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DOCUMENT D’OBJECTIFS
I - Texte
Décembre 2001
Février 2002
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Sommaire
1 INTRODUCTION 1
2 DIAGNOSTIC 5
2.5 Proposition d’extension du pSIC Dunes et forêts d’Oléron à la dune des Seulières 16
3 OBJECTIFS RETENUS 18
1 Introduction
La directive ‘Habitats’ 92/43/CEE du 21 mai 1992 concernant "la conservation des habitats naturels
ainsi que de la faune et de la flore", vise à assurer la préservation de la diversité biologique
européenne par des "mesures [qui] tiennent compte des exigences économiques, sociales et
culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales".
Pratiquement, elle organise la mise en place du réseau dit Natura 2000, réseau écologique cohérent
d'espaces naturels représentatifs de la biodiversité européenne, et qui recèlera :
- des "habitats naturels d'intérêt communautaire [et des] espèces animales et végétales d'intérêt
communautaire dont la conservation nécessite la désignation de Zones Spéciales de Conservation
[ZSC]". Ils sont listés aux annexes I et II qui signalent comme prioritaires (signe *) respectivement
des habitats et des espèces particulièrement menacés à l'échelle européenne et sur lesquels la
Communauté doit veiller tout spécialement.
- éventuellement des "espèces animales et végétales d'intérêt communautaire qui nécessitent une
protection stricte", énumérées à l'annexe IV sans exigence a priori concernant leur milieu de vie.
La directive ‘Habitats’ intègre aussi au réseau Natura 2000 les "Zones de Protection Spéciale"
désignées (ou à désigner) pour la conservation des espèces d'oiseaux visées à l'annexe I de la
directive ‘Oiseaux’ 79/409/CE du 2 avril 1979.
En vertu de ce dispositif, la France a proposé d’inclure dans le réseau (parmi une première liste de 52
sites en Poitou-Charentes) le projet de Site d'Intérêt Communautaire (pSIC) des dunes et forêts
de l’île d'Oléron, en s’appuyant notamment sur les indications (actualisées) de l’inventaire des
ZNIEFF, qui le couvrent presque totalement (voir § 2.1).
Après examen des pSIC, la Commission Européenne dressera la liste des Sites d’Intérêt
Communautaires (SIC) qu’elle aura entérinés et il appartient ensuite à chaque Etat membre de
désigner officiellement ces SIC en ZSC.
Pour anticiper la gestion des sites Natura 2000, la France a choisi d’élaborer pour chaque site, sans
attendre sa désignation officielle, un document d’objectifs. Par ailleurs, les directives ‘Habitats’ et
‘Oiseaux’ ont été transposées en droit français par l’ordonnance n° 2001-321 du 11 avril 2001.
Pour l'essentiel, le site se compose de deux ensembles écologiquement distincts mais liés sur les
plans fonctionnel et dynamique : la forêt littorale sur un système de dunes fossiles et, en façade
maritime, un linéaire de cordons dunaires d'une largeur variable, particulièrement important sur la côte
sud-ouest de l'île. Ces deux ensembles écologiques se distribuent sur trois secteurs distincts dits, par
référence aux habitudes domaniales, secteurs de Saint Trojan (au sud-ouest), de Domino (à l'ouest) et
des Saumonards (au nord-est).
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- la limite dentelée du pSIC dans le secteur de Domino reproduit manifestement le dessin compliqué
du périmètre domanial, sauf une indentation privée que l'épaisseur du trait à cette échelle ne permet
guère de suggérer
- le terrain de la station d'épuration de Grandvillage, en limite du pSIC, mérite d'être "détouré"
ne
- une petite pointe du Bois d'Avail (C de Dolus), zonée NB au POS et déjà manifestement urbanisée,
ne se justifie guère ici
- au lieudit les Cleunes, d'anciennes parcelles domaniales échangées depuis longtemps avec un
t
particulier sont zonées en NA (voire UA en partie) au POS de S Trojan et également urbanisées.
Ainsi ajusté (voir carte n° 1), le pSIC représente une surface de 2870 ha, calculée sur Système
d’Information Géographique, la limite océanique étant la position du trait de côte au printemps-été
2000.
Par ailleurs, trois autres pSIC sont limitrophes des Dunes et forêts d'Oléron, à savoir :
- n° 29 - Marais de Brouage ; il couvre aussi la réserve naturelle de Moëze, les marais qui bordent au
sud le massif forestier des Saumonards, et le marais du Douhet. Son tracé présente une
excroissance qui se superpose partiellement au pSIC n° 31 au niveau du marais de la Maratte
(pointe sud-ouest du secteur des Saumonards), ce qui permet de répartir les tâches comme suit : la
gestion hydraulique et de la roselière dans le cadre du pSIC n° 29 et celle de la ceinture boisée
hygrophile avec les dunes et forêts d'Oléron.
- n°30 - Marais de la Seudre ; il inclut aussi l’estuaire et se prolonge sur les marais de Saint Trojan
(entre autres).
- n° 74 - Pertuis charentais, site marin qui englobe le tout. En conséquence, on s'en tient à une
acception strictement terrestre de ce site littoral, considérant que l'estran relève de la logique marine
du site n° 74, à l'exception du haut de plage où co mmence la dynamique dunaire (dunes
embryonnaires), et des vasières de Gatseau.
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fixée par arrêté n° 119/2000 du 24/04/200 (modifié par les arrêtés n° 143/2000 et 241/2000 des 4 mai
et 10 juillet 2000) en fonction des enjeux écologiques, économiques et sociaux du site.
Recours à une assistance technique externe pour les inventaires complémentaires concernant :
- les habitats du secteur des pelouses et falaises de Chassiron
- les habitats aquatiques situés en forêt (mares)
- les espèces animales d’intérêt communautaire (annexes II et IV de la Directive Habitats) et leurs
habitats sur l’ensemble du site ; espèces à rechercher parmi les Mammifères (chiroptères et loutre),
Reptiles, Amphibiens, et invertébrés, notamment Lépidoptères, Coléoptères et Mollusques.
Ces inventaires ont fait l’objet de rapports détaillés (méthodologie, résultats, enjeux, bibliographie) de
la part de l’ONF et des deux experts pressentis (Nature Environnement 17 et LPO). Ils sont
1
disponibles par ailleurs .
La réunion d’installation du Comité de Pilotage, le 25 avril 2000, a lancé la procédure, pour une durée
totale de 18 mois, et validé la démarche proposée par l'opérateur, notamment l'organisation de la
2
concertation en quatre groupes de travail respectivement consacrés, compte tenu des usages et
problématiques recensés, aux questions de
1 Tourisme, culture et loisirs
2 Gestion forestière
3 Gestion des milieux non forestiers (dunes littorales + falaises de Chassiron + marais)
4 Chasse
Avant le commencement effectif des travaux, on a présenté la démarche aux élus de la Communauté
de Communes le 20/07/2000, réunion suivie d’un communiqué (resté sans écho) à la presse locale.
ère
1 réunion des groupes de travail les 20 et 22/06/2000 :
- présentation du dispositif Natura 2000 et du pSIC Dunes et forêts d’Oléron (sur la base de la carte
« officielle » au 1/100 000, de sa fiche d’information et des autres données disponibles)
- examen du contexte foncier et réglementaire, et ajustement du périmètre (les vasières de la Baie de
Gatseau, d’abord exclues, ont été intégrées par la suite).
- recueil de données socio-économiques (chasse et tourisme, notamment),
ème
2 réunion des groupes de travail les 7 et 8/11/2000:
- examen des inventaires détaillés (habitats, espèces, enjeux de conservation) et des préconisations
de gestion (adaptation de généralités à la situation locale)
- discussion sur l’intérêt biologique des dunes départementales (Espace naturel sensible) des
Seulières, limitrophes du pSIC
- premières indications sur les objectifs et leur traduction en fiches d’action
1
volumes de compilation des éléments techniques et de concertation ayant permis l’élaboration du document
d’objectifs, consultables à la DIREN Poitou-Charentes ainsi qu’à la Sous-Préfecture de Rochefort ou à la DDAF
de Charente Maritime.
2
Idem note 1
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Réunion d’étape du Comité de Pilotage le 15/11/2000 sur la base du premier rapport intermédiaire :
- validation des inventaires biologique (sauf vasières de la Baie de Gasteau, à réaliser) et socio-
économique + proposition d’extension du pSIC (sous réserve de l’accord du Conseil Général)
- présentation sommaire des perspectives d’action
ème
3 réunion des groupes de travail le 30/05/2001
G.T. rassemblés en deux thèmes : 1+4 = activités et 2+3 = gestion des milieux
- présentation des inventaires et discussion des enjeux sur les vasières de la Baie de Gasteau,
- détermination des objectifs, hiérarchisation des enjeux (à partir des préconisations de gestion)
- examen des projets de fiches d’action (sur les principes esquissés conjointement le 26/03/2001 avec
les services de la DIREN et de la Sous-Préfecture).
Tous les membres des groupes de travail, présents ou non aux réunions, en reçoivent le compte-
rendu précis. Une lettre de remerciement (+ bilan et perspectives) leur sera adressée à l’issue de la
procédure.
Outre les préparations et mises au point avec le maître d’ouvrage, diverses rencontres à caractère
technique avec notamment la DDAF (hydrogéologie), la DDE (gestion du DPM, urbanisme), la
fédération des chasseurs (problèmes de sanglier, statut du lapin…), les services du Conseil Général
(politique des Espaces Naturels Sensibles).
Des rencontres particulières ont eu lieu le 27/07/01 avec M. Peyry, conseiller général du canton nord
d’Oléron, et le 22/08/01 avec M. Blémon, président de la Communauté de Communes, au sujet des
actions intéressant les politiques départementale, communautaire et l’aménagement du territoire.
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2 Diagnostic
Comme indiqué au § 1.1.1, la valeur biologique des Dunes et forêts d’Oléron est attestée de longue
date par les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) qui le couvrent
presque totalement.
Seuls manquent une grande partie du marais des Bris et le secteur de Domino, alors que la dune des
Seulières, voisine mais hors du pSIC, fait l’objet d’une ZNIEFF de type I (n° 386).
On a recensé sur le site 19 habitats (ou combinaisons d'habitats) à conserver dont 5 *prioritaires.
Les références au code CORINE permettent de préciser l'habitat selon le manuel d'interprétation des
habitats de l'Union Européenne.
On a ajouté un "a" au code NATURA 2000 pour désigner un faciès altéré de l'habitat considéré (par
introduction d'espèce exotique, rudéralisation...). La combinaison code CORINE correspondante est
mise entre parenthèses.
…/…
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
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Elle-même habitat prioritaire
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Le pSIC Dunes et forêts d'Oléron est occupé à plus de 90% par des habitats de l'annexe I de la
directive, avec une proportion non négligeable (voire écrasante si on s'en tient au choix expliqué ci-
dessus) d'habitats prioritaires.
Leur état de conservation est globalement satisfaisant, s'agissant d'espaces qui, pour l'essentiel, font
depuis longtemps l'objet de protections foncières et/ou réglementaires. Cependant ces protections
intéressent surtout le mode d'occupation du sol et la qualité paysagère, sans garantir l'optimisation du
fonctionnement écologique. On fera donc ici quelques remarques que préciseront l'analyse des inter-
relations entre les habitats et les facteurs socio-économiques ou naturels.
Falaises de Chassiron : la pelouse sub-atlantique xérocline calcicole sur falaises avec végétation
des côtes atlantiques n'occupe du fait de sa spécificité qu'une étroite bordure de falaise et n'a donc
guère de possibilité de résistance, notamment au piétinement ; elle regroupe un ensemble très original
d'espèces dont aucune ne présente pourtant d'intérêt communautaire particulier (mais un fort intérêt
régional). Elle est prolongée au nord par des terrains agricoles et entrecoupée de buissons d’arroche
plantés à des fins d’agrément et de sécurité
Vasières de Gasteau : comme l’ensemble de la côte sud-ouest d’Oléron, la baie de Gatseau est en
perpétuelle évolution, ce qui en fait tout l’intérêt. Dans le passé, elle a néanmoins été « bordée » par
les forestiers qui, pour faciliter la conduite de leurs chantiers de boisement dunaire, clarifier la situation
foncière et lutter contre les abus ont endigué (levées de sable) le fond de la baie dans l’entre deux
guerres (dispositif renforcé en 1967 et parachevé en 1988). Dans cette limite, les Replats boueux
exondés à marée basse, la Végétation annuelle pionnière à salicornes et les Fourrés halophiles
thermo-atlantiques n’ont guère souffert que des déchets et des épaves rapportés par la mer, mais
des changements récents pourraient changer la donne (voir § 2.3).
Massifs dunaires :
Les Dunes mobiles embryonnaires sont par définition mouvantes, éphémères et conditionnées entre
autres par une relative stabilité sédimentaire : malgré leur importance éco-dynamique pour l'ensemble
du système dunaire, elles n'occupent que peu de place, manquent dans les zones de forte érosion
marine, et leur cartographie n'est qu'un "instantané".
La Dune à Salix arenaria se manifeste dans les micro-dépressions du secteur de Saint Trojan
comme un stade évolué des formations de Bas marais dunaires alcalins et des Pelouses
pionnières des pannes, qu'elle finit par étouffer (avec leurs espèces végétales d'intérêt
4
il a cependant été observé il y a une quarantaine d’années par la SBCO
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communautaire) dans un contexte dynamique stabilisé. Une formation un peu confuse fait la transition
entre les dunes privées de l’ouest du secteur des Saumonards et la frange du marais du Douhet : Elle
s’apparenterait aux Roselières et cariçaies dunaires (altérées) si elle n’avait été plantée de
peupliers.
La Forêt dunale à Pinus pinaster* a des physionomies diversifiées : du pin maritime presque pur en
bordure du littoral, elle s'enrichit en chêne vert à mesure qu'on s'en éloigne et même en chênes
pubescent et pédonculé dans les "cantons" les plus anciens (processus naturel de "maturation"
forestière). Par exception à ce schéma, la forêt à Quercus ilex (forêt de chêne vert) s'est développée
ponctuellement sur un rivage de platin calcaire (dune perchée dite de type "vendéen" longtemps
épargnée par l'érosion marine). On a distingué comme faciès altérés de la forêt à pin maritime et
chêne vert les plantations de pins « exotiques » : ne sont pas inclus dans cette catégorie, bien qu’ils ne
soient pas d’origine autochtone, le Pin d’Alep (très présent à Domino) et le Pin pignon (individus
disséminés), relativement légitimes dans cet habitat à caractère méditerranéen.
Dans le secteur de St Trojan, un bois hygrophile arrière-dunaire à aulnes (ou Dune boisée du littoral
atlantique x Forêt alluviale résiduelle*) est un habitat un peu décalé de ses caractéristiques du fait
qu’il ne borde pas un cours d’eau mais occupe les dépressions longitudinales soumises aux
fluctuations de la nappe phréatique et sans équivalent dans les autres secteurs boisés (on n’a pas
signalé les minuscules aulnaies qui bordent les mares du secteur des Saumonards). Ponctuellement, il
tend vers des faciès plus marécageux que l’on n’a pas distingués. Généralement, les forestiers l’ont
« valorisé » par plantation de peupliers (en cohabitation avec l’aulne). Au sein de ces dépressions
boisées, la zone la plus mouilleuse, est une Dépression humide intradunale x marais calcaire à
Cladium mariscus et Carex davaliana*, formation ouverte originale dans ce contexte et
probablement liée à d'anciens dégagements cynégétiques pour les canards : elle a tendance à se
reboiser spontanément (banalisation par fermeture du couvert). C'est enfin dans ces dépressions
5
qu'ont été creusées les mares, dans un but essentiellement cynégétique . Toutes artificielles, elles
n'en constituent pas moins un habitat remarquable de Mares mésotrophes à characées à préserver
de la banalisation par eutrophisation (certaines mares trop fermées en sont déjà victimes).
Outre l’emprise des équipements (maisons forestières, routes, parkings et, dans une moindre mesure,
campings), les massifs dunaires recèlent aussi des habitats banals résultant de dégradations sévères
anciennes (ex décharges) ou actuelles (débordement des lagunages de Grandvillage et Saint Trojan).
Marais de la Maratte : la Forêt alluviale résiduelle* qui le ceinture se distingue de celle des
dépressions de Saint Trojan par une aulnaie-frênaie plus typique, peu influencée par l'environnement
dunaire. Le marais proprement dit est une phragmitaie inondée sans intérêt communautaire particulier
dont le fonctionnement et les enjeux, en tant qu’habitat potentiel d’espèces animales ou végétales
relèvent plutôt du pSIC n° 29 - Marais de Brouage ( voir § 1.1.2)
Marais des Bris : les habitats recensés (hors l’ancienne pépinière et les plantations « paysagées »),
- plans d’eau salée et canaux d’eau douce à saumâtre,
- phragmitaie, prairie à joncs, prairie humide,
- pelouse mésophile (pâturée ou non) et ronciers,
n’ont pas d’intérêt communautaire particulier, sauf une Pelouse sub-atlantique xérocline calcicole
sur placage sableux peu épais, qui contraste avec cet ensemble humide et en tire son originalité de
site d'orchidées remarquable*, par le nombre d'espèces (7) et la diversité de leurs affinités plutôt
6
que par le statut de chacune d'elles . Mais elle s’embroussaille rapidement.
5
Elles n'ont aucun intérêt pour la défense incendie (difficiles d'accès, trop d'incidents au pompage...)
6
Ce sont Orchis coriophora fragrans et Serapias parviflora (protégées au niveau national, rares ou très rares en
Poitou-Charentes, et en forte régression), Orchis laxiflora (assez rare Poitou-Charentes), Ophrys sphegodes,
Orchis morio, Spiranthes spiralis et Cephalanthera longifolia, plus communes.
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Les circonstances d'après ouragan (27/12/99) dans lesquelles se sont déroulées les compléments
d'inventaire (espèces animales) ont évidemment créé des difficultés. Par ailleurs certains groupes,
chez les insectes notamment, se manifestent dans des conditions particulières qui peuvent fluctuer
considérablement d'une année à l'autre, et il aurait fallu pouvoir disposer de plusieurs années
d'observations pour s'en faire une idée complète.
La liste suivante, qui regroupe déjà 26 espèces d’intérêt communautaire (non compris les oiseaux)
dont 2 prioritaires n'est donc peut-être pas exhaustive. Elle est malgré tout très représentative de la
valeur du site et, compte tenu des inter-relations au sein des écosystèmes, il est quasiment certain
que les mesures prises en faveur des espèces qui y figurent profiteront aussi à celles qu'on n'aurait
pas encore repérées.
…/…
7
Cette espèce est intégrée par précaution mais son identification est à confirmer : son enregistrement en plein
massif de Saint-Trojan présente les caractéristiques acoustiques du couple Murin de Daubenton/Bechstein, mais
le mode de chasse de l’animal observé ne correspond pas à celui du Daubenton : on en a déduit qu’il devait
s’agir d’un Bechstein. Nous intégrons donc cette espèce sylvicole par principe de précaution sachant que sa
présence effective devra être confirmée par des enregistrements ou des captures ultérieures.
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La Grenouille verte n'est pas citée non plus, l'authenticité des individus observés en forêt domaniale de
St Trojan étant douteuse : ils sont morphologiquement proches de la Grenouille rieuse Rana ridibunda
ou de son hybride kl. esculenta avec un chant typique de la Grenouille de lessona, voire quelques
phrases d'esculenta. Il semblerait donc qu'ils ont été introduits et seraient à rapprocher de la
Grenouille rieuse d'Europe du sud-est, dont le chant est proche de la Grenouille de Lessona
(Grosselet, com. pers.), sans négliger la possibilité d'introgressions entre différentes espèces…
Le Lézard ocellé (Lacerta lepida) n'est pas visé par la directive Habitats, mais il mériterait de figurer
au moins à l'annexe IV. Il est protégé au niveau national et figure comme vulnérable dans le livre
rouge des espèces menacées ; il fait d'ailleurs l'objet d'un programme prioritaire du ministère de
l'environnement. Il est aussi sur la liste rouge régionale. A Oléron, il est en limite nord de son aire de
distribution ; cette population relictuelle, encore assez nombreuse mais isolée, paraît très menacée.
Citons aussi pour information les oiseaux d'intérêt européen qui ont fait l'objet d'observations récentes
régulières sur les différents secteurs du pSIC (tableau ci-après ; répartition indicative).
Sur le marais des Bris, dont la fréquentation avifaunistique s'est passablement modifiée depuis une
dizaine d'années, une démarche d’inventaire approfondi est en cours dans le cadre des études
préliminaires à l'élaboration du plan de gestion diligenté par le département sur cet Espace Naturel
Sensible.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Avertissement pour la lecture des cartes n°3 relati ves aux espèces d’intérêt communautaire.
Elles illustrent des notions différentes (repérage ou habitat) selon qu’il s’agit d’espèces animales ou
végétales, et ne peuvent donc pas être lues indépendamment du texte. N’y sont pas représentés la
rainette méridionale, le lézard des murailles et le lézard vert, très communs sur l’ensemble des milieux
forestiers et dunaires, non plus que la cistude d’Europe et la loutre, dont les habitats et la conservation
ne peuvent s’analyser que dans le cadre des pSIC de marais voisins (n°29 – Marais de Brouage et
n°30 – Marais de la Seudre).
La Spiranthe d'été et surtout le Liparis de loesel ne sont présents que très ponctuellement dans le
t
secteur de S Trojan. En progression depuis qu'ont été entrepris des essais de débroussaillement,
leurs populations n'en sont pas moins menacées par l'exigüité des stations favorables, la baisse du
niveau phréatique ou le débordement eutrophe du lagunage d'infiltration.
t
Le Cynoglosse des dunes*, assez prospère à la lisière dune/forêt du secteur de S Trojan, est absent
ailleurs (rare et sporadique aux Saumonards), alors que la dune départementale des Seulières (hors
pSIC) en recèle une belle population. Son habitat potentiel est probablement plus étendu que les
stations cartographiées : dans l’hiver 2000/2001, l’espèce (rosettes de feuilles) a « explosé » de façon
très surprenante (conséquence d’une météo exceptionnellement douce et pluvieuse ?)
Ces trois espèces ne rendent pas pleinement compte de l'intérêt floristique du pSIC, dont la richesse
en espèces rares et/ou menacées protégées aux niveaux national et local fait l'objet de publications
régulières dans le bulletin de la Société Botanique du Centre Ouest (SBCO)
Le Lézard vert, le lézard des murailles et la grenouille méridionale sont localement très communs
sur l'ensemble des massifs forestiers dunaires.
Le Triton marbré est dépendant des mares et des milieux humides alentour. (En matière de faune,
les mares attirent aussi, entre autres, pas moins de 18 espèces de libellules).
Le Pélobate cultripède, petit crapaud fouisseur d'intérêt régional majeur et très menacé sur le littoral
atlantique français, n'a été observé pour la première fois sur le pSIC qu’au printemps 2001 (secteur
des Saumonards ; JM Thirion et J. Gauvrit com. pers.) mais il en existe une intéressante population
sur la dune départementale des Seulières, dans le prolongement nord des dunes domaniales de
Domino.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Compte tenu de la durée et des circonstances de la prospection, on n'a pu cartographier que les
contacts obtenus par détection ultrasonore sur des cheminements à peu près répartis sur le site. Or ce
report, qui souligne évidemment les cheminements, ne permet de reconstituer qu'une partie des
parcours et laisse deviner des "déserts chriroptérologiques". Il apparaît clairement que le peuplement
s'appauvrit quantitativement et qualitativement à mesure qu'on s'approche de la côte, ce qu'on peut
expliquer par :
- l'éloignement des habitations qui servent de gîte aux espèces anthropophiles
- le passage d'un boisement mixte de pins et chênes verts à un peuplement plus monotone de pins
sur de vastes superficies (stades forestiers "jeunes" correspondant aux dernières "palissades" de la
constitution des massifs)
- l'appauvrissement du sous-bois qui diminue la disponibilité en insectes
- l'effet de brise marine qui gêne la chasse des chauves-souris
Le Vertigo de Desmoulins mérite une attention particulière : il n’a été trouvé que dans quelques
clairières de l’aulnaie arrière-dunaire de la passe des Bris où il vit non pas dans l'eau mais sur le sol et
les végétaux gorgés d'eau. La population de ce petit gastéropode semble relictuelle, soumise à forte
pression de fermeture naturelle du milieu
La Loutre est présente (traces, épreintes) dans le marais de la Maratte, ce qui semble indiquer qu'elle
circule entre le vaste marais des Salines et celui du Douhet, ainsi qu'une probable utilisation du marais
de la Maratte comme territoire de chasse en période de frai des amphibiens. Elle fréquente aussi très
épisodiquement le marais des Bris malgré la ceinture urbaine qui l’isole des grands marais de Saint
Trojan (communications par la mer ?).
La Cistude d'Europe est régulièrement observée dans le marais des Bris ou même à proximité, mais
il s'agit probablement d'une population marginale dont la spontanéité peut être mise en doute.
Noter qu'au marais des Bris, l'habitat de l'annexe I ne concerne guère les espèces d'intérêt
8
communautaire (sauf site éventuel de ponte pour la Cistude ?) : il faut donc voir plus large. Outre la
tendance à la fermeture du milieu, la qualité du biotope souffre d'une médiocre qualité d'eau, d'une
importante fréquentation humaine sur des chemins non dissimulés (problème surtout pour les
oiseaux), de l'exiguïté et de la perte de connexions avec les espaces naturels voisins.
Avertissement pour la lecture des cartes n° 4 - sit uation foncière : contrairement aux cartes
d’habitats, elles s’appuient sur les limites cadastrales de propriété et non sur la position réelle
(printemps-été 2000) du trait de côte ; elles illustrent ainsi indirectement la mobilité du littoral.
Le site est constitué pour l'essentiel par la forêt domaniale d'Oléron, gérée par l'Office National des
Forêts. Dans le secteur domanial de Domino, la dune littorale n'y est a priori incluse que pour la partie
qui bénéficie d'une continuité avec la dune boisée (cohérence du système dunaire), mais l’ONF entend
agir comme si l’ensemble était concerné.
8
C'est aussi partiellement le cas à la Maratte pour la Loutre
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- les pelouses et falaises du secteur de Chassiron (quelques parcelles privées qui y subsistent seront
acquises par exercice du droit de préemption)
- le marais des Bris
Noter que la dune départementale des Seulières, qui prolonge les dunes domaniales de Domino, ne
figure pas dans le pSIC, ce que regrettent les biologistes eu égard à sa richesse et son originalité
biologiques (voir § 2.5).
Le Domaine Public Maritime (DPM) est représenté par le marais salé de Gatseau ; il est aussi
indirectement concerné par la liaison dynamique plage ↔ dune.
Les usages sont assez limités et les types de gestion très encadrés par l'ensemble du dispositif
réglementaire et foncier (voir en annexe la notice sur le contexte réglementaire d'après les POS).
La forêt domaniale d'Oléron (dunes littorales comprises) est gérée depuis l’origine dans un souci
prioritaire de protection physique (contre la mobilité des sables) qui s’est peu à peu élargi à des
préoccupations plus finement écologiques et paysagères. Dans ce cadre, il s'agit de sylviculture, de
chasse, et d’accueil du public : tourisme (accès-plage principalement) et promenades ou randonnées
récréatives. Voir en annexe la notice sur la gestion de la forêt domaniale d’Oléron.
Sur les bordures privées, la gestion forestière est quasiment nulle du fait de l'émiettement parcellaire
et de l'éloignement de beaucoup de propriétaires ; même dans la forêt Signol, on ne pratique qu'une
gestion "de cueillette". D'ailleurs le Centre Régional de la Propriété Forestière n'a aucune action sur
l'île. La gestion de la chasse y est collective (ACCA) sauf dans la propriété Signol (chasse privée).
Quelques uns des lointains propriétaires pratiquent le camping (malgré l'interdiction ; cf. règlement
POS) sur leurs parcelles qu’ils entretiennent comme « terrains de loisirs ».
Enfin les Espaces Naturels Sensibles (ENS) du département (CG17) sont acquis et gérés pour la mise
en valeur de l'environnement et l’ouverture au public. Il sont d’ailleurs très fréquentés, notamment le
site de Chassiron (effet de "bout du monde") où on maintient en partie un entretien agricole du
paysage, selon des conventions interdisant les pratiques dégradantes (traitements, installations
diverses). Le département délègue par convention la gestion courante de ces ENS aux communes de
situation.
Cas particulier du marais des Bris (ENS) : à la fin des années 70, il a fait l’objet d'un premier
aménagement sans véritable définition des objectifs recherchés en fonction des enjeux biologiques et
sociaux. En cherchant à valoriser sans distinction tous les aspects intéressants du "Parc
départemental des Bris", le concepteur l'a surtout banalisé. Constatant les fâcheux résultat de ces
ambiguïtés passées sur les usages (fréquentation "sauvage" des riverains et habitués) et sur la valeur
biologique (ornithologique notamment), le CG17 diligente, grâce à une opportunité ponctuelle, une
démarche pilote de plan de gestion. Elle s’appuie sur une analyse complète et hiérarchisée des
intérêts biologiques (dont ceux des directives ‘Habitats’ et ‘Oiseaux’) et de la demande sociale, de
manière que les choix retenus convergent vers un optimum raisonné (achèvement prévu fin 2001).
Le volet concernant les Pelouses sub-atlantiques xéroclines calcicoles à orchidées est déjà rédigé : il
s'agit essentiellement de débroussaillement interne par placettes avec évacuation des résidus
(conservant, le long des itinéraires de promenade, un embroussaillement dissuasif) avec entretien
ultérieur par fauche annuelle tardive, deux fois dans l’année si nécessaire.
Mais, les premières erreurs de chantier en témoignent, rien ne garantit l’exécution fidèle de ces
prescriptions. Tout repose sur la bonne volonté réciproque des collectivités propriétaire (CG17) et
gestionnaire (commune) et sur le savoir-faire des équipes d’entretien. Or les divergences de point de
13
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
vue (site perçu comme un espace vert esthétique et de détente) et les habitudes d’entretien
(programmation et techniques) rendent extrêmement difficile l’appropriation du plan de gestion et sa
mise en œuvre.
Le Domaine Public Maritime est sous la responsabilité des services de l’Etat (DDE). Le marais salé de
Gatseau ne fait l’objet d’aucune gestion particulière et la chasse n’y est plus pratiquée. Sur les plages,
la DDE gère les Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT), en concertation avec le gestionnaire du
fonds dominant (cf. loi littoral). Elles ne sont pas concédées, mais ce sont cependant les collectivités
locales qui assurent le nettoyage en vertu de leurs compétences en matière de collecte et traitement
des déchets.
Tourisme : il est vital pour l'économie régionale. L'île d'Oléron est le deuxième pôle touristique du
département (après le Pays Royannais) et c'est essentiellement une destination estivale (juillet-août
regroupent les deux tiers des nuitées touristiques). Sa population, qui n'est en hiver que de 18 à
20 000 habitants, représente en été 150 000 personnes voire beaucoup plus en pointe. Il faut y ajouter
un nombre très important mais non évalué d'excursionnistes (touristes résidant sur le continent et
venant pour la journée dans l’île).
Les activités principales sur l’île sont, ex æquo (enquête 1995), la plage et les promenades. Pour ce
qui concerne la fréquentation des sites culturels, c'est le phare de Chassiron qui arrive en tête avec
près de 123 000 entrées en 1999 (le deuxième, très loin derrière, est le marais aux oiseaux avec
40 223 entrées) : encore faut-il noter que tous les visiteurs attirés par le site (effet de "bout du monde")
ne montent pas au phare!
Le pSIC est donc très sollicité puisque bordé de plages, lieu de promenade privilégié dans les massif
domaniaux (ou le marais des Bris, ceinturé par l'urbanisation et très prisé pour le jogging, entre
autres), et écrin du phare de Chassiron. La fréquentation se concentre cependant sur certains
secteurs en fonction de leur attrait propre et surtout des équipements d’accès et de la proximité des
zones urbaines (voir carte n° 5 : Schéma de la fréq uentation touristique et de loisirs sur le pSIC).
Les activités de plage concernent évidemment la période estivale. Les activités de promenades
concernent, toute l’année, les oléronnais et les résidents secondaires auxquels se joignent en été une
partie des touristes. Elles sont pratiquées individuellement dans les domaines de la randonnée
(pédestre, cycliste, équestre) et des parcours sportifs.
Camping sur parcelles privées : relativement mineur sur le site eu égard à la prédominance de la
propriété « publique », il fait l'objet d'un fort attachement, d'une sorte de tradition.
Sylviculture : sa fonction de production est modérée compte tenu du contexte économique (l’âge d’or
des résiniers est révolu) et des contraintes pédoclimatiques, mais indispensable à la gestion durable
dans des conditions économiques acceptables. Ses techniques se sont donc adaptées à l’objectif
premier de protection, étendu aux notions d’écosystème et paysage (voir § 2.2.2). En matière de
desserte, toutefois, l’aspect secondaire de la production peut être contrebalancé par l’exigence de
sécurité qui conduit à équiper la forêt de pistes DFCI (= Défense des Forêts Contre l’Incendie)
Chasse : très prisée d'autant que le site concentre l'essentiel des territoires chassables cohérents pour
les gibiers forestiers. Elle est nécessaire pour éviter la surpopulation de chevreuils et surtout de
sangliers (voir en annexe la notice sur la gestion de la chasse).
9
En ce qui concerne les déchets, la situation actuelle est correcte mais les anciennes décharges posent toujours
problème (voir en annexe la notice sur la gestion de la forêt domaniale d’Oléron).
14
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Conchyliculture, pêche et nautisme ne s’exercent pas sur le pSIC mais le concernent indirectement
(voir § 2.3).
Mal articulée avec le développement touristique et les déplacements, l’urbanisation peut stériliser des
espaces nécessaires à l’accueil du public (stationnements surtout) et entretient une pression
(motorisée) indue sur les espaces naturels.
Fréquentation touristique (et de proximité) massive : l’attrait touristique et résidentiel de l’île d’Oléron
tient beaucoup à la qualité de ses paysages naturels, espaces côtiers en particulier. La prospérité
économique de l’île dépend donc en grande partie de la conservation de ces espaces, et les acteurs
en sont conscients.
Enfin, cette fréquentation impose des traitements accrus relevant de la santé publique contre les
moustiques (marais des Bris ; les traitements forestiers sont abandonnés) mais aussi contre la chenille
processionnaire, traitement que ne justifient pas des dégâts forestiers le plus souvent insignifiants : les
produits utilisés et la mise en œuvre minimisent considérablement leurs effets connexes. Elle impose
aussi des prescriptions de sécurité (chutes de branches, prévention incendie) dont l'impact sur la
biodiversité est plutôt négatif.
La pratique des sports mécaniques, illégale mais effective, est très pénalisante (érosion des sols,
destruction de végétation) même si le nombre de pratiquants est limité.
Le camping sur parcelles privées banalise le milieu par aménagements d'agrément (terrassement,
plantations décoratives...), eutrophisation, rudéralisation.
La gestion forestière (voir la notice sur la gestion de la forêt domaniale d’Oléron) assure la
conservation générale des habitats, avec des principes favorables de travail en mosaïque (pour
« équilibrer des classes d'âge »). Mais elle a aussi des effets moins positifs : boisement dommageable
10
à certains milieux (peupliers banalisant les combes ) et tendance trop systématique à la fermeture du
couvert forestier, notamment dans les dépressions humides, et faible représentation des stades de
vieillissement (arbres sénescents favorables à la faune corticole et cavernicole). De ce point de vue,
l’absence de gestion des franges forestières privées n’est pas un problème, au contraire.
Les infrastructures (accueil, DFCI, desserte) : facilitent l’entretien et la conservation de la forêt mais
elles provoquent un certain cloisonnement des habitats (fragilisation des amphibiens, par exemple), et
une intensification de la fréquentation au cœur du massif, avec d'inévitables dégradations, volontaires
ou non (voir aussi chapitre 5). Les modalités d'entretien des accotements peuvent influencer
l'entomofaune.
La chasse est indispensable en ce qu’elle régule les populations sauvages. De plus, certains
aménagements cynégétiques influencent favorablement la biodiversité : points d’eau → mares
10
Les plantations "en avant" dans les dunes grises ne sont plus pratiquées par l'ONF depuis 1990 au moins
15
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
oligotrophes à characées, accueil des amphibiens ; anciens reposoirs à canards → marais à Cladium.
Mais d’autres sont franchement défavorables : l’agrainage en zone humide concentre les « labours »
du sanglier : dégradation des habitats d’amphibiens (+ prédation directe) et du Vertigo, eutrophisation
de mares, etc. Par ailleurs, les agrainages excessifs entretiennent un effet de cercle vicieux et la
population de sangliers reste mal maîtrisée.
Conchyliculture, pêche et nautisme perturbent indirectement l’évolution du marais salé de Gatseau par
apport d’épaves et déchets divers à la côte, mais aussi par l’influence probable du dragage des
chenaux sur les phénomènes sédimentaires : il y a quelques années, une brusque accélération de la
sédimentation (ensablement plutôt qu’envasement) dans la baie a coïncidé avec le rejet, à proximité,
des produits d'un dragage effectué dans le Pertuis. Par ailleurs, de nombreux bateaux de plaisance
(plusieurs dizaines chaque jour en période de pointe) mouillent dans la baie et y débarquent leurs
passagers le temps d’une balade : jusqu’à présent le marais avait peu souffert du sillonnement
occasionné par les piétons qui le traversent plutôt que d'avoir à le contourner entre la pointe et la plage
de Gatseau, mais il risque de mal supporter (banalisation, destruction de ses habitats fragiles)
l’engouement des plaisanciers s’il se confirme.
Ce problème d’origine « maritime » sera à examiner dans le cadre du site des Pertuis
charentais
L'embroussaillement spontané des milieux ouverts menace parfois d'étouffement les stades pionniers
particulièrement intéressants de certains habitats (pelouses du marais des Bris, micro dépressions des
t
dunes du secteur de S Trojan). De même, la fermeture forestière spontanée réduit les lisières, les
contrastes d'éclairement, et par conséquent la biodiversité au sein des habitats forestiers.
L'érosion marine fait reculer le trait de côte, et peut provoquer la perte de certains habitats. D'où la
nécessité d'un contrôle souple permettant le "recul en bon ordre" de l'ensemble du complexe dunaire
et notamment des habitats prioritaires de dune grise. Dans les secteurs très fréquentés, son action
désorganise les aménagements et provoque des effets cumulatifs ± aigus.
La trop forte population de sangliers fait peser une menace sur ses milieux de prédilection
(dépressions humides) qu'il bouleverse exagérément par son comportement "laboureur", menace qui
se répercute sur les espèces fragilisées de ces milieux (Vertigo de Desmoulins…).
Le lapin, plutôt banal en soi, est ici une espèce clé de voûte pour la biodiversité. Son activité entretient
certaines pelouses de dunes grises qu’il zèbre de « grattis », conditions très favorables à
l’Omphalodes littoralis. Les crapauds fouisseurs (dont le Pélobate cultripède) s’ensevelissent plus
volontiers dans le sable ameubli par ses soins. Enfin il offre des gîtes inespérés au Tadorne de Belon
et surtout au Lézard ocellé dont il a littéralement sauvé une population relictuelle réfugiée dans les
dunes grises du secteur de Saint Trojan. Or les populations de lapin, victimes d’un nouveau virus, sont
en très net déclin.
Comme on l’a vu aux paragraphes 2.1, 2.1.3 et 2.2.1, la dune des Seulières, espace naturel sensible
(presque entièrement départemental) limitrophe des Dunes et forêts d’Oléron, recèle une richesse
biologique importante. Sur une soixantaine d’hectares dont l’originalité tient entre autres au voisinage
immédiat des marais, on trouve en effet :
16
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Dans l’attente d’une position formelle de la collectivité sollicitée sur cette proposition d’extension, on
peut d’ores et déjà constater une forte convergence entre les actions déjà engagées au titre de la
politique des Espaces Naturels Sensibles et les objectifs de conservation du réseau Natura 2000.
La proposition d’extension concerne aussi les dunes domaniales du secteur de Domino non prises en
compte dans un premier temps (voir § 2.2.1 et carte n° 6a)
17
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
3 Objectifs retenus
Indépendamment de cette notion de priorité, les objectifs opérationnels sont énumérés de A à I (en
évitant la lettre F) pour faciliter le codage des fiches d’action correspondantes.
…/…
18
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- Etendre le pSIC […] aux dunes départementales des Seulières pour leur richesse biologique
(voir § 2.5)
- Maintenir le caractère oligotrophe des dépressions (et purger les anciennes décharges ?) : cesser les
rejets eutrophes. Un contentieux est en cours : l’ONF a assigné la Régie des Eaux et les collectivités
concernées pour exiger qu’elles mettent fin aux dysfonctionnements et dégradations constatés.
L’affaire est longue et complexe.
Compte tenu de la consistance du site et de la nature des préconisations, elles ne donnent pas lieu à
contrat-type : on ne peut faire ici que des contrats au cas par cas, selon les dispositions prévues.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
B – Adapter / établir les plans de gestion du massif domanial et des espaces naturels sensibles
a Réviser l'aménagement forestier domanial (= plan de gestion, incluant les dunes littorales) F1
pour y intégrer les préconisations de conservation
b Espaces naturels sensibles : établir les plans de gestion et en assurer le suivi F1
c Espaces naturels sensibles : mettre en œuvre les plans de gestion F1
E – Réduire la pression de dégradation des sangliers et conforter le rôle clé de voûte du lapin
a limitation des populations de sanglier (action concertée) F1
b Gestion conservatoire d’une espèce clé de voûte (le lapin) S1
pour : pelouses de dune grise, Cynoglosse des dunes, Lézard ocellé, …
I – Assurer le contrôle et le suivi (NB : les modalités de suivi spécifique de chacune des actions
ci-dessus sont précisées dans les fiches correspondantes) F1
F1
a Diagnostic des dunes grises : étude sur l’écologie, la dynamique et l’évolution des
populations de mousses et lichens.
b Animation et suivi de la mise en œuvre du document d’objectifs
Ne figurent dans ce récapitulatif que les surcoûts ou actions relevant spécifiquement de la gestion
conservatoire au sens de la directive ‘Habitats’, qui sont à financer sur les crédits du Ministère de
l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE) prévus à cet effet, éventuellement
abondés par l’Union Européenne au titre du Plan de Développement Rural National (PDRN).
Ces montants estimés peuvent paraître importants, d’une part, et mal équilibrés dans le temps, d’autre
part, ce qui appelle trois remarques :
- s’agissant d’un premier document d’objectifs, la mise en place et le rodage de certaines actions
représentent un effort qui devrait s’atténuer considérablement par la suite
- on n’a pas estimé devoir échelonner le lancement de ces actions, pour disposer d’un maximum
d’expérience et évaluations à l’issue des 6 ans d’application du document d’objectifs.
- il serait inutile de trop vouloir lisser les dépenses prévues ; dans la pratique, cet échéancier indicatif
sera nécessairement ajusté (glissements partiels) aux péripéties techniques ou de programmation.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001, février 2002
Propositions de prescriptions par secteur Commentaires Fiche Habitats favorisés Espèces favorisées
n°
• Gestion domaniale (prescriptions à reprendre dans la révision
prochaine de "l'aménagement forestier" = plan de gestion) :
Forêts à pins maritimes (secteurs des Saumonards, Domino, St Trojan)
Eviter l'artificialisation des peuplement et l'introduction d'espèces n'appartenant pas au cf. gestion actuelle Ba Forêt dunaire à pins maritime Toutes, en particulier Bacchante
cortège dendrologique local ; conserver la diversité des essences indigènes et chêne vert*
Favoriser l'hétérogénéité structurale des peuplements : Ba idem Toutes, en particulier Bacchante
. en irrégularisant les peuplements par des coupes de régénération dispersées cf. gestion actuelle
(progressives le plus souvent ou même rases dans certains cas) et de faible surface, de
quelques dizaines d'ares à 5 ha maximum
. en préservant, lors des éclaircies, la végétation arbustive de sous-strate, quitte à ne sauf débroussaillements DFCI
conserver lors de la régénération que les bouquets feuillus les plus consistants, le recépage obligatoires
favorisant par ailleurs un recru sain et vigoureux
. en diversifiant la densité du couvert des pins et celle du sous-étage Chauves-souris (chasse)
. en laissant sur pied un quota (réseau) d'arbres morts ou sénescents indispensable au cf. directives internes ONF, à Chauves-souris (gîtes) (a), lézards,
maintien du cortège saproxylophage (invertébrés, cryptogames) et au renforcement de la approfondir et adapter Lucane (+ Rosalie)
faune vertébrée cavernicole ; conserver aussi du bois et des souches à terre
. en ménageant des îlots de vieillissement, notamment feuillus (+Da) Chauves-souris (gîtes) (a), Lucane,
(+ Rosalie)
. en aménageant les lisières externes et internes : entretien et/ou conservation de clairières, Dans la limite de la Chauves-souris (chasse), lézards
conservation de chablis naturels compatibilité DFCI
Réduire au minimum l'usage des produits phytosanitaires (b) cf. gestion actuelle Ba idem
Adapter les exploitations et entretiens aux impératifs biologiques : Ba Oiseaux, insectes,...
. en évitant les travaux sylvicoles lourds au printemps et en début d'été (15/04 - 30/06),
notamment l'entretien au gyrobroyeur des sommières ou accotements
et le débroussaillement obligatoire de prévention incendie (faire et diffuser fiche d'info)
(sauf exception, les coupes déjà lourdement contraintes par les exigences de tourisme et
DFCI) sont assez disséminées pour avoir un impact négligeable
. en limitant la densité de voies de desserte à 30 à 50 ml/ha
Adapter ponctuellement la gestion forestière à certaines espèces de valeur patrimoniale Ba Flore remarquable
élevée (autres que celles de la directive Habitats), soit entre autres :
. les cartographier, préciser leur écologie locale et surveiller l'évolution de leurs populations
. maintenir ou ouvrir les lisières pour les Cistes (hérissé, à f. de laurier...)
. entretenir un couvert léger pour l'Helléborine à f. vertes
. éviter l'étouffement de la colonie de Raisin d'ours par les jeunes pins et chênes verts
. maintenir un couvert dense de pins et conserver le tapis de mousse pour la Pyrole
. préciser l'écologie locale de : Pyrole, Raisin d'ours, Helléborine à f. vertes...
Notes : (a) prévoir, en cas pénurie de gîtes naturels, d'installer des gîtes artificiels dans le cadre d'une opération de démonstration (réseau d'arbres-gîtes + gîtes artificiels)
(b) ne concerne pas les traitements de santé publique contre chenilles et moustiques, au demeurant réduits et réalisés de manière à cibler précisément les effets
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001, février 2002
Propositions de prescriptions par secteur Commentaires Fiche Habitats favorisés Espèces favorisées
n°
• Gestion domaniale (prescriptions à reprendre dans la révision
prochaine de "l'aménagement forestier") - suite :
Zones humides des massifs forestiers (secteurs Saumonards et St Trojan)
Maintenir le niveau de la nappe en évitant (de réhabiliter) le drainage et les plantations Ba Tous habitats humides Bacchante,
de peupliers
Lutter contre la surpopulation de sanglier, dont le "foyer" principal est en forêt Autorités, ONF(les structures Ea Tous habitats humides (voire Amphibiens, Vertigo
domaniale, par augmentation drastique des plans de chasse oléronnaises de la chasse ne au-delà)
sont pas "mûres" pour un GIC
Eviter ou enlever (et dévitaliser) les peupliers pour favoriser les frênes et aulnes Ba forêt hygrophile (*) Rosalie, Vertigo
Créer des ouvertures (clôturées temporairement contre le sanglier) et diversifier les Situation actuelle trop Ba forêt hygrophile (*) Rosalie, Vertigo
classes d'âge par une gestion en mosaïque (bouquets), incluant des îlots de homogène
vieillissement
Préserver l'actuelle formation ouverte de "dépression intradunale à Cladium mariscus", formation peu susceptible de Dd dépression intradunale à Chauves-souris (chasse),
dans la zone la plus mouilleuse, en contenant le boisement spontané (saules et aulnes) s'épanouir ailleurs Cladium mariscus* Vertigo
Eviter les infrastructures (morcellement) et la fréquentation touristique Ba Tous habitats humides Amphibiens
(fragiles)
Oter les arbres tombés dans les bois hygrophiles à aulne (tempête), mais laisser des Ba + Amphibiens (accès, gîtes),
chandelles et du bois à terre De Rosalie
Conserver et améliorer les mares : De Amphibiens (accès et ponte)
(+Ba)
. Eviter d'attirer artificiellement les sangliers à proximité (apports d'argile, agrainages) cf. cahier des charges des (Ea) Mares mésotrophes à
locations domaniales de 2003 characées
. Eclairer (et enlever les arbres tombés sur) les mares idem Amphibiens, chauves-souris,
Vertigo...
. Eviter le comblement ou l'assèchement idem idem
. Restaurer les mares eutrophes (⇒ qualité mésotrophe) par curage et éclairement idem idem
. Créer dans certains secteurs un réseau de mares de physionomies variées idem idem
. Proscrire l'empoissonnement (c) idem Amphibiens (pontes)
Conforter station connue (une aulnaie frênaie originale) du Vertigo de Desmoulins : Db forêt hygrophile Vertigo
. Ouvrir des micro-clairières dans les secteurs les plus hydromorphes
. Recreuser ponctuellement quelques dépressions (+ évacuation matériaux)
. Clôturer les sites expérimentaux contre le sanglier
Notes :
(c) sauf à laisser les gambusies introduites contre les larves de moustiques, qui sont inoffensives pour les pontes d'amphibiens
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001, février 2002
Propositions de prescriptions par secteur Commentaires Fiche n° Habitats favorisés Espèces fa vorisées
• Gestion domaniale (prescriptions à reprendre dans la révision
prochaine de "l'aménagement forestier") - suite :
Dunes (secteurs des Saumonards, Domino, St Trojan)
Exercer un contrôle souple de la dynamique physique (cf. gestion type ONF) gestion actuelle Ba + Ga tous habitats dunaires espèces inféodées aux dunes
Clôturer les zones les plus précieuses ou menacées (séquences entières) si nécessaire Ba idem idem
Faire une gestion adaptée de la frange forestière (dont : éviter les plantations "en avant") pour gestion actuelle, à approfondir Ba tous, dont surtout dune grise* Cynoglosse des dunes* (+ Lézard
organiser le "recul en bon ordre" du système dunaire et favoriser l'expression des lisières ocellé, etc.)
Restaurer les stades pionniers des dépressions humides intradunales (± à Salix arenaria) : gestion actuelle, à approfondir Dc diversité dune grise* et Liparis de loesel (+Spiranthe
débroussaillement (+ exportation des résidus) habitats apparentés des d'été)
dépressions
étrépage le cas échéant
fauchage périodique ou contrôle réembroussaillement
Divers : prescriptions "transversales" ou dépassant le cadre de la gestion domaniale
Lutter contre la circulation motorisée "sauvage" (4X4, moto verte) ONF + tous partenaires de poice Ab Tous toutes
Maintenir le caractère oligotrophe des dépressions (et purger les anciennes décharges) : cesser Contentieux + études et réflexions Df Habitats des dépressions Espèces dépendantes de ces
les rejets eutrophes (problème des lagunages de Grandvillage et St Trojan) en cours dunaires, boisées ou non, habitats
milieux humides oligotrophes
Lutter contre la surpopulation de sanglier, dont le "foyer" principal est en forêt domaniale, par ONF, en concertation avec FDC 17 Ea Tous habitats humides (voire Amphibiens, Vertigo, lapin (esp.
augmentation drastique des plans de chasse et toutes mesures utiles et DDAF au-delà) "clé de voûte"), Lézard ocellé
S'assurer que les fluctuations du niveau de la nappe ne dépendent que de facteurs naturels en DIREN ; étude possible pour le Ca Idem idem
veillant à ce que les pompages effectués dans les secteurs urbanisés périphériques ne la secteur de St Trojan, puis suivi dans
fassent pas s'enfoncer exagérément le cadre d'un SAGE?
Eviter le nettoyage mécanique et/ou trop systématique des plages Gestion Cté de Cnes ; vérifier Gb tous (dynamique générale) entomofaune (cicindelles...) +
l'inocuité des pratiques actuelles dont surtout dunes végétaux spécifiques, etc.
embryonnaires
Favoriser le lapin, espèce clé-de-voûte pour la diversité faunistique et qui contribue à l'entretien cf. action FDC 17 en cours ; Eb dune grise, pelouses Cynoglosse des dunes*, Lézard
des pelouses de dune grise approfondir (ONF) ocellé (+ Pélobate cultripède...)
Reculer les périmètres de stationnement à plusieurs centaines de mètres du littoral pour limiter Elus + Etat : aménagement du Aa tous Cynoglosse des dunes* en
l'érosion et la rudéralisation (+ dispositifs d'accès appropriés) territoire, appuyer la loi littoral particulier
Etendre le SIC (ou au moins ses principes de gestion) aux dunes départementales des Conseil Général (+Etat) (Ea) tous, dont surtout dune grise* Cynoglosse des dunes* +
Seulières pour leur richesse biologique Voir § 2.5 du docob Pélobate cultripède
Responsabiliser le public par des accès incitatifs aux plages, avec gestion actuelle ; approfondir Ba + Ga tous habitats dunaires toutes espèces dunaires
des info sur la qualité et fragilité du milieu, et les problèmes de dérangement, moduler selon sites Ga
une forte surveillance, générale et de prévention ciblée sur certaines problématiques (e) ONF+collectivités (gardes verts?) + Ab
partenaires de police
des poursuites sanctionnant les infractions ONF + tous partenaires de police Ab
Faire une expertise "chiroptérologique" du bâti forestier et promouvoir les aménagements + animations avec le groupe Da Chauves-souris anthropophiles se
correspondants régional chauves-souris ? nourrissant en forêt (gîtes)
Notes : (d) ces prescriptions concernent aussi les dunes départementales des Seulières, en cas d'extension du SIC à ces dunes
(e) comme la divagation des chiens ou les remontées directes de la plage sur la dune lorsque l'érosion marine active ne laisse qu'une plage étroite et ne permet pas de clôture de dissuasion
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001, février 2002
Propositions de prescriptions par secteur Commentaires Fiche n° Habitats favorisés Espèces favorisées
• ENS (prescriptions à intégrer aux plans de gestion et
conventions CG 17/gestionnaire) :
Marais des Bris
Eviter la fermeture du milieu par fauchage et contrôler l'embroussaillement (fruticée) inclus dans plan de gestion Bb + Bc pelouse sub-atlantique xérocline calcicole Cistude (site de ponte
avec évacuation des résidus particulier en début à orchidées* éventuel)
d'application
Faire un plan de gestion global intégrant tous les aspects de la gestion, notamment étude en cours Bb
. Améliorer la qualité des eaux : gestion hydraulique, entretien des canaux (Loutre, Cistude ?)
. Faire des aménagements de dissimulation des cheminements ? selon hiérarchie des priorités oiseaux (reproduction anatidés
+ laro-limicoles) :
. Prévoir des cheminements et usages cohérents avec les enjeux biologiques, etc.
Pelouses xéroclines ± aérohalines de Chassiron A28
Contenir les promeneurs par des aménagements appropriés et les informer ( chicanes, Pb réglementaire de la Bb + Bc
repères , panneaux d'information...) servitude de cheminement
littoral
Limiter et planifier l'implantation des buissons (dissuasion, sécurité...) Bb
Faucher tardivement les pelouses (mi-juillet) et évacuer les résidus Convention CG17/commune Bc flore spécifique + insectes
• Franges forestières privées (secteurs Saumonards et St Trojan)
:
Lutter contre le camping sur parcelles privées Dispositif concerté + autorités Ab + Ac Forêt dunaire à Pin maritime et Chêne
? vert*
Promouvoir une politique d'acquisition ou gestion : Ac idem
. relancer la négociation pour acquisition amiable de la Forêt Briquet par le CELRL Conservatoire du Littoral
. réfléchir à une procédure pour le Bois d'Avail ? Conservatoire, Département,
Ministère de l'Agriculture ?
. Assurer le suivi de l'arrêté de biotope concernant le Marais de la Maratte modalités à préciser Ib forêt alluviale résiduelle* Loutre
Inviter les propriétaires et riverains à mettre en oeuvre les prescriptions minimum Comment ? Ha habitats forestiers
suivantes :
. Eviter l'artificialisation des peuplement et l'introduction d'espèces n'appartenant pas Informer les principaux
au cortège dendrologique local ; conserver la diversité des essences indigènes propriétaires ? (f)
. Réduire au minimum l'usage des produits phytosanitaires
. Eviter les travaux "sylvicoles" lourds au printemps et en début d'été (15/04 - 30/06)
notamment l'entretien des sommières et accotements, et le débroussaillement DFCI
D'ici-là, la non gestion n'est pas un problème (îlots de vieillissement) idem Chauves-souris, Lucane,
Rosalie...
Notes
(f) Impossible de toucher tout le monde (plusieurs centaines de propriétiaires sur des micro-parcelles)
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Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
Code action
Aa Schéma de cohérence territoriale, documents d'urbanisme
assurer la cohérence site Natura 2000 / aménagement du territoire
- Inscrire explicitement dans le SCOT, dont l’élaboration commence, le (périmètre du) site et sa vocation (cf.
Art L 414-1 - V du Code de l'Environnement : "conserver ou rétablir dans un état favorable à leur maintien à
long terme les habitats naturels et les populations des espèces de faune et de flore sauvages qui ont justifié
[sa] délimitation") ;
- lui affecter un objectif et un zonage qui garantissent durablement cette vocation ;
. confirmer le dispositif actuel en corrigeant éventuellement les incohérences de détail
- l'inscrire dans un dispositif général d'organisation du territoire (et des services) qui concilie l'intégrité du site
et le développement économique (essentiellement touristique), et qui anticipe l'évolution des
comportements :
. prendre en compte, dans les objectifs, le principe général "reculer les périmètres de stationnement à
plusieurs centaines de mètres du littoral pour limiter l'érosion et la rudéralisation" (cf. cahiers d'habitats) qui
prévaut en matière de protection des habitats dunaires
. adapter ce principe à la situation locale en l'appuyant sur les espaces remarquables de la loi littoral et en
considérant qu'il confirme les dispositions de l'article L 146.6 du code de l'urbanisme : toute emprise
nouvelle de parking (et autres équipements "lourds") étant proscrite dans ces espaces, le nombre
d'emplacements ne peut que se figer (au mieux) ou diminuer (réaménagements de l'existant, recul du trait
de côte, etc.) : des solutions alternatives sont donc à prévoir et organiser "à l’arrière".
. le SCOT devra donc prévoir un plan de circulation et de zones potentielles de parking dans (et pour) le
respect des espaces naturels.
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Code action
Ab Surveillance générale : prévention et police
se concerter pour une action cohérente et coordonnée
Le site éminemment fragile des “ Dunes et forêts ” cumule des problématiques diverses. Les intervenants et
leurs "habilitations" sont multiples. Leur action est partiellement coordonnée, surtout pour la haute saison
touristique, selon les principes évoqués ci-dessus. Mais elle n’est pas toujours suffisamment "lisible" pour le
public, même lorsqu’il ne s’agit que de simple surveillance (prévention). L'été 2000 a cependant fait l'objet, en
raison des conséquences de l'ouragan de décembre 1999, d'un dispositif exceptionnel bien accepté dont il
faudrait éviter de laisser "retomber" les effets.
En matière de police proprement dite, le manque d'efficacité vient non seulement de la complexité (diversité)
des situations, mais aussi du classement sans suite de certains procès-verbaux ou de la discrétion des
sanctions, qui donnent à l'ensemble du dispositif une fâcheuse image d'incohérence.
Cahier des charges de l'opération : Sans imaginer un impossible idéal de type "tolérance zéro", il est
nécessaire de rechercher une sorte d'exemplarité qui renforce, aux yeux des estivants et des Oléronnais
eux-mêmes, la crédibilité du site.
Modalités : Réunir périodiquement (au moins une fois par an, indépendamment de la préparation de la saison
estivale) tous les intervenants : élus, polices municipales (+ éventuellement les “gardes verts”),
gendarmerie, ONF, ONCFS, DDE, etc., avec le procureur de la république.
Sur la base d’enquêtes et documents préparés par l’animateur Natura 2000
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Code action
Ac Maîtrise foncière
promouvoir l’acquisition et la gestion par les instances publiques
Territoire concerné :
franges forestières privées
Situation :
voir cartes de situation foncière
+ schéma ci-contre
Superficie :
ensemble franges privées = 153 ha
Le site est très majoritairement maîtrisé par des régimes de propriété publique destinés à préserver la qualité
des espaces. Certaines parcelles privées sont incluses dans un périmètre d’acquisition « publique »
. Zone de préemption ENS pour le secteur de Chassiron (+ les dunes littorales de Domino et des Seulières :
cf. proposition d’extension du site).
. Périmètre d’acquisition n° 344 (dit Marais du Douhet) du Conservatoire de l’Espace Littoral (CEL) pour la
forêt Briquet (1) ; une première démarche a échoué suite aux péripéties d’une succession laborieuse.
Dans le secteur compliqué de Domino, le Ministère de l’Agriculture acquiert ou échange des parcelles selon
les opportunités et les disponibilités budgétaires pour améliorer la cohérence du territoire domanial.
Restent les autres cas. Le marais de la Maratte bénéficie d’une protection de biotope (2) dont le contrôle
s’annonce difficile : ici, la maîtrise publique serait assez souhaitable. Pour le bois d’Avail (secteur de Saint
Trojan) et la frange privée atomisée de la lisière sud des Saumonards (3), l’idéal serait l’incorporation à la
forêt domaniale, mais l’Etat ne prévoit pas d’acquisition. S’agissant, pour le premier, d’un ensemble de 39,3
ha composé de plusieurs centaines de parcelles, il faudrait un puissant motif d’utilité publique pour justifier
une acquisition en bloc (l’Etat n’ayant pas de dispositif de préemption). Or il ne semble pas y avoir de
menace sérieuse, malgré quelques parcelles campées. Enfin la forêt de M. Signol (4), dont les quelque 20
ha n’atteignent pas le seuil d’obligation de Plan Simple de Gestion, n’est utilisée que pour la chasse ;
toutefois l’absence de gestion sylvicole n’est pas un problème : cela participe de la diversité des structures
végétales pour l’ensemble du massif (voir aussi action Ha).
- Relancer les démarches d’acquisition amiable de la forêt Briquet, sachant que l’intention du CEL est de
laisser le bois évoluer librement.
- Examiner l’opportunité d’étendre le périmètre d’acquisition n° 344 au marais de la Maratte
- Surveiller l’évolution éventuelle de la situation (dans le cadre de la mission générale de suivi ; voir aussi
actions Ab et Ha), pour prévoir le cas échéant, lors de la révision du document d’objectifs, un dispositif
concerté avec le département (périmètre ENS) et/ou le Conservatoire du littoral
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Code action
Ad Intégrer au site la dune (départementale) des Seulières
(pour mémoire) et l’ensemble des dunes domaniales de Domino
Dans sa consistance actuelle, le pSIC Dunes et forêts de l’île d’Oléron proposé à la commission européenne
à l’issue de la consultation initiale exclut, dans le secteur de domino :
Or la première recèle une richesse biologique importante, qui tient entre autres au voisinage des marais,
sans véritable équivalent dans le périmètre actuel.
Quant à la seconde, elle appartient à un ensemble domanial partiellement inclus dans le pSIC : l’ONFentend
gérer le tout selon les mêmes principes.
Au cours de la démarche d’élaboration du document d’objectifs, ce projet d’extension a été soumis en mai
2001 au président du Conseil Général de Charente Maritime par simple lettre, à défaut de cadre de
procédure défini.
Une nouvelle consultation selon la procédure officielle est prévue (fin 2001) car :
- par décision du 22 juin 2001, le Conseil d’Etat a annulé (pour non respect des délais de consultations
locales et interministérielles – décret du 5/05/1995) la transmission à l’Union Européenne de la moitié
environ des sites français de la directive ‘Habitats’, dont celui des Dunes et forêts de l’île d’Oléron ;
- le décret n° 2001-1031 du 8/11/2001 codifie la proc édure de désignation des sites Natura 2000 ;
Le présent document d’objectifs anticipe les propositions de gestion et suivi, en cas de validation de ce projet
d’extension (fiches Bb, Bc, Ga)
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Code action
Ba Réviser l'aménagement forestier (= plan de gestion) domanial
(dunes littorales comprises)
pour y intégrer les préconisations de conservation
Adapter (ou établir) les plans de gestion du massif domanial et des espaces naturels
sensibles
• selon les règles de l'ONF (méthodologie, règles sylvicoles, règles paysagères et de prise en compte de la
biodiversité, accueil du public, etc.),
• en reconduisant ou en officialisant les pratiques actuelles conformes aux mesures préconisées
(cf. "liste des préconisations recensées"),
• en y intégrant les préconisations nouvelles ou encore "balbutiantes". Elles figurent dans la "liste des
préconisations recensées" selon une formulation adaptée. Elles visent notamment à
. l'hétérogénéisation structurale des peuplements
(notamment en favorisant les espèces d’accompagnement -du pin- pour accroître la biodiversité)
. la conservation d'arbres, bouquets, îlots et/ou peuplements vieillissants,
. la création (ou l'aménagement) de lisières,
. l'analyse de la desserte au regard de la conservation des habitats,
. le soin particulier à apporter à la gestion des dépressions humides (y compris les mares)
et le renoncement aux peupliers,
. la détermination des cas strictement limités d'usage de phytocides
. la mise en défens d'un échantillon significatif de séquence dunaire,...
...y compris dune boisée, selon des modalités de réserve biologique domaniale
• à l’échéance de l’aménagement actuel, soit en 2006 au plus tard…
…sauf à formaliser par anticipation le schéma d’accès aux plages (urgent : voir fiche Ga)
y compris modalités de suivi-évaluation, pour les intégrer au Docob (ou préparer sa révision)
présenter l'aménagement forestier révisé + les fiches d'action à l'agrément du comité de pilotage
(cf : mission de suivi du Docob) avant transmission pour approbation aux autorités de tutelle compétentes
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Code action
Bb Espaces naturels sensibles (ENS) : établir les plans de gestion
et en assurer le suivi
Territoire concerné : ENS inclus dans le site : Marais des Bris + pelouses et falaises de Chassiron
(+ Dunes des Seulières : cf. proposition d'extension)
Situation : voir carte de la situation foncière
Superficie : 38 ha + 18 ha (+ 68 ha) = ensemble ENS concerné, sans distinction de propriétaire actuel
Pratique actuelle : NB : La loi du 2/02/95 a précisé les objectifs des ENS en ajoutant au soin de préserver la
qualité des sites, des paysages et des milieux naturels celui d'assurer la sauvegarde des habitats naturels.
Le Conseil Général de Charente Maritime (CG17) n’arrête les périmètres ENS qu’à la demande ou avec
l’accord des collectivités locales concernées, connaissant les éléments ci-après :
- le CG 17 finance à 100% les acquisitions ainsi que les études nécessaires au réaménagement du site, à la
détermination de ses objectifs particuliers et à l’élaboration de son plan de gestion ;
- il finance aussi à 75% les travaux de réaménagement ou grosse restauration ;
- mais il ne finance pas l’entretien courant, qui est délégué par convention à la commune, ou des agriculteurs
Le Marais des Bris : grâce à une opportunité ponctuelle, il bénéficiera dès la fin 2001 d’un plan de gestion
écologique répondant parfaitement, dans l’esprit de la Directive ‘Habitats’, aux enjeux biologiques et sociaux
recensés (voir aussi § 2.2.2). Mais le CG17 n’est pas en mesure de généraliser cette démarche pilote :
la plupart des ENS cumulent des contraintes et problèmes (souvent à l’origine de leur acquisition) qui rendent
particulièrement lourde la conception d’objectifs et méthodes de restauration biologique approfondie.
Dunes des Seulières : A mesure des acquisitions les dunes sont rétablies dans un état aussi naturel que
possible et "cloisonnées" par des accès incitatifs aux plages conciliant accueil et protection. Des travaux de
dissuasion des accès sauvages y sont réalisés tous les ans, mais précarisés par le vandalisme.
Elaborer les plans de gestion et les transmettre sous une forme appropriée aux communes
Pelouses de Chassiron :
- En attendant la convention technique définitive liée au plan de gestion, ajouter dès que possible à l’actuelle
convention une annexe technique préconisant la fauche tardive (mi-juillet) + évacuation des résidus.
- Concevoir un véritable plan de gestion (déjà envisagé pour 2003 : contraintes fortes, mais bien cernées)
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prévoyant de :
. laisser revenir une végétation spontanée plutôt que revégétaliser artificiellement après décompactage du
sol (évacuation d’installations anciennes) ; ne pas toucher au bord de la falaise.
. s'agissant d'une pelouse sèche non squelettique (Mesobromion) assez longue à s'établir, accélérer la
reconquête en semant des graines de Bromus erectus (de provenance régionale), le reste du cortège
s'installant ensuite spontanément. S'appuyer, pour une opération de ce genre, sur la récente thèse de
Doctorat européen de Thierry Dutoit, "dynamique et gestion des pelouses calcaires de Haute Normandie",
éditée par les publications de l'Université de Rouen (indication de C Lahondère - SBCO).
. limiter et planifier l'implantation des buissons (cheminements, sécurité...) : il ne s'agit pas de bouleverser
les buissons déjà implantés, mais d'optimiser leur fonctionnalité en minimisant les impacts (notamment si
le dispositif doit être complété) et de prévoir dans cet esprit les modalités d'entretien.
. aménager l'espace pour contenir l'impact de la fréquentation spontanée et informer : associer panneaux
d'information et pieux pour inviter le public à ne pas transgresser certaines limites (sécurité, protection
d'habitats fragiles) sur le principe de ce qu'a réalisé par exemple le Conservatoire du Littoral à Belle Ile en
Mer (secteur de Donant)
. suivre l'évolution floristique de la pelouse
- poursuivre la pratique actuelle d’une réunion annuelle (février) de concertation-information sur chaque ENS
- mettre la logistique à la disposition des communes (voir action Bc) pour une formation-bilan annuelle du
personnel et des responsables de l’entretien : locaux, participation de spécialistes, etc.
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Code action
Bc Espaces naturels sensibles : mettre en œuvre les plans de
gestion
Territoire concerné : ENS inclus dans le site : Marais des Bris + pelouses et falaises de Chassiron
(+ Dunes des Seulières : cf. proposition d'extension)
Situation : voir carte de la situation foncière
Superficie : 38 ha + 18 ha (+ 68 ha) = ensemble ENS concerné, sans distinction de propriétaire actuel
Pratique actuelle : NB : La loi du 2/02/95 a précisé les objectifs des ENS en ajoutant au soin de préserver la
qualité des sites, des paysages et des milieux naturels celui d'assurer la sauvegarde des habitats naturels.
Le Conseil Général de Charente Maritime (CG17) n’arrête les périmètres ENS qu’à la demande ou avec
l’accord des collectivités locales concernées, connaissant les éléments ci-après :
- le CG 17 finance à 100% les acquisitions ainsi que les études nécessaires au réaménagement du site, à la
détermination de ses objectifs particuliers et à l’élaboration de son plan de gestion ;
- il finance aussi à 75% les travaux de réaménagement ou grosse restauration ;
- mais il ne finance pas l’entretien courant, qui est délégué par convention à la commune, ou des agriculteurs
Ce dispositif fonctionne normalement depuis des années mais trouve aujourd’hui ses limites : passer d’une
conception d’espace vert naturel à la gestion conservatoire des habitats ne va pas sans difficultés.
L’exemple du Marais des Bris en témoigne : le CG17 y diligente, grâce à une opportunité ponctuelle, une
démarche pilote de plan de gestion basée sur l’analyse complète et hiérarchisée des intérêts biologiques
(dont ceux des directives ‘Habitats’ et ‘Oiseaux’) et de la demande sociale, de manière que les choix retenus
convergent vers un optimum raisonné (achèvement prévu fin 2001). Le volet concernant les Pelouses sub-
atlantiques xéroclines calcicoles à orchidées, déjà disponible, exige le débroussaillement interne (gardant, le
long des itinéraires de promenade, un embroussaillement dissuasif) par placettes avec évacuation des
résidus puis entretien ultérieur par fauche annuelle tardive, deux fois dans l’année si nécessaire.
Mais l’appropriation du plan de gestion et sa mise en œuvre par l’équipe locale d’entretien ne vont pas de soi,
malgré les indications fournies sur place par l’animatrice du CG 17, rédactrice du plan de gestion : les
divergences de point de vue (site perçu comme un espace vert esthétique et de détente) et les habitudes
d’entretien (programmation et techniques) ont engendré, en toute bonne foi, de regrettables erreurs de
chantier.
Dans le secteur de Chassiron : en attendant l’achèvement des réaménagements et la mise au point du plan
de gestion (prévue pour 2003), la commune de Saint Denis entretient l’attrait paysager du site en fauchant la
pelouse juste avant la saison touristique.
Dans les dunes des Seulières, on assure physiquement la protection générale du milieu contre les accès
sauvages après évacuation des implantations indésirables et réorganisation du site. Mais on n’en est pas
encore à assurer finement la gestion des habitats dunaires.
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Former les équipes d’entretien pour la mise en œuvre des plans de gestion
- poursuivre la pratique actuelle d’une réunion annuelle (février) de concertation-information sur chaque ENS
- monter, avec le concours logistique du CG 17 une formation-bilan annuelle d’une journée à l’intention du
personnel et des responsables de l’entretien des ENS des Dunes et forêts d’Oléron : 4 ou 5 salariés + 1 élu
responsable, + 1prestataire extérieur (en plus de(s) spécialiste(s) du CG 17)
- Roder éventuellement la formule à Saint Trojan, première à devoir mettre en œuvre un plan de gestion
(Marais des Bris), avant de l’étendre aux communes de Saint Denis et Saint Pierre (pelouses de Chassiron
et dunes des Seulières). Cela représente au début un surcoût de l’ordre de 1 143,37 €HT/an, susceptible
d’atteindre 1 524,49 €HT/an avec la participation des autres communes.
Une fois les concepts bien intégrés, les besoins de formation disparaîtront (révision du document d’objectifs)
Marais des Bris : l’entretien ordinaire de la pelouse (1,5 ha) par la commune représenterait ≈ 381,12 €HT/an,
mais sa conservation comme site d’orchidées remarquable* impose d’autres modalités :
- intervention à la débroussailleuse (travail par trouées, contrôle du ré-embroussaillement périphérique) à la
fin du printemps et à l’automne
- évacuation et/ou incinération immédiate des produits (herbacés mais aussi ligneux) impliquant l’intervention
coordonnée d’un tracteur.
L’ensemble représente un effort de ≈ 3 506,33 €HT/an en phase de reconquête, soit pendant 4 ans, puis il
devrait chuter de moitié en régime de croisière, soit 1 753,16 €HT/an (coûts ordinaires non défalqués).
Pelouses de Chassiron : l’urgence est de faucher plus tardivement qu’aujourd’hui (pas avant la mi-juillet), ce
qui ne nécessite pas d’effort direct supplémentaire, sinon celui de s’organiser différemment.
Dunes des Seulières : seule la poursuite des travaux habituels de protection générale du milieu est
nécessaire dans un premier temps, ainsi que la concertation pour harmonisation avec les dunes domaniales
voisines (voir actions Bb et Ga). Il n’est pas exclu qu’il faille par la suite approfondir la gestion dunaire
proprement dite et des habitats particuliers (il est encore trop tôt pour évaluer ces travaux, éligibles pour
partie au Plan de Développement Rural National (PDRN, mesure t) cofinancé par l’Union Européenne
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Code action
Ca Etude du fonctionnement de la nappe phréatique
Or ces dépressions ont tendance à s'assécher, et pas seulement du fait de leur végétalisation (cf. pouvoir
d'évapotranspiration des peupliers introduits, entre autres) : manifestement, la nappe phréatique qui les
"baignait" en hiver ne remonte plus comme autrefois (exception faite de la saison automne 2000 / printemps
2001, du fait d'un record absolu de pluviométrie).
Or le drainage n'est pas non plus en cause : des canaux d'évacuation ont, certes, été aménagés pour
"assainir" les lagunes isolées de la mer par les énormes masses de sable dont l'Etat avait entrepris la fixation
au 19ème siècle, mais ils sont abandonnés (et leurs émissaires neutralisés) depuis longtemps. Si des
"canaux" ont été recreusés dans les dernières décennies, c'est pour des raisons cynégétiques (canards), et
sans effet de drainage : ils avaient le même fonctionnement que les mares, alimentés par la nappe
phréatique et sans évacuation. Ils se sont d'ailleurs embroussaillés d'autant plus vite que le niveau moyen de
la nappe a baissé.
Les causes du phénomène sont donc à rechercher ailleurs : causes naturelles (climatiques) ou anthropiques
(pompages périphériques) ?
Pour le reste, voir en annexe C5 (Renseignements relatifs à la gestion des eaux souterraines - compte-rendu
d'entretien avec l'hydrogéologue à la DDAF). NB : le caractère non urgent de l’opération vient de ce que les
éventuelles mesures qui s’ensuivraient ne pourraient être mises en œuvre que dans le cadre lointain d’un
Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux.
Cahier des charges de l'opération : L'étude ne portera que sur le secteur de Saint Trojan ; la situation
hydrogéologique du secteur des Saumonards, beaucoup plus complexe, reste "inabordable".
- demander à la Mission Inter-Services de l'Eau l'analyse des résultats du piézographe de Saint Trojan en
fonction des données météo locales pour se faire une idée du caractère naturel ou altéré des fluctuations
de la nappe, par comparaison avec un site équivalent (du point de vue hydrogéologique) disposant d'une
"chronique" beaucoup plus ancienne.
- faire en laboratoire l'étude de la perméabilité des sables dunaires du massif de Saint Trojan pour préciser le
fonctionnement hydrodynamique de cette nappe.
- faire une enquête sur les prélèvements existants (non soumis à déclaration) dans un périmètre déterminé
d'après le résultat de l'étude de perméabilité.
Etude de perméabilité et enquête pourraient être réalisées par des étudiants de l'université de Poitiers sous
la direction de M. Moumtaz RAZACK, professeur d'hydrogéologie.
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Code action
Da Dispositif action/ démonstration en faveur des chauves souris
Territoire concerné : forêt domaniale, zones tests dans les secteurs de Saint Trojan et des Saumonards
Situation : voir carte de la situation foncière - zones tests à déterminer
Superficie : quelques dizaines d’hectares
Pratique actuelle :
. Voir § 2.1.4 et 2.3, ainsi que l’annexe C2 sur la gestion de la forêt domaniale de l’île d’Oléron
. Quelques blockhaus ont été aménagés pour les chiroptères sur les dunes non boisées, mais ils sont peu
utilisés ; d’une façon générale les chauves souris fréquentent peu ce milieu trop venté.
. Démonstration de repérage de gîtes naturels possibles (réseau d'arbres, bouquets) s'il s'en présente : 1j
. Pose de gîtes artificiels dans 2 sites tests, secteurs de St Trojan et des Saumonards : 1 journée, 34 gîtes
. Suivi scientifique de l’utilisation des gîtes artificiels et synthèse : 5j/an x 5ans
Suivi des populations par détection ultrasonore sur les trois massifs forestiers :
. Campagne initiale en 2002 = 3j de préparation et première synthèse + 6j terrain
. Campagne de suivi-évaluation en 2005 : 6j terrain + 2j compte-rendu, interprétation
. Examen chiroptérologique du bâti présent en milieu forestier, plus particulièrement sur le massif des
Saumonards où deux Rhinolophes ont été vus en hibernation, afin de confirmer la présence de gîtes
d’hibernations au sein des fortins.
Animation (≈ 3j) :
. Le cas échéant, prise de contact avec les propriétaires pour leur signaler les précautions à prendre.
. Distribution de la plaquette « Connaître et protéger les Chauves souris en Poitou-Charentes » réalisé par
Poitou-Charentes Nature & DIREN Poitou-Charentes, aux différents propriétaires de bâti en milieu forestier
afin de les sensibiliser.
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Code action
Db Restauration - extension de l'habitat du Vertigo de Desmoulins
La station connue du Vertigo de Desmoulins se situe dans une aulnaie frênaie originale, dont le couvert
devient trop fermé. De ce point de vue, les bois hygrophiles arrière-dunaires à aulnes (formation boisée des
dépressions humides), plantés ou non de peupliers, forment un ensemble trop uniformément fermé dans le
cadre de la gestion actuelle.
Animation et Suivi :
Animation = établir un protocole simple en liaison avec les biologistes compétents et le faire appliquer
Suivi = description de l'état initial (structure, végétation, estimation de la situation du Vertigo)
après travaux, suivi bisannuel de la reconquête végétale et de l'évolution de la population de Vertigo
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Code action
Dc Restaurer les stades pionniers de dépressions à Salix arenaria
pelouses pionnières, bas marais alcalins
Territoire concerné : dépressions des dunes domaniales fixées (secteur de Saint Trojan)
Situation : voir carte des habitats
Superficie : quelques dizaines d'ares dans un chapelet de micro dépressions de 4 ha
Pratique actuelle :
La dune grise du massif domanial de Saint Trojan recèle de minuscules dépressions régulièrement inondées
en hiver par la remontée de la nappe phréatique. Leur formation, postérieure à la stabilisation du massif
dunaire, résulte de l'érosion éolienne des zones mal couvertes par la végétation, jusqu'à ce que le creux
atteigne le niveau de la nappe phréatique, bloquant ainsi le processus d'érosion.
Une végétation hygrophile s'y est installée empêchant le vent de continuer son œuvre même lors des
périodes d'affaissement de la nappe. Petit à petit, le saule des dunes (Salix arenaria) les a envahies, avec
des scirpes (Scirpus holoshoenus) des choins (Schoenus nigricans) et d'autres plantes hygrophiles. C'est
dans l'une d'elles que le Dr Champagne, membre de la Société Française d'Orchidophilie (SFO), découvrit
en 1987 des spiranthes d'été (Spiranthes aestivalis), que le fourré de plus en plus haut et dense de saules,
scirpes et choins menaçait d'étouffer.
Fort de ces résultats, l'ONF effectua des travaux similaires dans deux dépressions voisines, avec le même
succès concernant le spiranthe, et avec la surprise d'y voir apparaître, en juin 1997, une soixantaine de pieds
de liparis de Loesel (Liparis loeselii), jamais répertorié sur Oléron ! L'opération "ressuscita" également les
habitats pionniers correspondants (pelouses pionnières des pannes et "tourbières basses alcalines".
Malheureusement, ces dépressions sont menacées par la possible extension de la zone de débordement du
lagunage de la station de Grandvillage (un contentieux est en cours, mais le règlement risque d'être long).
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Code action
Dd Restaurer le marais à Cladium mariscus et Carex davaliana
Cette formation occupe la zone la plus mouilleuse du massif. Dans le passé elle a fait l'objet d'entretien
régulier contre l'embroussaillement à des fins cynégétiques (en faveur des canards). Cet entretien, devenu
sans objet lorsque l'ONF a supprimé la chasse au canard, n'est plus réalisé depuis une quinzaine d'années.
Par ailleurs, l'ouverture des peuplements de dépressions humides en mosaïque ne permettra probablement
pas à cet habitat de se reconstituer de proche en proche dans les trouées, dont aucune ne conservera
l'ennoiement quasi-permanent dont il bénéficie actuellement.
Restauration :
- éclairer le marais par abattage des pins et peupliers (à dévitaliser) de bordure
- recéper et dévitaliser en partie les bouquets de saules importants qui le colonisent
- évacuer les résidus (à la main, cf. inaccessibilité)
- prévoir, si nécessaire après 2 ou 3 ans le faucardage (+ évacuation) des phragmites
Suivi :
- état des lieux initial puis relevés botaniques tous les 2 ans (quadrats + photos)
- selon protocole approuvé par un spécialiste (saison, modalités, interprétation et rendu)
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Code action
De Restauration et mise en réseau des mares
mares mésotrophes à characées et habitats d'amphibiens
Territoire concerné : 36 mares (+ 3,7 km "canaux") en forêt domaniale (secteurs Saumonards et St Trojan)
Situation : voir carte des habitats
Superficie : - (indication non pertinente)
Pratique actuelle :
Les 36 mares existantes ont été creusées à des fins cynégétiques (grande faune) et ne sont curées ou
recreusées de temps en temps que dans ce but, les matériaux extraits (sable + matières organiques) étant
régalés à proximité. Elles ne sont pas utilisées en DFCI (problèmes d'accès, incidents de pompage...). 6
d'entre elles sont des mares mésotrophes à characées (habitat à conserver) et, si c'est beaucoup moins net
pour les autres, toutes sont des foyers de biodiversité (enrichissement de l'entomofaune et présence
d'amphibiens patrimoniaux dont le triton marbré.
Par ailleurs, il existe dans le massif de Saint Trojan d'anciens "canaux" (sans exutoire) recreusés, quand la
nappe phréatique était plus haute, pour la chasse aux canards, et qu'on a laissés se fermer après l'abandon
de cet objectif cynégétique. Le cas échéant, ils peuvent contribuer à la constitution d'un réseau de points
d'eau de physionomies variées permettant de diversifier et conforter la faune et la flore correspondantes.
Beaucoup sont encombrés, depuis l'ouragan de décembre 1999, d'arbres couchés ou cassés qui n'ont pu
être extraits (priorités ailleurs, difficultés d'accès, travail périlleux, bois sans intérêt, etc.)
Enlever (2002) les arbres tombés : chantiers délicats voire "acrobatiques", nécessitant dans certains cas
l'extraction à la main, en rondins.
Faire établir dès 2002 un diagnostic mare par mare (+ canaux) qui donne
. la description des travaux de restauration (et éventuellement de création) nécessaires
. la hiérarchisation des priorités
. un échéancier (phasage) de mise en œuvre qui permette à la faune et à la flore de se replier et se déployer
sans dommages
. des modalités simples de suivi et/ou bilan, dont échéancier
Mettre en œuvre les travaux (et le suivi) selon les prescriptions précises et l'échéancier résultant du
diagnostic : éclairement, débroussaillement + évacuation, curage, agrandissement, profilage des berges,
etc.
NB : une partie seulement des matériaux de débroussaillement pourra être évacuée vers la dune (couvertures de branchages pour
cicatriser les plages de déflation).
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Code action
Df Réhabiliter les milieux sévèrement dégradés ?
(pour mémoire) (débordements de lagunage et anciennes décharges)
« Le problème du traitement des déchets (et des encombrants en particulier) a longtemps été résolu à
Oléron par des décharges plus ou moins sauvages en secteur forestier reculé. L’île n’a certes pas
l’exclusivité de ce procédé peu avouable (que les forestiers ont dû tolérer par des concessions en bonne et
due forme ayant au moins le mérite de circonscrire les dégâts), mais elle y a recouru plus systématiquement
et plus longtemps* qu’ailleurs, l’insularité augmentant probablement les difficultés. Quoi qu’il en soit, la forêt
domaniale d’Oléron compte aujourd’hui au moins 10 anciennes décharges sommairement recouvertes de
sable et plus ou moins reconquises par la forêt**, mais qui présentent des risques certains encore que mal
évalués.
Une réhabilitation s’impose donc pour des raisons de salubrité, de sécurité et de protection de
l’environnement. Elle doit être précédée d’une étude spécialisée précisant les risques actuels, les mesures à
prendre concernant la purge éventuelle (tri ? évacuation ? vers où ?) et la réhabilitation proprement dite, et
enfin les coûts. »
Extrait du « projet d’interventions proposées par l’ONF » au Contrat de Plan Etat Région 2000/2006
Les matières de vidanges ont durant des années été déversées dans une fosse d'un demi hectare
(parcelle forestière n°39). La construction des sta tions d'épuration a fait cesser ces dépôts, mais le
lagunage d'infiltration des eaux épurées (autorisé à l'époque par l'ONF) cause, à St Trojan et Grand-
Village, des dégradations sévères du milieu naturel et forestier. Cela vient de dysfonctionnements
graves du dispositif, à tel point que l'ONF a dû engager un contentieux au tribunal administratif afin de
faire cesser les dommages.
___________________
* la dernière décharge n’a été fermée qu'en 1987 dans la dune de la grande plage à St Trojan ; aujourd’hui, les contraintes légales
ont définitivement condamné ces pratiques.
** ensemble banal de plantes rudérales sans rapport avec les habitats dunaires.
Pour les décharges, il faut attendre le diagnostic préalable et la réhabilitation à buts prioritaires de sécurité,
salubrité et environnement au sens large avant de pouvoir penser à la restauration des habitats dégradés.
Pour les débordements de lagunage, l’action pour faire cesser les rejets est en cours à deux niveaux :
- juridique avec le contentieux engagé par l’ONF,
- technique avec les travaux prévus par les instances concernées (réseaux séparatifs, repérage des apports
parasites, …) et les études menées par la régie des eaux pour la recherche de solutions alternatives de
rejet ;
dans les deux cas, elle sera longue car les problèmes sont complexes.
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Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
Code action
Ea Limitation des populations de sanglier
(Action concertée)
Territoire concerné : tout le site et au-delà ; en particulier le massif domanial et ses dépressions humides
Situation : voir cartes du site, de la situation foncière et des habitats
Superficie : celle du site (environ 2956 ha)
Pratique actuelle : voir annexe C4 sur la "gestion de la chasse - situation mai 2001"
- rendre compte à la DDAF des convergences et des éventuelles difficultés pour assurer la cohérence
générale de la démarche., notamment dans les commissions officielles.
. entre autres contraintes, celle de devoir gérer le problème en forêt domaniale par le seul plan de chasse,
(pas de battues de "destructions de nuisibles" après la fermeture) pour assurer l'accueil du public dans de
bonnes conditions de sécurité et de "lisibilité"
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Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
Code action
Eb Gestion conservatoire d’une espèce clé de voûte (le lapin)
pour : pelouses de dune grise, Cynoglosse des dunes, Lézard ocellé, …
Sur le secteur concerné, aucune pratique ne vise à favoriser les populations de lapins, aujourd’hui en
déclin (fermeture des milieux, virus VHD,…).
L’étude menée par P. Grillet, sur le Lézard ocellé, montre que 98% des gîtes utilisés par cet espèce, sur ce
secteur, sont des terriers de lapins et que les biotopes (dunaires) des deux espèces sont sensiblement les
mêmes.
Les connaissances sur le Cynoglosse des dunes, quoique imparfaites, montrent que cette endémique
pousse sur des secteurs à végétation rase et supporte mal l’embuissonnement. Certains auteurs signalent
qu’elle affectionne les zones de sable nu ou écorchures au milieu de ces pelouses rases…Ceci correspond
à l’impact d’une population de lapins sur un milieu de dune grise.
Les techniciens de l’ONCFS, lors d’une rencontre sur site (dune de Vertbois) avec l’ONF et l’auteur de
l’étude sur le Lézard ocellé, signalaient déjà en 1999 que si le gestionnaire souhaitait maintenir les
populations de lapins présentes sur ce secteur il serait nécessaire d ‘effectuer des aménagements (cf :
garennes abandonnées dans un milieu devenant trop dense).
Etape n°1
. évalue les secteurs où la population de lapins à besoin d’être favorisée (avec l’objectif de
conservation des pelouses de dune grise, d’Omphalodes littoralis et du Lézard ocellé, …)
. propose sur ces même secteurs des aménagements expérimentaux visant à conforter la population
de lapins (tas de souches + fauche initiale de certaines pelouses de dune grise devenues trop hautes,
débroussaillements ponctuels de la lisière forestière ? …)
. propose une méthode simple de suivi de ces sites expérimentaux rendant compte l’impact de cette
gestion conservatoire sur les différentes espèces précitées
. chiffre le coût des aménagements et du suivi.
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Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
Code action
Ga Protection des milieux dunaires et accueil du public
Territoire concerné : dunes domaniales (+ dunes départementales si elles sont intégrées au SIC)
Situation : voir cartes du site, des habitats, et de la fréquentation touristique et de loisirs
Superficie : 377 ha (calcul SIG, non compris extension éventuelle)
Pratique actuelle : Voir annexe C3 sur la "gestion des dunes domaniales oléronnaises"
Les cartes écodynamiques, les caractéristiques des travaux de gestion des dunes (nature, situation, coût...)
et quelques éléments de suivi "physique" (recul du trait de côte, par exemple) font l'objet d'un document de
compilation appelé "sommier de la dune" qui est plus une "trace mémoire" qu'un outil de suivi-évaluation.
Accueil du public :
- constituer un schéma d'accès aux plages :
. sur la base du constat de la fréquentation actuelle (en concertation avec les élus), de la configuration
géographique des massifs dunaires (forêt comprise), et de l'analyse des habitats,
. qui prenne en compte la nécessité de ne pas systématiser sans nuance le "cloisonnement" des dunes par
les accès aménagés, et de conserver des secteurs "sauvages", correspondant notamment à des zones
dangereuses en matière de baignade
- élaborer un plan de communication / information
. concerté avec le CG 17 pour la cohérence entre dunes départementales et domaniales,
. qui prévoie l'optimisation de l'information sur site sans faire une "forêt de panneaux" illisible et
contradictoire les messages "naturalistes" : contenus, implantation, types de présentation...
. qui tienne compte des autres supports possibles (dépliants touristiques, animations, etc.)
- mettre ces dispositions en œuvre à l'occasion des travaux d'accueil, en concertation avec les élus
Animation - suivi :
- Engager une réflexion commune avec le CG 17 et/ou son gestionnaire (cf. actions Bb et Bc sur les ENS),
pour la conservation et/ou la restauration des habitats, et pour l'information du public. Prévoir 2 réunions de
gestion sur site/an avec relevé de décisions commun et bilan des évolutions constatées : à l’occasion des
tournées habituelles de concertation du CG 17 sur les ENS (février), puis à l’automne (démarche ONF)
- s'appuyer sur le "sommier de la dune" pour un bilan général de la conservation des systèmes dunaires (2
fois en 6 ans d'application du document d’objectifs)
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Code action
Gb Information pour "raisonner" le nettoyage des plages
Eviter le nettoyage mécanique ou trop systématique des plages
Les plages les plus fréquentées sont nettoyées régulièrement, mais manuellement (sauf recours ponctuel à
un engin pour grosses épaves). A Oléron, cette mission est de la compétence de la Communauté de
Communes, qui a passé, après appel d'offres, une convention avec une entreprise pour définir les modalités
de ce nettoyage, qui concernerait une trentaine de sites.
Ce nettoyage est nécessaire car la mer ramène à la côte toutes sortes de déchets, sans compter ceux
qu'abandonnent sur place les estivants indélicats ou distraits : il est donc réalisé pour des raisons
environnementales, mais aussi et surtout sanitaires, esthétiques et de bien-être.
Cette pratique parfaitement légitime doit cependant être "raisonnée" et adaptée car, même manuel, le
"nettoyage" mal compris ou trop systématique peut être destructeur.
D'une façon générale, le problème est de respecter autant que possible la laisse de haute mer, écosystème
original et gravement menacé sans lequel le ré-engraissement du haut de plage et l'édification des dunes
embryonnaires en période calme ne peut se faire normalement. Par ailleurs, certaines espèces strictement
inféodées aux laisses de mer connaissent depuis le développement du tourisme balnéaire une régression
alarmante : c'est le cas du perce oreille des rivages, des cicindèles (dont 3 espèces auraient déjà disparu sur
les 6 recensées en Charente Maritime), etc.
Faire une information ciblée auprès des responsables (DDE, DDASS, élus et personnels municipaux ou
communautaires concernés, entreprise chargée du nettoyage) :
. à titre préventif pour l'avenir le cas échéant, mais aussi
. pour modifier ou préciser si nécessaire la convention (cahier des charges).
Modalités :
. sensibiliser à l'aide de publications existantes,
. analyser en détail les pratiques actuelles,
. faire une présentation/débat au Conseil Communautaire,
. proposer de délibérer si nécessaire pour modifier le cahier des charges du nettoyage des plages
NB : cette action suppose aussi une information auprès du public (cf. action Ga de « protection des milieux
dunaires et accueil du public »).
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Code action
Ha Information envers les propriétaires et riverains concernés
Plaquette
Il n'est pas raisonnablement envisageable de proposer aux propriétaires un contrat-type qui ne les motiverait
guère car, dans tous les cas, il n'y quasiment pas d'exploitation sylvicole. On peut considérer que cette non
gestion participe de la diversité des structures végétales pour l’ensemble du massif, sous réserve d'extinc-
tion progressive des pratiques (illicites) de camping et d'un minimum de précautions (pas de pesticides, pas
d’introduction d’espèces "exotiques", périodes de débroussaillement limitant l'impact sur l'entomofaune).
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Code action
Ia Diagnostic des dunes grises : étude sur l’écologie, la
dynamique et l’évolution des populations de mousses et lichens
La caractérisation des groupements végétaux spécifiques des dunes concerne presque exclusivement les
végétaux supérieurs. Or différentes études et observations effectuées depuis 1997 sur le littoral aquitain
montrent que les mousses et les lichens forment des peuplements persistants sur la dune. Leur répartition
est parfois large, mais la diversité maximale est observée dans les dunes grises en limite de frange
forestière.
Du fait de leur localisation sur la dune, de leur relation avec certaines plantes caractéristiques comme
l’immortelle, de leur mode de développement et de leur sensibilité à la dynamique dunaire, les peuplements
de mousses et de lichens peuvent être considérés comme des bioindicateurs du caractère de stabilisation ou
de déstabilisation de la dune. Encore faut-il approfondir l’étude de ces peuplements bryolichéniques
pour en faire des outils pratiques de la typologie et du diagnostic des dunes grises.
Cahier des charges de l'opération : Etude de l’écologie, la dynamique et l’évolution des populations de
mousses et lichens des dunes, avec les objectifs suivants :
. Description des unions de mousses et lichens en relation avec les plantes supérieures : déterminations et
inventaires (⇒ en rapport avec la diversité bryolichénique sur la façade atlantique), et caractérisation des
organisations phytososiologiques
. Ecologie et biologie locales des espèces : étude de la phénologie sur un cycle biologique complet et suivi
de l’intensité de la photosynthèse sur des cycles de 24 h à divers stades phénologiques pour évaluer les
seuils de tolérance à l’impact du vent, des embruns, etc. et approfondir les critères indicateurs
. Recherche des espèces indicatrices de l’état de la dune : en fonction des résultats précédents confrontés à
l’évolution morphologique de la dune, et grâce à des analyses quantitatives réelles
. Surveillance de l’état de la biodiversité : par un suivi fin sur des placettes représentatives de 20mx4m
. Interactions entre la faune et les peuplements : évaluation notamment de l’impact des escargots et du lapin
sur la dynamique des peuplements
. Caractérisation pédologique des substrats et recherche des corrélations avec les peuplements
L’action consiste en une contribution à la thèse de R. Jun, qui a entrepris cette étude pour le littoral atlantique
de la France : échelonnée sur 3 ans, elle s’effectue sur un observatoire de 9 sites dunaires retenus pour leur
grand intérêt écologique du Morbihan au sud des Landes, dont les dunes de Saint Trojan. Réalisée selon une
méthodologie avalisée par des spécialistes des universités de Nantes et Rennes cette étude donnera lieu à
un compte-rendu annuel global avec détail commenté pour chaque site
Les travaux se répartissent sur l’ensemble des sites d’étude ; pour Oléron, ils se montent à 11 586,13 € HT sur 3 ans (2001 à 2003).
Compte tenu de leur intérêt pour la connaissance, l’appréhension et la gestion des dunes grises, l’ONF a financé sans attendre les frais
de première année.
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Code action
Ib Animation et suivi de la mise en œuvre du document d’objectifs
Voir commentaires sur l’ensemble des fiches d’action et notices détaillées en annexe
Référence : document DIREN intitulé « Cahier des charges pour la mission d’animation de la mise en œuvre
du document d’objectifs d’un site Natura 2000 – projet septembre 2000 ».
Soit pour ces deux missions un total de 59 455,12 € à raison de 9 909,19 €/an
Mission d’évaluation
. bilan final en 2007, dernière année d’application 3 811,23 €
(en vue de la révision du Document d’objectif)
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Code Titre de l'action Maître Montant global Echéancier prévisionnel Commentaires
(abrégé) d'ouvrage * HT (euro) 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Aa Schéma territorial CdC, Cnes O Non évalué Procédures normales
Ab Surveillance générale Etat O Non évalué Missions de l'Etat
Animateur A 4 573.47 762.25 762.25 762.25 762.25 762.25 762.25
Ac Maîtrise foncière CEL O Non évalué
Ad Intégrer les Seulières Etat - Non évalué p.m. : cf. re-consultation pSIC
Ba "Aménagement" domanial ONF O 3 430.10 3 430.10 = 5% coût total (95% ONF)
Bb Plans de gestion ENS CG 17 O Non évalué cf. politique CG 17 (cas particulier)
(élaboration) S 32 014.29 5 335.72 5 335.72 5 335.72 5 335.72 5 335.72 5 335.72 allègement par la suite
Bc Plans de gestion ENS Communes O 23 172.25 4 268.57 4 268.57 4 421.02 4 421.02 2 896.53 2 896.53 surcoût travaux + formation
(application)
Ca Nappe phréatique DIREN O 9 146.94 9 146.94 estimation à confirmer
Da Action chauves-souris ONF O 10 285.43 2 281.86 1 600.71 1 600.71 1 600.71 1 600.71 1 600.71
S 5 442.43 2 881.29 2 561.14
A 1 143.37 381.12 381.12 381.12
Db Habitat Vertigo ONF O 12 195.92 3 811.23 8 384.70 travaux 2003 ou 2004
S 1 524.49 762.25 381.12 381.12
A 762.25 381.12 190.56 190.56
Dc Stades pionniers ONF O 7 317.55 1 981.84 3 506.33 457.35 457.35 457.35 457.35
des dépressions S/A 3 048.98 1 524.49 762.25 762.25
Dd Marais à Cladium ONF O 3 048.98 3 048.98 ? faucardage éventuel ?
S 1 981.84 762.25 609.80 609.80
De Mares ONF O 65 553.08 7 622.45 28 965.31 28 965.31
S 2 286.74 1 143.37 1 143.37 sous réserve diagnostic initial
A 1 905.61 762.25 381.12 381.12 381.12
Df milieux très dégradés ONF O p.m. : pas d'action immédiate
Ea Limitation sanglier ONF O Non évalué action (presque) normale ONF
S/A 3 658.78 609.80 609.80 609.80 609.80 609.80 609.80
Eb Lapin, clé de voûte ONF O 7 622.45 3 048.98 4 573.47 sous réserve diagnostic initial
S 2 286.74 2 286.74
Ga Protection et accueil ONF O 6 097.96 6 097.96
S/A 6 479.08 1 143.37 762.25 1 524.49 762.25 762.25 1 524.49
Gb Nettoyage plages Animateur A 4 573.47 762.25 762.25 762.25 762.25 762.25 762.25
O/
Ha Info propriétaires Animateur A 5 640.61 5 640.61
S/A 381.12 190.56 190.56
O/
Ia Suivi bryolichénique ONF S 7 012.65 3 506.33 3 506.33 + 4 573,47 "anticipés"
Ib Animation générale Animateur A 63 266.34 9 909.19 9 909.19 9 909.19 9 909.19 9 909.19 13 720.41
TOTAL 295 852.93 69 953.98 79 616.50 57 244.61 29 087.27 27 288.37 32 662.20
* Nature : O = opération (travaux, étude voire formation) ; S = suivi ; A = animation
48
Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
La loi n° 91-2 du 03/01/91 interdit, dans tous les espaces naturels, la circulation des véhicules à moteur
hors des voies ouvertes à la circulation publique, exception faite de la pratique des sports mécaniques sur
des terrains réservés à cet effet. Mais, outre l'exigence évidente de protection, il faut préciser que :
- au-delà de la loi du 03/01/91, les différents statuts et protections réglementaires s’opposent à
l'aménagement d'un tel terrain sur une bonne partie du site.
- les principaux propriétaires, Conseil Général et ONF (pour l'Etat), opposent un refus absolu
- un tel terrain serait inefficace pour lutter contre la pratique sauvage de la moto verte : il
fonctionnerait comme une offre supplémentaire de loisir (= espace d'initiation, les pros préférant
s'éclater hors des sentiers balisés)
Voies de desserte :
Ainsi, outre le fait que la densité actuelle des voies de desserte est déjà dans la fourchette préconisée (et
satisfait d'ailleurs l'ONF), le fait de ne pas ouvrir d’emprise nouvelle ne saurait suffire à justifier
l’empierrement d’une piste en sable, à quelque fin que ce soit. Au demeurant, le gain d’exploitation
(facilité de sortie des bois, meilleur prix de vente) qu'induirait une densification de la desserte est tout à
fait hypothétique. Les difficultés exceptionnelles (ouragan de décembre 99) ne sont pas une référence
pertinente, d’autant que les exploitations seront dans les 10 ans à venir nettement moins importantes
qu'elles ne l'étaient avant tempête !
Une étude d’impact sérieuse s’impose pour chaque projet, pour contrer les dérives. L’exemple de
11
la piste DFCI , décidée dans l’urgence en raison du risque accru d’incendie après l’ouragan du 27/12/99,
12
en témoigne : le motif impérieux de sécurité faisant exception aux dispositions de la loi littoral et aux
procédures habituelles d’instruction, l’analyse de ses impacts directs et induits, et des éventuelles
solutions alternatives, n’a pas vraiment eu lieu. Or le tracé de cette voie (interdite à toute circulation
publique) correspond à celui d’un projet de piste cyclable obstinément rejeté par l’ONF pour éviter, entre
autres inconvénients, la diffusion d’un public nombreux au cœur du massif et surtout sur l’ensemble d’un
linéaire côtier difficile à protéger mais jusqu’ici préservé. Dans les faits, il est impossible de contenir les
cyclistes qui empruntent en masse la piste DFCI et cherchent à couper à travers dune pour accéder au
rivage… au demeurant dangereux dans le sud du massif.
En ce qui concerne l’organisation de l’accueil du public, le principe est de ne pas créer de nouvelle voie
de liaison à travers la forêt, mais d’aménager des pistes cyclables sur (ou le long) des accès
existants si nécessaire. Ce dispositif respecte la loi littoral (moyennant de minimes corrections de détail
dans les documents d’urbanisme), et minimise au mieux les impacts directs et induits.
Confrontée à un difficile problème d’évacuation, la régie des eaux souhaiterait valoriser les effluents des
stations d'épuration de Grandvillage et Saint Trojan dans la restauration des habitats humides, arguant
notamment des "normes de rejets les plus strictes" que respectent les effluents des stations. Mais ces
11
Défense des Forêts Contre l’Incendie
12
justifié surtout par le traumatisme de la tempête, mais au demeurant mal établi
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Réseau Natura 2000 - Document d'objectifs des Dunes et forêts d'Oléron
rejets contrarieraient le fonctionnement des écosystèmes concernés, marqué par le battement
saisonnier de la nappe, qu’un apport d’eau trop régulier et/ou important “lisserait”, et un caractère
oligotrophe : les normes de rejet, si strictes soient-elles du point de vue sanitaire, ne sont évidemment pas
prévues pour respecter ce caractère oligotrophe. De même, l’épandage de boues d’épuration est à
proscrire : en “fertilisant” le sol, il dénaturerait complètement les habitats.
Remarquons aussi que les débordements actuels (et déjà anciens) des lagunages d'infiltration
provoquent de sévères altérations du milieu, y compris dans des dépressions humides, et font l'objet d'un
contentieux en cours. Pour contribuer à la recherche de solutions alternatives, l’ONF a autorisé des
études, ce qui ne doit pas être interprété comme une autorisation implicite de rejet.
Il n’est pas souhaitable, ni même possible, de protéger les espaces naturels dunaires contre l’érosion
marine : les ouvrages sont souvent inefficaces, quant ils n’ont pas, indirectement, des effets aggravants.
Les résultats sont plus contrastés quand il s’agit de dunes perchées sur un socle calcaire (ou un platin
peu profond). Par ailleurs si la protection (de zones urbanisées ou équipements publics) est
ponctuellement possible et nécessaire, elle induit souvent à l’extrémité des ouvrages ou plus loin à
« l’aval » des perturbations physiquement et financièrement désastreuses.
C’est sur ce constat que le Conseil Général a lancé avec le concours de la DDE une grande étude pour
la Gestion dynamique des sédiments sur le littoral charentais en général et sur celui d’Oléron en
particulier. Dans la mesure où les observations et principes hydrosédimentaires complexes qui sous-
tendent les solutions proposées rejoignent les principes de conservation dynamique des habitats dunaires
(entre autres), il est indispensable de se référer à cette étude (qui ne dispense pas d’étude
d’impact) pour l’instruction des projets d’ouvrage de protection.
Au droit des dunes et forêts d’Oléron, on peut ainsi, dans certains cas, envisager d’atténuer le recul du
trait de côte, notamment pour des plages à forts enjeux touristiques, par des dispositifs favorisant le
rechargement du haut de plage : il s’agit de rompre le cercle vicieux plage maigre / falaise d’érosion.
Tourisme balnéaire
La recherche des labels touristiques (Pavillon Bleu d’Europe et autres) peut avoir un effet pervers en ce
qui concerne le nettoyage des plages (voir action Gb) : la course abusive à la « propreté » tend à la
destruction de la laisse de mer et des dunes embryonnaires, habitats à conserver en soi et pour leur rôle
dans le fonctionnement hydrosédimentaire. L’instruction administrative des dossiers doit valoriser
les efforts de nettoyage « raisonné » et de sensibilisation du public.
* *
*
50
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ANNEXE 1
NB : Saint Pierre, citée dans la fiche d'information, n'est concernée qu’en cas d’extension du pSIC. Le
Schéma directeur de l’île d’Oléron, dont la révision est prescrite (obsolescence), n’a pas été consulté.
Servitudes recensées :
Servitude du Régime Forestier : correspond exactement à la forêt domaniale (il n'y a pas à Oléron de forêts
des collectivités relevant du régime forestier au sens du Code Forestier). N’est signalée qu'en cas d'erreur.
Servitude de Forêt de Protection
Servitude de cheminement littoral : mentionnée seulement quand le tracé est bien visible sur plan, ce qui ne
signifie pas qu'elle n'existe pas ailleurs, s’agissant d’une obligation légale.
Servitude de protection des sites et monuments naturels inscrits ou classés
Zone de préemption des Espaces Naturels Sensibles
Servitude de protection ostréicole (+ gisements naturels)
Zonages appliqués :
Zones naturelles à protéger de l'urbanisation (ND voire NC), mais aussi, « accidentellement »…
…Zones naturelles d’urbanisation diffuse (NB), à urbaniser (NA) voire urbaines (UA)
Espaces boisés classés à conserver ou à créer (EBC)
Espaces remarquables (de la loi littoral)
Zones de contraintes archéologiques ou historiques
Arrêtés de biotope
Les usages possibles dans ce "Projet de Site d'Intérêt Communautaire" (PSIC) sont très limités par le statut
foncier (dunes et forêts domaniales, espaces naturels sensibles du département) mais aussi par :
- le site inscrit qui en couvre la plus grande partie (contrainte paysagère) et devrait bientôt devenir site classé
- le classement quasi total en espace remarquable (conservation générale, équipements lourds interdits)
- le zonage quasi systématique ND (+ EBC sur les parties boisées) : maintien en espace naturel (boisé)
- la forêt de protection, qui renforce aux Saumonards l’ensemble de ce dispositif
le tout aboutissant à la protection physique et paysagère des espaces concernés contre d'éventuels
aménagements, installations et constructions, à quelques incohérences ponctuelles près sur certaines
parcelles privées de bordure.
Communes
3 1
Pelouses de Incluses dans un site inscrit Zonage ND (NDr ?) sauf petit espace NG Basculé depuis à l'est de la route dite
Chassiron une zone de préemption (ENS) (réservé à la réalisation d'équipements chemin de la côte
1 2
Cheminement littoral en sommet de falaise touristiques) le long de l'accès au phare Erreur corrigée par la suite ?
2 3
Saint Denis (+ trame régime forestier erronnée ) Vérifier espace remarquable sur POS de 94
6 2
Saint Georges Forêt de protection sur : Zonage NDr + EBC sur l'ensemble forestier Erreur corrigée par la suite ?
4
Dunes et forêt des - forêt domaniale (sauf abords de Boyardville, dunaire domanial + forêts Signol et Briquet : Les franges privées en lisière du marais (au
Saumonards emprise campings et enclaves) - NDr seul sur campings et enclaves sud) ne sont pas en forêt de protection
4 5
- forêts privées Signol et Briquet (simplement signalés préexistants) Interdisant constructions et... plantations !?
Site inscrit sur l'essentiel du même ensemble - sauf MF + terrain de la Nouette en NB (servitude supprimée le 24/11/97)
6
(+ trame régime forestier erronnée sur forêts Zonages divers sur frange forestière privée en r = espace remarquable loi littoral
2 7
privées Signol et Briquet ) lisière du marais (sud), soit d'ouest en est : entérine le bâti existant au lieudit La
7 8
Servitude de fortifications, places fortes et - ND + EBC, petite zone NB puis NCor , et Gautrelle
5 8
ouvrages militaires autour de l'enclave en enfin NDr + EBC = zonage du marais voisin avec protection
forêt domaniale Zone de contraintes archéologiques et ostréicole.
historiques sur un grand secteur domanial
+ marais et aulnaie Arrêté de biotope sur le marais de la Maratte
2
de la Maratte (août 95) non figuré Zone NDr (+ EBC sur l'aulnaie)
9
Forêt domaniale de incluse dans un site inscrit incluse en zone ND mais : bizarre : parcelles de forêt domaniale!
Domino - partiellement NDr (les parcelles proches
urbanisation ont été exclues)
Saint Georges - partiellement EBC (certaines parcelles non
9
couvertes)
10 10
Dolus Site inscrit en quasi-totalité, sauf Bois privé Zone NDr + EBC sauf un triangle NB (+ V14 correspond à un secteur effectivement
Dunes et forêt de St d'Avail et petite pointe domaniale voisine. inexistant dans la liste des emplacements urbanisé
2 2
Trojan Cheminement littoral réservés!) Erreur corrigée par la suite ?
Grandvillage Site inscrit en quasi-totalité Zonage NDr + EBC sauf la station d'épuration
Dunes et forêt de St
Trojan 11 11
Saint Trojan Site inscrit en totalité ND sur l'ensemble + EBC sur la partie forêt, plan antérieur à la prise en compte des
12
Dunes et forêt de St Protection ostréicole (sud-est de la FD et sauf campings (NE sans trame EBC ) et espaces remarquables
12
Trojan marais des Bris) sauf bizarrerie sur le secteur des Cleunes NE = zone naturelle pour hébergements
+ marais des Bris Cheminement littoral sur le DPM - partie privée en NAd1, NB voire UA + fluides
2 13 13
Régime forestier : petite anomalie sur le emplacement réservé pour rond point anciennes parcelles domaniales échangées
2
canton domanial des Cleunes - frange domaniale en UB le long de la rue et équipées/urbanisées → à extraire du SIC
Confirmation a été donnée en groupe de travail par les services de la DDE que les anomalies constatées se corrigent progressivement.
53
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ANNEXE 2
1 - Renseignements généraux
13
L'aménagement forestier en vigueur, rédigé en 1986, arrive à échéance en 2005. Il s'applique à
la forêt domaniale de l'Ile d'Oléron composée
pour un total de 2729ha49 dont une surface de dunes blanches et grises estimée à 527ha24, le
reste étant boisé.
A ce jour, suite aux nombreux échanges auxquels l'ONF a procédé, la surface officielle (base
cadastrale) est de 2734ha93. Surface qu'il convient de relativiser, compte tenu de l'érosion
marine importante affectant la côte Ouest et la côte des Saumonards, et qui est probablement
inférieure de quelques dizaines d'hectares.
Les périmètres terrestre et maritime de la forêt domaniale de l'Ile d'Oléron sont respectivement
de 73,8km et de 37,3km. Le relief de ces massifs est peu accidenté, il contraste néanmoins avec
la platitude du reste de l'Ile. Le point culminant est à St Trojan, au pied de l'observatoire incendies
à 34m.
Le pin maritime, largement utilisé pour la fixation des dunes à partir 1850 représente 91,5% des
peuplements forestiers. Il se trouve à l'état quasiment pur sur 1128ha et accompagné d'un sous-
étage significatif de chêne vert sur 879ha.
14
Les feuillus et autres résineux forment 8,5% des peuplements.
Les aulnes et saules occupent les dépressions fraîches et humides. Le peuplier a été introduit
depuis de nombreuses années ( clones I 214, Robusta, Fritzi - Pauley...) et croît correctement
dans ces zones humides sans pour autant supplanter l'aulnaie saulaie, le peuplement se
présentant sous la forme originale d'un taillis sous futaie.
Le robinier faux acacia introduit également présente le double désavantage d'être très
envahissant par drageonnage et de dépérir à l'état adulte.
Les autres feuillus, chêne rouvre, chêne tauzin mais surtout chênes pédonculé et pubescent, plus
ou moins mélangés de chêne vert, se rencontrent à l'état isolé et de petits bouquets, notamment
sur les franges Est du massif de St Trojan, où la forêt est la plus ancienne et la plus évoluée. Une
introduction assez récente de chêne chevelu (origine Chizé) s'est soldée par un échec.
13
Aménagement forestier = plan de gestion des forêts relevant du Régime Forestier (forêts domaniales, des
collectivités et d'établissements publics)
14
% en surface occupée "vue de dessus", ne prenant donc en compte que l'étage dominant = strate supérieure
54
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Les résineux divers, pin laricio de Corse, pin noir d'Autriche, pin insignis, pin d'Alep et Cyprès de
Lambert, occupent des bouquets de faibles surfaces pour un total de 11ha. Ces introduits,
notamment le laricio et le pin noir d'Autriche présentent le grave inconvénient d'être attractifs pour
la chenille processionnaire du pin. Quant aux Cyprès de Lambert, l'ouragan du 27/12/99 les a
pratiquement tous jetés à terre, leur dégagement nécessitant un travail colossal.
Les introductions d'essences "exotiques" réalisées depuis 50 ans ne représentent au total qu'une
faible surface. Elles ne sont plus à l'ordre du jour, à l'exception de la création en forêt des
Saumonards, entre 1990 et 1992, d'un arboretum destiné à tester un panel d'essences (13
résineux et 9 feuillus) au cas où le dépérissement du pin maritime constaté sur certaines zones
(Domino et les Saumonards) prendrait des allures de catastrophes. Au demeurant le principal
résultat de cet arboretum est de confirmer les aptitudes... du pin maritime et du chêne vert, les
autres essences utilisables en relais étant nettement "décrochées". Autrement dit, le
dépérissement, dont on sait désormais qu'il s'est déjà produit dans le passé et qu'il résulte d'une
conjonction complexe de facteurs de sol et climat (entre autres), ne remet pas en cause le statut
du pin maritime en forêt d'Oléron et ne compromet pas son renouvellement.
Par ailleurs, dans un cadre national et européen, une placette RENECOFOR (Réseau National
de suivi à long terme des Ecosystèmes Forestiers) a été installée en forêt des Saumonards pour
une durée de 30 ans. Sur cette placette des observations et prélèvements sont effectués de
façon hebdomadaire et analysés.
La végétation caractéristique des dunes blanches et grises est en évolution récessive compte
tenu de l'érosion marine importante affectant le littoral Oléronais.
Les ravageurs classiques du pin maritime sont actifs de façon cyclique. La chenille
processionnaire fait l'objet de traitement périodique lorsque le niveau d'infestation devient
important. L'hylésine du pin et le sténographe généralement présent de façon très isolé sont
aujourd'hui en phase d'accroissement de leur population compte tenu du volume de bois abattu.
L'inventaire des ZNIEFF réalisé dans les années 80 et accessible au gestionnaire au début des
années 90 aura permis de compléter la connaissance qu'il en avait, connaissance entretenue par
l'intérêt des botanistes de la SBCO pour les dunes et forêts oléronaises. Par ailleurs, des
découvertes importantes (Liparis de Loesel) et des études ponctuelles sur des espèces rares
(Lézard ocellé) ou des études plus globales (programme LIFE 93/96 "biodiversité et protection
dunaire") sur des milieux spécifiques participent à une meilleure connaissance du milieu et à la
mise en place de principes de gestion adéquats en relation étroite avec les scientifiques et
biologistes concernés.
Le volume de bois récolté annuellement tant sur les coupes d'amélioration que de régénération
3
est de 6 500m (période 91/99). Bien que l'objectif principal ne soit pas la production, la forêt
pousse, vieillit et se délabrerait si on n'éclaircissait pas les peuplements en pleine croissance
pour favoriser leur développement (coupes d'amélioration) et si on ne procédait pas au
renouvellement progressif en abattant les plus vieux peuplements (coupes de régénération,
parfois critiquées) pour faire place à la relève. A cet égard l'ouragan de décembre 99 a surtout
touché les arbres âgés, en épargnant totalement les peuplements de moins de 20 ans. Le volume
55
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
15 3
de chablis dû à cet événement exceptionnel est estimé à 100 000m , soit 15 fois la production
annuelle de la forêt.
Les forêts littorales, de par leur situation en bordure de plage sont très fréquentées durant la
saison estivale. La forêt domaniale de l'Ile d'Oléron n'échappe pas à cette règle et les massifs
domaniaux sont largement sollicités, non seulement l'été mais aussi toute l'année par les
riverains et résidents secondaires. Des équipements d'accueil et de loisir sont donc nécessaires
pour satisfaire les estivants et promeneurs, la principale difficulté étant de trouver le bon
compromis entre le volume et les caractéristiques des équipements et l'indispensable protection
et quiétude des milieux naturels. A travers des visites guidées et des panneaux d'information
l'ONF tente de faire prendre conscience au grand public de la qualité et de la fragilité des milieux
dunaires et forestiers qu'il gère.
1-6 La chasse:
Le droit de chasse au gros gibier est exploité à tir après adjudication publique dans les massifs
de St Trojan et des Saumonards et par voie de licences individuelles sur Domino. Une réserve de
chasse de 329ha au cœur du massif de St Trojan permet aux animaux d'y trouver tranquillité et
calme.
Un cahier des charges très strict (limitation des jours de chasse, du nombre de chiens, contrôle
systématique des tableaux...) permet d'avoir une gestion et une connaissance précises des
populations de grands animaux qui ne cessent de croître. A tel point qu'après avoir géré avec
succès la pénurie il va falloir s'adapter pour gérer l'abondance et empêcher la surpopulation,
notamment des sangliers présents partout sur l'île.
Les objectifs de protection et de sauvegarde du milieu naturel passent par la protection des sols
qui est notamment la raison d'être historique des massifs domaniaux de l'Ile. La pression foncière
permanente, l'activité touristique débordante et la qualité remarquable des dunes et forêts
domaniales ont conduit à la notification de Zones Naturelles d'Intérêt Faunistique et Floristique et
la mise en place de différentes protections réglementaires:
- forêt de protection (art L 411-1 à 413-1 et r411-1 à r 413-1 du code forestier) : suite au décret
du 10/02/83 la forêt de protection couvre 620ha de la forêt domaniale des Saumonards. Cette
mesure a pour objectif de protéger le massif forestier en tant que défense contre l'érosion et
l'envahissement des sables sur l'arrière pays. Son maintien s'impose également pour des
raisons écologiques, et il ne faut pas se cacher que le harcèlement de la pression foncière sur
ce massif a lourdement pesé sur ce classement.
15
chablis = arbres renversés
56
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- site inscrit à l'inventaire des sites et monuments naturels (loi du 02/05/1930)
- zone de silence : par un arrêté préfectoral du 10/07/75 deux zones de silence ont été mises en
place en forêt domaniale de St Trojan et des Saumonards. Quoique non abrogée, cette
servitude a beaucoup perdu de son intérêt, eu égard aux évolutions sociologiques
Une dizaine de ces "poubelles" sont encore visibles, la dernière n'ayant été fermée qu'en 1987
dans la dune de la grande plage à St Trojan. Il est à craindre que l'érosion marine n'en remette
certaines à jour.
Les matières de vidanges ont durant des années été déversées dans une fosse d'un demi-
hectare parcelle 39. La construction des stations d'épuration a fait cesser ces dépôts, mais le
lagunage d'infiltration de deux d'entre elles (autorisé à l'époque par l'ONF) à St Trojan et Gd
Village cause, du fait de dysfonctionnements graves, un trouble environnemental considérable, à
tel point que l'ONF a dû engager un contentieux au tribunal administratif afin de faire cesser les
dommages. Plus récemment des demandes d'épandage des boues de station d'épuration ou de
déchets verts ont été rejetées.
2-1 la protection:
L'érosion marine de ces dernières décennies ronge et déstabilise les cordons dunaires et remet
en permanence en cause le travail réalisé. Ce travail d'entretien et de cicatrisation reste
néanmoins plus que jamais nécessaire pour éviter que les effets de l'agression marine ne soit
amplifiés par le vent et propagés trop vite et trop loin vers l'arrière. C'est ce qu'on appelle le
contrôle souple de la dune, étant entendu qu'il ne saurait être un rempart contre l'érosion marine
et que le recul de l'ensemble du système dunaire (lisière forestière comprise) avec le trait de côte
est inéluctable.
La pression touristique concentrée sur quelques kilomètres dégrade la dune par surpiétinement
et impose d'organiser l'accueil selon des accès incitatifs (soigneusement étudiés et entretenus,
agréables à emprunter) dissuadant le passage "sauvage" à travers dune et permettant à la
majorité du public d'accepter la mise en défens des secteurs menacés.
La protection contre l'incendie durant la période estivale passe par une surveillance active du
massif, à la fois depuis la tour de guet de St Trojan et par des personnels au sol, ainsi que par
l'entretien des équipements DFCI existants (pistes et citernes).
57
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Le tourisme est devenu une des activités principales de l'Ile. Son importance économique
croissante a amené les collectivités locales s'intéresser de plus en plus à la forêt domaniale. La
qualité des sites forestiers et dunaires est vantée dans de nombreux documents et dépliants
distribués aux touristes et ils font partie des caractéristiques au même titre que l'ostréiculture de
l'Ile d'Oléron. Il est nécessaire de:
S'agissant d'une sujétion très lourde pour la gestion forestière, mais indispensable eu égard aux
évolutions sociales et au développement économique, les collectivités locales contribuent
financièrement et de façon importante à cette action. L'ONF veille donc en outre à :
* l'érosion marine particulièrement active sur la côte Ouest d'Oléron remettra en cause à court
ou moyen terme ces équipements. Le cas de Vert-Bois en est une illustration significative.
* les espaces naturels ont vocation à recevoir les personnes, mais non les voitures, et quand
bien même d'immenses parkings seraient créés ils seraient aussitôt saturés en période de
pointe (effet de "fuite en avant") et deviendraient le reste de temps de lamentables et
coûteux déserts.
* depuis ces parkings, l'accès aux plages doit être "lisible" et direct, combinant des
aménagements incitatifs (caillebotis bois ou plastiques), défensifs (clôtures) et informatifs
(panonceaux).
Des pistes cyclables, déjà largement réalisées, reliant les villages aux plages, des transports
alternatifs (navette, train sur pneus...) doivent peu à peu changer le comportement des estivants
dans leurs déplacements.
Les conditions de sol et de climat sont défavorables à la production ligneuse (volume et qualité
technologique), laquelle reste néanmoins un objectif nécessaire de la gestion forestière, ne fût-ce
que pour assurer dans des conditions économiques réalistes l'entretien et le renouvellement des
peuplements. Elle est actuellement
Le pin maritime : espèce colonisatrice par excellence a largement été utilisé pour fixer les dunes.
La récolte de gemme étant abandonnée depuis 30 ans, le bois étant de faible production et de
qualité moyenne, présentant des signes de dépérissement aujourd'hui expliqués, l'évolution des
sols rendant sa régénération naturelle difficile son "monopole" devient contestable. Néanmoins
son image est indissociable de celle de l'Ile d'Oléron et il est d'une belle valeur paysagère à l'état
adulte.
58
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
16
Le chêne vert : d'une grande valeur esthétique et paysagère son maintien est d'autant plus
souhaitable qu'il est ici au coeur de son aire de développement atlantique. Ses glandées
généreuses et nombreuses assurent aux sangliers une nourriture appréciable. Son épais
feuillage empêchant la lumière d'arriver au sol risquerait cependant d'appauvrir le milieu si son
développement (surface, densité) devenait excessif. Essence à croissance lente, son bois de
faible qualité est en revanche un excellent bois au chauffage. Sa forte prise au vent le présente
comme étant moins résistant que le pin maritime aux tempêtes.
Les autres chênes : essences réputées "nobles", ils connaissent ici des conditions de croissance
difficiles qui rendent leur bois nerveux et trop difficile à travailler pour avoir un réel intérêt
économique. Au demeurant, leur importance actuelle (cf. § 1-1) est assez marginale.
2-4 Chasse :
Les massifs domaniaux de l'Ile d'Oléron sont d'une qualité exceptionnelle. La diversité des
milieux permet aux grands animaux de se développer d'une façon remarquable et la chasse est
un outil de gestion nécessaire. Une prudence particulière doit être apportée à tout aménagement
de promenade et accueil du public afin de concilier aux mieux les intérêts cynégétiques et ceux
des autres usagers.
C'est effectivement la méthode la mieux adaptée à une forêt dont le rôle de protection est
essentiel et affirmé et où une forte fréquentation touristique impose un soin particulier aux
paysages que le public ne supporte pas de voir modifié profondément sur de grandes surfaces
même en l'absence de contre indications écologiques.
Le mélange d'essences limite les attaques de ravageurs et permet aux peuplements de mieux
résister au vent, même si à 200km/h rien de résiste réellement.
La régénération naturelle, moins coûteuse et plus respectueuse des paysages et du milieu, est
privilégiée. En cas d'échec le recours aux plantations doit rester exceptionnel.
Les surfaces des parquets de régénération varient de 1 à 5ha maximum de façon à entretenir un
aspect de mosaïque agréable. Depuis la rédaction de l'aménagement en 1985 l'ONF a affinés
ses préoccupations paysagères. En plus de leur surface, les formes des parquets de
régénération sont également réfléchies : moins de lignes droites, moins d'angles vifs et plus de
formes rondes et "patatoïdes" ne choquant pas l'œil et judicieusement combinées aux éléments
de paysages.
En mars 93 l'ONF a donc adressé à l'ensemble de ses personnels une instruction ayant pour titre
et objet "la prise en compte des paysages dans l'aménagement forestier" et un guide "approche
paysagères des actions forestières".
18 19
Le critère d'exploitabilité retenu est l'âge d'exploitabilité , fixé à 70 ans pour le pin maritime
et 30 ans pour le peuplier. 70ans paraît un peu court pour le pin maritime. Les plus anciens
conservés à proximité du bourg de St Trojan et mis à mal par l'ouragan de décembre avaient
120/130ans. Sans aller à cet âge là, 90/100 ans paraîtraient raisonnables et permettraient un
16
rappelons qu'il a été combattu au temps des résiniers pour "nettoyer" les places de gemmage, et qu'il a
longtemps été "rabattu" au profit du seul pin maritime lors des opérations sylvicoles.
17
Parquet = unité de gestion infra-parcellaire, dont la surface varie selon les situations de quelques dizaines
d'ares à quelques hectares
18
c'est à dire l'élément qui permet le calcul théorique de la surface annuelle à régénérer, du volume de bois à
récolter,... pour une gestion équilibrée dans l'espace et dans le temps. A partir de ces calculs, on ajuste au
mieux les coupes et les travaux aux contraintes réelles des peuplements.
19
âge d'exploitabilité = âge optimum de récolte de la futaie. Il se situe entre la fin de la période de croissance et
le début des manifestations de sénescence. Il peut donc varier pour une même essence selon les potentialités
de la station (sol + climat ⇒ rapidité de croissance) et les compromis exigés par les différentes fonctions de la
forêt.
59
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
vieillissement favorable à la diversification des structures végétales et au développement d'un
cortège d'espèces actuellement limité sur certaines zones. Laisser en place des arbres morts et
à cavités permet également d'améliorer la biodiversité. Cette notion de biodiversité elle aussi
récente a fait l'objet d'une instruction et d'un guide en novembre 93 "prise en compte de la
biodiversité biologique dans l'aménagement et la gestion forestière" auxquels les gestionnaires
doivent de référer au moment de la rédaction des plans de gestion et de l'exécution des
opérations sylvicoles (coupes d'amélioration notamment) .
La "jeunesse" de la forêt Oléronaise et la mise en pratique récente de ces principes n'ont encore
permis aucune évolution sensible.
La surface à régénérer théorique, pour la période 1986/2005, est de 31,46 ha/an soit 629 ha : on
la calcule en divisant la surface boisée totale (2202ha) par la durée de renouvellement (= âge
d'exploita-bilité) de l'essence principale pin maritime (= 70 ans). Mais la surface effectivement
retenue n'est en fait que de 527ha (soit 26,35 ha/an) compte tenu de la proportion importante de
jeunes bois sur le massif des Saumonards. Ce rythme de renouvellement a été respecté avec un
peu de retard... jusqu'à l'ouragan de décembre 99.
La technique de régénération préconisée (et en vigueur) consiste en une coupe des pins
maritimes en 2 étapes : coupe dite d'ensemencement l'année n, avec maintien sur pied de 50
semenciers/ha, et coupe dite définitive (extraction des semenciers) l'année n+5 au plus tard,
l'objectif étant, durant ces 5 ans, d'obtenir de façon naturelle ou assistée des semis viables en
densité suffisante. L'échéancier est le suivant :
n-1 exploitation du taillis de chêne vert avec maintien sur pied des plus beaux sujets, seuls ou
de préférence en bouquets. Cette opération fait partie de la coupe d'ensemencement,
mais elle est techniquement anticipée pour des raisons pratiques.
n désignation des semenciers et marquage de la coupe d'ensemencement.
n, n+1 exploitation de la coupe d'ensemencement.
n+1 si nécessaire broyage des rémanents et travail du sol, et semis complémentaire en plein
à la volée (10kg de graines/ha, origine locale).
n+2 si nécessaire (et si non réalisé à n+1) complément de semis.
n+5 exploitation des semenciers et, en cas d'échec de la régénération naturelle seulement,
plantation : l'appréciation du seuil d'échec s'affinant avec l'observation de la dynamique
forestière, le recours à la plantation se marginalise.
≈n+6 dégagement/dépressage (= éclaricie non productive de bois) des semis : on ne dégage
environ qu'un sujet d'avenir, tous les mètres, ce qui ne signifie pas que les intervalles
soient mis à nu !. Le chêne vert, qui rejette très vigoureusement, peut être
temporairement rabattu pour permettre à des semis de pin de "prendre le dessus" (il
"repart" très bien en sous-étage) ; il occupe par ailleurs les discontinuités
d'ensemencement du pin maritime, qu'on ne cherche pas à homogénéiser
systématiquement.
≈n+12 nouveau dépressage ramenant la densité du peuplement dominant à 2500 tiges/ha
environ.
On n'utilise jamais de phytocides, sauf dans quelques rares cas de risque d'envahissement par le
robinier : on l'empêche de drageonner en badigeonnant les sections d'abattage avec un produit
systémique dévitalisant (dûment homologué).
Par la suite, arbres ayant atteint des dimensions commercialisables, on passe en coupe
d'éclaircie tous les 8 ans. Après la révision d'aménagement, le délai entre les coupes pourrait être
rallongé, chaque intervention étant plus intense, sans inconvénient pour la diversité structurale.
60
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ANNEXE 3
Les années 1980/1990 ont marqué un tournant : prenant conscience de l'inversion des
phénomènes sédimentaires, les forestiers ont dû adapter leur conception de la gestion
dunaire, et ont entamé un fructueux dialogue avec les scientifiques.
Les grands principes issus de cette collaboration pour la gestion dunaire sont les suivants :
. Les dunes littorales sont par nature mobiles, elles résultent du constant rééquilibrage entre flux
d’énergie (mer, vent) et matériaux de la bordure continentale.
. La végétation, élément clef du contrôle de la dynamique éolienne, est aussi une composante
principale de la biodiversité qui doit être protégée. Les arrière dunes sont particulièrement riches en
espèces et milieux ; leur protection passe par un contrôle souple de la dune vive et, côté intérieur,
par l’organisation de la fréquentation et l’exclusion du reboisement.
. La gestion durable s’appuie sur le maintien de la succession la plus complète de faciès
caractérisant les dunes littorales. Sur les côtes en érosion, cela implique d’accepter un recul
progressif de l’ensemble de l’écosystème. Toute urbanisation proche du rivage doit être exclue.
A partir de photos aériennes, les universitaires ont réalisé, par photo interprétation stéréoscopique et
21
colorisation informatisée des différents niveaux de gris , une cartographie écodynamique qui
superpose
. les éléments du relief, rendus par des symboles différenciés selon leur fonctionnement dynamique
(exemple : zone de déflation ≠ zone d’accumulation), et
. les formations végétales, représentées par des couleurs nuancées selon qu'elles présentent un
faciès progressif ou régressif.
Y sont également notées les actions anthropiques (routes, travaux, sentiers …).
20
Pour le détail, se reporter aux livres et articles consacrés à cet épisode marquant de l'histoire oléronnaise
21
évidemment validées par contrôles de terrain
61
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
mais en relevant les données écologiques et morphologiques directement sur le terrain, d'après une
trame de repérage systématique de 50m de côté préalablement implantée (piquets).
Quelle que soit la méthode, l'élaboration de ces cartes et leur mise à jour restent assez lourdes et ne
permettent pas, par exemple, d'en faire un véritable outil de pédagogie et de communication. Mais
elles ont indéniablement ouvert un nouveau regard sur le milieu. Le diagnostic permet des travaux de
gestion finement adaptés à chaque situation élémentaire, en rompant définitivement avec la notion de
méthode standard (profil idéal ...) et à l'uniformisation relative qui s'ensuivrait.
Par ailleurs, en basant le diagnostic sur l'interprétation combinée des formes et associations végétales,
l'approche écodynamique invite aussi à mieux appréhender les habitats et les espèces patrimoniales,
et à réaliser le cas échéant (sous réserve du financement correspondant !) des opérations ciblées de
réhabilitation et des suivis attentifs, comme par exemple:
. dégagement/ouverture des micro-dépressions, avec à la clé la découverte du liparis de loesel,
. vigilance concernant l'oeillet des dunes et le lis de mer, entre autres
. participation à l'étude du lézard ocellé, qui semble avoir trouvé dans les dunes un ultime refuge, et à
ses exigences biologiques dans ce milieu particulier
En conséquence, l’ONF mène, avec les élus, une politique d’accès incitatifs aux plages depuis les
parkings et principales zones d'accueil (passages stabilisés par tapis plastiques, fléchage, clôtures,...).
Mais, si efficace soit-il pour concilier accueil et protection, le "cloisonnement" des dunes par ces accès
aménagés est un compromis qui ne peut (ne doit) pas être systématisé sans nuance. Ainsi, les
touristes ne sont pas encouragés à se rendre à la plage par les chemins forestiers, évitant ainsi la
diffusion des personnes (et donc le piétinement induit) sur l'ensemble des dunes et ménageant des
secteurs "sauvages", qui correspondent d'ailleurs à des zones particulièrement dangereuses en
matière de baignade.
62
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ANNEXE 4
Le marais salé de Gatseau a été intensément chassé autrefois (gibier d’eau) mais ne l’est plus
actuellement.
Le marais des Bris n'est pas chassé (n'a pas de statut particulier), mais fait l'objet de quelques
battues/an contre ragondins, renards et sangliers (ONC)
La pointe de Chassiron est chassée par l'ACCA de Saint Denis qui n'y prend exceptionnellement que
quelques lapins (pelouse nue trop fréquentée)
En forêt domaniale :
La chasse fait l'objet d'adjudications périodiques (baux de 12 ans) selon un cahier des charges précis
= cahier des clauses générales (nationales) + cahier des clauses communes (régionales) + clauses
particulières de chaque lot. A défaut, certains secteurs particuliers sont loués chaque année en
licences individuelles ou collectives. La prochaine remise en adjudication sera en 2003 selon un cahier
des clauses générales (CCG) révisé privilégiant l'éthique de la chasse (gestion de la faune sauvage
plutôt que simple loisir cynégétique). La forêt domaniale est, sur Oléron, le foyer de la chasse au gros
gibier : le chevreuil y a été introduit en 1972 et le sanglier en 74 ou 75. Les deux populations se sont
parfaitement acclimatées et (trop) bien développées : elles doivent être impérativement gérées.
Le massif de Saint Trojan a été adjugé en deux lots séparés par une réserve de chasse sise de part et
d'autre de la route de la grande plage et établie par arrêté préfectoral pour 12 ans (période de validité
calquée sur celle des baux de chasse). Il héberge une forte population de chevreuil (à peu près stable
grâce au plan de chasse) et de sangliers (qui atteignent des effectifs problématiques en raison de la
structure propice du biotope, dont la relative pauvreté alimentaire est compensée par agrainage). On y
chasse aussi la bécasse (moins présente qu'aux Saumonards), le lapin dont la myxomatose, les
dégâts de sanglier, et plus récemment le virus VHD font baisser les effectifs, et enfin le renard. Il n'y a
guère de lièvres.
Dans le massif de Domino, très mité, la chasse est difficile à pratiquer : elle est exploitée en ≈70
licences individuelles distribuées surtout aux membres de l'ACCA de Saint Georges. Elle ne concerne
que le petit gibier (bécasse, palombe, lièvre) et le renard (aussi introduit dans l'île, mais pas par
l'ONF).
Le massif des Saumonards est loué en licence collective depuis la résiliation du bail initial suite (entre
autres) à une chute spectaculaire de la population de chevreuil : le plan de chasse annuel est passé
en quelques années de 15 à 2. On y chasse aussi le sanglier (peu présent) et surtout la bécasse qui y
trouve un biotope favorable. Le lâcher de faisans (entre autres), très discutable d'un point de vue
éthique même en l'absence d'impact biologique véritable, y est interdit depuis la résiliation du bail initial
: il est prévu de généraliser cette interdiction à toute la forêt domaniale lors des adjudications de 2003.
Les bordures privées sont chassées par les ACCA, sauf la propriété de M. Signol (chasse privée). Le
marais de la Maratte, la Forêt Briquet et les autres parcelles des bordures sud et est des Saumonards
sont chassées par l'ACCA de Saint Georges pour les palombes et la bécasse + quelques sangliers et
chevreuils et surtout le renard, dont l'abondance vers la Maratte suscite des pétitions. Le Bois d'Avail
(riverain du massif de Saint Trojan) est chassé par l'ACCA de Dolus (mêmes gibiers qu'en domaniale).
63
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Dans tous les cas, il s'agit de chasse à tir, sauf quelques entraînements de fauconnerie (massif
domanial de Saint Trojan) en accord avec l'adjudicataire.
Actuellement, on tue annuellement plus de 200 sangliers sans baisse de la pression sur le milieu, et
depuis l'instauration du plan de chasse sanglier, les accidents par collision ont été multipliés par 10. La
gestion actuelle n'est donc pas satisfaisante : les mesures destinées à gérer la pénurie (renforcer une
population initialement faible) ne sont plus adaptées. Les chasseurs reconnaissent qu'il y a
surpopulation et qu'il faut "corriger le tir" :
. par des demandes de plan de chasse plus réalistes (= plus fortes) à réaliser scrupuleusement
. par la modification des consignes de tir et des sanctions correspondantes (règlements intérieurs des
associations) : il faut tirer les laies si on veut diminuer la population !
. par la réduction des agrainages.
22
Fortes réticences à la création d'un Groupement d'Intérêt Cynégétique (GIC) sanglier qui serait une
instance de pédagogie autant que de gestion concertée. Les esprits ne sont manifestement pas mûrs :
il y a trop divergences d'appréciation entre chasseurs selon qu'ils exercent dans le nord ou le sud de
l'île, qu'ils sont locataires en forêt domaniale ou membres des ACCA, et même selon les sensibilités
individuelles (difficulté à admettre la modification des consignes de tir, par exemple). La concertation
entre chasse domaniale et "borduriers" sur ce problème doit donc se faire autrement (via les actions
de la FDC 17?)
Inversement, fort consensus sur le rôle majeur de la gestion domaniale. Dans le sud de l'île au moins,
c'est la forêt domaniale qui héberge le "noyau" de la population de sangliers : par conséquent une
action forte concertée entre l'ONF, ses locataires et les autorités du plan de chasse aurait forcément
un impact décisif. L'effort déjà entrepris doit donc s'intensifier et les conditions de re-location en mars
2003 soigneusement étudiées (définition des lots et clauses particulières dans le cadre du CCG
révisé).
L'agrainage des sangliers est destiné à compenser la faiblesse alimentaire d'un milieu dont la structure
leur convient bien et pour les "fixer" autant que possible en forêt (potentiel cynégétique mais aussi
prévention des dégâts aux riverains). Mais il confine aujourd'hui au nourrissage (effet de cercle
vicieux), sans empêcher l'erratisme : les sangliers font la "tournée des popotes" (dans et hors du SIC),
provoquant accidents et autres dégâts. Conséquences : banalisation du site, dénaturation de la
population, maintien d'un sureffectif préjudiciable à d'autres espèces végétales ou animales (lapin,
amphibiens, etc.), victimes de prédation directe ou de la détérioration du milieu par fouissage intense
et répété.
Il est donc urgent de limiter et raisonner l'agrainage d'une façon cohérente dans et hors du SIC,
sachant qu'il n'existe pas de réglementation générale de l'agrainage :
- privilégier sur le territoire des ACCA les cultures à gibiers, selon le consensus obtenu sur les
23
conclusions l'audit patrimonial réalisé en 1999 par la fédération (FDC 17)
- appliquer strictement le régime d'autorisation prévu par l'actuel cahier des charges en forêt
domaniale...
- ...en attendant les adjudications ONF en 2003, dont le projet de CCG prévoit une limitation drastique
des possibilités d'agrainage
22
ou même la propositon qui consisterait à étendre aux territoires domaniaux et aux problèmes du grand gibier
la structue constituée pour lutter contre les dégâts dans les cultures
23
Voir le rapport de Mlle Chauchard "Conditions et moyens d'une meilleure gestion de la qualité cynégétique des
territoires de l'île d'Oléron", qui préconise, pour "reconquérir les territoires abandonnés" qui n'intéressent pas
l'agriculture, de nouvelles vocations dont celle de "terrains pour aménagements cynégétiques"
23
et sauf à se concerter sur les modalités d'entretien et créations
64
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
L'utilisation des mares par le grand gibier (notamment le sanglier qui séjourne volontiers dans les
dépressions pour leurs "souilles" naturelles) est compatible avec leur optimisation biologique à
condition de ne pas aggraver les effets de cette fréquentation spontanée par des excès de mise en
24
valeur cynégétique :
apports d'argile (problème d'eutrophisation) et agrainage.
Il faut donc s'assurer que les apports d'argile, non pratiqués actuellement, ne le seront pas non plus à
l'avenir, et prévoir de supprimer ou déplacer les points d'agrainage situés en milieu humide.
Par ailleurs, il existe dans le massif de Saint Trojan d'anciens canaux recreusés, quand la nappe
phréatique était plus haute, pour la chasse aux canards ; abondants autrefois, les canards n'y viennent
plus par défaut d'entretien, fermeture du milieu, baisse de la nappe. L'ONF n'entend pas restaurer ces
canaux et leurs abords pour motif cynégétique (ou simplement ornithologique), mais il n'est pas exclu
que des actions entreprises en faveur d'habitats et espèces d'intérêt communautaire profitent
également aux oiseaux.
Enrayer la chute des populations de lapin, espèce "clé de voûte" pour la biodiversité
Constat consensuel : le lapin subit une régression alarmante due au virus VHD (la myxomatose et les
renards n'ont rien à voir avec ce phénomène nouveau) et, dans ce contexte, la prédation par les chats
harets (surtout hors du SIC) et les sangliers (dans toute l'île) devient un véritable fléau. Pour les
biologistes, le risque est surtout de voir disparaître des espèces rares encore plus menacées et qui ne
survivent dans les 'Dunes et forêts d'Oléron' que grâce au lapin : Lézard ocellé et Crapaud à couteaux,
notamment.
La fédération enquête auprès des ACCA sur l'opportunité de demander au Préfet de faire passer le
lapin du statut de nuisible à celui de gibier et permettre ainsi une véritable gestion en sa faveur :
garennes artificielles surélevées (contre l'humidité) entourées de pelouses herbeuses (espaces
spécialement débroussaillés). Les ACCA du sud de l'île y sont très favorables, mais c'est beaucoup
moins net dans le nord, qui concentre l'essentiel des terres cultivées (crainte des dégâts ?).
* *
*
65
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ANNEXE 5
0 - Contexte de l'entretien
La "fiche d'information" du site Dunes et forêts d'Oléron préconise entre autres, pour la conservation
des habitats des dépressions dunaires humides, de "s'assurer que les fluctuations de niveau de la
nappe dans les dépressions dépendent uniquement de facteurs naturels en veillant à ce que les
pompages d'eau douce effectués dans les secteurs urbanisés périphériques ne fassent pas s'enfoncer
exagérément la nappe". Par ailleurs, le marais de la Maratte, inclus dans le site, est protégé par un
arrêté de biotope (AP n° 95 - 1909 - DIR 1/B4 du 3 août 1995) qui "interdit d'altérer le biotope [entre
autres] par modification du régime de la nappe phréatique, par assèchement du marais ainsi que par
pompage ou toute autre forme de prélèvement", mais seulement sur les 23 ha de la cartographie
annexée à l'arrêté. Le problème est donc de préciser l'hydrogéologie locale, de cerner les usages et
prélèvements ainsi que leur incidence sur le fonctionnement hydrogéologique, et d'imaginer le cas
échéant des mesures de prévention ou d'atténuation à mettre en oeuvre, essentiellement hors du
périmètre des Dunes et forêts d'Oléron, pour la conservation des habitats humides.
1 - Hydrogéologie sommaire
Grossièrement, deux nappes intéressent le sous-sol d'Oléron :
- une nappe phréatique (ou nappe libre), peu profonde et qui suit approximativement la topographie :
elle est directement alimentée par les précipitations
- une nappe captive, profonde, piégée par une couche géologique imperméable sus-jacente et par
conséquent sans influence sur les fluctuations observées dans les dépressions dunaires.
En principe, seuls les pompages effectués dans la nappe libre sont susceptibles d'affecter les habitats
humides. Toutefois, des forages profonds peuvent mettre artificiellement les deux nappes en
communication, ce qui rend possibles des pertes de la nappe superficielle vers la nappe profonde si
celle-ci venait à être exagérément sollicitée (chute de pression).
66
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
leurs principales caractéristiques. Les aides à l'irrigation (subordonnées à la vérification de la régularité
de l'installation de pompage) sont l'occasion de compléter ce registre pour ce qui concerne les
équipements anciens. Les informations actuellement consultables ne tiennent pas encore compte de
cette mise à jour, qui ne devrait pas (ou très peu) concerner Oléron.
3 25
Reste que les pompages de moins de 8 m /h ne sont soumis à aucun contrôle et ne sont donc pas
recensés. Or ils sont manifestement très nombreux : l'accès à l'eau est très facile (nappe libre) et les
entreprises locales spécialisées connaissent une prospérité sans rapport avec les seules installations
déclarées ou autorisées. On peut raisonnablement penser que ces prélèvements inconnus cumulés
dépassent de loin les pompages officiels dans le niveau phréatique qui nous intéresse ici.
La protection des captages d'eau potable (la loi impose de concevoir un dispositif foncier et
réglementaire emboîté adapté à chaque cas) nécessite une connaissance fine des forages et
prélèvements existants, qu'ils relèvent ou non du régime de déclaration ou autorisation. A cette fin les
Sociétés des Eaux diligentent actuel-lement une enquête pour la protection de captages à Dolus et
autour de Domino qui pourrait donner, si elles consentent à les communiquer, des indications
intéressantes sur l'importance des pompages non réglemen-tés ou non déclarés, notamment dans
une zone assez proche des dépressions dunaires du massif de Saint Trojan. Noter que les captages
d'utilité publique pour l'alimentation en eau potable ne puisent que dans la nappe captive et n'ont pas
d'incidence en eux-mêmes sur les fluctuations de surface qui nous préoccupent.
Citons aussi pour mémoire les éventuels pompages d'eau salée (sous la lame d'eau douce) près du
littoral pour des usages aquacoles nécessitant une qualité d'eau particulière ou simplement par
commodité ; aucune déclaration de ce type n'a été enregistrée dans le secteur de Saint Trojan et elle
n'aurait d'ailleurs probablement aucune influence sur les fluctuations en forêt. A 2 km environ du
marais de la Maratte, la ferme marine du Douhet dispose de 3 pompages antérieurs à la loi de 92 et
qui par conséquent ont été entérinés sans nouvelle instruction, de sorte qu'on n'en connaît pas
l'incidence ; la nappe captive dans laquelle elle puise est complexe, "feuilletée" et localement très
salée.
Une première interprétation des résultats de ce piézographe en fonction des données météo locales
permettra, par comparaison avec un site équivalent (du point de vue hydrogéologique) disposant d'une
"chronique" beaucoup plus ancienne, de se faire d'ici quelques mois une idée du caractère naturel ou
altéré des fluctuations de la nappe. Mais ça ne suffit pas pour savoir comment les prélèvements
périphériques (puisqu'il n'y en a pas sur le site même) peuvent affecter ces fluctuations, ce qui est
indispensable pour savoir comment intervenir.
D'abord comprendre...
25
si ce n'est l'obligation pour le foreur de déclarer préalablement à la DRIRE tout forage (pour quelque usage
que ce soit) de plus de 10m de profondeur
26 3
une installation de ce type devrait être déclarée (si elle ne débite que 3 m /h, elle prélève sûrement plus de 40
3
m /jour en fonctionnement hivernal continu), ce qui n'est pas encore le cas ; mais il est très probable qu'il y ait
des projets... voire des réalisations.
67
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- analyser les résultats du piézographe de Saint Trojan comme indiqué ci-dessus (le secteur du marais
de la Maratte est infiniment plus complexe et il n'y a pas jusqu'ici d'inquiétude qui justifie une étude
forcément lourde).
27
- faire en laboratoire l'étude de la perméabilité des sables dunaires du massif de Saint Trojan pour
préciser le fonctionnement hydrodynamique de cette nappe
- faire une enquête sur les prélèvements existants (non soumis à déclaration) dans un périmètre
déterminé d'après le résultat de l'étude de perméabilité.
En général, on procède plutôt à des pompages d'essai à partir de "puits" existants pour connaître le
fonctionnement hydrodynamique d'une nappe. Mais la méthode a ici ses limites : les puits susceptibles
de servir aux essais ne peuvent être (faute de pompage répertorié pertinent) que des ouvrages privés
conçus pour un usage domestique et probablement inaptes à supporter correctement les débits
soutenus et prolongés d'un essai, dont les résultats seraient alors faussés. Autre complication : éviter
que le rejet de l'eau pompée ne réalimente la nappe (nappe libre en substrat sableux!) et fausse les
mesures. Dans le meilleur des cas, un pompage d'essai revient à 30 ou 40 000 F, mais le coût pourrait
doubler ou tripler compte tenu de la contrainte de rejet, et pour un résultat qui pourrait rester aléatoire.
C'est pourquoi, les sables dunaires constituant un matériau remarquablement homogène, l'étude de
perméabilité est dans le cas présent infiniment plus simple et plus fiable.
Compte tenu de ce qui précède (§ 2), les mesures à préconiser, si elles s'avèrent nécessaires,
seraient plus restrictives que le simple respect de la police de l'eau actuelle. Comme elles
dépasseraient, puisqu'elles concernent des installations sises hors du site, le cadre de la gestion
concertée des habitats, elles ne pourraient être mises en oeuvre que sous la responsabilité des
services de l'Etat, qui peut réglementer par arrêté préfectoral, ou dans le cadre d'un Schéma
d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). Or s'il n'est pas envisageable de doter Oléron d'un
SAGE ("bassin" trop petit pour justifier à lui seul une telle procédure), il ne serait pas incohérent
d'étendre à l'île le périmètre d'étude du SAGE du bassin de la Seudre.
27
l'université de Bordeaux ne fait plus ce type d'étude. En revanche, celle de Poitiers le peut sous la direction de
M. Moumtaz RAZACK, professeur d'hydrogéologie ; voir avec lui dans quelles conditions ses étudiants
pourraient réaliser l'étude de perméabilité et l'enquête sur les prélèvements.
68
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
69
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
1- Cadre réglementaire
Le réseau Natura 2000 est un réseau de sites qui hébergent des espèces et des milieux naturels rares ou
menacés à l’échelle européenne. L’engagement des Etats de l’Union européenne est de préserver ce
patrimoine écologique sur le long terme.
La France a privilégié une politique contractuelle en ce qui concerne la gestion des sites Natura 2000.
Actuellement, il existe trois outils contractuels pour la mise en œuvre des actions de gestion conservatoire
prévues dans le Document d’objectifs (DOCOB) du site : les mesures agro-environnementales territorialisées
(pour les milieux de production agricole uniquement), les Contrats Natura 2000 (hors milieux de production
agricole) et les Chartes Natura 2000 (tous milieux).
La Charte Natura 2000 constitue un élément du document d’objectifs (DOCOB) d’un site. Son objectif est donc la
conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire présents sur le site. Elle vise ainsi à favoriser
la poursuite, le développement et la valorisation des pratiques favorables à leur conservation.
Il s’agit de « faire reconnaître » ou de « labelliser » cette gestion passée qui a permis le maintien de ces habitats
remarquables.
La durée d’adhésion à la charte est de 5 ans. Il n’est pas possible d’adhérer aux différents
engagements pour des durées différentes.
La charte contient :
Des engagements contrôlables permettant de maintenir les habitats et espèces d’intérêt
communautaire dans un bon état de conservation. Ce sont des bonnes pratiques locales
existantes ou souhaitées qui consistent en des engagements « à faire » ou « à ne pas faire ».
Ces engagements n’entraînent pas de surcoût de gestion pour les adhérents et donc ne sont pas rémunérés.
Des recommandations, non soumises à contrôle, permettant d’encourager les actions
favorables aux enjeux de conservation.
Les recommandations et les engagements peuvent être de portée générale et concerner le site dans
son ensemble ou être spécifiques et ciblés par grands types de milieux naturels ou d’activités.
L’adhésion à la Charte peut donner accès à certains avantages fiscaux et à certaines aides
publiques :
Exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) :
Cette exonération n’est applicable que si le site est désigné par arrêté ministériel et doté d’un DOCOB
complet approuvé par arrêté préfectoral. Elle ne s’applique pas aux quatrièmes et septièmes
catégories fiscales que sont les vignes, carrières, sablières ou tourbières.
70
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Elle est applicable pendant cinq ans à compter de l'année qui suit celle de la signature du contrat ou
de l'adhésion à la charte et est renouvelable.
Pour en bénéficier, le propriétaire doit fournir au service des impôts avant le 1er janvier de la première
année au titre de laquelle l'exonération est applicable, copie de sa déclaration d’adhésion à la
charte.
Exonération des droits de mutation à titre gratuit pour certaines successions et donations :
Cette exonération concerne les propriétés non bâties incluses dans un site Natura 2000. Ces propriétés
doivent faire l’objet d’un certificat (délivré par les DDT) attestant d’un engagement de gestion
conforme aux objectifs de conservation de ces espaces, pour une durée de dix-huit ans (30 ans pour
les milieux forestiers) (article 793 2.7° du Code général des impôts).
L’exonération s’élève à ¾ des droits de mutations.
Tout titulaire de droits réels ou personnels portant sur des terrains inclus dans un site Natura 2000 peut
adhérer à la charte du site. Le signataire peut donc être le propriétaire ou la personne disposant d’un
mandat la qualifiant juridiquement pour intervenir et prendre les engagements mentionnés dans la
charte. La durée du mandat doit couvrir au moins la durée d’adhésion à la charte.
Dans le cas où le propriétaire a confié certains droits à des " mandataires " (par exemple : bail rural, bail de
chasse, cession du droit de pêche, convention d'utilisation...), il devra veiller à informer ses " mandataires " des
engagements qu'il a souscrits. Une adhésion concertée, cosignée du mandataire et du propriétaire devra être
recherchée.
REMARQUE : Dans le cas de parcelles dont le propriétaire a confié par bail une partie de ses droits (ex :
bail rural ou bail de chasse…), alors l’adhésion devra être obligatoirement cosignée pour que le
propriétaire puisse prétendre à l’exonération de TFNB.
L’unité d’engagement est la parcelle cadastrale (il n’est pas possible d’engager des parties de
parcelle).
L’adhérent a le choix d’engager tout ou partie seulement de ses parcelles incluses dans le site. Il
conserve tous les droits inhérents à son statut de propriétaire ou de mandataire.
Le propriétaire adhère à tous les engagements de portée générale et à tous les engagements
correspondant aux milieux présents sur les parcelles pour lesquelles il a choisi d’adhérer.
Le mandataire peut uniquement souscrire aux engagements de la charte qui correspondent aux droits
dont il dispose.
71
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
La durée d'adhésion court à compter de la date de réception du dossier complet par la DDTM, indiquée sur
l'accusé réception que cette dernière adresse à l’adhérent après instruction de sa demande.
1.5 Le contrôle
Les contrôles sont effectués par la DDTM prioritairement sur les adhésions donnant droit à une
contrepartie. Ils portent sur le respect des déclarations d’adhésion et des engagements. La circulaire
DNP/SDEN N° 2007-n°1 / DGFAR/SDER/C2007-5023 du 26 avril 2007 précise :
72
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
Saumonards) de l’île d’Oléron, sur une superficie de 2904 ha, sur les communes de Dolus d’Oléron,
Le Grand-Village-Plage, St Denis-d’Oléron, St Georges-d’Oléron et St Trojan-les-Bains.
Il présente deux ensembles écologiquement distincts, mais liés sur le plan fonctionnel et dynamique :
trois forêts littorales sur un système de dunes fossiles ainsi qu’un linéaire de cordons dunaires d’une
largeur variable allant de quelques mètres à plus de 500 mètres qui occupe l’essentiel de la façade
ouest de l’île (interrompu toutefois par quelques secteurs urbanisés). Très ponctuellement au sud de la
forêt de St Trojan, des vasières et de petits prés salés se sont développés à l’abri de flèches sableuses,
tandis que vers le nord de l’île (pointe de Chassiron), les dunes laissent la place à des micro-falaises
calcaires.
Représentativi Principales
Habitats/Espèces Intérêt Exigences
té à l’échelle activités en
* prioritaire patrimonial Ecologiques
du site inter action
1140 Replats boueux ou sableux 0,1%
exondés à marée basse
1210 Végétation annuelle des moyen 0,0% plage soumise aux marées fréquentation
laissés de mer touristique
Nettoyage
mécanique des
plages
1220 Végétation vivace des 0,0%
rivages de galets
1230 Falaises à végétation des 0,0%
côtes atlantiques
1310 Végétation pionnière à 0,0%
salicorne
1420 Fourrés halophiles 0,2%
thermo-atlantiques
2110 Dunes mobiles moyen 0,2% Sable dunaire mobile, fréquentation
embryonnaires directement soumis au touristique
vent et aux embruns
2120 Dunes mobiles du cordon moyen 3,4% Sable dunaire mobile, Infrastructures,
littoral à Ammophila arenaria directement soumis au fréquentation
(dunes blanches) vent et aux embruns touristique
2130* Dunes cotières fixées à fort 9,0% Sable dunaire, non Infrastructures,
végétation herbacée (dunes directement soumis au fréquentation
grises) vent et aux embruns touristique
2160 Dunes à argousier 0,4%
2170 Dunes à saule des dunes moyen 0,1% Dépression dunaire
humide
2180 Forêt dunaire à Pin fort 76,0% Sol sec sur sables dunaires Sylviculture
maritime et Chêne vert fixés
Infrastructures,
fréquentation
touristique
2190 Dépressions humides 0,3%
73
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
intradunales
2260 Dunes à végétation de 0,1%
Ciste
3140 Mares mésotrophes à 0,0%
characées
6210* Pelouses sèches semi- 0,3% Infrastructures,
naturelles et faciès fréquentation
d’embuissonnement sur touristique
calcaires
7210* Bas-marais calcaire à 0,1%
marisque
91E0* Forêts alluviales à 4,9%
Aulne et Frêne
9340 Forêts à chêne vert 0,2%
Espèces :
Douze espèces de l’annexe II de la Directive Habitats, Faune et Flore, dont trois espèces prioritaires
(en gras), ont été inventoriées sur le site :
MOLLUSQUES :
1016 : Vertigo de Desmoulins Vertigo moulinsania
INSECTES :
1083 : Lucane cerf-volant Lucanus cervus
1087 : Rosalie des Alpes Rosalia alpina
REPTILES :
1220 : Cistude d’Europe Emys orbicularis
MAMMIFERES :
1303 : Petit rhinolophe Rhinolophus hipposideros
1304 : Grand rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum
1308 : Barbastelle Barbastellus barbastellus
1323 : Murin de Bechstein Myotis bechsteinii
1355 : Loutre Lutra lutra
PLANTES
1676 : Cynoglosse des dunes Omphalodes littoralis
1903 : Liparis de Loesel Liparis loeselii
Le site compte également une espèce végétale (Spiranthes d’été) et quatorze espèces animales de
l'annexe IV de la directive habitats : Sérotine commune, Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl,
Pipistrelle de Nathusius, Oreillard sp, Noctule commune, Noctule de Leisler, Murin de Daubenton,
Lézard vert, Lézard des murailles, Triton marbré, Pélobate cultripède, Rainette méridionale et
Bacchante.
Douze espèces de l'annexe I de la directive oiseaux sont également répertoriées sur le site : l'Aigrette
garzette, l’Alouette calandrelle, l’Alouette lulu, le Busard des roseaux, le Circaëte Jean le Blanc,
l'Engoulevent d'Europe, la Fauvette pitchou, le Martin pêcheur, le Milan noir, la Mouette
mélanocéphale, la Pie-grièche écorcheur, le Pipit rousseline.
Principales activités :
Le site, composé pour plus de 99% de propriétés publiques (dunes et forêts domaniales, terrains du
conservatoire du littoral, acquisitions du département au titre des ENS), est soumis à une pression
touristique très importante. Les autres activités qui y ont été recensées sont la sylviculture, la chasse,
74
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
l’urbanisation et le camping sur parcelles privées. La conchyliculture, la pêche et le nautisme, exercés
en dehors du site, le concernent indirectement.
Cinq grands types de milieux ont été retenus sur le site, regroupant chacun un à cinq habitats d'intérêt
communautaire.
76
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
[Link] Activités de
loisirs (Promenade et
randonnée pédestre, Tous Toutes
équestre ou cycliste,
course d’orientation,
sports nautiques,
Communication et
valorisation du patrimoine Tous
naturel
1210 Végétation annuelle des
laissés de mer
Nettoyage des plages 2110 Dunes mobiles
embryonnaires
Le site bénéficie d'une très forte protection foncière : forêt domaniale, terrain du Conservatoire du
littoral ou propriété du département pour plus de 96% de sa surface.
77
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
- une fiche pour les engagements et recommandations de portée générale : systématiquement signée
par tout adhérent,
- Cinq fiches qui présentent les engagements et recommandations propres à chaque type de milieux :
l’adhérent signera celles correspondant aux caractéristiques des parcelles pour lesquelles il souhaite
adhérer :
FICHE 1 : DUNES
FICHE 2 : FORETS
FICHE 3 : DEPRESSIONS HUMIDES ET MARES
FICHE 4 : HABITATS COTIERS
FICHE 5 : PELOUSES CALCAIRES
- Trois fiches relatives aux engagements et recommandations de gestion par type d’activité pratiquée
sur le site :
78
Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS ET RECOMMANDATIONS DE PORTEE GENERALE
NB : Ces engagements et recommandations doivent être proposés à tous les propriétaires (et mandataires) indépendamment
du type de milieu ou de la surface engagée par l’adhésion à la charte.
ENGAGEMENTS MINIMUMS
2. Autoriser l’accès des terrains soumis à la charte à la structure animatrice du site Natura 2000 et/ou
aux experts (désignés par le préfet ou la structure animatrice), afin que puissent être menées les
opérations d’inventaires et d’évaluation de l’état de conservation des habitats naturels.
Je serai informé au préalable de la qualité des personnes amenées à réaliser ces opérations, de la
période d’intervention, et si possible des dates, au moins deux semaines avant la visite. Je pourrai me
joindre à ces opérations et je serai informé de leurs résultats.
Point de contrôle : Absence de refus d’accès signalé par la structure animatrice.
3. En dehors du bail rural, informer mes mandataires des engagements auxquels j’ai souscrit et modifier
les mandats lors de leur renouvellement écrit afin de les rendre conformes aux engagements de la
charte.
Point de contrôle : Document signé par le(s) mandataire(s) attestant que le propriétaire les a
informés des engagements souscrits, modification des mandats.
4. Informer tout prestataire intervenant sur les parcelles concernées par la charte des dispositions
prévues par celle-ci.
Point de contrôle : Document signé par le(s) prestataire(s) attestant que le propriétaire les a informés
des engagements souscrits.
5. Signaler à la structure animatrice les travaux ou aménagements (sauf opérations de gestion courante)
concernant des habitats d’intérêt communautaire et ne relevant pas d’opérations prévues dans le
DOCOB.
Point de contrôle : Absence de travaux/aménagements sans information préalable de la structure
animatrice.
6. Mettre en conformité mon plan de gestion ou document de gestion des forêts avec les engagements
souscrits dans la charte dans un délai de 3 ans suivant l’adhésion à la Charte.
Point de contrôle : Mise en conformité du document de gestion ou du plan simple de gestion dans les
3 ans.
RECOMMANDATIONS
1. Maintenir et développer des pratiques de gestion favorables aux habitats et espèces d’intérêt
communautaire.
2. Limiter au maximum la circulation des véhicules motorisés sur les parcelles.
3. Informer la structure animatrice du site Natura 2000 de toute dégradation des habitats et habitats
d’espèces d’intérêt communautaire, d’origine humaine ou naturelle.
4. Veiller à ne pas démanteler les talus, haies, murets, et autres éléments structurant le paysage et la
connectivité entre les habitats et servant de corridor de déplacement aux espèces d’intérêt
communautaire.
5. Veiller à ne pas introduire ou favoriser le développement d’espèces animales ou végétales exotiques à
caractère envahissant.
6. Limiter au maximum les apports de produits phytosanitaires et de fertilisants.
7. Ne pas stocker de produits chimiques ou organiques sur la ou les parcelles engagées.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Ne pas détruire les habitats d’intérêt communautaire, notamment par dépôt de matériaux inertes,
travail du sol, extraction de matériaux,…(les travaux de restauration ou de gestion dunaire, par
plantation d’oyat ou dépôt de branches pour la fixation de la dune par exemple, ne sont pas considérés
comme des travaux pouvant être destructeurs)
Point de contrôle : contrôle sur place de la non destruction des habitats du fait du signataire de la
charte.
3 - Ne pas introduire d'espèces végétales exotiques à caractère envahissant (ailante, séneçon en arbre,
canne de Provence, herbe de la pampa,...). Veiller notamment à ne pas utiliser ces végétaux en
couverture morte lors des travaux de fixation des dunes, pour éliminer le risque de semis ou de
bouturage.
Point de contrôle : absence d'espèces exotiques introduites du fait du signataire de la charte.
RECOMMANDATIONS :
1 - Favoriser les actions visant à limiter l'accès du public aux habitats par leur mise en défens.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
4 - Ne pas autoriser de manifestations festives ou sportives sur les habitats d'intérêt communautaire,
notamment entre le 15 mars et le 30 juin, période très sensible pour la faune.
6 – Informer le public sur la fragilité du milieu, sa grande valeur patrimoniale et sur sa gestion
conservatoire
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
2 - Renouveler les peuplements préférentiellement par régénération naturelle, par parquets dont la
surface n’excède pas 5 hectares. Les éventuels compléments ponctuels nécessaires à la régénération ne
seront réalisés qu’avec des essences caractéristiques de l’habitat.
Point de contrôle : contrôle sur place de la surface des parquets de régénération et des essences
plantées en complément de régénération.
3 – Ne pas utiliser de produits chimiques. Cet engagement ne s'applique pas dans les cas suivants :
• Traitement insecticide collectif contre la chenille processionnaire du pin en application d'un
arrêté préfectoral relatif à la santé publique.
• Lutte ponctuelle contre une espèce envahissante, en accord avec la structure animatrice,
lorsqu'il n'existe pas de solution alternative techniquement et économiquement satisfaisante.
Point de contrôle : contrôle sur place de la non utilisation de produit chimique
4 - Ne pas introduire d'espèces végétales exotiques à caractère envahissant (ailante, robinier, séneçon
en arbre, ...).
Point de contrôle : contrôle sur place de l'absence d'espèces exotiques introduites du fait du signataire
de la charte.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
6 – Conserver au moins 3 arbres de diamètre supérieur 35 cm sénescents et/ou fissuré ou à cavités par
hectare dans les peuplements adultes, sauf si la sécurité du public est compromise ou si un risque
sanitaire est avéré.
Point de contrôle : Contrôle sur place de la présence d'au moins 3 arbres sénescents et/ou à cavités
par hectare.
RECOMMANDATIONS :
1 – Favoriser les individus isolés d'essences appartenant au cortège local rares ou peu représentés
(chênes caducifoliés, érable champêtre,...)
3 – Ne pas débroussailler totalement les sous-bois pour conserver la richesse patrimoniale de la strate
arbustive, cistes notamment
4 – Ne pas boiser les milieux ponctuels associés à l'habitat tels que clairières, dépressions
humides,...
5 - Ne pas autoriser de manifestations festives ou sportives sur les habitats d'intérêt communautaire,
notamment entre le 15 mars et le 30 juin, période très sensible pour la faune.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Ne pas réaliser de travaux susceptibles de modifier le milieu et son fonctionnement écologique tels
que drainage, remblaiement, terrassement, retournement de sol,…
Point de contrôle : contrôle sur place de l’absence de ces travaux
2 – Ne pas utiliser de produits chimiques dans les dépressions humides et dans les mares, ainsi que
dans un rayon de 50 mètres autour de celles-ci
Point de contrôle : absence de traces d’utilisation de produit chimique
4 – Respecter une période d’intervention entre le 1er septembre et le 28 février lors de travaux
d’entretien et de restauration de ces milieux, cette période étant moins sensible pour la faune et la flore
Point de contrôle : respect de la période d’intervention lors de travaux
RECOMMANDATIONS :
1 – En cas de boisement naturel des dépressions et marais, contrôler le développement des ligneux par
coupe avec exportation des rémanents hors de l’habitat. Une partie des ligneux pourra être conservée,
de préférence sur le pourtour de la zone entretenue.
2 – Limiter au strict nécessaire la pénétration d’engins dans les habitats ou à proximité. Intervenir de
préférence en période sèche, en fin d’été ou début d’automne.
5 – Lors de curage de mares, respecter les vieux fonds-vieux bords et conserver une partie des vieilles
vases pour favoriser la recolonisation rapide par la faune et la flore aquatique.
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Ne pas réaliser de travaux susceptibles de modifier le milieu et son fonctionnement écologique tels
que remblaiement, terrassement, prélèvement de matériaux,…
Point de contrôle : contrôle sur place du maintien de l’habitat
3 – Ne pas prélever ni déposer de matériaux (sable,…), à l’exception des travaux autorisés de défense
contre la mer pour des raisons de sécurité.
Point de contrôle : absence de prélèvement ou de dépôt de matériaux
4 – Ne pas introduire d'espèces végétales exotiques à caractère envahissant (séneçon en arbre, …).
Point de contrôle : non introduction d'espèces exotiques du fait du signataire de la charte, après
signature de celle-ci
RECOMMANDATIONS :
1 – Préserver la laisse de mer et la végétation de haut de plage, dont l’intérêt biologique est important
et qui participent au renforcement des dunes et à la défense des côtes, en restreignant au maximum le
nettoyage des plages et en le limitant au ramassage sélectif des macro déchets.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Maintenir les pelouses calcaires en proscrivant tous travaux susceptibles de détruire les habitats
d’intérêt communautaire (retournement du sol, dépôt de matériaux inertes, extraction de matériaux…)
Point de contrôle : contrôle sur place de la non destruction des habitats du fait du signataire de la
charte.
3 - Ne pas introduire d'espèces végétales exotiques à caractère envahissant (ailante, séneçon en arbre,
canne de Provence, herbe de la pampa,...).
Point de contrôle : absence d'espèces exotiques introduites du fait du signataire de la charte.
RECOMMANDATIONS :
1 - Favoriser les actions visant à limiter la divagation du public dans l’habitat par sa mise en défens.
2 – Réduire, voire supprimer, le nombre et/ou l'emprise des équipements et infrastructures existants
(parkings, routes, pistes,...)
3 – Entretenir l’habitat par une fauche ou un débroussaillage tardif, entre le 1er septembre et le 1er mars,
avec exportation des produits, afin de permettre à la flore (orchidées notamment) de réaliser son cycle
complet.
4 - Ne pas autoriser de manifestations festives ou sportives sur les habitats d'intérêt communautaire,
notamment entre le 15 mars et le 30 juin, période très sensible pour la faune.
5 – Informer le public sur la fragilité du milieu, sa grande valeur patrimoniale et sur sa gestion
conservatoire
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ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Informer les usagers sur le site Natura 2000 et sur les pratiques favorables à sa bonne
conservation :
• cheminer uniquement sur les itinéraires dédiés à chaque type d'activité,
• respecter des clôtures afin de ne pas piétiner la flore,
• ramener ses déchets pour les jeter à la poubelle de l’hébergement
• Tenir son chien en laisse et ne pas le laisser divaguer sur le site
• Ne pas faire de feu en forêt ni sur la plage ou la dune (rappel réglementaire)
• Respecter les interdictions de cueillette des espèces patrimoniales et limiter la cueillette des
espèces banales à des fins domestiques
Point de contrôle : prise en compte de Natura 2000 dans les plaquettes d’information ou les bulletins
de l’association (présence d’un courrier d’information aux adhérents)
2 – Informer la structure animatrice du programme des manifestations prévues sur le site lors de son
établissement et au plus tard 15 jours avant celles-ci
Point de contrôle : présence d’un courrier adressé à la structure animatrice
3 - Informer les utilisateurs de ne pas pénétrer hors des zones autorisées, notamment pour respecter les
habitats naturels notamment la dune, la flore, et la faune.
Point de contrôle : vérification que l’information des usagers a bien été réalisée.
RECOMMANDATIONS :
1 - Sensibiliser tous les pratiquants d’activités de loisirs aux dérangements et dégradations qu’ils
peuvent occasionner sur la faune et la flore du seul fait de leur présence.
2 - Fournir aux usagers un exemplaire de cette charte afin qu’ils prennent connaissance des
engagements à respecter en faveur du site Natura 2000.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m’engage à :
RECOMMANDATIONS :
1 - Informer le public sur la sensibilité des milieux, les précautions d’usage dans le site Natura
2000, et le maintien des bonnes pratiques favorables à l’environnement.
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Document d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – novembre 2001
ENGAGEMENTS :
Je m'engage à :
1 – Préserver la laisse de mer et la végétation de haut de plage, dont l’intérêt biologique est important
et qui participent au renforcement des dunes et à la défense des cotes. En cas de risque sanitaire avéré
les algues collectées ne devront pas être stockées et/ou enfouies sur place.
Point de contrôle : absence de ramassage de la laisse de mer. Absence de stockage ou d’enfouissement
sur place des algues récoltées.
2 – Ne pas réaliser de nettoyage mécanique des plages et privilégier un ramassage sélectif des déchets
d’origine anthropique.
Point de contrôle : absence de nettoyage mécanique des plages.
RECOMMANDATIONS :
1 – Privilégier le nettoyage manuel des plages en dehors de la période de nidification qui s’étend
d’avril à août.
2 - Réaliser le tri sélectif des déchets ramassés sur les plages et en assurer le suivi.
3 – Proposer des sessions de formation aux responsables et personnels intervenant dans le nettoyage
des plages pour une meilleure connaissance de ce milieu et sa prise en compte dans la gestion des
hauts de plage.
5 – Enlever les poubelles et les remplacer par des panonceaux d’information sur la gestion des déchets.
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Réseau NATURA 2000
Dunes et forêts de l'île d'Oléron
n° européen FR5400433
n° Poitou-Charentes 31
DOCUMENT D'OBJECTIFS
II - Cartes
Décembre 2001
Documents d'objectifs Dunes et forêts d'Oléron – février 2002