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Introduction

Le document traite des processus de désintégration des noyaux radioactifs lourds, incluant la fission spontanée et les émissions de particules bêta et alpha. Il décrit également les transformations des radionucléides jusqu'à l'obtention de nuclides stables, ainsi que les différents types de spectroscopies qui peuvent être développées à partir de ces désintégrations. Enfin, il mentionne les neutrons retardés et d'autres particules émises par des radio-isotopes spécifiques.

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Introduction

Le document traite des processus de désintégration des noyaux radioactifs lourds, incluant la fission spontanée et les émissions de particules bêta et alpha. Il décrit également les transformations des radionucléides jusqu'à l'obtention de nuclides stables, ainsi que les différents types de spectroscopies qui peuvent être développées à partir de ces désintégrations. Enfin, il mentionne les neutrons retardés et d'autres particules émises par des radio-isotopes spécifiques.

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i

INTRODUCTION

On sait que certains noyaux radio-actifs lourds A


z x * se désintègrent
spontanément en deux radiofragments de fission en général, qui peuvent ou ne peuvent
pas éjecter un nombre A   A1  A2  de neutrons prompts 01nP , d’énergies cinétiques i

E 1 n , pour devenir alors deux radioproduits de fission Y * et


A1
Z1
A2
Z2 Z * , ce qui permet
0 Pi

d’écrire le processus nucléaire :

A  Z Y * Z Z *  A   A1  A2  0 nP  Q f . s 
X *T (i)
A A1 A2 1
Z X *
1/ 2 Z1 2 i

Dans la transformation (i), les paramètres T1 / 2  ZA X * et Q f .s  désignent respectivement la


demi-vie des radioéléments lourds ZA X * et l’énergie de la désintégration nucléaire par
fission spontanée.

La majorité des radioproduits de fission A1


Z1Y * et A2
Z2 Z * se transmutent en

émettant spontanément des particules bêta négatives i et des anti-neutrinos  i , mais
quelques-uns d’entre eux se désintègrent spontanément en expulsant des neutrons
retardés 01nr , d’énergies cinétiques E n , en compétition avec l’éjection des particules
i
1
0 ri

bêta négatives et des anti-neutrinos, en accord avec les processus nucléaires :

A1  Z 1 R ou
Y *T R  n ou R ou R*  i   i  Q (ii)
A1 A1 A1 A1m A1
Z1 Y * 1
1 / 2 Z1
Z 1 1 Z 1 1 Z1 1

ou

 i ; i A2 i ; i
S *   

(iii)
Z 2 1 A2 *
T1 / 2  Z 2 1 S 
A2
Z *    A *  
z2
 2   i ; i
(iv)
S  n  ZA2211S  01nri
T1 / 2 Z2
Z A2
Z 2 1

Dans la transformation (ii), la quantité Q est l’énergie de la désintégration nucléaire par


émission d’une particule bêta négative.
ii

Plusieurs autres radioisotopes se transmutent


- soit en expulsant spontanément non seulement des particules alpha i,
d’énergies cinétiques E , mais aussi des particules bêta positives  i et des
i

neutrinos  i , d’énergies cinétiques respectives E  et E , i



i

- soit en capturant spontanément des électrons atomiques, avec éjection des


neutrinos ; d’où les désintégrations nucléaires :

A
Z X * T
A 
X*
 ZA 42Y ou A 4
Z 2 Y  n ou A 4
Z 2 Y *   i  Q i (v)
1/ 2 Z

A
Z X * T
A 
X*
Z A1Y ou A
Z 1 Y  n ou A *
Z 1 Y   i   i  e  Q (vi)
1/ 2 Z

ou

A
Z X * T
A 
X*
Z A1Y ou A
Z 1 Y  n ou Am
Z 1 Y ou Z 1 Y   i  Qc.e 
A *
(vii)
1/ 2 Z

Dans les processus (v) , (vi) et (vii), les paramètres Q , Q et Qc.e  représentent i

respectivement les énergies des désintégrations nucléaires par émission d’une particule
alpha  i et d’une particule bêta positive  i ainsi que par capture électronique.

Les radionuclides A1
Z1 1 R* , A2
Z1 1 S* Y et
A 4 *
Z 1 Y continueront à se transformer
A *
Z 1

spontanément jusqu’à l’obtention des nuclides stables. Les noyaux excités


A n A  n A 4  n
Z 1 R , Z 1S , Z  2Y
1
1
2
2
et Z 1AY  n se désexciteront en émettant des photons gamma
prompts  P alors que les nuclides métastables
i
A1m
Z1 1 R , et Am
Z 1 Y , en émettant des rayons

gamma retardés  r . i

Outre les précurseurs de neutrons retardés vus précédemment, qui sont


certains radioproduits de fission, un nombre relativement élevé de radioéléments légers
se désintègrent aussi en expulsant de façon tardive un ou plusieurs neutrons.
Il existe enfin un petit nombre de radio-isotopes qui se transforment spontanément en
éjectant des protons prompts ou retardés, des tritons ou des particules plus lourdes que
la particule alpha (cas du radiocarbone-14 et du radionéon-24).
iii

A partir des désintégrations et désexcitations nucléaires précédentes, on


peut développer plusieurs types de spectroscopies, dont :
- la spectroscopie de radioproduits de fission ;
- la spectroscopie de neutrons, qu’ils soient prompts ou retardés ;
- la spectroscopie de particules alpha ;
- la spectroscopie de particules bêta, qu’elles soient négatives ou positives ;
- la spectroscopie de photons gamma, qu’ils soient prompts ou retardés ;
- la spectroscopie d’autres particules chargées, émises par des radionuclides, telles que
les protons, les tritons et les particules plus lourdes que la particule alpha ;
- la spectroscopie de battement quantique ;
- la spectroscopie de résonance de rayons gamma, appelée aussi « spectroscopie
Mössbauer » ;
- la spectroscopie d’annihilation de positrons ; et,
- la spectroscopie de corrélation angulaire des photons gamma.

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