0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues1 page

Permis

L'intérêt à agir dans le contentieux administratif des permis de construire est essentiel pour déterminer si un requérant est suffisamment affecté par une décision contestée. Ce domaine a connu une expansion, mais a également entraîné des abus, ce qui a conduit à des réformes législatives visant à encadrer les recours. L'ordonnance du 18 juillet 2013 a précisé que pour avoir intérêt à agir, un requérant doit démontrer que la construction affecte directement ses conditions d'occupation ou d'utilisation d'un bien.

Transféré par

Hanna Attali
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues1 page

Permis

L'intérêt à agir dans le contentieux administratif des permis de construire est essentiel pour déterminer si un requérant est suffisamment affecté par une décision contestée. Ce domaine a connu une expansion, mais a également entraîné des abus, ce qui a conduit à des réformes législatives visant à encadrer les recours. L'ordonnance du 18 juillet 2013 a précisé que pour avoir intérêt à agir, un requérant doit démontrer que la construction affecte directement ses conditions d'occupation ou d'utilisation d'un bien.

Transféré par

Hanna Attali
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L’interprétation de l’intérêt à agir dans le contentieux administratif des permis des

construire
Comme l'écrit le professeur Cassia, « avec l'intérêt à agir, le juge prend en considéra;on
les effets de l'acte a=aqué sur le requérant qui doit être suffisamment affecté par la décision
qu'il conteste ». Ainsi, ce=e approche met en exergue l'importance cruciale de l’interpréta;on
de l'intérêt à agir dans le conten;eux administra;f des permis de construire.

En effet, le conten;eux de l'urbanisme a connu une expansion significa;ve au fil des


années. Aujourd'hui, il s’agit d’un conten;eux de masse figurant parmi les cinq domaines les
plus représentés devant les tribunaux administra;fs. Le conten;eux des autorisa;ons
d’urbanisme cons;tue un domaine dans lequel les ;ers ont historiquement bénéficié d’un
accès rela;vement large au juge administra;f. Toutefois, ce=e massifica;on a entraîné des
dérives, telles que l'augmenta;on des recours abusifs, incluant des pra;ques condamnables
comme le « chantage au recours » ou le « désistement monnayé ». Face à ce=e situa;on,
l'ordonnance du 18 juillet 2013 rela;ve au conten;eux de l'urbanisme, suivie par la loi ELAN,
ont cherché à assainir ce domaine. Il en résulte un conten;eux qui se dis;ngue ne=ement du
droit commun par ses par;cularités.

Ainsi, le conten;eux de l'urbanisme se dis;ngue par sa singularité, caractérisé par une


rela;on tripar;te. En effet, il y a la mise en jeu la protec;on des droits du pé;;onnaire, le
respect de l'intérêt général, et la défense de l’intérêt personnel du voisin. D'un côté, se trouve
la défense du principe de légalité avec le droit au recours, et de l'autre, les impéra;fs de
sécurité juridique pour le propriétaire du sol. Dès lors, le juge se trouve confronté à la difficile
tâche de concilier ces exigences contradictoires.

De plus, l’intérêt pour agir est une condi;on nécessaire et indispensable de l’ac;on en
jus;ce. Ainsi, tout ;ers ayant un intérêt pour agir, personnel et direct, peut, en cas de
contesta;on de la légalité de la décision accordant permis, introduire un recours contre ce=e
décision. Le plus souvent, il s'agira d'un voisin lésé. Ce=e no;on doit être dis;nguée de la
ques;on de la capacité à ester en jus;ce des requérants, leur qualité à agir. L’intérêt à agir
dans le conten;eux de l’urbanisme a fait l’objet d’importantes évolu;ons, en vue de limiter les
recours abusifs. Ini;alement, le Conseil d'État a fait preuve d'un grand libéralisme dans
l'apprécia;on de l'intérêt à agir. Puis, ce=e no;on s’est progressivement resserrée. Dès lors,
l’intérêt à agir des requérants à l’encontre d’une autorisa;on d’urbanisme a été encadré par
l’ordonnance du 18 juillet 2013 (rela;ve au conten;eux de l’urbanisme), qui a introduit le
nouvel ar;cle L. 600-1-2 dans le Code de l’urbanisme. Pour qu'un ;ers ait intérêt à agir contre
une décision rela;ve à l'occupa;on ou à l'u;lisa;on du sol, il faut que la construc;on soit « de
nature à affecter directement les condi;ons d'occupa;on, d'u;lisa;on ou de jouissance » d'un
bien que le demandeur occupe régulièrement, ou pour lequel il bénéficie d'une promesse de
vente ou de bail. Ce=e règle de recevabilité concerne les personnes physiques mais aussi les
personnes morales autres que l'État, les collec;vités territoriales et leurs groupements ainsi
que les associa;ons.

Vous aimerez peut-être aussi