l:INFIRMIÈRE
ET LES URGENCES
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Guide poche infirmier, Prudhomme C., 8• édition.
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r édition.
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stabilisées et polypathologies courantes en soins primaires,
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Médecine et soins infirmiers, Prudhomme C., Brun M.-F.,
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Pathologie médicale & soins infirmiers, Prudhomme C.,
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et C. Le Jeunne.
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ET LES URGENCES
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avec la collaboration de Christine Neveu
12e édition
Collection « Guide poche infirmier »
dirigée par Jean-François d'lvemois
MALOINE
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2024
Dr Christophe PRUDHOMME
Praticien hospitalier
SAMU 93
Hôpital Avicenne
Bobigny (93)
Christine N EVEU
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l.'.auteur revendique le droit moral d'être identifié en tant qu'auteur de cet ouvrage.
© 2024, Ëditions Maloine - 23, rue de l'Ëcole-de-Médecine, 75006 Paris, France.
Dépôt légal : juillet 2024- ISBN 978-2-224-03687-4
Achevé d'imprimer en France en juin 2024 par Sepec Numérique
Table des matières
1. !.'.organisation de la prise en charge des urgences
L'accueil et le tri . . ................
. .. ..... .. .. .. . . . .. 2
Généralités . ....... . . ......... . ............. ...... . ............. . . .... ...... 2
L'.interrogatoire 4
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les critères de gravité . . .. . . . ... ....................................... . .7
Outils de classification . .... .. ....... . .. . . .. ...... 1 1
La prise en charge préhospitalière ..... . .. ... . . . .. 14 .
Bases et principes ... ... ......
. ...... .. ..... ... . .. . . . ... .. .. . 14
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Indications d'une intervention médicalisée...... .... . 14
Objectifs de la prise en charge médicalisée préhospitalière. .. . . 14
Particularités de la médecine préhospitalière . .... 15 .
L'.infirmier en médecine préhospitalière . ................ . .. . ... 15 . . . . . . . . .
Moyens d'intervention......... ....... . . . . . . .. . . . ............... . . . ....... 16
.
Déroulement de l'intervention.. ........... . . . . 18
Les responsabilités de l'IDE .. . .... .... . . . .. . . . ....... ... .. .. ..... .... 22
Les protocoles de soins d'urgence.. ...... . 22 .
L'.accueil des mineurs .. ............... . . . . . ....... . . . ... 22 .
L'.accueil des patients relevant de la gériatrie . . . .. .. . . . . . ............ 23
.
La veille sanitaire. . ........... . .. .... . .... ....
. ...... 24
Le travail en réseau ............ . . ........... ....... ..... . ... .. . .... 24
. . . . . . . .
������. . ... . ...... ... ... ... . .... ... U
. . . . . . . . . . . . . . .
Plan ORSEC . ................. ... . . . . . . . .. . . ......... ..... . . ..... . . . . . 26
Plan rouge . ......... .. .. . . ... . . . . . ...... ... .......... . . ....... . . . . 27
Plan blanc..... . . ....... ..... .. ...... .................... ... ..... 27
Plan canicule... ..... . ......... . ..... . . . . ......... . . . . ...........
. . ... 28
Plan grand froid ... . ... . .... . .. ............... .. . .. . .......... .. . .. 29
Plans NRBC............ . ... ... . . . ........ . ... 29
. . . . . . . . .
Cas particulier: attaque collective par armes de guerre .. .. .. 34 . . . . . .
2. Les principales situations d'urgence
Les douleurs . .. . ...... . . ......
................. . . .. 36
Prise en charge en urgence . .... 36
Les céphalées - Les cervicalgies ...... .. ...... ............................. 42
Les douleurs thoraciques - Les palpitations . . . .... ..... ......... . . . 44 . . . . .
Les douleurs abdominales . . . . . . .. . . ....... . . . . . . ..... . . ... . . . . . . . . .... 46
Les douleurs dorsales et lombaires... . . . . 48
Les douleurs dans les membres ............... .. . .. ................. . . .. 50
.
M al aise s. 52
Les difficultés respiratoires ........ .
. . ... ......... . . ' '54
VI Table des matières
Les hémorragies.. ... . . . .......... . .. ... . 56
Les crachats et vomissements sanglants.
Les saignements par l'anus . . 56
. .
Les hémorragies génitales .............. . . . . . ..... 58
Les états de choc . ................ . . . .......... ......... 60
Les troubles de la conscience et les comas . ................ . .. . .... .... .. 62
Les états d'agitation. ......... . . . ... . ......... 64
Les traumatismes ......... . . . .............. 66
Les plaies . . .. . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . ... ... 66
Les entorses, luxations et fractures ... . . ... . . . . . . ... . 68
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Traumatisme crânien.... ........... ..... ......... 70
Traumatisme du rachis .. . . .... ........... ................ 72
Traumatisme thoracique... ... 74
Traumatisme abdominal ..... . ......... ... 76
Diarrhée et vomissements . .................... 78
Trouble de la vision 80
3. Matériel et techniques
Les positions d'attente .. . .... .... ..... . . ... . ..... ... ... ...... 84
La position latérale de sécurité (PLS)....... . ....... 84 .
Position d'attente en cas de troubles respiratoires. . ......... 87
Position d'attente en cas de troubles cardiocirculatoires ..... .. . 88 . . . . . . . .
Position d'attente en cas de traumatismes 88 . . .
Position d'attente en cas d'urgences gynéco-obstétricales ..... . . .. 89 . . . . .
La respiration .. . ........ .. .. . ... 90 . . .
La libération des voies aériennes supérieures ( LVAS) .. ... . ... 90 . . . . . .
Le matériel d'aspiration . . . ... ... .. . .... .
. ..... ...... 91
Les lunettes à oxygène - La sonde - Le masque .. .. 92 . . . . .
Le ballon autoremplisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La ventilation non invasive . .. .. .. . . . .. . . .... 94
L'oxygénation à haut débit (Optiflow®)..... . ........ 95
L'intubation... ............... .... 97
La ventilation mécanique... ............102
Ponction et drainage pleural.. ........ . . .................... .............104
Les bouteilles de gaz . .... .... . . .. . . ........... ............107
L'oxymètre de pouls ......... .... . ...
. ........ ................109
La capnographie .............................. .. .... . . . .. ..110
La surveillance cardiaque . ....... ..... ... . .................... .... 1 1 2
.
Le moniteur cardiaque ............. .. . . ... .. ........ . . .. . . ..... . .... . . .. .112
.
La défibrillation électrique .. . . .. . . 1 1 3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L e massage cardiaque externe (MCE) . . . ..... . . .... . . .. .1 1 6
. . . . . . . . . . . . . . . . .
L'électrocardiogramme (ECG) .. ...... . .. . ..... . .. . . ........ ...1 1 9
L'entraînement électrosystolique (EES) par voie externe . . ... 122
Les abords vasculaires.. . ... 125
Table des matières VII
Les voies veineuses périphériques .. . .. .. .... . . ..... . . . . . 1 25
. . . . . . . . . . . . . . . .
Les particularités de la voie sous-cutanée ... . .... . ... . . 126 . . . . . . . . .
Les voies veineuses centrales.... ..... ... ........ . .. ......... . .. . . ... 129
La ponction artérielle.. ............................ . 1 30
La voie intraosseuse . ... . ............. . 1 32
Les solutés ....... ...... .... . . . . ... .... .. .. 1 34
.
Les produits sanguins .... ... .............. .. . .... . ... .. . ....... . .135
Le pousse-seringue électrique ( PSE)... . ..... ............ 1 41
Les accélérateurs de perfusion ........... .. .. 1 42
.
Garrot....... ....... . .... . ... ... ... ........... . .. 1 43
Le pantalon antichoc . ....... ............. .. .. . ............................145
La ceinture pelvienne .... . ..... . .. ... .. . ... .. .. . . . . ... . ... 1 48
. . . . . . . . . . . . . . . . .
La sphère abdominale .. . ... .. . ... . . .................. 1 50
La sonde gastrique.. .. ... ............. ... .......... . ....... ..... ........150
Le lavage d'estomac.. . ..... . .... .. ...............
. . . 1 51
La sonde urinaire.. ... . . .. . ............ .. .... .. .......... . ... 1 52
Le cathéter sus-pubien ... ........ . ...... ....... . .. ... 154
La sonde de Blakemore ......... ........ . .....155
Les immobilisations.. ........... . . ..158 .
Les colliers cervicaux ou minerves ............. . . ................ .... ...158
.
Les attelles................. ... .. . ........... ............ .159
Le matelas immobilisateur à dépression ou« coquille».. ... 1 60 .
Les plâtres ou les résines .. . .. . 1 61 . . . . .
Les ponctions........... .... .... . . . .. ..... ........................ ... 1 67
La ponction d'ascite . ............. . . . ... ........... 1 67
La ponction lombaire.. ..... ...... . . .. . . .... . .................168
La ponction articulaire... ...... . ............... . ...........................169
Les plaies . .... . .......... .... ............ . ..171
La désinfection des plaies et le choix des pansements ...... .. . . . 171 . . . . . .
Les accidents d'exposition au sang (AES) et à d'autres risques
de transmission virale (VIH, VH B, VHC) .... .... 176 . . . .
Le chariot d'urgence.... . . .......... . . . ......... . . ..180
La p harmacie .. . . . . . .. . . ... . . . . . .. . . ........ . ... . ......... ....... ... 1 83
Antalgiques ..... ... .. . . ... 1 83
Anti-inflammatoires.... ... . ........ .. 1 83
Antispasmodiques . . . . . . .... . . . ............... ............ . 1 83
Médicaments à visée cardiovasculaire ... .... ............. . . . . .183
Médicaments à visée neurologique et psychiatrique.. .............. .. 184
Médicaments à visée pneumologique .... ...... ..... .. . . .... 184
. . . . . .
Médicaments d'anesthésie-sédation.. ....... ..... . ....... .185
Antibiotiques -Antiviraux - Antiparasitaires . .185
Médicaments à visée digestive .... . . . . .. .. ............ . ....185
Médicaments à visée hématologique ou hémostatique.. ... 186 .
Antidotes .............. . .... .... . ... .. . . . ...... ...... .. ........186
Divers . 1 86
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
VIII Table des matières
Le matériel p édiatr ique . . . . ...... .
. . . ....... 187
Le matériel gynéco-obstétrical .... ..189
4. Les pathologies
Cardiologie.. . ............ .... ............ ............. . ... .. ..192
Arrêt cardiorespiratoire (ACR)..... .... .. ..................... ... . . ..... .... 192
Prise en charge standardisée . ........ . .. . ........ . .. 193
Infarctus du myocarde ( IDM)..... .................. ...................... 196
Œdème aigu du poumon (OAP). ..... . .. ..... ... .. ..........202
.
Troubles du rythme cardiaque ............... ...................... . ......204
Crise hypertensive ...... . . ..... . . ....... .. .. .. . .... . ... ..... ...... . ..206
Phlébite - Embolie pulmonaire . . . . . ..... . ..... .........209
Dissection -Anévrisme de l'aorte . ............. . .213
Occlusion artérielle aiguë d'un membre ........ . . .. .....216 .
La péricardite et la tamponnade .. .... . ....... . . . .....217
Pneumologie....... ............... . . ......... . . . ....... .220
Crise d'asthme ...... . .. ............ ........... . ........... .......220
Décompensation chez l'insuffisant respiratoire chronique ( IRC). . ...223
Pneumopathie aiguë..... . . ........... ..... 226
Pneumothorax spontané.......................... ............ .........228
Ne urol ogie ............... ............... ........ ...... ...........230
Migraine . ............. .. ..230
Accident vasculaire cérébral ... .. . . ... ...... . ....... . .. ....
. .......235
Les convulsions........ .. . ....... ..... .............. ......239
Méni�gites ..
. . . . . .... . . ..
. . . . . . . . ... ... . .. .. .. 243
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
La sc1at1que 248
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Digestif .. .... . . ....... ..... . ........ ........... . . ................. ...251
La vésicule biliaire (colique hépatique, cholécystite, angiocholite) 251 . . . . .
Les hémorragies digestives ...... ................ . .......... 253
La pancréatite . .. . . . . .
. . . . . . . . .... . .. ... .. .. ... . 256
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L'occlusion........ ............................................... .258
La péritonite........................ .. ...... . .. .............260 .
Les toxi-infections alimentaires collectives (T IAC) .. .... . ... .. .261 . . . . . . . . . .
Infectieux.......... ...... . .. . ........ .......... ... ..... ............264
Le choc septique. ... ....................
. .. . ..... . .............. ...264
Le purpura fu/minans................. . . ..... . ... . ....266 .
Le sida .. . . ... ..... .
. . . . .... . .. ...
. . . . . . 268
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le paludisme . ..... .... ...
. . . . . . . . . . ... ... . . ... . . . . . 270
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Toxicologie. ... . . ... ... ................................... .. . .... ... .. ...273
Les médicaments . ....... ....... .. . ................... ....273
Les caustiques ...... . ....277
L'overdose.... . .... ................ ....... .. . . ........ ...278
Les intoxications à la cocaïne et aux amphétamines.. .... ..... ...280
L'intoxication éthylique aiguë........ ............ ........282
Le syndrome de sevrage alcoolique ou delirium tremens . . . . . . . . 285 . . . .
Table des matières IX
Le monoxyde de carbone (CO) .. . . . . . ..
. . . . . . . . . . . 286 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le choc anaphylactique 289
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Troubles métaboliques.. ....... ... . . . ...... ......... . ..... ..... . . .........292
Les troubles de la conscience chez le diabétique ... ..... . . .. 292 . . . . . . . . . . . . .
Le coma hépatique . . .. . .......... ..................................296
La crise aiguë thyréotoxique ... ........... . . . . .. .... .. . .. .298
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le coma hypothyroïdien ou myxœdémateux. ....... .. ..... 300 . . . . . . . . . . . . . . .
L'insuffisance surrénale aiguë ... .... . .. ...
. . . . . . .... .. .302 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L'hypercalcémie .. ... .. . .. .
. . . . .... ............. . 303
. . . . . . . . . . .
L'hypocalcémie.... . ... ... ....... .. .. ... .. .... ... . ......305
Les hyperkaliémies...... ....................... . . .. .......... ....306
.
Urologie-néphrologie.. ... .. ...... . ........................................309
La pyélonéphrite.......... ....... ........ ......... .................309
.
La colique néphrétique.... ... . . . ... . ...
. . .............................310
La rétention aiguë d'urines .. . .. . .. . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . .. ..... .
. . . . . 312 . . . . . . . .
L'insuffisance rénale aiguë .. .. . ... .
. . . . . . . . . . . . . . . . . ... . .... . . 3 1 3
. . . . . . . . . . . . .
La prostatite. . .. .. .. .. . . . . . .. .. .. . .. .. ... . ..............316
Hématologie-cancérologie.. . ............ . . ..............318
Accidents hémorragiques des anticoagulants. . . ... . .. ... .318 . . . . . . . . . . . . . . . .
Drépanocytose.............. . .. ..........................31 9
Accidents transfusionnels . ...... ......... . .... .... . .. ... . ...... ........321
Gynécologie-obstétrique . ... .. . ..... . . ............324
La grossesse extra-utérine (GEU)........... . . ............ ...........324
Les hémorragies du 3 trimestre.. . . . ..............325
L' éclampsie ............. ..................... .............................327
.
La menace d'accouchement prématuré (MAP) . . . .. . .. . . ..329 . . . . . . . . . . . . . . . .
L'accouchement- Les soins au nouveau-né. ...332
Pilule du lendemain et oubli de pilule . ...... . ... ..... 336
Pédiatrie... .. ..... ..... . ... . ... .... .. .. .. .. ... .. . . ...339
L'arrêt cardiorespiratoire. ...................................
. ..339
Les dyspnées aiguës...... . ............ . ........ ........ . .......... ......341
Les convulsions............... ...... . ..... ............... .. ..............346
Déshydratation aiguë du nourrisson ............ ..... . ................349.
Psychiatrie . . ..... . ... .... .......351
Le dépressif. .. ............ ..... . ......... ...................................351
L'agité.... . .......... . ... .... . . ..... . ...... ..... . . ... ...... . .353
Gériatrie ........ .. ...... .. . .. .......... .356
Syndrome confusionnel ...... . ............................. 356
Asthénie et altération de l'état général (AEG)............... ...358
Fin de vie et soins palliatifs aux urgences.. .. . .. . ... .. ... .. .359 . . . . . . . . . . . . .
Perte d'autonomie.. . .............. ... . ....... ..362
Les sp écialités... .. ...........................365
Les urgences ORL....... . ........................365
Les urgences ophtalmologiques....... . .... . ............ . ... ... .........367
Les urgences dermatologiques. . . .... .. .. .. .
. . . . . . 369. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
X Table des matières
5. La traumatologie et les pathologies circonstancielles
Le polytraumatisé. ... . . ...... .... . ...... ....... ............ . ............... .372
Définition . .............. .. ......... . ....................... ....372
Arrivée aux urgences . .......... .. .. ..... .. ......372
Préparation de l'accueil ................ .... . ......373
Conduite à tenir à l'arrivée.... . ................................ ... 375
Maintien des grandes fonctions vitales . .. ............ .375
Bilan lésionnel et conduite à tenir ................. .............. ..... 377
.
Les traumatismes crâniens .. . ......... . . . . . ... ..... 381
Définition . . . . ......... . ..... ... .. ..... . .381
Symptômes..... .... ............. .......381
Traitement médical ........... . .............. .... ..... ...... .382
Les traumatismes du rachis.. ........ . ... . ...... . ... .... .... .... .... . ... ..384
.
Définition .. . ........ .. .. ... ........ .. . ...... ....... ... .. .384
Gravité ... ............ .. ........ ... ...... .. . .. .... ... ...384
��� ...�
Traitement médical . . .... .........
. ... .. ........ . ... . ...385
Médicaments.. .. .. .. ... . ... .. ..386
Les traumatismes thoraciques . ...... ........ ...... . ... . .. . . . . . . . . ....387
Définition . .. . ............................... . ... ....... . ...387
Symptômes......... ...... . . . . . . .. . .. .. ...387
.
Traitement médical . ....... . ....... ..388
Médicaments.. .............
. ... ...... 388
Les traumatismes de l'abdomen et du bassin . . . ... ... . . ..... .389
. . . . . . . . . .
Définitions . . ....... . . ... . ..... .... ...... . ..... .. ...........389
Symptômes .... .........
. . . . . ...... . . .. .. .........389
Traitement médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 390
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les traumatismes des membres . .. . . .. ..
. . . . ....391
..... .... . . . . . . . . . . . . . . . . .
Définitions . ..... ............ .. . . .391
Symptômes.. .. .... ...... .. ......... ............ . .... . .. ... . . .. .... .. . .. ....392
Traitement médical .. .. .... .. .. ...... . . .. ... ..392
Médicaments.... . .. ........ ................. .........393
.
Les morsures........ . ... ........... . ..... .............. ....394
Définition .. .. .. ... . ...... .. .. .. .. .. ..... ......... . ... ....... . ....394
Symptômes . ........ . .. . .. .... . .. .... . . . . . . ............. ......... .... 394
Traitement médical . . ........... .... . ......... ... 395
Médicaments................................. .. ..........396
Les électrisations. . ......... ...
. ............. .. ..... ... .. . .... .397
Définition .. . . .... . . ... .. ...... ... .
. . . . . . . . . . .397
. . . . . . . . . . . . . . . .
Symptômes..... . . ....... .... .. . ................. ............... ....397
.
Traitement médical . . ... ....... . ............ . . ............... . .... .398
Médicaments.. ........ .......... . ......... ..... ..398
.
Table des matières XI
Les noyades. .399
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Définition .. . . ..... . . . . . ......... ........ ......... .. .. ....... ...... .........399
.
Symptômes. ..... . . . . . . .......................... .................. ......399
.
Traitement médical ........... ... . ... . ............ ............... . ..400
Médicaments ....... . . . . .. . .. . ................... ... ......401
Les brûlures . ... ... ... ....... ... .. . . ................. .. .................... . .402
Définition... . ... .............. ..... . . ............................... ....402
Symptômes.. ........................................................402
Traitement médical .. ... . . . . . . . .. .. .405
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Médicaments ................ . .. .... ............ .......407
Les hypothermies . . ........... .. ... . ........ ................ ........ .....408
.
Définition . .. ............................ .......... .............. ....408
Symptômes ...... . ..... ...... . .....
. . . .408
Traitement médical .. .. . . ......
. ..409
Les pathologies liées à la chaleur . . . . . . . ..
. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.41 1 . . . . . . . . . . . .
Définitions .. .............. ..........41 1
Symptômes.. . .411 .
Traitement médical . . . .. ... .... ... ..... .. .... . ... . ......413
Médicaments. . .. ..... ..... .. .. . .. ... ... . .............413
6. Les aspects médicolégaux
Certificats - Généralités....... .. .. . . ...... . .. .... . . . ... ....416
Les constats de coups et blessures ... .. . .... .. . .. .. .417
La loi . ...... ..... ..... ...... .... . .......... . . ... .417
La pratique .... ....... ....... ..... . .......... ..... . . . .�8
Les certificats de comp ortement ............... .. ......419
La loi .. . . . ......... . . ... .419
La pratique . ... .......... ............ .............�9
Les procédures de placement psychiatrique. . . .........................421 .
La loi ....... ...... . . . .. ...... . . .... . .... . . . . . . . ..... ....421
Ladmission à la demande d'un tiers (ADT) . .421 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ladmission en cas de péril imminent (API).... ............. ..422
Ladmission sur décision du représentant de l'État (ADRE) . .423 . . . . . . . . . . . .
Les délais de prise en charge .. ........ ... ...... .................... . ...424
.
Les violences sexuelles . . . ............. ................................ ....426
.
La loi .... . .
. ........... . ........ . ............. ........... ....426
La pratique .... .... . . . . . ... . . .. ................... .. ................. ....427
.
Les sévices à enfants ..... ...... . . . .... .. . . . . . ..428
�� . . .... . . ..
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .m
. ........
La pratique ... . . ........ .. .. ... ......... .. ......... . . ... .................. . . .429
Le refus de soins ............. . .. .........
. ..... . ........... . .......430
La loi .... . . . ... . ........ ...... . . ...430
La pratique . .... . .................. ................ . .. ......430
XII Table des matières
Les certificats de décès . ...... ..... . .. . . . . . . . . . . ... . . . . . 431
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La loi . . .. .. . . . . . . . . . . . . . . . .... . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..... . . . . . . .431
La pratique . . . . . . ..... . . . . . ......... . . . . . . .431
Les prélèvements d'organes. . ... . . . . . . . . ..... . . . .
. . . . . . . . . . .433
. . . . . . . . . . . . . .
La loi . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .. . . . . ... . . ... . ... . . . . . . . . . . .433
La pratique . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... . .. . . . . . . . . .434
7. Les médicaments
8. Annexes
Examens biologiques - Valeurs normales . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . 492
Constantes chimiques sanguines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 492
Gaz du sang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ....... . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . .. .493
.
Hémogramme.. . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . ....... . . . . . . . . . ... .. . . 493
Hémostase ........ ........... ........... .......................... ........494
Les centres antipoison et de toxicovigilance . . . . .495 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les centres d'accueil des brûlés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 496
.
Centres antirabiques....... . . . . .... . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .497
Correspondances internationales des médicaments.. .... .... . .. . . . . . . 507
Lexique français-anglais pour les urgences . . . . . . . . . . 51 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Liste des abréviations . . . . . . . . .......... . . . . . . . . . 532 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9. Index. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 535
L'organisation de la prise
en charge des urgences
1
2 !.:organisation de la prise en charge des urgences
L'accueil et le tri
Généralités
+ Les deux termes d' «accueil » et d' «urgence» apparaissent aujourd'hui
indissolublement liés. La fonction d'accueil existe d'ailleurs depuis le
Moyen Âge et, de nos jours, l'appellation de « service porte» conser
vée dans de nombreux établissements montre bien que cette notion
est toujours d'actualité.
• Le personnel paramédical des services d'urgences, et en particulier les
infirmières, est effectivement à la porte de l'hôpital et accueille les
patients. Le rapport du Professeur Steg insistait particulièrement sur
cet aspect : « Les infirmières (et infirmiers) des services d'urgences
assument des responsabilités qui débordent largement les seules
fonctions de soignant. Leur rôle dans l'accueil et la prise en charge
des malades est déterminant et se trouve lourdement accru par la
sous-médicalisation des services d'urgences. » (rapport présenté au
Conseil économique et social, 5 avril 1989, p. 39).
• Plus de 25 ans après ce rapport, l'organisation a évolué et la notion de
tri commence à être mieux forma lisée avec la mise en place d'une infir
mière d'accueil et d'orientation (IAO) dans de nombreux services.
Cependant, bien souvent, les stages de formation proposés et l'expé
rience ne suffisent pas toujours pour pouvoir prendre des décisions en
toute sécurité. En effet, au quotidien, l'infirmière est soumise en per
manence à un travail de nature imprévisible et à une très grande variété
de situations, parfois difficiles à gérer en première ligne.
• En effet, on peut définir l'urgence comme un phénomène qui touche l a
santé et q u i survient d e façon brutale et inattendue, q u i surprend et
inquiète à tort ou à raison l'intéressé et/ou son entourage. Se pose
donc le problème de l'identification entre les urgences réelles et les
urgences ressenties.
Les objectifs
• Le tri dès l'arrivée revêt une importance particulière et c'est bien là que
se situe la difficulté: identifier rapidement les situations de détresse ou
potentiellement graves.
• Le patient qui nécessite la prise en charge la plus rapide n'est pas for
cément repéré facilement alors que, dans le même temps, certains cas
peuvent focaliser l'attention et parasiter le fonctionnement du service
(états d'agressivité ou d'agitation, famille revendicative, etc.). Le rôle
de l'infirmière est capital à cet instant. Sa formation, ses connaissances,
l.'.accueil et le tri 3
son expérience doivent lui permettre d'assurer cette tâche dans les
•
meilleures conditions.
Chaque cas étant particulier, il est essentiel d'utiliser l'ensemble des
renseignements (interrogatoire du patient et de son entourage, lettre
1
d'accompagnement, éléments fournis par les ambulanciers ou les
pompiers, etc.) et des données cliniques, après un examen rapide, afin
de pouvoir organiser le travail.
• C'est ici que la notion d'équipe intervient. Les éléments recueillis per
mettent, avec le médecin, de décider du type de prise en charge et de
l'attente éventuelle.
Quelques idées-forces doivent être soulignées
+ Toute personne se présentant aux urgences doit être accueillie et enre
gistrée.
+ Une évaluation rapide de la situation est immédiatement effectuée.
+ Selon les statistiques disponibles, seuls 1 0 % environ des patients pré
sentent des pathologies graves pouvant engager le pronostic vital :
l'objectif essentiel est donc de les repérer afin que leur prise en charge
soit immédiate.
+ Une information simple et accessible doit être fournie au patient, à sa
famille ou à ses accompagnants : le premier objectif est de rassurer et
de diminuer l'anxiété (qui est parfois source d'agressivité).
L'.organisation pratique
+ Chaque service possède ses particularités :
• la distribution des locaux impose parfois des contraintes, en particu
lier, lorsque leur disposition n'a pas été pensée en fonction d'un
schéma de fonctionnement clairement défini ;
• le personnel disponible est très variable d'une structure à l'autre.
Des situations très différentes coexistent, depuis le véritable service,
à la simple unité sans médecin plein-temps ;
• la médecine et la chirurgie sont parfois séparées . . .
+ Cependant, cette disparité renforce l a nécessité d'un accueil structuré
et efficace. Aujourd'hui, un consensus se dégage pour placer l'infir
mière au centre du dispositif. L'accueil effectué par un agent de forma
tion administrative ne peut être satisfaisant et peut entraîner des
retards dramatiques. La question peut se poser de mettre un médecin
à ce poste. Deux arguments négatifs sont avancés : premièrement, les
problèmes d'effectifs et de coût; deuxièmement, l'efficacité milite pour
la prise en charge par un seul médecin d'un même patient, ce qui est
impossible s'il se trouve à l'accueil.
4 !.'.organisation de la prise en charge des urgences
+ Une infirmière doit donc être affectée à cette tâche. La condition
essentielle est une expérience de travail dans un service d'urgence.
+ Plusieurs types d'organisation sont possibles en fonction du volume de
patients accueillis. L'infirmière d'accueil et d'orientation peut être
seule ou assistée d'un agent administratif. Elle doit en permanence
être disponible pour qu'elle puisse prendre en charge chaque patient
dès son arrivée.
+ La transmission des informations recueill ies est capitale : le contact oral
direct est primordial mais ne doit pas faire négliger le support papier,
dont la permanence permet de limiter les pertes de données (il est très
désagréable pour le patient ou sa famille de se voir poser plusieurs fois
les mêmes questions par des personnes différentes !).
+ Cette transmission, selon les cas, se fera à un(e) collègue, au médecin,
voire au service de consultation vers lequel peut être dirigé d'emblée
le patient dans certains cas. La compétence reconnue et assumée auto
rise une certaine l iberté de décision qui permet d'améliorer le fonction
nement du service et, notamment, de réduire les temps d'attente.
1.'.interrogatoire
• Le patient ou son accompagnant va exprimer une plainte. L'expression
de ce motif d'arrivée aux urgences est essentielle mais n'est pas suffi
sante.
+ La situation la plus simple est celle où le malade se présente avec une
lettre du médecin qui l'adresse. Cependant, souvent, son contenu est
très lapidaire et n'offre que peu d'informations.
• L'utilisation d'une grille systématisée de recueil de données revêt toute
son importance.
+ Au-delà de l'identité et des renseignements administratifs, le schéma
suivant peut être proposé :
• motif d'arrivée aux urgences ;
• antécédents ;
• traitements en cours;
• histoire de la maladie et traitements administrés avant l'arrivée aux
urgences.
L'.accueil administratif
+ Cet aspect ne doit pas être négligé, même si, en cas de détresse vitale,
ce n'est pas, bien sûr, la première préoccupation de l'équipe soignante.
t:accueil et le tri 5
• Cependant, y compris dans ce cas, l'entourage doit être sollicité, dès
l'arrivée, par un autre agent du service afin de recueillir des données
i mportantes :
• identité ;
1
• droits sociaux;
• personne à prévenir en cas d'urgence ;
• pour les mineurs : autorisation de soins et d'opérer, carnet de santé ;
• aspects médicolégaux : accident du travail, agression, etc. ;
• nom et coordonnées du médecin traitant;
• hospitalisation antérieure et existence d'un dossier dans l'établisse
ment.
• Dans un second temps, les questions de vestiaire seront également à
prendre en compte avec la plus grande rigueur afin d'éviter toute
plainte ultérieure.
Le motif d'arrivée aux urgences
+ S'il n'est pas clairement énoncé (lettre de médecin par exemple), il est
nécessaire de faire préciser la plainte afin de pouvoir la traduire en
termes médicaux, avec pour objectif principal de détecter l'urgence
grave ou potentiellement grave.
+ La douleur est un bon exemple. Ouelques questions essentielles per
mettent, dans bon nombre de cas, un débrouillage correct :
• localisation exacte (montrer du doigt) ;
• type (brûlure, « ça serre » : constrictive, en coup de poignard, etc.) ;
• mode d'installation et chronologie (survenue brutale ou progressive,
permanente ou périodes de rémission, etc.) ;
• facteurs déclenchants ou qui la modifient (effort, repas, etc.) ;
• irradiation (vers l e bras, la mâchoire, descend dans l a cuisse, etc.) ;
• caractère particulier (« pas comme d'habitude », etc.).
• Les réponses obtenues permettent souvent d'orienter vers un organe
et une pathologie ou un groupe de pathologies.
• Quelques exemples peuvent illustrer cette démarche :
• douleur dans la poitrine qui serre, apparue à l'effort et qui va vers la
mâchoire : douleur thoracique d'origine cardiaque ;
• douleur dans les reins, unilatérale, qui irradie vers les organes géni
taux, difficilement supportable : douleur d'origine urinaire et pro
bable colique néphrétique ;
• douleur dans un mol let, chaud, rouge, augmenté de volume, accen
tuée par la flexion du pied : probable phlébite.
6 l:organisation de la prise en charge des urgences
Les antécédents
+ l.'.interrogatoire sur les antécédents médicaux et chirurgicaux permet
de recueillir des informations qui sont susceptibles d'apporter des élé
ments supplémentaires pour l'orientation diagnostique.
+ Le cas le plus simple est celui où le patient lui-même revient pour des
symptômes identiques à ceux ayant motivé une précédente consulta
tion ou hospitalisation : le meilleur exemple est la douleur thoracique
chez un cardiaque connu.
+ Tous les éléments, même anciens, sont utiles : une tuberculose ou une
intervention chirurgicale abdominale datant de plus de 40 ans doivent
être signalées.
+ En tout état de cause, toute maladie grave, tout geste chirurgical, tout
antécédent allergique doivent être notés.
Les traitements
+ Une ordonnance récente résout le problème, mais le plus souvent i l
faut solliciter la mémoire du patient o u d e s a famille e t parfois déchif
frer des appellations phonétiques fantaisistes en les rapportant à la
pathologie traitée.
• Rapprocher les familles thérapeutiques des symptômes et de l'histoire
de la maladie permet de mieux cerner le problème.
+ Pour reprendre l'exemple de la douleur thoracique, il est essentiel de
savoir si le patient prend un traitement anti-angineux et s'il a utilisé
plusieurs fois sa « petite bombe » avant de venir.
+ Dans le cas des i ntoxications, il est essentiel de pouvoir identifier rapi
dement le toxique. Un interrogatoire précis doit être effectué, en parti
cul ier lorsqu'aucune boîte ou plaquette vide n'a été retrouvée. Il faut
dans ce cas connaître les médicaments pris par le patient mais égale
ment par d'autres membres de la famille. Le contenu de la pharmacie
est également important. Enfin, il est parfois nécessaire de demander à
l'entourage de retourner au domicile pour recueillir des « indices ».
!.'.histoire de la maladie
• Les éléments i mportants sont :
• la description des symptômes ;
• la date et/ou l'heure de début de ces symptômes;
• leur évolution ;
• le traitement pris avant l'arrivée aux urgences (automédication ou
prescription médicale).
!'.accueil et le tri 7
+ Le rôle de l'infirmier(ère) n'est pas, bien sûr, de faire un diagnostic
médical précis mais de collecter le maximum d'informations. Quelques
schémas d'interrogatoire simples doivent lui permettre d'arriver à des
orientations diagnostiques claires afin de pouvoir effectuer un tri effi-
1
cace.
Les critères de gravité
+ Une évaluation rapide des principales fonctions vitales constitue le
premier temps de l'accueil :
• respiration ;
• circulation ;
• conscience.
+ Quelques paramètres sont systématiquement relevés :
• pouls;
• pression artérielle;
• température ;
• éventuel lement glycémie capillaire et oxymétrie transcutanée ;
• ECG.
La respiration
+ Les éléments à noter sont :
• la facil ité à respirer : à l'inspiration et à l'expiration ;
• le rythme et l'amplitude ;
• les signes de lutte : tirage (utilisation des muscles accessoires de la
respiration), respiration paradoxale;
• une cyanose et des sueurs.
+ L'.oxymètre de pouls peut apporter un indice supplémentaire : une
saturation en air ambiant inférieure à 90 % est inquiétante.
La circulation
+ Les éléments à noter sont :
• la palpation du pouls (radial, fémoral ou carotidien) avec :
- sa qualité (bien frappé, filant),
- sa régularité,
- son rythme ;
• la pression artérielle;
• la qualité de la circulation périphérique (température des extrémités,
existence de marbrures, pâleur, etc.).
8 forganisation de la prise en charge des urgences
La conscience
+ Se l imiter à l'affirmation conscient/inconscient n'est pas suffisant. Les
4 stades classiques du coma ne permettent pas de décrire de façon
fine l'état du patient et, surtout, de suivre son évolution.
+ Trois questions sont essentielles :
• l'ouverture des yeux;
• la réponse verbale ;
• la réponse motrice.
• Les réponses peuvent s'énoncer de manière descriptive :
• « I l ouvre les yeux à la douleur, ses propos sont incohérents »
ou bien
• « Il ne parle pas, il n'ouvre pas les yeux, mais i l se défend quand on
le pince ».
+ La part de subjectivité et d'imprécisions reste encore importante dans
ces descriptions. Pour cette raison, il paraît intéressant de généraliser
l'utilisation du score de Glasgow qui est facilement reproductible.
Score de Glasgow
+ Ouverture des yeux
4 Spontanée
3 Au bruit
2 A la douleur
Jamais
+ Réponse verbale
5 Orientée (obéit à un ordre)
4 Confuse (conversation possible mais signes de désorientation et de confusion)
3 Inappropriée (mots compréhensibles mais conversation impossible)
2 Incompréhensible (gémissements, grognements)
Aucune
+ Réponse motrice
6 A la commande verbale (obéit à un ordre)
l'.accueil et le tri 9
1
A la stimulation douloureuse :
5 Orientée (à au moins 2 endroits le mouvement de flexion tend à faire disparaître
la cause de la douleur)
4 Évitement (pas de réponse orientée mais retrait rapide du coude avec
éloignement face à l'agression}
3 Flexion-décortication (membre supérieur : réponse en flexion lente ;
membre inférieur : extension)
2 Extension-décérébration (membre supérieur : rotation interne et hyper-extension :
mouvement « d'enroulement » ; membre inférieur : extension et flexion plantaire}
1 Rien
On obtient ainsi un score de 3 à 1 5. Un total inférieur ou éga l à 1 2 doit
inquiéter.
La classification des urgences
+ Les premières classifications et la notion de tri ont été développées par
les mil itaires puis étendues aux situations de catastrophes et ne
concernent que la traumatologie.
+ Cependant, les grands principes restent les mêmes et peuvent s'appli
quer totalement dans un service d'accueil des urgences.
+ Deux catégories principales existent :
• les urgences absolues dont la prise en charge et le traitement ne
peuvent être différés car le pronostic vital ou fonctionnel est engagé;
• les urgences relatives où une évaluation et un traitement sont néces
saires mais où le temps ne constitue pas un facteur critique immé
diat.
• Il faut garder constamment à l'esprit que toute classification est forcé
ment réductrice et n'a qu'une valeur indicative. Son intérêt est essen
tiellement pratique afin de pouvoir organiser le travail sur des bases
communes à l'ensemble de l'équipe.
Les urgences absolues
Elles peuvent être séparées en deux groupes.
1 . Les extrêmes urgences
+ U ne ou plusieurs grandes fonctions vitales sont atteintes et la prise en
charge doit être immédiate.
10 !.'.organisation d e l a prise e n charge des urgences
+ Dans cette catégorie nous retrouvons (que leur origine soit médicale
ou traumatique) :
• les dyspnées a iguës ;
• les états de choc;
• les altérations importantes de l'état de conscience.
+ Le temps de tri doit être réduit au minimum : moins d'1 minute.
+ Le patient est dirigé immédiatement en salle de réanimation et un
médecin compétent doit être appelé. Les différents paramètres vitaux
doivent être pris et un monitorage débuté (scope, oxymètre de pouls).
Une voie veineuse périphérique est m ise en place et un bilan sanguin
peut être prélevé (en fo nction des protocoles propres à chaque établis
sement).
+ Le patient est installé en position d'attente adéquate et éventuelle
ment mis sous oxygène.
+ En cas d'arrêt cardiorespiratoire, un massage cardiaque externe et une
ventilation au masque sont instaurés dans l'attente d'une réanimation
méd ica 1 isée.
2. Les urgences de catégorie 1
+ Les fonctions vitales sont respectées ou ont été stabilisées. Cependant,
la maladie ou les lésions du patient sont potentiellement graves et
nécessitent une prise en charge et un traitement rapide. Le risque est,
qu'en cas de complications, la situation évolue défavorablement vers
l'extrême urgence.
+ Sans être exhaustif, nous retrouvons dans cette catégorie :
• les problèmes cardiaques : infarctus, troubles du rythme, etc. ;
• les problèmes respiratoires : crise d'asthme, décompensation chez
un bronchiteux chronique ;
• les intoxications ;
• les hémorragies digestives ;
• les fractures ouvertes.
Le temps de tri doit également être court : quelques minutes.
Le patient est installé sans délai en salle de soins ou de réanimation (selon
les pratiques du service) et le médecin est appelé.
Les urgences relatives
Elles peuvent aussi être divisées en 2 groupes.
1 . Les urgences de catégorie 2
+ Elles regroupent les états qui évoluent habituellement lentement et qui
sont déjà tolérés correctement depuis un certain temps.
+ Nous retrouvons dans cette catégorie les situations où le diagnostic a
été posé, où la situation est stable et où le problème se résume à la
l:'accueil et le tri 11
prescription d'examens complémentaires afin d'adapter l e traitement
et/ou préciser le diagnostic.
+ Quelques exemples peuvent illustrer cette catégorie :
• la traumatologie courante : fracture du col du fémur, fracture du poi
1
gnet, etc. ;
• l'accident vasculaire cérébral avec un déficit neurologique fixé
depu is plusieurs heures ;
• les douleurs abdominales à constantes vitales préservées ;
• les i ntoxications médicamenteuses à produit clairement identifié et
au potentiel toxique modéré, type benzodiazépines, sans altération
majeure des constantes vitales, etc.
• Dans ces cas, le temps de tri peut être plus long afin de recueillir le
maximum d'informations.
+ Selon les situations et en fonction du volume d'activité, le patient peut
être dirigé vers une salle de soins simple ou en zone d'attente et sera
vu par le médecin dans un délai moyen de 15 à 30 min.
2. Les urgences de catégorie 3
• Ce sont les cas où la demande s'apparente plus à une consultation de
médecine de ville.
• Deux orientations peuvent être proposées en fonction de la patholo
gie, de la structure de l'hôpital et de l'heure :
• prise en charge aux urgences avec prescription d'un traitement et
éventuel renvoi en consultation hospitalière ou de ville ;
• orientation en consultation spécialisée.
+ Nous retrouvons dans cette catégorie de nombreux problèmes d'oph
talmologie, d'ORL, de stomatologie ou de dermatologie.
• Le temps de tri peut être variable mais est en général très court.
+ Suivant les établissements, les procédures et protocoles peuvent varier.
Cependant, il faut noter que dans un nombre important de cas, l'infir
mière seule peut avoir la responsabilité de l'orientation du patient.
Leur identification précise permet de limiter le temps d'attente aux
urgences et d'orienter rapidement vers une prise en charge adéquate.
Outils de classification
Différents outils ont été mis à disposition ces dernières années tant pour
les infirmières (CIMU, avec un objectif pratique d'orientation des patients
à l'accueil) et également pour les médecins (CCMU, plutôt à objectif sta
tistique).
12 t: organisation d e l a prise e n charge des urgences
CCMU (classification clinique des malades des urgences)
État lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugé stable. Abstention
CCMU 1
de réalisation d'acte complémentaire diagnostique et thérapeutique
État lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugé stable. Décision de
CCMU 2
réalisation d'actes complémentaires diagnostiques et thérapeutiques
État lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugé susceptible de
CCMU 3
s'aggraver aux urgences, sans mise en jeu du pronostic vital
Situation pathologique engageant le pronostic vital. Prise en charge
CCMU 4
comportant des manœuvres de réanimation immédiate
Situation pathologique engageant le pronostic vital. Prise en charge
CCMU 5
comportant la pratique immédiate de manœuvres de réanimation
Patient présentant un problème psychologique et/ou psychiatrique
CCMU P
dominant en l'absence de toute pathologie somatique instable
CCMU D Patient décédé. Pas de réanimation entreprise par le médecin
CIMU (classification infirmière des malades aux urgences)
-- --
Niveau Situation Risque Ressource* Action Il Délais jl Secteur
CIMU - -- - --
Détresse vitale majeure Dans les �5 Support d'une ou des Infirmière < 1 min SAUV**
minutes fonctions vitales Médecin < 1 min
2 Atteinte patente d'un organe Dans les <! 5 Traitement de la fonction Infirmière < 1 min SAUV
vital ou lésion traumatique prochaines vitale ou de la lésion Médecin < 20 min
sévère (instabilité patente) heures traumatique
r::
Atteinte fonctionnelle ou Dans les d Évaluation diagnostique Médecin < 90 min Box ou salle "'
3 n
n
lésion instable ou complexe 24 heures ou pronostique en d'attente c:
!!!.
(instabilité potentielle) complément du
traitement �
ii"
4 Atteinte fonctionnelle ou Non 1 -2 Acte diagnostique et/ou Médecin < 1 20 min Box ou salle
S".
lésionnelle stable thérapeutique limité d'attente
5 Pas d'atteinte fonctionnelle ou Non 0 Pas d'acte diagnostique Médecin < 240 min Box ou salle
lésionnelle évidente et/ou thérapeutique d'attente
* Prélèvement sanguin, perfusion, injection, ECG, oxygène, aérosols, suture, radiographie, avis spécialiste, etc.
** SAUV : salle d'accueil des urgences vitales.
•
14 t:organisation d e l a prise e n charge des urgences
La prise en charge préhospitalière
Bases et principes
• Prise en charge préhospitalière des patients présentant des maladies
ou des blessures graves aussi rapidement que possible après l'appari
tion des premiers signes ou la survenue de l'accident.
• Médecine préhospital ière : soins intensifs en dehors de l'hôpital avec
des moyens adaptés et simples.
+ En France, la médecine préhospital ière est assurée par des médecins
travaillant dans les SMUR (Services mobiles d'urgence et de réanima
tion) coordonnées par les SAMU (Services d'aide médicale urgente).
Les pathologies simples sont prises en charge par du personnel non
médical (pompiers, ambulances légères, secouristes bénévoles, etc.).
• Dans de nombreux pays, notamment les pays anglo-saxons, cette
tâche est assurée par du personnel paramédical spécialisé (par ex. les
paramedics aux États-Unis). En règle générale, ces derniers travail lent
en étroite coordination avec l'hôpital (notamment contact radio et télé
métrie).
Indications d'une intervention médicalisée
• Altérations aiguës, évidentes ou menaçantes, des fonctions vitales :
• troubles de la respiratio n ;
• troubles d e la circulation ;
troubles de la conscience.
•
• Lésions évidentes ou menaçantes de parties du corps ou d'organes
importants.
• Douleurs aiguës, violentes.
• États d'agitation ou de confusion aigus.
Objectifs de la prise en charge médicalisée
préhospitalière
• Stabilisation des fonctions vitales.
+ Traitement symptomatique des pathologies aiguës.
• Lorsque c'est possible, traitement de la cause de la pathologie.
• Prévention d'autres lésions.
• Soulagement des plaintes.
La prise en charge préhospitalière 15
+ Transport rapide et e n toute sécurité vers l'hôpital adapté le plus
proche lorsque cela est nécessaire.
1
Particularités de la médecine préhospitalière
+ Le médecin et l'équipe de secours se déplacent auprès du patient.
+ Possibilités diagnostiques et thérapeutiques ainsi que disponibilité en
personnel réduites.
+ Patient le plus souvent complètement inconnu du médecin urgentiste,
avec par ailleurs des antécédents également i nconnus.
• Le plus souvent conditions d'environnement extérieur défavorables.
+ Nécessité de décisions thérapeutiques immédiates (en quelques
secondes ou minutes).
+ I mpossibilité fréquente de fixer un diagnostic définitif correct.
�infirmier en médecine préhospitalière
Conditions d'exercice - Formation
+ I nfirmiers diplômés d' Ëtat (IDE) : le plus souvent une expérience préa
lable en réanimation ou dans un service d'urgence hospitalier est exi
gée.
+ Infirmiers anesthésistes diplômés d' État (IADE) : formation supplémen
taire de 2 ans par rapport aux I DE.
Rôles - Fonctions
+ Travail en commun avec le médecin lors de la prise en charge du
patient.
+ Les IADE sont plus particulièrement qualifiés (sous contrôle médical)
pour effectuer certains gestes, notamment l'intubation et l'injection de
produits anesthésiques.
16 l:'organisation de l a prise e n charge des urgences
Moyens d'intervention
Véhicule léger d'intervention médicalisé
+ Équipage :
1 médeci n ;
•
infirmier et éventuellement u n ambulancier.
• 1
+ Équipement : équipement identique à celui d'une Unité mobile hospi
talière (cf. ci-contre), hormis le brancard.
+ Indication d'utilisation : toutes les pathologies avec atteinte évidente
ou potentielle des fonctions vitales.
+ Modalités d'utilisation :
• intérêt dans les régions à faible densité de population avec de lon
gues distances pour arriver sur les lieux d'intervention ;
• permet de médicaliser des véhicules pompiers ou des ambulances
simples ;
• avantages par rapport à /'Unité mobile hospitalière (cf. ci-dessous) :
- rapidité d'intervention,
- économique en personnel ;
• inconvénients par rapport à /'Unité mobile hospitalière :
- risque d'accident plus élevé,
- nécessité de prévoir en plus un moyen de transport pour le malade
lorsque cela est nécessaire.
Unité mobile hospitalière (UMH)
+ Équipage :
• 1 ambulancier;
• 1 médeci n ;
• 1 infirmier.
+ Indication d'emploi : toutes les pathologies avec atteinte évidente ou
potentielle des fonctions vitales.
+ Équipement :
• matériel de soins et de surveillance transportable hors du véhicule et
autonome;
• brancard de transport pour le malade ;
• avantages par rapport au véhicule léger :
- autonomie de l'équipe d'intervention dans la plupart des cas,
- équipement du véhicule plus adapté pour le transport des patients
graves ;
• inconvénients par rapport au véhicule léger :
- moins rapide,
- coûts en matériel et en personnel plus élevés.
La prise en charge préhospitalière 17
a. UMH
1
Lieu d e
l'évènement
b. Véhicule léger avec ambulance simple
Lieu de
l'évènement
Figure 1 . 1 - Modalités d'intervention. UMH (a). Véhicule léger avec ambulance
simple (b).
Hélicoptère sanitaire
+ Ëquipage :
• 1 ou 2 pilotes ;
• 1 médecin ;
• 1 infirmier.
• Ëquipement : les normes récentes de sécurité imposent des machines
biturbines.
+ Types d'intervention :
• interventions primaires : l'hélicoptère se rend directement sur le lieu
de l'événement;
• interventions secondaires : transfert d'un hôpital à un autre hôpital.
18 !'.organisation d e la prise e n charge des urgences
+ Indications d'utilisation : lorsque l'hélicoptère peut se rendre plus rapi
dement qu'un véhicule d'intervention rapide ou une UMH sur les lieux
d'intervention. Le fait qu'il s'agisse d'une pathologie traumatique ou
non traumatique n'a aucune importance.
• Avantages de l'hélicoptère :
• rapidité ;
• possibilité d'intervention dans des zones difficiles, voire impossibles
d'accès par voie routière.
+ Inconvénients de l'hélicoptère :
• soins au patient plus difficiles pendant le transport :
- exiguïté,
- accès difficile au patient,
- très bruyant,
- difficulté d'interrompre le transport pour mettre en œuvre les soins
nécessaires ;
• dépendance de la visibilité et des conditions météorologiques :
- possibilité d'intervention toujours liée aux conditions de visibilité,
- habituellement, aucune intervention primaire de nuit,
- impossibilité de vol en cas de brouillard ou de mauvaise visibilité
pour d'autres raisons.
+ Dangers de l'hélicoptère :
• risques liés aux pales et au rotor en mouvement !
• danger au décollage et à l'atterrissage lié en particul ier aux lignes
électriques (à haute tension).
Déroulement de l'intervention
Chaîne des secours
Il s'agit des étapes successives essentielles de réponse en cas d'accident.
El les comprennent les éléments suivants :
• découverte de l'accident ;
• alerte correcte du service de secours adéquat ;
• gestes de premiers secours mis en œuvre par les témoins ou par un
médecin présent sur les lieux le cas échéant;
• envoi d'un moyen de secours sur le lieu de l'accident ;
• prise en charge médicalisée préhospitalière adaptée par le médecin
urgentiste ;
• transport avec le bon moyen dans l'hôpital adapté ;
• suite de soins à l'hôpital.