, le dernier chapitre présente les résultats obtenus ainsi que les discussions et
perspectives pour modérer les influences négatives de la séparation parentale sur la réussite
scolaire des enfants.
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Chapitre 1 : Cadre théorique de la recherche
La séparation parentale est une réalité de plus en plus fréquente dans de nombreuses sociétés à
travers le monde, et cela ne fait pas exception au Bénin. Ce phénomène, qu’il soit causé par
un décès, un voyage, un divorce, une rupture de fait ou une séparation de couple, génère des
bouleversements dans la vie quotidienne des enfants. La stabilité familiale, qui joue un rôle
majeur dans le développement émotionnel et psychologique des enfants, est mise à mal. Cette
rupture de la structure familiale peut avoir des répercussions importantes, notamment sur la
réussite scolaire des enfants.
La séparation parentale est une réalité de plus en plus fréquente dans de nombreuses sociétés à
travers le monde, et cela ne fait pas exception au Bénin. Ce phénomène, qu’il soit causé par
un décès, un voyage, un divorce, une rupture de fait ou une séparation de couple, génère des
bouleversements dans la vie quotidienne des enfants. Selon Benin-News (2025), le divorce est
un phénomène en expansion dans le pays, et il entraîne souvent une situation de
monoparentalité qui déstabilise les enfants, avec des conséquences telles que la baisse des
résultats scolaires, la déscolarisation et l’apparition de difficultés comportementales.
Une étude menée dans la commune de Kétou confirme cette réalité en révélant que les élèves
issus de familles monoparentales vivent dans des conditions sociales et économiques plus
précaires, ce qui constitue un frein notable à leur réussite scolaire par rapport à leurs pairs
issus de familles biparentales (Houngnihin, 2023). La stabilité familiale, qui joue un rôle
majeur dans le développement émotionnel et psychologique des enfants, est donc mise à mal
par la séparation des parents.
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À l’échelle internationale, les recherches mettent également en évidence des impacts
significatifs. En France, l’INED (2020) a montré que 21,5 % des enfants entrent en situation
de pauvreté dès l’année de la séparation parentale, contre seulement 4 % des enfants vivant
avec leurs deux parents. Même cinq ans après la rupture, ce taux reste élevé (23 %). Cette
fragilisation économique a aussi des répercussions scolaires : selon le Centre d’études sociales
et familiales (CESOF, 2021), les enfants de parents séparés voient leur durée moyenne
d’études réduite et leurs chances d’obtenir un diplôme de second cycle universitaire chuter de
45 % à 25 %.
La séparation peut entraîner une diminution de l’implication de l’un ou des deux parents dans
l’éducation de l’enfant, en raison de conflits entre les parents ou du manque de
communication, ce qui peut se traduire par une diminution de l’encadrement scolaire à
domicile. Ainsi, nous pouvons noter qu’en termes de structure familiale, on note les
changements importants qui accompagnent une séparation ou un divorce qui peuvent
également perturber les routines quotidiennes des enfants. Les conflits entre les parents
peuvent créer un environnement familial tendu qui peut nuire à l’équilibre émotionnel des
enfants et à leur disponibilité mentale pour l’apprentissage (Amato,2000).
En outre, nous pouvons aussi souligner que les ressources financières disponibles pour
soutenir l’éducation des enfants peuvent être affectées par une séparation ou un divorce, ce
qui peut limiter l’accès à des ressources éducatives supplémentaires ou à des activités
parascolaires bénéfiques pour la réussite scolaire.
Les enfants des familles touchées par une séparation parentale obtenaient des scores inférieurs
aux enfants des familles intactes à bien des égards (par exemple : résultats scolaires,
comportement social, adaptation psychologique, image de soi et adaptation sociale) à la suite
de la séparation de leurs parents (Amato, 2000 ; Archambault, 2002). C’est en ce sens que
Archambault (2002, p.2) affirme :
« Ce qui est sûr, c’est que les dysfonctionnements familiaux pénalisent à des
degrés divers la réussite scolaire des enfants. Le divorce marque moins les
enfants que les origines sociales et culturelles, mais il les marque quand-même.
Cependant, bien que de nombreuses recherches indiquent que la séparation parentale peut
constituer un facteur de risque pour la réussite scolaire des enfants, il existe également des
exemples d’enfants qui, malgré cette rupture familiale, réussissent à s’adapter et à maintenir
des performances scolaires satisfaisantes. Cela soulève une question importante : pourquoi
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certains enfants parviennent-ils à surmonter les effets négatifs de la séparation parentale,
tandis que d’autres en souffrent considérablement ?
Les différences de résultats scolaires entre les enfants de familles séparées et ceux de familles
intactes peuvent résulter de plusieurs facteurs. Par exemple, les ressources disponibles pour
l’enfant (émotionnelles, financières, éducatives) après la séparation jouent un rôle
déterminant. De plus, la qualité du soutien apporté par les enseignants et l’école peut
influencer les résultats scolaires des enfants de familles séparées. Un environnement scolaire
compréhensif et un suivi psychologique approprié peuvent aider ces enfants à mieux gérer les
difficultés liées à leur situation familiale. Les enfants qui bénéficient d’un réseau de soutien
solide, composé de leurs parents, de leurs enseignants et d’autres adultes, sont plus
susceptibles de faire face aux défis de la séparation et de maintenir une réussite académique.
Existe-t-il une différence significative entre les élèves de parents séparés et ceux issus
de familles intactes ?
Quel est le rôle de la qualité des relations entre les parents après la séparation dans
l’adaptation scolaire des enfants ?
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Intérêts du sujet
On entend par objectif, le but que l’on se propose d’atteindre à la fin d’une action. Nous avons
dans notre étude, deux types objectifs : un objectif général et des objectifs spécifiques.
L’objectif général à travers ce travail est de comprendre les influences de la séparation des
parents sur la réussite scolaire des enfants.
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1.3.2. Hypothèses spécifiques
- Les élèves issus de familles séparées rencontrent plus de difficultés scolaires que ceux issus
de familles intactes
- Quand il y a un contact fréquent entre l’enfant et le parent non-résident après la séparation
des parents, l’enfant réussit mieux à l’école.
- Autant il y a une relation bienveillante entre les parents après la séparation, autant l’enfant
réussit mieux à l’école.
1.4.1. Les effets de la séparation parentale sur les enfants/élèves au plan scolaire
Quels sont les effets de la séparation sur l’élève ? Ces élèves risquent-ils plus que d’autres de
manifester des difficultés d’adaptation psychologique ou scolaire ? Cette interrogation a
suscité une abondante littérature scientifique. En général, la plupart des études rapportent que
la séparation entraine diverses conséquences négatives sur l’enfant et qu’elle soit associée, a
davantage difficultés scolaires et d’adaptation sociale (Hetherington, 1981 ; Jenkins, 2000 ;
Gutmann & Lazar, 1998). Pour Cloutier (1998, p. 29) : « la liste des désavantages de la
séparation pour l’enfant au regard de ses opportunités futures est plus longue que celle des
avantages ». Dans le même sens, Archambault (1998, p. 215) rapporte que : « la dissociation
intentionnelle (hors décès) du couple parental avant 18 ans est systématiquement un facteur
de réduction des chances scolaires et de la durée des études ». D’autres résultats de recherche
(Gardner, 1978 ; Hetherington, Cox & Cox, 1985 ; Hetherington, 1981), aussi bien que les
observations cliniques (Tsala, 1989 ; Nguimfack & Kombou, 2019) s’accordent pour
considérer la séparation comme une crise du système familial.
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- manifestations d’anxiété et d’agitation psychomotrice ;
- difficultés de concentration ;
- augmentation des rêveries ;
- signes de tristesse et de dépression ;
- recherche de marque d’attention du professeur.
Un an plus tard, les auteurs observent que 55% des enfants manifestent un progrès sur le plan
des performances académiques, tandis que pour 25% des enfants on note une détérioration.
Cinq ans plus tard, le fonctionnement académique de ce groupe ne le distingue plus du groupe
total : environ 60% ont un rendement au-dessus de la moyenne, 25% au-dessous et 16%
fonctionne mal. Ces résultats montrent la complexité des réponses de l’enfant à la séparation
parentale ou aux situations d’adversité en général, la constellation de variables qu’il faut
prendre en compte et appellent au final à considérer avec prudence certaines hypothèses
explicatives avancées (Carobène et Cyr, 2007).
Ainsi, la première influence notable du divorce des parents sur les enfants concerne leur bien-
être émotionnel et psychologique. Selon une étude réalisée par Amato (2001), les enfants issus
de familles séparées ou divorcées présentent souvent des niveaux plus élevés de stress,
d’anxiété et de dépression, ce qui peut perturber leur concentration et leur motivation scolaire.
Les troubles émotionnels peuvent également se traduire par des comportements
problématiques à l’école, tels que l’agressivité ou le repli sur soi, qui entravent
l’apprentissage.
De plus, la littérature sur le sujet montre que les enfants de parents divorcés ont souvent une
perception altérée de leur propre valeur, ce qui peut affecter leur engagement scolaire. Une
étude de Lansford (2009) souligne que ces enfants développent parfois une forme de
résignation apprise, croyant que leurs efforts scolaires n’auront pas de conséquences positives,
ce qui les conduit à une baisse de performance académique.
De toute évidence, le divorce modifie profondément la structure familiale, et ces changements
peuvent influencer la réussite scolaire des enfants. L’une des conséquences les plus
marquantes est la diminution du soutien parental. Les études montrent que dans les familles
monoparentales, les parents sont souvent plus stressés et ont moins de temps à consacrer à
leurs enfants, ce qui peut affecter la supervision des devoirs et la participation aux activités
scolaires (Thomson, Hanson, & McLanahan, 1994).
Le manque de communication entre les parents divorcés concernant les questions éducatives
est également un facteur contributif. Une étude de McLanahan et Sandefur (1994) révèle que
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les enfants de parents séparés sont souvent pris entre deux foyers avec des attentes et des
règles différentes, ce qui crée de la confusion et peut mener à des difficultés scolaires.
Les enfants de familles divorcées sont également plus susceptibles de changer de domicile, ce
qui peut entraîner des changements fréquents d’école et perturber leur apprentissage. Les
recherches de Hagan, MacMillan, et Wheaton (1996) montrent que ces transitions scolaires
peuvent entraîner une désorientation, une perte de repères et un déclin des performances
académiques.
Les comptes rendus de recherche sur les répercussions de la séparation et du divorce sur
l’adaptation des enfants, de même que sur la réaction des enfants à ces événements, révèlent
que les besoins des enfants au moment où la famille éclate varient selon leur âge et leur
situation. De surcroît, on y apprend que de nombreux parents sont incapables de répondre aux
besoins de leurs enfants, surtout pendant la période qui suit immédiatement la séparation.
En règle générale, l’éclatement de la famille est une situation qui est source de stress tant pour
les parents que pour les enfants. Les chercheurs reconnaissent que, pendant cette période, la
plupart des enfants et des parents sont très perturbés tant sur le plan émotionnel que
psychologique (Lamb et al. 1997). Chez les enfants, cette phase dure environ un an après la
séparation (Lamb et al. 1997). Certains chercheurs ont constaté que des enfants continuaient
d’être très perturbés et stressés deux ans après la séparation de leurs parents (citations dans
Lamb et al. 1997) et une étude a révélé que les enfants et les parents étaient moins perturbés
deux mois après la séparation qu’une année plus tard (Hetherington et al. 1992, cité dans
Grych et Fincham 1992).
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récemment qu’après une période initiale de souffrance et de problèmes, la plupart des enfants
de parents séparés ou divorcés deviennent des adultes qui n’ont pas de séquelles identifiables,
que ce soit sur le plan social ou psychologique, ni aucune autre répercussion négative dans
leur vie (p. ex. : Lamb et al. 1997 ; Kelly 2000 ; Kelly 1993 ; Amato 1994)
Il existe une abondante recherche sur les répercussions du divorce et de la séparation sur
l’adaptation des enfants. Habituellement, il s’agit de recherches transversales qui ont pour
objet de comparer les niveaux d’adaptation des enfants à la séparation et au divorce et de
déterminer les facteurs liés aux résultats négatifs. Les mesures standardisées de l’adaptation
des jeunes enfants comprennent le comportement antisocial, une diminution de la
performance à l’école, de même que l’anxiété, la dépression et la baisse de l’estime de soi. À
long terme, l’adaptation se mesure selon des facteurs qui sont principalement d’ordre social et
économique, notamment le niveau d’instruction, la capacité de conserver un emploi et les taux
de divorce. Puisque la plus grande partie de la recherche transversale est fondée sur les
catégories fondamentales que sont le divorce et l’absence de divorce, les effets à court terme
sont souvent combinés aux effets à long terme.
Les premières études ont démontré que les enfants du divorce étaient plus susceptibles d’avoir
un comportement agressif, impulsif et antisocial, d’avoir de la difficulté dans leurs rapports
avec les autres, de moins respecter l’autorité et de présenter des problèmes de comportement à
l’école (p. ex. : Camera et Resnick 1988 ; Emery 1988 ; Hetherington et al. 1982 ; Kurdek et
Berg 1983 ; Warshak et Santrock 1983 ; Zill 1983 ; cités dans Kelly 1993). Ces études ont
également montré que les enfants avaient de moins bons résultats scolaires, une image de soi
plus négative, de même que des rapports plus difficiles avec tant leur mère que leur père
(Amato et Keith 1991, cité dans Amato 1994). À l’âge adulte, ces enfants étaient moins bien
portants sur le plan psychologique, avaient un niveau d’instruction moins élevé, étaient moins
heureux en ménage, avaient plus de problèmes de comportement, étaient plus susceptibles de
divorcer et avaient une moins bonne santé (Amato 1994). Une récente étude longitudinale
effectuée en Angleterre a révélé que ces personnes avaient un risque d’incidence de problèmes
de santé mentale au-dessus du niveau clinique de 1,70 à 23 ans et de 1,85 à 33 ans (Rodgers et
al. 1997, cité dans Wolchik et al. 2000).
Des examens récents de la documentation révèlent que, dans l’ensemble, les enfants de
familles éclatées ont un risque plus élevé de problèmes à long terme et que ces résultats
perdurent plusieurs années après la séparation, voire jusqu’à l’âge adulte (Rodgers et Pryor
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1998 ; Kelly 2000 ; Amato 1994). Toutefois, des études plus récentes, de même que des
études fondées sur une méthodologie plus perfectionnée révèlent moins d’écarts entre ces
deux groupes que des études antérieures et précisent que ces écarts sont minces (Kelly 2000 ;
Amato 1994). En ce qui concerne des critères comme l’estime de soi, la plupart des études
n’indiquent aucune différence entre les enfants et les adolescents des familles divorcées et les
enfants dont les parents vivent encore ensemble, après une diminution temporaire au moment
de la séparation (Kelly 1993). Le niveau d’adaptation de la plupart des enfants de parents
divorcés se situe dans la courbe normale selon des mesures standardisées (Amato 1994).
Même quelques-uns des effets qui persistent jusqu’à l’âge adulte semblent finir par
disparaître. Les risques en matière de santé mentale des enfants britanniques de parents
divorcés ont augmenté jusqu’à l’adolescence et au début de l’âge adulte, mais à l’âge de 33
ans, la plupart des personnes dont les parents avaient divorcé lorsqu’elles étaient enfants
avaient le même niveau de risque que les enfants provenant de familles dont les parents
n'avaient jamais divorcé. (Chase-Lansdale et al. 1995, cité dans Rodgers et Pryor 1998).
Cela étant dit, les chercheurs estiment qu’il est clair que certains aspects du divorce
augmentent le risque de problèmes à long terme pour de nombreux enfants, notamment ceux
qui sont le plus à risque quand leurs parents se séparent et divorcent (Emery 1999 ;
Hetherington 1999 ; McLanahan 1999 ; cités dans Kelly 2000).
De plus, des études qualitatives ont permis de constater que des enfants du divorce et de la
séparation sont aux prises sur le plan émotionnel avec des problèmes persistants qui perdurent
jusqu’à l’âge adulte. Par exemple, une importante étude menée en Californie a révélé que
40% des enfants étaient toujours déprimés cinq ans après le divorce (Wallerstein et Kelly
1980, cité dans DiBias 1996). Dix ans après la séparation, les enfants se sentaient encore
tristes, pleins de regrets ou « différents » et s’inquiétaient des risques que comporterait leur
propre mariage futur (Wallerstein et Kelly 1980, cité dans Pedro-Carroll et Cowen 1985). À
l’âge adulte, seulement 60% d’entre eux étaient mariés, comparativement à 80% des jeunes
provenant de familles intactes et 38% avaient des enfants, par rapport à 61% des enfants
provenant de familles intactes (Wallerstein et al. 2000, cité dans Anon 2000). Une autre étude
récente a révélé que des étudiants du niveau universitaire dont les parents avaient divorcé
avant leur adolescence disaient qu’ils avaient eu une enfance plus difficile que les enfants de
familles intactes. Cependant, ils n'étaient pas plus déprimés et leur niveau d'anxiété était le
même (Laumann-Billings et Emery, sous presse, cité dans Kelly 2000).
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En résumé, bien qu’elle puisse dans certaines circonstances constituer le seul choix possible,
la séparation parentale constitue un événement marquant pour l’enfant quel que soit son âge.
Les parents constituent, pour ce dernier, une unité indissociable tant biologique qu’affective.
C’est pour cette raison que leur séparation est toujours une épreuve à surmonter. L’enfant
éprouve un état psychique proche du deuil pendant lequel il traverse une première phase où
l’angoisse prédomine (colère, déni, agressivité, tristesse, impuissance) et une deuxième phase
où il tente de contrôler son angoisse et d’accepter sa nouvelle vie (Lansford, 2009 ; Berger,
1997). Ainsi, pour un enfant, la séparation ou le divorce de ses parents n’est jamais simple,
quelle que soit l’attention que son entourage lui porte et même s’il cesse ainsi une situation
antérieure pénible et conflictuelle. C’est souvent une épreuve cruelle et traumatisante dont les
effets pathogènes sont fonction de l’âge de l’enfant, de son stade de développement, de la
nature et du mode d’expression du conflit conjugal et des circonstances socio-économiques.
La clarification des concepts est une étape essentielle dans tout travail de recherche. Cette
section vise à définir les termes clés utilisés dans ce travail, afin d’éviter toute ambiguïté et de
bien comprendre les concepts qui sont abordés dans le cadre de notre recherche.
La séparation désigne la rupture d’une relation de couple, qu’il s’agisse d’un mariage ou d’une union
libre, entraînant la cessation de la vie commune. Elle peut être de nature légale (divorce ou jugement)
ou simplement de fait (cessation de cohabitation).
La séparation parentale correspond à la rupture de la vie commune entre les deux parents d’un ou
plusieurs enfants. Elle entraîne une réorganisation des responsabilités parentales, notamment en
matière de garde, d’éducation et de soutien financier, et exerce des effets sur le développement de
l’enfant.
Séparé le terme « séparé » qualifie l’état d’une personne qui n’est plus en union conjugale avec son
partenaire, qu’il s’agisse d’un mariage ou d’une union libre. L’individu séparé vit désormais en dehors
du foyer conjugal.
La famille monoparentale est une structure familiale composée d’un seul parent, mère ou père,
assumant la charge quotidienne d’un ou de plusieurs enfants. L’autre parent est absent du foyer pour
des raisons diverses (décès, séparation, divorce, migration, abandon, etc.).
La coparentalité désigne l’exercice conjoint des responsabilités parentales par les deux parents, qu’ils
vivent ensemble ou séparément. Elle implique une collaboration et une coordination dans les décisions
relatives à l’enfant, dans l’objectif de favoriser son bien-être et son développement.
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La famille intacte est une famille dans laquelle les deux parents biologiques vivent ensemble et
assument conjointement l’éducation, l’encadrement et les besoins de leurs enfants.
La famille recomposée apparaît lorsqu’après une séparation, un des parents ou les deux forment une
nouvelle union. Elle regroupe alors les enfants issus de différentes unions dans un même foyer, avec
des relations complexes entre parents, beaux-parents et enfants.
Le conflit parental désigne les désaccords et tensions persistants entre les parents au sujet de leur
relation, de la garde ou de l’éducation des enfants. Il peut être manifeste (conflits ouverts, disputes,
violences) ou latent (tensions silencieuses et non exprimées).
La résilience est la capacité d’un individu à surmonter des épreuves difficiles, telles que la séparation
parentale, et à retrouver un équilibre psychologique, affectif et social.
La réussite scolaire est communément définie comme l’atteinte des objectifs éducatifs, qui
peut inclure des performances académiques élevées, l’acquisition de compétences, la
progression dans le système éducatif, et le développement personnel et social des élèves. Elle
se mesure souvent par des indicateurs tels que les notes, les diplômes obtenus, ou encore la
satisfaction des étudiants, des enseignants et des parents.
Le présent travail est réalisé en République du Bénin, situé Afrique de l’Ouest. Le Bénin
couvre une superficie de 114 763 km² et s’étend sur 670 km du fleuve Niger au nord à la côte
atlantique au sud. Il a comme voisins le Togo à l’ouest, le Nigéria à l’est et Niger et le
Burkina Faso au nord. La recherche s’est focalisée sur la commune d’Abomey-Calavi dont
nous donnons ci-après un aperçu.
2.1.1 Historique
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La commune d’Abomey-Calavi est située dans le département de l’Atlantique, au sud du
Bénin et à 18 kilomètres environ, au Nord de Cotonou, la capitale économique du Bénin.
D’après le recensement général de la population de 2013, elle est la deuxième commune la
plus peuplée du Bénin juste après celle de Cotonou et elle est aussi la deuxième commune du
département de l’Atlantique en termes de Superficie. Ces deux attributs lui valent d’être
qualifiée à juste titre de “cité dortoir” en raison de ce qu’une très grande partie des animateurs
de tous les secteurs de la vie de la capitale économique du Bénin qu’est la ville de Cotonou, y
logent.
La Commune d’Abomey-Calavi est limitée au Nord par la Commune de Zè, au Sud par
l’Océan Atlantique, à l’Est par les communes de Cotonou et de Sô-Ava, à l’Ouest par les
communes de Ouidah et de Tori-Bossito. Elle compte cent quarante-neuf (149) villages et
quartiers de ville qui couvrent neuf (09) arrondissements que sont Abomey-Calavi, Akassato,
Godomey, Glo-Djigbé, Hêvié, Kpanroun, Ouèdo, Togba, Zinvié.
Dans la commune d’Abomey Calavi, les populations s’adonnent à diverses activités telles que
l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’exploitation des ressources minières telles que les carrières
de sable, de gravier, de latérite, argile, terres de barre, le transport, le commerce, l’artisanat,
l’industrie, la transformation des produits agricoles, l’hôtellerie et le tourisme. Entre autres
attraits touristiques, l’on peut citer l’embarcadère de Ganvié ou le palais de sa majesté Gbesso
Adjiwatonou Alodji II, roi d’Abomey Calavi.
Pour les générations de bacheliers qui se sont succédé depuis 1969, année de création de
l’université du Dahomey, à l’an 2000, Abomey Calavi était aussi la destination obligatoire
pour les bacheliers de divers horizons qui aspiraient à un cursus universitaire et qui ne
pouvaient aller à l’extérieur. La commune regorge aussi de plusieurs établissements primaires
et secondaires, publics et privés, d'enseignement général, technique et professionnel, qui
varient en taille et en ressources.
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Ressources matérielles et techniques : certaines écoles sont bien équipées en
matériel didactique, mais d'autres manquent encore d’infrastructures adéquates, ce qui
peut influencer les conditions d’apprentissage des élèves.
Les écoles d’Abomey-Calavi, tant publiques que privées, suivent le programme national de
l’éducation du Bénin.
L’administration scolaire est assurée par les directeurs d’établissements sous la tutelle des
inspections d’arrondissement ou départementales. Des initiatives locales impliquant des
associations de parents d’élèves (APE) ou des ONG soutiennent également le fonctionnement
des écoles.
La recherche s’inscrit dans une démarche mixte, combinant des méthodes qualitatives et
quantitatives pour offrir une compréhension holistique des impacts de la séparation parentale
sur la réussite scolaire des enfants. L’approche qualitative permet d’explorer les perceptions
subjectives des enfants, des enseignants, tandis que l’analyse quantitative fournit des données
sur les performances académiques des enfants concernés. Ce choix méthodologique vise à
enrichir l’interprétation des résultats en croisant des données numériques et narratives.
Dans le cadre de cette recherche, un questionnaire est conçu et administré aux élèves, couplé
d’un guide d’entretien à l’attention des Enseignants et des parents (voir en annexe).
La population cible de notre travail comprend des enfants/élèves issus de familles séparées et
intactes ainsi que leurs enseignants et parents.
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La constitution de l’échantillon s’est faite à partir de plusieurs sources. Dans un premier
temps, la collaboration avec les enseignants et les directions d’écoles a permis de repérer les
enfants concernés, grâce aux informations consignées dans les registres de classe et les
observations des enseignants. Ces derniers ont également servi de relais pour contacter
certains parents et confirmer la situation familiale des enfants. Par ailleurs, les bulletins
scolaires ont été exploités afin de disposer d’indications précises sur les performances
scolaires des élèves. La sélection proprement dite des participants a reposé sur une démarche
raisonnée et non aléatoire. Au total, 46 enfants ont été inclus dans l’échantillon, dont une
partie issue de familles séparées et une autre de familles intactes, choisie de manière à assurer
une certaine comparabilité (âge, niveau scolaire, sexe). Parallèlement, 16 enseignants ont été
retenus, exclusivement ceux qui encadrent directement les enfants sélectionnés, car ils sont les
mieux placés pour fournir des informations fiables sur leur comportement et leur réussite
scolaire. Enfin, 24 parents ont été intégrés à l’étude, après avoir donné leur consentement
éclairé et accepté de participer volontairement, généralement par l’intermédiaire de leurs
enfants.
Enfants : ont été inclus ceux inscrits dans les écoles primaires et secondaires de la commune
d’Abomey-Calavi, âgés de 8 à 15 ans, dont la situation familiale (parents séparés ou parents
ensemble) a pu être confirmée par les enseignants ou les parents. Ont été exclus les enfants
trop jeunes (moins de 8 ans), ceux dont la situation familiale n’était pas clairement identifiée,
ainsi que ceux dont les parents n’ont pas donné leur accord pour la participation.
Enseignants : ont été retenus uniquement les enseignants encadrant directement les enfants
sélectionnés, afin de garantir la pertinence et la fiabilité des informations recueillies. Ont été
exclus les enseignants n’ayant pas de contact pédagogique régulier avec les enfants concernés.
Parents : ont été inclus les parents ou tuteurs légaux ayant un lien direct avec les enfants
participants et ayant donné leur consentement libre et éclairé. Ont été exclus les parents
indisponibles ou ceux qui n’ont pas souhaité participer à l’étude.
Instruments de collecte
Pour mener à bien la recherche, plusieurs instruments ont été élaborés et utilisés :
1. Le questionnaire :
Page 23
Destiné principalement aux enfants, il a permis de recueillir des informations sur leur
situation familiale, leur vécu scolaire, ainsi que leurs résultats académiques récents.
Il comportait des questions fermées (réponses à choix multiples) et semi-ouvertes, facilitant la
comparaison statistique tout en laissant place à l’expression individuelle.
2. Les guides d’entretien :
Utilisés auprès des enseignants et des parents, ils ont permis de recueillir des données
qualitatives sur leurs perceptions de l’influence de la séparation parentale sur les enfants.
Les entretiens semi-directifs ont favorisé la liberté de parole, tout en maintenant un cadre
thématique cohérent (soutien scolaire, comportements en classe, relations parent-enfant, etc.).
3. La fiche de collecte des résultats scolaires :
Cet outil a servi à relever, à partir des bulletins de notes, les performances académiques des
enfants retenus dans l’échantillon. Il a permis d’établir des comparaisons objectives entre les
élèves issus de familles séparées et ceux provenant de familles intactes.
Techniques de collecte
La collecte des données s’est déroulée en plusieurs étapes :
Étape 1 : Autorisations administratives
Des lettres officielles ont été adressées aux directions des établissements retenus (EPP Finafa,
CEG Abomey-Calavi et Complexe scolaire « La Petite Enfance »), afin d’obtenir leur accord
pour accéder aux enseignants, élèves et parents
Étape 2 : Sélection et sensibilisation des participants
Les enfants et parents concernés ont été identifiés à l’aide des registres scolaires et des
informations fournies par les enseignants. Une séance de sensibilisation a été organisée pour
expliquer les objectifs de la recherche et obtenir le consentement éclairé des participants.
Étape 3 : Administration des questionnaires et entretiens
Les questionnaires ont été administrés directement aux enfants, avec un accompagnement
pour les plus jeunes afin de s’assurer de leur compréhension.
Les entretiens ont été réalisés avec les enseignants et parents, dans un climat de confiance et
de confidentialité.
Étape 4 : Collecte des résultats scolaires
Les bulletins de notes des enfants retenus ont été consultés et les notes ont été enregistrées à
l’aide d’une grille standardisée.
Page 24
2.2.4. Mode de traitement des données
Les données recueillies ont été traitées selon des méthodes quantitatives et qualitatives. Les
informations issues des questionnaires ont fait l’objet d’une analyse statistique pour examiner
les différences de performances scolaires des enfants concernés à ceux de familles intactes
(moyenne, progrès scolaire, etc.). Ainsi, celles obtenues dans les entretiens ont fait l’objet
d’une analyse de contenu pour nous permettre de mettre en évidence les perceptions des
enfants, les témoignages et les observations des enseignants concernant les enfants de parents
séparés et d’enrichir la compréhension sur les effets subjectifs de la séparation parentale sur la
réussite scolaire des enfants. Pour ce faire, les logiciels WORD et EXCEL nous ont été d’une
grande utilité. Nous avons utilisé WORD pour la saisie et EXCEL pour les analyses
statistiques et la réalisation des tableaux.
Comme tout travail de recherche, la présente recherche n’a pas échappé à certaines
contraintes et difficultés qui ont influencé le déroulement du processus :
1. Accès aux participants : Obtenir la collaboration de certains parents et enseignants a
constitué une difficulté majeure. Certains étaient réticents à parler de la séparation ou
du divorce, considérant le sujet comme sensible et intime.
2. Disponibilité des enquêtés : La planification des entretiens a été parfois compliquée en
raison des emplois du temps chargés des enseignants et de la réticence de certains
enfants à s’exprimer en présence d’adultes.
3. Caractère sensible du sujet : La séparation parentale est un thème qui touche à la
sphère privée et émotionnelle des familles. Certains répondants manifestaient une
certaine réserve ou donnaient des réponses brèves par peur d’être jugés.
4. Collecte des résultats scolaires : Dans certains établissements, l’accès aux relevés de
notes a nécessité des démarches administratives longues et parfois contraignantes, ce
qui a retardé le processus de collecte des données.
5. Biais de réponses : Il est possible que certains parents ou enseignants aient donné des
réponses socialement désirables plutôt que de livrer leur opinion réelle, ce qui peut
influencer l’objectivité des données qualitatives.
6. Contraintes matérielles et temporelles : La réalisation des entretiens, la transcription et
l’analyse des données ont nécessité beaucoup de temps et de ressources, ce qui a
constitué une limite organisationnelle importante.
Page 25
Chapitre 3 : Présentation et analyse des résultats
Les résultats de cette recherche sont présentés en deux sections : les données quantitatives, qui
se concentrent sur la différence des résultats scolaires, et les données qualitatives, basées sur
les témoignages et perceptions recueillies lors des entretiens.
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Les données collectées auprès des élèves portent sur leurs résultats scolaires. Les enseignants
et les parents ont été interrogés sur leurs observations des comportements des élèves, ainsi que
sur les facteurs qui influencent leur réussite scolaire.
Dans cette section, nous avons utilisé plusieurs tableaux afin de comparer des résultats
scolaires et comportements des enfants de parents séparés avec ceux des enfants de familles
intactes, ainsi qu’examiner l’influence de la fréquence du contact avec le parent non-résident
et la qualité de la relation entre les parents.
Graphique 1 : Comparaison des résultats scolaires des élèves issus de familles séparées et de
familles intactes
Page 27
Le graphique ci-dessus présente la comparaison des moyennes scolaires entre les enfants issus de
familles séparées (24 élèves) et ceux de familles intactes (22 élèves). Les résultats révèlent que la
moyenne générale des enfants de familles séparées est de 11,9/20, contre 13,8/20 pour leurs camarades
de familles intactes. Cet écart de près de 1,9 point témoigne d’une influence notable de la structure
familiale sur réussite scolaire des enfants.
Toutefois, l’analyse de la dispersion des notes met en évidence une situation plus nuancée. En effet, les
résultats des enfants de familles séparées présentent une variabilité plus forte, ce qui indique que tous
ne sont pas en difficulté. Certains d’entre eux obtiennent des moyennes tout à fait honorables,
comparables, voire supérieures à celles de leurs pairs issus de familles intactes. Cela montre que la
séparation parentale, bien qu’elle constitue un facteur de vulnérabilité, n’implique pas nécessairement
un échec scolaire systématique.
Cette hétérogénéité des performances peut s’expliquer par plusieurs facteurs : le soutien scolaire et
affectif fourni par au moins un des parents après la séparation ; la qualité des relations entre les parents
séparés : une cohabitation parentale conflictuelle tend à fragiliser davantage l’enfant, tandis qu’une
coparentalité apaisée limite les impacts négatifs ; le rôle de l’école et des enseignants, ainsi que le
soutien des pairs, qui peuvent compenser partiellement les difficultés rencontrées dans le milieu
familial.
Ainsi, bien que les données quantitatives révèlent une tendance générale à la baisse des performances
scolaires chez les enfants de parents séparés, elles soulignent également l’existence de trajectoires de
réussite au sein de ce groupe. La séparation parentale apparaît donc moins comme un déterminisme
absolu que comme un facteur contextuel dont les effets varient selon les ressources personnelles,
familiales et scolaires mobilisées par l’enfant.
La fréquence du contact de l’enfant avec le parent non-résident
Après la séparation des parents, le contact de l’enfant au parent non-résident s’est avéré un
facteur déterminant pour l’adaptation des enfants. Le tableau 1 offre une description du lien
entre la performance scolaire et le contact au parent non-résident.
Page 28
Source : Enquête de terrain, Mai 2024
Les résultats de ce tableau montrent que plus les contacts avec le parent non-résident sont
fréquents, meilleures sont les performances scolaires. En effet, 66,7 % des enfants en contact
quotidien avec leur parent non-résident ont de bons résultats scolaires, contre 0 % chez ceux
qui n'ont que des contacts occasionnels. À l’inverse, 70 % des enfants ayant des contacts
occasionnels présentent de faibles performances scolaires.
Ces données suggèrent que le maintien d’un lien régulier et significatif avec le parent non-
résident joue un rôle important dans l’équilibre émotionnel et scolaire de l’enfant après la
séparation. Elles tendent également à confirmer qu’autant la fréquence des contacts entre les
enfants et le parent non-résident élevée, autant l’enfant réussit mieux à l’école. Cela signifie
qu’il y’a une relation de dépendance entre la réussite scolaire des enfants et la fréquence de
leur contact avec le parent non-résident.
Les conflits conjugaux à l’origine des séparations se poursuivent souvent plusieurs années.
Ces conflits influencent la réussite scolaire des enfants (tableau 2).
Page 29
Ces résultats montrent que la qualité de la relation entre les parents après la séparation
influence considérablement la réussite scolaire des enfants. Une relation cordiale et
coopérative entre les parents contribue à offrir un environnement émotionnel stable et
favorable à l’enfant.
Ces résultats nous ont permis de retenir que la séparation parentale influence négativement
l’adaptation scolaire des enfants. Cela s’explique par le fait qu’après la séparation des parents,
l’enfant est enclin à des pensées récurrentes qui le font souffrir et l’empêchent de se
concentrer sur les apprentissages scolaires. Cependant, la variation de la réussite scolaire des
enfants concernés par cette situation dépend significativement de la fréquence et la qualité du
contact de l’enfant au parent non-résident, ainsi que de la qualité de la relation entre les
parents après leurs séparations.
Pour cette section, nous avons fait un développement approfondi avec des analyses de
contenu, basées sur les témoignages des enfants, des enseignants et des parents, afin de
fournir une compréhension détaillée des perceptions et des ressentis liés à l’influence de la
séparation parentale sur la réussite scolaire des enfants.
Par ailleurs, les témoignages recueillis auprès des enfants et des enseignants ont révélé qu’en
milieu scolaire, l’effet de la séparation parentale s’observe à travers ses conséquences sur le
rendement scolaire et le changement de comportement des élèves. En effet, les enseignants
ont affirmé constater chez les enfants de parents séparés une certaine désorganisation dans le
quotidien scolaire. Les oublis répétés de matériel, les devoirs non faits ou laissés à la maison,
ainsi que les retards fréquents sont évoqués comme des conséquences concrètes. Ces
perturbations affectent la concentration et la continuité des apprentissages. Par exemple, un
enseignant note : « Certains élèves vivent entre deux foyers sans structure claire, et cela se
ressent dans leur fatigue et leur désorientation ». L’absence de coordination parentale voire
désengagement d’un des parents, est un facteur aggravant. Le manque de supervision des
devoirs ou des absences fréquentes de communications entre les parents et enseignants peut
conduire à un abandon progressif des apprentissages. C’est dans cette optique qu’un des
enseignants nous a souligné lors des entretiens : « le manque de suivi à la maison est
frappant. Quand il n’y a plus personne pour vérifier les devoirs, l’enfant décroche ». Ce qui
illustre ce que Amato (2000) appelle « dérégulation familiale », qui interfère avec la
construction de routines scolaires stables. De même, les parents gardiens signalent des
Page 30
difficultés à assurer un suivi scolaire quotidien, notamment lorsqu’ils assument seuls les
responsabilités familiales et professionnelles. « On ne s’entend pas sur les devoirs, je ne sais
pas toujours ce qu’il a fait ou non avec son père » nous confie un parent.
Cela montre que la séparation parentale impacte négativement la réussite scolaire lorsqu’elle
s’accompagne de conflits, d’une faible implication des deux parents et d’un manque de
communication. L’absence du parent non-résident ou son désengagement scolaire est un
facteur aggravant, tout comme les déménagements ou changements d’école post-séparation.
Certains enseignants soulignent que « la séparation des parents travaille les enfants », c’est-à-
dire les fait penser à des situations traumatisantes et les révoltent contre les adultes. Ainsi, ils
constatent que les enfants de parents séparés présentent souvent une baisse d’attention et des
comportements agités. Par exemple, un enseignant affirme aussi que « Certains élèves vivent
très mal la séparation de leurs parents. Cela se voit dans leur comportement : ils deviennent
soit très renfermés, soit très agités. ». Ce qui nous permet de dire que la séparation des parents
est associée des comportements perturbateurs ou de repli de soi qui peuvent être des signaux
d’alarme indiquant un mal-être psychologique. Ce qui peut entraver la dynamique des enfants
en classe et nuit à leur apprentissage. Les enfants sont affectés sur le plan émotionnel, ce qui
se traduit par des troubles de l’attention, des baisses de motivation et des comportements
perturbateurs ou de retrait.
Toutefois, les enfants ont aussi exprimé une variété de sentiments et de perceptions
concernant l’impact de la séparation de leurs parents sur leur quotidien scolaire. Certains
enfants mentionnent une diminution de leur motivation et une difficulté à se concentrer en
classe, surtout lorsqu’ils ressentent du stress lié à la situation familiale. Ils ont aussi affirmé
que ne pas pouvoir bien étudier, parce qu’ils ne bénéficient pas d’assez de soutien de leurs
pères ou encore parce qu’ils sont plus absorbés par les tâches ménagères depuis le départ de
leur mère. Cela signifie la séparation a modifié les habitudes éducatives, notamment l’aide
aux devoirs. C’est ainsi qu’un des enfants affirme :« Avant, on faisait les devoirs ensemble à
la maison. Maintenant, je suis tout seul. ». Cela montre que la séparation des parents peut
entrainer la perte de soutien scolaire à la maison. Ce qui peut expliquer une baisse des
performances scolaires des enfants.
Toutes ces données contribuent à démontrer que la séparation parentale influence
négativement la réussite scolaire. Cependant la variation de la réussite scolaire des enfants
concernés par cette situation dépend significativement de la fréquence et la qualité de leur
Page 31
contact au parent non-résident, ainsi que la qualité de la relation entre les parents après la
séparation. Car, les impacts de séparation des parents peuvent être atténués par des contacts
réguliers avec le parent non-résident et par une bonne qualité de la relation entre les parents
après la séparation. C’est ainsi que certains enfants ont affirmé dans les entretiens que leurs
situations se sont améliorées lorsqu’ils ont commencé à fréquenter leurs parents qui avaient
quitté la cour familiale après la séparation. Ces fréquentations sont des occasions où le parent
non-résident console l’enfant et lui donne des conseils relatifs à la réussite scolaire. Par
exemple, un enfant affirme : « Quand mon papa m’appelle, je suis content, j’ai envie de bien
travailler pour lui ». Cela signifie que la continuité du lien parental renforce l’estime de soi et
constitue une source de valorisation. L’enfant se sent important pour les deux parents, même
après la séparation.
Ainsi, les enseignants estiment que le contact de l’enfant au parent non-résident favorise sa
réussite, à la seule condition que ce contact soit de bonne qualité, c’est-à-dire caractérisé par
des conseils, un soutien psychologique et un accompagnement dans son processus
d’apprentissage. Dans le cas contraire, ce contact aggrave la souffrance de l’enfant. Ils notent
aussi que les enfants dont les parents entretiennent de bonnes relations après la séparation
peuvent être plus stables émotionnellement et engagés dans leurs études. À l’inverse, ceux
dont les parents se disputent fréquemment semblent plus distraits et montrant moins de
concentration en classe.
Ces résultats qualitatifs renforcent les données quantitatives à travers les témoignages et
perceptions des enfants et enseignants et parents pour l’ampleur des facteurs de la séparation
des parents qui influencent la réussite scolaire des enfants.
3.2. Discussion
La réussite scolaire des enfants dépend d’un ensemble de facteurs personnels, sociaux et
familiaux. Parmi ceux-ci, la structure et la stabilité du milieu familial apparaissent comme des
Page 32
déterminants majeurs. Or, de nos jours, les séparations parentales deviennent de plus en plus
fréquentes, y compris dans les sociétés africaines où la famille traditionnelle constitue encore
un repère essentiel. Au Bénin, et particulièrement dans la commune d’Abomey-Calavi, les
mutations socio-économiques, la précarité, les migrations professionnelles et les conflits
conjugaux contribuent à l’augmentation des cas de séparation. Cette réalité bouleverse le
cadre de vie des enfants et suscite des interrogations sur ses répercussions scolaires.
Les résultats de notre travail confirment que les enfants issus de familles séparées présentent
en moyenne des performances scolaires plus faibles que ceux issus de familles intactes. Ce
constat rejoint les travaux de Amato (1994, 2001, 2010), Archambault (2002) et Thiombiano
(2011), qui mettent en évidence le désavantage scolaire des enfants de parents séparés.
Thiombiano, par exemple, a montré que les enfants de parents divorcés ont moins de chances
de fréquenter l’école et sont souvent confrontés à des conditions éducatives précaires. Nos
résultats viennent nuancer ces observations en soulignant que la séparation parentale ne se
traduit pas nécessairement par l’échec scolaire : certains enfants parviennent à maintenir de
bons résultats grâce à des facteurs de protection tels que le suivi attentif d’un parent, la qualité
du climat scolaire et la motivation individuelle.
Par ailleurs, les données obtenues corroborent la théorie de l’attachement développée par
Bowlby (1969). La séparation parentale fragilise l’attachement de l’enfant à ses figures
parentales, ce qui affecte sa sécurité affective et, par ricochet, ses capacités cognitives et
scolaires. Dans notre recherche, nous avons observé que les enfants bénéficiant de contacts
fréquents et de qualité avec le parent non-résident réussissent mieux que ceux qui vivent une
rupture quasi-totale. Le soutien affectif, l’assurance de la présence et les encouragements du
parent contribuent à réduire les effets négatifs de la séparation sur la mémoire de travail et sur
la capacité attentionnelle de l’enfant, fonctions essentielles dans les apprentissages.
Inversement, lorsque les rencontres avec le parent non-résident sont marquées par des
tensions, des rivalités conjugales ou des tentatives de dévalorisation du parent gardien, les
enfants semblent développer des difficultés supplémentaires. Ce constat rejoint les travaux de
Drory (2009) sur le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP), où l’enfant, pris dans le conflit
parental, perd ses repères et devient moins disposé à l’apprentissage. La qualité de la relation
entre les parents apparaît donc comme un facteur déterminant dans l’impact de la séparation
sur la réussite scolaire.
Page 33
Il convient néanmoins de noter que d’autres études, comme celle de Koutou (2014), ont
montré que certains enfants en situation monoparentale obtiennent des résultats scolaires
supérieurs à ceux de leurs pairs en situation biparentale. Cependant, ces résultats ne peuvent
être entièrement transposés à notre objet d’étude, car l’échantillon de Koutou incluait une
proportion importante de veuves, dont le contexte diffère de celui d’une séparation
conflictuelle.
En somme, nos résultats confirment que la séparation parentale constitue un facteur de risque
pour la réussite scolaire, mais que ses effets ne sont ni automatiques ni uniformes. Ils
dépendent largement de variables intermédiaires telles que : la qualité des relations entre les
parents après la séparation ; la régularité et la qualité des contacts avec le parent non-résident ;
les ressources économiques disponibles ; le rôle joué par l’école et les enseignants dans le
suivi des enfants
Limites
Nous sommes tout à fait conscients que notre étude comporte certaines limites en ce qui
concerne le phénomène de difficulté des enfants en situation de séparation de leurs parents
ainsi que la population étudiée.
L’étude a été menée sur un nombre relativement restreint de participants (46 enfants, 16
enseignants et 24 parents). Cela limite la généralisation des résultats à l’ensemble de la
population scolaire d’Abomey-Calavi ou du Bénin. Les données ont été collectées
uniquement dans trois établissements (EPP Finafa, CEG Abomey-Calavi et Complexe scolaire
La Petite Enfance). Les conclusions peuvent donc être influencées par les spécificités
socioculturelles de ce milieu scolaire particulier. Une partie importante des résultats repose
sur des entretiens et des questionnaires. Ces méthodes reposant sur les déclarations des
participants peuvent être sujettes à des biais (réponses incomplètes, exagérées ou socialement
désirables). L’étude a été menée sur une période relativement courte. Elle ne permet donc pas
d’appréhender l’évolution à long terme de l’influence de la séparation parentale sur la réussite
scolaire.
Ainsi, la réussite scolaire dépend de nombreux facteurs (conditions socioéconomiques,
environnement scolaire, soutien communautaire, motivation individuelle, etc.) qui n’ont pas
tous été intégrés dans cette recherche, ce qui peut influencer les résultats.
Page 34
3.3. Perspectives
Au regard des résultats obtenus et des constats établis, plusieurs perspectives se dégagent de
cette recherche :
Il apparaît nécessaire de mettre en place, dans les écoles et au sein des communautés, des
dispositifs de soutien psychologique et de médiation familiale. Ceux-ci permettraient aux
enfants issus de familles séparées de bénéficier d’une écoute attentive et d’un encadrement
adapté afin de réduire l’impact émotionnel et scolaire lié à la rupture parentale.
La société béninoise étant encore fortement marquée par la valeur de la famille traditionnelle,
il serait opportun de promouvoir des campagnes de sensibilisation sur les conséquences de la
séparation sur les enfants. Ces actions pourraient favoriser la responsabilisation parentale et
encourager des pratiques de coparentalité responsables malgré la rupture conjugale.
Cette étude, limitée à la commune d’Abomey-Calavi, mérite d’être élargie à d’autres localités
du Bénin pour mieux comprendre les dynamiques socioculturelles. De futures recherches
pourraient également analyser la dimension genrée de l’impact de la séparation (filles vs
garçons), ou encore les différences liées au niveau socioéconomique des familles.
Page 35
Conclusion
La présente recherche, portant sur le thème : « Influences de la séparation des parents sur la
réussite scolaire des enfants », s’est donné pour objectif d’analyser les effets que peut avoir la
séparation parentale sur les performances scolaires des enfants, en tenant compte de plusieurs
variables telles que la qualité des relations post-séparation entre les parents et la fréquence des
contacts avec le parent non-résident.
Les résultats obtenus au cours de cette recherche confirment que la séparation des parents
peut avoir un impact significatif sur la scolarité de l’enfant. En effet, il ressort que de
nombreux enfants issus de familles séparées présentent des difficultés scolaires liées à des
perturbations émotionnelles, un manque de suivi éducatif, ou encore à une instabilité du cadre
de vie. Ces difficultés peuvent se traduire par une baisse des résultats scolaires, un manque de
concentration, des troubles du comportement ou encore une démotivation vis-à-vis des études.
Cependant, l’étude montre également que ces effets ne sont pas systématiques. Plusieurs
facteurs modérateurs peuvent atténuer les répercussions de la séparation. Il s’agit notamment
du maintien d’une communication harmonieuse entre les parents après la séparation, de la
stabilité du cadre de vie de l’enfant et de la régularité des contacts avec le parent non-résident.
Lorsque ces conditions sont réunies, l’enfant peut mieux s’adapter à la nouvelle situation
familiale et poursuivre avec succès son parcours scolaire.
En définitive, cette étude permet de mieux comprendre les dynamiques qui lient les réalités
familiales aux performances scolaires, tout en ouvrant des pistes de réflexion pour
l’amélioration de l’accompagnement des enfants issus de familles séparées. Il serait donc
pertinent, dans le cadre de recherches futures, d’élargir l’échantillon et d’explorer d’autres
variables telles que le niveau socio-économique, la résilience personnelle des enfants ou
encore le rôle des frères et sœurs dans l’adaptation à la séparation parentale.
Page 36
Références bibliographiques
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conjugale », Couple conjugal, couple parental : vers de nouveaux modèles, Toulouse, Erès,
153-176.
Amato, P. (1994). Life-span adjustment of children to their parents' divorce. Future Child,
4(1), 143-164
Amato, P. R. (2000). « The consequences of divorce for adults and children ». Journal of
Marriage and Family, 62(4), 23-38.
Benin-News. (2025, 24 février). Le divorce et son impact sur les enfants au Bénin. Récupéré
sur [Link]
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[Link]
Cyr, F. ; Carobène, G. (2004). Le devenir des enfants de parents séparés : Bilan d’une réalité
Complexe. Séparation, monoparentalité et recomposition familiale. Bilan d’une réalité
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issus des familles monoparentales et biparentales dans la commune de Kétou
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[Link]
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Spector-Dunsky, L. (1994). L’enfant et le divorce dans une perspective scolaire. Revue des
sciences de l'éducation,10(3), 569–578.
Page 38
ANNEXES
Page 39
Annexe 1 : Questionnaire administré aux enfants
Le présent questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d’un mémoire de Licence en
Sciences d’Education et de la Formation, portant sur : la séparation des parents : influences
sur la réussite scolaire des enfants.
A. Identification
2. Âge : …..ans
- [ ] Oui ; [ ] Non
Page 40
12. Est-ce que tu vois ou entends ton autre parent ?
- [ ] Oui, ils s’entendent bien ; [ ] Oui, mais ils se disputant ; [ ] Non ; [ ] Je ne sais
pas
18. Si tu veux, écris ici ce que tu aimerais dire à tes parents ou à ton enseignant(e) :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
Page 41
Annexe 2 : Guide d’entretien à l’endroit des enseignants
Le présent questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d’un mémoire de Licence en
Sciences d’Education et de la Formation, portant sur : la séparation des parents : influences
sur la réussite scolaire des enfants.
A. Identification
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
C. Observations
- Autres : …………………………….
Page 42
D. Relations avec les parents
E. Opinion personnelle
13. Pensez-vous que la qualité des relations entre les parents séparés influence le
comportement ou la réussite scolaire des enfants ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
15. Selon vous, que pourraient faire les établissements scolaires pour mieux soutenir les
enfants issus de familles séparées ?
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
F. Expression libre
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………...
Page 43
Annexe 3 : Guide d’entretien à l’endroit des parents
Le présent questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d’un mémoire de Licence en
Sciences d’Education et de la Formation, portant sur : la séparation des parents : influences
sur la réussite scolaire des enfants.
A. Identification
2. Âge : ………ans
4. Profession : …………………………………………
Page 44
11. Changement dans son comportement ?
E. Expression libre
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………..
Page 45
Sommaire...................................................................................................................................2
Dédicace......................................................................................................................................3
Remerciements............................................................................................................................4
Liste des sigles............................................................................................................................5
Listes des tableaux......................................................................................................................6
Résumé........................................................................................................................................7
Abstract.......................................................................................................................................7
Introduction.................................................................................................................................8
Chapitre 1 : Cadre théorique de la recherche............................................................................10
1.1. Problématique de recherche..................................................................................................10
1.2. Objectifs de recherche...........................................................................................................13
1.2.1. Objectif général..............................................................................................................13
1.2.2. Objectifs spécifiques.......................................................................................................13
1.3. Hypothèses du travail............................................................................................................13
1.3.1. Hypothèse principale......................................................................................................13
1.3.2. Hypothèses spécifiques..................................................................................................13
1.4. Revue de littérature...............................................................................................................13
1.4.1. Les effets de la séparation parentale sur les enfants/élèves au plan scolaire.................13
1.4.2. Réaction et adaptation des enfants à la séparation et au divorce des parents...............16
1.5. Clarification des concepts......................................................................................................18
Chapitre 2 : Cadre de l’étude et démarche méthodologique.....................................................20
2.1. Présentation du cadre de l’étude...........................................................................................20
2.1.1 Historique........................................................................................................................20
2.1.2 Ressources de la structure...............................................................................................21
2.1.3. Structure, organisation et fonctionnement.....................................................................21
2.2. Cadre méthodologique..........................................................................................................21
2.2.1. Nature de recherche.......................................................................................................21
2.2.2. Population et échantillonnage........................................................................................22
2.2.3. Techniques et instruments de collecte de données........................................................23
2.2.4. Mode de traitement des données..................................................................................24
2.2.5. Difficultés rencontrées....................................................................................................24
Chapitre 3 : Présentation et analyse des résultats.....................................................................26
3.1. Présentation et analyse des données recueillies....................................................................26
3.1.1. Organisation des données..............................................................................................26
Page 46
3.1.2. Présentation des résultats quantitatifs...........................................................................26
3.1.3. Présentation des résultats qualitatifs..............................................................................29
3.2. Discussion..............................................................................................................................32
3.3. Perspectives...........................................................................................................................34
Conclusion................................................................................................................................35
Références bibliographiques.....................................................................................................36
ANNEXES................................................................................................................................38
Table des matières...................................................................................................................45
Page 47