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Evapo

Ce chapitre aborde les concepts d'évaporation, de transpiration et d'évapotranspiration, en définissant ces phénomènes et en expliquant leur interaction. Il présente également le bilan d'énergie nécessaire à ces processus, en détaillant les différentes formes de radiation impliquées et les méthodes de mesure. Enfin, des tableaux fournissent des valeurs de constantes et des estimations de radiation pour différentes latitudes et conditions atmosphériques.

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Ce chapitre aborde les concepts d'évaporation, de transpiration et d'évapotranspiration, en définissant ces phénomènes et en expliquant leur interaction. Il présente également le bilan d'énergie nécessaire à ces processus, en détaillant les différentes formes de radiation impliquées et les méthodes de mesure. Enfin, des tableaux fournissent des valeurs de constantes et des estimations de radiation pour différentes latitudes et conditions atmosphériques.

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9

CHAPITRE

Évapotranspiration

9.1 INTRODUCTION
Ce chapitre traite des phénomènes d’évaporation, de transpiration et d’évapotranspiration.
Pour ceux et celles voulant approfondir ces thèmes, vous pouvez consulter les ouvrages sui-
vants :
ASCE, 1990. Evaporation and irrigation water requirement. ASCE manuals and reports on
Engineering Practice No 70.
Brutsaert, W., 1991. Evaporation into the atmosphere. Kluwer Academic publishers, Boston

9.2 DÉFINITIONS
L’évaporation est le phénomène du passage de l’eau de l’état liquide à l’état de vapeur. L’éva-
poration d’une surface d’eau, d’un bassin ou d’un lac ou de la surface d’un sol en sont des
exemples.
La transpiration est le phénomène d’évaporation de l’eau par les plantes au travers des stoma-
tes.
Dans la nature, il n’est pas facile de différentier le phénomène de l’évaporation du phénomène
de la transpiration et le terme évapotranspiration a été créé pour représenter la combinaison des
deux phénomènes.
148 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.3 BILAN D’ÉNERGIE


Les phénomènes d’évaporation et de transpiration ont besoin d’énergie pour réaliser le chan-
gement de phase de l’eau de l’état liquide à l’état de vapeur. Cette source d’énergie est le soleil.
La figure 9.1 présente le bilan radiatif et la terminologie utilisée.

EXTRA TERRESTRE
Ra

INCIDENTE RÉÉMISSION
Ro Rb NETTE
RÉFLEXION
RN
Rr

GLOBALE
Rs

Figure 9.1 Bilan radiatif.

La radiation nette s’établie comme suit :


RN = Rs − Rr − Rb [9.1]
RN = Radiation nette
Rs = Radiation globale
Rr = Réflexion
Rb = Radiation nette grande longueur d’onde
La radiation globale est mesurée au moyen d’un pyranomètre qui est constitué d’un capteur de
flux thermique installée horizontalement sous un petit hémisphère en verre non absorbant et
anti--réfléchissant sous vide. Le capteur de flux thermique est constituée de thermocouples
généralement groupés en série sur une surface noire qui absorbe le rayonnement solaire et pro-
duit un signal électrique proportionnel à l’énergie reçue. Malheureusement, peu de stations
climatiques au Canada mesurent la radiation globale au sol. La radiation globale peut être esti-
mée à partir de la radiation extra terrestre :
R s = R a  a + b nN  [9.2]
Ra = Radiation extra terrestre
n = Durée d’insolation (h)
N = Durée possible d’insolation (h)
a, b = Constantes
BILAN D’ÉNERGIE
149

Le tableau 9.1 présente quelques valeurs des constantes “a” et “b”. Les valeurs de “a” et “b”
varient géographiquement et selon la période de l’année et sont influencés par la quantité d’eau
dans l’air, la quantité de poussière et de pollution et la masse d’air (épaisseur de la couche
atmosphérique).

La durée d’insolation “n” est mesurée avec un héliographe et la durée possible “N” peut être
estimée du tableau 9.2. Le nombre d’heures possibles d’insolation “N” pour un mois donné est
obtenu en multipliant la valeur du tableau 9.2 par 360 heures (30 x 12 h). Le nombre d’heures
possibles d’insolation de la journée moyenne pour un mois donné est obtenu en multipliant la
valeur du tableau 9.2 par 12 heures et par le ratio (30 / nombre de jours du mois visé).

Tableau 9.1 Valeurs des constantes “a” et “b” de l’équation 9.2.


Auteur Pays a b
Penman (1948) Angleterre 0,18 0,55
Angström France 0,18 0,62
Kimball (1914) Virginia, USA 0,22 0,54
Prescott (1940) Canberra, Australie 0,25 0,54
Mckay (1962) Southern Sask. 0,25 (mai--août) 0,60

Tableau 9.2 Insolation moyenne possible (heures), exprimée en unités de 30 jours de


12 heures chacun (Gray, 1972).
Lat.
nord J F M A M J J A S O N D
0_ 1,04 0,94 1,04 1,01 1,04 1,01 1,04 1,04 1,01 1,04 1,01 1,04
10_ 1,00 0,91 1,03 1,03 1,08 1,06 1,08 1,07 1,02 1,02 0,98 0,99
20_ 0,95 0,90 1,03 1,05 1,13 1,11 1,14 1,11 1,02 1,00 0,93 0,94
30_ 0,90 0,87 1,03 1,08 1,18 1,17 1,20 1,14 1,03 0,98 0,89 0,88
35_ 0,87 0,85 1,03 1,09 1,21 1,21 1,23 1,16 1,03 0,97 0,86 0,85
40_ 0,84 0,83 1,03 1,11 1,24 1,25 1,27 1,18 1,04 0,96 0,83 0,81
45_ 0,80 0,81 1,02 1,13 1,28 1,29 1,31 1,21 1,04 0,94 0,79 0,75
50_ 0,74 0,78 1,02 1,15 1,33 1,36 1,37 1,25 1,06 0,92 0,76 0,70

La radiation globale peut aussi être estimée à partir de la radiation incidente d’une journée
ensoleillée :
R s = R o  a + b nN  [9.3]
Ro = Radiation incidente
a, b = Constantes
Mateer (1955) propose les valeurs respective de 0,355 et 0,68 pour les coefficient “a” et “b”
pour le Canada. Gray (1972) présente les cartes pour chaque mois de l’année des valeurs de la
radiation incidente mesurées au Canada.
150 ÉVAPOTRANSPIRATION

La réflexion peut estimée à partir du coefficient de réflexion ou d’albédo selon différentes


sources :
Rr = r Rs [9.4]
Le tableau 9.3 présente quelques valeurs du coefficient de réflexion ou d’albédo.

Tableau 9.3 Valeurs des coefficients de réflexion ou d’albédo.


Type de surface Coefficient de réflexion
Musy et Soutter, Réméniéras, 1972 Gray, 1972
1991
Surface d’eau 0,03 -- 0,10 0,05 -- 0,15 0,05 -- 0,15
Champ et prairie 0,10 -- 0,30
Herbes, savanes 0,22
Cultures vertes 0,25
Forêt 0,05 -- 0,20 0,11 0,05 -- 0,20
Sol nu 0,15 -- 0,40
Rochers 0,16
Neige fraîche < 0,95 0,80 -- 0,90
Neige fondante 0,40 -- 0,60
Glace (sans neige) 0,40 -- 0,50
La réémission ou la radiation nette de grande longueur d’onde peut être estimée (Gray, 1972) :
R b =  σ T 4a 0, 56 − C e a 0, 1 + 0, 9 nN [9.5]
ε = émissivité ≅ 1,0
σ = constante de Stefan Boltzman
1,17 x 10--7 cal / cm2 °K4 j
2,01 x 10 - 9 mm / °K4 j
4,90 x 10--7 J / cm2 °K4 j
4,90 x 10--9 MJ / m2 °K4 j
Ta = température de l’air (°K) ( = T (°C) + 273 )
ea = pression de vapeur d’eau (mb) (kPa) (mmHg)
C = Contante = 0,08 mb--½
0,25 kPa--½
0,092 mmHg--½
n = Durée d’insolation (h)
N = Durée possible d’insolation (h)
La pression de vapeur saturée peut déterminée au tableau 9.8 ou par l’équation suivante :
 
e s(T) = 0, 6108 e 17,27 T T+273,3 [9.6]
es = pression de vapeur d’eau saturée à la température T en °C (kPa)
BILAN D’ÉNERGIE
151

La pression de vapeur réelle est déterminée :


e a = e s RH [9.7]
RH = humidité relative de l’air (%)
La FAO (Allen et al., 1998) et l’ASCE (2005) proposent l’équation suivante qui utilise des
données plus généralement disponibles :

( Tmax + 273 ) 4 +  T min + 273 4


R b = σ 
2
 
0, 34 − 0, 14 e 0,5
r
 1, 35 Rs
R so

− 0, 35 [9.8]

σ = constante de Stefan Boltzman (4,90 x 10--9 MJ m--2 j--1)


Tmax = température maximale journalière de l’air (°C)
Tmin = température minimale journalière de l’air (°C)
er = pression de vapeur d’eau à la température du point de rosé (kPa)
Rso = radiation incidente
Le rapport Rs / Rso doit être inférieur à 1,0.
La radiation incidente peut estimée par l’équation suivante :

R so = 0, 75 + 2 z 10 5 R a [9.9]


z = élévation au dessus du niveau de la mer (m)
La pression de vapeur moyenne à la température du point de rosé (Tr ) est déterminée pour la
température moyenne du point de rosé :
e r = e sT r [9.10]
Tr = température moyenne au point de rosée de l’air (°C)
Lorsque la température moyenne du point de rosée n’est pas disponible, la pression de vapeur
peut être estimée avec les températures et les humidités relatives de la façon suivante :

e r = 1 e sT min
2
RH max
100
+ e s(T max)
RH min
100
 [9.11]

RHmax = humidité relative journalière max. de l’air (%)


RHmin = humidité relative journalière min. de l’air (%)
La plus grande partie de la radiation nette sera utilisée par les plantes pour la transpiration ou
par les surfaces humides pour l’évaporation.
152 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.4 RADIATION EXTRA TERRESTRE


La radiation extra terrestre Ra peut être estimée de différentes façons. Le tableau 9.4 présente
les valeurs mensuelles moyennes du rayonnement extra--terrestre sur un plan horizontal pour
l’hémisphère nord.
Tableau 9.4 Rayonnement extra--terrestre mensuel moyen sur un plan horizontal (mm/j) --
Hémisphère nord (Gray, 1972).
Lat. Nord 90_ 80_ 70_ 60_ 50_ 40_ 30_ 20_ 10_ 0_
Jan. 1,3 3,6 6,0 8,5 10,8 12,8 14,5
Fév. 1,1 3,5 5,9 8,3 10,5 12,3 13,9 15,0
Mars 1,8 4,3 6,8 9,1 11,0 12,7 13,9 14,8 15,2
Avril 6,9 7,8 9,1 11,1 12,7 13,9 14,8 15,2 15,2 14,7
Mai 14,9 14,6 13,6 14,6 15,4 15,9 16,0 15,7 15,0 13,9
Juin 18,1 17,8 17,0 16,5 16,7 16,7 16,5 15,8 14,8 13,4
Juil. 16,8 16,5 15,8 15,7 16,1 16,3 16,2 15,7 14,8 13,5
Août 11,2 10,6 11,4 12,7 13,9 14,8 15,3 15,3 15,0 14,2
Sept. 2,6 4,0 6,8 8,5 10,5 12,2 13,5 14,4 14,9 14,9
Oct. 0,2 2,4 4,7 7,1 9,3 11,3 12,9 14,1 15,0
Nov. 0,1 1,9 4,3 6,7 9,1 11,2 13,1 14,6
Déc. 0,9 3,0 5,5 7,9 10,3 12,4 14,3

La radiation extra terrestre est fonction de la constante solaire, la distance de la terre au soleil,
la latitude, la déclinaison et du jour de l’année. Elle peut être estimée à partir des données astro-
nomiques :
R a = 24 [
π G sc d r ω s sin(φ) sin(δ) + cos(φ) cos(δ) sin(ω s)
] [9.12]
Gsc = constante solaire = 4,92 MJ m--2 j--1
dr = inverse de la distance relative de la terre au soleil
ϕ = latitude (radians)
δ = déclinaison du soleil (radians)
ωs = angle du coucher du soleil (radians)
L’inverse de la distance relative de la terre au soleil peut être estimé :

d r = 1 + 0, 033 cos 2 π J
365
  [9.13]
J = jour julien
Le jour Julien est le numéro ordinal du jour dans l’année, le 1er janvier étant le jour 1 et le 31
décembre le jour 365. Il peut être défini par un tableau ou l’équation suivante :


J = D − 32 + Int 275 M + 2 Int
9
3
M+1
  
+ Int M −
100
Mod(Y, 4)
4
+ 0, 975  [9.14]
BILAN D’ÉNERGIE
153

D = jour du mois
M = mois de l’année
Y = année (4 chiffres)
Int = fonction déterminant l’entier entier d’une division
Mod = fonction déterminant le reste d’une division

La latitude en radiant est :

ω = π Lat [9.15]
180
Lat = latitude (°)

La déclinaison solaire est :


δ = 0, 409 sin 2 π J − 1, 39
365
 [9.16]

L’angle du coucher du soleil est :


ω s = arccos[− tan(φ) tan(δ) ] [9.17]

Sous nos latitudes (45_ -- 50_), la radiation extra--terrestre Ra peut aussi être approximée par
l’équation suivante :
R a = C R a + ∆R cos F + 7 (1 − cos 2 F) [9.18]
R max + R min
Ra = [9.19]
2
R max − R min
∆R = [9.20]
2
R max = 1021, 6 − 0, 2 (Lat − 45 ) [9.21]

R min = 252, 8 − 14, 8 ( Lat − 45 ) [9.22]


( J − 173 )
F=2π [9.23]
365
Rmax et Rmin = Radiation extra terrestre maximale et minimale
C = constante d’unité
= 1 (cal/cm 2 j)
= 4,1868 (J/cm 2 j)
= 0,0171 (mm/j)
= 0,041868 (MJ/m 2 j)
154 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.5 PRINCIPE DE LA DIFFUSION


Lors du processus d’évaporation, la vapeur d’eau diffuse dans l’atmosphère grâce au gradient
de pression de vapeur d’eau au--dessus de la surface tel que le montre la figure 9.2.
ea ea

eo eo

Lac
Feuille
Figure 9.2 Principe de la diffusion.

Les équations de diffusion s’expriment sous la forme suivante :


E = f (vent, surface, etc.) (e o − e a) [9.24]
E = évaporation
eo = pression de vapeur à la surface
ea = pression de vapeur dans l’air

9.6 BILAN DE MASSE -- BILAN D’ÉNERGIE


Dans la nature, il s’établie un équilibre entre le bilan de masse (diffusion) et le bilan d’énergie
(figure 9.3). Lorsque le soleil brille, la feuille ou la surface se réchauffe et il se crée un gradient
de pression de vapeur entre la surface et l’air. Le taux de diffusion de la vapeur d’eau deviendra
en équilibre avec le taux d’évaporation en terme d’énergie. Lorsque le soleil cesse de briller, le
flux de chaleur diminue et l’évaporation doit prendre son énergie dans le milieu qui se refroidit
pour atteindre à la limite la température du point de rosée. À ce moment, la pression de vapeur à
la surface est en équilibre avec la pression de vapeur de l’air et l’évaporation cesse.

BILAN de [≅] BILAN


MASSE d’ÉNERGIE
ea E Rr Rb

∆T
Rs
eo

Figure 9.3 Équilibre entre le bilan de masse et le bilan d’énergie.


BILAN D’ÉNERGIE
155

9.7 MESURES
Les méthodes de mesures de l’évaporation ou l’évapotranspiration sont basées sur le bilan de
masse ou de bilan d’énergie, les deux étant reliées.

Une autre technique de mesure consiste à utiliser des lysimètres drainants ou à pesée. Les lysi-
mètres à pesée sont plus précis que les lysimètres drainants mais plus dispendieux à construire
et à opérer. La figure 9.4 présente un lysimètre drainant. Dans le cas du lysimètres drainant,
l’évapotranspiration est estimée en effectuant le bilan d’eau entre deux épisodes pluvieux ou
d’arrosage :
ETr = Pte − Drainage [9.25]

L’équation fait l’hypothèse que le sol est à la capacité au champ après chaque précipitation ou
arrosage, ce qui amène une variation nulle du stock d’eau dans les sol.

Figure 9.4 Schéma d’un lysimètre drainant.

Dans le cas des lysimètres à pesée, leur poids est pesé régulièrement, ce qui permet de mesurer
les variations de stock d’eau et d’estimer l’évapotranspiration sur de courtes périodes (quel-
ques heures à une journée). L’équation d’estimation de l’évapotranspiration s’écrit alors :

ETr = Pte − Drainage − ∆P [9.26]


A
∆P = Variation de masse du lysimètre
A = Surface du lysimètre
ρ = masse spécifique de l’eau
156 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.8 ÉCOULEMENT DE L’EAU DANS LA PLANTE


Le chemin de l’écoulement de l’eau du sol à l’atmosphère au travers d’une plante forme un
système continu qui peut être analysé en évaluant l’énergie potentielle en tout point du sys-
tème. L’analyse est analogique à l’écoulement de l’eau dans le sol. En tout point du système, le
flux d’eau est proportionnel au gradient de potentiel et inversement proportionnel à la résis-
tance à l’écoulement dans la plante qui peut être assimilée à l’inverse de la conductivité
hydraulique dans l’équation de Darcy. Le cheminement de l’eau suit le trajet suivant : le mou-
vement de l’eau au travers du sol pour rejoindre les poils des racines, l’entrée de l’eau dans ces
derniers, la migration de l’eau dans la plante (racine, tige, feuille) par translocation, l’évapora-
tion dans l’espace intercellulaire des feuilles, la diffusion au travers des stomates et de la cou-
che de grand gradient d’humidité et finalement diffusion dans l’atmosphère. Ce processus a
été décrit par Philip (1957) et est présenté à la figure 9.5. Les termes déficit de pression de
vapeur, de tension de l’eau dans le sol et de potentiel de l’eau sont des termes équivalents et
décrivent le niveau d’énergie. La pression de vapeur s’exprime de la façon suivante en terme
de potentiel :
ed
φ = − RT  
g ln e s [9.27]
ϕ = potentiel
R = constante de gaz parfait
T = température absolue
g = constante gravitationnelle
ed = pression de vapeur actuelle
es = pression de vapeur saturée
La figure 9.5 présente différents cas de transpiration des plantes. Dans les conditions normales
(courbe 1), la différence de potentiel entre le sol et les racines est faible. Au niveau des cellules
mésophyles (F), le potentiel est au--dessous du point critique auquel la cellule perd sa turges-
cence et le flétrissement ne se produit pas. Pour la courbe 2, le sol est moins humide mais la
plante transpire à un taux similaire au cas précédent. Une plus grande quantité d’énergie est
nécessaire pour faire circuler l’eau dans la plante; un flétrissement temporaire se produit alors
dans plusieurs types de plantes. Le changement de déficit de pression de vapeur au niveau des
cellules mésophyles est petit en comparaison du changement de gradient de potentiel entre la
surface de la cellule et l’atmosphère. Cette courbe montre que la transpiration continue même
si la teneur en eau du sol est réduite. La fermeture des stomates qui se produira tôt ou tard
réduira considérablement la transpiration. Pour la courbe 3, la teneur en eau du sols est forte-
ment réduite, la succion exercée pa r le sol est élevée et la plante entière flétrit et des dommages
permanents commence à se produire.
Pendant les journées ensoleillées, plusieurs plantes peuvent transpirer à un taux plus grand que
celui de l’absorption de l’eau par les racines mais pendant la nuit, le phénomène inverse se
produit. Pendant la journée, la plante subit alors un flétrissement temporaire qui n’est pas dom-
mageable car la plante retrouve sa turgescence pendant la nuit. L’énergie avec laquelle l’eau
est retenue par les pores du sol et la conductivité hydraulique non saturée sont des caractéristi-
ques qui affectent la croissance des plantes. Philip (1957) a montré que la teneur en eau au
point de flétrissement varie grandement avec le taux de transpiration, le déficit de vapeur d’eau
BILAN D’ÉNERGIE
157

1200

Déficit de pression de vapeur, suction, potentiel (cm x 10000)

Déficit de pression de vapeur, suction, potentiel


1000

(atm ou 1000 cm d’eau)


500

300

100

40

30

20

10

Figure 9.5 Relation entre le déficit de pression de vapeur, la tension de l’eau dans le sol
et l’énergie potentielle dans le système sol--plante (adapté de Schawb et al.,
1966).
au point de flétrissement, la densité des racines et la profondeur des racines. La plante com-
mence à subir des dommages permanent (flétrissement permanent) lorsque le flux d’eau du sol
aux racines des plantes est inférieur à l’évapotranspiration.
158 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.9 FORMULES D’ESTIMATION


Cette section présente les principales équations qui sont utilisées présentement ou qui présente
un intérêt historique pour estimer l’évaporation ou l’évapotranspiration. Elles peuvent être
simples ou complexes, de nature empiriques ou plus théoriques. Elles sont regroupées selon
qu’elles sont basées sur le bilan de masse, le bilan d’énergie ou la température de l’air.

9.9.1 Basées sur le bilan de masse

Les deux équations suivantes qui sont basées sur le bilan de masse utilisent la forme de l’équa-
tion [9.24].

Meyer (1915 - USA - Lac peu profond)

L’équation de Mayer a été développée aux États--Unis en 1915.

E = C 1 + 0, 062 V 8 e o − e 8 [9.28]
E = évaporation (mm/mois)
C = constante [80 -- 110 ]
= 80 (grande étendue d’eau)
= 110 (lac peu profond)
eo = pression de vapeur à la surface du lac (kPa)
e8 = pression de vapeur dans l’air à 8 m (kPa)
V8 = vitesse du vent à 8 m (km/h)

Penman

E a = K 1 + C v V 2 (e s − e a) [9.29]

E a = K 1 + 0, 74 C v V 10 (e s − e a) [9.30]
Ea = évaporation (mm/j)
es = pression de vapeur saturée à la température de l’air (kPa) (mbar)
(mmHg)
ea = pression de vapeur actuelle (kPa) (mbar) (mmHg)
K = constante d’unité
= 2,6 mm / j kPa (es , ea en kPa)
= 0,26 mm / j mbar (es , ea en mbar)
= 0,235 mm / j mbar (es , ea en mmHg)
V2 , V10 = vitesse du vent à 2 m et 10 (m/s) (km/h)
Cv = coefficient de vitesse du vent
= 0,54 s/m (V en m/s)
= 0,149 h/km (V en km/h)
BILAN D’ÉNERGIE
159

La vitesse du vent “Vo ” mesurée à une autre élévation “ho ” peu être convertie par l’équation
suivante pour une élévation “hx ” :
n
V =V  
h x
x
h o [9.31]
o

n ≅ 1/7
Les équations [9.40] et [9.41] peuvent aussi être utilisées.

9.9.2 Basées sur le bilan d’énergie

Penman
Penman a développé une équation combinant la composante de l’énergie nécessaire pour sou-
tenir l’évapotranspiration et la composante du bilan de masse liée au gradient de vapeur. Elle
essaie de faire une moyenne pondérée des deux composantes :
∆ H + γ Ea
ETp = [9.32]
∆+γ
ETp = évapotranspiration (mm/j)
H = radiation nette (mm/j) (équation [9.1])
Ea = évaporation due au bilan de masse (mm/j) (équation [9.29])
∆ = pente de la pression de vapeur saturée à la température moyenne de
l’air (kPa/°C) (mbar/°C) (mmHg/°C)
γ = constante psychrométrique (même unités que ∆)
= 0,065 kPa/°C
= 0,65 mbar/°C
= 0,486 mmHg/°C
La pente de la pression de vapeur saturée “∆” à la température moyenne de l’air peut être esti-
mée à partir des pressions de vapeur du tableau 9.8 en utilisant l’équation suivante :

∆ = ∆e
∆T
 [9.33]
T

ou directement avec l’équation suivante mais où les unités sont en kPa/°C :


17,27 T T+273,3
∆ = 2504 e [9.34]
( T + 273, 3 ) 2
T = température moyenne journalière de l’air (°C)
160 ÉVAPOTRANSPIRATION

ASCE Standardized Penman- Monteith


La recherche en évapotranspiration a permis de mieux définir certains termes et coefficients de
l’équation de Penman. L’évolution de l’équation de Penman a été connu sous les noms de
FAO--Penman, Penman--Monteith et l’American Society of Civil Engineering (ASCE, 2005)
a adopté une version au pas journalier. Elle estime l’évapotranspiration potentielles des cultu-
res bien approvisionnées en eau :
1λ ∆  R N − G  + γ E o
ETp = [9.35]
∆ + γ 1 + C d V 2
Cn
Eo = (e − e r) V 2 [9.36]
T + 273 s
RN = radiation nette à la surface de la culture (MJ m--2 j--1)
G = flux de chaleur au sol (MJ m--2 j--1)
∆ = pente de la pression de vapeur saturée à la température moyenne de
l’air (kPa/°C) (équation [9.34])
γ = constante psychrométrique (kPa/°C)
λ = chaleur latente de l’eau (2,45 MJ kg--1 d’eau = MJ m--2 mm--1) à
20°C => 1/λ = 0,408
T = température moyenne de l’air (°C)
V2 = vitesse moyenne du vent à une hauteur de 1,5 à 2,5 m (m/s)
es = pression moyenne de vapeur saturée à une hauteur de 1,5 à 2,5 m
(kPa)
er = pression moyenne de vapeur du point de rosé à une hauteur de 1,5
à 2,5 m (kPa)
Cn = constante du numérateur fonction de la culture de référence
(tableau 9.5)
Cd = constante du dénominateur fonction de la culture de référence
(tableau 9.5)
Cette équation est valide au pas de temps journalier. Pour une utilisation à d’autres pas de
temps que journaliers, elle doit être utilisée avec d’autres coefficients et autres approxima-
tions.
La radiation nette “RN ”peut estimée en utilisant les équations développées localement et
basées sur la radiation extra--terrestre ou en utilisant les équations [9.1] (RN ) et [9.8] (Rb ) avec
un coefficient d’albédo de 0,23. Le flux de chaleur au sol (G) est généralement faible au pas de
temps journalier par rapport à RN et il est alors négligé.
La constante psychrométrique “γ” varie légèrement en fonction de la pression atmosphérique
et est ainsi influencée par l’élévation “z” au--dessus du niveau de la mer :
γ = 0, 000665 P [9.37]
5,26
P = 101, 3 293 −293
0, 0065 z
[9.38]
BILAN D’ÉNERGIE
161

La pression moyenne de vapeur saturée est estimé à partir des températures journalières maxi-
males (Tmax ) et minimales (Tmin ) :

e s = 1 e sT min + e s(T max) [9.39]


2

La pression moyenne de vapeur au point de rosé est déterminée par l’équation [9.10] ou [9.11].

Si la vitesse du vent est mesurée à une hauteur “zw ” différente de 2 m au--dessus de la surface du
sol, l’équation [9.40] est utilisée si la vitesse du vent a été mesurée au--dessus d’une surface
d’herbe et l’équation [9.41] si la vitesse du vent a été mesurée au--dessus d’une surface de
végétation plus haute que de l’herbe comme de la luzerne ou toute végétation d’environ 0,5 m
de hauteur :

V 2 = V zw
4, 87
ln(67, 8 z w − 5, 42)
 [9.40]

V 2 = V zw
3, 44
ln(16, 26 z w − 5, 42)
 [9.41]

Tableau 9.5 Valeurs Cn et Cd pour les équations [9.35] et [9.36] au pas de temps journa-
lier (Itenfisu et al., 2003).
Culture de référence Cn Cd
Basse (herbe) 900 0,34
Haute (herbe) 1600 0,38

Turc (1962)

La formule de Turc est basée sur l’étude de nombreuses cases lysimétriques en Europe, en
Afrique du nord, en Asie et aux Indes.

ETp = 0, 40 ( R s + 50 ) T
T + 15 [9.42]

Si l’humidité relative de l’air est inférieure à 50 %, la formule s’écrit :

ETp = 0, 40 ( R s + 50 ) T
T + 15

1 + 50 − RH
70
 [9.43]

ETp = évapotranspiration (mm/mois)


Rs = radiation solaire globale (cal/cm2 j)
T = température moyenne mensuelle de l’air (°C)
L’équation de Turc estime l’évapotranspiration potentielle pour un mois de 30 jours. Elle est
aussi utilisée pour estimer l’évapotranspiration potentielle décadaire (10 jours) en remplaçant
la constante 0,40 par 0,13.
162 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.9.3 Méthodes basées sur la température de l’air


Thornthwaite (1944)
L’équation de Thornthwaite a été la première équation publiée permettant d’estimer l’évapo-
transpiration. Elle a été développée à partir des mesures sur des cases lysimétriques dans l’est
des États--Unis.
a
ETp = c T a = 1, 6 10
I
  Ta LA [9.44]

ETp = évapotranspiration (cm/mois)


T = température moyenne mensuelle de l’air supérieure à 0 °C (°C)
a, C = constantes
I = indice thermique
L = rapport de la longueur du jour
L’indice thermique est calculé de la façon suivante :
1,514
 
12
Ti
I= [9.45]
5
i=1
Ti = température moyenne mensuelle de l’air supérieure à 0 °C (°C)
La constante ”a” est calculé de la façon suivante :
a = 67, 5 10 −8 I 3 − 77, 1 10 −6 I 2 + 0, 0179 I + 0, 492 [9.46]
a ≈ 0, 016 I + 0, 492 [9.47]
Le rapport de la longueur du jour est calculé par rapport à un mois de 30 jours de 12 heures de
clarté :

LA = N
30 . 12 [9.48]
N = durée potentielle d’insolation mensuelle (h)
La valeur de LA est estimée au tableau 9.2.
Blaney - Criddle
La méthode de Blaney--Criddle a été développée principalement pour les zones arides et semi--
arides de l’ouest américain et sert principalement à estimer les besoins d’irrigation. Elle estime
l’évapotranspiration réelle :

CU = K T P = K F [9.49]
100
CU = évapotranspiration réelle (po/mois)
K = coefficient de culture
T = température moyenne mensuelle de l’air (°F)
P = % du nombre d’heure de clarté pour le mois par rapport au nombre
annuel (%) (tableau 9.6)
BILAN D’ÉNERGIE
163

L’équation s’écrit sous la forme suivante en unité SI :


CU = 25, 4 K P 9 T + 32
100 5
 [9.50]

CU = évapotranspiration réelle (mm/mois)


T = température moyenne mensuelle de l’air (°C)
Les valeurs de “P“ sont estimées au tableau 9.6.
Les valeurs de “K” sont estimées au tableau 9.7.

Tableau 9.6 Pourcentage mensuel d’heures de clarté “P” par rapport au total annuel pour
différentes latitudes.
Lat.
nord J F M A M J J A S O N D
40 6,76 6,72 8,33 8,95 10,02 10,08 10,22 9,54 8,29 7,75 6,72 7,52
42 6,63 6,65 8,31 9,00 10,14 10,22 10,35 9,62 8,40 7,69 6,62 6,37
44 6,49 6,58 8,30 9,06 10,26 10,38 10,49 9,70 8,41 7,63 6,49 6,21
46 6,34 6,50 8,29 9,12 10,39 10,54 10,64 9,79 8,42 7,57 6,36 6,04
48 6,17 6,41 8,27 9,18 10,53 10,71 10,80 9,89 8,44 7,51 6,23 5,86
50 5,98 6,30 8,24 9,24 10,68 10,91 10,99 10,00 8,46 7,45 6,10 5,65

Baier et Robertson (1965)


Le modèle de Baier et Robertson a été développé à partir des mesures d’un atomètre de Bellani :

ETp = − 5, 39 + 0, 157 T max + 0, 158 T max − T min + 0, 00457 R A [9.51]


ETp = évapotranspiration potentielle (mm/j)
Tmax = température journalière maximale de l’air (°C)
Tmin = température journalière minimale--de l’air (°C)
RA = Radiation extra terrestre (cal/cm 2 j = Langleys)
Rochette et Dubé (1989a) ont calibré l’équation de Baier et Robertson sur les données prédites
par le modèle de Penman pour la vallée du Saint--Laurent et ils ont obtenu l’équation suivante :

ETp = − 2, 40 + 0, 065 T max + 0, 083 T max − T min + 0, 00414 R A [9.52]


164 ÉVAPOTRANSPIRATION

9.10 ÉVAPOTRANSPIRATION RÉELLE (ETR)


La quantité d’eau nécessaire pour rendre une plante à maturité sont les besoins en eau d’une
plante. Une plante a besoin entre 400 et 1000 kg d’eau pour produire un kg de matière sèche.
L’évapotranspiration réelle représente l’évapotranspiration en conditions réelles, ce qui inclut
le stade végétatif de la plante et les conditions d’humidité du sol. L’évapotranspiration réelle
est représentée par l’équation suivante :
Etr = K(Sol) K(Plante) Etp [9.53]
K(Sol) = facteur sol, 0,0 ≤ K(Sol) ≤ 1,0
K(Plante) = facteur plante, 0,0 ≤ K(Plante) ≤ 1,0
Le facteur sol est présenté par la figure 9.6.
Etr
Etp

1,0

θ
PF PC CC SAT

Figure 9.6 Le rapport ETR/ETP en fonction de la teneur en eau du sol.

Le facteur plante varie de 0,4 à 1,2 selon le stade de croissance et le type de plante. Lors de leur
plein développement, les plantes ont généralement un facteur de 1,0. Le tableau 9.7 présente
quelques valeurs des coefficients d’évapotranspiration pour les cultures irriguées dans l’ouest
des États--Unis.
BILAN D’ÉNERGIE
165

Tableau 9.7 Coefficients d’évapotranspiration pour les cultures irriguées dans l’ouest des
États--Unis.
Culture Longueur de la saison ou Coefficient sai- Maximum
période de croissance sonnier d’éva- mensuel*
potranspiration (K)
(K)
Luzerne Jusqu’aux gelées 0.85 0.95--1.25
Fèves 3 mois 0.65 0.75--0.85
Mais 4 mois 0.75 0.80--1.20
Verger, plantes caduques Jusqu’aux gelées 0.65 0.70--0.75
Pâturage, herbes, annuelles, Jusqu’aux gelées 0.75 0.85--1.15
foin
Patates 3 mois 0.70 0.86--1.00
Céréales à paille 3 mois 0.75 0.85--1.00
Sorgo 5 mois 0.70 0.85--1.10
Betterave à sucre 5 1/2 mois 0.85--1.00
* II est fonction de la température mensuelle moyenne et du stage de croissance des cultures.

9.11 EVAPOTRANSPIRATION EN SERRES


Selon Villère, l’évapotranspiration en serre peut être estimée par l’équation suivante :
ETp = 0, 267 τ R s [9.54]
τ = coefficient de transmission du rayonnement solaire pour le matériau
de couverture [0,6 -- 0,9]
Rs = radiation solaire globale (MJ/m2 j)
166 ÉVAPOTRANSPIRATION

Tableau 9.8 Quelques propriétés de l’air.


Température Pression de Masse Masse Humidité Enthalpie
vapeur saturée volumique volumique absolue air saturé
air sec air saturé
°C Pa kg/m3 kg/m3 kg/kg kJ/kg
--10 261 1,342 1,338 0.00161 --6.072
--9 286 1.336 1.333 0.00176 --4.691
--8 312 1.331 1.327 0.00192 --3.278
--7 340 1.326 1.322 0.00210 --1.831
--6 371 1.321 1.317 0.00229 --0.347
--5 404 1.317 1.311 0.00249 1.176
--4 440 1.312 1.306 0.00271 2.743
--3 479 1.307 1.301 0.00295 4.355
--2 521 1.302 1.295 0.00321 6.016
--1 566 1.297 1.290 0.00349 7.731
0 615 1.292 1.285 0.00380 9.502
1 658 1.286 1.279 0.00406 11.183
2 707 1.283 1.274 0.00437 12.959
3 759 1.278 1.269 0.00469 14.786
4 814 1.274 1.264 0.00504 16.669
5 873 1.269 1.258 0.00540 18.609
6 936 1.265 1.253 0.00580 20.611
7 1002 1.260 1.248 0.00621 22.67î
8 1073 1.256 1.242 0.00666 24.812
9 1148 1.251 1.237 0.00713 27.020
10 1228 .1.247 1.232 0.00763 29.304
11 1313 1.242 1.226 0.00816 31.668
12 1403 1.238 1.221 0.00873 34.119
13 1498 1.234 1.216 0.00933 36.659
14 1599 1.229 1.210 0.00997 39.295
15 1705 1.225 1.205 0.01064 42.031
16 1818 1.221 1.199 0.01136 44.873
17 1937 1.217 1.193 0.01212 47.827
18 2064 1.213 1.188 0.01293 50.899
19 2197 1.208 1.182 0.01378 54.095
20 2338 1.204 1.177 0.01469 57.423
21 2486 1.200 1.171 0.01564 60.888
22 2643 1.196 1.165 0.01666 64.500
23 2809 1.192 1.159 0.01773 68.265
24 2983 1.188 1.153 0.01887 72.193
25 3167 1.184 1.147 0.02007 76.290
26 3361 1.180 1.141 0.02133 80.568
27 3565 1.176 1.135 0.02268 85.036
28 3779 1.172 1.129 0.02409 89.704
29 4005 1.168 1.122 0.02559 94.582
BILAN D’ÉNERGIE
167

PROBLÈMES

9.1 Calculez l’évapotranspiration potentielle à Québec pour le 1er juillet 2009 par les
méthodes de :
a) Penman
b) Penman--Monteith
c) Turc
d) Blaney--Criddle
e) Baier et Robertson
Données :
Tmax Tmin Trosé Humidité Vent à 10 m
°C °C °C relative (km/h)

20,9 13.8 14,9 88 8

9.2 À l’aide des normales climatiques que vous pouvez obtenir des sites WEB d’Environne-
ment Canada ou de Météo Média, estimez l’évapotranspiration potentielle des mois de
mai, juin, juillet, août et septembre pour Québec ou toute autre ville de votre choix. Vous
devez le faire avec au moins deux méthodes que vous jugerez appropriées et que vous
devez justifier.

9.3 Sur le site WEB d’Environnement Canada ([Link]


Welcome_f.html), vous pouvez obtenir les données météorologiques quotidiennes de
différentes stations météorologiques canadiennes. Pour Québec ou une ville de votre
choix, téléchargez les données météorologiques du mois de juillet 2010 et estimez l’éva-
potranspiration potentielle avec au moins deux méthodes que vous jugerez appropriées
et que vous devez justifier. Pouvez--vous estimer l’évapotranspiration sur une base quo-
tidienne?
168 ÉVAPOTRANSPIRATION

BIBLIOGRAPHIE

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