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Dag Ii

Le Guide de droit administratif général II, édition 2019, propose une synthèse des cours et des sujets corrigés pour aider les étudiants à préparer leurs examens. Il aborde l'action de l'administration, son pouvoir règlementaire et les fondements juridiques qui le sous-tendent, notamment au Cameroun. Le document souligne l'importance de l'administration en tant qu'acteur juridique au service de l'intérêt général.

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Le Guide de droit administratif général II, édition 2019, propose une synthèse des cours et des sujets corrigés pour aider les étudiants à préparer leurs examens. Il aborde l'action de l'administration, son pouvoir règlementaire et les fondements juridiques qui le sous-tendent, notamment au Cameroun. Le document souligne l'importance de l'administration en tant qu'acteur juridique au service de l'intérêt général.

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

GUIDE PRATIQUE DROIT ADMINISTRATIF


GENERAL II

1. PREMIERE PARTIE : RESUME DU COURS


2. DEUXIEME PARTIE : ANCIENS SUJETS
CORRIGES

SIEGE SOCIAL : AUTO-ECOLE EUROPENNE

CONTACTS : 696 23 94 51 / 656 50 30 06 / 654 01 98 59

NOUS FAISONS LES COURS DE REPETITION A :


SOA : LYCEE DE SOA
YAOUNDE : COLLEGE MONTESQUIEU, Montée SNI, poste
centrale
BERTOUA : COLLEGE L’ORIENT
EBOLOWA : ECOLE CATHOLIQUE DE NKO’OVOS

GUIDE PRATIQUE DE DROIT


ADMINISTRATIF GENERAL II

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

NUL NE PEUT ARRIVER AU PARADIS SANS TOUTEFOIS


CONNAITRE LES EMBUCHES DU CHEMIN.
1. PREMIERE PARTIE : SYNTHESE DU COURS
2. DEUXIEME PARTIE : SUJETS CORRIGES
Cela est une tradition aujourd’hui pour les membres du Groupe
Forum des Juristes et Politistes de mettre à la disposition des
étudiants un ensemble de manuels permettant de pouvoir préparer
au mieux leurs examens du second semestre. Le voici, votre guide
pratique en English Law. Il est simple et très schématique. Il vous
conduira surement à la validation de vos Unités d’enseignement.
Faites en bon usage.
Bonne chance à vous !!!!
Joseph Etoga, président du Groupe Forum
Patrick Ntonga, président des Établissements LE JEUNE PATO.

PREMIÈRE PARTIE : RÉSUME DU COURS

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Dans le contexte étatique, l’administration est un acteur juridique


incontournable, un acteur juridique privilégié, mais aussi et surtout un acteur juridique au
service de l’intérêt général. C’est dire qu’elle a à la fois les droits et obligations. En tant
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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

qu’acteur juridique, elle intervient dans la vie et le commerce juridique à travers une
action multiforme (Partie 1), mais cette action ne se fait ni en marge du droit, ni contre le
droit, elle doit être soumise à ce dernier (Partie 2).
PARTIE I : L’ACTION DE L’ADMINISTRATION
L’action de l’administration c'est-à-dire l’ensemble des actes par lesquels cette
administration intervient dans la vie où le commerce juridique est duale. D’une part elle
est juridique et d’autre part elle est matérielle.
TITRE I : L’ACTION JURIDIQUE DE L’ADMINISTRATION
Au plan juridique, l’administration agit de deux manières. Soit unilatéralement
au moyen de l’acte administratif décisoire, soit contractuellement notamment par le biais
du ou des contrats administratifs.
Sous-titre I : L’ACTION UNILATÉRALE : L’ACTE ADMINISTRATIF DÉCISOIRE
L’action unilatérale de l’administration qui se traduit principiellement et
principalement au moyen de l’acte administratif décisoire, constitue la prérogative la plus
importante de cet acteur juridique. En effet, il s’agit d’une action qui fait naitre
unilatéralement des droits au profit des tiers et ou des obligations à leurs charges sans
leur consentement.
CHAPITRE I : LE POUVOIR RÈGLEMENTAIRE
Le pouvoir règlementaire dans l’Etat peut être définit comme le pouvoir reconnu
aux autorités administratives ou à toute autre personne de faire les règlements ou des
actes règlementaires c'est-à-dire des actes exécutoires ayant un caractère générale et
impersonnel
SECTION I : LES FONDEMENTS JURIDIQUES DU POUVOIR
RÈGLEMENTAIRE
Dans le contexte camerounais, le pouvoir règlementaire exercé par l’exécutif a
plusieurs fondements. Il s’agit d’abord du fondement constitutionnel, ensuite du
fondement législatif, enfin du fondement règlementaire.
Dans le contexte français à contrario, en plus de ces trois fondements, il y a le
fondement jurisprudentiel qui découle de l’arrêt JAMART rendu par le Conseil d’Etat. Ne
seront abordé « hic et nunc » que les trois fondements précédemment indiquer.

PARAGRAPHE I : LE FONDEMENT CONSTITUTIONNEL


Traditionnellement, c’est la constitution qui organise et consacre la séparation
des pouvoirs dans l’Etat organiquement et fonctionnellement. La base constitutionnelle
du pouvoir règlementaire découle de cette séparation. Par conséquent, elle n’est pas
indissociable de celle du droit administratif. Elle peut donc être considérée comme le
fondement juridique originaire du pouvoir règlementaire.
1. LE FONDEMENT CONSTITUTIONNEL DU POUVOIR RÈGLEMENTAIRE
D’APPLICATION DES LOIS
La mise en œuvre du pouvoir règlementaire dite d’application des lois consiste
en l’édiction du règlement ou des actes règlementaires d’exécution ou d’application des
lois. De tels règlements sont nécessaires car ils permettent au législateur de n’inclure
dans les lois que des dispositions de premier ordre et ayant vocation à la permanence.
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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

Les autres dispositions étant prises par acte règlementaire. Pour cerner l’étendu de ce
pouvoir règlementaire, il faut se référer à l’article 26 de la constitution qui détermine le
domaine de la loi.

1. LE FONDEMENT CONSTITUTIONNEL DU POUVOIR RÈGLEMENTAIRE


AUTONOME
La mise en œuvre du pouvoir règlementaire autonome ne dépend pas de la loi
ou du législateur. Il se dégage de cette précision que dans les domaines qui ne font
l’objet d’aucune réserve au profit du législateur, le pouvoir règlementaire se déploie dans
toute son étendu sous réserve du respect des principes généraux du droit et peut donc
arrêter librement toute mesure de principe ou d’application que l’on nomme règlement
autonome. A ce sujet, l’article 27 de la constitution camerounaise dispose « les
matières autres que celles qui sont du domaine de la loi ressortissent au pouvoir
règlementaire ». Cette disposition constitutionnelle consacre donc un domaine d’action
propre au pouvoir règlementaire. Est-ce à dire que les règlements autonomes ont le
même nivo ou la même valeur que la loi ? Rien dans le texte constitutionnel ne permet
de répondre pas l’affirmative ou par la négative. Mais le droit comparé ou étranger
permet d’esquisser une solution à cette question.
PARAGRAPHE 2 : LE FONDEMENT LÉGISLATIF DU POUVOIR RÈGLEMENTAIRE
Le fondement législatif du pouvoir règlementaire est un fondement dérivé car
puise sa légitimité dans la constitution. En effet, celle-ci dénonce dans certains nombre
de dispositions (voire article 6, 9, 14, 26.2, 55) que telle ou telle matière sera fixé ou
déterminé par la loi. C’est ainsi que tous les règlements pris en application de la loi
édicté et régissant ces matières, ont un fondement législatif. Qu’en est-il du fondement
règlementaire du pouvoir règlementaire ?
PARAGRAPHE 3 : LE FONDEMENT RÈGLEMENTAIRE DU POUVOIR
RÈGLEMENTAIRE
Le règlement peut être le fondement du pouvoir règlementaire dans la mesure
où un acte règlementaire est pris en application d’un autre acte règlementaire qui dans
ce cas est supérieure à lui. À titre d’exemple, les statuts particuliers dans la fonction
publique de l’Etat sont les règlements pris en la forme des décrets qui tirent leur
légitimité du statut général de la fonction publique de l’Etat, lequel est aussi un
règlement pris en la forme d’un décret.
A l’instar du fondement législatif, le fondement règlementaire est aussi dérivé.
Mais quelque soit le fondement juridique de ce pouvoir, les autorités investies pour le
mettre en œuvre sont déterminées à partir de ces différents fondements.
SECTION 2 : LES AUTORITÉS OU ORGANES INVESTIES DU POUVOIR
RÈGLEMENTAIRE
Ils sont en nombre important, mais on peut distinguer in globo deux catégories
d’autorités investies ou détenteurs du pouvoir règlementaire : les autorités bénéficiant du
pouvoir règlementaire générale, elles concernent aussi les autorités investies du pouvoir
règlementaire délégué, dérivé, ou spécifique.

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PARAGRAPHE 1 : LES AUTORITÉS BÉNÉFICIANT DU POUVOIR


RÈGLEMENTAIRE GÉNÉRALE
Ils sont au nombre de deux à savoir : le président de la république, et le premier
ministre. Il convient de relever et cela vaut son pesant juridique que, ces deux autorités
ne sont pas investies de la même manière de ce pouvoir règlementaire. Car, ce pouvoir
qui leur est reconnu n’as pas la même autorité. En réalité, le premier Ministre jouit d’un
pouvoir règlementaire initial limité. Quoi qu’il en soit, la constitution camerounaise a
instauré au niveau du pouvoir règlementaire initial un bicéphalisme administratif.
1. LE POUVOIR RÈGLEMENTAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Président de la République détient un pouvoir règlementaire qui se déploie
dans deux périodes différentes. En période de crise et en période normale.
1. Le pouvoir règlementaire du Président de la République en période
normale
L’art 8 de la constitution dispose que le PR exerce le pouvoir règlementaire, il
crée et organise les services de l’Etat. Il faut préciser que le PR agit ici dans le cadre de
son pouvoir règlementaire autonome. Les actes qui en résulte sont les actes
administratifs unilatéraux et donc susceptibles de recours pour excès de pouvoir.
2. Le pouvoir règlementaire du Président de la République en période de
crise
Il découle de l’article 9 de la constitution. Cet art prévoit en son al 1 l’Etat
d’urgence et en son al 2 l’Etat d’exception. Il s’agit de deux situations totalement
différentes au regard de leur régime juridique. L’al 1 dispose que « le PR peut lorsque la
situation l’exige proclamer par décret l’Etat d’urgence qui lui confère les pouvoirs
spéciaux dans les conditions fixées par la loi » (il s’agit de la loi n° 90/ 047 du 19
décembre 1990 sur l’Etat d’urgence). Quant à l’al 2 qui énonce que « le PR peut en cas
de péril grave menaçant l’intégrité du territoire, la vie, l’indépendance ou les
institutions de la République, proclamer par décret l’Etat d’exception et prendre
toute mesure qu’il juge nécessaire. Il en informe la nation par voie de message ».
3. LE POUVOIR RÈGLEMENTAIRE DU PREMIER MINISTRE
D’après l’art 27 de la constitution, les matières qui ne sont autres que celles
qui sont du domaine de la loi ressortissent au pouvoir règlementaire. Au plan
constitutionnel, le pouvoir règlementaire est assuré par le PR et le PM. C’est dire que le
pouvoir règlementaire est partagé entre ces deux autorités mais la constitution indique
par ailleurs en son art 12 que « le PM exerce le pouvoir règlementaire (…) sous
réserve des prérogatives reconnues au PR dans ce domaine ».
À la différence du PR qui crée et organise les services publics de l’Etat, le PM
dirige tous les services nécessaires à l’accomplissement de sa mission. La constitution
ne dit pas en quoi consiste l’exercice par le PM du pouvoir règlementaire ; et indique
simplement que le PR fixe les attributions du PM et c’est le décret n° 92/089 du
04/05/1992 modifié et complété par le décret n° 95/145-bis du 04/08/1995 qui précise
effectivement les attributions du PM.
PARAGRAPHE II : LES AUTORITES INVESTIES DU POUVOIR REGLEMENTAIRE
DELEGUE
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La détention de l’exercice du pouvoir règlementaire par des autorités autres que le


président de la République et le premier ministre sont non seulement une nécessité
mais également une réalité. Ces autorités sont investies d’un pouvoir règlementaire
délégué dans la mesure où la base juridique de ce pouvoir est soit une loi soit un
règlement. Ces autorités se retrouvent au niveau de l’administration centrale, de
l’administration déconcentrée et au niveau de l’administration décentralisée.
1. Au niveau de l’Administration centrale
L’article 10 (1) de la constitution dispose qu’entre autre « le Président de la
République nomme sur proposition du premier ministre, les autres membres du
Gouvernement et fixe leurs attributions ».
Par ailleurs, l’article 8 dispose que « le Président de la République nomme aux
emplois civils et militaires ». C’est sur ce fondement qu’il nomme les hauts
responsables de l’administration. Toutes ces autorités exercent un pouvoir
règlementaire délégué. Les articles 10 (2), 12 (5) de la constitution sont clairs sur ce
point. Cette délégation peut être faite soit du président de la République, soit du Premier
Ministre. Pour plus de clarté et de visibilité, il convient de distinguer d’une part le pouvoir
règlementaire des membres du Gouvernement et le pouvoir règlementaire de certains
hauts responsables de l’administration.
1. Le pouvoir règlementaire des membres du Gouvernement
Les membres du Gouvernement concernés ici sont ceux qui ont un porte feuille
ministériel. Dans l’exercice du pouvoir règlementaire, le ministre peut agir seul ou
conjointement avec un ou plusieurs de ses collègues. La portée de ce pouvoir
règlementaire est toutefois limitée. En effet, le ministre a un pouvoir règlementaire
spécial quant à sont objet. Ce pouvoir renvoie à la nature du département dont-il à la
charge.
La question est posée parce qu’il existe des lois qui prévoient que les arrêtés
ministériels détermineront leur modalité d’application. Il en est ainsi par exemple de la loi
n° 92/007 du 14 août 1992 portant Code du travail qui confère au Ministre du Travail et
de la Sécurité Sociale un pouvoir règlementaire qui relève de ses attributions. On peut
citer l’article 28 (6) aux modalités de l’engagement à l’essai ; l’article 33 (3) relatif à la
fixation des conditions d’indemnisation en cas de chômage et l’article 33 (4) relatif à la
détermination des conditions et la durée du préavis. On peut bien se demander si cette
habilitation législative n’est pas contraire aux dispositions de l’article 12 (2) de la
constitution : « le Premier Ministre est chargé de l’exécution des lois ». On peut le
subodorer stricto sensu si l’on considère que l’exécution des lois ressortit à la
compétence exclusive du Premier Ministre. Mais, le contrôle d’un tel arrêté (ministre du
travail) est difficile voir difficultueux en application de la théorie de l’écran législatif.
Quid du pouvoir règlementaire de certains hauts responsables de
l’administration d’État ?
2. Le pouvoir règlementaire de certains hauts responsables de
l’administration d’État

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Les hauts responsables de l’administration d’État dont-il s’agit sont le


Secrétaire Général de la Présidence de la République, le Secrétaire Général des
Services du Premier Ministre et les Secrétaires Généraux des Ministres.
Quant au Secrétaire Général des Ministères, il est le principal collaborateur du
ministre. Il suit l’instruction des affaires du département ; reçoit du ministre des
délégations de signatures nécessaires. C’est par le truchement de cette délégation qu’il
exerce le pouvoir règlementaire. Il existe aussi au sein de l’administration déconcentrée
des autorités investies du pouvoir règlementaire.
1. Au niveau de l’administration déconcentrée
Il existe 02 modalités de l’administration déconcentrée. D’un côté
l’administration techniquement déconcentrée et de l’autre l’administration
géographiquement déconcentrée. La détention de l’exercice du pouvoir règlementaire
par les autorités de l’administration techniquement déconcentrée dépend des textes qui
organisent les ministères dont elles relèvent.
Quant aux autorités de l’administration géographiquement déconcentrée à
savoir le gouverneur de région, le sous-préfet d’arrondissement, le préfet du
département, leur pouvoir règlementaire est déterminé par le décret n°2008/377 du 12
novembre 2008 fixant les attributions des Chefs de circonscriptions administratives et
portant organisation et fonctionnement de leurs services. Chacune de ces autorités
exerce le pouvoir règlementaire dans son territoire de commandement.
Quid des autorités investies du pouvoir règlementaire au niveau de l’administration
décentralisée ?
1. Au niveau de l’administration décentralisée
À la différence du pouvoir règlementaire des ministres, le pouvoir règlementaire
des autorités de l’administration déconcentrée, les autorités de l’administration
décentralisée exercent un pouvoir règlementaire dont le fondement est essentiellement
législatif et sous le contrôle de la tutelle des organes de l’État. Il convient de distinguer
d’un côté les autorités investies du pouvoir règlementaire au niveau des CTD et de
l’autre côté les autorités investies du pouvoir règlementaire au niveau des
administrations spécialisées que sont les établissements publics.
1. Au niveau des collectivités territoriales décentralisées (CTD)
À la différence du pouvoir règlementaire des ministres, le pouvoir règlementaire
des autorités des CTD est spécial quant à son aire géographique et générale quant à
son objet. Le législateur qui fixe conformément à la constitution le principe de la libre
administration locale et compétences de CTD attribue à d’autres attributions à ces
autorités un pouvoir règlementaire dans la limite de leurs attributions.
Il existe d’autres CTD au Cameroun à savoir la Région et la Commune. Mais,
la constitution précise que tout autre type de CTD peut être créé par la loi. Pour l’heure,
la Région n’est pas encore effective comme CTD. Seule la commune l’est dors et déjà
avec une structure en complétude qui est le Communauté Urbaine.
Au sein des CTD, les autorités investies du pouvoir règlementaire sont
principalement au nombre de deux à savoir : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Au
niveau de la commune, l’organe délibérant est le conseil municipal. Au niveau de la
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Communauté Urbaine, c’est le Conseil de la Communauté. Les décisions de ces


organes sont prises sous la forme de délibérations dont certaines relèvent de l’exercice
du pouvoir règlementaire.
Au sein de la Commune, l’organe exécutif est incarné par le maire assisté de
son adjoint alors qu’au sein de la Communauté Urbaine cela est incarnée par le
Délégué du Gouvernement assisté d’adjoints. L’organe exécutif exerce le pouvoir
règlementaire par voie d’arrêté.
Que dire in fine des autorités investies du pouvoir règlementaire au sein des
établissements publics ?
2. Au niveau des établissements publics
Le pouvoir règlementaire des autorités des administrations spécialisées que
sont les établissements publics est consacré par la loi n°99/016 du 22 décembre 1999
portant statut général des établissements publics et entreprises du secteur public et
parapublic. Les organes dirigeants les établissements publics qui exercent le pouvoir
règlementaire sont pour l’essentiel au nombre de deux. On a d’une part l’organe
délibérant qui est le Conseil d’Administration ou tout organe qui en tient lieu et d’autre
part l’organe exécutif qui est la Direction Générale ou tout organe qui en tient lieu.
L’organe délibérant a les pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de
l’établissement public ; définit et oriente sa politique générale et évalue sa gestion dans
les limites fixées par son objet social et sous réserve des dispositions de la loi régissant
les établissements publics. Il a ainsi le pouvoir entre autre de fixer les objectifs et
d’approuver les programmes d’action conformément aux objectifs globaux du secteur
concerné d’approuver le budget et d’arrêter de manière définitive les comptes et les
états financiers annuels afin d’adopter l’organigramme, le barème de salaire et les
avantages de salaire proposés par le Directeur Général. Toutes ces mesures prennent
la forme de délibérations et participent du pouvoir règlementaire de cet organe.
Quant à l’organe exécutif, il est chargé de la gestion et de l’exécution de la
politique générale de l’établissement public sous le contrôle du Conseil d’Administration
à qui il rend compte de sa gestion. À ce titre, il est chargé entre autre d’assurer la
direction technique et administrative de l’établissement ; de gérer les biens meubles et
immeubles, corporels et incorporels de l’établissement dans le respect de son objet
social et des dispositions législatives relatives aux compétences du Conseil
d’Administration.
Que dire en conclusion ?
Le pouvoir règlementaire reconnu aux autorités publiques administratives
permet d’assurer une gestion efficace de l’administration dans l’intérêt général. Mais
parce qu’il met en mouvement les actes juridiques savoir les règlements, il exprime
aussi la puissance publique. Au demeurant, ce pouvoir règlementaire ne doit ni
méconnaître, ni violer le droit en vigueur.
Quid alors des règles juridiques qui régissent les actes administratifs décisoires ?
CHAPITRE II : LE RÉGIME DES ACTES ADMINISTRATIFS DÉCISOIRES
L’analyse du régime des actes administratifs unilatéraux tient en 03 temps à
savoir : les caractères desdits actes, leurs élaborations, et leurs temporalités.
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SECTION I : LES CARACTÈRES DES ACTES ADMINISTRATIFS UNILATÉRAUX


Les caractères des actes administratifs se dégagent d’une part à travers leur
détermination notionnelle et d’autre part à travers leurs classifications.
PARAGRAPHE 1 : LA DÉTERMINATION NOTIONNELLE
Qu’est ce qu’un acte administratif unilatéral ou décisoire ? D’après la jurisprudence
NGONGANG NDJANKE MARTIN/c ETAT DU CAMEROUN, l’acte administratif est un
acte juridique unilatéral pris par une autorité administrative dans l’exercice d’un pouvoir
administratif et qui crée les droits et obligations à l’égard des particuliers. Cette
définition a été complétée par le juge administratif dans les décisions ultérieures. De
cette définition trois propositions ou idées force se dégagent :
1.L’acte administratif est un acte juridique pris unilatéralement ; cela signifie que
l’acte administratif constitue une manifestation de volonté et qu’il est destiné à des
personnes autres que son auteur. Cela suppose donc un émetteur et un récepteur qui
diffèrent. De ce qui précède, l’acte administratif peut être soit un instrumentum
(document) soit un negocium (agissement ou un geste).
2.L’acte administratif émane d’une autorité exerçant un pouvoir administratif ; il
se dégage de cette proposition que l’acte administratif subodore l’intervention d’une
autorité ayant un statut administratif. Exemple : le Président de la République, le
Premier Ministre, les Ministres, le gouverneur, le Préfet, le Sous-Préfet, et que cette
autorité doit exercer un pouvoir ayant aussi un caractère administratif. Ce qui veut dire
que sont exclus les actes pris par l’organe législatif et l’organe juridictionnel. Sont
également exclus les actes pris par les autorités administratives mais qui ont un
caractère privé, c’est le cas des voies de fait administratives. Sont enfin exclus les actes
pris par l’exécutif dans le cadre de ses rapports avec les autres organes publics à l’instar
du parlement ou dans les cas des rapports internationaux et diplomatiques. C’est ce
qu’on appelle les actes de gouvernement c'est-à-dire les actes politiques qui bénéficient
d’une immunité de juridiction. Cette proposition ne doit pas être comprise de manière
rigide relativement à l’intervention de l’autorité administrative.
PARAGRAPHE 2 : LA CLASSIFICATION DES ACTES ADMINISTRATIFS
UNILATÉRAUX
Les actes administratifs unilatéraux peuvent être classés selon trois critères : le
critère formel, le critère matériel, le critère organique.
3. Le critère formel permet d’opérer une distinction entre les actes
simples et les actes complexes. Les actes complexes étant ceux qui obligent les
formalités particulières.
4. Le critère matériel permet de faire le distinguo entre l’acte
règlementaire et non règlementaire. L’acte règlementaire étant un acte à caractère
générale et impersonnel exemple : décret portant organisation et fonctionnement de
l’université de Yaoundé II ; l’acte non règlementaire étant soit un acte individuel soit un
acte collectif.
5. Le critère organique prend en compte l’auteur de l’acte. Ce critère
permet de distinguer par exemple les actes du Président de la République et du Premier
Ministre lorsque lesdits actes ont la même nature et valeur. En application de ce critère,
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les actes de Président de la République priment sur les actes du Premier Ministre. Quid
de l’élaboration des actes administratifs décisoires ?
SECTION 2 : L’ÉLABORATION DES ACTES ADMINISTRATIFS DÉCISOIRES
L’élaboration dont il s’agit est celle des actes écrits. Sur ce point, il convient de
distinguer dans une suma divisio binaire les règles externes et les règles internes.
PARAGRAPHE I : LES RÈGLES EXTERNES
Elles sont de trois ordres à savoir la compétence, la forme et la procédure.
1. LA COMPÉTENCE
C’est l’habilitation juridique détenu ou reconnu à une personne aux fins d’édiction
d’acte juridique. Elle est d’ordre public. Elle a plusieurs dimensions : elle est personnelle
(elle concerne l’auteur de l’acte), matérielle (elle porte sur le domaine ou les matières),
géographique (elle se déploie sur une aire physique ou territoriale qui est national ou
local), temporelle (elle se déploie sur une période déterminé).
Cette compétence à deux facettes. On a d’une part la compétence liée qui signifie
que l’autorité administrative est tenue d’agir et le pouvoir discrétionnaire qui signifie que
l’autorité administrative est libre d’agir.
Le droit a prévu des atténuations et des exceptions à l’exercice de la compétence
en vue d’assurer la continuité des services publics et la sauvegarde des droits et intérêts
des administrés. Les atténuations sont constituées de l’intérim et de la délégation de
compétence que sont la délégation de pouvoir et la délégation de signature. Quant aux
exceptions il s’agit in globo de la théorie du fonctionnaire de fait et celle du collaborateur
bénévole et occasionnel de l’administration. Que dire de la forme de l’acte administratif ?

2. LA FORME
La forme de l’acte administratif renvoi à un certains nombres de composants que
sont les visas, les simples formalités administratives en ce sens que les erreurs qu’ils
contiennent ou leurs omissions ne vicient pas l’acte ; le dispositif (rédaction de l’acte par
article et par titre) simple pratique esthétique dont l’omission ou la non prise en compte
ne remet pas en cause la régularité de l’acte ; la motivation, une règle en principe non
exigée sauf prescription textuelle et jurisprudentielle concrète ; la date, certes elle
permet de savoir quand est- ce que l’acte a été édicté, mais son émission ou toute
erreur y relative ne remet pas en cause la validité de l’acte puisqu’il s’agit d’une
opération matérielle pouvant être corrigée ; la signature, elle est une formalité obligatoire
et ceux d’autant plus qu’elle permet d’identifier l’auteur de l’acte et d’authentifier l’acte.
Que dire de la procédure ?
3. LA PROCÉDURE
Elle repose sur quatre formalités :
4. Le lieu d’édiction de l’acte
5. Le moment d’édiction de l’acte
6. La contradiction dans l’édiction de l’acte
7. La consultation dans l’édiction de l’acte
PARAGRAPHE II : LES RÈGLES INTERNES

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Les règles de l’élaboration interne sont de trois ordres à savoir le but, le contenu, et
le motif de l’acte.
8. Le but c’est la finalité ou l’objectif recherché. Celui-ci doit être légal et relevé ou
participé de l’intérêt général.
9. Le contenu, il s’agit des dispositions pertinentes de l’acte qui doivent être
conformes aux prescriptions juridiques en vigueur.
10. Les motifs qui sont l’ensemble des raisons pour lesquelles la décision est prise.
Il peut s’agir des motifs de droit ou de fait. Et ces motifs doivent pouvoir être
qualifiés juridiquement. Lorsque l’acte administratif est élaboré, il doit pouvoir
produire ses effets de droit cela suppose alors son inscription dans le temps.
SECTION III : LA TEMPORALITÉ DE L’ACTE ADMINISTRATIF DÉCISOIRE
L’acte administratif unilatéral est à l’image de la personne qui l’édicte. Il s’inscrit par
conséquent dans une logique eschatologique. En effet il nait, il vit, et meure.
11. Sa naissance renvoi à son entrée en vigueur
12. Sa vie renvoi à son exécution ou son application
13. Sa mort renvoi à sa sortie en vigueur
PARAGRAPHE I: L’ENTRÉE EN VIGUEUR
L’acte administratif unilatéral entre en vigueur de deux manières : officiellement
ou officieusement.
L’entrée en vigueur officielle se fait selon deux modalités : la publication pour ce
qui est de l’acte règlementaire et la notification pour ce qui est de l’acte non
règlementaire.
Quant à l’entrée en vigueur officieuse, elle se fait au moyen de la connaissance
acquise. Celle-ci est appréhendée par la doctrine comme le moyen par lequel un
administré à défaut d’une connaissance officieuse, à une connaissance personnelle de
l’existence et du contenu de l’acte administratif. Ainsi, les délais peuvent courir et le
recours intenté contre cet acte par l’administré qui en a eu connaissance officieuse. Sur
cette question, la jurisprudence n’est pas stable. Tantôt elle admet la connaissance
acquise au profit ou au détriment de l’administré, c’est dire que du point de vue du droit
jurisprudentiel en vigueur, la connaissance acquise est un véritable serpent de mer
juridique. Que dire de l’application ou de l’exécution de l’acte administratif unilatéral ?
PARAGRAPHE II : L’APPLICATION DE L’ACTE ADMINISTRATIF UNILATÉRAL
Deux principes sous tendent l’application des actes administratifs unilatéraux à
savoir le principe du privilège du préalable et celui de l’exécution d’office.
Le principe du privilège du préalable subodore que l’acte administratif unilatéral
bénéficie d’une présomption de vérité légale et doit par conséquent être appliqué avant
toute contestation par les tiers. Ce principe d’application légale connait cependant les
inflexions que sont le sursis à exécution (voire cours de contentieux L3), le sursis de
paiement (droit fiscal L3), le sursis de la saisie des biens et la résistance passive de
l’administration.
Quant au second principe, en droit public, il s’applique de manière
exceptionnelle, il est soumis à un certains nombres de conditions. La première c’est
l’exigence d’une loi, la deuxième c’est l’urgence il faut qu’il y ait péril à la demeure, la
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troisième c’est la résistance de l’administration récalcitrante. Si l’une de ces conditions


n’est pas remplie et que l’administration l’exécute d’office ou par la force un acte
administratif, sa responsabilité peut être engagée.
D’une certaine façon et dans tous les cas, l’acte administratif est appelé à sortir
de vigueur.

PARAGRAPHE III : LA SORTIE DE VIGUEUR


L’acte administratif peut lui-même prévoir sa fin. Les circonstances
indépendantes de l’administration, le cas fortuite, peuvent mettre fin à l’existence de
l’acte administratif. En générale, il existe deux voies d’extinction de l’acte administratif
unilatéral :
La voie administrative et la voie juridictionnelle
14. Relativement à la voie administrative, c’est celle par laquelle l’autorité
administrative auteur de l’acte met fin à son existence. Elle peut le faire de
deux manières. Par l’abrogation et par le retrait.
L’abrogation est la sortie de vigueur non rétroactive de l’acte administratif unilatéral,
c'est-à-dire l’acte disparait du point de vue de ses effets pour l’avenir.
Quant au retrait, c’est la sortie de vigueur rétroactive de l’acte administratif unilatéral
ce signifie que l’acte disparait à compter du jour où il a été édicté. Autrement dit l’acte
n’a jamais existé.
15. Pour ce qui est de la voie juridictionnelle, elle consiste en la sortie de vigueur
de l’acte au moyen d’une décision de justice notamment un « jugement » ou un
« arrêt » rendu par une juridiction administrative. Elle peut consister soit en
l’annulation d’un acte pour irrégularité. Par cet acte, le juge fait disparaitre la
décision querellée à compter du jour où elle a été émise. Soit en la constatation
et la caducité de l’acte mise en cause, soit en la constatation de la nullité de
l’acte mise en cause. Comme on peut le constater, l’acte administratif unilatéral
est un acte dynamique. On a fait l’anatomie, on examine la physiologie, on a
fait la pathologie, et on s’est intéressé à sa posologie, et on a conclu qu’en tant
qu’expression de la puissance publique, il doit être au service de l’intérêt
général.
Il en est de même de l’action contractuelle de l’administration et notamment le
contrat administratif.

SOUS-TITRE 2 : L’ACTION CONTRACTUELLE DE L’ADMINISTRATION : LE CONTRAT


ADMINISTRATIF

L’administration ne décide pas seulement, elle contractualise aussi. Ce qui veut


dire qu’elle est à la fois une administration décisoire et contractuelle. Elle est
contractuelle parce qu’elle ne peut pas faire tout seul. C’est pourquoi elle associe les
tiers, les personnes publiques ou privées ou physique à la réalisation des missions qui
lui sont assignés.

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Des contrats pré conclus avec les tiers sont soit privés (application du droit privé des
compétences du juge judiciaire) soit public ou administratif (application du droit
administratif et compétence principielle du juge administratif). C’est cette toute dernière
catégorie des contrats qui relèvent du droit administratif.
Pour les analyser, il convient d’examiner dans une perspective duale, leur identification,
et leur régime juridique.

CHAPITRE 1 : L’IDENTIFICATION DES CONTRATS ADMINISTRATIFS

L’identification des contrats administratifs peut se faire de deux manières. D’une part à
travers sa qualification, d’autre part à travers sa typologie.

SECTION 1 : LA QUALIFICATION DES CONTRATS ADMINISTRATIFS

Qualifier un contrat c’est déterminer sa nature. La qualification des contrats


administratifs est principiellement textuelle et exceptionnellement jurisprudentielle.

PARAGRAPHE 1 : LA QUALIFICATION TEXTUELLE

En règle générale, ce sont des textes, les lois, les règlements qui déterminent
les contrats administratifs. Cette détermination peut être directe c’est le texte qui qualifie
tel contrat d’administratif ou indirecte à travers la définition qu’il donne du contrat
concerné.

Les textes qualifient les marchés publics de contrat administratif. Au Cameroun, la


définition des marchés publics par le code y relatif permet de les reconnaitre comme des
contrats administratifs. Mais lorsque le texte est silencieux ou n’est pas clair, le juge
saisit au contentieux, peut procéder à la qualification du contrat rédigé. Dans cette
entreprise de qualification, deux critères peuvent être convoqués : d’une part le critère
organique et d’autre part le critère alternatif.
1. LE CRITÈRE ORGANIQUE

Dans l’application du critère organique, le juge détermine la nature du contrat en


fonction de la nature des parties contractantes. Si les deux parties sont des personnes
publiques, le contrat est administratif ; si l’une des parties est une personne publique, le
contrat est principiellement administratif ; enfin si les deux parties sont les personnes
privées, le contrat est privé, sauf si l’une d’elle agit au nom ou pour le compte d’une
personne publique.
2. LE CRITÈRE ALTERNATIF

Pour ce qui est du critère alternatif, il est pris en compte soit l’objet du contrat, soit
son contenu. Ainsi, le contrat est administratif s’il a pour objet l’exécution d’un service
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public. La participation à l’exécution d’un service public ou la participation au


fonctionnement d’un service public.

Par ailleurs, le contrat sera administratif si son contenu a des stipulations qu’on ne
trouve pas dans un contrat de droit privé : c’est ce qu’on appelle des clauses
exorbitantes c'est-à-dire des clauses qui marquent la prééminence de l’administration
sur son cocontractant.

Au delà de la qualification des contrats administratifs, soit par les textes, soit par la
jurisprudence, ces contrats sont de plusieurs types.

SECTION 2 : LA TYPOLOGIE DES CONTRATS ADMINISTRATIFS

Il existe plusieurs types de contrat administratif mais on peut distinguer in globo


d’une part les marchés publics qui est le titre principal et d’autre part les autres contrats
administratifs

PARAGRAPHE 1 : LES MARCHES PUBLICS

On distingue dans les marchés publics, les marchés de travaux (construction


des hôpitaux, routes …), les marchés de fournitures de service, les marchés de
prestation intellectuels (étude). Au Cameroun, il existe un code des marchés publics qui
fixe les règles relatives à leur formation, leur conclusion, leur exécution, leur contrôle et
un règlement qui fixe les règles relatives au commission de passation des marchés
publics et autre qui déterminent le fonctionnement et l’organisation du ministère des
marchés publics(MINMAP).

PARAGRAPHE 2 : LES AUTRES CONTRATS ADMINISTRATIFS

Quant aux autres contrats administratifs, on peut citer les contrats de


partenariat, des contrats-plans (contrat-plan Etat-région et contrat-plan Etat-commune)
et divers contrats conclus entre personnes publiques notamment entre Etat et les CTD,
Etat et les établissements publics, et entre les établissements publics et les CTD.
Au total, l’administration se donne une pluralité de possibilité contractuelle pour pouvoir
réaliser ses missions d’intérêt générale. Quid alors des régimes juridiques des contrats
administratifs ?

CHAPITRE 2 : LE RÉGIME JURIDIQUE DES CONTRATS ADMINISTRATIFS

Le régime juridique des contrats administratifs c’est-à-dire l’ensemble des


règles qui les régissent, concernent aussi bien la formation, l’exécution et l’extinction
desdits contrats.

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SECTION 1 : LA FORMATION

La formation des contrats administratifs concerne leur élaboration et les règles


y relatives s’appliquant aussi bien au cocontractant qu’à l’administration contractante.

Relativement au cocontractant, ce dernier doit remplir un certain nombre de


conditions entre autres : avoir la capacité juridique, être en règle avec administration
fiscal et l’administration de la prévoyance sociale.

Il existe un certain nombre de principes qui régissent la formation des contrats


administratifs et qui concernent les tiers contractants. On peut citer entre autres la
transparence, le libre accès à la commande publique et la bonne gouvernance. Il existe
par ailleurs les modalités à la commande publique. Le mode principiel c’est l’appel
d’offre ; Celui-ci peut être restreint ou ouvert, national ou international. Le mode
exceptionnel c’est le gré à gré qui suppose l’avale du ministre en charge des marchés
publics. L’urgence et la désignation des trois commissionnaires parmi lesquels
l’administration en choisira un. Enfin les marchés spéciaux qui exclu toute concurrence.
Ce sont des marchés qui concernent les domaines liés à la sécurité à savoir la fourniture
des armes, des chars…

Du côté de l’administration contractante, toute personne ou toute autorité n’est


pas habilitée à conclure les contrats administratifs. Un texte doit désigner l’autorité
habilitée. Ainsi, en matière de marché public, sont habilités à conclure, le MINMAP, les
chefs de département ministériel, les chefs des exécutifs des CTD, des administrations
spécialisées, les établissements publics, sociétés à capitaux public, les chefs de projet
et ou de programme, les délégués régionaux, les délégués départementaux dudit
ministère.

Ces différentes autorités agissent conformément au code des marchés publics


à l’arrêté fixant les cahiers de charges et au décret portant création organisation et
fonctionnement des commissions de passation des marchés publics. Elles interviennent
également dans l’exécution desdits contrat administratif.

SECTION 2 : L’EXÉCUTION DES CONTRAT ADMINISTRATIFS

L’exécution des contrats administratifs consiste à faire produire les effets de


droit en termes de droits et obligations pour les parties contractantes. Dans le cas de
cette exécution, l’administration jouit d’importantes prérogatives. D’un autre côté, le
cocontractant à des droits qui sont opposables à ladite administration.

PARAGRAPHE 1 : LES PRÉROGATIVES DE L’ADMINISTRATION CONTRACTANTE

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Dans l’exécution des contrats administratifs, l’administration détient quatre types de


prérogatives à savoir le pouvoir de direction et de contrôle, le pouvoir de modification
unilatérale, le pouvoir de sanction et le pouvoir de résiliation.

De l’autre côté, le cocontractant bénéficie de deux types de droit, d’une part le


droit au paiement du prix, et d’autre part le droit à des indemnités éventuelles.

Relativement au droit de paiement du prix, il est la contre partie des obligations


contractuelles du cocontractant. Ce droit est mis en œuvre de manière phasiste
notamment en matière des marchés publics. On a d’abord les avances versées au début
d’exécution du contrat, ensuite des avances versées en cours d’exécution des contrats
et enfin le règlement final versés en fin d’exécution du contrat et la réception définitive
du marché.

Relativement au droit à des indemnités éventuelles, le cocontractant en


bénéficie dans 03 cas de figure. Le premier cas c’est l’aléa administratif ou fait du
prince, le second cas c’est l’aléa économique ou imprévision, le troisième cas c’est l’aléa
technique ou suggestion imprévu.

Ces trois cas constituent ce que l’on appelle les entraves à l’exécution des contrats
administratifs. Elles ne mettent pas fin aux contrats, elles accroissent plutôt les charges
du cocontractant. Pour ce faire l’administration cocontractante est tenue d’atténuer ces
charges en versant des indemnités aux contractants pour permettre la confirmation du
contractant. Mais il arrive un moment où le contrat doit nécessairement prendre fin.

SECTION III : L’EXTINCTION DES CONTRAT ADMINISTRATIFS

L’extinction ou la fin des contrats administratifs peut survenir dans plusieurs cas
de figure : un cas fortuite, un cas de force majeur, l’achèvement des obligations
contractuelles à travers leur application normale pour les parties et surtout l’extinction
par l’administration ou aussi par le juge.

Pratiquement à l’extinction par l’administration, il peut s’agir soit d’une extinction


remède, ici l’administration met fin au contrat dans l’intérêt des parties, soit l’extinction
sanction ; ici l’administration met fin au contrat pour sanctionner les manquements du
cocontractant en rapport avec ses obligations contractuelles.

Il convient de préciser que par rapport à cette extinction que le cocontractant


peut intenter un recours en invoquant une faute de l’administration aux fins d’obtention
des dommages et intérêts.

Bref, l’extinction du contrat administratif peut être aussi le fait du juge. Cette
extinction peut intervenir à la demande de l’une ou l’autre partie contractante afin
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d’éviter une exécution qui causerait du tort à l’une ou l’autre partie. Cette extinction peut
également intervenir à la demande de l’administration, soit parce qu’elle ne veut pas être
mise en cause devant le juge pour extinction administrative fautive, soit parce qu’elle est
tenue de le faire. C’est le cas en matière de concession des services publics.

Enfin, cette extinction peut intervenir à la demande du cocontractant du fait des


mauvaises manœuvres pratiques de l’administration. Il peut alors solliciter du juge des
dommages et intérêts.

Que dire pour conclure que l’action juridique de l’administration est duale,
l’administration ne décide pas toujours, elle est appelée ou amenée en fonction des
circonstances de mesures à contractualiser. Cette contractualisation se fait en générale
sur la base de l’effectuation du service public et est soutenue ou sous-tendue par les
prérogatives de puissances publiques. Le contrat administratif comme l’acte administratif
unilatéral nait, vit et meurt. Quid de l’action matérielle de l’administration ?
L’ACTIVITE MATERIELLE DE L’ADMINISTRATION
L’action matérielle de l’administration est menée sur la base des actes
juridiques. selon les cas, l’acte administratif décisoire et le contrat administratif renvoient
d’une part au service public et à la police administrative.
CHAPITRE I : LE SERVICE PUBLIC
L’analyse du service public peut être faite de manière tétra logique. Elle
concerne d’abord leurs différentes conceptions ; leur vérification ou leur mode de
gestion, enfin les principes qui les régissent.
1. Du point de vue de leur conception, il sied de distinguer la conception
subjective d’une part et d’autre part la conception objective.
Relativement à la conception subjective, l’idée fondamentale est qu’il existe des
services publics par nature. C'est-à-dire des services qui intrinsèquement sont ou ne
doivent être que des services publics (la police administrative, l’armée). Mais, il convient
de dire que tous les services publics ne sont pas toujours des services publics par
nature. D’où la conception objective.
D’après cette conception, les services publics ne seraient pas destination ou
par dessination. Cela signifie qu’un service public peut l’être aujourd’hui et ne pas l’être
demain.
Pour ce qui est de l’identification du service public, l’on met en avant trois
critères distincts mais en réalité complémentaires à savoir : le critère organique, le
critère matériel et le critère finaliste.
L’organique permet d’appréhender le service public à travers ses organes, ses
structures et ses agents. Ainsi, le service public est l’ensemble d’organes, des structures
et des agents distincts de ceux du secteur privé.
Quant au critère matériel, il prend en compte l’activité du service mieux sa
nature. Ainsi, le service public est l’ensemble des activités administratives des
personnes publiques ou alors l’ensemble des activités ayant un caractère public distinct
donc de l’activité privée.
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Enfin le critère finaliste qui permet de saisir le service public à travers son but
ou son objectif. Est donc service public, l’ensemble des activités ayant pour finalité
l’accomplissement ou la réalisation de l’intérêt général.
La complémentarité de ces critères fait à ce que la définition parfaite de service
public prend en compte lesdits critères. Ainsi, le service public c’est l’ensemble des
activités publiques assumées par des personnes ou organes publics ou toute autre
personne en vue de réaliser l’intérêt général.
Au delà de ce qui précède, il y a lieu de se demander comment ces services
publics sont gérés.
1. Modes de gestion des services publics
Il en existe plusieurs modes, on peut distinguer in globo la gestion de régime, la
gestion décentralisée et la gestion corporative. Aujourd’hui, l’évolution des activités et
leur complexité ont amené les pouvoirs publics à concevoir d’autres modes impliquant
directement des personnes privées. C’est ce que l’on appelle la gestion par délégation.
La gestion par délégation connait 02 modalités à savoir : la gestion en en régie simple
ou classique et la gestion en régie intéressée.
[Link] gestion en régie simple ou classique est faite par l’administration elle-
même qui l’a confié à un agent public certains de ses services ou structures internes.
2. A contrario la gestion en régie intéressée est une gestion confiée à
un individu extérieur à l’administration. Qu’un tiers a des droits d’ordre financier en la
gestion du service mais également des obligations. Il s’agit de l’administration qui est
notamment d’ordre financier.
Quant à la gestion décentralisée, c’est celle qui est confiée par l’Etat aux entités
décentralisées à l’instar des collectivités territoriales décentralisées (gestion d’hygiène et
salubrité, délivrance des actes de mariage).
Pour ce qui est de la gestion corporative, c’est la gestion que l’Etat confie à des
ordres professionnels en fonction de la nature de leur activité. L’Etat le fait au moyen
d’une loi. Ainsi, par exemple, les questions liées à la procédure seront gérées par l’ordre
national des avocats.
En ce qui concerne la gestion par délégation elle se fait de deux manières :
D’une part au moyen de la concession et d’autre part au moyen de l’affermage.
[Link] concession est une technique de délégation de service public par l’Etat ou
toute personne privée. Cette dernière a en charge l’exploitation et le développement
dudit service. Elle se charge de l’activité dudit service et de faire des redevances à
l’Etat, à la personne publique initiatrice de la délégation. Exemple : Camrail et Enéo
4.l’affermage, c’est une délégation de service public par l’Etat ou toute personne
publique à un tiers en vue d’exploiter et d’assurer la distribution du service aux
particuliers. Le tiers se rémunère de l’action, verse des redevances à l’Etat ou à la
personne publique concernée. Exemple : Camerounaise des eaux.
Pour ce qui est des principes régissant les services public, il s’agit du principe
de continuité, du principe d’égalité, du principe de mutabilité ou d’adaptabilité et dans
une moindre mesure du principe de gratuité.

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[Link] principe de continuité ; il subodore que le service doit fonctionner sans


arrêt ou sans interruption selon les prescriptions légales en vigueur. Ainsi, même si le
droit de grève peut être reconnu, ce dernier ne doit pas par sa mise en œuvre remettre
en cause le principe de la continuité du service public. C’est pour éviter cette paralysie
que le droit a prévu ce qu’on appelle le service minimum.
6. Le principe d’égalité. Il signifie que tous les usagers, tous les administrés
quels qu’il soit sont égaux devant le service public sans discrimination aucune liée au
sexe, à l’ethnie etc. exception : principe de la discrimination positive référence étant
faite aux personnes handicapées.
[Link] principe d’adaptabilité. Il signifie que le service public ne peut pas être figé
ou statique. Il doit tenir compte de l’évolution de la société en adaptant au moyen des
changements organiques et ou matériels.
[Link] principe de gratuité. Il signifie que le service public n’est pas payant.
Autrement dit, le service public rendu n’a pas de contrepartie financière. C’est dire que
même si une certaine somme d’argent est demandée officiellement aux usagers, elle
constitue leur contribution au fonctionnement du service public.
Il convient de préciser que la création d’un service public dépend de sa nature.
S’il s’agit d’un service public administratif, sa création relève de l’Etat principiellement du
Président de la République. S’il s’agit d’un service public local décentralisé sa création
relève de l’organe délibérante de la collectivité territoriale décentralisée concernée. Son
organisation, son fonctionnement, son extinction dépendront du même organe. Enfin, le
service public peut être administratif, industriel et commercial tout comme il peut être
fondatif ou à caractère social et culturel. La police administrative qui est une
composante de l’action matérielle de l’administration est du point de vue de ses
organes, de son activité et de sa finalité une composante essentielle des services
publics.
CHAPITRE 2 : LA POLICE ADMINISTRATIVE
La police administrative en tant que service public peut être examinée sur un
double point de vue : sa consistance et son régime.
SECTION I : SA CONSISTANCE
Elle doit être appréhendée comme notion puis comme organe.
PARAGRAPHE I : LA NOTION
La police administrative c’est un ensemble d’organes, d’autorités, d’agents
administratifs dont l’activité consiste au maintien de l’ordre public. L’ordre public dont il
s’agit n’a pas de définition établie. On l’appréhende plutôt à travers ses composantes.
Classiquement, celles-ci sont au nombre de trois :
9. La sécurité
10. La tranquillité
11. La salubrité.
Aujourd’hui, ces composantes classiques ont été complétées par une autre qui
est la dignité humaine. En effet, le Conseil d’Etat français a estimé que c’est le fait pour
une personne de faire usage de son corps parce qu’il a un défaut pour se faire de

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l’argent en public est une atteinte à l’ordre public car cette activité remet en cause la
dignité de la personne humaine.
Au-delà de ces composantes d’ordre public, il convient de dire que la police
administrative est une activité préventive et non répressive. La répression des actes
posés dans l’espace public relève de la police judiciaire. La distinction entre ces 02
types de polices est cependant relative. En effet, une autorité ou agent de police
administrative peut à la suite de son activité de police administrative se muer en organe
de police judiciaire et mener des activités y relatives. C’est le cas par exemple de l’agent
de police qui procède au contrôle sur la voie publique.
PARAGRAPHE 2 : L’ORGANE
Il convient de dire qu’au-delà de la distinction police administrative générale et
police administrative spéciale, il existe des autorités chargée d’assurer la police
administratives. Au niveau national, on a les différentes autorités notamment les
Ministres en fonction de leur champ de compétence matérielle et bien évidemment le
Premier Ministre et le Président de la République.
Au niveau local, on a les autorités déconcentrées (gouverneurs, Préfets et
Sous-préfets) et les autorités décentralisées que sont les maires des communes et les
délégués du gouvernement auprès des communautés urbaines.
Au niveau des administrations spécialisées on a les organes exécutifs que sont
les directeurs généraux et l’établissement publics, les recteurs d’universités ou tout
organe en tenant bien. Chacune de ces autorités ou organes exerce la police
administrative dans son territoire, espace de compétence.
Entre les autorités de police administrative, il existe ou peut y avoir une
concurrence ou un concours. Il peut y avoir concours ou concurrence entre une autorité
de police administrative générale relevant de l’Etat et une autorité de police générale
relevant d’une collectivité territoriale décentralisée. Dans ce cas de figure, c’est la
mesure prise par l’autorité relevant de l’Etat qui l’emporte ou prime.
Par ailleurs, il peut y avoir concurrence sur concours entre une autorité de
police spéciale relevant de l’Etat et une autorité générale relevant d’une collectivité
territoriale décentralisée. Dans ce cas, c’est la mesure prise localement qui est
privilégiée. La jurisprudence estimait qu’une mesure de police spéciale ne devrait pas
menacer ou fragiliser l’ordre public local. Et que par conséquent une autorité locale
décentralisée peut, dans l’intérêt de sa localité et au regard des circonstances qui y
prévalent prendre des mesures restrictives. Exemple : le Ministre de la culture peut
autoriser la projection d’un film au niveau national. Mais le Maire d’une Commune peut
pour des raisons liées aux circonstances locales interdire la projection de ce film dans
sa commune.
Que dire du régime de la police administrative ?
SECTION 2 : LE REGIME DE LA POLICE ADMINISTRATIVE
Ce régime concerne d’une part les caractères des actes administratifs et
d’autre part les pouvoirs de police judiciaire.
En ce qui concerne les actes. Les actes de la police sont des actes unilatéraux.
Ce sont des actes préventifs et non répressifs. La politique administrative ne peut pas
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être contractualisée. Principalement, ce sont des actes créateurs de droit, en général, ils
ont un caractère général et impersonnel.
Enfin ce ne sont pas des actes pouvant faire l’objet d’un recours à sursis
d’exécution.
En ce concerne les pouvoirs de la police administrative, ils sont importants. En
effet, les autorités de police administrative ont un pouvoir de règlementation en matière
de circulation de salubrité etc. Ces autorités ont également un pouvoir de réquisition de
personnes. Enfin elles ont un pouvoir d’exécution d’office en cas d’urgence ou lorsqu’il y
a péril en la demeure. Ces pouvoirs se traduisent par la détection d’actes unilatéraux.
Mais, les pouvoirs politiques sont aussi limités. La limite générale de ces pouvoirs c’est
leur soumission au droit à savoir le principe de la légalité administrative. Cette
soumission générale peut déboucher au contrôle juridictionnel. En effet, le juge peut être
saisi soit parce que la mesure de police constitue un excès de pouvoir parce que
contraire à la légalité, soit un acte fautif parce qu’elle a causé un dommage à un
particulier. Dans le cadre du contrôle de légalité ou l’excès de pouvoir, le juge saisi peut
vérifier selon les cas la légalité stricto sensu de la mesure de police, sa nécessité
autrement dit son adéquation aux faits mis en cause ou son opportunité au regard des
circonstances de lieu et de temps.
Relativement au contrôle de l’acte fautif, le juge doit s’assurer que la mesure de
police querellée a ou non causé un préjudice. Si cela est établi il peut octroyer des
dommages et intérêts. Il convient de préciser qu’il peut au vu qu’il n’y ait pas un acte
fautif et que pour des raisons liées aux risques à l’activité de police, celle-ci soit mise en
cause pour absence de fait mais au motif d’activité dangereuse.
Que dire en définitive sinon que l’acte matériel de l’administration a un seul but,
la réalisation ou la participation à des missions d’intérêt général. Mais cette réalisation
ne peut être menée ni en dehors du droit ni contre le droit. C’est dire que l’administration
comme toute personne est tenue de se soumettre au droit.
PARTIE II : LA SOUMISSION DE L’ADMINISTRATION AU DROIT
L’administration comme toute personne juridique, morale ou physique est tenue
de se soumettre au droit en vigueur. Toute violation du droit par cette administration
peut être sanctionnée notamment par voie juridictionnelle.
Au demeurant, la soumission de l’administration au droit connait d’une part un
cadrage normatif, et d’autre part un cadrage institutionnel.

TITRE 1 : LE CADRAGE NORMATIF


Le cadrage normatif de la soumission de l’administration au droit est dual. Il
s’agit d’une part du principe de la légalité administrative et d’autre part du principe de la
responsabilité administrative.

CHAPITRE 1 : LE PRINCIPE DE LA LEGALITE ADMINISTRATIVE


Ce principe subodore stricto sensu que l’administration doit être soumise à la loi
et lato sensu elle doit être soumise au droit. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un
auteur notamment Charles Einseimann a préféré parler du principe de juridicité
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considérant que le principe de légalité est un pauvre truisme juridique. Ce principe doit
être considéré hic et nunc au sens large. Par conséquent, il convient dans une première
approximation d’examiner son contenu et dans une seconde s’intéresser à son
aménagement.
SECTION 1 : LE CONTENU
Le substratum du principe de légalité renvoie aussi bien aux règles externes à
l’administration qu’aux règles internes à celle-ci.
Les règles externes à l’administration sont la constitution, les textes
internationaux notamment les conventions, la loi et autre textes assimilées et la
jurisprudence administrative.
Quant au règles internes à l’administration, elles sont constituées des actes
administratifs unilatéraux et les contrats administratifs.
Quid de l’aménagement du principe de légalité ?
SECTION 2 : L’AMENAGEMENT
Pour traiter de l’aménagement du principe de légalité, il sied d’examiner d’une
part l’articulation du principe et d’autre part la limitation du principe.
Paragraphe 1 : l’articulation du principe
Relativement à l’articulation du principe, elle est fonction du moment ou des
circonstances. C’est ainsi que l’on distingue deux types de légalités à savoir : la légalité
normale ou ordinaire, et la légalité de crise ou d’exception.
1. La légalité normale ou ordinaire
La légalité normale ou ordinaire s’applique lorsque les circonstances de lieu et
de temps ne posent aucun problème majeur du point de vue de la sécurité. Elle implique
par conséquent l’effectuation de deux types de pouvoir par l’administration à savoir la
compétence liée et le pouvoir discrétionnaire.
1. L’exercice de la compétence lié par l’administration est une obligation et tous
refus d’exercice ou tout exercice contraire au droit en vigueur peut être contesté
notamment devant le juge administratif qui exerce un contrôle maximum. Ce contrôle
peut concerner les éléments externes à l’acte administratif (compétence, forme,
procédure). Et ainsi que les éléments internes le motif, le contenu.
2. Pour ce qui est du pouvoir discrétionnaire, il donne une certaine liberté
d’action à l’administration mais il n’est pas synonyme à l’arbitraire. C’est pour cette
raison que son exercice peut aussi être légalement contesté et lorsqu’il est saisi le juge
administratif exerce un contrôle minimum. En effet, il contrôle tous les éléments de l’acte
à l’exception de son contenu.

3. La légalité d’exception ou de crise


En ce qui concerne la légalité d’exception ou de crise, elle intervient
principalement en période anormale c'est-à-dire au moment où l’Etat connait une
situation d’insécurité. Elle peut aussi intervenir en vue de prévenir une insécurité. Il
existe d’une part une légalité d’exception en vertu des textes, c’est l’hypothèse de l’Etat
d’exception et l’Etat d’urgence et d’autre part une légalité d’exception en vertu de la
jurisprudence c’est l’hypothèse des circonstances exceptionnelles.
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Au demeurant, le principe de légalité est certes d’application générale mais pas


absolu, car il est limité.
Paragraphe 2 : la limitation du principe
Le principe de légalité connait une double limitation à savoir d’un côté les actes
du gouvernement et de l’autre les actes administratifs insusceptibles de contestation
juridictionnelle.
1. Les actes du gouvernement
Les actes du gouvernement sont les actes à caractère politique bénéficiant
d’une immunité juridictionnelle. A l’analyse du droit positif, il se dégage que constituent
les actes du gouvernement, les actes pris par l’exécutif dans ses rapports avec les
autres organes ou autorités publiques à l’instar du parlement et les actes pris par
l’exécutif ou par l’Etat dans ses rapports internationaux ou diplomatiques exemple :
nomination d’un ambassadeur. Les actes par lesquels le président de la république
convoque le corps électoral aux élections législatives ou présidentielles, enfin les actes
ayant un mobile politique.
2. Les actes administratifs insusceptibles de recours
Pour ce qui est des actes administratifs insusceptibles de recours, il s’agit
notamment des actes portant désignation des chefs traditionnels, les actes portant
répression du terrorisme, les actes portant délimitation des circonscriptions
traditionnelles. Cette insusceptibilité de recours contre de tels actes administratifs est
une prescription législative. Mais cette dernière pose un problème du point de vue de
leur conformité à la constitution. Et ce d’autant plus que les actes dits incontestables
peuvent causer les dommages aux tiers posant ainsi le problème de la responsabilité de
l’administration.
CHAPITRE 2 : LE PRINCIPE DE LA RESPONSABILITÉ ADMINISTRATIVE
Il constitue l’autre facette de la soumission de l’administration au droit, l’une
étant le principe de la légalité. Ces deux principes peuvent intervenir au même moment
ou séparément. D’après la jurisprudence, si le principe de la responsabilité de
l’administration est admis, cette responsabilité n’est ni générale, ni absolue.
L’analyse de ce principe peut être sur trois angles. D’abord sous l’angle de ses
conditions de possibilité, ensuite sous l’angle de sa mise en œuvre ou son effectuation,
enfin sous l’angle des régimes spéciaux.
SECTION 1 : LES CONDITIONS DE POSSIBILITE
Ils sont au nombre de trois à savoir, le préjudice qui doit être indemnisable, le
fait dommageable, l’imputabilité.
Le préjudice ne doit pas être simplement allégué ou existé, il doit être
indemnisable. La jurisprudence à ainsi dégagé un certain nombre de préjudices
considérés comme tel. Ainsi, le préjudice doit être directe, il doit être certain, il doit être
matériel. Si avant elle rejetait le préjudice moral, elle a fini par l’admettre moyennant
certaines conditions. Elle a également estimé que le préjudice doit concerner une
situation légitimement protégée, mais elle a fini par admettre qu’une relation qui dure
entre deux personnes sans lien de mariage peut donner lieu à indemnisation si l’une des
deux personnes a subis un dommage.
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Pour ce qui est du fait dommageable, il s’agit de toute situation, tout


évènement susceptible de causer un préjudice à autrui ou l’ayant fait. Ce fait
dommageable peut résulter d’une faute, on parle de responsabilité pour faute et d’une
absence de faute on parle de responsabilité sans faute. Relativement à la faute en
tant que fait dommageable, il peut s’agir d’une faute de service ou d’une faute
personnelle ; quant à l’absence de faute, elle intervient dans deux cas de figures ; le
premier c’est lorsqu’il y a risque dans l’activité et le second c’est quand il y a absence de
risque.
1. Pour ce qui est du cas de risque, la jurisprudence a recensé un certain
nombre de situations :
Le premier cas c’est la dangerosité du voisinage à l’instar d’un dépôt de
munition à proximité des lieux d’habitation, et le second cas c’est l’utilisation d’objet
dangereux c’est le cas des armes à feu, enfin l’hypothèse d’activité dangereuse à
l’instar du maniement du sang contaminé dans les hôpitaux.
2. Pour ce qui est de la responsabilité sans risque, il concerne entre autre les
travaux publics et les mesures à caractères économiques. Le fondement de cette
responsabilité c’est la rupture du principe de l’égalité de tous devant les charges
publiques.
L’imputabilité signifie que le préjudice subit du fait dommageable doit être ou
avoir pour responsable l’administration. Cette imputabilité doit être comprise de deux
manières. Premièrement c’est l’administration qui doit avoir causé le dommage et non
un tiers ou la victime. Par ailleurs, cela implique que cette responsabilité est entièrement
imputable à l’administration. Au cas contraire, il y a partage de responsabilité. L’autre
aspect de l’imputabilité concerne la détermination de la collectivité publique
responsable. Est-ce l’Etat, une CTD ou une administration publique concernée ?
Quid de la mise en œuvre de principe de la responsabilité ?
SECTION 2 : LA MISE EN ŒUVRE DU PRINCIPE
Elle concerne les actions en responsabilité et le régime de l’indemnisation. Les
actions en responsabilité posent le problème du juge compétent. Principielement, c’est
le juge administratif qui statue sur les actions en responsabilité lorsque l’administration
est mise en cause en tant que service public ou puissance publique. Mais il existe des
exceptions qui consacrent la compétence du juge judiciaire. C’est le cas de la voie de
fait administrative, c’est le cas de l’emprise régulière ou irrégulière, c’est le cas des
litiges concernant les agents de l’Etat relevant du code du travail.
En ce qui concerne le régime de l’indemnisation, il convient de dire prima facies
que la réparation du préjudice causé par l’administration se fait en argent. Le retard
accusé par l’administration, ou le refus de le faire peut donner soit à des intérêts
moratoires, soit à des intérêts compensatoires. Dans le cas de cette réparation il faut
distinguer selon que le préjudice a été subit à un bien ou à une personne. Lorsqu’il a été
causé à un bien, le juge évalue le dommage et fixe le montant de la réparation à
compter du jour de sa décision en tenant compte du jour de la commission du
dommage. La raison est que le dommage subit par un bien ou une chose ne peut en
principe évoluer. A contrario, pour ce qui est du dommage subi par la personne, le juge
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évalue et fixe le montant de la réparation non pas à compter du jour où le dommage à


eu lieu, mais plutôt le jour où il rend sa décision, car le dommage peut entre temps avoir
évolué.
Que dire des régimes spéciaux ?
SECTION 3 : LES REGIMES SPECIAUX
Ils sont qualifiés comme tels parce qu’ils concernent non pas l’Etat dans sa
branche exécutive et ses démembrement, mais plutôt l’Etat dans sa branche
parlementaire et juridictionnelle. En la matière, la question qui se pose est la suivante, la
responsabilité peut être engagée du fait du parlement ou de l’organe juridictionnel ?
Relativement à l’organe parlementaire, le principe est celui de l’irresponsabilité.
En effet, les actes législatifs ne peuvent être contestés devant le juge administratif. Par
conséquent, ces actes ne sauraient être des actes fautifs justiciables devant cet organe.
Mais ce principe connait les exceptions.
1. La première est que le parlement n’est pas simplement un organe politique. En
effet, il existe derrière cet organe politique toute une administration qui édicte les actes
administratifs susceptible de causer les dommages à autrui.
2. La seconde est que le silence de la loi peut causée un dommage susceptible
d’être réparé.
3. La troisième est que l’exécution d’une loi peut aussi causer un dommage à
autrui.
La jurisprudence à fondé la responsabilité de l’Etat du fait des lois sur la rupture
du principe de l’égalité de tous devant les charges publiques. En ce qui concerne la
responsabilité de l’Etat juge ou de l’organe juridictionnel, celle-ci doit être appréciée à
deux niveaux : au niveau de l’organisation de cet organe, et au niveau de son
fonctionnement.
Pour ce qui est de son organisation, les dommages nés des actes y relatifs
peuvent faire l’objet de réparation. En effet, il s’agit d’actes relevant pour l’essentiel de
l’exécutif.
A contrario, les actes relevant de son fonctionnement ne peuvent pas faire
l’objet de contestation en réparation devant le juge administratif. Parce qu’il s’agit d’acte
de procédure dont l’examen par le juge constituerait un empiètement de fonction et donc
une atteinte à la séparation des ordres juridictionnels. Mais il convient de préciser que
les actes concernant la gestion des magistrats qui sont pris en application du statut
spécial à la magistrature s’ils causent un dommage aux intéressés, peuvent être
examinés par le juge administratif.
Que dire en définitive, sinon que l’Etat est un sujet de droit. Comme tel, il a des droits et
des obligations. Sauf exception, limitation textuelle, la méconnaissance par lui de ses
obligations peut donner lieu à une action devant le juge administratif, à la condition qu’il
s’agisse d’une obligation administrative et non politique.
Au total les règles du droit administratif, bien qu’étant l’expression de l’intérêt
général et la manifestation de la puissance publique ne sont pas à l’abri de sanction.
C’est dire qu’elles doivent tendre à l’instauration d’un Etat de droit. Ce qui subodore leur

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soumission au droit et cette soumission relève non seulement d’un cadrage normatif
mais aussi et surtout d’un cadrage institutionnel d’où le contentieux administratif (L3).
Fin du programme

SUJETS CORRIGÉS

SUJET 1 : La publicité des actes administratifs


L’élaboration de l’acte administratif unilatéral est soumise à des conditions de
forme et de procédure. Certaines formalités sont dites substantielles alors que d’autres
ne le sont pas. La différence entre les deux types de formalités réside dans le fait que
seules les formalités substantielles sont susceptibles d’entrainer l’annulation de l’acte.
Certaines formalités n’entachent pas la validité de l’acte, mais plutôt son opposabilité.
C’est el cas de la publicité. Il est question de porter l’acte à la connaissance de ses
destinataires. Elle peut revêtir des formes diverses (I) et son importance est particulière
certainement au regard de sa portée (II).
1. Le contenu de la publicité
La publicité revêt des formes différentes selon la nature de l’acte (règlementaire ou
individuel).
1. La publicité des actes règlementaires
1. La publication est faite par l’insertion au journal officiel de l’Etat. L’acte entre en
vigueur le jour même de la publication dans la capitale. Eu niveau de la région, il entre
en vigueur le lendemain de l’arrivée du journal officiel au chef-lieu de la circonscription,
administrative.
2. En cas d’urgence, la publication est faite par les vois urgentes à savoir par
affichage, annonces publicitaires, insertion presse, lecture à la radio.

3. La publicité des actes individuels : la notification


La notion de notification a été définie dans l’arrêt du CCA du 10 août 1957
Ndjock Jean comme étant « la remise à l’intéressé de la copie in extenso de la pièce à
notifier ou tout ou moins d’un écrit contenant tous les éléments nécessaires pour lui
permettre de se faire un compte exact de la mesure prise à son égard ainsi que des
motifs pour lesquels elle a été prise.
La notification peut-être faite à personne à domicile. Selon qu’il s’agit de la
publication ou de la notification, les pouvoirs du juge varieront. Le juge admet assez
facilement la théorie des mentions essentielles en ce qui concerne les actes
règlementaires (CF 20 février 1953 société inter copie), ce qui n’est pas le cas en
matière de notification (expliquer la théorie des mentions essentielles).
4. LA PORTEE DE LA PUBLICITE
Pour nécessaire qu’elle soit, la publicité n’en comporte pas moins des exceptions
1. La nécessité de la publicité
La publicité n’entache pas la validité de l’acte. Elle concerne seulement l’opposabilité.
Cela veut dire qu’un acte non publié ne peut pas être opposable aux tiers. Par contre,
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lorsqu’un acte est édicté, même s’il n’est pas publié, s’il s’oppose à l’administration en
vertu du principe « pater legem quam ipse fecisti » (tu dois souffrir de la loi que tu as
faite toi-même) arrêt Messomo Atenen Pierre c/ Etat fédéral du Cameroun.
Les délais de recours
La publicité fait courir les délais du recours contentieux. Cela veut dire qu’à
l’égard des tiers, l’acte administratif n’a pas un effet rétroactif avant la publicité.
La rétroactivité n’est possible que dans les conditions limitativement
énumérées, lesquelles ont été posé dans l »’arrêt du CE 25 juin 1948 Ste Journal
l’Aurore. Pour cela, il faut :
Que la loi le prévoit
Que l’acte ait à tirer les conséquences d’une annulation pour excès de pouvoir
Qu’il s’agisse du retrait d’une décision antérieure
Qu’il s’agisse de la régularisation d’une décision prise au cours d’une année ou
campagne prenant effet au début.
Qu’il s’agisse d’une approbation de l’autorité de tutelle (expliquer chacune de
ces conditions)

2. L’exception de la règle de publicité : la théorie de la connaissance


acquise
Il s’agit d’une théorie qui joue dans certains cas pour faire courir les délais de
recours en l’absence de toute publication ou notification. Elle s’applique à des
hypothèses où le requérant montre par son attitude qu’il a certainement eu
connaissance d’une décision (CE 4-01-1951 Gerbaud) mais surtout, elle s’applique aux
recours formés par des membres d’une assemblée délibérante contre des décisions de
celles-ci lorsque par leur présence aux débats et au vote, les requérants ont eu
connaissance de ces décisions (CE 23/12/1949 commune de Pontigne). La cour
fédérale esquisse cette solution de sa décision du 25/03/1967 dame Ngue c/ CPF de
Mbalmayo avant d’être démentie par l’APCS dans son arrêt du 24/03/1983 Akam Towa.
SUJET 2 : Compétence liée et pouvoir discrétionnaire
Il faut connaitre que, la compétence liée (pouvoir lié) et le pouvoir
discrétionnaire sont deux aménagements de la compétence.
Définir les deux concepts ; relever les éléments qui les distinguent. Malgré cette
distinction, l’autorité détentrice de ces deux compétences est contrôlée par le juge.
1. Deux concepts distincts dans leur essence
1. Définition
1. Pouvoir discrétionnaire
1. On parle de pouvoir discrétionnaire lorsque l’autorité administrative est tenue
par un texte d’agir ou ne pas agir
2. Compétence liée
3. Il y a compétence liée lorsque l’autorité administrative est tenue par un texte
d’agir ou de ne pas agir.
4. Critère de distinction
1. Les concepts d’obligation et de faculté
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2. Pouvoir discrétionnaire : l’administration a une faculté d’agir


3. Compétence liée : l’administration a l’obligation d’agir
4. L’appréciation de l’opportunité de la mesure à prendre
5. Dans l’hypothèse du pouvoir discrétionnaire, l’administration est juge de
l’opportunité
6. Dans la compétence liée, l’administration n’est pas juge de l’opportunité
7. Les conditions d’existence
Le pouvoir discrétionnaire existe :
8. Indépendamment des textes
9. Lorsque la règle de droit n’est pas claire
10. Dabs le cadre d’une légalité insuffisante
La compétence liée s’exerce dans le cadre d’un texte précis.
11. La portée de la distinction
1. La distinction fixe les limites du contrôle qui s’exerce par le juge
1. Le contrôle minimum s’exerce dans le cadre de la compétence liée : l’attitude
de l’administration pose un problème de légalité
2. Le contrôle minimum s’exerce dans le cadre du pouvoir discrétionnaire :
l’attitude de l’administration pose un problème d’opportunité.
3. Les prérogatives détenues par le juge dans l’hypothèse des deux
pouvoirs
1. Pouvoir du juge
Que ce soit dans l’hypothèse du pouvoir discrétionnaire ou de la compétence liée, le
juge ;
2. Vérifie la compétence de l’auteur de l’acte
3. Vérifie si la procédure prévue pour l’élaboration de l’acte a été suivie
4. Vérifie l’exactitude des motifs
5. S’assure que le but poursuivi par l’administration est légal (arrêt n° 40 CS/CAY
du 30/04/1968 Baba Youssoufa c/ Etat du Cameroun).
6. Leur justification
7. Limiter l’arbitraire car le pouvoir discrétionnaire n’est pas synonyme de
l’arbitraire
8. Il ne doit servir que pour la réalisation d’un intérêt public (arrêt n° 40 CS/CAY
du 30/04/1968 Baba Youssoufa c/Etat du Cameroun).
9. Assurer le respect de la légalité dans l’hypothèse de la compétence liée.

SUJET 3 : DÉLÉGATION DE POUVOIR ET DÉLÉGATION DE COMPÉTENCE


Éléments d’introduction
Dans la mesure où l’acte administratif pose des prescriptions d’ordre général
qui s’imposent à des tiers, il doit émaner d’une autoédité disposant d’une aptitude
juridique de la faire. Cette aptitude est qualifiée de compétence. La compétence
juridique ne se présume pas dans la mesure où elle doit être prévue et aménagée par
un texte, mais surtout, elle est d’ordre public étant donné qu’elle ne peut pas être
remédiée et que l’autorité administrative ne peut empiéter sur la compétence d’un autre
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même s’il s’agit d’une autorité subordonnée (CCA du 27 décembre 1957 sieur Ndjock
Paul c/ Etat du Cameroun).
Mais la rigueur qu’on observe dans la formulation du principe bute parfois à la
réalité. En effet, les nécessités de la vie courante et surtout le respect du principe de la
continuité du service public ont conduit à trouver des tempéraments à cette règle rigide
parmi lesquels la délégation de pouvoir et de signature. Ces techniques qui visent
l’allègement des tâches d’une autorité ne signifient pas la même chose.
Toutefois, sans être antinomiques, les deux recèlent des particularités qui
nécessitent une certaine différenciation aussi bien ces conditions de fond que leurs
effets (II).
1. Les conditions de délégation de pouvoir et la délégation de signature
1. Les conditions communes
La délégation, qu’elle soit de pouvoir ou de signature doit répondre aux
conditions suivantes
1. Elle doit être prévue par un texte ou du moins un texte e doit s l’exclure
explicitement ou implicitement. Cf. art 16 de la constitution qui autorise le Président de la
république à déléguer ses pouvoirs à une autre autorité.
2. La délégation doit être publiée
3. Elle doit être partielle.
Cela veut dire qu’une autorité dans el cadre de ses attributions ne peut s’en
dessaisir totalement, ceci entrainant un bouleversement dans l’ordre des compétences
et surtout frise la démission (CE février 1960 Chauvet).
4. Elle doit être explicite et précise.
5. Conditions propres à chaque type de délégation
1. La délégation de signature
Elle est intuitu personae, c'est-à-dire qu’elle est faite en considération de la personnalité
du délégataire. Elle traduit un rapport de confiance entre le délégant et le délégataire.
2. Délégation de pouvoir
Elle ne tient pas compte de la personnalité des autorités en cause. Elle est abstraite, es
qualité.
3. Les deux notions sont différentes dans leurs effets
1. Délégation de signature
2. Elle ne dessaisit pas le délégant
3. Le délégant reste l’auteur réel de l décision
4. Le délégataire ne peut s’affranchir de l’autorité du délégant (CA/CS 6/05/1981,
Oyiée Tsogo Joseph c/ Etat du Cameroun) »Attendu que le décret du 9 novembre 1978
reconnait au secrétaire Général de la province ne lui confère aucune autonomie de
signature qui ne dessaisit pas le délégant au profit exclusif du signataire délégué.
5. La subdélégation est interdite au délégatoire de signature
6. La délégation de signature prend fin dès la désinvestiture du délégant.
7. La délégation de pouvoir
8. Elle ne modifie pas la répartition des compétences
9. Elle dessaisit le délégant au profit du délégataire
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10. La délégation de pouvoir subsiste même après désinvestiture du délégant.


Bien que poursuivant les mêmes préoccupations, la délégation de pouvoir, n’en
présente pas moins des intérêts différents. L’un est abstrait alors que l’autre est concret.
Mais les deux ne réalisent pas une véritable entorse à la règle de compétence comme
c’est le cas de la théorie des fonctionnaires de fait.

SUJET 4 : L’AUTEUR DE L’ACTE ADMINISTRATIF UNILATÉRAL


11. Définir l’acte administratif unilatéral
12. Montrer qu’il est pris soit par une personne, soit par un organe
13. Le problème principal est celui de la compétence. Autrement dit, qui peut
édicter un acte administratif unilatéral ?
1. L’auteur de l’acte : une autorité de la compétence
1. Le champ de la compétence
1. La compétence rationae personae
2. La compétence rationae loci
3. La compétence rationae materiae
4. La compétence rationae temporis
5. La nature de la compétence
1. La compétence liée
2. Le pouvoir discrétionnaire
3. Les inflexions relatives à la compétence
1. La délégation de compétence
1. Variantes
1. La délégation de pouvoir
2. La compétence de signature
3. La théorie du fonctionnaire de fait et des bénévoles de l’administration
1. La théorie du fonctionnaire de fait
1. La notion
2. La compétence affirmée du fonctionnaire de fait à prendre des actes (période
normale et période exceptionnelle)
3. Les collaborateurs bénévoles et occasionnels de l’administration
1. Notion
2. Implication.

SUJET 5 : LES DROITS DE LA DÉFENSE DANS LA PROCÉDURE


ADMINISTRATIVE NON CONTENTIEUSE
Éléments d’introduction
3. Définir droit de la défense, procédure administrative non contentieuse
4. S’interroger sur la valeur des droits de la défense dans le cadre d’une
procédure administrative non contentieuse
5. Comparer les droits de la défense dans la procédure contentieuse et la
procédure non contentieuse

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1. Les droits de la défense : une faculté dans la procédure administrative


non contentieuse
1. Formulation du principe
1. Énonciation
2. Justification
3. L’exception du principe
1. L’obligation du respect des droits de la défense
Dans la procédure administrative non contentieuse, l’administration est obligée
de respecter les droits de la défense lorsqu’une condition l’exige. Dans ce cas, le
respect de ces droits constitue une condition de régularité de l’acte.
2. Champ d’application des droits de la défense et obligations imposées à
l’administration
1. Champ d’application
1. L’information de la personne menacée d’une sanction : toute personne
menacée d’une sanction a le droit d’être mise au courant et même de discuter les griefs
formulés à son encontre (arrêt dame Trompier CE 5 mai 1994)
2. Respect des droits de la défense à l’égard de tout agent public : le non-respect
de cette exigence entraine l’annulation de l’acte incriminé
3. Le bénéfice des droits de la défense pour toute mesure grave prise à
l’encontre d’un fonctionnaire.
4. Les obligations imposées à l’administration
1. L’obligation de prévenir l’intéressé de son intention de lui infliger une sanction :
l’administration doit aviser l’intéressé de son intention de lui infliger une sanction
2. L’avertissement doit précéder la sanction
3. Permettre à l’intéressé de présenter sa défense.

SUJET 6 : L’ENTRÉE ET LA SORTIE EN VIGUEUR DE L’ACTE ADMINISTRATIF


Éléments d’introduction
4. Souligner que le sujet porte sur la temporalité, c'est-à-dire le temps d’existence
de l’acte unilatéral.
5. Quels rapport établir entre l’entrée et la sortie de vigueur au regard de la
temporalité de l’acte unilatéral.
6. A quel moment l’acte administratif entre-t-il en vigueur et prend fin ;
1. L’entrée en vigueur de l’acte administratif unilatéral comme début de sa
temporalité
1. L’acte entre ne vigueur dès sa signature et est opposable à
l’administration
1. La nécessité de la soumission de l’administration aux règles de compétences
et de procédure.
2. La signature oblige l’administration à se soumettre à son acte.
3. L’acte entre en vigueur et est opposable aux tiers après sa publicité
1. Les modes de publicité
1. La publication
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2. La notification (affaire Messomo)


3. Le problème de la théorie de la connaissance acquise (affaire Dame Ngue)
4. La sortie de vigueur de l’acte administratif comme fin en son temps
d’existence
1. La fin de l’acte du fait de l’administration : fin non contentieuse
1. L’abrogation
2. Le retrait
3. La fin de l’acte par le juge : la fin contentieuse
1. La soumission, du requérant à la procédure contentieuse : le recours gracieux
préalable
2. La sanction par le juge

SUJET 7 : L’ACTE ADMINISTRATIF UNILATÉRAL ET L’ACTE GOUVERNEMENTAL

L’Etat est une personne morale de droit public qui exprime sa volonté par les
actes administratifs. Ceux-ci peuvent êtres des actes unilatéraux ou des contrats. Il peut
également s’agit des actes de gouvernement. L’acte administratif unilatéral dans l’affaire
Ngongang Njanke a été défini par m’assemblée plénière de la cour fédérale de justice
comme un acte juridique unilatéral pris par une autorité dans l’exercice d’un pouvoir
administratif et créant des droit et obligations pour le particulier. L’acte de gouvernement
quant à lui se définit comme un acte émanant d’une autorité exécutive n’exerçant pas u
pouvoir administratif. S’il apparait à l’évidence au regard de ces deux définitions que
l’acte administratif unilatéral et l’acte de gouvernement émanent de deux autorités
distinctes, quel peut être leur régime juridique ? Il faut alors souligner que si l’acte de
gouvernement et l’acte administratif unilatéral diffèrent au niveau de leur justiciabilité (II,
la distinction est aussi perceptible au niveau de leurs organes d’élaboration (I)
1. DISTINCTION AU NIVEAU DE LEURS ORGANES D’ÉLABORATION
L’administration est l’auteur de l’acte administratif unilatéral (A) tandis que le
gouvernement est l’auteur de l’acte de gouvernement (B)
1. Administration, auteur de l’acte administratif unilatéral
Nous examinerons la notion d’autorités administratives (1) ensuite, nous montrerons que
les autorités administratives ne sont pas les seules à élaborer les actes administratifs
unilatéraux (2)
1. La notion d’autorité administrative
L’autorité administrative est un agent de l’Etat ou de ses démembrements (collectivités
territoriales décentralisées, établissements publics) qui exerce un pouvoir administratif.
Ne sont pas les autorités administratives, les autorités suivantes :
1. Les autorités judiciaires : dans l’arrêt Tagny Mathieu, il fut décidé que les
autorités judiciaires ne sont pas des autorités administratives. Par conséquent, celles-ci
ne peuvent élaborer les actes administratifs unilatéraux.
2. Les autorités législatives : dans l’arrêt SGTE et ECAM, il fut décidé que les
autorités législatives ne constituent pas des autorités administratives. Il convient tout de

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même de relever que des personnes privées peuvent aussi prendre des actes
administratifs unilatéraux.
3. L’exception : acte administratif des personnes privée
1. Acte concernant l’organisation d’un service public
Les personnes privées peuvent élaborer des actes décisoires dès lors que ceux-ci ont
pour but d’organiser le service public. Le service public se définit comme toute activité
présentant le caractère d’intérêt général. Dans l’arrêt Air France et époux Barbier, les
juridictions reconnurent la compétence aux personnes privées d’élaborer de tels actes.
2. Actes bénéficiant des prérogatives de puissance publique
Des personnes privées élaborent aussi des actes administratifs unilatéraux dès lors que
les actes bénéficient d’un régime de droit commun.
3. Le gouvernement : auteur de l’acte de gouvernement
Pour distinguer l’acte de gouvernement de l’acte administratif unilatéral, la doctrine et al
jurisprudence emploient le terme « gouvernement », pouvoir exécutif » ou tout
simplement « l’exécutif ».
1. Le critère de l’acte de gouvernement
1. Le mobile politique
Dans les arrêts Laffite et Duc D’Aumale, les juridictions ont évoqué la notion de mobile
politique pour déterminer l’acte du gouvernement.
2. L’abandon de ce critère
Le critère du mobile politique fut abandonné dans l’arrêt Prince napoléon
3. Le domaine de l’acte de gouvernement
1. Rapport entre l’exécutif et le législatif
L’acte de gouvernement est un acte pris par l’exécutif dans ses rapports avec le
parlement par le chef de l’exécutif est une illustration.
2. Rapport entre le gouvernement et es pays étrangers ou une organisation
internationale
Les actes pris par les Etats dans leurs rapports diplomatiques sont des actes de
gouvernement. Exemple : les mesures prises et comportement suivi par el
gouvernement au cours de la négociation, des accords internationaux. Les actes sus-
évoqués rentrent dans la catégorie des actes classiques de gouvernement.
Les mesures portant répression des activités terroristes ou actes portant désignation
des chefs traditionnels constituent des actes de gouvernement qui n’entrent pas dans le
domaine classique. On peut aussi noter la décision par laquelle le Président de la
République française nomme un membre du conseil constitutionnel.
3. DISTINCTION AU NIVEAU DE LEUR JUSTICIABILITÉ
L’acte administratif unilatéral est un acte sujet à une annulation contentieuse (A) alors
que l’acte de gouvernement est un acte insusceptible d’annulation (B).
1. L’acte administratif unilatéral, acte sujet à une annulation contentieuse
1. Les cas de recours pour excès de pouvoir
Il s’agit de l’illégalité externe (a) et de l’illégalité interne (b).
1. L’illégalité externe

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On note principalement l’incompétence de l’auteur de l’acte ainsi que le vice de forme et


de procédure.
2. L’illégalité interne
Elle concerne le contenu de l’acte. Il peut s’agir d’une violation de la loi ou d’un
détournement de pouvoir.
3. Les effets de l’annulation
Lorsqu’un acte administratif est entaché d’irrégularité, le juge administratif a saisi la
compétence de l’annuler. Cette annulation, a un effet erga omnes, c'est-à-dire à l’égard
des tous alors que l’acte de gouvernement est un acte insusceptible d’annulation (B).
4. L’acte de gouvernement est un mesure qui, bien que prise par el
gouvernement, échappe au principe de légalité et bénéficie à ce titre d’une totale
immunité juridictionnelle.
1. La notion d’immunité juridictionnelle
1. Devant le juge administratif
L’acte de gouvernement ne peut être contesté devant le juge administratif. Celui-ci
affirmera son incompétence lorsqu’il est saisi.
2. Devant le juge judicaire
Juge exceptionnel de l’administration, le juge judicaire ne peut connaitre des problèmes
soulevées par des actes du gouvernement.
3. L’exception de cette immunité
Le mobile politique fut d’abord utilisé pour expliquer le caractère immunitaire des actes
de gouvernement. Ensuite, est apparu la notion d’Etat, mais la théorie des actes mixtes
développée par Celier semble la plus opérante.

SUJET 8 : LE CONTRÔLE DE LÉGALITÉ

C’est un principe qui régit la soumission de l’administration au droit. Il s’agit


d’une manifestation de l’Etat de droit.
Définir le principe de légalité
PB : Le principe de légalité n’a t-il pas de limites ? La soumission de l’administration à
la norme juridique est-elle absolue ?
1. LE PRINCIPE DE LÉGALITÉ : UN PRINCIPE RÉGISSANT LA SOUMISSION
DE L’ADMINISTRATION AU DROIT
1. Signification et le contenu du principe de légalité
1. Signification du principe
1. Légalité lato sensu (au sens large) : signifie soumission de l’administration au
droit.
2. Légalité stricto sensu (au sens strict) : signifie la soumission de l’administration
à la loi.
3. Contenu de la légalité
1. Les règles juridiques externes à l’administration
2. La constitution et les traités internationaux
3. La loi et la jurisprudence
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4. Les règles juridiques internes à l’administration


5. Les actes règlementaires
1. Les règlements autonomes (peuvent faire l’objet de recours contentieux en
application des principes généraux de droit CE 26 janvier 1959 syndicat d’ingénieurs
Conseils).
2. Règlements d’application des lois
3. Les ordonnances non ratifiées
4. Certaines mesures d’application de l’article 9 de la constitution
5. Les actes non règlementaires
6. Les objectifs du principe de légalité
1. Limiter l’arbitraire des gouvernants
2. Exerce une fonction régulatrice
3. Assure la protection des droits des citoyens
4. Les décisions de l’administration ne doivent pas porter atteinte aux droits de
l’homme d’où l’expression « légalité et libéralisme ».

5. LES DÉROGATIONS AU PRINCIPE DE LÉGALITÉ


1. Le pouvoir discrétionnaire et les circonstances exceptionnelles
1. Le pouvoir discrétionnaire
L’administration n’est pas tenue par un texte. Elle a un large pouvoir d’appréciation.
L’administration est juge de l’opportunité de la décision.
Cependant, le pouvoir discrétionnaire est limité : le juge exerce un contrôle minimum, il
contrôle les motifs de l’auteur de l’acte sauf le contenu.
L’administration doit surtout agir dans un but d’intérêt général (arrêt n° 40/CFJ/SCA du
30/04/1968 Baba Youssoufa c/ Etat du Cameroun oriental).
2. Les circonstances exceptionnelles
1. La notion de circonstance exceptionnelle en vertu des textes : l’Etat d’urgence
et l’Etat d’exception,.
2. Etat d’urgence (art 9 al 1 de la constitution de 1996)
3. Etat d’exception, (art 9 al 2)
4. La notion de circonstance exceptionnelle en vertu de la jurisprudence
5. Les règles de droit qui gouvernent l’activité administrative changent de régime
juridique en période exceptionnelle (arrêt Heyries CE 28/06/1918). Cependant, l’action
de l’administration est limitée dans le temps et dans l’espace. Elle est limitée et adaptée
au but (CFJ/CAY Obame Eteme c/ Etat du Cameroun).
6. Les actes de gouvernement
1. Définition et classification,
1. Définition
Les actes de gouvernement sont des mesures qui, bien que prise par le gouvernement
échappent au principe de la légalité et bénéficient à ce titre d’une totale immunité
juridictionnelle. Il s’agit des actes des autorités exécutives n’exerçant pas un pouvoir
administratif.
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2. Classification,
3. Domaine traditionnel classique
4. Acte du pouvoir exécutif dans les rapports avec le parlement
5. Acte du pouvoir exécutif dans les rapports avec me organisations
internationales et els Etats étrangers (jugement ADD n° 66 CS/CA du 31 mai Kouang
Guillaume Charles c/ Etat du Cameroun
6. Autres domaines
7. Mesures portant répression des actes terroristes
8. Acte portant désignation des chefs traditionnels
9. En France, décision par laquelle le président de la république nomme un
membre du conseil constitutionnel (CE 9 avril 1999, Mme Ba).

SUJET 9 : EST-IL EXACT DE DIRE QUE LA LÉGALITÉ ADMINISTRATIVE EST


DUALE
Éléments d’introduction
10. L’étudiant peut rappeler brièvement l’Etat « lege solutus », c'est-à-dire un Etat
affranchie de l’observation du droit
11. Poser en la définissant, la problématique à savoir le caractère dual, c'est-à-dire
double de la légalité administrative. Autrement dit, existe-t-il deux légalités
administratives qui seraient parallèles ? Ou alors la légalité administrative rappelant un
principe ou une idée n’est-elle pas unique des variantes d’application qui tiennent
compte des temps (temps normal, temps de crise) ?
Deux approches sont possibles.
Première approche

Elle consiste à affirmer l’inexactitude ou tout au moins à relativiser le caractère


dual ou double de la légalité administrative qui se conçoit uniquement en admettant
certes deux variantes
1. L’UNICITÉ DES NORMES OPPOSABLES À L’ADMINISTRATION
1. La signification
1. L’existence des normes opposables à l’administration
1. Les normes externes à l’administration,
2. Les normes internes à l’administration
3. La hiérarchie des normes
4. Ses implications : l’existence des voies de recours contre l’administration
1. Les recours administratifs
2. Le recours gracieux
3. Le recours hiérarchique
4. Les recours juridictionnels
5. Recours pour excès de pouvoir
6. Recours en responsabilité
7. LES VARIANTES D’APPLICATION DE LA LÉGALITÉ ADMINISTRATIVE
1. La légalité ordinaire
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1. La signification
2. Ses manifestations
3. La légalité d’exception
1. Les conditions de mise en œuvre de la légalité d’exception
1. Selon le législateur (art 9 de la constitution 1996)
2. Etat d’urgence
3. Etat d’exception,
4. Selon le juge : la théorie des circonstances exceptionnelles
5. Les conséquences de la mise en œuvre de la légalité d’exception
1. Accroissement des pouvoirs des autorités administratives
2. Transfert des pouvoirs aux autorités militaires
3. L’atteinte légale aux droits et libertés.

Deuxième approche
Elle consiste à affirmer l’exactitude du caractère dual de la légalité
administrative : l’une ordinaire, l’autre d’exception. L’inconvénient de cette approche
réside dans le fait qu’elle relève au rang de la légalité administrative, une dimension de
cette légalité ou plus exactement ce qui constituiez une entorse à la légalité.
1. la légalité ordinaire (Cf. première approche)
2. la légalité d’exception (Cf. première approche)

SUJET 10 : QUI EST JUGE ADMINISTRATIF AU CAMEROUN ?

Il faut dire ici que les litiges concernant l’administration en principe échappent
aux juridictions ordinaires et relèvent des juridictions spécialisées où l’autorité
administrative à un pouvoir juridictionnel. Le point culminant de cette logique est atteint
avec l’affirmation du principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires,
par la loi des 16-24 août 1970 en tant qu’ils interdisent aux juridictions judiciaires de
connaitre des litiges administrâtes.
En dépit de l’exclusion de principe qu’elles ont formulé, les législations ont été
amenées à conférer dans certains cas, compétence aux juridictions judiciaires pour
connaitre des litiges en matière administrative. Bien plus, malgré les termes formels des
textes proclamant le principe de la séparation à certains moments, se manifestent des
hésitations à admettre l’incompétence absolue des juridictions judiciaires pour connaitre,
sauf attribution légale de compétence des litiges intervenant en matière administrative.
Cette situation, n’est pas un simple soupçon au Cameroun car, si la constitution
fait du juge administratif le principal juge de l’action administrative (I), des textes
législatifs sont venus donner au judicaire un véritable domaine de compétence dans el
domaine administratif.
1. LA COUR SUPRÊME (JUGE ADMINISTRATIF), JUGE DE DROIT COMMUN
DE L’ADMINISTRATIF

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L’art 32 de la constitution pose avant sa révision de 1996 que la cour suprême


en matière administrative est chargée de statuer souverainement sur les recours en
indemnité ou en excès de pouvoir dirigés contre les actes administratifs ».
La précision vient de l’ordonnance n° 72/6 du 26/08/1972 qui dit à son article 9
que : « la cour suprême connait l’ensemble du contentieux administratif, à l’encontre de
l’Etat, des collectivités publiques et établissements publics ». La révision
constitutionnelle de 1996 semble plutôt adopter cette dernière formule génératrice. En
déterminant ainsi ce qu’est le contentieux administratif, il apparait que la cour suprême
est compétente pour connaitre
1. Du contentieux de la légalité
1. Annulation
2. Recours incident en appréciation de légalité
3. Des actions en indemnisation, du préjudice causé par un acte
administratif
4. Des litiges concernant les contrats ou les concessions de services
publics et les litiges intéressant le domaine public.
Cette compétence est susceptible d’être étendue par la loi (art 9).
5. L’INTERVENTION DU JUGE JUDICAIRE DANS LE DOMAINE DE
L’ADMINISTRATION
L’incursion du juge judiciaire dans le domaine administratif n’est plus une simple
exception. Parfois, le juge judiciaire a un domaine exclusif propre (A), parfois il partage
les compétences avec le juge administratif (B).
1. Les compétences propres du juge judicaire
Le domaine le plus important est celui de la responsabilité
1. En matière de responsabilité
Ici, on distingue selon que la responsabilité est le fait d’un acte administratif ou pas.
1. En dehors des actes administratifs
Ici, le juge est juge de droit commun de la responsabilité administrative. En
clair ; toute la matière de responsabilité extra contractuelle de l’Etat ressortit à la
compétence du juge judiciaire (art 9 al 3 de l’ordonnance de 1972 jugement TGI
Yaoundé du 2-11-1988 Nkondock Emile Valentin.
NB. : C’est sur la base de cet article que le juge judicaire connait des litiges aux
accidents de circulation causés par les véhicules administratifs et non sur a base de la
loi française du 31/12/1957 qui n’est pas en vigueur au Cameroun.
Cet article 9 de l’ordonnance de 1972 englobe aussi la responsabilité de
l’enseignement public (loi du 2 avril 1937 dont l’application a été étendue au Cameroun
par le décret du 3/7/1998 et qui reste toujours en vigueur).
2. Du fait de l’acte administratif
L’indemnisation, en cas d’expropriation, pour cause d’utilité publique CS/C 29/06/1989
F ankwe John c/ Etat du Cameroun.
3. Autres matières
Les litiges relatifs aux contrats de recrutements des personnels non fonctionnaires de
l’administration (CFJ 15/11/1966 Ekindi Joël, Atangana Martin Camille.
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4. Les compétences que le juge judicaire partage avec le juge administratif


1. L’emprise et la voie de fait
Ici, le juge judiciaire ordonne la réparation et la cessation (CFJ 1968 Max Keller Ndongo)
2. L’appréciation de la légalité des actes administratifs
Le juge répressif apprécie la légalité des actes administratifs. Le juge civil ne le peut pas
(ord n° 72/6 art 9 al 2)
NB. : Aucun texte ne parle de l’interprétation des actes administratifs au Cameroun. Et
même la jurisprudence n‘a pas encore eu à se prononcer à ce sujet.
Conclusion
L’incursion du juge judiciaire dans le domaine administratif n’est plus une
donnée exceptionnelle. Cette incursion compte tenu de son ampleur ne peut plus
justifier la clause générale de compétence.
SUJET 11 : POLICE ADMINISTRATIVE ET POLICE JUDICAIRE (SUR LA POLICE
ADMINISTRATIVE)
Éléments d’introduction
3. Définir les deux catégories juridiques
4. Souligner leurs critères de distinction
5. Montrer que cette distinction est relative
1. UNE NÉCESSAIRE DISTINCTION THÉORIQUE
1. Police administrative et police judicaire n’ont pas le même objet
1. La police administrative vise à sauvegarder l’ordre public
2. Tranquillité publique
3. Sécurité publique
4. Salubrité publique
5. Respect de la dignité humaine (CE 13 octobre 1995, Commune Morsan…)
6. La police judicaire vise à rechercher les infractions et leurs auteurs sous
l’autorité du ministère public
7. Différence au niveau des méthodes utilisées
1. la police administrative ; la méthode préventive
2. La police judicaire : la méthode répressive
3. … QUI DEMEURE FONDAMENTALEMENT RELATIVE
1. Du point de vue organique
1. Communauté de personnel
2. Illustration
Un agent de police qui régule la circulation en route est un agent de police
administrative. Lorsqu’il donne une contravention du fait de la violation des règles du
code de la route, il devient un agent de police judiciaire.
3. Du point de vue fonctionnel
1. La théorie du dédoublement fonctionnel
2. Exemple
Le préfet et le maire agissent tantôt comme autorité de police judicaire. Le maire en tant
qu’autorité de police administrative peut prescrire certaines mesures de salubrité

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(peindre des maisons) ; en cas de non-respect, les contrevenants peuvent s’exposer au


paiement d’amendes.

SUJET 12 : LA GESTION DES SERVICES PUBLICS

Les services publics sont inhérents au fonctionnement de tout État


3. Bien définir la notion de service ^public
4. Problème juridique : quels sont les mécanismes de gestion des services
publics ? quels sont leurs principes de gestions ?
1. LES PRINCIPES DE GESTION DES SERVICES PUBLICS
1. Le principe de continuité
1. Sens
2. Portée
3. Le principe de la mutabilité
1. Sens
2. Portée
3. LES MÉCANISMES DE GESTION
1. La gestion par une personne publique
1. La gestion en régie
2. La gestion décentralisée
3. La gestion par des particuliers
1. La concession
2. Les organismes professionnels

SUJET 13: LES LIMITES DU PRINCIPE DE LÉGALITÉ


Il s’agit de montrer que la soumission de l’administration à la norme de droit ne
doit pas être absolue
3. Définir le principe de légalité
4. Problème juridique ; quels sont les limites, quelle est leur portée ? certaines sot
relatives : parce que l’action administrative déroge partiellement au principe de légalité ?
d’autre par contre sont absolues.
1. LES DIFFÉRENTES LIMITES AU PRINCIPE DE LÉGALITÉ
1. Les limites relatives
1. Le pouvoir discrétionnaire
Il y a pouvoir discrétionnaire lorsque l’autorité administrative a une liberté d’agir ou de ne
pas agir. Elle a alors un large pouvoir d’appréciation.
2. Les circonstances exceptionnelles
1. Domain d’application
2. S’appliquent soit au moment trouble de la période de paix
3. Soit lorsque l’application de la procédure de la légalité normale comporte des
risques de troubles (Couitas ; CE 30/1/1923)
4. Les effets
5. Extension des pouvoirs des autorités administratives
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6. Restriction de l’exercice des libertés publiques


7. Application de la théorie des fonctionnaires de fait
8. La possession des pouvoirs d’arrestation et d’internement
9. Les limites absolues : les actes de gouvernement
1. Définition
Les actes de gouvernement sont des mesures quoi, bien que prises à c tire d’une totale
immunité juridictionnelle.
2. Classification
1. Domaines classiques
2. Actes su pouvoir exécutif dans ses rapports avec le parlement
3. Actes du pouvoir exécutif dans ses rapports avec les organisations
internationales et les Etats étrangers.
4. Autres domaines
5. Actes portant répression des activités terroristes
6. Acte portant désignation, des chefs traditionnels
7. En France, décision par laquelle le Président de la République nomme un
membre du conseil constitutionnel.
8. LEUR PORTÉE
1. L’intervention du juge dans le cadre du pouvoir discrétionnaire
1. Le pouvoir discrétionnaire n’est pas synonyme d’arbitraire : le juge intervenant
donc pour vérifier :
2. La compétence de l’auteur de l’acte
3. Si la procédure prévue a été suivie
4. L’exactitude des motifs
5. Que le but poursuivi est d’intérêt général (jugement n° 40 du 29 mai 1980
Monkam Tchientcheu David c/ Etat du Cameroun)
6. Le juge exerce un contrôle minimum.
7. L’ intervention du juge dans les circonstances exceptionnelles
8. Le juge vérifie si les pouvoirs de l’administration ont été exercés dans le temps
et dans l’espace.
9. Il vérifie également si les mesures prises étaient limitée au but et adaptées aux
exigences formulées dans l’arrêt Obam Eteme
10. Les actes de gouvernement : l’impuissance du juge
1. Ces actes ne peuvent être attaqués
2. Ne peuvent en principe engager la responsabilité du gouvernement
Ce sont des actes qui apportent une dérogation absolue au principe de légalité.

SUJET 14 : LA POLICE ADMINISTRATIVE


La police administrative est l’une des modalités de l’action administrative.
3. Définir police administrative (activité qui poursuit un but précis : le maintien de
l’ordre public)

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4. Quels sont les atteintes et les buts de cette police administrative ? la nécessité
de concilier les exigences de l’ordre public avec la protection des libertés n’entraine-t-il
pas un contrôle juridictionnel des mesures de police ?
1. AUTORITÉS ET OBJECTIFS DE LA POLICE ADMINISTRATIVE
1. Autorités de police administrative
1. Les autorités de police spéciales
2. Certaines ont une compétence nationale
3. D’autres ont une compétence locale
Au niveau de l’Etat, le Président de la République, le premier ministre par délégation, le
MINDT, les gouverneurs, les préfets et sous-préfets.
Au niveau local, le maire, le délégué du gouvernement
4. Les autorités de police spéciale
5. S’occupent de l’ordre public fans un secteur d’activité. Exemple : le recteur, le
Ministre du tourisme.
6. Les objectifs de la police administrative
1. Assurer l’ordre public
2. Sécurité publique
3. Tranquillité publique
4. Salubrité publique
5. Respect de la dignité humaine (CE 13 octobre 1995, Commune de Morsang-
sur-Orge, ville D’Aix-en-Provence.
6. Méthode
7. Une méthode préventive.
8. LE CONTRÔLE JURIDICTIONNEL DES MESURES DE POLICE
1. L’intervention du juge administratif
1. Sanction
2. Acte querellé conforme au droit : la partie plaignante sera déboutée
3. Acte querellé non conforme au droit (extra legem) : le juge l’annule
4. Effets de sanction
5. Restauration de la légalité
6. Protéger les citoyens contre l’arbitraire de l’administration.
7. Intervention du juge judiciaire
1. Condition de contrôle
2. Doit être prévu par un texte. Exemple : le contentieux des journaux ; le
contentieux de l’interdiction des manifestations publiques
3. Sanctions
4. Si le motif de la saisie des journaux n’est pas fondé, la mesure sera annulée
5. Si la mesure de police qui interdit une manifestation publique est illégale,
inopportune, le juge peut l’annuler.

SUJET 15 : LE CONTRÔLE JURIDICTIONNEL DES MESURES DE POLICE


ADMINISTRATIVE
Éléments d’introduction
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Le sujet s’inscrit dans la logique de la soumission de l’administration au droit


6. Définir contrôle juridictionnel, mesure de police administrative
7. Insister sur al raison d’un tel contrôle
1. L’AMÉNAGEMENT TECHNIQUE DU CONTRÔLE DES MESURES DE
POLICE ADMINISTRATIVE
1. Le contrôle par le juge de l’administration : le juge administratif
1. Le type de contrôle
1. Le contrôle de légalité
2. Le contrôle d’opportunité
3. Justification du contrôle
1. Concilier ordre public et protection des droits et libertés
2. Assurer l’ordre public
3. Le contrôle exceptionnel : l’intervention du juge judiciaire
1. Domaine d’intervention
1. Contentieux des journaux
2. Saisie des journaux (affaire journal Mutations c/ Etat du Cameroun MINATD)
3. Interdiction d’un organe de presse
4. Contentieux de l’interdiction de manifestation publique
5. Condition de l’interdiction de manifestation publique
6. L’existence d’un texte attributif de compétence.

7. LES SANCTIONS ET LES EFFETS DU CONTRÔLE


1. Les sanctions du contrôle juridictionnel
1. Pour le juge administratif
1. Acte querellé non conforme à la loi : la partie sera déboutée et la mesure de
police s’appliquera toujours
2. Acte querellé non conforme au droit (extra legem), le juge l’annule
3. Pour le juge judiciaire
1. Si le motif n‘est pas fondé, la mesure sera appliquée, or s’il est fondé, la
mesure de police continuera à s’appliquer.
2. Si la mesure de police qui interdit une manifestation publique est illégale,
inopportune, le juge peut l’annuler.
3. Les effets du contrôle des mesures de police
1. Restauration de la légalité
2. Eviter que les abus ne soient commis.

SUJET 16 : LES POUVOIRS DES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES EN MATIÈRE DE


POLICE ADMINISTRATIVE CONNAISSENT-ILS DES LIMITES ?
Éléments d’introduction
Il s’agit ici d’une volonté de concilier les impératifs de maintien de l’ordre public
avec ceux de la protection des droits et libertés publiques

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1. LA SOUMISSION DES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES AU PRINCIPE DE


LÉGALITÉ
1. La légalité ordinaire
1. Le caractère du contrôle
2. Contrôle maximum
3. Les composantes du contrôle
4. Contrôle de légalité
5. Contrôle de proportionnalité
6. Contrôle d’opportunité
7. Légalité d’exception
1. Caractère du contrôle
2. Contrôle d’opportunité : l’activité de l’administration doit être limitée au but
adapté.

3. LE CONTRÔLE JURIDICTIONNEL DES MESURES DE POLICE


1. L’intervention
1. L’étendue d contrôle
1. Contrôle de légalité
2. Contrôle d’opportunité relatif aux circonstances de lieu et de temps (Cf.
Benjamin 19/05/1933 recueil Lebon 54 Ce 30 mai 1956 Bakari Djibo : la liberté est la
règle alors que la restriction imposée par la mesure de police est l’exception).
3. Contrôle de proportionnalité : « ne pas tirer sur une mouche avec un marteau
pilon »
4. Sanctions
5. Rejet de la plainte lorsque l’acte est légal
6. Annulation de l’acte contraire à la loi.
7. Intervention du juge judiciaire
1. Condition du contrôle
2. Il doit être prévu par un texte
3. Domaine du contrôle
4. Contrôle de journaux
5. Interdiction des manifestations publiques.

SUJET 17 : MONTREZ QUE LE FAIT DOMMAGEABLE EST DUAL


Élément d’introduction,
Le fait dommageable s’inscrit dans le cadre de la responsabilité administrative.
Il est l’une des conditions de la mise en œuvre de la responsabilité de la puissance
publique
6. Définir fait dommageable
7. Quelle peut être la nature du fait dommageable.

1. LE FAIT DOMMAGEABLE PEUT PARTICIPER SOIT D’UNE FAUTE DE


SERVICE : LA RESPONSABILITÉ POUR FAUTE
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1. La faute de l’agent
1. Les deux visages de la faute de service
1. La faute anonyme
2. Le domaine n’est as imputable ici à un agent public
3. La faute anonyme intervient dans trois hypothèses
4. La mauvaise organisation du service
5. Le fonctionnement tardif du service
6. L’absence de service
7. les marques de la faute
Il peut s’agir
8. D’une opération matérielle
9. D’une inertie ou carence administrative
10. D’un acte juridique illégal
11. La faute personnelle de l’agent public
1. Définition
La faute personnelle relève de l’homme avec ses passions, ses faiblesses et ses
imprudences
2. Juridiction compétente
3. En cas de faute personnelle commise dans le service ou à l’occasion du
service, l’administration se substitue à l’agent fautif et répond de ses actes devant les
juridictions judiciaires.
4. Une fois la victime indemnisée, l’administration se retourne contre son agent au
moyen de l’action récursoire.

5. … SOIT D’UNE ABSENCE DE FAUTE : LA RESPONSABILITÉ

La responsabilité sans faute a pour objectif fondamental d’assurer une


protection aussi large que possible des intérêts des particuliers
1. La responsabilité ans risque
1. Définition
Ici, l’action menée par l’administration comporte quelques dangers susceptibles de
menacer quelques intérêts.
2. La manifestation
1. Voisinage de quelque chose dangereuse
2. Activité dangereuse (CE 9 avril 1993 Blanchi)
3. Utilisation d’arme à feu
4. La responsabilité en dehors u risque
1. Champ
2. Dans le cadre des travaux publics
3. Les mesures d’ordre économique ou social imposées à une entreprise publique
4. Le refus pour l’administration d’exercer son pouvoir de police
5. Le fondement
6. C’est la rupture du principe de l’égalité de tous devant les charges publiques
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7. Cela suppose que la victime a subi un dommage exceptionnel (affaire Dame


Ngue André).

SUJET 18 : CAS PRATIQUE


Invité de l’émission le point de droit de la CRTV, son présentateur vous
interroge sur les points suivants :
1. L’administration peut-elle éteindre rétroactivement les effets des actes
unilatéraux ?
L’administration peut éteindre rétroactivement les effets des actes administratifs
unilatéraux. Cette opération s’appelle le retrait administratif. Mais il faut distinguer l’acte
ayant crée les droits et les actes non créateurs de droits.
Pour les actes non créateurs des droits, le retrait est possible à tout moment.
Par contre, certaines conditions doivent être remplies pour les actes créateurs
des droits. L’acte ne doit être devenu définit (TF arrêt n° 190 du 16 mars sieur Mballa
Nzogo A. c/ Etat du Cameroun)
L’acte querellé doit être entaché d’illégalité. Le retrait doit intervenir dans les
délais du recours contentieux (TYE arrêt n° 282 du 01/05/1963 sieur Donfack Etienne c/
Etat du Cameroun).

2. Y a t-il une différence entre l’acte non décisoire et la mesure d’ordre


intérieure et peuvent-ils affecter l’ordonnancement juridique.
S’il existe une différence de contenu entre l’acte non décisoire et la mesure
d’ordre intérieur, cette différence est inopérante au niveau de leur valeur juridique. Car
l’acte non décisoire et la mesure d’ordre intérieur ne constituent point des actes
administratifs unilatéraux en ce sens qu’ils n’affectent pas l’ordonnancement juridique.
Néanmoins, il convient de souligner que ces aces peuvent parfois affecter
l’ordonnancement (produire des effets) et constituer par conséquent des actes
unilatéraux. Par exemple : au niveau de l’acte non décisoire, l’on peut citer une mise en
demeure formulée en des termes impératifs. En ce qui concerne les mesures d’ordre
intérieur, on peut relever celles qui mettent en cause la situation statutaire des
fonctionnaires. Ils dont donc susceptibles de recours pour excès de pouvoir.
3. Quels sont les droits du cocontractant dans le cadre de l’exécution des
contrats exécutifs
Les droits du cocontractant sont la contrepartie de ses obligations
contractuelles. Ils sont relatifs aux avantages réels ou éventuels qui lui sont reconnus ou
attribués. Sur le plan financier, principalement, le cocontractant a droit aux règlements
du prix et au versement des indemnités.
En ce qui concerne le règlement du prix, le principe est que le jugement
n’intervient qu’après service fait. Les indemnités éventuelles apparaissent en cas de
rupture de l’équilibre financier du contrat. Les situations qui peuvent imposer au
cocontractant les charges supplémentaires sont : l’imprévision ou aléa économique
(affaire Gaz de Bordeaux) ; les suggestions ou aléas techniques (affaires Dragages s-
TOM c/ Etat du Cameroun.
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4. La responsabilité de l’administration peut-elle être engagée en l’absence


des fautes ?
La responsabilité de l’administration peut être engagée en dehors de toute
faute. L’objectif est d’assurer une protection aussi large que possible des intérêts des
particuliers. La responsabilité sans faute des intérêts des particuliers. La responsabilité
sans faute peut prendre la forme d’une responsabilité pour risque ou d’une
responsabilité e dehors du risque.
Il y a responsabilité pour risque si l’action menée par l’administration comporte
quelques dangers susceptibles de menacer quelques intérêts. A titre d’illustration, on
peut évoquer l’utilisation d’armes à feu, les activités dangereuses (mauvaises
manipulations du sang dans les hôpitaux Ce 9/04/1993 Blanchi).
Quant à la responsabilité en dehors du risque, elle intervient aussi dans le
cadre des mesures d’ordre économique et social imposées à une entreprise publique.
Le dernier cas est relatif au refus de l’administration d’exercer son pouvoir de police. La
responsabilité en dehors du risque se trouve fondamentalement dans la rupture de tous
devant les charges publiques. La victime d’un dommage spécial et anormal (affaire
Dame Ngue).

SUJET 19 : RÉPONDEZ OBLIGATOIREMENT AUX DEUX QUESTIONS

1. L’Etat peut-il engager sa responsabilité du fait des actes de l’organe


législateur.
Le principe est celui de l’irresponsabilité de l’Etat législateur
Depuis longtemps, l’Etat législateur est resté irresponsable. Les juridictions ne
se prononçaient pas sur le recours émanant des justiciables (CE du châtelet)
L’irresponsabilité dont il est question était fondée sur le caractère de la loi car
celle-ci est l’expression de la volonté générale.
Ce principe a des exceptions
L’application du principe de l’égalité des charges publiques a amené le conseil
d’Etat du fait de la loi (arrêt Lafleurette).
Il existe deux cas de responsabilité de l’Etat législateur :
2. Les actes de service du parlement : ici, l’ordonnance française n° 58/1100 du
12 novembre 1958 en son article 8, pose le principe de la responsabilité de l’Etat. La
juridiction administrative est valablement compétente. Le juge judiciaire n’intervient
qu’exceptionnellement (un texte doit le prévoir)
3. Le silence de la loi : il faut appliquer dans ce cas le texte. Au cas où la loi n’a
rien prévu, le principe est celui de l’irresponsabilité
NB. : A ce niveau, l’arrêt Lafleurette est une exception. Elle a consacré la responsabilité
de l’Etat du fait de la loi.
Remarque : il est important de soulier que si le principe de l’irresponsabilité de
l’Etat législateur a des exceptions, ce principe dans le contexte camerounais a déclaré
que les lois votées par l’assemblée nationale ne peuvent être portées à la connaissance
des tribunaux (CFJ/AP arrêt n° 24 du 28/11/1970 SGIE c/ Etat du Cameroun)
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4. L’Etat peut-il engager sa responsabilité du fait des actes des organes


juridictionnel en particuliers administratifs
L’on doit ici opérer une distinction entre les dommages imputables à
l’organisation des services juridictionnels et des dommages imputables audits services.
Les dommages imputables à l’organisation des services juridictionnels, cette
organisation relève de l’exécutif. Le juge est valablement compétent. Il y a application du
droit commun de la responsabilité.
Relevons que l’on est passé du régime de l’irresponsabilité à un régime de
responsabilité. En France, la loi du 05/07/1972 relative à la procédure civile en son
article 11 pose le principe de la responsabilité de l’Etat du fait des dommages
imputables au fonctionnement des services judiciaires. L’Etat est tenu de réparer les
dommages causés par les actes défectueux du service de la justice. Mis, il en s’ait que
d’une responsabilité pour faute de service et de faute personnelle.
La responsabilité pour faute de service n’existe qu’en cas de faute lourde ou
déni de justice.
La responsabilité pour faute personnelle n’est plus liée à la procédure de prise
à partie qui a disparu en France. Au Cameroun, les décisions de justice passées en
force de chose jugée ont force de vérités légales. Les arrêts suivant consacrent
l’irresponsabilité de l’Etat du fait des dommages causés par le fonctionnement des
services judiciaires. Dans l’affaire Tagny Mathieu, le juge affirme que l’incompétence de
la juridiction administrative est totale en ce qui concerne le jugement des mesures
d’instruction.
L’arrêt AOUA HADJA relève l’incompétence du juge administratif pour les
dommages causés par le fonctionnement des services judiciaires
Exception
Un condamné reconnu innocent par suite de la révision de sa condamnation
correctionnelle ou criminelle du fait de la survenance des fait nouveaux peut attraire
l’Etat devant la juridiction judiciaire pour obtenir les dommages et intérêts (affaire Koulou
Maurice c/ Etat du Cameroun).
La procédure de prise à partie est engagée contre les magistrats, s’ils sont
coupables de dol, faute lourde, concussion ou déni de justice.

SUJET 20 : COMMENTAIRE D’ARRÊT CE 13 NOVEMBRE 1992 RIAZ


(1er semestre 2001)
Le conseil d’Etat,
Vu la requête et le mémoire complémentaire enregistrée au secrétariat du
contentieux du conseil d’Etat les 1er juin et 3 octobre 188, présentés pour M. Ahmed
Riaz, demeurant (…) ; M. Riaz demande que le conseil d’Etat annule le jugement du 10
mars 1988 par lequel le tribunal administratif de l’arrêté du 11 mai 1987 par lequel le
commissaire de la république du tribunal d’Oise lui retire sa carte de résident privilégié
(…)

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Considérant qu’aux termes de l’article 15 de l’ordonnance du 2 novembre 1915


dans sa rédaction résultat de la loi du 17 juillet 1984, « la carte de résident est délivrée
de plein droit : 1er au conjoint étranger d’un ressortissant de nationalité française ».
Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que M. Riaz a contracté
mariage le 11 août 1984 avec une ressortissante de nationalité française moyennant le
versement d’une somme d’argent an le seul but d’obtenir la carte de résident ; que sa
carte a été ainsi délivrée le 20 décembre 1984 à la suite d’une fraude destinée à
détourner la loi de son sujet ; que l’avantage ainsi obtenu n’a pu par la suite créer des
droits au profit de M. Riaz, ni acquérir à son égard un caractère définitif ; que l’évocation
de circonstances de faits postérieurs à la décision attaquée n’est pas de nature à couvrir
la fraude commise pour obtenir la carte de résident ; que le commissaire de la
république du département de Val d’Oise a donc également rapporté sa décision du 20
décembre 1984 après l’expiration du délai de recours contentieux et prononcé le retrait
de la carte de résident de M. Riaz en dehors des cas prévus par el décret du 4
décembre 1984 : que M. Riaz n’est dès lors pas fondé à soutenir que c’est à tort que,
par le jugement attaqué, el tribunal e Versailles a rejeté sa demande
Article 1er : la requête de M. ERiaz est rejetée
Conseil d’Etat 10è et 7è sect. Réunies ; 13 nov. 1992 Mm Stahl rap Scanvie Comm. du
Gouv. Me Ryziger, av. rejet de la requête en annulations de TA Versailles, 10 mars
1988.
Correction
Introduction
Nature et situation de l’arrêt
Il s’agit d’un arrêt rendu en appel par le conseil d’Etat le 13 novembre 1992
dans une affaire opposant le sieur Riaz à l’administration française et lequel pose le
problème des conditions de retrait d’un acte administratif, en particulier d’un acte
irrégulier non du val d’Oise a procédé au retrait par arrêté de ladite carte.
Le Sieur Riaz en contestation de cette mesure a saisi d’abord le tribunal de
Versailles de cette mesure qui a été rendu le 10 mars, un jugement rejetant sa demande
d’annulation de l’arrêté du 11 mai 1987. Non satisfait par le jugement ainsi rendu, il a
saisi en date du 11 mai 1987 le CE par une requête sommaire et un mémoire
complémentaire enregistré au secrétariat du contentieux du conseil d’Etat le 1 er juin
1988 et 3 octobre 1988 pour l’inviter à annuler ledit jugement.
Argument et prétentions des parties
Le sieur Riaz soutient que c’est à tort que le jugement rendu par el tribunal
administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 11
mai 1987 par lequel le commissaire de la république du val d’Oise lui a retiré sa carte de
résident privilégié. Il invoque ainsi les circonstances de faits postérieurs à l’arrêté. Sa
carte qui serait de nature à couvrir la fraude commise pour obtenir a carte de résident. Il
est clair que l’administration ne saurait partager une belle argumentation dont la finalité
est l’invalidation de son acte par le CE.
Solution du juge

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Le CE a rejeté la requête de M. Riaz au motif que la carte de résident délivrée à


l’intéressé l’a été à la suite d’une fraude destinée à détourner la loi de son sujet à savoir,
le mariage contracte, moyennant le versement d’une somme d’argent avec une
ressortissante de nationalité française.
Problème et annonce du plan
Ce faisant, le CE valide le retrait par le commissaire de la république de Val
d’Oise, de sa décision du 20 décembre 1984 a bien après l’expression du délai du
recours contentieux d’une part, la carte de résident du sieur Riaz est retirée en dehors
des cas prévus par la règlementation y relative. On peut, au regard de ce qui précède,
se demander si le CE en validant l’arrêté du 11 mai 1987 et el jugement qui a rejeté la
demande de M. Riaz n’ pas entendu rappeler le primant de la légalité sur des situations
juridiques frauduleusement acquises. C’est le cas en l’espèce. Il est désormais établi
que le retrait des actes frauduleusement obtenus est non seulement u droit, mais
également un devoir de l’administration. Ainsi, le Ce après avoir établi qu’il ya eu
manœuvre frauduleuse pour obtenir la carte de résident (I) approuve la mesure de
retrait prise par l’autorité législative (II).
1. L’OBTENTION FRAUDULEUSE DE LA CARTE DE RÉSIDENT
1. Fondement de la fraude
1. Le texte
Aux termes de l’article 15 de l’ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction
résultant de la loi du 17 juillet 1984 « la carte de résident est délivrée de plein droit : 1er
au conjoint étranger d’un ressortissant de nationalité française
2. Le contexte
Or, le requérant a contracté mariage (…) avec une ressortissante de nationalité
française moyennant le versement d’une somme d’argent, dans le seul but d’obtenir la
carte de résident.
Il s’agit d’une fraude destinée à détourner la loi de son sujet.
Il ya également fraude lorsque le statut de réfugié est accordé à un étranger au
vue d’une demande frauduleuse (CE 12 novembre 1986, Ishibangu) ou lorsqu’une
nomination est prononcée au profit d’une personne qui avait dissimulé qu’elle avait déjà
été admise à la retraite –CE 19 janvier 1953, Dalanson)
3. Corolaire de la fraude
1. L’obtention de la carte de résident de façon frauduleuse ne peut créer des
droits au profit du requérant.
Absence du droit acquis : le notion de droit acquis se caractérise essentiellement par
ses effets c’st à dire l’impossibilité de remettre en cause de tels droits ainsi que les actes
qui les a crées. (cf. arrêt ADD n° 55/Ce/SCAY du 25 mars 1969, sieur EMINI TINA
Etienne c/ Etat du fédéral Cameroun Oriental).
2. L’obtention, de la carte de résident n’a acquis à l’égard du requérant un
caractère définitif
Absence d’effets intangibles du fait de la fraude : l’acte peut être retiré à tout
moment. Dans le sens contraire (Cf. arrêt n) 100/TE du 16/031969 Sieur Mbala Zogo A.
c/ Etat du Cameroun et CE 26 novembre Crouzet). Ainsi, l’invocation des circonstances
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de faits postérieurs à la décision contestée n’est pas de nature à couvrir la fraude


commise pour obtenir la carte de résident.
3. LA SANCTION DE LA FRAUDE
1. Le retrait de l’acte sans condition de délai
1. La non prise en compte du délai de recours contentieux en l’espèce « (…) que
le commissaire de la république du département du Val d’Oise a donc pu rapporter sa
décision du 20 décembre 1984 après l’expiration du délai du recours contentieux (…) ».
2. L’ambivalence de l’application de la condition délai de recours contentieux dans
le cas du retrait des actes irréguliers
1. Cas des actes irréguliers n’ayant pas créé des droits : le retrait peut se faire à
tout moment. C’est le cas en l’espèce primant de la légalité sur la sécurité juridique
obtenue par fraude.
2. Cas des actes irréguliers ayant créé des droits : le retrait ne peut intervenir que
dans le délai de recours contentieux : CE 3 novembre 1922 Dame Cachet ; arrêt n°
232/TE du 11 mai 1963, sieur Donfack Etienne c/ Etat du Cameroun ; CS/CA jugement
Wabo Rigobert (2000) ; en tout cas, el retrait doit intervenir avant que le juge saisi ne
rende sa décision.

3. Le retrait corrélatif de l’avantage frauduleusement acquis


1. Le cas de retrait de la carte de résident est prévu par el décret du 1/12/1984.
2. Du fait de la fraude, le CE valide le retrait de la carte de résident du sieur Riaz
en dehors des cas prévus par le décret du 04 décembre 1984. Ainsi, l’administration a
légalement ajouté à la règlementation. Pour le CE par conséquent, le sieur Riaz n’est
dès lors pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, el tribunal
administratif de Versailles a rejeté sa demande.

SUJET 21 : CAS PRATIQUE


Informé que vous avez suivi ce semestre au niveau II de la faculté des
sciences Juridiques et Politiques de l’université de Yaoundé II, un enseignement de droit
administratif général II, votre oncle, fonctionnaire en service à la présidence de la
république, fait recours à vous pour que vous éclairiez sa lanterne sur les points
suivants :
1. L’acte administratif unilatéral est toujours écrit ?
2. Une autorité autre que le PM peut-elle être chargée par le législateur pour
exécuter les lois ?
3. Existe-t-il des règles qui régissent la mise e œuvre de la responsabilité de la
puissance publique ?
4. Quelle est l’autorité des traités en droit administratif ?
5. Peut-on parler de légalité et de l’égalité des parties dans la conclusion des
contrats administratifs ?
Tout le monde suit dans votre quartier que vous avez suivi été année des cours de droit
administratif général, Mr Wang, votre voisin en service au Ministère de la santé publique
vient vous voir pour avoir des éclaircissements sur les points suivants :
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1. L’administration peut-elle édicter des actes insusceptibles pour excès de


pouvoir ?
Il existe des actes juridiques pouvant être édictés par l’administration : les actes
administratifs unilatéraux, les contrats administratifs. Tous ces actes sont susceptibles
de recours pour excès de pouvoir. Mais l’existence des actes de gouvernement amène à
reconnaitre que l’activité gouvernementale qui participe à l’action du gouvernement. Ces
actes de gouvernement peuvent être édictés dans les rapports entre l’exécutif et el
législatif ou encore dans les rapports de l’État sur le plan international et diplomatique.
En définitive, l’administration, bras séculier de l’exécutif ne peut pas toujours
se soumettre au droit, car les actes de gouvernement apparaissent ici comme des actes
insusceptibles de contrôle, par conséquent exempts de tout recours pour excès de
pouvoir.
2. Le premier ministre est-il la seule autorité chargée de l’exécution des
lois ?
Au Cameroun, il existe des autorités chargées de l’exécution des [Link] niveau
de la gestion de l’administration centrale qui entre les mains du Pr, el Pm et els Ministre.
Au niveau des administrations décentralisées et les administrations
déconcentrées, nous avons : administrations déconcentrées (gouverneurs, préfets,
sous-préfets, chef de district) ; administrations décentralisées (maire, délégué du
gouvernement, DG des structures administratives spécialisées).
En conclusion, le PM n’est pas la seule autorité chargée de l’exécution des lois au
Cameroun.
3. Le fait dommageable est-il toujours imputable à l’administration ?
Le fait dommageable est l’action ou l’inaction ayant causé un préjudice à autrui.
Ce fait peut participer soit d’une faute de service : c’est la responsabilité pour faute ; soit
d’une absence de faute : c’est la responsabilité sans faute.
Quant à la faute de service, elle est imputable à l’administration d’une part et
d’autre part, elle peut également être imputable à l’agent lorsque ce dernier a posé un
acte à l’occasion du service dans lequel est impliqué un corps administratif (ex : un
véhicule administratif). Il s’agit là de la faute personnelle de l’agent. Autrement dit, nous
pouvons conclure en disant que le fait dommageable n’est pas toujours imputable à
l’administration nonobstant les possibilités d’en réparation par une action récursoire.
4. Quelle est la force juridique des traités en droit administratif ?
Le problème de la force juridique des traités en droit administratif pose celui de
leur place dans l’ordre interne.
D’une part, nous avons les hégémonies de la constriction sur le traité (article
41, 45 et 47 de la constitution camerounaise).
D’autre part, une primauté des traités sur les lois et règlements administratifs.
Celle-ci ne fait pas de doute (article 45 de la constitution camerounaise). En effet, avant
l’arrêt Nicolo, il y avait supériorité du traité sur la loi si celui-ci est postérieur, dans le cas
contraire, c’est la loi qui est supérieure au traité. Mais depuis l’arrêt Nicolo, la primauté
du traité sur la loi est indéniable quel que soit sa position.

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5. Les pouvoirs de l’administration en matière d’exécution des contrats ont-


ils des limites
Les pouvoirs de l’administration en matière d’exécution des contrats administratifs sont
les suivants :
6. Pouvoir de direction et de contrôle
7. Pouvoir de sanction
8. Pouvoir de résiliation
Mais tous ces pouvoirs peuvent connaitre des limites. Il existe en droit
administratif des cocontractants qui s’imposent à l’administration et par conséquent au
contrôle du juge administratif.

SUJET 22 : LE POUVOIR RÈGLEMENTAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE


AU CAMEROUN
Élément de problématique : quelle est l’étendue du pouvoir règlementaire du
Président de la République au Cameroun ?
Annonce du plan : relativement à l’étendu en période normale (I), le pouvoir
règlementaire du Président de la République se trouve singulièrement accru en période
de crise (II).
1. UN POUVOIR RELATIVEMENT ÉTENDU EN PÉRIODE NORMALE
1. La délimitation du champ matériel du pouvoir règlementaire du Président
de la République
1. La délimitation par rapport au domaine de la loi
1. Un pouvoir règlementaire autonome s’exerçant sur les matières non législatives
2. Une possible extension au domaine de la loi, les ordonnances
3. La délimitation, par rapport au pouvoir règlementaire du Premier Ministre
1. Le pouvoir règlementaire d’exécution, prérogative du Premier Ministre
2. Un possible investissement de la matière par le Président de la République
3. La délimitation opérée par le contrôle normal du juge administratif
1. Le contrôle de la légalité des règlements pris par le Président de la République
1. Le contrôle du respect des formes et procédures légales
2. Le contrôle du respect de la répartition des matières entre la loi et el règlement
3. Le contrôle de la conformité aux principes généraux du droit.

4. UN POUVOIR SIMPLEMENT ACCRU EN PÉRIODE DE CRISE


1. L’extension des prérogatives du Président de la République en matière
règlementaire
1. l’empiètement de la loi en cas d’état d’urgence
1. L’économie du respect des formes et procédures légales
2. La modification du régime des libertés publiques, matière législatives
3. L’établissement du domaine de la loi en cas d’état d’exception
1. La dilution de la distinction du domaine de la loi –domaine du règlement
2. Le double statut des règlements pris par el Président de la république

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3. Ceux adoptés dans les matières relevant du domaine de la loi ont le statut
d’acte législatif et échappent au contrôle du juge administratif
4. Seuls ceux portant aucune matière règlementaire ne permet en tant qu’acte
administratif de faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.
5. La diminution des sujétions pesant sur le Président de la république
1. Le contrôle inégal du juge administratif sur les règlements proclamant la
situation de crise.
1. Le contrôle de la légalité du livret instaurant l’état d’urgence
2. L’immunité juridictionnelle de décret instaurant l’état d’exception
3. Le contrôle minimal exercé par le juge administratif sur les règlements
subséquents.

SUJET 23 : EXAMEN 2009-2010


Sujet 1 : LE DOMAINE DES ACTES DE GOUVERNEMENT DAN LA
JURISPRUDENCE ADMINISTRATIVE DU CAMEROUN : CONSTANCE ET RUPTURE
Introduction
Les textes législatif de 1972 et de 1996 attributifs de compétence materiae au
juge administratif ont constamment disposé ici et là, qu’ « aucune cour ou tribunal ne
peut connaitre des actes de gouvernement ».
Le statut contentieux de ce que l’on appelle alors les actes de gouvernement
est par conséquent légalement clarifié. C’est que les actes susvisés bénéficient de
l’immunité juridictionnelle, c'est-à-dire qu’ils sont insusceptibles de tout recors devant
les juges.
Cependant, des lois ont toujours omis d’éclairer les esprits sur la délimitation
même des actes de gouvernement. C’est au fil du développement de la jurisprudence
administrative que l’on est parvenu à cerner l’expression.
Il en résulte un double constat : d’une manière constante, le juge administratif
qui y a statué a traditionnellement perçu et varié l’acte de gouvernement sous un angle
dual (I). Cependant, aux antipodes de cette classique situation, théorique de l’acte en
question se trouve une jurisprudence qui évolue en dents de scie précisément lorsque
l’acte de désignation du chef traditionnel est tantôt comme tel et parfois privé de la
caractéristique de l’acte de gouvernement (II).
1. LE CONSTANT DOMAINE DUAL DES ACTES DE GOUVERNEMENT
La jurisprudence administrative camerounaise révèle, depuis 1979, date des
affaires KOUANG Guillaume Charles et ESSOMBA Marc Antoine jusqu’en 1980, date
des affaires ESSOUGOU Benoit et MONKAM TCHIENTCHEU David que, le domaine
de l’acte de gouvernement a trait aux rapports de l’exécutif et du législatif (A et aux
relations de l’Etat avec les pays étrangers.
1. Les actes mettant en rapport l’exécutif et le législatif
(Citer simplement la nomenclature de ces actes)
2. Les actes significatifs des rapports internationaux de l’Etat)
(Citer simplement la nomenclature de ces actes)

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3. LA RUPTURE DE JURISPRUDENCE AUTOUR DE LA QUALIFICATION DE


L’ACTE DE DÉSIGNATION DU CHEF TRADITIONNEL
Selon la jurisprudence administrative suscitée, les actes de désignation des
chefs traditionnels sont purement et simplement regardés comme des actes
administratifs unilatéraux (A). Par contre depuis 1981 à nos jours, on parvient à déceler
une forte tendance de jurisprudence qui considère de tels actes de gouvernement (B)
1. L’initial statut contentieux des actes de désignation des chefs
traditionnels : de simples actes administratifs susceptibles de débats contentieux.
2. Le revirement jurisprudentiel : l’acte de désignation des chefs
traditionnels assimilé à un acte de gouvernement.

Sujet 2 : LE DROIT ADMINISTRATIF NATIONAL DES CRISES INSTITUTIONNELS


Introduction
La constitution est à juste tore considérée comme une source formelle du droit
administratif. En effet, on y trouve des dispositions qui encadrent l’action des autorités
administratives à l’instar de celle de l’autorité faitière qu’est el Président de la
République. Bon nombre de dispositions de la constitution fixent ainsi les conditions
d’exercice de la légalité normale.
Par contre, on y trouve également des dispositions qui traitent de la légalité
d’exception lorsque les institutions de la république sont en crise. C’est le cas de l’article
9, al 1 et 2 de la constitution, qui institue un droit administratif des crises institutionnelles.
Le problème qui se pose à l’étude des dispositions susvisées est relatif à la
description même de son régime juridique. Autrement dit, quelles sont les règles qui
gouvernent en droit administratif, la situation de crise institutionnelle ? Celles-ci
convergent vers la seule compétence discrétionnaire du Président de la République qui,
selon le cas est habitué à décréter soit l’état d’urgence, soit l’état d’exception.
1. LE RÉGIME JURIDIQUE DE L’ÉTAT D’URGENCE
Il ressort de l’alinéa 21 de l’article 9 susvisé que la compétence discrétionnaire
du Président de la République est exercée, sur la forme par voie de décret (A) quant au
fond, l’exercice de ladite compétence est confirmé dans une loi de 1990 qui lui confère
des pouvoirs spéciaux (B).
1. Le décret présidentiel comme forme d’institution de l’état d’urgence
2. La limitation des pouvoirs présidentiels dans les conditions fixées par la
loi de 1990 -19 décembre 1990).

3. LES RÈGLES APPLICABLES À L’ÉTAT D’EXCEPTION


Celles-ci sont contenues à l’alinéa 2 de l’article 9 de la constitution. On y distingue aussi
bien des conditions de forme (A) que celles de fond (B) dans l’exercice du pouvoir
discrétionnaire d’institution de l’état d’exception.
1. Le décret présidentiel comme forme d’institution de l’état d’exception
2. Les conditions de fond liées à l’institution et à l’exercice des pouvoirs de
l’état d’exception

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SUJET 24 : EXAMEN DE FIN DU PREMIER SEMESTRE 2009/2010

Sujet 1 : LA DESCRIPTION ORGANIQUE DE L’ADMINISTRATION D’ETAT


L’acception que l’on a de l’État en Droit Constitutionnel ne correspond pas in
extenso à la définition valable en droit administratif.
Dans ce dernier cas, l’État n’est pas la seule personne morale de droit public.
On distingue ainsi soigneusement l’entité étatique des autres administrations publiques
décentralisées, par service ou au plan territorial. Négativement donc, l’administration
d’État n’est nullement celle d’une Commune, d’un Établissement public administratif,
pour ne citer que ces illustrations des collectivités publiques infra étatiques.
Positivement, l’État apparait finalement comme l’administration publique mère
qui sécrète lesdites collectivités tout en s’en démarquant par l’attribution d’une
personnalité juridique propre.
Cette autonomie consubstantielle entraine une séparation des autorités qui
animent le service public ici et là. Autrement dit, il ne faut pas confondre les organes de
l’administration d’État des autorités relevant des administrations publiques parallèles. La
photographie de l’État au plan administratif permet d’y déceler bon nombre d’organes
spécifiques, que l’on ne rencontre pas dans les administrations décentralisées et que
l’on décrit en opposant les autorités administratives centrales (I) de celles
déconcentrées (II).
1. LES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES CENTRALES
Elles sont hiérarchisées au point où l’instance qu’est la Président de la
République, appuyé par une kyrielle d’organes (A), chapeaute l’équipe gouvernementale
(B).
1. Le Président de la République et ses collaborateurs directs
1. Le Président de la République
2. Les collaborateurs immédiats du Président de la République
3. Les autorités administratives gouvernementales
1. Le Premier Ministres
2. Les Ministres et assimilés
3. LES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES DÉCONCENTRÉES
Contrairement à l’imagerie populaire ou aux discours véhiculés, les
circonscriptions administratives ne sont pas les seuls relais territoriaux de
l’administration d’Etat (A). Les Ministres relevant de l’Administration centrale d’Etat ont
bel et bien des représentants dans l’arrière-pays (B)
1. Les chefs de circonscriptions administratives
1. Dénomination
2. La hiérarchie tripartite
3. Les relais territoriaux des Ministères
1. Les délégués régionaux
2. Les délégués départementaux

Sujet 2 : LES CRITÈRES JURISPRUDENTIELS DE LA DÉCISION ADMINISTRATIVE


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L’administration publique, quel qu’en soit le type étatique ou décentralisé,


déploie à la fois, des activités de service public ou administratives, à l’adresse des
administrés. A cet effet, les services publics administratifs sont émis au titre de supports
juridiques desdites mission.
La décision administrative participe incontestablement de la règle normative de
la puissance publique. Dans els espèces NGONGANG NJANKE Martin, YEYAP NJOYA
Joseph et autres, le juge administratif assimile abusivement la décision administrative à
l’expression d’acte administratif unilatéral, alors même qu’il est important de distinguer
au sein de cette catégorie juridique l’acte à caractère décisoire encore appelé décision
administrative, de l’acte à caractère non décisoire.
Où se situe finalement la nuance ? Étant entendu que l’administration produit
une autre catégorie d’acte que l’on nomme administratif bilatéral ou le contrat
administratif, il apparait, pour marquer les frontières entre ces différents actes émis par
la puissance publique.
En combinant les éléments de jurisprudence allant de l’affaire NGONGANG
NJANKE sus désignée de 1968 jusqu’aux espèces actuelles, on peut dire sans risque
de se tromper que la décision administrative isolément considérée correspond à deux
critères organiques (I) et matériel (II) cumulatifs

1. LE DOMAINE RATIONAE PERSONAE


En principe, une décision administrative est el fait de l’autorité administrative
(A). Exceptionnellement, elle émane de la personne privée sous une condition (B).
1. La compétence de principe de l’autorité administrative
2. L’habitation exceptionnelle de la personne privée en charge de
l’exécution d’une mission de service public.

3. LE DOMAINE RATIONAE MATERIAE : LA MODIFICATION UNILATÉRALE


DE L’ORDONNANCEMENT JURIDIQUE
1. L’octroi et/ou la disparition d’une prérogative en jouissance
2. La soumission à une obligation initiale et/ou supplémentaire

EXAMEN DE FIN DE 2ND SEMESTRE


ÉPREUVE DE DROIT ADMINISTRATIF II GROUPE « B »
Deux sujets au choix de l’étudiant
1er sujet : compétence et élaboration des actes administratifs unilatéraux
2nd sujet : la responsabilité de l’administration est-elle générale ou absolue ?

Pr. Bernard Raymond GUIMDO D.


Agrégé des Facultés de Droit
Examen de fin de second semestre 2010-2011
Épreuve de droit administratif général II (groupe A)

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

1. Qu’est-ce qu’une décision administrative ? (4 points) (réponse en sept lignes


maximum)
2. Les règles de compétence en matière d’émission d’une décision administrative
(8points) (réponse en vingt (20) lignes maximum)
3. La force juridique attachée à la décision administrative (8 points) (Réponse en
vingt (20) lignes maximum).
Éléments de correction du droit administratif II (Groupe A)
1. Qu’est-ce qu’une décision administrative ? (4 points)
Réponse : la décision administrative peut être appréhendée comme un acte juridique
pris par une autorité administrative dans l’exercice d’un pouvoir administratif et des
droits et des obligations pour les tiers. Ou encore, c’est un acte faisant grief, c'est-à-dire
qui créé des droit et/ou des obligations sas le consentement de ses destinataires.
2. (Les règles de compétence en matière d’émission d’une décision
administrative (8points)
Réponse : la compétence est l’aptitude reconnue à une autorité de prendre un acte. Elle
peut être territoriale, temporelle et matérielle. L’acte peut émaner aussi bien d’une
autorité administrative centrale que d’une autorité décentralisée.
En principe, l’acte administratif unilatéral doit émaner d’une autorité publique
administrative. Par conséquent, les autorités publiques administratives et les personnes
privées sont exclues du champ des autorités administratives.
Ce principe connait cependant des exceptions : il s’agit de la délégation de
compétence (délégation de pouvoir et de signature) : de la reconnaissance du caractère
administratif aux actes pris par des personnes privées investies de prérogatives de
puissance publique (voir affaire Autor c/ ordre national des médecins, FEUMI JANTOU
c/ Ordre national des Avocats) ; de la théorie du fonctionnaire de fait. L’étudiant devant
définir ce que l’on entend par fonctionnaire de fait et dire dans quelle catégorie on
l’applique. En période de crise, elle est faite dans la nécessité du fonctionnement du
service public.
3. La force juridique attachée à la décision administrative (8 points)
Réponse : la décision administrative ayant été prise, il faut l’exécuter. Il en est ainsi
parce que dès ce moment, elle est dotée d’une force juridique. La forme juridique de la
décision administrative tient à deux éléments essentiels : la décision administrative
bénéficie du privilège du préalable et de l’exécution d’office ou forcée.
Le privilège di préalable signifie que la décision administrative nait d’une
présomption de vérité légale (présomption de conformité au droit). Ainsi, l’administré est
tenu de la respecter. Il ne peut pas remettre en cause en saisissant le juge administratif
d’un recours pour excès de pouvoir.
L’exécution formée ou d’office quant à elle donne le droit à l’administration de
contraindre tout administré qui ne s’est pas spontanément soumis à trois conditions
cumulatives : soit un texte de loi autorisé ; soit il y a urgence « quand la maison brule, on
ne va pas demander au juge l’autorisation d’y envoyer les pompier » (Romier) ; soit
aucune autre voie d’exécution n’existe. Toutes ces conditions furent consacrées par

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

l’arrêt de principe du Tribunal des conflits du 02 décembre 1902 société immobilière de


saint Just

Examen de fin du second semestre


Année académique 2014-2015
EPREUVE DE DROIT ADMINISTRATIF GENERAL
ELEMENTS DE CORRECTION
Introduction
La problématique d la clarification conceptuelle est au centre du thème soumis à notre
réflexion. Car comme le disait si bien Charles EISENMANN, « les notions ou expression
juridiques que nous utilisons couramment sont intuitivement perçues alors même
qu’elles restent rebelles à la conceptualisation ».
La notion d’autorité administrative, au même titre que d’autres vocables juridiques, sont
galvaudés. On en parle au quotidien sans pouvoir n donner un contenu exact.
L’illustration peut être tirée de l’entame de chaque discours politique qui évoque les
titres et gardes des personnes rassemblées en ces termes : « Monsieur le Président de
la République, Monsieur le Premier Ministre, Messieurs les Ministres, messieurs les
autorités administratives (pour ainsi désigner les chefs des circonscriptions
administratives=), Monsieur le Maire).
En ressuscitant le propos de Paul SABOURIN qui avait mené des « recherches sur la
notion d’autorité administrative », il sied ici, encore et encore, de se poser la question de
savoir ce qu’est, décidément, une autorité administrative, qui l’est et qui est privé de
cette qualité ?
La définition requise impose le raisonnement suivant : en raison de son statut, une
autorité administrative est UNE PERSONNE PUBLIQUE (I), qui plus est, en
considération de ce qu’elle fait de particulier, de son activité, celle-ci est nantie d’UN
POUVOIR DE DECISION dépourvu par exemple, à un agent d’exécution (II).
1. UNE PERSONNE PUBLIQUE
Où rencontre t-on l’autorité administrative dans la division trilogique des pouvoirs
publics (exécutif, législatif et judiciaire) ?
Par principe, l’autorité administrative est localisée au sein du pouvoir exécutif (A).
Cependant, à titre exceptionnel et en raison du déroulement fonctionnel qui caractérise
certains organes publics, on rencontre les autorités administratives au-delà du pouvoir
exécutif (B).
1. Le principe de la localisation administrative
L’article 1er, alinéa 2 de la constitution dispose : « le Cameroun est un Etat unitaire
décentralisé ». Au plan du droit administratif, pareille articulation constitutionnelle permet

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

de distinguer les autorités administratives étatiques (1) de celles issues des


administrations décentralisées (2)
1. Les autorités administratives (centrales et déconcentrées)
2. Les autorités administratives décentralisés (par service ou géographique).
3. L’exceptionnelle situation extra exécutive par dédoublement fonctionnel
Dans quelles conditions le juge et le législateur peuvent-ils se muer en autorité
administrative ? En considération des seuls rapports internes de service intervenant en
dehors des attributs constitutionnels.
1. Les rapports internes de service dans la magistrature (relation hiérarchique du
procureur général et du procureur de la république ne marge de l’exercice de la
fonction contentieuse).
2. Les relations endogènes de service du parlement (entre le Président de
l’Assemblée Nationale et les députés ou le Président du Sénat et les sénateurs,
le Président de la Chambre et les services du secrétariat général. Cf. Affaire
Dame NGUEMA Marie tranchée en 1997 par la Chambre administrative de la
Cour Suprême.
3. L’AFFECTATION D’UN POUVOIR DE DECISION ADMINISTRATIF
Dans quelles conditions reconnait-on qu’un agent public a la capacité de décider au
plan administratif ? La première est liée à l’occupation d’un poste de responsabilité dans
la hiérarchie administrative (A), alors que la seconde a trait à la possibilité de modifier
l’ordonnancement juridique (B).
1. L’occupation d’un poste de responsabilité dans l a hiérarchie
administrative.
1. Le principe de la nomenclature des rangs administratifs (De président de la
République au poste de chef de bureau en passant par la hiérarchie
intermédiaire).
2. L’exceptionnelle qualification d’autorité administrative en marge de l’occupation
d’un rang administratif. (l’enseignant qui attribue une note ou le gardien de la
paix qui règlemente la circulation routière).

3. La capacité modificatrice de l’ordonnancement juridique


L’autorité administrative est cet organe capable de modifier l’ordonnancement
normatif soit par la faculté de créer un droit (1), soit par la possibilité d’imposer une
obligation (2), alternativement ou concomitamment.
1. La faculté de créer une prérogative
2. La possibilité d’imposer une sujétion
CONCLUSION

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

La notion d’autorité administrative est extensible. Elle ne saurait donc en aucun


cas, faire l’objet d’uen appropriation par les « chefs de terre ». Au-delà des clichés et
des idées reçues, l’enseignant qui attribue une note positive ou négative et même l’élève
inspecteur de police qui règlemente la circulation routière sont des autorités
administratives qui s’ignorent, de par leur capacité fonctionnelle respective à ériger des
normes de droit.
Jean-Calvin ABA’A OYONO
Eléments de correction de droit administratif général II
Examen de fin de second semestre 2014-2015
Sujet 1 : les prérogatives reconnus à l’administration dans l’exécution des
contrats administratifs sont-elles absolues ?
Eléments d’introduction
Le sujet présente l’intérêt de proposer un retour sur al question fondamental de
l’autonomie du droit administratif à travers l’une de ses notions les plus caractéristiques.
La question porte en particulier sur l’étendue des prérogatives de
l’administration des contrats administratifs : sont-elles totales, c’est à dire sans
restriction ?
En cette matière l’administration bénéficie des prérogatives exorbitantes du
droit commun (I), qui lu confèrent une indéniable supériorité par rapport à son
cocontractant et distingue le contrat administratif du contrat de droit privé basé, lui, sur
l’égalité des parties. Pour autant, ces prérogatives sont limitées (II).
1. Des prérogatives exorbitantes de droit commun
1. Des caractères traduisant l’exorbitance
1. L’administration détient ses prérogatives de plein droit
2. L’administration exerce ses prérogatives sans recours préalable au juge
3. L’administration ne peut renoncer à ses prérogatives d’exécution des contrats
4. L’impossible exception d’inexécution : le cocontractant ne peut pas en principe
s’opposer à la mise en œuvre par l’administration de ses prérogatives
exorbitantes du droit commun, les pouvoirs du juge du contrat sont en effet très
limités.
5. La consistance de l’exorbitance
1. Le pouvoir de contrôle et de direction du contrat
2. Le pouvoir de modification unilatérale des clauses du contrat
3. Le pouvoir de sanction
4. Le pouvoir de résiliation unilatérale du contrat.
5. Des prérogatives cependant limitées

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

1. Les limites liées aux obligations de l’administration et aux droits du


cocontractant
1. Les obligations de l’administration
1. L’obligation d’user des prérogatives uniquement en vue de l’intérêt général
2. L’obligation de respecter les stipulations contractuelles aussi longtemps quelles
n’ont pas été régulièrement modifiées (unilatéralement ou par accord)
3. L’obligation d’agir dans le respect des formes et procédures prescrites.
4. Les droits du cocontractant de l’administration
1. Le droit au paiement de la rémunération convenu initialement : ce droit ne peut
jamais être modifié unilatéralement par l’administration
2. Le droit du cocontractant à l’équilibre financier du contrat
1. La théorie du fait du prince
2. La théorie de l’imprévision
3. Les limites tenant au contrôle de l’administration par le juge du contrat
1. L’office du juge du contrat
2. La sanction du contrôle du juge su contrat : la responsabilité de l’administration.
Sujet 2 : la faute dans le droit de la responsabilité administrative
Problématique : quelle est la place de la faute ans le droit de la responsabilité
administrative ?
1ère approche
1. LA FAUTE, FONDEMENT TRADITIONNEL DE LA RESPONSABILITE
ADMINISTRATIVE
1. L’exigence d’une faute
1. La justification du principe d’une responsabilité pour faute
2. Le fondement sur la faute est moins susceptible de contestation
3. Il est normal que l’on soit responsable de ses propres fautes ou de celles des
personnes dont on répond
4. De la faute dans le droit de la responsabilité administrative
1. L’identification du fait fautif
2. La faute tenant à l’illégalité d’un acte juridique décisoire
3. La faute consistant en un acte matériel.
4. L’établissement de la faute
5. Normalement, il s’agit d’une responsabilité pour faute prouvée
6. Les présomptions de faute peuvent être instituées.
7. La distinction faute personnelle/faute de service.
8. L’exigence ponctuelle d’une faute caractérisée
1. Les caractères de la faute lourde

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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

2. VERS LA DISPARATION DE LA CONDITION DE LA FAUTE DANS LA


RESPONSABILITE ADMINISTRATIVE
1. L’élargissement du domaine de la responsabilité sans faute
1. La responsabilité pour risque
2. La responsabilité pour rupture de l’égalité devant les charges publiques.
3. Le développement des régimes législatifs de responsabilité
2ème approche
1. L’EXIGENCE TRADITIONNELLE DE LA FAUTE DANS LA
RESPONSABILITE ADMINISTRATIVE
1. Le développement de la notion de faute dan le droit de la responsabilité
administrative
1. De l’absence d’exigence d’une faute
2. …. A la reconnaissance d la faute
3. La nature de la faute dans la responsabilité administrative
1. La faute personnelle
2. La faute de service
3. L’EXCLUSION EXCEPTIONNELLE DE LA FAUTE DANS LA
RESPONSABILITE ADMINISTRATIVE
1. La responsabilité fondée sur le risque
1. La responsabilité pour risque profit
2. La responsabilité pour risque danger.
3. La responsabilité fondée sur la rupture de l’égalité devant les charges
publiques
1. La responsabilité du fait des lois
2. Responsabilité pour les dommages permanents des travaux publics.
UNIVERSITE DE YAOUNDE II
FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
ANNEE ACADEMIQUE 2015/2016
EXAMENS DU SECOND SEMESTRE
EPREUVE DE DROIT ADMINISTRATIF GENERAL II
Trois sujets au choix :
Sujet 1 : L’acte de gouvernement : une notion juridiquement insaisissable ?
Du courage !
Pr. B-R Guimdo Dongmo
Sujet 2 : Les principes et valeurs du service public. Sujet 3 : Commentaire de
jurisprudence
Sujet 3 : Commentaire de jurisprudence
T.C. 22 janv. 1921, Société commerciale de l’Ouest africain, Rec. 91
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Guide de droit administratif général II, Edition 2019

S. 1924.3.34, concl. Matter; D. 1921.3.1


Sur la régularité de l'arrêté de conflit:
Considérant que, si le lieutenant-gouverneur de la Côte d'ivoire a, par un télégramme du
2 oct. 1920, sans observer les formalités prévues par l'ordonnance du 1er juin 1828,
déclaré élever le conflit, il a pris, le 13 oct. 1920, un arrêté satisfaisant aux prescriptions
de l'art, 9 de ladite ordonnance que cet arrêté a été déposé au greffe dans le délai légal;
qu'ainsi le Tribunal des conflits est régulièrement saisi:
Sur la compétence:
Considérant que, par exploit du 30 sept. 1920, la Société commerciale de l'Ouest
africain, se fondant sur le préjudice qui lui aurait été causé par un accident survenu au
bac d’Eloka, a assigné la colonie de la Cote d’ivoire devant le président du tribunal de
Grand-Bassam, en audience des référés, a fin de nomination d'un expert pour examiner
ce bac;
Considérant, d'une part, que le bac d’Eloka ne constitue pas un ouvrage public; d'autre
part, qu'en effectuant, moyennant rémunération, les opérations de passage des piétons
et des voitures d'une rive à l'autre de la lagune, la colonie de la Cote d'ivoire exploite un
service de transport dans les mêmes conditions qu'un industriel ordinaire; que, par suite,
en l'absence d'un texte spécial attribuant compétence a la juridiction administrative, il
n'appartient qu’à l’autorité judiciaire de connaître des conséquences dommageables de
l’accident invoqué, que celui-ci ait eu pour cause, suivant les prétentions de la Société
de l'Ouest africain, une faute commise clans l'exploitation ou un mauvais entretien du
bac; que, — si donc c'est à tort qu’au vu du déclinatoire adressé par le lieutenant-
gouverneur, le président du tribunal ne s'est pas borné à statuer sur le déclinatoire, mais
a, par la même ordonnance désigné un expert contrairement aux art. 7 et 8 de
l'ordonnance du 1er juin 1828 —, c'est à bon droit qu'il a retenu la connaissance du
litige;
(Arrêté de conflit annulé).
Bonne chance !
Pr. Robert MBALLA OWONA
UY II / FSJP
Eléments de correction de l’épreuve de DAG II (L 2, Juin 2016)
Sujet 1 : l’acte de gouvernement : une notion juridiquement insaisissable ?
Eléments d’introduction
- Définir l’acte administratif unilatéral ;
- Indiquer qu’à partir de cette définition, les actes de gouvernement ne sont pas
les actes administratifs unilatéraux ;

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- Définir l’acte de gouvernement comme des actes du gouvernement ou des


actes émanant des autorités du pouvoir exécutif lorsque ces dernières n’agissent pas en
tant qu’autorités administratives. Plus concrètement, ce sont des actes du pouvoir
exécutif ou du gouvernement qui apparaissent comme des actes politiques à raison des
matières dans lesquelles ils sont accomplis et qu’on pourrait qualifier de matières de
gouvernement.
- Souligner que compte tenu de cette définition, il parait difficile de saisir
juridiquement l’acte de gouvernement
- Problématique : L’acte de gouvernement ne peut-il pas être appréhendé
juridiquement ?
Première approche
I- UNE NOTION ESSENTIELLEMENT POLITIQUE
1. Caractère politique de l’organe d’émission des actes de gouvernement
1- L’exclusion des autorités administratives
2- L’exclusivité des autorités de l’exécutif n’exerçant pas un pouvoir administratif
2. Le caractère politique des matières de l’acte de gouvernement
1. Les actes fondés sur un mobile politique
- Introduction en France (CE, 18 février 1875, Prince Napoléon)
- La réception au Cameroun (jugement n°34/CA/CS du 24 avril 1980, Essougou Benoît
c/Etat du Cameroun)
2- Les actes pris dans les matières du gouvernement
« Qu’il s'agit encore d’actes se rattachant à l’exercice de la puissance exécutive dans les
matières de gouvernement », voir affaire Essougou Benoit c/Etat du Cameroun
II- UNE NOTION PARTIELLEMENT JURIDIQUE
A- La consécration juridique de l’acte de gouvernement
1- La consécration textuelle
Article 9 de l’Ordonnance n°72/06 du 26 août 1972 fixant l’organisation de la Cour
suprême
Article 4 de la loi n°2006/022 du 29 décembre 2006 fixant l’organisation et le
fonctionnement des tribunaux administratifs: «Aucune juridiction ne peut connaître des
actes de Gouvernement »
2- L’appréciation jurisprudentielle
CS/CA, jugement ADD n°66/78-79 du 31mai 1979, Kouang Guillaume Charles c/Etat du
Cameroun
CS/CÀ, jugement n°7 du 29 novembre 1979, Essomba Marc Antoine c/Etat du
Cameroun
B- détermination juridique du domaine de l’acte de gouvernement

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1- Les actes du pouvoir exécutif concernant ses rapports avec le parlement


2- Les actes du gouvernement dans ses rapports avec les organisations
Seconde approche
1. LA DIFFICILE APPREHENSION JURIDIQUE DE L’ACTE DE
GOUVERNEMENT
A- La nature politique de l’auteur de l’acte de gouvernement
B- La nature politique du domaine de l’acte de gouvernement
II- LES TENTATIVES D’APPREHENSION JURIDIQUE DE L’ACTE DE
GOUVERNEMENT
1. La consécration textuelle de l’acte de gouvernement
2. L’appréciation jurisprudentielle de l’acte de gouvernement

Sujet 2 : Les principes et valeurs du service public


Le service public désigne toute activité d’intérêt général prise en charge directement par
une personne publique ou bien par une personne privée placée sous le contrôle d’une
personne publique, et soumise à un régime particulier. Destiné à satisfaire les besoins
collectifs, l’idée de service public semble aussi ancienne que la vie en collectivité. Elle a
été repérée jadis au temps des banalités seigneuriales du droit médiéval, puis dans la
doctrine ecclésiastique de recherche du bien commun (St Thomas d’Aquin), avant d’être
érigée en critère de l’action administrative et du droit spécial qui l’encadre (Léon
DUGUIT et l’école de Bordeaux, TC, 8 février 1873, Blanco).
Conçu comme un sacerdoce pour susciter chez ses dépositaires le don de soi pour
autrui et pour tous, le service public a traversé une crise doctrinale et se trouve
aujourd’hui confronté à une crise sociale. En effet, initialement lié à l’interventionnisme
prônant un modèle économique et social de solidarité, le service public a été fragilisé
par le libéralisme dont la forme radicale confine à l’individualisme. Cette situation a des
conséquences dramatiques : difficile accès au service public, lenteur, opacité, perte de
confiance, inefficacité, corruption, etc. Raison pour laquelle certaines règles y afférentes
ont reçu une stature supérieure pour être nécessairement observées dans toutes les
activités d’intérêt général. Ces règles fondamentales sont appelées principes de service
public. Elles connaissent une évolution sensible tendant à renforcer l’efficacité de la
norme juridique en lui insufflant des valeurs éthiques. Par quoi se traduit donc cette
évolution ?
A la lumière des diverses considérations sus évoquées, la réponse à cette
préoccupation peut se dégager de l’examen respectif des principes et valeurs classiques
(1), puis des principes et valeurs modernes du service public (II).
1. Les principes et valeurs classiques du service public

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Les règles fondamentales applicables aux activités d’intérêt général ont été élevées au
rang des « lois du service public » par le Pr. Louis ROLLAND dès 1940. Il s’agit de :
* L’égalité qui exige un traitement identique et proscrit toute discrimination à l’endroit
des usagers et des agents (CE, 28 mai 1945, Barel).
* La continuité qui impose que le service public fonctionne régulièrement et non
intempestivement pour satisfaire les besoins d’intérêt général toujours constants et
incessants. Cette prescription des aménagements quotidiens (temps de travail légal,
heures supplémentaires, jours non ouvrables, urgences) et circonstanciels (service
minimum en temps de grève, permanence en temps de congés) (CE, 7 juil. 1950,
Dehaene).
* La mutabilité qui pose l’obligation pour l’Administration de faire évoluer les prestations
de service public pour les adapter aux changements politiques, économiques, sociaux et
techniques (CE, 10 janv. 1902, Cie Nouvelle de Gaz de Déville-lès-Rouen).
II- Les principes et valeurs modernes du service public
Ils peuvent être appréhendes comme des compléments essentiels à la réorientation du
service public face aux menaces de la mondialisation, de la concurrence et du
relâchement des mœurs. Ils commandent une rénovation des méthodes de
l’Administration pour pouvoir répondre à ces menaces. Le Rapport annuel du Conseil
d’Etat français de 1994, la Charte de la Fonction publique africaine de 2001, la Charte
africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’Administration du 31 janvier
2011, la charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation de la
gouvernance locale et du développement local du 27 juin 2014 sont les instruments
majeurs qui consacrent ces principes modernes, ils introduisent les exigences de qualité
(simplicité des procédures, soin dans les prestations, performance), d’accessibilité
(proximité, praticabilité pour les personnes handicapés ou âgées, gratuité ou juste prix,
transparence), d’éthique, de professionnalisme et de solidarité (loyauté, confiance,
intégrité, honnêteté, impartialité, responsabilité...).
De l’appropriation de ces principes et surtout des valeurs dont ils se sont enrichis
dépend la réhabilitation du service public nécessaire à toute entreprise de
développement.
Sujet 3 : Commentaire de l’arrêt TC, 22 janv. 1921, Société commerciale de l’Ouest
africain
1. L’équation service public égale règles dérogatoires au droit commun ne se vérifie plus
toujours. Systématiquement appliquée dès l’arrêt Blanco, elle a été ensuite relativisée.
L’arrêt Société commerciale de l’Ouest africain relatif à la responsabilité de
l’Administration du fait de l'accident d'un bac de transport public en est l’illustration
majeure.

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2. A l’origine de cette affaire, l’Administration coloniale avait mis en service des bacs afin
de faciliter le transport des biens et des personnes à travers le littoral de la Côte d’ivoire
entrecoupé de lagunes. L’un d’eux, dit bac d’Eloka coula, causant la mort d’une
personne et endommageant des véhicules appartenant à la SCOA.
3/4. Cette dernière assigna la colonie, gestionnaire du bac, devant le tribunal civil de
Grand Bassam pour obtenir réparation ; motif pris de ce que l’accident résulte d’une
faute de l’Administration dans l’exploitation du bac ou du défaut d’entretien de cet engin.
Réagissant à ce grief, le Lieutenant-gouverneur de la colonie, estimant que c’est le
service public qui est en cause, contesta la compétence du juge judiciaire et éleva le
conflit.
5. Le juge des conflits devait donc résoudre la question de la juridiction compétente, et
partant le droit applicable à un service public à objet industriel ou commercial.
6. A cet égard, il considéra que ce service public était géré par l’Administration dans les
mêmes conditions que s’il avait été géré par un industriel ordinaire ; et par ce motif,
annula l’arrêté de conflit pour conclure à la compétence un juge judiciaire.
7. En affirmant la compétence du juge (I), le tribunal des conflits fait émerger la
distinction service public administratif (SPA) / service public industriel et commercial
(SPIC) (II).
I- L’AFFIRMATION DE LA COMPETENCE DU JUGE JUDICIAIRE
A- La nature juridique et le régime d’exploitation du bac
- De sa nature, le bac n’est pas un ouvrage public
- Il n’y a pas emploi des prérogatives exorbitantes du droit commun dans l’exploitation
du bac
B- L’absence d’un texte spécial habilitant le juge administratif
- discussion sur la clause générale de compétence en France et dans les pays africains
- discussion sur les principes « pas de compétence sans texte », « le juge est d’abord
juge de sa compétence ».
II- L’EMERSION DE LA DISTINCTION SPA / SPIC
A- Les critères de la distinction
D’après les conclusions de Commissaire du gouvernement Matter qui inspirèrent la
solution du juge des conflits, il s’agit de :
1. L’objet : administratif (police, justice, enseignement, fisc...) du SPA, et industriel
ou commercial (eau, électricité, gaz, transport) du SPIC ;
1. Le financement du SPA sur fonds publics directs et du SPIC en majeure partie
par les redevances des usagers ;
2. Le régime de gestion public de SPA et privé du SPIC

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Cette catégorisation des services publics institue une hiérarchie entre ceux-ci.
Pourtant de nos jours, la plupart des SPIC ont le statut nouveau de « services publics
essentiels », ce qui relativise la pertinence de la distinction SPA / SPIC.
B- La portée de la distinction
Il s’agissait d’abord de limiter l’extension démesurée de la notion de service
public, avec ses relents politiques, idéologiques et moraux (limitation amorcée en 1912
par l’arrêt Société des granits porphyroïdes des voyages). Par ailleurs, derrière le
raisonnement de Matter se profile l’hostilité des libéraux de l’époque aux interventions
de la puissance publique dans certains secteurs où, selon leur vœu, devait prédominer
l’initiative Drivée.
Mise en lumière par les analyses de la doctrine en l’espèce, la distinction SPA/SPIC a
été coi même année, dans l’arrêt Société générale d’armement du 23 décembre, 1921,
donc la même année.
NB : Le correcteur appréciera la mobilisation de la jurisprudence camerounaise figurant
dans la cour de même qu’il tiendra compte de la langue et de la logique personnelle de
l’étudiant, dans la mesure de leur rigueur.

Sujet : 2016/2018 EXAMENS DE RATTRAPAGE EPREUVE DE DROIT


ADMINISTRATIF GENERAL 2
ELEMENTS DE CORRECTION
Sujet: Faute de l'administration et responsabilité administrative.
Eléments d’introduction :
Montrer qu’il existe plusieurs conditions de la responsabilité de l’administration: le fait
générateur, le préjudice et enfin le lien de causalité ;
Montrer que la faute est tout manquement à une obligation préexistante, tout
agissement ou abstention répréhensible, de nature à engager la responsabilité de son
auteur ;
Indiquer que la faute administrative existe chaque fois qu’un agent administratif en
service ou lors du service ou l’administration a agi administrativement autrement qu’il ou
elle aurait dû le faire, chaque fois que sa conduite n’a pas été conforme à ce qu’elle
aurait dû être ou au droit en vigueur;
Indiquer que la responsabilité administrative est une sujétion s’imposant à la puissance
publique dont l’objet est de mettre en œuvre l’obligation incombant à l’Etat de réparer le
dommage qu’il a causé à autrui directement ou à travers son agent en service ou dans
le service ;

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Question : la faute de l'administration est-elle le seul fondement ou l’unique cause dans


l’établissement de la responsabilité administrative ?
Réponse : certes, la faute de l’administration est un fondement (ou une cause)
déterminant ou nécessaire dans l’établissement de la responsabilité administrative ;
mais elle n’en est pas le fondement (ou la cause) exclusif ou unique (II).
NB : Toutes les trois approches proposées ci-dessous se valent, car toutes pertinentes.
1ère approche :
1. La faute de l’administration, une cause déterminante de la responsabilité
administrative
1. La nature de la faute
1. La faute de service de l’agent (faute non anonyme ou faute de l’agent en
service ou dans le service)
2. La faute de service du fait de l’administration (faute anonyme ou faute du
service)
3. Les conséquences de la faute
1. Les dommages subis par les tiers
2. Les actions en responsabilité
3. La faute de l’administration, une cause insuffisante de la responsabilité
administrative
1. La responsabilité directe de l’administration en dehors de toute faute
administrative
1. La responsabilité pour risque lié ou résultant à l’action administrative
2. La responsabilité en dehors du risque du fait de la nature de l’activité
administrative (rupture de l’égalité de tous devant la loi du fait de l’action
administrative)
3. La responsabilité indirecte de l’administration pour des dommages causés par
ses agents ou en dehors du service
1. Une responsabilité fondée sur l’obligation incombant à l'administration de
protéger ses agents.
2. Une responsabilité se traduisant par la substitution de l'administration à ses
agents pour réparer les dommages subis
2ème approche :
1. La faute de l’administration, un fondement nécessaire d’établissement de
la responsabilité administrative
1. La faute de service ou faute non anonyme
1. L’acte fautif posé dans le service
2. L’acte fautif posé à l’occasion du service

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3. La faute du service ou faute anonyme


1. La mauvaise organisation ou le mauvais fonctionnement du service
2. Le fonctionnement tardif du service
3. L’absence de service
4. La faute de l’administration, un fondement non exclusif d’établissement
de la responsabilité administrative
1. La responsabilité directe de l’administration en l’absence de toute faute
1. Le risque de faction administrative
2. L’absence de risque de l’action administrative
3. La responsabilité indirecte de l’administration du fait des actes posés par ses
agents en dehors du service ou des fonctions
1. faute personnelle de l’agent commise en dehors du service
2. Faute personnelle de l’agent en dehors des fonctions non dépourvue de tout
lien avec le service
3e approche :
1. La faute de l’administration, un fondement décisif de la responsabilité
administrative
1. La faute imputable à l’administration
1. Faute de service du fait de l’administration
2. Faute de service du fait de l’agent
3. La faute imputable à l’agent
1. La faute personnelle à l’occasion du service
2. La faute personnelle hors du service non dépourvue de lien avec le service
3. La faute de l’administration, un fondement non exclusif de la
responsabilité administrative
1. L’admission de la responsabilité de l’administration en cas de risque
1. Le risque profit
2. Le risque danger
3. L’admission de la responsabilité de l’administration en dehors du risque
1. Le fondement : la rupture de Légalité devant les charges publiques
2. Les cas : en matière de travaux publics ; mesures d’ordre économique ou
social ; reft des décisions de justice

Sujet : 2016/2018 EPREUVE DE DROIT ADMINISTRATIF GENERAL II


ELEMENTS DE CORRECTION
Sujet 1 : L’inégalité du régime de l’acte administratif unilatéral.

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Le droit administratif est-il un droit favorisant l'administration dans ses rapports avec les
administrés, ou au contraire défendant ces derniers face à une administration par nature
toute puissante ?
Le sujet proposé se situe en droite ligne de cette préoccupation fondamentale, en
posant en particulier la question du caractère inégalitaire ou non du régime de l'acte
administratif unilatéral.
Il apparaît à cet égard que si l'inégalité est marquée en faveur de l'administration (I), elle
est cependant nuancée par les nombreuses garanties accordées aux administrés (II).
1. Une inégalité marquée en faveur de l’administration
1. Le régime du privilège du préalable
2. L’exécution d'office
3. Le contrôle du juge
1. Contrôle lâche (minimum) en cas de compétence discrétionnaire
2. Contrôle inexistant sur certains types d’actes administratifs unilatéraux
1. Une inégalité nuancée par les garanties bénéficiant aux administrés
1. Dans l’élaboration de l'acte administratif unilatéral
1. Les règles de compétence
2. Les garanties de forme
3. Les garanties de procédure
4. L'existence des voies de recours
1. Les recours administratifs
a) Les types de recours
b) Les sanctions administratives : le retrait et l'abrogation
2. Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif

Sujet 2 : La police administrative et la police judiciaire.


1. Le sujet pose la question des rapports entre de deux types de police.
2. Si les deux types de police sont distincts (I), ils se rapprochent cependant sur
certains points (II).
1. La distinction des deux polices
1. La différence d’objets
1. La police administrative préserve l’ordre public et prévient les infractions
2. La police judiciaire constate une infraction ou en recherche l’auteur
3. La différence des procédures
1. La soumission de la police administrative aux règles administratives de
procédure
2. La soumission de la police judiciaire aux règles pénales de procédure

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Ou :
1. La différence des régimes contentieux
2. La soumission des deux polices aux juges et droits distincts
1. La police administrative relève du juge et du droit administratifs
2. La police judiciaire dépend du juge et du droit judiciaires
1. L’imputation différenciée du préjudice né de l’opération de
police
1. La police administrative s’exerce au nom de la collectivité territoire
2. La police judiciaire est mise en œuvre au seul nom de l’Etat
II. Un certain rapprochement entre les deux polices
1. Deux types particuliers de service public soumis à certaines règles communes
1- Le service public de la police ne peut être délégué purement et simplement à une
personne privée.
2- L’administration ne peut en principe exigée des bénéficiaires du service public de la
police le paiement d’une redevance.
B. L’hypothèse d’un mélange occasionnel des genres
1. La confusion des organes des deux polices
2. Les imbrications de l’activité des deux polices
- La mutation de la police administrative en police judiciaire
- L’évolution de la police judiciaire en police administrative
Dr. EFFA

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Sujet : 2016/2018 EXAMEN DE RATTRAPAGE DROIT ADMINISTRATIF GENERAL 2

ELEMENTS DE CORRECTION
Sujet : La juridicité des mesures de police administrative.
PROBLEMATIQUE : Quelles sont les modalités particulières de soumission au droit des
activités concourant au maintien de l’ordre public ?
1. LES PARTICULARISMES DU REGIME DE SOUMISSION
1. LES EXIGENCES COMMUNES
1. Habilitation
2. Conformité
3. compatibilité
4. LES EXIGENCES SPECIFIQUES
1. Nécessité cf. Obame Eteme Joseph C/Etat du Cameroun
2. Proportionnalité
3. Respect des libertés / modération
4. LES MODULATIONS DU REGIME DE SOUMISSION
1. LES VARIATIONS LIEES AUX TYPES D’ACTIVITES
1. Activités normatives (passibles de fautes lourdes)
2. Activités matérielles (exonérées de fautes lourdes)
1. LES VARIATIONS LIEES AUX CIRCONSTANCES
1. Restriction des pouvoirs en temps normal
2. Extension des pouvoirs en temps de crise
DEUXIEME APPROCHE POSSIBLE
1. LES EXIGENCES DE SOUMISSION
1. LES EXIGENCES COMMUNES
2. LES EXIGENCES SPECIFIQUES
CE, 10/02/1905 TOMASO GRECCO
3. LES GARANTIES DE SOUMISSION
1. LE CONTROLE DU JUGE ADMINISTRATIF
2. LE CONTROLE DU JUGE JUDICIAIRE
II.- Un certain rapprochement entre les deux polices
A. Deux types particuliers de service public soumis à certaines règles communes
1. Le service public de la police ne peut être délégué purement et simplement à une
personne privée.

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2. L'administration ne peut en principe exigée des bénéficiaires du service public de la


police le paiement d’une redevance.
B. L’hypothèse d’un mélange occasionnel des genres
1. La confusion des organes des deux polices
2.- Les imbrications de l’activité des deux polices
- La mutation de la police administrative en police judiciaire
- L’évolution de la police judiciaire en police administrative
Dr. EFFA

Sujet : 2017/2018 EXAMEN DE RATTRAPAGE DROIT ADMINISTRATIF GENERAL 2

ELEMENTS DE CORRECTION
Sujet : Montrez que l’administration peut mal faire
Éléments d’introduction :
- Souligner que des personnes- peuvent subir des préjudices .du fait de
l’exercice par l’administration de ses missions de services public ;
- Relever qu’il n’est pas toujours nécessaire que le préjudice soit la conséquence
d’un acte fautif de l’administration pour que sa responsabilité soit engagée, mais qu’il
reste le motif principal ;
- Définir la faute de l’administration comme tout manquement à une obligation
préexistante, tout agissement ou abstention répréhensible, de nature à engager sa
responsabilité;
- Problématique : Dans quelle mesure l’administration peut-elle donc mal faire ?
Autrement dit en quoi peut consister le « mal faire » de l’administration ?
Idée générale : L’administration peut mal faire en commettant une faute soit par
action(l), soit par inaction (11).
APPROCHE PLAUSIBLE
I- L’ACTION FAUTIVE DE L’ADMINISTRATION
A- La faute découlant des actes juridiques
1- La condition
- Illégalité de l’acte
2- Les effets
- Annulation de l’acte
- La réparation
B- La faute découlant des actes matériels
- La faute commise dans le fonctionnement du service public

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- La faute commise lors des opérations de maintien de l'ordre public


II- L’INACTION FAUTIVE DE L’ADMINISTRATION
A- Les hypothèses
1- Le manquement à une obligation d’agir
2- L’inertie oïl la carence de l'administration
B- Les conditions
1- L’existence d'un préjudice
2- L’existence d’un lien de causalité

APPROCHE POSSIBLE
Idée générale : L'administration peut mal faire en commettant une faute due à un - acte-
juridique (I) ou à un acte matériel(II).
I- LA FAUTE LIEE A UN ACTE JURIDIQUE
II- LA FAUTE LIEE A UN ACTE MATERIEL
Professeur Bernard-Raymond GUIMDO

Fin du Bord de droit administratif général II

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