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Recours

Le document traite de la possibilité d'annulation partielle des permis de construire en cas de vice affectant une partie identifiable du projet, tout en soulignant l'importance de la protection du droit de propriété. Il évoque également la nécessité d'une évaluation concrète des modifications apportées aux documents d'urbanisme pour établir leur légalité. Enfin, il appelle à une simplification et clarification du droit de l'urbanisme pour réduire les litiges.

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Recours

Le document traite de la possibilité d'annulation partielle des permis de construire en cas de vice affectant une partie identifiable du projet, tout en soulignant l'importance de la protection du droit de propriété. Il évoque également la nécessité d'une évaluation concrète des modifications apportées aux documents d'urbanisme pour établir leur légalité. Enfin, il appelle à une simplification et clarification du droit de l'urbanisme pour réduire les litiges.

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voca%on fonc%onnelle autonome, si bien qu’ils auraient pu faire l’objet d’autorisa4ons dis4nctes et sont donc divisibles (En

l'espèce, les requérants contestaient l'arrêté du préfet de la Manche autorisant la construc4on d'éoliennes et d'un poste de
livraison). L’ar4cle L. 600-5 permet au juge de prononcer une annula%on par%elle même en cas d’invisibilité des éléments
du projet (CE, avis, 1er mars 2013, F. et autres, A, n° 350306) : lorsqu’il constate « qu’un vice n’affectant qu’une par%e du
projet peut être régularisé par un permis modifica%f ». Il importe seulement que l’illégalité affecte une par4e iden4fiable
du projet.

TA Nice, 7 mai 2015 : Le tribunal es9me que le permis de construire doit être annulé par2ellement en raison de l'oubli des
places de sta2onnement pour les engins à deux roues, en viola9on de l’ar9cle UE12 du règlement du POS (ceGe par9e peut
être régularisée par un permis modifica2f).
L'intérêt à agir des requérants est légi9me, mais l’annula9on totale du permis n’a pas été jugée nécessaire. L'intérêt à agir
peut donc être reconnu tout en limitant l’annula9on à une por9on du permis

PC et PLU : rapport de conformité

B) Une subjec,visa,on renforcée du droit au recours

- Certes, le droit de l’urbanisme est une police admin mais la protec5on du droit de propriété
demeure fondamentale. Le Conseil d’État exige du voisin requérant qu’il démontre de
manière circonstanciée l’a@einte à un droit subjec5f patrimonial par5culier afin de voir son
recours accepté.

ENVIRON Conseil d'État, 24/11/2021 : insiste sur la nécessité d’examiner la réalité du terrain
et l’effet concret des modifica5ons apportées (le remblaiement) pour établir la légalité d’un
document d’urbanisme (le PPRI). En l’espèce, La SCI « Les Quatre Chemins » conteste le
classement en zone rouge de ses terrains, es5mant que l’autorité administra5ve a ignoré un
remblai effectué pour réduire le risque d’inonda5on. Cour administra5ve d’appel a jugé que
ce remblai, étant illégal et précaire ne devait pas être pris en compte. Le Conseil d’État
annule ce@e décision en affirmant qu’un PPRI doit être basé sur la situa,on réelle du terrain
au moment de son élabora,on, sauf si l’ouvrage est manifestement inefficace ou des,né à
disparaître rapidement. Le Conseil d’État fait donc primer l’apprécia5on concrète de la
situa5on.

Toutefois, il ne faut pas éloigner excessivement les jus5ciables des prétoires en les
dissuadant de faire valoir leurs droits en jus5ce.

En défini,ve, comme le concluait le rapport Labetoulle, « si le fond du droit de l’urbanisme


était plus simple, plus clair et plus stable, si les documents d’urbanisme étaient mieux conçus
et mieux écrits, ils n’offriraient pas tant de prises aux plaideurs. L’améliora,on du traitement
des recours conten,eux ne pourra jamais, à elle seule, pallier des failles qui s’aIachent,
d’abord et avant tout, à la règle de droit elle-même ». L'aspect conten5eux du droit de

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