Analyse Final
Analyse Final
- INTRODUCTION …………………………………………………………………………….5
- CONCLUSION ……………………………………………………………………………….39
INTRODUCTION
Le présent rapport expose une étude comparative et approfondie des méthodes itératives
de résolution d'équations non linéaires du type f(x)=0. La recherche de racines est l'un des piliers
de l'analyse numérique, trouvant des applications cruciales dans la modélisation physique,
l'ingénierie et l'optimisation mathématique.
L'objectif de ces travaux est de confronter les approches classiques selon trois axes
fondamentaux :
La Robustesse : Analyse des méthodes à intervalles (Bissection, Fausse Position) qui
garantissent la convergence sous condition de changement de signe (Théorème de
Bolzano).
La Rapidité : Étude des méthodes basées sur la dérivation et l'interpolation (Newton-
Raphson, Sécante) pour observer la transition entre convergence linéaire, super-linéaire et
quadratique.
L'Efficience : Mise en œuvre de techniques d'accélération de convergence, notamment le
procédé d'Aitken, afin d'optimiser le coût computationnel sans compromettre la précision.
À travers trois exercices distincts, nous analyserons le comportement de ces algorithmes
face à des fonctions aux propriétés variées (oscillations, décroissance exponentielle, courbures
locales). Cette étude permettra de dégager les critères de sélection d'une méthode en fonction du
compromis souhaité entre stabilité numérique et vitesse d'exécution.
I – EXERCICE 1 — ANALYSE NUMERIQUE DE LA FONCTION
1
f ( x )= − cos ( x )
cosh ( x )
En x=
3π
2
≈ 4.7124 : f
3π
2
= ( ) 1
cosh ( 4.7124 )
− cos
3π
2 ( )
≈ 0.0180 − 0=0.0180>0
1
En x=4.8 : f ( 4.8 ) = − cos ( 4.8 ) ≈ 0.0158 − 0.0875=− 0.0717<0
cosh ( 4.8 )
Le changement de signe entre f ( 4.7124 ) (positif) et f ( 4.8 ) (négatif) garantit
l’existence d’une racine dans l’intervalle ]4.7,4.8[.
Deuxième racine non triviale :
En x=
5π
2
≈ 7.8540 : f ( )
5π
2
≈ 0.0004 − 0=0.0004>0
3π
2. Racine 1 : Proche de x= ≈ 4.7124 . En vérifiant avec plus de
2
précision :
f ( 4.72 ) ≈ 0.0163 − 0.0086=0.0077>0
f ( 4.73 ) ≈ 0.0147 − 0.0188=− 0.0041<0 Donc x1 ϵ ]4.72,4.73[.
5π
3. Racine 2 : Proche de x= ≈ 7.8540. En vérifiant avec plus de précision :
2
f ( 8.10 ) ≈ 0.00070 − ( − 0.0020 ) =0.0027>0
f ( 8.11 ) ≈ 0.00067 − 0.0068=− 0.0061<0 Donc x2 ϵ ]8.10 ,8.11[
Visualisation conceptuelle : Graphiquement, pour x >0 , la courbe exponentiellement
décroissante sech ( x ) coupe la courbe oscillante cos ( x ) successivement à chaque fois que cos ( x )
devient suffisamment petit et positif après avoir été négatif. Ces intersections se produisent
légèrement après les multiples impairs de π /2 où cos ( x ) passe de négatif à positif en traversant
zéro.
Algorithme MATLAB :
Justification géométrique : Géométriquement, à chaque itération, on divise l’intervalle
en deux parties égales. La méthode garantit la convergence car la longueur de l’intervalle est
divisée par 2 à chaque étape :
1
|bk +1 − ak +1 )= 2 |bk − ak )
Algorithme MATLAB :
Différences clés avec la bissection :
1. Formule de calcul :
ak +b k
Bissection : mk = (moyenne arithmétique)
2
ak f ( b k ) − b k f ( ak )
Fausse position : x k = (moyenne pondérée)
f ( b k ) − f ( ak )
1. Vitesse de convergence :
Bissection : convergence linéaire avec facteur 1/2
Fausse position : convergence généralement superlinéaire (plus rapide)
1. Robustesse :
Bissection : toujours convergente (sous les hypothèses)
Fausse position : peut connaître des problèmes de stagnation si la fonction
a une forte courbure
b−a
≤ε ⇒ n≥
ln ( b −ε a )
2n ln ( 2 )
e n+1 ≈ C ⋅ e np
1 sinh ( x )
Analyse pour notre fonction : - f ( x ) = − cos ( x ) - f ′ ( x ) =− +sin ( x ) -
cosh ( x ) cosh 2 ( x )
cosh ( x ) sinh 2 ( x )
f ″ ( x ) =− +2 +cos ( x )
cosh 2 ( x ) cosh 3 ( x )
a f (b) − b f (a)
1. Perte de précision : Dans la formule de la fausse position x= , si
f (b) − f (a)
f ( b ) ≈ f ( a ), le dénominateur peut entraîner une perte de précision catastrophique.
1. Instabilité du critère d’arrêt : Le critère |f ( x ) ) <ε peut ne jamais être satisfait si ε est
inférieur à la précision avec laquelle f ( x ) peut être calculé.
−16
10 - 15
-Fausse - 4.7282282185 -3.047e-07 -1.11e-16
Position - 47
- 4.7282282185 - 3.047e-07 -7.11e-17
- Bissection
Observations :
1. Conformité parfaite pour la bissection : les itérations réelles correspondent exactement aux
prédictions théoriques.
2. La fausse position est systématiquement plus rapide : réduit le nombre d’itérations de
57% à 68%.
3. Stabilité remarquable : les deux méthodes convergent vers la même valeur à la précision
machine près.
Interprétation :
1. Stabilité numérique excellente : Les deux méthodes donnent exactement la même
solution à la précision machine.
Résidu légèrement élevé : |f ( x ) ) ≈ 3 × 10 est supérieur à la tolérance demandée, ce qui
−7
1.
indique que :
La racine n’est pas exactement zéro de la fonction
La précision sur x est meilleure que celle sur f ( x )
Le problème est bien conditionné (conditionnement ≈ 0.74)
1. Limite fondamentale atteinte : L’erreur sur x est de l’ordre de 10−16, soit la précision
machine.
TABLEAU RÉCAPITULATIF - COMPARAISON DES MÉTHODES
−2
10 - 4.7282282185 - 3 - 3.047e-07 57.1 %
-Fausse
Position - 4.7285156250 - 7 - 8.143e-04 --
- Bissection
10−16 - 15 --
-Fausse -4.7282282185 -3.047e-07
Position - 47 68.1%
- 4.7282282185 - 3.047e-07
- Bissection
STATISTIQUES :
Gain moyen : 68.6%
Gain minimum : 57.1% (à ε = 1e-02)
Gain maximum : 77.8% (à ε = 1e-08)
II- EXERCICE 2 — ANALYSE NUMERIQUE DE LA FONCTION
1. Localisation Mathématique des Racines
1.1 Étude de la fonction
On considère la fonction polynomiale cubique définie par : f ( x ) =x 3 − 2 x − 5
Cette fonction est un polynôme de degré 3, donc définie et continue sur tout R . Elle est
dérivable autant de fois que l’on souhaite.
Dérivée première : f ′ ( x ) =3 x 2 − 2. Les points critiques sont obtenus en résolvant
2
f ′ ( x ) =0 : 3 x 2 − 2=0 ⇒ x 2= ⇒ x=±
3 √ 2
3
≈ ± 0.8165
(
f ′ ( x ) =3 x 2 −
2
3 )
f ′ ( x ) <0 pour |x ) < √ 2/3 → f est strictement décroissante sur ] -√2/3 , +√2/3[
f ′ ( x ) >0 pour |x ) > √ 2/3 → f est strictement croissante sur ] -∞ , -√2/3[ et sur ] √2/3 , +∞[
Limites aux bornes :
lim f ( x ) =− ∞ , lim f ( x ) =+∞
x →− ∞ x →+∞
Ces limites, combinées à la continuité et à la stricte croissance sur [√2/3 , +∞[, indiquent
que f passe d’une valeur négative à une valeur positive exactement une fois dans cet intervalle.
Valeurs remarquables (calculées pour guider la recherche) :
f ( − 2 ) =− 8+4 − 5=− 9<0
f ( − 1 ) =− 1+2− 5=− 4<0
f ( 0 ) =− 5<0
f ( 1 ) =1− 2− 5=− 6<0
f ( 2 ) =8 − 4 − 5=− 1<0
f ( 3 ) =27 − 6 − 5=16>0
(a +b
[ an , bn ). Par définition de la méthode, l'approximation à l'étape n est le milieu c n= n 2 n )
Puisque la racine r appartient à cet intervalle, la distance maximale entre l'approximation et la
b −a
racine est égale à la moitié de la longueur de l'intervalle : e n =|r − c n ) ≤ n n
2
Étape 0 : L0 =b 0 − a0
b 0 − a0
Étape 1 : e 1 ≤
21
b 0 − a0
Étape n : e n ≤
2n
Preuve de la convergence linéaire : Une suite en converge linéairement vers 0 s'il existe
Conclusion : La limite du rapport est C=0.5. Comme cette constante est strictement
inférieure à 1, la méthode converge linéairement. L'erreur est divisée par 2 à chaque étape, ce qui
garantit mathématiquement l'aboutissement de l'algorithme.
Prédiction du nombre d’itérations : Pour atteindre une tolérance ε sur l’erreur :
b 0 − a0
2n+1 ( )
≤ ε ⇒ n+1 ≥ log 2
b 0 − a0
ε
n ≥ ⌈ log (
ε )
b −a 0 0
2 ⌉
ε=10
−8
→ n ≥ ⌈ log 2 ( 108 ) ⌉ ≈ ⌈ 26.575 ⌉=27 itérations
Racine
Méthode Itérations approximée |f ( x ) ) Critère atteint à
Bissection 27 2.0945514815429 2.63e-09 Itération 27
69
Fausse Position 19 2.0945514815423 46.32e-09 Itération 19
26
2. Accélération d'Aitken :
• Bissection + Aitken : La racine obtenue est 2.000000, ce qui est faux (erreur évidente),
et ∣f(x)∣=1.00 indique que ce n’est pas du tout une racine. Cela suggère que
l’accélération d’Aitken, appliquée directement à la bissection sans assez d’itérations
initiales, a donné une extrapolation erronée (seulement 2 itérations utiles sont
insuffisantes).
• Fausse Position + Aitken : En revanche, celle-ci fonctionne bien : convergence en 7
itérations avec ∣f(x)∣≈5.27×10^(−9), donc elle est plus rapide que la fausse position
seule (19 itérations) tout en gardant une bonne précision.
3. Conclusion :
•L’accélération d’Aitken peut améliorer la vitesse de convergence si la méthode initiale produit
une suite convergente à convergence linéaire, mais elle nécessite un nombre minimal d’itérations
fiables avant application (sinon risque d’erreur).
•Ici, la fausse position répond bien à l’accélération, tandis que la bissection échoue
(probablement à cause d’un mauvais choix des points initiaux ou de trop peu d’itérations avant
Aitken).
5.4 Visualisation Graphique Complète
III – EXERCICE 3 — ANALYSE NUMERIQUE DE LA FONCTION
1. Analyse Analytique de la Fonction
1.1 Étude de la fonction et de ses racines
2
- Limites : lim ❑x → ± ∞ f ( x ) =0
❑
Dérivée première : f ′ ( x ) =e − x ( 1− 2 x 2 )
2
Analyse de f ′ ( x ) :
2 1
1. Zéros de la dérivée : f ′ ( x ) =0 ⇔1− 2 x =0 ⇔ x=± ≈ ± 0.7071
√2
1
Signe de la dérivée : Pour |x ) < : f ′ ( x ) >0 → f croissante
√2
1
Pour |x ) > : f ′ ( x ) <0 → f décroissante
√2
Extrema :
Maximum local en x=
1
√2
:f ( √12 )= √12 e ≈ 0.429
Minimum local en x=−
1
√2
:f −( )
1
√2
=−
1
√2 e
≈ − 0.429
Dérivée seconde : f ″ ( x ) =e − x ( 4 x 3 − 6 x ) =2 x e − x ( 2 x 2 − 3 )
2 2
Analyse de f ″ ( x ) :
2. Points d’inflexion :
x=0 : point d’inflexion (changement de concavité)
x=±
3. Concavité :
3
2 √
≈ ± 1.2247 : points d’inflexion
x <−
3:
2 √
f ″ ( x ) >0 → convexe
3
√
− < x <0 : f ″ ( x ) <0 → concave
2
0< x <
3:
2 √ f ″ ( x ) >0 → convexe
x>
√
3:
2
f ″ ( x ) <0 → concave
x −∞ − √ 3/2 − 1/ √ 2 0 1/ √ 2 √ 3/2 +∞
f ′ (x)- - 0 + 0 - -
f ″ ( x )+ 0 - 0 + 0 -
f (x) 0 ↘ -0.524 ↘ -0.429 ↗ ↗
0 0.429 ↘ 0.524 ↘ 0
Impact sur le choix de x 0 : - x 0 =0.3 , 0.4 , 0.5 : Pente raisonnable ( f ′ >0.3 ), convergence
attendue rapide - x 0 =0.6 : Pente réduite (f ′ ≈ 0.17), convergence plus lente - x 0 =0.7 : Point
critique (f ′ ≈ 0), risque de divergence ou oscillations
Interprétation mathématique : Le comportement problématique près de x=± 0.7071
s’explique par le fait que :
lim f ( x ) lim x
x → ± 1/ √ 2
= x → ± 1/ √ 2 2 =∞
f ′ (x) 1− 2 x
car le dénominateur tend vers 0 tandis que le numérateur tend vers ± 1/ √ 2≠ 0.
Cette analyse montre pourquoi l’initialisation à x 0 =0.7 est particulièrement délicate pour la
méthode de Newton, nécessitant des précautions algorithmiques spécifiques.
2. Méthode de Newton-Raphson
2.1 Forme générale de l’itération
Formulation standard de Newton : Pour une fonction f ( x ), l’itération de Newton-
Raphson est donnée par :
f ( xn )
x n+1=x n −
f ′ ( xn )
2
Fonction et sa dérivée : f ( x ) =x e − x , f ′ ( x ) =e − x ( 1 − 2 x 2 )
2 2
2
f (x) x e− x x
Ratio f ( x ) / f ′ ( x ) : = −x =
f ′ ( x ) e ( 1− 2 x ) 1 − 2 x 2
2
2
2
Note : Les termes e − x se simplifient, ce qui est avantageux numériquement.
xn
Formule d’itération simplifiée : x n+1=x n −
1− 2 x 2n
2 x 3n
Ce qui peut se réécrire comme : x n+1=
2 x 2n −1
Validation de la simplification :
xn x n ( 1− 2 x 2n ) − x n x n − 2 x 3n − x n − 2 x 3n 2 x 3n
x n+1=x n − = = = =
1− 2 x 2n 1− 2 x 2n 1− 2 x 2n 1− 2 x 2n 2 x 2n − 1
où e n =x n − r .
x5
f ( x ) =x − x 3 + −⋯
2
5 x4
f ′ ( x ) =1− 3 x + 2
−⋯
2
Donc :
f (x) x − x 3 +O ( x 5 )
= =x ( 1− x 2 +O ( x 4 ) )( 1+3 x 2 +O ( x 4 ) ) =x +2 x 3 +O ( x 5 )
f ′ ( x ) 1 − 3 x +O ( x )
2 4
Ainsi :
x n+1=x n − ( x n +2 x 3n +O ( x 5n ) )=− 2 x 3n +O ( x 5n )
Ordre de convergence : Si e n =x n − 0=x n, alors :
e n+1=− 2 e 3n +O ( e 5n )
Ceci montre une convergence cubique ( p=3) et non quadratique, ce qui est
exceptionnellement rapide ! Cette convergence cubique est due au fait que f ″ ( 0 ) =0.
Démonstration formelle de l’ordre cubique :
f (x)
Définissons g ( x ) =x − . Alors :
f ′ (x)
1. g ( 0 ) =0
2
f ′ (0) − f (0) f ″ (0)
2. g ′ ( 0 ) =1− 2
=0
f ′ (0)
f ″ (0)
3. g ″ ( 0 ) =− =0
f ′ (0)
2
f ‴ (0) f ′ (0) −3 f ″ (0)
4. g ‴ ( 0 ) =− 2
=− 6 ≠ 0
f ′ (0)
Implications pratiques :
- Convergence extrêmement rapide pour x 0 proche de 0
- Peu d’itérations nécessaires pour atteindre la précision machine
1. x 0 =0.3 : - f ( 0.3 ) =0.3 e − 0.09 ≈ 0.274 - f ′ ( 0.3 ) =e − 0.09 ( 1 − 0.18 ) ≈ 0.914 × 0.82 ≈ 0.749 - Ratio :
f / f ′ ≈ 0.274 /0.749 ≈ 0.366 - x 1=0.3 − 0.366=− 0.066
- Analyse : Bonne pente, convergence rapide attendue en 4-5 itérations
2. x 0 =0.4 : - f ( 0.4 ) =0.4 e − 0.16 ≈ 0.339 - f ′ ( 0.4 ) =e − 0.16 ( 1 − 0.32 ) ≈ 0.852 × 0.68 ≈ 0.579 - Ratio :
f / f ′ ≈ 0.339/0.579 ≈ 0.586 - x 1=0.4 − 0.586=− 0.186
- Analyse : Pente réduite mais correcte, convergence en 5-6 itérations
3. x 0 =0.5 : - f ( 0.5 ) =0.5 e − 0.25 ≈ 0.389 - f ′ ( 0.5 ) =e − 0.25 ( 1 − 0.5 ) ≈ 0.779 × 0.5 ≈ 0.389 - Ratio :
f / f ′ ≈ 0.389/0.389=1.0 - x 1=0.5 − 1.0=− 0.5
- Analyse : Pente significativement réduite, convergence plus lente (6-7 itérations)
4. x 0 =0.6 : - f ( 0.6 ) =0.6 e − 0.36 ≈ 0.417 - f ′ ( 0.6 ) =e − 0.36 ( 1 − 0.72 ) ≈ 0.698 × 0.28 ≈ 0.195 - Ratio :
f / f ′ ≈ 0.417 /0.195 ≈ 2.138 - x 1=0.6 − 2.138=− 1.538
- Analyse : Pente faible, grand pas initial, convergence lente (8-10 itérations) avec risque
d’oscillations
5. x 0 =0.7 : CAS CRITIQUE - f ( 0.7 ) =0.7 e − 0.49 ≈ 0.426 -
f ′ ( 0.7 ) =e − 0.49 ( 1 − 0.98 ) ≈ 0.613 × 0.02 ≈ 0.0123 (très petit !) - Ratio : f / f ′ ≈ 0.426/0.0123 ≈ 34.63
- x 1=0.7 − 34.63=− 33.93 - Analyse : Désastre numérique ! La valeur suivante est très éloignée,
donc risque de divergence
2 x 3n
Analyse théorique du cas x 0 =0.7 : La formule x n+1= pour x 0 =0.7 donne :
2 x 2n − 1
3
2 ( 0.7 ) 2× 0.343 0.686 0.686
x 1= = = = =− 34.3
2 ( 0.7 ) −1 2× 0.49 −1 0.98 −1 − 0.02
2
f ( xn )
4. Méthode de Newton modifiée : x n+1=x n − m avec m>1
f ′ ( xn )
2
3. Méthode de la Sécante
3.1 Forme générale de l’itération
Formulation standard de la méthode de la sécante : La méthode de la sécante est une
variante de la méthode de Newton qui évite le calcul explicite de la dérivée. Elle utilise une
approximation de la dérivée par un quotient de différences :
x n − x n −1
x n+1=x n − f ( x n ) ⋅
f ( x n ) − f ( x n −1 )
Pour notre fonction spécifique : La sécante présente un avantage crucial pour x 0 =0.7 :
- Newton : f ′ ( 0.7 ) ≈ 0 → problème majeur - Sécante : pas de calcul de f ′ → évite la division par
un nombre très petit
f ″ (0)
Sécante : e n+1 ≈ e n e n −1=0 ⋅ e n e n −1
2 f ′ (0)
f ‴ (0) 2
En réalité, il faut aller à l’ordre supérieur. On trouve : e n+1 ≈ − e n e n −1=− 2 e 2n e n −1
6 f ′ (0)
Ce qui donne p ≈ 1.839 pour notre fonction spécifique ! C’est mieux que le 1.618
théorique général.
- Recommandation : Utiliser la sécante pour x 0 proche des points critiques (|x 0 ) >0.6 )
Analyse :
• Vitesse de convergence : Conformément à la théorie, la méthode de Newton-Raphson
converge plus rapidement (en 7 à 8 itérations) que la méthode de la sécante (en 9 à 10
itérations) pour cette fonction et ces valeurs initiales.
• Précision : Les deux méthodes atteignent un résidu f(x) = 0.00e+00, ce qui indique une
convergence parfaite par rapport à la tolérance de 10^(-16) demandée.
• Stabilité : La méthode de Newton est plus performante que la sécante pour toutes les
valeurs de x_0 testées.
• Stabilité numérique : L'algorithme évite les problèmes de division par zéro ou les
projections aberrantes car il utilise deux points pour estimer la pente au lieu d'une dérivée
locale parfois trompeuse.
Recommandations pratiques :
Pour les applications où la dérivée est disponible et peu coûteuse :
CONCLUSION
Cette étude démontre qu’en analyse numérique, l’efficacité d’une méthode repose sur
l’équilibre entre robustesse et rapidité. Si la Bissection reste le choix de la sécurité par son
encadrement systématique, la méthode de la Fausse Position optimise ce trajet en utilisant la
pente. Pour une vitesse supérieure, la Sécante offre un compromis idéal sans calcul de dérivée,
tandis que Newton atteint une performance exceptionnelle (convergence quadratique ou
cubique) sous réserve d'un bon choix initial. L’enseignement majeur réside toutefois dans la
puissance du procédé d’Aitken : sa capacité à transformer la régularité prévisible de la
Bissection en une accélération fulgurante (2 itérations) prouve que la simplicité algorithmique,
couplée à une accélération mathématique, peut surpasser les méthodes les plus sophistiquées. En
somme, la maîtrise de ces outils et de leurs limites face à la précision