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Chapitre 1. Généralités.
1.1. But de la physique.
Une meilleure compréhension des phénomènes fondamentaux liés à la structure et aux évolutions de la
matière et de l’énergie, tel est le but de la science expérimentale qu’est la physique. Basée sur des
observations et des expériences bien contrôlées qui engendrent des mesures quantitatives, la physique
recherche une explication aussi simple des phénomènes observés. Cela passe par l’élaboration de
modèles et de théories qui conduisent à la formulation de lois et de principes.
Initialement très proche de la philosophie, la physique s’est diversifiée en des nombreuses branches
comme l’astronomie, la mécanique, l’électricité, l’optique, le magnétisme, la thermodynamique, la
physique atomique et nucléaire, la spectroscopie etc.
La physique, tout comme la mathématique, la chimie, la biologie et d’autres sciences de base, doit éveiller
et développer la rigueur dans l’analyse, l’intelligence dans la synthèse, la nuance dans l’interprétation, la
prudence dans la conclusion.
1.1.1. Définition de la Physique.
La physique est une science qui étudie les lois fondamentales qui régissent le comportement de
la matière et de l’énergie à toutes les échelles, de l’infiniment petit (particules subatomiques) à
l’infiniment grand (univers). Elle explore des concepts tels que la force, l’énergie, le mouvement la
matière, le temps et l’espace. En d’autres termes la physique est une science qui étudie les
propriétés générales des corps et les lois qui tendent à modifier leur état de repos ou de
mouvement sans modifier leur nature. Le phénomène est tout changement qui altère l’une ou l’autre
des propriétés des corps. Les phénomènes physiques n’altèrent pas de façon permanente la nature d’un
corps
1.1.2. Objectifs.
A la fin de ce cours de physique, l’étudiant doit être en mesure de :
• Comprendre et définir les concepts, les lois, les principes et les formules de base de la physique ;
• Les appliquer pour la résolution des exercices numériques ;
• Vérifier ces lois, formules et principes à l’aide des séances de laboratoire.
Le programme officiel subdivise le cours de physique en six parties à savoir : La mécanique du point
matériel, la mécanique des fluides, la thermodynamique, les phénomènes périodiques, l’optique
géométrique et l’électricité.
L’organisation du cours de physique est faite de la manière suivante : L’enseignement théorique où
l’étudiant apprend les concepts, les lois, les principes et les formules de la physique. L’enseignement
pratique qui comprend d’une part l’utilisation des lois, des principes et des formules pour la résolution des
exercices numériques, d’autre part les séances de laboratoire où l’on vérifie ces lois et principes par des
expériences.
Ce cours, destiné aux futurs médecins, est orienté pour ouvrir les horizons de leur profession. On ne peut
se passer de la physique à cause du développement croissant des applications de la physique dans la vie
moderne. Comment peut-on songer à aborder l’étude de la physiologie, de la mécanique anatomique, de
l’ophtalmologie, de la radiologie, de l’imagerie etc., sans une connaissance nette des phénomènes et des
techniques physiques ?
1.2. Mesure des grandeurs physiques et unités de mesure.
1.2.1. Notions de grandeur en physique.
La physique a pour objet l’étude quantitative des phénomènes. Elle associe à chaque phénomène des
grandeurs dont on peut étudier les variations. Toute grandeur que l’on peut observer et l’on peut mesurer
Prof. Dr. ZUKA MANIANIA Baudouin Page 9
Cours de Physique Générale à l’usage des étudiants de L1LMD Biomédical
est une grandeur physique. Exemple de grandeurs physiques : longueur, masse, force, température etc.
Lorsqu’on associe à chaque valeur d’une grandeur un nombre qui la caractérise, on dit que l’on repère
cette grandeur par un nombre.
L’unité de surface sera définie dès lorsqu’on aura fait choix d’une unité de longueur. L’unité de surface est
une unité dérivée. Si 𝐿 et 𝑙 sont exprimées en m alors, la surface sera exprimée en 𝑚2 .
Tableau 1. 1 : Préfixes du système international d’unités et noms des nombres correspondants
Le premier membre a la dimension d’un temps. Il faut que le deuxième membre ait la même dimension,
si non la formule est fausse :
1er cas :
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Cours de Physique Générale à l’usage des étudiants de L1LMD Biomédical
1 1 1 1 1 1
𝑇 = 2𝜋 𝑙 2 𝑔−2 = 𝐿2 (𝐿 𝑇 −2 )−2 = 𝐿2 𝐿−2 𝑇 = 𝑇 (1.5)
2è cas :
1 1 1 1 1 1
𝑇 = 2𝜋 𝑙 −2 𝑔2 = 𝐿−2 (𝐿 𝑇 −2 )2 = 𝐿2 𝐿−2 𝑇 −1 = 𝑇 −1 (1.6)
Ainsi, l’utilisation des équations aux dimensions permet d’éviter des erreurs dans la manipulation des
équations. Notons au passage qu’il ne faut jamais remplacer les lettres par leur valeur numérique, sauf
dans la formule finale, pour pouvoir effectuer des vérifications d’homogénéité.
1.3. Notion des erreurs
Soit à mesurer une grandeur physique 𝐺. Désignons par 𝑔 la valeur retenue comme résultat de la mesure.
Et cette valeur n’est approchée parce que toutes mesures physiques ou expérimentales sont toujours
attachées des certaines erreurs.
L’expérimentateur et les instruments utilisés sont des sources potentielles des erreurs.
On peut distinguer :
• Les erreurs systématiques : elles proviennent d’un défaut de l’instrument ou d’une mauvaise
méthode de mesure.
Ces mesures affectent toujours le résultat dans le même sens (excès ou défaut). Elles sont en général
difficiles à détecter et on s’en débarrasse en changeant la méthode de mesure ou l’appareil de
mesure (quelque fois en changeant l’expérimentateur).
• Les erreurs accidentelles : variables en grandeur et en signe, ces erreurs sont commises par
l’expérimentateur. L’emploi des méthodes statistiques permet d’analyser ces erreurs et de réduire leur
influence sur le résultat final.
Si nous désignons par 𝑔𝑒 la valeur exacte de la mesure et 𝑔 la valeur approchée ou valeur expérimentale
de la mesure. La différence
𝛿𝑔 = 𝑔 − 𝑔𝑒 (1.7)
Est appelée erreur absolue. C’est la mesure absolue de la grandeur physique [𝐺].
1.3.1. Incertitude absolue.
𝛿𝑔 , et 𝑔𝑒 n’étant pas connues, on se contente d’une limite supérieure appelée incertitude absolue ou
erreur absolue maximale notée 𝛥𝑔. Généralement on prend pour valeur approchée la valeur médiane
des résultats extrêmes. La valeur exacte peut alors se trouver entre l’intervalle suivant :
𝑔 − 𝛥𝑔 ≤ 𝑔𝑒 ≤ 𝑔 + 𝛥𝑔 (1.8)
L’incertitude absolue est un nombre positif exprimé avec la même unité que le résultat 𝑔 de la mesure.
Exemple :
𝐹 = (4,81 ± 0,5)𝑁 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à 5,31𝑁 ≤ 𝐹 ≤ 4,31𝑁 (1.9)
1.3.2. Erreur relative, incertitude relative et précision d’une mesure.
L’erreur relative est définie par
𝛿𝑔
𝐸𝑟 =
𝑔
(1.10)
Cette erreur relative n’étant pas connue, on doit une fois de plus se contenter d’une limite supérieure.
Ainsi on définit l’incertitude relative par :
𝛥𝑔
𝐼𝑟 = 𝑔
(1.11)
L’incertitude ou erreur relative est une grandeur sans unité. Elle caractérise la précision d’une mesure
expérimentale. En effet, une incertitude relative très faible implique une grande précision pour une mesure
expérimentale.
1.3.3. Théorème des erreurs absolues.
On suppose la grandeur G est lié aux paramètres 𝑥, 𝑦 et 𝑧 par une relation :
𝐺 = 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) (1.12)
Les paramètres 𝑥, 𝑦 et 𝑧 sont supposés indépendants.
On définit la différentielle totale de cette fonction :
𝜕𝐺 𝜕𝐺 𝜕𝐺
𝑑𝐺 = 𝑑𝑥 + 𝜕𝑦 𝑑𝑦 + 𝜕𝑧 𝑑𝑧 (1.13)
𝜕𝑥
𝜕𝐺 𝜕𝐺 𝜕𝐺
, 𝑒𝑡 , représentent les dérivées partielles de 𝐺 par rapport aux variables 𝑥, 𝑦 et 𝑧, c'est- à-dire
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
la dérivée de 𝐺 par rapport à 𝑥 quand 𝑦 et 𝑧 sont supposés constants par exemple.
Le principe de base du calcul d’erreur est d’assimiler les erreurs absolues 𝛥𝑥, 𝛥𝑦 𝑒𝑡 𝛥𝑧 (erreurs
absolues sur les variables 𝑥, 𝑦 ou 𝑧) aux valeurs absolues des différentielles 𝑑𝑥, 𝑑𝑦 𝑒𝑡 𝑑𝑧 :
𝛥𝑥 = |𝑑𝑥|, 𝛥𝑦 = |𝑑𝑦| 𝑒𝑡 𝛥𝑧 = |𝑑𝑧| (1.14)
Le sens des erreurs n’étant absolument pas connu, il est nécessaire de prendre les différentielles et les
dérivées partielles en valeur absolue, ce qui donne la relation fondamentale :
𝜕𝐺 𝜕𝐺 𝜕𝐺
𝛥𝐺 = |𝜕𝑥 | 𝛥𝑥 + |𝜕𝑦 | 𝛥𝑦 + | 𝜕𝑧 | 𝛥𝑧 (1.15)
Cette loi est générale et contient tous les résultats sur les erreurs obtenus par ailleurs.
[Link]. Erreur absolue commise sur une somme des mesures expérimentales.
Soit une grandeur physique G donnée par :
𝐺 =𝑥+𝑦−𝑧 (1.16)
𝜕𝐺 𝜕𝐺 𝜕𝐺
= 1, = 1, = −1 (1.17)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝑑𝐺 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦 − 𝑑𝑧 𝑒𝑡 𝛥𝐺 = 𝛥𝑥 + 𝛥𝑦 + 𝛥𝑧 (1.18)
L’erreur absolue commise sur la somme des mesures expérimentales est égale à la somme des erreurs
absolues sur chaque terme.
[Link]. Erreur absolue commise sur un produit des mesures expérimentales.
Soit une grandeur physique 𝐺 donnée par :
𝐺 = 𝑥𝑦𝑧 (1.19)
𝜕𝐺 𝜕𝐺 𝜕𝐺
= 𝑦𝑧, = 𝑥𝑧, = 𝑥𝑦 (1.20)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝜕𝐺
= 𝑛𝑥 𝑛−1 (1.23)
𝜕𝑥
𝜟𝑮 = 𝒏𝒙𝒏−𝟏 𝜟𝒙 (1.24)
[Link]. Erreur absolue commise sur le produit d’une mesure par un nombre.
Soit une grandeur physique 𝐺 donnée par :
𝐺 = 𝑎𝑥 (1.25)
𝜕𝐺
=𝑎 (1.26)
𝜕𝑥
𝛥𝐺 = 𝑎𝛥𝑥 (1.27)
[Link]. Erreur absolue commise sur le quotient des mesures expérimentales.
Soit une grandeur physique 𝐺 donnée par :
𝑥
𝐺=𝑦 (1.28)
Le même calcul est applicable au produit d’un nombre quelconque de facteur comme 𝐺 = 𝑢𝑣𝑤 … 𝑧
Par différentiation on obtient :
𝛥𝐺 𝛥𝑢 𝛥𝑣 𝛥𝑤 𝛥𝑧
= + + +. . . + (1.31)
𝐺 𝑢 𝑣 𝑤 𝑧
Dans le cas d’un quotient, nous savons que l’erreur absolue commise est donnée par :
𝑦𝛥𝑥+𝑥𝛥𝑦
𝛥𝐺 = 𝑦²
𝑥
En divisant les deux membres de cette égalité par 𝐺 = 𝑦, on obtient encore :
𝜟𝑮 𝜟𝒙 𝜟𝒚
= + (1.32)
𝑮 𝒙 𝒚
[Link]. Erreur relative commise sur le produit d’une mesure expérimentale par un
nombre.
L’erreur absolue commise dans le cas du produit d’une mesure expérimentale par un nombre est donnée
par 𝛥𝐺 = 𝑎𝛥𝑥. En divisant cette égalité par 𝐺 = 𝑎𝑥 on obtient :
𝛥𝐺 𝛥𝑥
= (1.33)
𝐺 𝑥
Lorsqu’on multiplie une mesure expérimentale par un nombre, l’erreur relative reste invariable.
[Link]. Erreur relative sur la puissance nème d’une mesure expérimentale.
L’erreur absolue commise dans le cas du produit d’une mesure expérimentale par un nombre est donnée
par 𝛥𝐺 = 𝑛𝑥 𝑛−1 𝛥𝑥. En divisant cette égalité par 𝐺 = 𝑥 𝑛 on obtient :
𝜟𝑮 𝜟𝒙
=𝒏 (1.34)
𝑮 𝒙
L’erreur relative commise sur la puissance nème d’une mesure expérimentale est égale au produit de cette
puissance par l’erreur relative commise
1.4. Eléments de calcul vectoriel
1.4.1. Vecteurs
[Link]. Définitions
→
a) Vecteur : On appelle vecteur 𝐴𝐵 un segment de droite limité par deux points A et B respectivement
l’origine et l’extrémité du vecteur, ayant une direction (celle de la droite de support du vecteur), un
→
module (la longueur du segment 𝐴𝐵 ou|𝐴𝐵 |) et un sens (celui du déplacement de A vers B).
b) Vecteurs équipollents et égaux : Deux vecteurs sont équipollents s’ils ont des supports parallèles
ou confondus, même module et même sens. Ils sont égaux s’ils ont même direction et même module.
c) Vecteurs opposés : Deux vecteurs sont opposés s’ils ont des supports parallèles ou confondus,
même module mais de sens contraires,
d) Vecteur libre et glissant : Un vecteur est libre si son origine n’est pas imposée. Un vecteur est
glissant si l’origine est quelconque sur le support.
e) Vecteurs liés : Un vecteur est lié lorsque les éléments suivants sont déterminés : la direction, le sens,
l’intensité et l’origine.
f) Vecteur unitaire : un vecteur unitaire est celui dont l’intensité ou le module est égale à l’unité de
mesure choisie.
𝑣2
⃗⃗⃗⃗ e e 𝑣1
⃗⃗⃗⃗
0
Figure 1.1: Vecteur unitaire
⃗⃗⃗⃗ ⃗ = ‖𝒗
𝒗𝟏 = 𝟒𝒆 ⃗⃗⃗⃗𝟏 ‖𝒆
⃗ 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝟐 ‖𝒆
⃗ = −‖𝒗
𝒗𝟐 = −𝟑𝒆 ⃗
⃗
𝑣
Ainsi, d’une façon générale, un vecteur unitaire s’écrit : 𝑒 =
‖𝑣
⃗‖
g) Addition vectorielle
• Cas de deux vecteurs : Etant donné deux vecteurs ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 et ⃗⃗⃗⃗
𝑣2
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
L’addition peut se faire de deux manières : par la méthode du triangle et la méthode du parallélogramme.
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑅⃗
𝑅⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
⃗R = ⃗⃗⃗
v1 + ⃗⃗⃗
v2 (1.35)
• Cas de plus de deux vecteurs : Etant donné quatre vecteurs ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 , ⃗⃗⃗⃗
𝑣2 , ⃗⃗⃗⃗
𝑣3 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
𝑣4
𝑣1
⃗⃗⃗⃗ 𝑣4
⃗⃗⃗
𝑣3
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗ 𝑣3
⃗⃗⃗⃗
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑅⃗
𝑣4
⃗⃗⃗
⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗
𝑹 𝒗𝟏 + ⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟐 + ⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟑 + ⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟒 (1.36)
h) Soustraction vectorielle
Etant donné deux vecteurs ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 et ⃗⃗⃗⃗
𝑣2
−𝑣2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗ R
⃗𝑹
⃗ = ⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟏 − ⃗⃗⃗⃗
𝒗𝟐 = ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝟐 )
𝒗𝟏 + (𝒗 (1.37)
Figure 1.2: Addition vectorielle
i) Multiplication d’un vecteur par un scalaire
⃗⃗⃗⃗1 ˄𝑣
‖𝑣 ⃗⃗⃗⃗2 ‖ = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖𝑠𝑖𝑛(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.42)
Avec 0 ≤ (𝑣 𝑣2 ) ≤ 𝜋
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣1
⃗⃗⃗⃗
𝑣1 ˄𝑣
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗2
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑣1 ˄𝑣
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗2
Figure 1.3: Produit vectorielle de deux vecteurs.
2 2 2
OA = OH + HA (1.48)
̅̅̅̅
𝑂𝐻 = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ + ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖ cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.49)
̅̅̅̅ = ‖𝑣
𝐻𝐴 ⃗⃗⃗⃗2 ‖ sin(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.50)
La substitution de (1.49) et (1.50) dans (1.48) donne
2
‖𝑅⃗ ‖ = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖2 + ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖2 + 2‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗
‖𝑅⃗ ‖ = √‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖2 + ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖2 + 2‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.51)
𝑣2
⃗⃗⃗⃗
𝑅⃗
0
𝑣1
⃗⃗⃗⃗ 𝐻
b) Soit à composer deux vecteurs ⃗⃗⃗⃗ 𝑣2 donnés pour obtenir la résultante ⃗R = v⃗⃗⃗1 − ⃗⃗⃗
𝑣1 et ⃗⃗⃗⃗ v2 qui peut aussi
⃗ ⃗
s’écrire R = v⃗⃗⃗1 + ⃗⃗⃗2 Comment calculer le module du vecteur R. Conformément à la figure on a :
(−v ).
𝐴 −𝑣
⃗⃗⃗⃗2 𝐻
𝑅⃗ 𝑣1
⃗⃗⃗⃗
O 𝑣2
⃗⃗⃗⃗
Figure 1.5: Module de la différence de deux vecteurs.
2 2 2
𝑂𝐴 = 𝑂𝐻 + 𝐻𝐴 (1.52)
̅̅̅̅ = ‖𝑣
𝑂𝐻 ⃗⃗⃗⃗1 ‖ sin(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.53)
̅̅̅̅
𝐻𝐴 = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖ − 2‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖ cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.54)
La substitution de (1.54) et (1.53) dans (1.52) donne
2
‖𝑅⃗ ‖ = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖2 + ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖2 − 2‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗
‖𝑅⃗ ‖ = √‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖2 + ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖2 − 2‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.55)
⃗C. ⃗C = (A ⃗ + ⃗B). (A
⃗ + ⃗B)
⃗C. ⃗C = ⃗A⃗A + ⃗A⃗B + ⃗B⃗A + ⃗B⃗B
2 2 2
⃗ ‖ + 2‖𝐴‖ ‖𝐵
‖𝐶 ‖ = ‖𝐴‖ + ‖𝐵 ⃗ ‖𝑐𝑜𝑠(𝐴, 𝐵
⃗)
2 2
‖𝐶 ‖ = √‖𝐴‖ + ‖𝐵
⃗ ‖ + 2‖𝐴‖ ‖𝐵
⃗ ‖𝑐𝑜𝑠(𝐴, 𝐵
⃗) (1.56)
⃗
𝐵
𝐶
Pour ⃗A = ⃗C − ⃗B
⃗ .A
A ⃗ = (C
⃗ +B
⃗ ). (C
⃗ +B
⃗)
⃗ .A
A ⃗ =C
⃗C
⃗ +C
⃗B
⃗ +B
⃗C
⃗ +B
⃗B
⃗
2 2 2
⃗ ‖ − 2‖𝐶 ‖ ‖𝐵
‖𝐴‖ = ‖𝐶 ‖ + ‖𝐵 ⃗ ‖cos(𝐴, 𝐵
⃗)
2 2
‖𝐴‖ = √‖𝐶 ‖ + ‖𝐵
⃗ ‖ − 2‖𝐶 ‖ ‖𝐵
⃗ ‖cos(𝐴, 𝐵
⃗) (1.57)
0 𝑣2
⃗⃗⃗⃗
A
Figure 1.7: Projection d’un vecteur sur un axe.
⃗⃗⃗⃗
𝑣
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
OA est la projection du vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 sur le vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣2 notée 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑣⃗⃗⃗⃗21 donnée par :
.
⃗⃗⃗⃗
𝑣
𝑝𝑟𝑜𝑗𝑣⃗⃗⃗⃗21 = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖‖𝑒‖ cos(𝑣 𝑣2 ) 𝑒 = (𝑒⃗⃗⃗1 . ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑣2 )𝑒 (1.58)
.
Le module de la projection du vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 sur le vecteur ⃗⃗⃗⃗
𝑣2 est trouvé de la manière suivante :
⃗⃗⃗⃗
𝑣
‖𝑝𝑟𝑜𝑗𝑣⃗⃗⃗⃗21 ‖ = ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗1 ‖ cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.59)
.
𝑣2 = ‖𝑣
𝑣1 . ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗1 ‖. ‖𝑣
⃗⃗⃗⃗2 ‖ cos(𝑣 𝑣2 )
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ (1.60)
Soit un point A donné de ce plan et soit ⃗V le vecteur perpendiculaire à ce plan. Considérons un autre
point B(x, y, z) situé dans ce plan et définissons le vecteur AB situé dans ce plan. L’équation du plan
est donnée par la relation
⃗V. ⃗⃗⃗⃗⃗
AB = 0 (1.61)
[Link]. Application du produit vectoriel
a) Lois de sinus
Considérons le vecteur somme A⃗ +B⃗ = ⃗C. Effectuons le produit vectoriel de A
⃗ par C
⃗.
⃗A ˄C
⃗ = ⃗A ˄(A⃗ + ⃗B ) = ⃗A ˄A
⃗ + ⃗A ˄B
⃗ = ⃗A ˄B⃗
⃗ ˄C
‖A ⃗ ‖ = ‖A
⃗ ‖‖C
⃗ ‖sin (A
⃗ , ⃗C) (1.62)
⃗ ˄B
‖A ⃗ ‖ = ‖A
⃗ ‖‖B
⃗ ‖sin (A
⃗ , ⃗B) (1.63)
Comme ⃗A ˄C
⃗ = ⃗A ˄B
⃗
⃗ ‖‖C
‖A ⃗ ‖ sin(A
⃗ ,C
⃗ ) = ‖A
⃗ ‖‖B
⃗ ‖sin (A
⃗ ,B
⃗)
⃗ ‖ sin(A
‖C ⃗ ,C
⃗ ) = ‖B
⃗ ‖sin (A
⃗ ,B
⃗)
⃗⃗ ‖
‖B ⃗‖
‖C
⃗⃗ ,C
⃗)
= ⃗⃗ ,B
⃗⃗ )
sin(A sin (A
⃗
𝐵
ℎ
𝑒
𝐴
𝐴
Figure 1.8: Surface d’un parallélogramme construit sur deux vecteurs.
1
⃗‖
𝑆 = 2 ‖𝐴˄𝐵 (1.68)
c) Equation d’une droite passant par un point donné et parallèle à une direction
donnée
Soit V⃗ le vecteur qui caractérise la direction. Soit A un point de la droite. Si B(x, y, z) est un autre point
de cette droite alors :
⃗⃗⃗⃗⃗
AB˄ ⃗V = 0 (1.69)
[Link]. Application du produit mixte
Construisons un parallélépipède s’appuyant sur les vecteurs ⃗A, ⃗B et ⃗C. Le volume du parallélépipède
est donné par :
𝑉 =𝑆⋅ℎ
⃗ ‖ cos(A
h = ‖A ⃗ , ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ‖1 cos(A
en ) = ‖A ⃗ , ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ‖ ‖e⃗⃗⃗⃗n ‖ cos(A
en ) = ‖A ⃗ , ⃗⃗⃗⃗
en ) = ⃗A. ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ˄ ⃗C‖
en et S = ‖B
⃗ ˄C
→ V = ‖B ⃗ ‖. (A
⃗ . ⃗⃗⃗⃗ ⃗ . (B
en ) → V = A ⃗ ˄C
⃗) (1.70)
⃗ . (B
Si V = A ⃗ ˄C
⃗ ) = 0, alors les vecteurs A
⃗ ,B
⃗ et C
⃗⃗⃗ sont coplanaires.
⃗
𝐴˄𝐵
𝐴 ℎ Figure 13.
𝑒𝑛
⃗⃗⃗⃗
𝐶
⃗
𝐵
Figure 1.9: Produit mixte de trois vecteurs.
𝑒2
⃗⃗⃗
𝑒1
⃗⃗⃗
𝑒1 . ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ 𝑒2 = ⃗⃗⃗
𝑒1 . ⃗⃗⃗
𝑒3 = ⃗⃗⃗
𝑒2 . ⃗⃗⃗
𝑒3 = 0 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒1 . ⃗⃗⃗
𝑒1 = ⃗⃗⃗
𝑒2 . ⃗⃗⃗
𝑒2 = ⃗⃗⃗
𝑒3 . ⃗⃗⃗
𝑒3 = 1 (1.72)
𝑒3
⃗⃗⃗
𝑒1
⃗⃗⃗ 𝑒2
⃗⃗⃗
Les égalités (1.74) peuvent être combinées en une seule de la manière suivante :
⃗⃗𝑒𝑖 . ⃗⃗𝑒𝑗 = 𝛿𝑖𝑗 (1.73)
𝛿𝑖𝑗 , est appelé symbole de KRONECKER est définit comme suit : 𝛿𝑖𝑗 = 0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗 𝑒𝑡 𝛿𝑖𝑗 =
1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
c) composantes d’un vecteur donné dans la base (0, ⃗⃗⃗
𝑒1 , ⃗⃗⃗ 𝑒3 )
𝑒2 , ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ = A
0P ⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
0R = ⃗⃗⃗⃗
𝐴1 = 𝐴1 ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗
𝑒1 , 0S ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗
𝑒2 et 0K
𝐴2 = 𝐴2 ⃗⃗⃗ 𝐴3 = 𝐴3 ⃗⃗⃗
𝑒3
Les vecteurs ⃗⃗⃗⃗
𝐴1 , ⃗⃗⃗⃗
𝐴2 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗
𝐴3 sont les vecteurs composants ou vecteurs projections du vecteur ⃗⃗⃗
A . Les
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
scalaires 𝐴1 , 𝐴2 et 𝐴3 sont les composantes du vecteur A . Le vecteurs A peut être alors s’exprimé de
la manière suivante :
⃗⃗⃗
A = ⃗⃗⃗⃗
𝐴1 + ⃗⃗⃗⃗
𝐴2 + ⃗⃗⃗⃗
𝐴3
⃗⃗⃗
A = 𝐴1 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐴2 ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝐴3 ⃗⃗⃗
𝑒3 = (𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 ) (1.74)
⃗⃗⃗ = ∑3i=1 𝐴𝑖 ⃗⃗𝑒𝑖
A
𝐾(0,0, 𝐴3 )
𝑃(𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 )
𝑒3
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
A
𝑆(0, 𝐴2 , 0)
0
𝑒2
⃗⃗⃗
𝑅(𝐴1 , 0,0)
𝑒1
⃗⃗⃗ 𝑇(𝐴1 , 𝐴2 , 0)
,
⃗⃗⃗ ‖ = √𝐴1 2 + 𝐴2 2 + 𝐴3 2
‖A (1.75)
𝑍
𝐴(𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 )
𝐵(𝐵1 , 𝐵2 , 𝐵3 )
𝑌
(0,0,0)
𝑋
Figure 1.13: Produit de deux vecteurs.
⃗⃗⃗ − B
A ⃗⃗⃗ = (𝐴1 − 𝐵1 )𝑒⃗⃗⃗1 + (𝐴2 − 𝐵2 )𝑒⃗⃗⃗2 + (𝐴3 − 𝐵3 )𝑒⃗⃗⃗3 = ∑3𝑖=1(𝐴𝑖 − 𝐵𝑖 )𝑒⃗⃗𝑖 (1.79)
C. Produit scalaire
C.1. Table du produit scalaire
La table suivante présente le produit scalaire des vecteurs unitaires
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟏 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟐 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟑
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟏 1 0 0
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟐 0 1 0
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟑 0 0 1
P
⃗⃗⃗
A
𝑍
𝜽𝒛
𝑒3
⃗⃗⃗ 𝜽𝒚
𝜽𝒙
𝑌
𝑒1
⃗⃗⃗
𝑒2
⃗⃗⃗
𝑋
Figure 1.18: Cosinus directeurs d’un vecteur.
D’autre part, on a
⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗
A ⃗⃗⃗ ‖cosθx , A
𝑒1 = ‖A ⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ‖cosθy , A
𝑒2 = ‖A ⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ‖cosθz
𝑒3 = ‖A (1.83)
A A A
cosθx = ‖A⃗⃗⃗1‖ , cosθy = ‖A⃗⃗⃗2‖ , cosθz = ‖A⃗⃗⃗3‖ (1.84)
Le vecteur ⃗⃗⃗
A peut être exprimé comme suit
d. Produit vectoriel
d.1. Table du produit vectoriel
Tableau 1.4: Table du produit vectoriel.
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟏 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟐 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟑
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟏 0 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟑 −𝒆 ⃗⃗⃗⃗𝟐
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟐 −𝒆 ⃗⃗⃗⃗𝟑 0 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟏
⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟑 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝟐 ⃗⃗⃗⃗𝟏
−𝒆 0
𝑒1
⃗⃗⃗ 𝑒⃗⃗⃗2 𝑒⃗⃗⃗3
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
A ˄B = |𝐴1 𝐴2 𝐴3 | (1.85)
𝐵1 𝐵2 𝐵3
e. Produit mixte
Etant donné deux vecteurs ⃗⃗⃗
A , ⃗⃗⃗
B et ⃗⃗⃗
C tel que
⃗⃗⃗
A = 𝐴1 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐴2 ⃗⃗⃗ 𝑒3 , ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝐴3 ⃗⃗⃗ B = 𝐵1 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐵2 ⃗⃗⃗ 𝑒3 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝐵3 ⃗⃗⃗ C = 𝐶1 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐶2 ⃗⃗⃗ 𝑒3 ,
𝑒2 + 𝐶3 ⃗⃗⃗
Par définition
𝑒⃗⃗⃗1 𝑒⃗⃗⃗2 𝑒⃗⃗⃗3
⃗⃗⃗ ˄B
(A ⃗⃗⃗ ). ⃗⃗⃗
C = |𝐴1 𝐴2 𝐴3 | . (𝐶1⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐶2 ⃗⃗⃗ 𝑒3 )
𝑒2 + 𝐶3 ⃗⃗⃗
𝐵1 𝐵2 𝐵3
𝐴1 𝐴2 𝐴3
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
(A ˄B ). C = |𝐵1 𝐵2 𝐵3 | (1.86)
𝐶1 𝐶2 𝐶3
𝑑 = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 Fonction scalaire.
⃗I ab = ∫b ⃗V(t)dt (1.88)
a
b b b
I⃗ x = ∫a Vx (t)dt , I⃗ y = ∫a Vy (t)dt , I⃗ z = ∫a Vz (t)dt
⃗I ab = 𝐼𝑥 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝐼𝑦 ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝐼𝑧 ⃗⃗⃗
𝑒3
r⃗
𝑒𝑧
⃗⃗⃗
𝑒𝑦
⃗⃗⃗⃗ 𝑦
0
𝑒𝑥
⃗⃗⃗ 𝑌
𝑋
Figure 2.1: Position d’une particule.
Dans ce cas, le vecteur position peut s’écrire :
⃗r = 𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 (2.1)
Où 𝑥 = 𝑥(𝑡), 𝑦 = 𝑦(𝑡), 𝑧 = 𝑧(𝑡) les coordonnées du point 𝑃 occupé par la particule qui sont des
fonctions du temps. Le déplacement est la variation de la position d’un corps par rapport à un référentiel
ou un repère donné tandis que la distance est la valeur absolue du déplacement.
𝑃 ⃗⃗
v
𝑇
⃗r ∆r⃗ 𝑃1
0
r⃗ 1 = ⃗r + ∆r⃗ ⃗⃗ m
v
⃗⃗
γ
𝑃
⃗⃗
v
𝑇
⃗⃗
v
0 𝑃1
⃗⃗ 1
v ⃗⃗ m
γ
⃗⃗⃗
∆v ⃗⃗⃗ 1 −v
v ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ (t+∆t)−v
v ⃗⃗⃗ (t) ⃗⃗⃗
dv d2 r⃗⃗
⃗⃗ (t) = lim
γ = lim = lim = = (2.6)
∆t→0 ∆t ∆t→0 ∆t ∆t→0 (t+∆t)−t dt dt2
𝑑𝑥(𝑡)
𝑣 = 𝐶 𝑡𝑒 , 𝑣= 𝑒𝑡 𝑑𝑥(𝑡) = 𝑣𝑑𝑡 (2.9)
𝑑𝑡
En intégrant membre à membre, nous obtenons l’équation suivante :
𝑥(𝑡) 𝑡
∫𝑥(0) 𝑑𝑥 = ∫0 𝑣𝑑𝑡
𝑣 = 𝑣0 + 𝛾𝑡
𝑣 2 − 𝑣0 2 = 2𝛾(𝑥 − 𝑥0 ) (2.11)
En effet, partant de
𝑑𝑣 𝑑𝑣 𝑑𝑥 𝑑𝑣
𝛾(𝑡) = = =𝑣 ⇒ 𝛾 = 𝑣𝑑𝑣 = 𝛾𝑑𝑥
𝑑𝑡 𝑑𝑥 𝑑𝑡 𝑑𝑥
𝑣 𝑥
∫𝑣 𝑣𝑑𝑣 = ∫𝑥 𝛾𝑑𝑥
0 0
𝑣 1
∫𝑣 𝑣𝑑𝑣 = 2 (𝑣 2 − 𝑣0 2 )
0
𝑥 𝑥
∫𝑥 𝛾𝑑𝑥 = 𝛾 ∫𝑥 𝑑𝑥 = 𝛾(𝑥 − 𝑥0 )
0 0
1
2
(𝑣 2 − 𝑣0 2 ) = 𝛾(𝑥 − 𝑥0 ) ⇒ 𝑣 2 − 𝑣0 2 = 2𝛾(𝑥 − 𝑥0 ) (2.12)
Partant de
𝑑𝑣 = 𝛾𝑑𝑡, en intégrant membre à membre nous avons
𝑣 𝑡
∫𝑣 𝑑𝑣 = ∫0 𝛾𝑑𝑡 ⇒ 𝑣 − 𝑣0 = 𝛾𝑡 ⇒ 𝑣 = 𝛾𝑡 + 𝑣0 (2.13)
0
Partant de
𝑑𝑥 = 𝑣𝑑𝑡, en intégrant membre à membre nous avons
𝑥 𝑡 𝑡
∫𝑥 𝑑𝑥 = ∫0 𝑣𝑑𝑡 = ∫0 (𝛾𝑡 + 𝑣0 )𝑑𝑡
0
1 1
𝑥 − 𝑥0 = 2 𝛾𝑡 + 𝑣0 𝑡 ⇒ 𝑥 = 2 𝛾𝑡 + 𝑣0 𝑡 + 𝑥0 (2.14)
1
𝑥 = 𝑥0 + 𝑣0 𝑡 − 2 𝛾𝑡 2
𝑣 = 𝑣0 − 𝛾𝑡
𝑣 2 − 𝑣0 2 = 2𝛾(𝑥 − 𝑥0 ) (2.15)
𝑣 = 𝑣0 − 𝑔𝑡 (2.17)
Le corps monte jusqu’à ce que sa vitesse devienne nulle.
𝑣0
𝑣 = 0 ⇒ 𝑣0 − 𝑔𝑡 = 0 ⇒ 𝑡 = 𝑔
(2.18)
Il s’est élevé à la hauteur :
𝑣 1 𝑣0 2 𝑣0 2 𝑣0 2
ℎ = 𝑣0 ( 𝑔0) − 2 𝑔 = ⇒ℎ= 𝑒𝑡 𝑣0 = √2𝑔ℎ (2.19)
𝑔2 2𝑔 2𝑔
• Phase descendante
Le sens positif est orienté vers le bas, la vitesse initiale est nulle ; l’accélération 𝑔 est positive. Les
équations du mouvement sont :
1
ℎ = 𝑔𝑡 2
2
𝑣 = 𝑔𝑡 (2.20)
Quand le corps parvient au sol, il a parcouru la distance ℎ de sa chute pendant un temps :
2ℎ
𝑡 = √𝑔 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣 = √2𝑔ℎ (2.21)
On démontre que le temps de monter est égale au temps de retour. Ce qui entraine que
2𝑣0
𝑡=
𝑔
(2.22)
𝑑𝜃
𝜔= , est appelée Vitesse angulaire exprimée en radian par seconde. On a ici 𝜔 = 𝐶 𝑠𝑡𝑒 , tandis que
𝑑𝑡
𝑑𝜔
𝐴= = 0, où 𝐴 est l’accélération angulaire.
𝑑𝑡
Dans le mouvement circulaire uniforme l’angle définissant la position de 𝑃 ou l’abscisse angulaire est
donc une fonction linéaire du temps.
𝜃 = 𝜃0 + 𝜔𝑡 (2.28)
⃗⃗ (t) = −Rω2 [cosωt𝑒⃗⃗⃗𝑥 + sinωt𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 ] = −ω2 [cosωt𝑒⃗⃗⃗𝑥 + sinωt𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 ] = −ω2 R𝑒⃗⃗⃗𝑟 (𝑡)
γ
⃗⃗ (t) = −ω2 R(𝑡)
γ
Le vecteur accélération a pour module :
𝑣2
𝛾 = 𝜔2 𝑅 = (2.31)
𝑅
Sa direction est celle de 0𝑃, et son sens est de celui de −𝑒⃗⃗⃗𝑟 ; le vecteur accélération est dirigé de 𝑃 vers
0 c’est-à-dire dirigé vers le centre du cercle : on dit que l’accélération est centripète.
2.6.3. Mouvement circulaire non uniforme
[Link]. Définition
Dans ce mouvement circulaire, la vitesse angulaire 𝜔 n’est pas une constante.
𝑑𝜔
≠0
𝑑𝑡
𝑌 𝑣 = 𝑅𝜔
=𝑅
𝛾𝑡
⃗⃗⃗
⃗⃗γ 𝑃
𝛾𝑛
⃗⃗⃗
𝑋
0 𝑃0
Dans un mouvement circulaire, 𝑅 est une constante, donc la composante radiale est nulle et la
composante transversale est :
𝑣𝜃 = 𝑣 = 𝑅𝜔 (2.40)
• La masse de la particule apparait comme une résistance opposée par rapport à toute accélération.
Elle contient la propriété d’inertie de la particule.
• Deux corps ont la même masse lorsque, sous l’action d’une même force, ils acquièrent la même
accélération. En effet, plus grande est la masse d’un corps, plus petite est l’accélération qu’une force
communique à ce corps.
• Dans un espace clos, dans un système fermé, la masse est une constante. C’est le principe de
conservation de la masse. En considérant l’univers comme fini et assimilable à un espace clos, on
généralise : « la masse totale de l’univers est constante » (ce principe n’est valable que dans le cadre
de la mécanique classique).
Principe de d’Alembert.
Lorsque plusieurs forces ⃗F1 , ⃗F2 , ⃗F3 , . . . . . . . . ⃗FN sont appliquées sur une même particule, chacune des
forces produit indépendamment sur la particule sa propre accélération γ ⃗ 1, γ
⃗ 2, γ ⃗ N.
⃗ 3, . . . . . . . . γ
L’accélération résultante est la somme vectorielle des accélérations indépendantes.
⃗F1 + ⃗F2 + ⃗F3 + … … . . +F
⃗ N = mγ⃗1 +mγ⃗2+mγ ⃗ 3 + … … . . +mγ
⃗N
= m(γ ⃗1+γ
⃗2+γ ⃗ N)
⃗ 3 + … … . . +γ
= mγ⃗
⃗
dv
= m dt (3.2)
La deuxième loi de Newton définit la résultante des forces appliquées comme une fonction linéaire de
l’accélération de cette particule.
3.3.3. Troisième loi de Newton ou loi d’action et de réaction.
Toute force d’action détermine toujours une force de réaction égale et de sens opposé. Jamais une force
n’agit isolément sur un corps mais toujours elle agit sur deux masses différentes, en sens opposés. L’effet
s’appelle action sur un des corps, réaction sur l’autre.
3.4. Les forces dans la nature.
3.4.1. La force gravitationnelle.
L’origine de la force de pesanteur exercée par la Terre sur les corps est expliquée par la loi de l’attraction
universelle de Newton. Cette loi est énoncée comme suit : Toutes particules de l’univers s’attirent les unes
par les autres avec une force dont l’intensité est proportionnelle au produit de leurs masses et inversement
proportionnelle au carré de la distance qui les sépare.
𝑚1 𝑚2
𝐹=𝐺 (3.3)
𝑟2
𝐺 = 6,673.10−11 𝑁𝑚2 /𝑘𝑔2 , est la constante universelle appelée aussi constante gravitationnelle ou
constante de Cavendish. La connaissance de la valeur de 𝐺 a permis de déterminer la masse des
planètes, des étoiles et des astres.
3.4.2. Le poids d’un corps.
Le poids d’un corps est la force exercée par la Terre sur ce corps. C’est la force de pesanteur. Une
particule qui tombe sous l’action de la pesanteur possède une accélération g dirigée vers le centre de la
Terre. Selon la deuxième de Newton, le poids d’une particule est donné par :
⃗F = mg
⃗ (3.4)
Selon la loi d’attraction universelle de Newton, l’accélération de pesanteur 𝑔 est liée à la masse de la et
au rayon de la Terre par la relation :
𝑀𝑇
𝑔=𝐺 (3.5)
𝑟2
𝑀𝑇 , est la masse de la Terre, 𝑟 = 𝑅 + ℎ , est la distance entre l’objet et le centre de la Terre. 𝑅, est le
rayon de la Terre et ℎ, est la hauteur du lieu où se trouve l’objet.
3.4.3. Les forces électrostatiques.
La force électrostatique, est celle exercée entre les particules chargées lorsqu’elles sont immobiles. Elle
est décrite par la loi de Coulomb de la manière suivante : la force d’attraction ou de répulsion entre deux
particules chargées est proportionnelle au produit de leurs charges exprimées en coulomb (C),
inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare et dépend du milieu dans lequel se
trouvent les deux particules.
𝑞1 𝑞2
𝐹=𝐾 (3.6)
𝑟2
𝐾, est une constante qui dépend de la nature du milieu. Sa valeur dans le vide et dans l’air est 𝐾 =
9.109 𝑁𝑚2 /𝐶 2 .
3.4.4. Les forces nucléaires.
La force nucléaire d’interaction forte est celle qui assure la stabilité du noyau atomique ou la cohésion des
nucléons. En effet, le noyau atomique étant composé d’un certain nombre de protons (chargés
positivement) et des neutrons (de charge nulle), est le siège d’une très grande force de répulsion
coulombienne entre les protons. Cette force de répulsion entre les protons aurait tendance à causer la
désintégration du noyau atomique.
3.5. Unités et dimensions de la force.
[𝑚] = 𝑀: Les dimensions de la masse
[𝛾] = 𝐿𝑇 −2: Les dimensions de l’accélération
[𝐹] = 𝑀𝐿𝑇 −2: Les dimensions de la force
Tableau 3.1: Unités de la force.
Grandeurs Unités MKSA Unités CGS
Masse 𝑘𝑔 𝑔
Accélération 𝑚/𝑠 2 𝑐𝑚/𝑠 2
Force 𝑁 𝑑𝑦𝑛𝑒
Ainsi, lorsque deux corps en contact sont en mouvement relatif l’un par rapport à l’autre, chacun d’eux
exerce sur la surface de l’autre une force de frottement.
On distingue :
1. Les forces de frottement statique, qui s’exercent entre deux surfaces en contact au repos l’une par
rapport à l’autre ;
2. Les forces de frottement cinétique, qui s’exercent entre surfaces en contact en mouvement relatif l’une
par rapport à l’autre.
La force de frottement sur un corps a comme point d’application le point de contact entre les deux surfaces
en contact. Elle est tangente aux deux surfaces.
3.7.1. Les lois de la force de frottement.
1. La force de frottement statique est supérieure à la force de frottement pendant le mouvement.
2. La force de frottement est proportionnelle à la normale ⃗N⃗ des deux surfaces l’une contre l’autre et
dépend de la nature et de l’état des surfaces en contact.
• La force de frottement statique est donnée par la relation :
𝑓𝑆 = 𝜇𝑆 𝑁 (3.8)
• La force de frottement cinétique est donnée par la relation :
𝑓𝐶 = 𝜇𝐶 𝑁 (3.9)
• Les observations montrent que 𝜇𝑆 est supérieur à 𝜇𝐶
3. La force de frottement est toujours dirigée dans le sens opposé au mouvement.
4. La force de frottement est, dans les limites déterminées, indépendante de la vitesse de glissement et
de l’aire des surfaces en contact.
Les constantes 𝜇𝑆 et 𝜇𝐶 sont appelés coefficient de frottement statique et coefficient de frottement
cinétique, respectivement.
3.7.2. Mouvement sur un plan horizontal
Figure 3.1: Mouvement avec frottement d’une particule sur un plan horizontal.
Figure 3.2: Mouvement avec frottement d’une particule sur un plan incliné.
Choisissons deux axes : 0𝑋 et 0𝑍 lançons à l’instant 𝑡 = 0 depuis l’origine un point matériel de masse
m avec une vitesse 𝑉0 faisant un angle avec l’axe 0𝑋.
La seule force qui s’exerce sur le point matériel est la force de la pesanteur. Ecrivons l’équation
fondamentale de la mécanique : ⃗P = mγ ⃗
En projetant cette équation sur les axes 0𝑋 et 0𝑍 , on a :
𝑚𝛾𝑋 = 0 𝑒𝑡 𝑚𝛾𝑍 = −𝑚𝑔 ⇒ 𝛾𝑍 = −𝑔 (3.12)
𝑉0𝑍 = 𝑉0 𝑠𝑖𝑛 𝛼 𝑒𝑡 𝑉0𝑋 = 𝑉0 𝑐𝑜𝑠 𝛼, à t=0
En explicitant 𝑡 dans l’équation (3.16) et en remplaçant dans (3.17) 𝑡 par son expression, on obtient :
−𝑔𝑋 2
𝑍 = 2𝑉 2(𝑐𝑜𝑠 𝛼)2 + 𝑡𝑔𝛼𝑋 (3.18)
0
C’est l’équation de la trajectoire qui est une parabole. Si 𝑍 = 0, c’est-à-dire au point d’impact, on obtient
la portée du tir 𝑋 donnée par :
𝑉0 2 𝑠𝑖𝑛 2𝛼
𝑋=
𝑔
(3.19)
La portée maximale est obtenue si 𝑠𝑖𝑛 2 𝛼 = 1 c’est-à-dire 𝛼 = 45°
Au sommet de la trajectoire la vitesse suivant l’axe 0𝑍 s’annule. Ce qui entraine que
𝑉0 𝑐𝑜𝑠 𝛼
𝑡= (3.20)
𝑔
C’est le temps pour arriver au sommet de la trajectoire. En remplaçant dans (3.17) t par son expression
(3.20), on obtient la hauteur maximale atteinte par le projectile soit :
𝑉 2 0 𝑠𝑖𝑛2 𝛼
𝑍𝑚 = (3.21)
2𝑔
3.8.2. Mouvement sur un plan incliné
Figure 3.4: Mouvement sans frottement d’une particule sur un plan incliné.
Le point matériel pesant est posé sur un plan incliné. Il est soumis à deux forces : son poids et la réaction
du plan sur le point.
L’équation fondamentale de la dynamique s’écrit :
mγ ⃗ +P
⃗ =R ⃗ (3.22)
En projetant l’équation (3.22) sur la direction du déplacement (axe 0𝑋) on a :
𝑚𝛾 = 𝑚𝑔 𝑠𝑖𝑛 𝛼 ⇒ 𝛾 = 𝑔 𝑠𝑖𝑛 𝛼 (3.23)
A l’instant t quelconque on a :
⃗ =v
v ⃗0+ v
⃗1 X (3.25)
Avec
⃗ 0 = v0 e⃗x + 0e⃗y = v0 e⃗x
v (3.26)
⃗ 1 = 0e⃗x + v1 e⃗y = gte⃗y
v (3.27)
⃗ = v0 e⃗x + gte⃗y = vx e⃗x + vy e⃗y avec vx = v0 et vy = gt
v (3.28)
A l’instant t, le vecteur de position est
r = x⃗ + y
⃗ = xe⃗x + ye⃗y (3.29)
𝑥 = ∫ 𝑉𝑥 𝑑𝑡 = 𝑉0 𝑡 (3.30)
Cette équation montre que le mouvement de la particule suivant l’axe 0𝑋 est un mouvement rectiligne
uniforme
1
𝑦 = ∫ 𝑉𝑌 𝑑𝑡 = ∫ 𝑔𝑡𝑑𝑡 = 2 𝑔𝑡 2 (3.31)
Cette équation montre que le mouvement de la particule suivant l’axe 0𝑌 est un mouvement de chute
libre qui est un mouvement rectiligne uniformément accéléré.
En éliminant 𝑡 entre les équations paramétriques du mouvement, on obtient l’équation de la trajectoire
donnée par :
𝑔𝑥 2
𝑦= (3.32)
2𝑉0 2
animées d’un mouvement uniformément accéléré. Les frottements entre la poulie et le fil étant
négligeables 𝑇𝑀 = 𝑇𝑚 = 𝑇.
rupture du fil le corps sera projeté vers l’extérieur de la circonférence avec une force de même direction
et de même module que la force centripète. Cette force est appelée force centrifuge.
Si le mouvement se fait dans le plan vertical et que l’on tient compte de la pesanteur, alors on est en
présence d’un mouvement circulaire varié et la tension du fil est donnée par :
𝑚𝑣2 2
𝐹𝑇2 = 𝑅
+ 𝑚𝑔 (3.37)
Lorsque la masse passe par le point le plus bas. Et lorsque la masse passe par la position la plus haute,
la tension vaut :
𝑚𝑣1 2
𝐹𝑇1 = 𝑅
− 𝑚𝑔 (3.38)
Les conditions pour que le fil reste tendu est que :
𝑣2 2 𝑚𝑣1 2
>𝑔 𝑒𝑡 𝐹 𝑇2 = + 𝑚𝑔,
𝑅 𝑅
Dans ce cas, la masse passe par le point le plus bas. Et lorsque la masse passe par la position la plus
haute, les conditions sont :
𝑣1 2 𝑚𝑣2 2
>𝑔 𝑒𝑡 𝐹 𝑇1 = − 𝑚𝑔
𝑅 𝑅
L Z
θ X
T
0
R
En éliminant la tension du fil 𝑇 dans les deux équations nous trouvons finalement
𝜔2 𝑅 𝑣2
𝑡𝑔𝜃 =
𝑔
=
𝑅𝑔
(3.40)
𝑍
𝑓
f
0 𝑁
𝐹
F
𝑅
L’axe 0𝑍 vertical est orienté vers le haut suivant l’axe de rotation du rotor. L’axe 0𝑋 est choisi suivant le
vecteur qui exprime la position de la personne par rapport au centre 0 de sa trajectoire circulaire.
⃗T + ⃗N
⃗ + f = mγ
Suivant l’axe 0𝑍, −𝐹 + 𝑓 = 0 ⇒ −𝑚𝑔 + 𝜇𝑁 = 0
Suivant l’axe 0𝑋, 𝑁 = 𝑚𝛾 ⇒ 𝑁 = 𝑚𝜔2 𝑅, En éliminant 𝑁 dans les deux équations, on a
𝑔
−𝑚𝑔 + 𝜇 𝑚𝜔2 𝑅 = 0 ⇒ 𝜇 = 𝜔2𝑅 (3.42)
3.8.7. Force centrifuge
[Link]. Définition
Tout point animé d’un mouvement circulaire uniforme possède une accélération centripète donnée par la
relation :
𝑣2
𝛾 = 𝜔2 𝑅 = (3.43)
𝑅
On sait que pour un mouvement uniformément accéléré on a :
𝐹 = 𝑚𝛾 (3.44)
1. Du point de vue de Newton
Pour un observateur immobile ne participant pas au mouvement, le mouvement de la masse 𝑚 est régi
par le principe fondamental de la dynamique c’est-à-dire elle est soumise à une force centripète :
𝑚𝑣 2
𝐹𝑁 = 𝑚𝛾 = 𝑚𝜔2 𝑅 = (3.45)
𝑅
𝑣
𝛾
⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑁
𝑣
Pour un observateur qu’on suppose lié au mouvement de la masse m, celle-ci est en équilibre relative
sous l’effet des forces appliquées et de la force d’inertie donnée par la relation :
𝛷 = −𝑚𝛾 (3.46)
Cette force d’inertie est appelée « force centrifuge » opposée à la force centripète de sorte que la
résultante donne :
⃗⃗⃗⃗N + 𝛷
F ⃗ =0
𝐹𝑁 − 𝛷 = 0
𝛷 = 𝐹𝑁
𝑚𝑣 2
𝛷 = 𝑚𝜔2 𝑅 = (3.47)
𝑅
La force centrifuge est la force d’inertie d’un point en mouvement circulaire qui s’oppose à la force
centripète.
[Link]. Applications
1. Virage sur la route horizontale
L’inventeur des forces appliquées sur le véhicule dans un virage horizontal donne : le poids du véhicule l
𝑃, la réaction du plan horizontal 𝑅 et la force centrifuge 𝛷. Le principe d’Alembert s’écrit :
⃗ +R
P ⃗ +Φ ⃗⃗⃗ = F
⃗ = mγ (3.48)
L’équilibre du véhicule n’est réalisé que si l 𝐹 = 0
⃗ +R
P ⃗ +Φ
⃗⃗⃗ = 0 mais P
⃗ +R
⃗ +Φ
⃗⃗⃗ ≠ 0 car P
⃗ +R
⃗ =0 (3.49)
L’équilibre est impossible dans un virage horizontal et le véhicule ne peut se maintenir sur sa trajectoire à
cause de 𝛷.
2. Virage relevé d’un angle
𝑅⃗
⃗
𝛷
𝐹
𝛼 𝑃⃗
• Donner à cette vitesse une valeur telle que l’équilibre n’est réalisé que si la force centrifuge est égale
au poids de l’engin.
⃗
𝛷
𝑣
𝑃⃗
ℎ
𝑅⃗
Vitesse de satellisation
⃗ =Φ
Puisque P ⃗⃗⃗ , alors
𝑚𝑣 2
= 𝑚𝑔 (3.51)
𝑅𝑇 +ℎ
𝑔0
𝑣 = 𝑅𝑇 √
𝑅𝑇 +ℎ
= √𝑔(𝑅𝑇 + ℎ) (3.53)
Connaissant
𝑔0 2𝜋(𝑅𝑇 +ℎ) 2𝜋(𝑅𝑇 +ℎ)√𝑅𝑇 +ℎ 2𝜋 (𝑅𝑇 +ℎ)3
𝑣 = 𝑅𝑇 √𝑅 ⇒𝑇= √𝑔0
= =𝑅 √
𝑇 +ℎ 𝑅𝑇 𝑅𝑇 √𝑔0 𝑇 𝑔0
√𝑅𝑇 +ℎ
2𝜋 (𝑅𝑇 +ℎ)3
𝑇=𝑅 √ (3.54)
𝑇 𝑔0
𝜃
𝐴 𝐹
𝑑
𝐹1 𝑑
𝐹2
Figure 4.2: Couplet des forces.
Cependant, les deux forces produisent la rotation du corps autour d’un axe 0, situé au milieu de la droite
joignant leurs points d’application. Ce sont des couples des forces qui actionnent le volant d’une
automobile, le guidon d’une bicyclette.
Les moments des forces 𝐹1 et 𝐹2 par rapport à l’axe 0 sont :
𝑑 𝑑
𝑀𝐹1 = 𝐹1 2 𝑒𝑡 𝑀𝐹2 = 𝐹2 2 (4.5)
Les deux moments, ayant le même sens (positif), additionnent leurs effets. La rotation est donc produite
par la somme des moments appelée moment du couple 𝑀𝐶 .
𝑑 𝑑
𝑀𝐹1 + 𝑀𝐹2 = 𝑀𝐶 = 𝐹1 2 + 𝐹2 2 (4.6)
Dans le cas où les forces 𝐹1 et 𝐹2 forment un certain angle avec 𝑑, le moment de couple sera un vecteur
de module :
𝑀𝐶 = 𝐹𝑑 𝑠𝑖𝑛 𝜃
4.4. Applications
4.4.1. Pour la composition des forces parallèles.
Composition de deux forces parallèles de même sens
𝐹1 𝑅⃗
𝐹2
La résultante est une force dont la direction est parallèle à la direction des composantes, dont le sens est
le même que celui des composantes, dont l’intensité est égale à la somme des intensités des composantes
et dont le point d’application est situé entre les points des composantes.
Composition de deux forces parallèles de sens contraire
La résultante est une force dont la direction est parallèle à la direction des composantes, dont le sens est
le même que celui de la plus grande composante, dont l’intensité est égale à la différence des intensités
des composantes et dont le point d’application se trouve du côté de la plus grande composante.
𝐹2 𝑅⃗
𝐹1
Figure 4.4: Forces parallèles de sens contraire.
Avec 𝑋𝑀 et 𝑋𝑅 , les bras de levier ou la distance entre la force motrice et le point d’appui et la force
résistante et le point d’appui respectivement.
Un levier, dans sa forme la plus simple, est constitué d’une barre rigide qui s’articule autour d’un point
d’appui appelé aussi axe d’appui. On définit trois classes de leviers d’après les positions respectives de
𝐹𝑀 , 𝐹𝑅 et du point d’appui.
• Levier inter-appui : la force résistante et la force motrice sont situées de part et d’autre du point
d’appui. Exemple la pédale d’une machine à coudre.
• Levier inter-moteur : la force motrice est située entre le point d’appui et la force résistante ;
• Levier interrésistant : la force résistante est située entre le point d’appui et la force motrice. Exemple
la brouette.
Pour toutes ces classes de leviers, les moments des forces par rapport au point d’appui sont :
𝑀𝐴 = −𝑋𝑀 𝐹𝑀 𝑒𝑡 𝑀𝑅 = 𝑋𝑅 𝐹𝑅 (4.9)
A l’équilibre, la somme des moments des forces doit être nulle. Nous pouvons alors déduire la relation :
𝐹 𝑋𝑀
𝐴𝑀 = 𝐹 𝑅 = (4.10)
𝑀 𝑋𝑅
Ce qui donne
𝑋𝑀 𝐹𝑀 = 𝑋𝑅 𝐹𝑅 (4.11)
En plus, on peut montrer que la force motrice est d’autant plus faible que son bras de levier est plus long.
Figure 5.1: circulation de cette force sur une portion de trajectoire de la particule.
C’est une intégrale curviligne qui se calcule le long d’un parcours. Commençons par développer la
formulation mathématique de la définition du travail d’une force ⃗F.
⃗F = Fx ⃗⃗⃗
ex + Fy ⃗⃗⃗
ey + Fz ⃗⃗⃗
ez
r = xe⃗⃗⃗x + ye⃗⃗⃗y + ze⃗⃗⃗z
dr = dxe⃗⃗⃗x + dye⃗⃗⃗y + dze⃗⃗⃗z
⃗F. dr = Fx dx + Fy dy + Fz dz
B
⃗ dr = ∫x(B) Fx dx + ∫y(B) Fy dy + ∫z(B) Fz dz
∆W = ∫A F (5.2)
x(A) y(A) z(A)
Figure 5.2: Travail d’une force constante le long d’un parcours rectiligne.
Choisissons l’axe-X selon la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement, l’origine 0 étant un point
quelconque de la trajectoire.
⃗⃗⃗⃗ = r = xe⃗⃗⃗x → dr = dxe⃗⃗⃗x
0P
⃗F = Fx ⃗⃗⃗
ex = Fcosθe⃗⃗⃗x
B
⃗ dr = ∫x(B) Fcosθdx = Fcosθ[x(B) − x(A)] = Fdcosθ
∆W = ∫A F (5.3)
x(A)
position d’équilibre suivant l’axe du ressort, on peut expérimenter l’apparition d’une force qui tend à
ramener la masse en sa position d’équilibre. Cette force est appelée force de rappel du ressort. Elle est
proportionnelle à l’élongation du ressort et agit dans le sens contraire de l’élongation.
Calculons le travail de la force de rappel d’un ressort en choisissant l’axe-X selon l’axe du ressort. L’origine
est choisie à la position d’équilibre de la masse suspendue.
Si nous supposons 𝑥 l’élongation du ressort en écartant la masse en sa position d’équilibre le long de
l’axe du ressort, la nouvelle position de la masse suspendue est 𝑟 = xe⃗⃗⃗x , et la force de rappel qui en
résulte est 𝐹 = −kxe⃗⃗⃗x . Alors le travail accompli par la force de rappel en ramenant la masse suspendue
en sa position d’équilibre peut se calculer de la manière suivante :
B
⃗ dr = ∫x(B)(−kxe⃗⃗⃗x )(dxe⃗⃗⃗x ) = ∫x(B) −kxdx = 1 kxA2 − 1 kxB2 = 1 kx 2
∆W = ∫A F (5.4)
x(A) x(A) 2 2 2
La position x(B) correspond à la position d’équilibre soit x(B) = 0.
5.1.4. Travail de la force de pesanteur
Calculons le travail accompli par la force de pesanteur sur une particule qui tombe librement d’une hauteur
h. Choisissons l’axe-Z vertical orienté vers le haut le long de la trajectoire de la particule qui tombe.
L’origine est choisie au point de chute sur le sol.
⃗⃗⃗⃗⃗
0𝑃 = 𝑟 = ze⃗⃗⃗z et 𝐹 = −mge⃗⃗⃗z
B
⃗ dr = ∫z(B)(−mge⃗⃗⃗z )(dze⃗⃗⃗z ) = ∫z(B) −mgdz = mgh
∆W = ∫A F (5.5)
z(A) z(A)
Si la particule était au repos au point A, le travail accompli par la somme des forces appliquées sur la
particule est tout simplement l’énergie cinétique de la particule au point 𝐵. Ainsi, nous pouvons définir
l’énergie cinétique d’une particule de la manière suivante : on appelle énergie cinétique d’une particule, le
travail accompli par la résultante des forces appliquées pour emmener cette particule en son état de
mouvement à partir du repos.
L’énergie cinétique, étant une transformée du travail, s’exprime dans les mêmes unités que celui-ci.
L’énergie est donc la capacité d'un système à produire un travail.
5.3.2. Principe de la conservation de l’énergie cinétique
Lorsqu’une particule sous l’action des forces conservatives effectue des mouvements de va-et-vient entre
deux points 𝐴 et 𝐵, elle recouvre complètement son énergie cinétique chaque fois qu’elle revient en une
position antérieure. Par contre si au moins une force non conservative parmi les forces appliquées sur la
particule qui effectue des mouvements de va-et-vient entre deux points 𝐴 et 𝐵, elle ne recouvre pas
complètement son énergie cinétique chaque fois qu’elle revient en une position antérieure.
Parmi les forces conservatives, nous avons la force de pesanteur et la force de rappel d’un ressort. La
force de frottement est une force non conservative.
En appliquant le théorème de l’énergie cinétique, on comprend que :
• Le travail d’une force conservative ne dépend pas du parcours suivi, mais uniquement de la position
initiale et de la position finale de la particule sur laquelle est appliquée la force.
• Le travail d’une force conservative le long d’une trajectoire fermée est nul.
• Le travail d’une force non conservative dépend du parcours suivis par la particule.
5.4. Energie potentielle
On appelle énergie potentielle d’une particule, le travail que doit accomplir la résultante des forces
conservatives appliquées sur une particule pour la remmener en sa position de référence.
r r
EP = ∫r 0 ⃗⃗⃗⃗
FC dr = − ∫r F ⃗⃗⃗⃗C dr (5.10)
0
Ce travail ne dépend pas du chemin qui sera suivi par la particule. La variable r0 décrit la position de
référence de la particule. La variable r exprime le déplacement de la particule à partir d’une position de
référence, décrit à la fois la position de cette particule et la configuration du système tout entier.
La résultante des forces conservatives appliquées sur la particule est liée à l’énergie potentielle de la
particule par la relation (3.50) ou par la relation :
⃗⃗⃗⃗ ⃗ EP = −gradEP
FC = −∇ (5.11)
De cette relation, on dit que la résultante des forces conservatives appliquées sur la particule dérive d’un
potentielle.
Toutes les forces appliquées sont conservatives. Il en est de même de leur résultante. D’où
𝛥𝐸𝐶 + 𝛥𝐸𝑃 = 𝛥(𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 ) = 0 (5.14)
On appelle énergie mécanique d’une particule, la somme de son énergie cinétique et de son énergie
potentielle.
𝐸𝑀 = 𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 (5.15)
En l’absence de force non conservative, l’énergie mécanique d’une particule ne change pas.
La variation du moment linéaire d’une particule est égale à la résultante des forces appliquées sur la
particule.
6.1.2. Le système de particules
On appelle système de particules, une entité composée de plusieurs particules. Considérons un système
de n points matériels de masses 𝑚1 , 𝑚2 , …𝑚𝑛 de coordonnées 𝑟1 , 𝑟2 , 𝑟3 . . . . . 𝑟𝑛 . On appelle centre de
masse d’un système de particules, un point dont la position est décrite par le vecteur défini par :
𝑚1 𝑟1 +𝑚2 𝑟2 +𝑚3 𝑟3 ………..+𝑚𝑛 𝑟𝑛 ∑𝑛
𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖
𝑟𝑐𝑚 = = (6.9)
𝑚1 +𝑚2 +𝑚3 …………… +𝑚𝑛 ∑𝑛
𝑖=1 𝑚𝑖
Considérons maintenant des masses pesantes 𝑚1 , 𝑚2 , …𝑚𝑛 disposées de façon aléatoire dans un
système d’axes cartésiens. Les poids respectifs sont 𝑚𝑖 𝑔. Nous définissons le centre de poids ou centre
de gravité de la même manière que le centre de masses. Ainsi :
𝑚1 𝑟1 𝑔+𝑚2 𝑟2 𝑔+𝑚3 𝑟3 𝑔………..+𝑚𝑛 𝑟𝑛 𝑔 ∑𝑛
𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖 𝑔
𝑟𝐶𝐺 = = (6.13)
𝑚1 𝑔+𝑚2 𝑔+𝑚3 𝑔…………… +𝑚𝑛 𝑔 ∑𝑛
𝑖=1 𝑚𝑖 𝑔
La vitesse du centre de masse peut encore s’exprimer en termes de moments linéaires de particules de
la manière suivante :
⃗ 3 ………..+𝑝𝑛
𝑝1 +𝑝2 +𝑣 ∑𝑛 𝑝𝑖
𝑣𝑐𝑚 = = ∑𝑛𝑖=1 (6.15)
𝑚1 +𝑚2 +𝑚3 …………… +𝑚𝑛 𝑖=1 𝑚𝑖
Ainsi, lorsqu’on évalue le moment linéaire total d’un système de particules, on considère le système de
particules comme si toute sa masse était concentrée en son centre de masse.
On appelle accélération du centre de masse, la variation de la vitesse du centre de masse par unité de
temps.
⃗ 𝑐𝑚
𝑑𝑣 ⃗ 1 +𝑚2 𝛾
𝑚1 𝛾 ⃗ 2 +𝑚3 𝛾
⃗ 3 ………..+𝑚𝑛 𝛾
⃗𝑛 ∑𝑛 ⃗𝑖
𝑖=1 𝑚𝑖 𝛾
𝛾𝑐𝑚 = = = (6.16)
𝑑𝑡 𝑚1 +𝑚2 +𝑚3 …………… +𝑚𝑛 ∑𝑛
𝑖=1 𝑚𝑖
L’accélération du centre de masse peut encore s’exprimer en termes de forces extérieures appliquées aux
particules de la manière suivante :
𝐹1 +𝐹2 +𝐹3 ………..+𝐹𝑛 ∑𝑛 𝐹𝑖
𝛾𝑐𝑚 = = ∑𝑛𝑖=1 (6.17)
𝑚1 +𝑚2 +𝑚3 …………… +𝑚𝑛 𝑖=1 𝑚𝑖
Ainsi, sous l’action de forces extérieures, un système de particules se comporte comme si toute sa masse
était concentrée en son centre de masse.
6.1.3. Principe de conservation du moment linéaire
Il est clair que, si 𝐹 = 0 alors 𝑚𝑣 − m𝑣
⃗⃗⃗⃗0 donc 𝑣 = ⃗⃗⃗⃗
𝑣0 . On retrouve le principe de l’inertie que nous
avons énoncé précédemment.
Considérons maintenant le cas où un corps 𝐴 de masse 𝑚𝐴 agit sur un corps 𝐵 de masse 𝑚𝐵 par une
force 𝐹𝐴 . D’après le principe de l’action et de la réaction, le corps 𝐵 exerce sur le corps 𝐴 une force 𝐹𝐵
Et 𝐹𝐵 = −𝐹𝐴
Par application de la relation (6.5) successivement à 𝐴 et 𝐵 on obtient :
𝐹𝐴 𝑑𝑡 = 𝑚𝐴 𝑣𝐴 − 𝑚𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴0
𝐹𝐵 𝑑𝑡 = 𝑚𝐵 𝑣𝐵 − 𝑚𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵0
Comme 𝐹𝐵 = −𝐹𝐴 , on a :
𝑚𝐵 𝑣𝐵 − 𝑚𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵0 = −(𝑚𝐴 𝑣𝐴 − 𝑚𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴0 )
𝑚𝐵 𝑣𝐵 − 𝑚𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵0 = −𝑚𝐴 𝑣𝐴 + 𝑚𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴0
𝑚𝐴 𝑣𝐴 + 𝑚𝐵 𝑣𝐵 = 𝑚𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴0 + 𝑚𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵0
𝑝𝑓 = 𝑝𝑖 (6.18)
Cette relation montre qu’en l’absence des forces extérieures, le moment linéaire total d’un système de
particules ne change pas.
6.2. Applications : Etude des collisions élastiques à une dimension
Une collision est élastique dans la mesure où l’énergie cinétique totale est conservée. En effet, lors d’une
déformation plastique produite par le choc de deux corps, une partie de l’énergie cinétique est utilisée à
produire cette déformation et n’est restituée en aucune manière.
Considérons le cas d’une collision de deux particules 𝐴 et 𝐵 de masses 𝑚𝐴 et 𝑚𝐵 telle que les vitesses
des deux sphères aient la direction commune de la droite qui joint les centres avant et après la collision.
Les particules sont donc animées d’un mouvement de translation et non d’un mouvement de rotation.
En termes des composantes des vecteurs de la relation (6.20), suivant un axe 0X orienté parallèlement à
la droite définie par le centre des corps cette relation s’écrit :
𝑚𝐴 𝑉𝐴 + 𝑚𝐵 𝑉𝐵 = 𝑚𝐴 𝑉𝐴 ′ + 𝑚𝐵 𝑉𝐵 ′ (6.21)
La résolution du système des deux équations (6.21) et (6.22) conduit au résultat suivant :
(𝑚𝐴 −𝑚𝐵 )𝑉𝐴 +2𝑚𝐵 𝑉𝐵
𝑉𝐴 ′ = (6.22)
𝑚𝐴 +𝑚𝐵
(𝑚𝐵 −𝑚𝐴 )𝑉𝐵 +2𝑚𝐴 𝑉𝐴
𝑉𝐵 ′ = (6.23)
𝑚𝐴 +𝑚𝐵
Les vitesses sont après la collision dirigées vers le sens du mouvement. Il y a alors accompagnement des
particules.
• Supposons le deuxième corps immobile et 𝑚𝐴 < 𝑚𝐵 , 𝑉𝐴 ′est alors négative. Cela signifie qu’après la
collision le premier corps se déplacera dans le sens contraire du mouvement. Il y a alors
rebondissement de la particule A sur la particule B.
Les variables linéaires et angulaires sont liées par les relations suivantes.
⃗ ˄𝑟 𝑒𝑡 𝛾 = −𝜔2 𝑟 + 𝐴˄𝑟
∆𝑆 = ∆𝜃𝑟, 𝑣 = 𝜔 (7.2)
𝛥𝑆, est la distance parcourue sur la trajectoire circulaire.
𝑴 ⃗⃗ = 𝑰 𝒅𝝎
⃗⃗⃗ = 𝑰𝑨 (7.4)
𝒅𝒕
M est le moment de force, et 𝑨 est l’accélération, angulaire produite par le moment de force appliquée.
Le paramètre 𝑰 s’appelle moment d’inertie du corps considéré par rapport à l’axe de rotation.
L’accélération angulaire est inversement proportionnelle au moment d’inertie. Le moment d’inertie est la
mesure de la résistance d’un solide à la modification de son moment angulaire.
Ainsi, de même que la masse contient les propriétés d’inertie des corps en mouvement de translation, le
moment d’inertie contient les propriétés d’inertie des corps en mouvement de rotation autour d’un axe.
De même, par analogie à la définition du moment linéaire en termes de la vitesse linéaire comme une
propriété qui caractérise l’état de mouvement de translation d’un corps, le concept de moment angulaire
ou moment cinétique est défini conformément à la première et à la deuxième loi de Newton comme une
propriété vectorielle qui caractérise l’état de mouvement de rotation d’un corps autour d’un axe, de sorte
qu’en l’absence de moment de force, le corps demeure au repos ou en mouvement de rotation uniforme
autour d’un axe avec un vitesse de rotation constante. Le moment angulaire 𝑳 ⃗ est définie par :
⃗𝑳 = 𝑰𝝎
⃗⃗⃗ (7.5)
Pour comprendre la relation qui existe entre la force et moment de force, prenons l’exemple quand on
ouvre la porte en appliquant une force en un point pour produire un moment de force qui, à son tour,
produit une accélération angulaire. L’accélération angulaire produit enfin le déplacement angulaire
nécessaire pour l’ouverture ou la fermeture de la porte.
Le comportement de la porte après l’application de la force dite linéaire dépend d’une part, de la position
du point d’application et d’autre part, de l’orientation de cette force. L’accélération produite est
proportionnelle à la distance entre le point d’application de la force et l’axe de rotation. Ainsi,
⃗⃗ = 𝑟˄𝐹 𝑒𝑡 𝐿
𝑀 ⃗ = 𝑟˄𝑝 (7.6)
La variation du moment angulaire par unité de temps donne le moment de force, comme la variation du
moment linéaire par unité de temps donne la force.
⃗
⃗𝑭 = 𝒅𝒑⃗ 𝒆𝒕 ⃗𝑴
⃗⃗ = 𝒓 ⃗ =𝒓
⃗ ˄𝑭
⃗
𝒅𝒑
⃗˄ =
𝒅𝑳
(7.7)
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
On appelle puissance d’un moment de force, le travail de ce moment de force par unité de temps.
∆𝑊
𝑃= ⃗⃗ 𝜔
=𝑀 ⃗ (7.9)
∆𝑡
𝑑𝑖
𝑚𝑖
𝜃𝑖
𝑟𝑖
𝐴
Lorsque le corps est considéré comme un milieu continu, c’est-à-dire que l’on ne peut pas dénombrer les
particules qui constituent le corps, on remplace la somme par l’intégrale de la manière suivante :
𝐼 = ∫ 𝑑2 𝑑𝑚 (7.13)
Figure 7.2: Moment d’inertie d’un cerceau ou une jante par rapport à son axe principal.
7.6.2. Moment d’inertie d’une tige homogène de longueur L par rapport à son axe
perpendiculaire passant par son milieu.
Soit 𝜆 la densité linéaire de la tige. Considérons un élément infinitésimal de la tige de masse 𝑑𝑚 et de
longueur dx : 𝑑𝑚 = 𝜆𝑑𝑥.
Figure 7.3: Moment d’inertie d’une tige homogène de longueur L par rapport à son axe perpendiculaire passant par son
milieu.
+𝐿/2 1 1
𝐼 = ∫ 𝑑 2 𝑑𝑚 = ∫−𝐿/2 𝑥 2 𝜆𝑑𝑥 = 12 𝑀𝐿2 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑀 = 𝜆𝐿 ⇒ 𝐼 = 12 𝑀𝐿2 (7.15)
7.6.3. Moment d’inertie d’une tige homogène de longueur L par rapport à son axe
perpendiculaire passant par l’une de ses extrémités.
Soit 𝜆 la densité linéaire de la tige. Considérons un élément infinitésimal de la tige de masse 𝑑𝑚 et de
longueur 𝑑𝑥 : 𝑑𝑚 = 𝜆𝑑𝑥 , Soit 𝑥 la distance entre 𝑑𝑚 et l’axe de rotation.
Le moment d’inertie est
+𝐿 1
𝐼 = ∫ 𝑑2 𝑑𝑚 = ∫0 𝑥 2 𝜆𝑑𝑥 = 3 𝑀𝐿2 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑀 = 𝜆𝐿
1
𝐼 = 3 𝑀𝐿2 (7.16)
Figure 7.4: Moment d’inertie d’une tige homogène de longueur L par rapport à son axe perpendiculaire passant par l’une de
ses extrémités.
7.6.4. Moment d’inertie d’un disque ou cylindre homogène par rapport à son axe
principal.
On suppose que l’épaisseur du disque est négligeable. Soit 𝜎 la densité superficielle du disque. 𝑀 =
𝜎𝑆 = 𝜎(𝜋𝑅 2 ) Est la masse totale du cerceau. Considérons un élément infinitésimal du disque en forme
de cerceau de masse 𝑑𝑚 et de même centre que le disque : 𝑑𝑚 = 𝜎(2𝜋𝑟)𝑑𝑟. 𝑑𝑟 Est la largeur de
l’élément infinitésimal en forme de cerceau, et 𝑟 son rayon.
Figure 7.5: Moment d’inertie d’un disque ou cylindre homogène par rapport à son axe principal.
Le moment d’inertie de l’élément infinitésimal en forme de cerceau est 𝑑𝐼 = 𝑟 2 𝑑𝑚. Le moment d’inertie
du disque est alors donné par :
+𝑅 1
𝐼 = ∫ 𝑑2 𝑑𝑚 = ∫0 𝑟 2 𝜎(2𝜋𝑟)𝑑𝑟 = 2 𝑀𝑅 2
1
𝐼 = 2 𝑀𝑅 2 (7.17)
7.6.5. Moment d’inertie d’une sphère creuse par rapport à un axe passant par son
centre
Figure 7.6: Moment d’inertie d’une sphère creuse par rapport à un axe passant par son centre.
Définissons les moments d’inertie par rapport aux trois axes orthogonaux respectifs 0𝑋, 0𝑌 et 0𝑍
𝐼𝑋 = ∫(𝑦 2 + 𝑧 2 )𝑑𝑚 , 𝐼𝑦 = ∫(𝑥 2 + 𝑧 2 )𝑑𝑚 𝑒𝑡 𝐼𝑧 = ∫(𝑥 2 + 𝑦 2 )𝑑𝑚
Pour une sphère creuse 𝑟 = 𝑅 et donc 3𝐼 = 2𝑚𝑅 2. Le moment d’inertie d’une sphère creuse de rayon
𝑅 est donc égale à :
2
𝐼 = 3 𝑀𝑅 2 (7.18)
7.6.6. Moment d’inertie d’une sphère pleine par rapport à un axe passant par le centre
de sphère
La sphère pleine peut être décomposée en coques sphériques d’épaisseur 𝑑𝑟 et de masse surfacique
𝜌𝑑𝑟.
2 𝑅 8𝜋 2
𝐼 = 𝐼𝑋 + 𝐼𝑌 + 𝐼𝑍 = 3 ∫0 (4𝜋𝑟 2 𝜌𝑑𝑟) 𝑟 2 = 𝜌𝑅 5 = 5 𝑚𝑅 2
15
4𝜋
Le moment d’inertie d’une sphère creuse de rayon 𝑅 et de masse 𝑚 = 3
𝜌𝑅 3 est donc égale à :
2
𝐼 = 5 𝑀𝑅 2 (7.19)
𝑀
𝜌=𝑉 (8.1)
Lorsque la masse n’est pas uniformément répartie à travers tout le volume de la substance, on dit que la
masse volumique n’est uniforme. On écrira :
𝑑𝑀
𝜌=
𝑑𝑉
(8.2)
Les dimensions de la masse volumique sont les suivantes : [𝜌] = 𝑀𝐿−3
Les unités sont :
Unité MKSA : 𝑘𝑔/𝑚3
Unité CGS : 𝑔/𝑐𝑚3
La masse spécifique d’une substance est le rapport entre la masse volumique de la substance considérée
et la masse volumique d’une substance de référence.
𝜌
𝑑 = 𝜌𝑆 (8.3)
0
8.3. La pression
La pression exercée par le fluide sur une surface est la force exercée par ce fluide par unité de cette
surface.
𝐹
𝑝= (8.4)
𝑆
Lorsque la force n’est pas uniformément répartie à travers la surface, la pression n’est constante. On
écrira :
𝑑𝐹
𝑝= (8.5)
𝑑𝑆
Dans un fluide :
• La pression s’exerce dans toutes les directions.
• La force due à la pression que les fluides au repos exercent agit toujours perpendiculairement à toute
la surface avec laquelle ils sont en contact.
8.4. La viscosité
C’est une grandeur qui caractérise les frottements internes du fluide, autrement dit sa capacité à s’écouler.
Elle caractérise la résistance d'un fluide à son écoulement lorsqu'il est soumis à l'application d'une force.
C’est à dire, les fluides de grande viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité
s'écoulent facilement. Elle peut être mesurée par un viscosimètre à chute de bille, dans lequel
en mesure le temps écoulé pour la chute d’une bille dans le fluide. Elle peut également être mesurée par
un récipient dont le fond comporte un orifice de taille standardisée. La vitesse à laquelle le fluide s'écoule
par cet orifice permet de déterminer la viscosité du fluide. La viscosité est déterminée par la capacité
d'entraînement que possède une couche en mouvement sur les autres couches adjacentes.
En conclusion, les fluides peuvent être classés en fluides parfaits (sans frottement), fluides réels (avec
frottement), fluides incompressibles (liquides) et fluides compressibles (gaz). Les fluides sont caractérisés
par les propriétés suivantes : la masse volumique, la masse spécifique, la pression et la viscosité. Ces
propriétés seront utilisées ultérieurement. Le comportement mécanique et les propriétés physiques des
fluides compressibles et ceux des fluides incompressibles sont différents. En effet, les lois de la mécanique
des fluides ne sont pas universelles. Elles sont applicables uniquement pour une classe de fluides donnée.
Conformément à la classification qui a été faite, les lois relatives à chaque type de fluides seront exposées
dans la suite du cours d’une façon indépendante.
8.5. Equation générale de la statique des fluides
Prenons un fluide quelconque pour lequel on cherche à déterminer la pression à une hauteur 𝑦 située
au-dessus d’un point de référence.
A l’intérieur de ce fluide, précisément à la hauteur 𝑦, on délimite un minuscule volume en forme de plaque
dont l’aire est donnée par 𝐴 et l’épaisseur 𝑑𝑦. La pression du fluide sur la plaque exerce donc une force
égale à 𝑃𝐴 vers le haut et (𝑃 + 𝑑𝑃)𝐴 vers le bas.
La seule autre force qui agit verticalement sur ce volume est la force infinitésimale de gravitation 𝑑𝑤 , qui
s’exprime par :
𝑑𝑤 = 𝑑𝑚𝑔 = 𝜌𝑔𝑑𝑉 = 𝜌𝑔𝐴𝑑𝑦 (8.6)
Le fluide est immobile, le volume choisi est en équilibre, par conséquent, la force nette agissant sur lui
doit être nulle. Ainsi,
𝑃𝐴 − (𝑃 + 𝑑𝑃)𝐴 − 𝜌𝑔𝐴𝑑𝑦 = 0
𝑃𝐴 − 𝑃𝐴 − 𝐴𝑑𝑃 − 𝜌𝑔𝐴𝑑𝑦 = 0
𝑑𝑃
−𝑑𝑃 − 𝜌𝑔𝑑𝑦 = 0 ⇒ = −𝜌𝑔
𝑑𝑦
Le signe négatif indique que la pression diminue à mesure que la hauteur augmente, c’est-à-dire qu’elle
s’accroît avec la profondeur (alors que la hauteur diminue). Lorsque la pression à l’intérieur d’un fluide
égale 𝑃1 à une hauteur 𝑦1 et 𝑃2 à une hauteur 𝑦2 , on peut intégrer :
𝑃2 2 𝑦
∫𝑃 𝑑𝑃 = − ∫𝑦 𝜌𝑔𝑑𝑦
1 1
𝑃2 − 𝑃1 = −𝜌𝑔(𝑦2 − 𝑦1 )
En équilibre :
𝛾𝑑𝑥𝑑𝑦 𝛾𝑑𝑥𝑑𝑦 1 1
𝑃1 𝑑𝑥𝑑𝑦 − 𝑃2 𝑑𝑥𝑑𝑦 − − = 0 ⇒ 𝑃1 − 𝑃2 = 𝛾 (𝑅 + 𝑅 ) (8.11)
𝑅1 𝑅2 1 2
Remarque
Si la concavité est tournée vers le haut, nous avons 𝑃1 − 𝑃2 < 0. La relation ci-dessus reste vérifiée si
l’on convient d’orienter les rayons positivement si le liquide est convexe.
2𝛾
𝑝1 − 𝑝2 = , pour l’ascension capillaire
𝑅
2𝛾
𝑝2 − 𝑝1 = , pour la dépression capillaire
𝑅
Nous verrons plus loin que la viscosité y produit une diminution de pression ou « perte de charge ». Si la
section varie, à la plus petite section correspond la plus petite pression. Le théorème de Bernoulli le long
de la ligne de flux représentée donne
𝜌𝑣12 𝜌𝑣22
𝑝1 + = 𝑝2 +
2 2
Le théorème de continuité dit que :
𝑣1 𝑆1 = 𝑣2 𝑆2
En 1→𝑆1 𝑣1 𝑝1
En 2→ 𝑆2 < 𝑆1 𝑣2 > 𝑣1 𝑝2 > 𝑝1
En 3→ 𝑆3 = 𝑆1 𝑣3 = 𝑣1 𝑝3 = 𝑝1
Le tube de Venturi est un appareil qui se compose d’un convergent (1), d’un col (2) et d’un divergent (3).
Il sert à mesurer les débits. En pratique, on plonge le tube dans le flux du fluide et on prélève les pressions
𝑃1 et 𝑃2 pour en déduire le débit.
𝜋𝑅 4
𝑄= (𝑃1 − 𝑃2 ) (9.5b)
8𝜂𝐿
L est la longueur de la conduite et 𝑅 son rayon.
9.6. La viscosité
Nous avons défini un fluide parfait par la condition que la force de contact exercée sur un élément de
surface ds d’une particule de fluide soit perpendiculaire à ds.
Dans le cas contraire, le fluide est visqueux. La composante tangentielle de la force de contact est la
force de viscosité analogue à la force de frottement solide. Cette force de viscosité n’existe que quand il
y a une différence de vitesse entre l’élément considéré et l’élément voisin.
Considérons l’élément dS de surface d’un élément de fluide. Soit 𝑛 la normale à cet élément de surface,
𝑑𝑣
est le gradient de la vitesse selon la normale. La couche de fluide voisine de 𝑑𝑆 exerce sur ds une
𝑑𝑛
force tangentielle :
𝑑𝑣
𝑑𝐹𝑇 = 𝜂𝑆 𝑑𝑛 (9.5c)
Où 𝜂 est par définition, le coefficient de viscosité dynamique et s’exprime en poise (cgs), en SI en pascal
seconde ou poiseuille (1 𝑃𝑎. 𝑠 = 10 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑒𝑠).
Exemples :
Eau à 20 °𝐶 : 𝜂 = 0,010 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑒;
Eau à 60 °𝐶 : 𝜂 = 0,006 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑒;
Air à 23 °𝐶 : 𝜂 = 1,834 10−4 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑒
On définit également la viscosité cinématique :
𝜂
𝑣=𝜌 (9.6)
Il faut, pour vaincre les forces de viscosité une différence de pression qu’on appelle « perte de charge ».
Ces forces de pression travaillent (ce travail transformé en chaleur) et la puissance mise en jeu est égale :
𝑑𝐿 𝑑𝐿 𝑑𝐿
𝑃 = 𝐹 𝑑𝑛 = (𝑝 − 𝑝′ )𝑆 𝑑𝑛 = (𝑝 − 𝑝′ )𝑄 𝑜ù 𝑄 = 𝑆 𝑑𝑛 (9.7)
𝑄, est le débit.
On pose
𝑉𝑚 𝑑
𝑅𝑒 = (9.9)
𝑣
𝜂
𝑣=𝜌 𝑒𝑡 𝑑 = 2𝑟, le diamètre hydraulique
2𝑉𝑚 𝑟𝜌
𝑅𝑒 = (9.10)
𝜂
𝑑𝑣
𝐹(𝑟) = −𝜂 𝑑𝑟 2𝜋 𝑟𝑑𝑥
L’équation (11.12) est appelée formule de Poiseuille. La figure ci-dessous montre le profil de la distribution
des vitesses.
Figure 9.7: Profil de la distribution des vitesses de particules fluides dans une conduite.
b) Débit
A travers la section de notre élément, le débit est :
𝑑𝑄 = 2𝜋𝑟𝑑𝑟𝑣
Le débit à travers la conduite est :
𝑅 𝑅 (𝑝−𝑝′ )(𝑅 2 −𝑟 2 )
𝑄 = ∫0 2𝜋𝑟𝑑𝑟𝑣 = ∫0 2𝜋𝑟𝑑𝑟 (9.13)
4𝜂𝑑𝑥
L’équation (11.13) est une autre forme de la formule de Poiseuille
𝑅
(𝑝−𝑝′ )𝑟 4 (𝑝−𝑝′ )𝑅 4
𝑄 = [2𝜋 ] =𝜋 (9.14)
16𝜂𝐿 0 8𝜂𝐿
Cœur Organes
Artères
Capillaires
Veines
Le cœur est un organe musculaire muni de quatre cavités, de la forme d'un œuf. Appareil central de la
circulation du sang.
Nous pouvons utiliser les renseignements des liquides pour comprendre certains détails de la circulation
sanguine. Pendant la période de repos (diastole), les oreillettes se remplissent de sang ; lors de leur
contraction (systole auriculaire), elles envoient une partie de leur contenu dans les ventricules
correspondants. Ceux-ci, en se contractant (systole ventriculaire), chassent le sang dans l’artère
pulmonaire, d’une part, dans l’aorte, d’autre part.
Oreillettes et ventricules sont séparés entre eux et des conduits sanguins par des soupapes appelées
« valvules ». C’est évidemment le travail des ventricules qui est le plus important : il est cependant
diminué et facilité par l’élasticité des artères.
Lorsque le sang quitte la plus grosse artère, l’aorte, il se rend dans les artères principales conduisant à
toutes les parties du corps. Elles se subdivisent en artérioles et celles-ci en de très nombreux petits
capillaires du poumon, les globules rouges se chargent d’oxygène, tandis que lorsqu’il passe à travers les
capillaires des autres parties du corps, les globules rouges abandonnent l’oxygène et se chargent
d’anhydride carbonique.
Les éléments physiques de la circulation sont :
• La masse de sang envoyée à chaque systole ventriculaire ; celle-ci est d’environ 100 𝑔 de sorte que,
après 50 pulsations en moyenne, la masse entière du sang (environ 5 𝑘𝑔 ) a fait un tour.
• La pression moyenne du sang dans les vaisseaux est à peu près constante dans les grosses artères
ainsi que dans les veines ; c’est dans les capillaires que se produit la plus grande diminution de
pression. La valeur moyenne de la pression est de 1,3 𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑑′ 𝑒𝑎𝑢(13 𝑘𝑃𝑎) dans l’aorte, elle
tombe à 10 𝑐𝑚(0,1 𝑘𝑃𝑎) moins encore dans les veines caves.
• La vitesse moyenne de circulation du sang qui est d’environ 50 𝑐𝑚/𝑠 à l’origine de l’aorte tombe à
1cm/sec dans les capillaires.
Il ne faut pas confondre la vitesse du sang avec la vitesse de l’onde de pression émise à chaque
contraction du ventricule et qui se propage le long de l’artère (pouls). Cette vitesse de propagation est
d’environ 9 𝑚/𝑠.
Calcul du travail mécanique du cœur : La pression moyenne dans l’aorte étant équilibré par
1,3 𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑑′ 𝑒𝑎𝑢 et le volume de sang déplacé étant 100 𝑐𝑚3, le travail moyen est, pour le cœur gauche
de :
130.981.100 = 12 753 000 𝑒𝑟𝑔𝑠 ≈ 1,3 𝐽
Soit en une minute, à raison de 72 systoles à la minute :
12 753 000.72 = 918 216 000 ≈ 92. 107 𝑒𝑟𝑔𝑠 = 92 𝐽
En 24 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠, le travail accompli par le cœur gauche est donc de l’ordre de 13 500 𝑘𝑔𝑚, la pression étant
moins grande dans le cœur droit (environ le tiers de la première), le travail n’est que de 4000 𝑘𝑔𝑚. Au
total, le travail mécanique du cœur atteint journellement le nombre très élevé de 15 000 à 20 000 𝑘𝑔𝑚 ≈
20. 104 𝐽.
9.10.2. Rôle de la gravitation dans la circulation sanguine
Les êtres humains ainsi que certains animaux doivent vaincre la force de gravitation dans le transport du
sang sur une grande distance verticale.
En effet, certains animaux tels que les serpents, les anguilles et même les lapins, meurent si on les
maintient la tête vers le haut. Cela se produit parce que le sang est retenu dans les extrémités inférieures
et que leur cœur ne reçoit plus de sang de la part du système veineux.
• Dans la position couchée, les pressions sont presque partout les mêmes. La faible chute de pression
entre le cœur et les pieds ou le cerveau est due aux forces de frottement visqueux.
• Dans la position debout, les pressions en ces trois points sont cependant fort différentes.
• Les effets de viscosité étant faibles, nous pouvons recourir au théorème de Bernoulli pour analyser la
situation. Les vitesses de circulation dans les trois artères sont petites et égales.
1 1 1
𝑃𝑃 + 𝜌𝑔ℎ𝑃 + 𝜌𝑣𝑃 2 = 𝑃𝐶 + 𝜌𝑔ℎ𝐶 + 𝜌𝑣𝐶 2 = 𝑃𝐶𝑉 + 𝜌𝑔ℎ𝐶𝑉 + 𝜌𝑣𝐶𝑉 2
2 2 2
(9.18)
D’où
𝑃𝑃 = 𝑃𝐶 + 𝜌𝑔ℎ𝐶 = 𝑃𝐶𝑉 + 𝜌𝑔ℎ𝐶𝑉 (9.19)
Avec indice 𝑃 pieds ; 𝐶 cœur et 𝐶𝑉 cerveau. 𝜌, est la masse volumique du sang
Ainsi, pour un homme normal ( 1,70 𝑚 ; 70 𝑘𝑔, le cœur est à 1,30 𝑚), on a :
𝑃𝑃 − 𝑃𝐶 = 𝜌𝑔ℎ𝐶 = (1,0595 ⋅ 103 𝑘𝑔𝑚−3 )(9,81𝑚𝑠 −2 )(1,3𝑚) = 13,5𝑃𝑎
La pression exercée par le cœur 𝑃𝐶 est de l’ordre de 13,3 𝑘𝑃𝑎 de sorte que 𝑃𝑃 = 26,8 𝑘𝑃𝑎 et 𝑃𝐶𝑉 =
9,3 𝑘𝑃𝑎.
Afin de limiter le drainage du côté veineux de la partie supérieure du corps, et particulièrement au départ
du cerveau où un volume sanguin et un débit constant sont extrêmement importants, les muscles
entourant les veines se contractent et provoquent une constriction (pression, resserrement circulaire).
Dans les extrémités inférieures, il y a un problème de pompage du sang vers le haut du fait que les veines
ont une capacité de dilatation passive et de stockage du sang beaucoup plus importante que les artères.
Les veines des extrémités comportent des valvules qui s’ouvrent chaque fois que le sang coule en
direction du cœur et qui se ferment lorsque le sang se déplace dans le sens inverse. Les contractions
musculaires (dues à la respiration et aux mouvements) compriment les veines et ce sont les valvules qui
font que le flux sanguin résultant se déplace dans la direction du cœur.
• L’importance de cet effet est illustrée par le fait qu’un soldat, obligé de se tenir au debout, peut
s’évanouir à cause d’un retour sanguin insuffisant. Une fois couché, les pressions s’égalisent et le
soldat reprend conscience.
• Lorsqu’une personne en position debout subit une accélération 𝛾 vers le haut, son poids effectif
devient 𝑚(𝑔 + 𝛾). Appliquons le théorème de Bernoulli au cerveau et au cœur, 𝑔 étant remplacé
par (𝑔 + 𝛾).
𝑃𝐶𝑉 + 𝜌(𝑔 + 𝛾)ℎ𝐶𝑉 = 𝑃𝐶 + 𝜌(𝑔 + 𝛾)ℎ𝐶 (9.20)
𝑃𝐶𝑉 = 𝑃𝐶 + 𝜌(𝑔 + 𝛾)(ℎ𝐶𝑉 + ℎ𝐶 ) (9.21)
La pression du sang dans le cerveau sera donc réduite encore davantage. L’expérience montre que si a
est égal à 2 𝑜𝑢 3 𝑔un être humain s’évanouit par suite de l’écrasement des artères dans le cerveau. Ceci
limite la vitesse avec laquelle un pilote d’avion peut sortir d’un vol en piqué. Un phénomène analogue est
la sensation d’étourdissement qui se produit parfois quand on se lève subitement.
9.10.3. Mesure de la tension artérielle
La mesure de la tension artérielle au bras d’une personne fournit une valeur proche de la pression au
voisinage du cœur puisque :
• Le bras est à peu près au même niveau que le cœur (principe des surfaces équipotentielles, à la
même hauteur, même pression si la masse volumique est constante) ;
• L’artère brachiale est facile à comprimer car le bras ne comporte qu’un seul os.
La pression nécessaire à cette opération est mesurée au moyen d’un instrument familier et fort pratique,
appelé le sphygmomanomètre.
Pendant un cycle cardiaque complet, la pression dans le cœur et dans le système circulatoire passe par
un maximum (correspondant à la phase de pompage du cœur) et par un minimum (correspondant à la
relaxation du cœur qui se remplit alors du sang renvoyé par les veines).
Les valeurs mesurées des pressions systolique et diastolique sont généralement présentées sous la forme
d’un rapport entre les deux.
Exemple : Pour un homme adulte :
tension. De plus, l’accélération du point matériel a deux composantes : une composante tangentielle ⃗⃗⃗
𝛾𝑡 et
une composante normale ⃗⃗⃗ 𝛾𝑛 .
𝐿
𝜃 ⃗
𝑇
L
𝜃
⃗⃗⃗
𝐹𝑛
⃗⃗⃗𝑡
𝐹
𝐹
Figure 10.1: Mouvement dû à l’action d’une force variable en grandeur, direction et sens : cas du pendule simple
(10.7) est l’équation d’un oscillateur harmonique. La solution de cette équation est du type :
𝑔
𝜃 = 𝜃0 𝑐𝑜𝑠( 𝜔 𝑡 + 𝜙) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜔 = √𝐿 (10.8)
1°) L’angle de déviation n’intervient pas dans la formule de la période. Ainsi : les petites oscillations sont
isochrones. Cette loi est valable pour des angles d’écart allant jusqu’à 5 degrés. (Application :
l’horloge).
2°) En un même lieu, la période est proportionnelle à la racine carrée de la longueur du pendule. Un
pendule 4 fois plus long aura une période 2 fois plus longue.
3°) Dans les localités différentes, la période est inversement proportionnelle à la racine carrée de
l’accélération gravifique. (Application : prospection minière).
4°) La période est indépendante de la masse et de la substance du pendule.
5°) Le plan d’oscillation du pendule reste invariable.
10.3.2. Oscillation harmonique d’une masse placée à l’extrémité d’un ressort.
Si on allonge un ressort d’une longueur 𝑥, il s’exerce une force de rappel proportionnelle à l’allongement :
𝐹 = −𝑘𝑥 (10.10)
Où k est la constante de rappel.
Figure 10.2: Oscillation harmonique d’une masse placée à l’extrémité d’un ressort.
Si nous déplaçons d’une longueur 𝑥 une masse pesante suspendue à l’extrémité du ressort, la loi de son
mouvement sera :
𝐹 = 𝑚𝛾 (10.11)
Suivant l’axe des 𝑋, on a :
𝑑2 𝑥 𝑑2 𝑥 𝑘
𝑚 𝑑𝑡 2 = −𝑘𝑥 , soit +𝑚𝑥 = 0 (10.12)
𝑑𝑡 2
D’où
𝑘
𝑥 = 𝑥0 𝑠𝑖𝑛( 𝜔 𝑡 + 𝜙), avec 𝜔 = √𝑚 (10.13)
10.4. Amortissement
Dans l’étude du pendule simple, nous avons implicitement supposé que le mouvement se déroulait en
l’absence de frottement, donc qu’il n’y avait pas d’énergie perdue par le pendule au profit du milieu
environnant. Mais, dans la pratique, il n’en est jamais ainsi : nous observons toujours des oscillations dont
l’amplitude décroit graduellement et finit par s’annuler. En d’autres termes, le mouvement est amorti. Pour
rendre compte de cette observation, il faut prendre en considération l’existence du frottement : celui-ci se
manifeste par une force opposée à la vitesse, donc de la forme −𝑓𝑣, f étant une constante
Les forces de frottement visqueux (qui existent dans l’air) sont proportionnelles à la vitesse et s’opposent
au mouvement.
En l’absence d’amortissement l’équation s’écrit :
𝑑2 𝑥
𝑚 𝑑𝑡 2 + 𝑘𝑥 = 0 (10.14)
Ayant pour solution
𝑘
𝑥 = 𝐴 𝑐𝑜𝑠( 𝜔0 𝑡 + 𝜙) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜔 0 = √𝑚 (10.15)
Où 𝜔0 , la pulsation propre
En présence d’amortissement, l’équation devient :
𝑑2 𝑥 𝑑𝑥
𝑚 𝑑𝑡 2 + 𝑓 𝑑𝑡 + 𝑘𝑥 = 0 (10.16)
C’est une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constant d’équation
caractéristique :
𝑟 2 + 2𝛼𝜔0 𝑟 + 𝜔0 2 (10.19)
Où 𝑟 est donc solution de l’équation caractéristique
𝑟 2 + 2𝛼𝜔0 𝑟 + 𝜔0 2 = 0 → 𝛥′ = 𝜔0 2 (𝛼 2 − 1) (10.20)
1er Cas : 𝛥′ > 0 ⇒ 𝛼 > 0 𝑜𝑢 𝛼 > 𝜔0 , amortissement élevé. Il s’agit d’un amortissement exponentiel,
il n’y a aucune oscillation. La particule revient à sa position d’équilibre sans la traverser.
2èmeCas : 𝛥′ = 0 ⇒ 𝛼 = 1 𝑜𝑢 𝛼 = 𝜔0 , amortissement critique, la solution est apériodique. Le
mouvement n’est plus oscillatoire et on peut montrer que le système est ramené à sa position d’équilibre
dans le temps plus court.
3ème Cas : 𝛥′ < 0 ⇒ 𝛼 < 1 𝑜𝑢 𝛼 < 𝜔0 , amortissement très faible. Les amplitudes décroissent
régulièrement en fonction du temps.
10.5. Vibrations forcées : résonances
10.5.1. Equation
Le résultat d’un système oscillant est tel qu’au bout d’un certain temps, les oscillations libres sont tellement
amorties que le mouvement cesse. Pour entretenir un tel mouvement, il faudra produire constamment de
l’énergie c-à-d, appliquer une force extérieure. D’où l’équation devient :
𝑑2 𝑥 𝑑𝑥
𝑚 𝑑𝑡 2 + 𝑓 𝑑𝑡 + 𝑘𝑥 = 𝐹0 𝑐𝑜𝑠 𝜔 𝑡 (10.21)
10.5.2. Résonance
𝑘 𝑓
On sait que 𝜔0 2 = 𝑚 𝑒𝑡 𝛾 = 𝑚 = 2𝛼𝜔0
Si la propagation de l’onde se fait dans une seule direction, on parle d’une onde plane. Exemple une
compression qui se propage le long d’un ressort, une perturbation qui se propage le long d’une corde
tendue.
Si l’onde se propage dans toutes les directions à partir d’une source, on parle d’une onde sphérique.
Exemple : la propagation de la lumière.
Une onde est le résultat de la propagation d’un mouvement vibratoire dans un milieu quelconque. On
appelle une surface d’onde, le lieu des points qui se mettent ensemble en branle et qui par suite, sont
toujours, au même instant, dans la même phase de vibration.
𝐹 𝐹 𝐹𝐿
𝑣 = √𝜇 = √𝑚/𝐿 = √ 𝑚 (11.1)
b) Remarque.
La propagation d’un ébranlement ne correspond jamais à un transport définitif de matière d’un point à un
autre. En général, les fluides ne transmettent que les déformations longitudinales. Cependant une
déformation transversale peut se propager à la surface d’un liquide (ex. rides provoqués par un caillou
jeté convenablement à la surface d’une eau stagnante).
11.4. Propagation d’un mouvement sinusoïdal
On doit considérer le mouvement comme une succession de déformations avec une célérité constante.
Nous utilisons l’onde transversale d’une corde pour illustrer les propriétés générales des ondes.
Soit une longue corde tendue suivant l’axe des 𝑋, le long de laquelle une onde transversale se propage.
Y Y Vt
t=0
t=t
x x
0 0
(a)
(b)
C’est une équation à double période : période du temps et période des espaces.
C’est le sens de l’ouïe qui permet de percevoir les sons : ces derniers doivent donc se propager de la
source jusqu’à à l’observateur.
• Le son ne se propage pas dans le vide ; il est transmis par les milieux gazeux, liquide ou solide ; sa
propagation n’est pas instantanée. La propagation du son dans un milieu donné se fait avec la même
vitesse quel que soit le son émis.
• C’est une vibration longitudinale ayant pour célérité dans l’air égale à 330 𝑚/𝑠.
11.5.2. Quelques valeurs de la célérité du son
• Vitesse du son dans l’eau de mer à 15 °𝐶 ∶ 𝑐 = 1500 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans le tissu humain (mou) : 𝑐 = 1540 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans l’acier à 15 °𝐶 ∶ 𝑐 = 5000 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans la glace : 𝑐 = 3950 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans le verre : 𝑐 = 5000 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans le caoutchouc : 25 𝑚/𝑠 < 𝑐 < 70 𝑚/𝑠
• Vitesse du son dans le gaz carbonique : 𝑐 = 259 𝑚/𝑠
Timbre
Le Timbre est la qualité d'émission d'un son spécifique à un instrument donné ou à la voix. Le timbre d'un
son dépend de nombreux facteurs. Le ou les matériaux qui constituent l'instrument (bois, cuivres, cordes)
donnent une empreinte particulière au timbre.
Deux sons de même intensité et de même fréquence émis par deux sources sonores différentes donnent,
à l’oreille, des impressions différentes : on dit que ces sons se distinguent par le timbre. En effet, l’un des
sons est constitué presque uniquement de vibrations ayant une seule fréquence. En revanche, L’autre
son se compose d’une vibration principale, appelée la fondamentale, à laquelle se superposent d’autres
vibrations dont les fréquences sont des multiples entiers de la fréquence fondamentale. Ces vibrations
annexes sont appelées harmoniques, et leurs intensités déterminent le timbre de la note.
• Sons audibles : 20 < 𝑁 < 20.000𝐻𝑧
• Infra-sons : 𝑁 < 20𝐻𝑧
• Ultra-sons : 𝑁 > 20.000𝐻𝑧
Les ultra–sons sont des sons inaudibles pour l’homme, ceux-ci peuvent être transmis en faisceau et sont
utilisés pour l’exploration des tissus de l’organisme. Les ondes ultra – sonores sont à la base de
l’échographie.
11.6. Effet Doppler
Lorsqu’on s’approche avec une certaine vitesse d’une source de son fixe, on constate que le son perçu
est plus aigu que celui émis par la source.
Lorsqu’on s’en éloigne, le son perçu est plus bas (plus grave) que celui émis par la source. On observe
les mêmes effets lorsqu’on écoute le son émis par la source en mouvement. Lorsque la source s’approche
de l’observateur, ce dernier entend un son plus aigu, lorsque la source s’éloigne, l’observateur entend
plus grave. C’est l’effet Doppler.
L’effet Doppler est aussi observé sur la lumière. Lorsqu’on s’approche d’une source de lumière fixe avec
une certaine vitesse, la couleur de la lumière émise s’approche de la couleur violette. Tandis que lorsqu’on
s’en éloigne, la lumière tend à devenir rouge. C’est l’effet Doppler.
Lorsque la source et l’observateur sont en mouvement dans le même sens, La fréquence apparente du
son perçu par un observateur est donnée par la relation :
𝑣−𝑣
𝑁 ′ = 𝑁 𝑣−𝑣0 (11.6b)
𝑠
C’est le cas général où la vitesse de la source 𝑣𝑠 et celle de l’observateur 𝑣0 sont positives. Dans cette
relation, 𝑣 est la vitesse du son dans le milieu considéré et 𝑁 est la fréquence du son émis par la source.
Les vitesses sont comptées algébriquement dans le sens de la vitesse du son.
11.6.1. Observateur en mouvement et la source au repos
La fréquence apparente du son perçu par un observateur qui s’approche avec une certaine vitesse 𝑣0
d’une source fixe est :
𝑣+𝑣0
𝑁′ = 𝑁 (11.7)
𝑣
Où 𝑣0 est négative et 𝑣𝑠 = 0
Tandis que lorsque l’observateur s’éloigne d’une source de son fixe avec une vitesse 𝑣0 , la fréquence
apparente perçue est :
𝑣−𝑣0
𝑁′ = 𝑁 (11.8)
𝑣
Où 𝑣0 est positive et 𝑣𝑠 = 0
11.6.2. Observateur fixe et source en mouvement
Lorsqu’une source de son s’approche avec une certaine vitesse d’un observateur fixe, le son perçu par
l’observateur est plus aigu et possède une fréquence apparente :
𝑣
𝑁 ′ = 𝑁 𝑣−𝑣 (11.9)
𝑠
Où 𝑣𝑠 est positive et 𝑣0 = 0
Le son perçu par l’observateur est plus grave lorsque la source s’éloigne de l’observateur ; la fréquence
apparente du son perçu est :
𝑣
𝑁 ′ = 𝑁 𝑣+𝑣 (11.10)
𝑠
Où 𝑣𝑠 est négative et 𝑣0 = 0
𝑖1 = −𝑖1′ (12.1)
3ème loi : Pour chaque lumière monochromatique, la relation entre l’angle d’incidence et l’angle de
réfraction s’exprime par la loi de Descartes.
𝑠𝑖𝑛 𝑖1 𝑛
= 𝑛2 = 𝑛21
𝑠𝑖𝑛 𝑟2 1
Soit encore
𝑛1 𝑠𝑖𝑛 𝑖1 = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛 𝑟2 (12.2)
Où 𝑛21 est une constante appelée indice de réfraction du milieu 2 par rapport au milieu 1.
4ème loi : Un rayon lumineux peut parcourir la même trajectoire indifféremment dans les deux sens : C’est
le principe du retour inverse des rayons.
On a donc : 𝑖2 = 𝑟2 et 𝑟1 = 𝑖1 . D’où :
𝑠𝑖𝑛 𝑖2 𝑠𝑖𝑛 𝑟2 𝑛 1
𝑠𝑖𝑛 𝑟1
= 𝑠𝑖𝑛 𝑖1
= 𝑛1 = 𝑛12 ⇒ 𝑛12 = 𝑛 (12.3)
2 21
12.2.2. Remarques
Ces lois sont vérifiables expérimentalement et sont valables pour n’importe quelle surface de séparation.
𝑖
Si 𝑖1 , 𝑖2 , 𝑟2 sont petits, 𝑠𝑖𝑛𝑖1 ≈ 𝑖1 et 𝑠𝑖𝑛𝑟2 ≈ 𝑟2 , alors 𝑟1 = 𝑛21 . L’approximation reste valable pour des
2
angles d’incidence inférieurs ou égaux à 20°.
12.2.3. Lame à faces parallèles
En effet
𝑛1 𝑠𝑖𝑛 𝑖1 = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛 𝑟2
𝑛2 𝑠𝑖𝑛 𝑖2 = 𝑛1 𝑠𝑖𝑛 𝑟1
Comme 𝑖2 = 𝑟2 ⇒ 𝑛1 𝑠𝑖𝑛 𝑖1 = 𝑛1 𝑠𝑖𝑛 𝑟1 ⇒ 𝑖1 = 𝑟1
C’est-à-dire, le rayon sortant d’une lame transparente à faces parallèles est parallèle au rayon incident.
Où 𝐶, est la vitesse de la lumière dans le vide 𝑣1 la vitesse de la lumière dans le milieu 1 avec 𝐶 ≥ 𝑣1 .
Alors 𝑛1 est appelé « indice absolu » du milieu 1. Le tableau ci-dessous donne quelques valeurs de l’indice
de réfraction
Tableau 12.1: Indice de réfraction de la lumière de certains corps.
Substances 𝑛
Air (vide) 1
Eau 1,33
Alcool 1,36
Verres 1,5 − 1,8
Diamant 2,4
Notons que l’indice de réfraction varie avec la température. Pour les gaz, il varie en outre avec la pression.
Cette propriété est utilisée notamment dans les tunnels aérodynamiques pour photographier les trajets
des filets d’air autour des maquettes d’avions.
12.2.5. Notion d’angle limite et réflexion interne totale
De plus, lors d’une réflexion normale sur une surface même très brillante, un faible pourcentage de lumière
est absorbé lors de la réflexion. Lors d’une réflexion totale, il n’y a rigoureusement aucune absorption
par la surface. Cette propriété est utilisée dans les instruments d’optique où il y a plusieurs réflexions et
ou des pertes de lumière ne sont pas tolérables. Les guides de lumière appliquent la réflexion totale. La
lumière pénètre à une extrémité d’une longue tige mince souvent en plastique transparent. Vu la
géométrie, la lumière frappe la surface du guide à grand angle d’incidence, et par conséquent, il y a
réflexion totale. Si le guide n’est pas courbé trop fort, la lumière s’y propage par des réflexions totales
multiples. Cette propriété trouve une application moderne importante dans les fibres optiques. Le verre
peut être effilé en fibres extrêmement mince de quelques micromètres de diamètre.
Ces fibres sont enrobées d’une substance d’indice de réfraction inférieur à celui du verre, pour permettre
la réfraction totale. Une fibre individuelle fortement éclairée à une extrémité apparaîtra très brillante à
l’autre extrémité tandis qu’une moins éclairée apparaîtra peu brillante. Ainsi, une botte de fibres peut donc
transmettre une image.
Une telle technique est utilisée dans les endoscopes utilisés en médecine et dans les télécommunications,
les supers ordinateurs sont également basés sur un transfert de l’information par fibres optiques. Cela a
accru leur vitesse de calcul.
En médecine, on examine l’estomac d’un patient en insérant par sa bouche un guide de lumière. On
envoie de la lumière par un ensemble des fibres et, on ramène la lumière par un autre ensemble des
fibres. La lumière frappant directement l’extrémité d’une fibre s’y engage et y voyage. Un observateur voit
donc, à l’extrémité opposée, une série de tâche claires et sombres, c’est à dire l’image de l’objet se
trouvant à l’extrémité opposé de l’observateur. Pour obtenir une bonne image, les fibres doivent être
parfaitement parallèles. Plus il y a des fibres, plus elles sont petites, plus l’image est précise. On utilise
les endoscopes pour observer, non seulement l’estomac, mais aussi tout endroit du corps humain difficile
à atteindre soit en vue d’une opération pour identifier une lésion sans pratiquer une opération.
12.3. Principe de Fermat
12.3.1. Chemin optique
Dans un milieu d’indice de réfraction 𝑛, le chemin optique correspondant à une ligne de longueur 𝑆 vaut :
𝐿 = 𝑛𝑆 (12.5)
Si la ligne reliant deux points 𝐴 et 𝐵 traverse plusieurs milieux d’indices différents.
𝐿 = 𝑛1 𝑆1 + 𝑛2 𝑆2 + 𝑛3 𝑆3 + 𝑛4 𝑆4 (12.7)
Pour un grand nombre des milieux, la relation (1.7) devient :
Figure 12.8a: Système catadioptrique composé d’un miroir plan et d’une lame transparente à faces parallèles.
Le système n’est plus stigmatique, la position de 𝑃′ dépend de l’angle d’incidence du rayon considéré.
Applications des miroirs plans
a) Mesure d’angles petits
On utilise souvent pour des mesures d’angles, des miroirs tournant autour d’un axe situé dans le plan du
miroir. Mais, il faut d’abord tenir compte de ce que, si un miroir tourne d’un angle 𝛼 , le rayon réfléchi
tourne d’un angle 2𝛼
h
1 1
O Q C P
C’est la relation de conjugaison : c’est une relation indépendante de 𝛼, 𝛽 et 𝛾. Ce qui prouve que P et Q
sont conjugués et stigmatique.
Dans (12.10), 𝑓 est la distance focale et qui vaut la moitié du rayon de courbure du miroir convexe, on
obtient la même relation avec l’image virtuelle. D’où : 𝑝 > 0, 𝑞 < 0 et 𝑟 < 0.
1
𝑉=𝑓 (12.10a)
L’inverse de la distance focale est appelée Vergence du miroir. Elle s’exprime en dioptrie lorsque 𝑓 est
mesurée en mètre.
Foyers
1 2 1 𝑟
Foyer image : 𝑝 → ∞ ⇒ 𝑞 = 𝑟 = 𝑓 ⇒ 𝑓𝑖 = 2
1 2 1 𝑟
Foyer objet : 𝑞 → ∞ ⇒ 𝑝 = 𝑟 = 𝑓 ⇒ 𝑓𝑜 = 2
Conclusion : Le foyer est le point de convergence sur l’axe principal des rayons initialement parallèle
après réflexion sur le miroir. Les foyers images et objet sont confondus, ils valent la moitié du rayon
d’ouverture du miroir. Toutes les distances sont comptées positivement dans le sens de la propagation de
la lumière à partir des sommets des miroirs. La distance focale sépare alors le centre optique et le foyer
Le grandissement
Il est donné par le rapport des distances ou des tailles image et objet
𝑞 𝐴′ 𝐵′
𝑔 = − 𝑝 = − 𝐴𝐵 (12.11)
A’
B B’ F C
𝑑𝐷/𝑑𝑛 , dépend de la géométrie du système tandis que 𝑑𝑛/𝑑𝜆 dénommé pouvoir dispersif, dépend
notamment de la nature du prisme. C’est donc une caractéristique de la matière.
𝑑𝐷 𝑑𝑖 ′ 𝑠𝑖𝑛𝛼
= = 𝑐𝑜𝑠𝑖 ′𝑐𝑜𝑠𝑟 (12.22)
𝑑𝑛 𝑑𝑛
Le facteur 𝑑𝑛/𝑑𝜆 dépend de la nature des ondes et du milieu. Pour les ondes électromagnétiques en
général et la lumière visible en particulier, une expression approchée satisfaisante de l’indice de réfraction
en fonction de la longueur d’onde est donnée par la formule de Cauchy :
𝐵
𝑛 = 𝐴1 + 𝜆2 (12.22b)
Où 𝐴1 et 𝐵 sont des constantes caractéristiques de chaque substance. Dès lors
𝑑𝑛 𝐵
= −2 𝜆3 (12.22c)
𝑑𝜆
Le signe moins indique que la déviation décroit quand la longueur d’onde augmente, de sorte que le rouge
est moins dévié que le violet.
Tableau 12.2 : Longueur d’onde moyenne des couleurs qui constituent le rayonnement visible.
Couleur Longueur d’onde (nm)
Violet 410
Bleu 470
Vert 520
Jaune 580
Orange 600
rouge 650
𝑛1 𝑛2 𝑛2 −𝑛1 𝑛1 𝑛2 𝑛1 −𝑛2
+ = ⇒ − = (12.23)
𝑝 𝑞 𝑟 𝑝 𝑞 𝑟
Cette relation est vérifiable dans tous les cas, quels que soient 𝑛1 , 𝑛2 et la courbure (positive ou négative)
du dioptre si 𝑞, 𝑝 et 𝑟 sont comptés à partir de 0 et positivement dans le sens de propagation du rayon
lumineux. Image et objets peuvent être virtuels.
12.7.3. Foyers et distances focales
𝑛2 𝑟
𝑝 → −∞ ⇒ 𝑞 = 𝑛 = 𝑓𝑖 : Distance focale image
2 −𝑛1
𝑛1 𝑟
𝑞 → +∞ ⇒ 𝑝 = 𝑛 = 𝑓𝑜 : Distance focale objet
1 −𝑛2
Les points d’abscisses 𝑓𝑖 et 𝑓𝑜 sont les foyers principaux image et objet respectivement. On a :
𝑓𝑜 𝑛1
=− 𝑒𝑡 𝑓𝑜 + 𝑓𝑖 = 𝑟
𝑓𝑖 𝑛2
12.7.4. Le grandissement
En vertu de la relation de conjugaison :
𝑞−𝑟 𝑛 𝑞 𝑛 𝑞 𝑓 𝑞
= 𝑛1 𝑝 ⇒ 𝑔 = 𝑛1 𝑝 = − 𝑓0 𝑝
𝑝−𝑟 2 2 𝑖
D’où
𝑛 𝑡𝑔𝛼
𝑔 = 𝑛1𝑡𝑔𝛽 (12.25)
2
Remarques
• Le centre optique est toujours situé du côté de la face la plus courbe. Lorsque l’une des faces est
plane, il est sur l’autre face.
• Les propriétés de convergence ou de divergence sont intrinsèques et donc indépendantes du sens
de propagation de la lumière. En effet, si le sens de la propagation de la lumière change, les indices
sont permutés et les rayons de courbures changés de signe, ce qui ne modifie pas les vergences.
(Par contre, les plans principaux sont permutés).
La vergence d’une lentille est l’inverse de la distance focale image. Elle est donnée par :
1
𝑉=𝑓 (12.26)
𝑖
La lentille est convergente si la vergence est positive et est divergente dans le cas contraire.
Contrairement aux lentilles convergentes, les lentilles divergentes ont une épaisseur qui est plus grande
aux bords qu’au centre.
12.8.2. Relation de conjugaison
Considérons le cas d’une lentille biconvexe mais la démonstration est tout à fait générale.
Si 𝑛0 = 1 (air), on a
1 1 1 1
𝑝
− 𝑞 = (𝑛 − 1) (𝑟 − 𝑟 ) (12.30)
2 1
Le centre optique d’une lentille mince est donc un point tel que tout rayon passant par lui traverse la lentille
sans déviation.
• Les longueurs 𝑝 et 𝑞 sont comptés positivement pour les objets et images réels et négativement pour
les objets et images virtuels.
• Les rayons 𝑟1 et 𝑟2 sont comptés positivement quand les faces tournent leur convexité vers la lumière
incidente ; négativement quand elles présentent leur concavité.
Remarque
Lorsque les lentilles sont épaisses, la relation de conjugaison doit tenir compte de la correction due à
l’épaisseur :
1 1 1 1 1 𝑛−1 𝑒
− 𝑞 = 𝑓 = (𝑛 − 1) (𝑟 − 𝑟 + ) (12.31)
𝑝 2 1 𝑛 𝑟1 ⋅𝑟2
1 1 1
= (𝑛 − 1) (𝑟 − 𝑟 ) (12.32)
𝑓𝑜 2 1
Dans ce cas les deux foyers sont symétriques par rapport à 0. Si 𝑓𝑖 est positif, la lentille est dite
convergente, et divergente si 𝑓𝑖 < 0.
Si 𝑛 < 𝑛0 , la lentille convergente est plus épaisse au centre qu’aux bords et l’inverse pour la divergence.
12.8.4. Symbole et construction d’image
1 1 1
−𝑞 =𝑓 (12.34)
𝑝 𝑜
Et que
𝜋𝜋 ′ = 𝑓𝑖 𝑓𝑜 = −𝑓𝑜 2
N.B : 𝜋, 𝜋 ′ , 𝑓𝑖 𝑒𝑡 𝑓𝑜 pris en valeur algébrique, sens positif suivant le sens de propagation de la lumière.
12.8.5. Le grandissement
𝑖𝑚𝑎𝑔𝑒 𝜋′ 𝑓 𝑞
𝑔= 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡
= − 𝑓 = − 𝜋𝑜 = 𝑝 (12.35)
𝑖
Pour un système de plusieurs lentilles, on applique pour chaque lentille l’équation de conjugaison ou la
construction d’image.
12.8.6. Convergence – Puissance de la lentille
Posons
1 1 1 1 1 1
𝛼 = 𝑝 , 𝛽 = 𝑞 , 𝑉 = 𝑓 , alors la formule − 𝑞 = 𝑓 s’écrit
𝑖 𝑝 𝑜
𝛼−𝛽 = 𝑉 (12.36)
𝑉, est la vergence de la lentille.
On appelle puissance d’une lentille, le diamètre apparent de l’unité de longueur d’un objet vu à travers la
lentille (image virtuelle). En pratique, la puissance d’une lentille est donnée par l’inverse de la distance
focale.
1
𝑃 = 𝑓 (𝑚−1 ) (12.37)
L’unité de puissance est la dioptrie : c’est la puissance d’une lentille de distance focale égale à un mètre.
Lorsqu’on accole l’une contre l’autre, plusieurs lentilles minces convergentes ou divergentes, le système
formé équivaut à une lentille unique ayant pour puissance la somme algébrique des puissances des
lentilles constituantes.
12.9. Les applications
12.9.1. L’œil et ses défauts
[Link]. La constitution de l’œil
Il ne s'agit pas d’une étude approfondie de l'œil mais plutôt d’une étude optique de l’œil.
Cristallin Rétine
O
Cristallin
Fovéa
Nous appellerons :
• Punctum proximum (P.P), le point le plus rapproché que l’œil puisse voir nettement et qui
correspond à l’accommodation maximum. Ce point se trouve à la distance minimale de vision
distincte, notée 𝑑𝑚. Pour l’œil normal 𝑑𝑚 = 25 𝑐𝑚
• Punctum remotum (P.R.), le point le plus éloigné que l’œil puisse voir nettement et qui correspond
à l’accommodation nulle. Ce point se trouve à la distance maximale de vision distincte, notée dm ’.
Pour l’œil normal dm’ est égale à l’infini
En résumé, l'œil normal peut voir nettement des objets depuis un « punctum remotum » (P.R.), qui est à
l'infini, jusqu'à un « punctum proximum » (P.P.) distant de l'œil d'environ 25 𝑐𝑚.
Figure 12.26: L’image est nette pour une image située entre P.R. et P.P.
[Link]. Les défauts de l’œil
Un œil normal est dit « emmétrope » lorsque l'image d'un point à l'infini se forme sur la rétine. Un œil est
dit anormal ou "amétrope lorsqu’il donne, au repos, une image d'un point à l'infini en avant ou en arrière
de la rétine. Les défauts optiques de l’œil peuvent être corrigés par le port d’une paire de lunettes.
Myopie
C'est le défaut d'un œil qui ne peut voir un objet éloigné. Si l'image se forme en avant de la rétine, le
cristallin est trop convergent et l'œil est dit myope. Son punctum remotum est un point 𝑅 à distance finie
dont l'image 𝑅 ′ se forme sur la rétine sans accommodation. Un tel œil voit des objets très rapprochés mais
pas à l’infini.
Figure 12.27 : Les rayons parallèles sont focalisés avant la rétine dans le cas d’un œil myope.
L'œil qui s’accommode peut voir les points plus proches jusqu'à un punctum proximum 𝑃. La distance du
𝑃 à l’œil est inférieure à celle d'un œil normal. Ce défaut est corrigé par une lentille divergente qui ramène
le punctum remotum 𝑅 à l'infini comme sur la figure 15.29.
Un rayon parallèle à l'axe optique doit, après la traversée de la lentille correctrice, dévié de manière que
son prolongement puisse passer par le foyer 𝐹𝐿′ de cette lentille confondue avec 𝑅. La distance focale
image 𝑓𝐿′ de la lentille correctrice L est donc égale à 𝑂𝑅 :
𝑓𝐿′ = 𝑂𝑅 = 𝑂𝐹𝐿′ (12.38)
Hypermétropie
L'hypermétropie est le défaut de l'œil qui ne voit pas d'objet proche. Si l'image se forme en arrière
de la rétine, le cristallin est moins convergent et l'œil est dit « hypermétrope ». Son punctum remotum 𝑅,
est un point virtuel. Le punctum proximum 𝑃 est plus éloigné que celui d'un œil normal. Un tel œil voit des
objets éloignés en s’accommodant, mais il ne peut voir des objets très rapprochés.
Figure 12.29 : Les rayons parallèles sont focalisés en arrière de la rétine pour un œil hypermétrope.
Ce défaut est corrigé par une lentille convergente dont la distance focale est 𝑂𝑅 (𝑓𝐿′ = 𝑂𝑅 ) : un rayon
incident parallèle à l'axe optique émerge de la lentille correctrice en passant par 𝑅 mais, après la traversée
de l'œil, il converge en 𝑅 ′ sur la lentille.
Astigmatisme
L'œil astigmate est un œil dont la cornée transparente n’est pas régulière. L’astigmatisme ne permet pas
de voir simultanément et nettement deux droites perpendiculaires d’un même plan. Ce défaut est corrigé
par le port des verres cylindriques.
Presbytie
La presbytie se produit avec l’âge. Elle est due au vieillissement de l’œil. Le cristallin perd de sa souplesse
et les muscles qui permettent l'accommodation perdent leur élasticité. Par suite, le punctum proximum
s'éloigne (le presbyte ne voit plus les objets rapprochés) alors que le punctum remotum n'est généralement
pas modifié : un œil myope reste myope et un œil hypermétrope reste hypermétrope.
Ce défaut est corrigé par des lentilles convergentes dont la distance focale dépend de la position de l'objet
à observer (verres à plusieurs foyers ou verres à foyers progressifs).
Le strabisme
Le strabisme est un mauvais alignement des yeux, où un œil regarde dans une direction différente de
l’autre. En d’autres termes c’est le défaut de celui qui louche. Loucher c’est avoir les yeux dont les axes
ne sont pas parallèles. Il peut être convergent (vers l’intérieur), divergent (vers l(extérieur) ou vertical, et il
est souvent causé par un déséquilibre musculaire ou une mauvaise vision. Le traitement peut inclure des
lunettes, des exercices oculaires, ou dans certains cas, une chirurgie.
Causes et facteurs de risque du strabisme
• Déséquilibre musculaire : un déséquilibre dans les tensions des muscles des yeux peut causer le
strabisme ;
• Mauvaise vision : une vision floue sur un œil peut entraîner une déviation, comme une
hypermétropie ;
• Causes sous-jacentes : le strabisme peut être le symptôme d’autres maladies, comme des troubles
neurologiques, génétiques ou des anomalies congénitales.
son foyer principal objet 𝐹, très près de celui-ci. L'œil est alors placé près du foyer principal image 𝐹 ′ de
la loupe. Une loupe doit donc donner une image virtuelle, droite et agrandie située en avant de la lentille
comme le montre la figure (12.31).
Il est préférable de placer l'objet au foyer principal objet 𝐹 de la loupe : l'image se forme alors à l'infini et
l'œil normal peut l'observer sans accommoder ; dans ce cas la position de l'œil n'a pas d'importance.
Figure 12.32 : Le principe de formation à l’infinie de l’image d’un objet par la loupe.
Caractéristiques de la loupe
Grossissement
.
Figure 12.33: Le grossissement de la loupe
La loupe permet de rapprocher les objets de l’œil et dès lors de les examiner sous un angle 𝛼 plus grand.
𝛼 ′ , est l’angle sous lequel on observe l’objet à travers n’importe quel instrument d’optique ; on l’appelle le
diamètre apparent de l’image. 𝛼, est l’angle sous lequel on observe l’objet à l’œil nu.
Le grossissement g de la loupe est le rapport :
𝛼′ 𝑑𝑚 0,25
𝑔=𝛼 = = (12.39)
0 𝑓′ 𝑓′
Figure 12.34b: Construction de l’image virtuelle d’un objet vue à travers un microscope.
Remarquons que l’objet doit être observé par transparence par le microscope. Pour cela, il doit être serré
entre deux lames de verre et fortement éclairé.
Les caractéristiques d’un microscope
Puissance
La puissance d’un microscope est déterminée par le produit de la puissance Poc de l’oculaire par le
grandissement linéaire 𝛾𝑜𝑏 de l’objectif :
𝛼′ 𝐴1 𝐵1
𝑃=𝐴 ⋅ = 𝑃𝑜𝑐 ⋅ 𝛾𝑜𝑏 (12.42)
1 𝐵1 𝐴𝐵
Grossissement
Le grossissement du microscope dans le cas où l’objet est placé au foyer principal objet 𝐹1 de l’objectif
est déterminé par :
𝛥⋅𝑑𝑚
𝑔 = 𝑓′ ′
= 𝛾𝑜𝑏𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 ⋅ 𝑔𝑜𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 (12.44)
𝑜𝑏𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 ⋅𝑓 𝑜𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒
Le grossissement de l’oculaire est inscrit sur la monture : 𝑥5, 𝑥10, 𝑥15. Les grandissements
17𝑥, 40𝑥 𝑒𝑡𝑐., etc., sont gravés sur les objectifs. Cette valeur multipliée par le grossissement de
l’oculaire donne le grossissement global du microscope.
Dans le cas d’un système hors d’équilibre, il faut considérer 4 types d’interactions, par lesquelles tous
processus physiques, chimiques ou biologiques peuvent être expliqués. Les quatre interactions
fondamentales sont :
1. Interaction gravitationnelle
2. Interaction électromagnétique
3. Interaction forte
4. Interaction faible
La première est l’interaction physique responsable de l’attraction des corps entre eux. Elle se manifeste
notamment par l’attraction terrestre qui retient les objets au sol, il s’agit de la gravité.
La deuxième représente les interactions entre des particules chargées électriquement.
Les deux dernières sont principalement les forces qui agissent au sein des noyaux des atomes.
La thermodynamique classique étudie le comportement des systèmes macroscopiques complexes à
travers quatre lois fondamentales :
1. Le principe zéro qui introduit la notion d’équilibre thermique et la température comme mesure du
principe. La température est une grandeur repérable.
2. Le premier principe de la thermodynamique ou principe de la conservation de l’énergie qui introduit
les notions d’énergies et qui stipule que l’énergie totale (système et environnement) est conservée.
3. Le deuxième principe de la thermodynamique qui introduit le concept d’entropie afin d’expliquer
pourquoi l’évolution d’une transformation vers certains états de la matière est interdite. Elle permet de
spécifier la direction dans laquelle un système évolue par sa transformation.
4. Le troisième principe de la thermodynamique permet de mesurer l’entropie et de montrer les liens
entre les variables/fonctions thermodynamiques. Ce principe est aussi appelé principe de Nernst :
l’entropie d’un cristal parfait est nulle à 𝑇 = 0𝐾.
5. Le quatrième principe de la thermodynamique, comme donné à la théorie d’Onsager : il existe une
relation linéaire entre les courants volumiques et les forces thermodynamiques.
La thermodynamique classique prédit les états d’équilibre des systèmes sans aucune considération de
leur dynamique résolue dans le temps, qui fait plutôt objet de la cinétique. La thermodynamique classique
peut donc se formuler sans faire appel à la structure atomique et moléculaire de la matière.
Dans ce cours, il est proposé de présenter et de développer la thermodynamique des systèmes matériels
en équilibre et leur passage d’un état d’équilibre à un autre sans se préoccuper de son origine statistique,
c’est-à-dire, sans entrer dans les détails des constituants microscopiques (particules élémentaires,
noyaux, atomes, molécules) des systèmes macroscopiques. On s’intéressera seulement à l’aspect
macroscopique des systèmes. On évoquera plutôt les notions de vitesse moyenne et d’énergie moyenne.
13.2. La loi zéro de la thermodynamique : définition de la température
Nous définissons la température comme étant la capacité d’un corps à fournir ou recevoir de la chaleur.
La température d’un corps est une grandeur qui indique son niveau d’excitation interne. Plus ses
molécules possèdent d’énergie cinétique, avec des vitesses de direction différente, et plus sa température
sera grande.
Lorsque les molécules constituant un corps sont parfaitement immobiles les unes par rapport aux autres,
le corps n’a plus de vibration interne : cet état définit la température zéro.
Soient deux corps A et B. Par le sens du toucher, on constate que le corps A est chaud, et que le corps B
est froid.
Si l’on met le corps A, chaud, en contact avec le corps B, froid, on peut observer après un temps
suffisamment long que le corps A et le corps B donnent la même impression de température au toucher.
On dit alors que le corps A et le corps B ont atteint l’équilibre thermique.
Deux corps sont en équilibre thermique lorsqu’ils ont la même température. Nous pouvons maintenant
énoncer la loi zéro de la thermodynamique dans les termes ci-après :
Il existe une grandeur physique scalaire appelée température, notée par la lettre T, laquelle prend la
même valeur dans les systèmes en équilibre thermique. Si un corps A est en équilibre thermique avec un
corps B, et que le corps B est en équilibre thermique avec le corps C, alors le corps A est aussi en équilibre
thermique avec le corps C.
Le chaud n’est pas une propriété des corps : plutôt que « cet objet est chaud » nous dirons qu’il est à
haute température. Plutôt que « cet objet s’échauffe/se refroidit » nous dirons que sa température
augmente ou diminue.
Le froid dénote une faible température. Nous ne considérerons pas « le froid » comme étant quelque
chose que l’on peut fabriquer ni mesurer. Nous dirons plutôt que nous prélevons de la chaleur d’un corps.
Le feu est un dégagement simultané de la lumière (rayonnement électromagnétique), de la chaleur et de
la flamme produit par la combustion vive de certains corps. En thermodynamique, le « feu » n’a aucune
propriété particulière.
13.3. Mesure de la température.
L’instrument utilisé pour mesurer la température est le thermomètre. Pour utiliser le thermomètre, on le
met en contact avec le système dont on veut connaître la température, et l’on peut lire la valeur de la
température indiquée par le thermomètre, après que l’équilibre thermique ait été établi entre le
thermomètre et le système.
Voyons comment on construit un thermomètre.
Il existe dans la nature une multitude de substances dont les propriétés physiques varient avec la
température. La longueur d’une tige métallique, par exemple, varie avec la température : Lorsque la
température s’élève, la longueur de la tige augmente ; lorsque la température baisse, la longueur de la
tige diminue.
Le volume de l’alcool varie avec la température. La résistance électrique d’un conducteur change avec la
température. La pression d’un gaz confiné dans un récipient varie avec la température.
Pour construire un thermomètre, on choisit une substance dont quelques propriétés physiques varient
avec la température. Puis, parmi les propriétés de cette substance, on en choisit une qui varie avec la
température. On établit ensuite une relation entre le comportement de la température et la propriété
choisie. Ce faisant, on a construit un thermomètre. La substance choisie s’appelle alors substance
thermométrique, et la propriété choisie s’appelle « propriété thermométrique ».
Voici comment on établit la relation entre la température et la propriété thermométrique : Supposons une
relation linéaire simple entre la température et la propriété thermométrique choisie 𝑋 (Ceci n’est pas
souvent le cas, mais servir d’exemple). Soit :
𝑇 = 𝑎𝑋 (13.2)
On plongera la substance thermométrique dans le point triple de l’eau à la température 𝑇0 , C’est-à-dire
dans l’eau dans laquelle ses trois phases, solide, liquide et gazeuse, sont en équilibre thermique. Lorsque
l’équilibre thermique sera établi entre la substance thermométrique et les trois phases de l’eau, la propriété
thermométrique aura une valeur 𝑋0 = 𝑎𝑇0 . La valeur de la température pourra alors s’obtenir par la
relation :
𝑋
𝑇 = 𝑇0 𝑋 (13.3)
0
1. Thermomètre à mercure
Les thermomètres à mercure étaient très courants mais ils ont tendance à "disparaître de la circulation
parce que le mercure est très toxique et polluant. Le mercure est un métal qui est liquide entre -32 °C (en
dessous, il devient solide) et +400°C (au-dessus, il devient gazeux). Aujourd’hui, un bon liquide de
remplacement pour les utilisations courantes est l’alcool (à condition de le colorer parce que l’alcool est
transparent) : il est liquide entre -80°C et +75°C. Et pour des températures plus basses, on utilise du
toluène (jusqu’à -90°C environ) ou du pentane (jusqu’à -200°C). Le mercure et l’alcool ont utilisés par ce
qu’ils sont très sensibles même à des faibles variations de la température.
2. Le thermo flash
Description du Thermo flash
Le Thermo flash est un appareil électronique médical basé sur la technologie infrarouge passive. Il
permet de mesurer la température sans contact direct avec la peau, en pointant simplement vers le
front à une courte distance (généralement 3 à 5 cm).
1. Ecran LCD ; 2. Lentille infrarouge ; 3. Sonde infrarouge ; 4. Touches de paramétrage ; 5. Touche de
mesure ; 6. Compartiment à piles
possible grâce à la sonde de temperature externe de l’appareil qui analyse et enregistre en permanence
la temperature ambiante. De telle sorte que, dès que l’opérateur approche le thermomètre près du corps
et déclenche le capteur de rayonnement, la mesure s’effectue instantanément par détection de la chaleur
infrarouge émise par le flux sanguin artériel. Le résultat de cette mesure de temperature corporelle est
alors obtenu sans interférence avec la chaleur environnante.
Étapes du fonctionnement :
1) Émission de rayonnement infrarouge :
Tout corps dont la température est supérieure au zéro absolu (−273,15 °C) émet un rayonnement
infrarouge proportionnel à sa température.
2) Capture du rayonnement :
Le capteur du Thermo flash contient une thermopile (ensemble de microcapteurs infrarouges) qui capte
ce rayonnement lorsqu’on vise une surface (ici le front).
3) Conversion en signal électrique :
La thermopile convertit l’énergie infrarouge reçue en une tension électrique proportionnelle à la
température du corps observé.
4) Traitement numérique :
Un microprocesseur interne analyse le signal et applique un algorithme de calibration pour convertir
la tension en température corporelle équivalente, en tenant compte de l’émissivité de la peau et de la
température ambiante.
5) Affichage du résultat :
La température calculée est affichée instantanément sur l’écran LCD (en °C ou °F)
Corps (front) → émission IR → capteur thermopile → signal électrique → conversion par
microprocesseur → affichage sur écran LCD
Avantages du Thermoflash
Sans contact : limite les risques de contamination croisée.
Rapide : mesure en moins d’une seconde.
Hygiénique et pratique : pas besoin de désinfection entre chaque usage.
Multifonction : mesure aussi la température d’objets ou de liquides.
Utilisable à distance : idéal pour le dépistage rapide.
Limites / Précautions d’utilisation
Influence de l’environnement :
La mesure peut être faussée par :
• Le vent, la sueur, ou les cheveux sur le front,
• Une exposition au soleil ou à l’air froid,
• La distance de mesure incorrecte.
Calibration importante :
Il faut parfois calibrer ou vérifier la précision de l’appareil selon les recommandations du fabricant.
13.4. Echelles de la température.
Il y a trois échelles de la température utilisées à ces jours. Les français ont introduit l’échelle Celsius dans
les pays qu’ils ont dominés. Tandis que les anglais ont introduit l’échelle Fahrenheit dans leurs colonies.
Mais les scientifiques ont finalement introduit l’échelle Kelvin qui reflète le mieux le concept de
température. La conversion entre les trois échelles peut être obtenue à partir des relations suivantes :
9
𝑇°𝐾 = 𝑇°𝐶 + 273,16 𝑒𝑡 𝑇°𝐹 = 32 + 5 𝑇°𝐶 (13.4)
13.5. L’expansion thermique.
On appelle expansion thermique d’une substance, le changement de la taille de la substance qui résulte
uniquement du changement de sa température.
L’origine de l’expansion thermique provient du fait que lorsque la température s’élève, les atomes qui
constituent la substance absorbent de l’énergie. Ainsi, ayant acquis une plus grande énergie cinétique,
ces atomes se meuvent dans de plus grands espaces. Cela se manifeste au niveau macroscopique par
une augmentation du volume global de la substance. Lorsque la température de la substance diminue,
les atomes perdent une partie de leur énergie cinétique. Ce qui se manifeste par une contraction globale
de la substance.
L’expansion thermique d’une substance peut être plus importante dans une direction, et négligeable dans
les deux autres directions de l’espace. On parle alors de l’expansion linéaire de la substance.
C’est le cas d’une tige métallique qui subit une expansion thermique. Le changement de sa longueur est
beaucoup plus remarquable que celui des deux autres dimensions. On observe dans ce cas que le
changement relatif de la longueur est proportionnel à la variation de la température :
𝛥𝑙
𝑙𝑖
= 𝛼 𝛥𝑇 (13.5)
Le coefficient 𝛼 s’appelle coefficient d’expansion linéaire de la substance considérée.
L’expansion thermique d’une substance peut être plus importante dans deux directions, et négligeable
dans la troisième direction de l’espace. On parle alors de l’expansion de surface de la substance.
C’est le cas d’un disque mince qui subit une expansion thermique. Le changement de sa surface est plus
remarquable que celui de son épaisseur. On observe dans ce cas que le changement relatif de la surface
est proportionnel à la variation de la température :
𝛥𝑆
= 𝜎 𝛥𝑇 (13.6)
𝑆𝑖
Chapitre 14 : La chaleur.
14.1. Définition.
On appelle chaleur, ce qui est échangé entre un corps A, initialement à la température 𝑇1 , et un corps B,
initialement à la température 𝑇2 , pour atteindre l’équilibre thermodynamique, et cela résultant uniquement
de la différence de températures initiales.
14.2. La nature de la chaleur.
Pour comprendre la nature de la chaleur, chauffons de l’eau sur une cuisinière en utilisant une marmite
dont le couvercle est comme un piston, c’est-à-dire que le couvercle peut glisser à l’intérieur de la marmite
selon la pression exercée par les vapeurs formées à la surface de l’eau.
Lorsque nous mettons la cuisinière en marche, nous pouvons observer tout d’abord des vapeurs d’eau se
former entre le piston et la surface de l’eau pendant que l’eau chauffe, puis, le couvercle en forme de
piston glisse vers le haut à cause de la pression exercée par les vapeurs d’eau. C’est un phénomène qui
nous est familier pendant la préparation du repas. On peut entendre chanter le couvercle sur la marmite
lorsqu’il est soulevé par la pression exercée par les vapeurs d’eau formées.
La chaleur fournie 𝛥𝑄 par la plaque chauffante est absorbée par l’eau. Cette chaleur absorbée se
manifeste par l’augmentation de la température de l’eau, par la production des vapeurs d’eau, et aussi par
la production d’un travail mécanique qui consiste à soulever le couvercle. La chaleur absorbée est donc
transformée en travail mécanique. C’est pourquoi nous disons que la chaleur est de la même nature que
le travail mécanique. C’est de l’énergie.
Le travail accompli par les vapeurs d’eau sur le couvercle peut se calculer de la manière suivante :
𝑧 𝑧 𝑧 𝑉
𝛥𝑊 = ∫𝑧 𝑓 𝐹 𝑑𝑧 = ∫𝑧 𝑓(𝑝 𝑆) 𝑑𝑧 = ∫𝑧 𝑓 𝑝 (𝑆 𝑑𝑧) = ∫𝑉 𝑓 𝑝 𝑑𝑉 (14.1)
𝑖 𝑖 𝑖 𝑖
La lettre S désigne la surface du couvercle en contact avec les vapeurs d’eau. Les positions 𝑧𝑖 et 𝑧𝑓 sont
respectivement la position initiale et la position finale du couvercle sur l’axe vertical, l’axe-Z. 𝑉𝑖 , est le
volume initial confiné par le couvercle, tandis que 𝑉𝑓 est le volume final. Et 𝑝 désigne la pression exercée
sur le couvercle.
On appelle Chaleur, la quantité d’énergie échangée entre un système et son environnement résultant
uniquement de la différence de températures. Elle est positive lorsque le système reçoit de l’énergie et est
négative lorsque le système fournit de l’énergie au milieu extérieur.
appelée « énergie interne », notée par la lettre U, laquelle est une grandeur d’état pour le système
concerné. Elle varie conformément au principe de conservation de l’énergie 𝛥𝑄 = 𝛥𝑈 + 𝛥𝑊 dans tout
processus d’échange de chaleur entre le système et son environnement. Lorsqu’on utilise des quantités
infinitésimales, on écrit :
𝑑𝑄 = 𝑑𝑈 + 𝑑𝑊 (14.3)
Certains auteurs énoncent la première loi de la thermodynamique dans des termes suivants : L’état d’un
système thermodynamique peut être modifié lorsque le système échange une quantité 𝛥𝑄 avec son
environnement ou lorsqu’un un travail mécanique 𝛥𝑊 est accompli soit par le système, soit par
l’environnement. Le changement d’état du système est caractérisé par la variation de son énergie interne
U en accord avec le principe de conservation de l’énergie selon l’expression 𝛥𝑄 = 𝛥𝑈 + 𝛥𝑊
L'énergie totale peut se décomposer en somme de l'énergie mécanique Em et de l'énergie interne U :
𝐸𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝐸𝑚 + 𝑈 (14.4)
L'énergie mécanique est l'énergie stockée dans le système à l'échelle macroscopique, sous forme
d'énergie cinétique (résultant d'un mouvement d'ensemble des particules) et d'énergie potentielle
(pesanteur, ressort, etc.). Par définition, l'énergie interne est la différence entre l'énergie totale du système
et l'énergie perceptible à l'échelle macroscopique : elle représente l'énergie stockée à l'échelle
microscopique (énergie cinétique due aux mouvements désordonnés des particules constituant le
système, et énergie potentielle d'interaction entre ces particules).
14.4. Terminologie.
Il est important de souligner que la thermodynamique utilise un langage particulier dans lequel des termes
et expressions familiers ont un sens spécial, bien défini.
• L’énergie interne (U), un concept que nous utilisons pour regrouper toute l’énergie cinétique et
potentielle des molécules d’un corps. Elle représente la quantité totale d’énergie mécanique stockée
à l’intérieur d’un objet ;
• La chaleur (Q), qui est un transfert représentant la transmission d’énergie cinétique de manière d’un
corps vers un autre ;
• Le travail (W), qui est un transfert représentant la transmission d’énergie de manière cohérente d’un
corps vers un autre.
• Système thermodynamique : un système est une portion de l’espace (et son contenu) limité par une
surface fermée réelle ou fictive.
• Environnement : le reste. Donc : univers=système + environnement,
Entre un système et son environnement, on peut avoir des échanges de matière et d’énergie. Selon le
degré de ces échanges, on distingue :
• Système ouvert : échange libre de matière et d’énergie
• Système fermé : échange d’énergie seulement, pas d’échange de matière
• Système isolé : aucun échange, ni de matière, ni d’énergie, avec l’environnement,
• L’équation d’état d’un système traduit l’équilibre entre les forces de pression (qui tendent à
comprimer le système), l’agitation thermique (qui tend à dilater le système), et les interactions internes
qui peuvent être attractives ou répulsives.
• Etat thermodynamique d’un système : est l’ensemble des propriétés qui le caractérisent,
indépendamment de la forme de sa frontière. Il est spécifié par un ensemble de variables
thermodynamiques, macroscopiques, P (pression), V(volume), T (température) n (nombre de moles)
et U (énergie interne). Seules deux de ces variables sont indépendantes, à cause de l’existence d’une
équation d’état les reliant ensemble des variables décrivant la composition du système
(concentrations des espèces, par exemple).
• Deux états d’un système sont dits différents si les valeurs numériques d’au moins une de leurs
variables thermodynamiques ne sont pas les mêmes.
• Le nombre de moles (n) [mol] est défini par n = N/NA, N étant le nombre de particules et NA le nombre
d’Avogadro (NA = 6.022140857.1023 /mol).
• Le volume (V) [mètres au cube, m3] est de nature cinétique en trois dimensions et représente l’espace
qu’occupe un système.
• La température (T) [Kelvin, K] est une grandeur directement liée à la partie cinétique du système.
• La pression (p) [Pascal, Pa] est une force par unité de surface qu’exerce le système.
• La pression et la température sont des variables intensives, c’est-à-dire, qu’elles ne dépendent pas
de la quantité de matière du système (masse ou nombre de moles), elles sont définies seulement à
l’état d’équilibre. Le volume, l’énergie interne et le nombre de moles sont des variables extensives
(dépendent de la masse du système) et peuvent être définies même lorsque le système n’est pas à
l’équilibre : ce sont des variables d’état primitives.
• Système thermodynamique homogène est un système dans lequel tous les constituants sont en
équilibre thermique.
• Système thermodynamique hétérogène est un système dans lequel tous les constituants ne sont
pas en équilibre thermique.
• Système thermodynamique homogène simple est un système constitué d’une seule substance
chimique ; exemple : oxygène, azote, monoxyde de carbone, gaz carbonique, vapeur d’eau etc.
• Système thermodynamique homogène complexe est un système composé de plusieurs
substances chimiques ; exemples : air, gaz de combustion etc.
• Fonction d’état d’un système : quantité ou propriété qui ne dépend que de l’état thermodynamique
du système. On distingue en plus deux types de fonctions d’´état : des fonctions d’état extensives :
elles varient, souvent proportionnellement, avec la quantité de substance ; des fonctions intensives :
elles sont indépendantes de la quantité de matière
• Fonction de passage : quantité qui dépend du chemin suivi lors d’un changement d’´état du système,
et qui caractérise donc un processus particulier parmi possiblement plusieurs qui peuvent décrire le
même changement d’´état.
• Processus : chemin suivi par le système lors d’un changement d’´état. On distingue :
• Processus cyclique : le système revient `a son état initial à la fin du processus,
• Processus isotherme : la température T est maintenue constante au cours du processus,
• Processus isobare : la pression P est maintenue constante au cours du processus,
• Processus isochore : le volume V est maintenu constant au cours du processus,
• Processus adiabatique : n’implique aucun échange d’énergie sous forme de chaleur.
14.5. La quantité de chaleur.
On appelle kilocalorie, la quantité de chaleur nécessaire à une masse d’un kilogramme d’eau pour élever
sa température de 14,5°C à 14,5°C. 1 Kilocalorie = 103 calories
On appelle capacité calorifique d’une substance, la quantité de chaleur nécessaire pour cette substance
pour élever sa température d’un degré.
La capacité calorifique est symbolisée par la lettre 𝐶 majuscule. Lorsque la précision des valeurs
moyennes est suffisante, on écrira :
𝛥𝑄
𝐶= (14.5)
𝛥𝑇
Sinon, on écrira :
𝑑𝑄
𝐶= (14.6)
𝑑𝑇
On appelle chaleur spécifique d’une substance, la capacité calorifique de cette substance par unité de
masse.
La chaleur spécifique est une caractéristique de la matière. Les substances diffèrent les unes des autres
par la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré la température d’une unité de masse de
substance. La chaleur spécifique est symbolisée par la lettre 𝑐 minuscule. On écrira :
𝛥𝑄
𝑐 = 𝑚 𝛥𝑇 (14.7)
Sinon, on écrira :
𝑑𝑄
𝑐 = 𝑚 𝑑𝑇 (14.8)
Selon que la précision des valeurs moyennes est suffisante ou pas. Où 𝑚 est la masse de la substance
considérée.
On parle de chaleur spécifique molaire lorsque l’on considère la capacité calorifique par mole de
substance.
On écrira selon la précision acceptable, soit :
𝛥𝑄
𝑐 = 𝑛 𝛥𝑇 (14.9)
Sinon, on écrira :
𝑑𝑄
𝑐= (14.10)
𝑛 𝑑𝑇
C’est une caractéristique importante de cette substance. Ce rapport 𝐿 s’appelle chaleur latente de la
substance considérée.
La chaleur latente de fusion 𝐿𝑓 est le terme utilisé pour un changement de la phase solide à la phase
liquide ; La chaleur latente de vaporisation 𝐿𝑉 est le terme utilisé pour un changement de la phase liquide
à la phase gazeuse.
𝑄 = ± 𝑚𝐿 (14.12)
Le signe moins correspond à la libération de chaleur par le système pendant le processus de changement
de phase (par exemple, lorsque la substance change de la phase liquide à la phase solide) ; Le signe plus
correspond à l’absorption de chaleur par le système pendant le processus de changement de phase (par
exemple, lorsque la substance change de la phase solide à la phase liquide).
14.6.2. Mécanisme de transfert de Chaleur.
Il existe trois mécanismes de transfert de chaleur d’un endroit à un autre, à savoir, la conduction thermique,
la convection et la radiation électromagnétique.
[Link]. La conduction.
Dans le processus de conduction thermique, le transfert de chaleur s’effectue à travers un objet ; Le
processus peut être compris comme un échange d’énergie cinétique qui se propage de proche en proche
entre les particules microscopiques (molécules, atomes, électrons, etc.), processus dans lequel les
particules les moins énergétiques gagnent de l’énergie cinétique dans les collisions avec des particules
plus énergétiques.
On peut expérimenter le phénomène à travers une tige métallique d’une certaine longueur. Si nous
plaçons une extrémité de la tige sur une source de chaleur (le feu) à la température 𝑇1 , l’autre extrémité
que nous tenons à la main initialement à la température 𝑇2 inférieure à 𝑇1 deviendra de plus en plus
chaude. La chaleur de la source chaude se propage à travers la tige, de la région chaude à la température
𝑇1 vers la région froide à la température 𝑇2 . C’est cela la conduction thermique.
La quantité de chaleur transférée par unité de temps à travers la tige est proportionnelle à la différence de
température 𝛥𝑇 entre l’extrémité chaude et l’extrémité froide, elle est proportionnelle à la section 𝑆 de la
tige et inversement proportionnelle à la distance 𝛥𝑥 entre les deux extrémités.
𝛥𝑄 𝛥𝑇
= − 𝐾𝑆 𝛥𝑥 (14.13)
𝛥𝑡
système de climatisation d’un immeuble par l’air chaud poussé par un ventilateur ou par l’eau chaude
pompée à travers des radiateurs est un système de climatisation par convection.
[Link]. La radiation.
Tous les objets matériels rayonnent continuellement de l’énergie en forme d’onde électromagnétique. Ces
ondes électromagnétiques résultent des vibrations thermiques des molécules. Selon la loi de Stefan, la
quantité d’énergie émise par un corps par unité de temps est proportionnelle à la quatrième puissance de
sa température.
𝛲 = 𝜎 𝑆𝑒𝑇 4 (14.14)
La constante 𝜎 est égal 𝜎 = 5,669. 10−8 𝑊/𝑚2 𝐾 4, 𝑆 est la surface de l’objet rayonnant, le coefficient
𝑒 s’appelle émissivité, et 𝑇 est la température en Kelvins.
14.7. Processus thermodynamiques
La première loi de la thermodynamique révèle que l’état d’un système peut être modifié par deux types de
transfert d’énergie, à savoir la chaleur et le travail mécanique.
Quoique générale, la subtilité de la première loi est beaucoup plus facile à comprendre lorsqu’elle est
appliquée au gaz parfait. L’état d’un gaz est complètement déterminé par deux des variables 𝑝, 𝑉 ou 𝑇.
Supposons que nous chauffons un échantillon de gaz en l’immergeant dans un grand réservoir d’eau dont
nous contrôlons la température. Supposons que le gaz et l’eau sont initialement en équilibre thermique
(ils ont la même température). Si nous augmentons la température de l’eau dans le réservoir très
lentement, la température de l’eau et celle du gaz augmentent à l’unisson, l’eau et l’échantillon du gaz
reste continuellement en équilibre thermique. L’échantillon du gaz évolue ainsi dans un « processus quasi-
statique » dans lequel il reste continuellement en équilibre thermique. Il est possible de décrire un tel
processus dans un diagramme p-V par une séquence continue des points.
Lorsque l’on inverse le processus de chauffage en diminuant très lentement la température de l’eau dans
le réservoir, l’échantillon de gaz se refroidit alors très lentement en restant continuellement en équilibre
thermique. En se refroidissant, l’échantillon de gaz passe par la même séquence continue des points dans
le diagramme p-V. C’est pourquoi un processus quasi-statique est aussi appelé « processus réversible ».
Par contre si on plonge un échantillon de gaz initialement à l’équilibre thermique à la température ambiante
dans un grand réservoir d’eau bouillante, l’échantillon de gaz ne reste pas continuellement en équilibre
thermique. L’échantillon de gaz évoluera dans un processus irréversible à partir de l’état d’équilibre initial
jusqu’à l’état d’équilibre final. Il est alors un non-sens de décrire un tel processus dans un diagramme p-
V.
Dans un processus irréversible, un système ne reste pas continuellement en équilibre thermique et les
variables thermodynamiques telles que la température et la pression ne sont pas bien définies.
14.7.1. Travail et changement de volume
Le travail accompli par un échantillon de gaz confiné dans un récipient et qui évolue à partir d’un état
d’équilibre thermique initial jusqu’à un état d’équilibre final est :
𝑧 𝑧 𝑧 𝑉
𝛥𝑊 = ∫𝑧 𝑓 𝐹 𝑑𝑧 = ∫𝑧 𝑓(𝑝 𝑆) 𝑑𝑧 = ∫𝑧 𝑓 𝑝 (𝑆 𝑑𝑧) = ∫𝑉 𝑓 𝑝 𝑑𝑉 (14.15)
𝑖 𝑖 𝑖 𝑖
« 𝑉𝑖 » est le volume initial confiné par le couvercle, tandis que « 𝑉𝑓 » est le volume final. La lettre p désigne
la pression exercée par le gaz sur la paroi du récipient. La figure ci-dessous montre le Travail et la variation
de volume.
Selon la première loi de la thermodynamique, la quantité de chaleur absorbée par le système est :
𝛥𝑄 = 𝛥𝑈 + 𝛥𝑊 = 𝑛𝐶𝑣 𝛥𝑇 + 𝑝𝛥𝑉 (14.23)
Pour un gaz parfait qui évolue à pression constante 𝛥(𝑝𝑉) = 𝛥(𝑛𝑅𝑇) = 𝑝𝛥𝑉 = 𝑛𝑅𝛥𝑇 ; D’une part
𝛥𝑈 = 𝑛𝐶𝑣 𝛥𝑇 et d’autre, la chaleur spécifique molaire à pression constante c p est définie par
l’expression :
𝛥𝑄 = 𝑛𝑐𝑝 𝛥𝑇
Ainsi nous obtenons de l’expression de la première loi de la thermodynamique
𝛥𝑄 = 𝛥𝑈 + 𝛥𝑊
𝑛𝑐𝑝 𝛥𝑇 = 𝑛𝑐𝑣 𝛥𝑇 + 𝑛𝑅𝛥𝑇
D’où :
𝐶𝑝 = 𝐶𝑣 + 𝑅 (14.24)
𝑅+𝑐𝑣
𝛥𝑝𝑉 + 𝑝𝛥𝑉 = 0
𝑐𝑣
𝛥𝑝 𝑐𝑝 𝛥𝑉
+𝑐 =0 (14.30)
𝑝 𝑣 𝑉
𝛥𝑄 = 𝛥𝑈 + 𝛥𝑊 (15.1)
L’énergie interne du système n’a donc pas changé au cours du processus. L’état initial était capable
d’accomplir un travail mécanique, tandis que l’état final du système n’est plus capable d’échange de
chaleur entre les deux objets.
Nous pouvions utiliser l’état initial pour faire tourner une machine en utilisant les deux objets comme une
source chaude et une source froide. Mais dans l’état final du système, il n’y a plus de différence de
température ; les deux objets ont atteint la même température 𝑇𝑓 ; il n’est pas possible de faire tourner une
machine.
Par quelle propriété devons-nous alors décrire le changement intervenu dans le système ?
Le changement intervenu est décrit par la variation de l’entropie du système. Le changement d’état est
décrit par la variation de son entropie notée 𝛥𝑆 :
15.3.1. Enoncé
Pour tout système fermé, il existe une fonction des variables d’état extensives non conservatives appelée
Entropie 𝑆, telle que sa variation entre deux temps successifs 𝑡1 et 𝑡2 > 𝑡1 s’écrive :
𝑑𝑄
∆𝑆 = 𝑆 𝑟 + 𝑆 𝑝 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆 𝑟 = ∫ 𝑒𝑡 𝑆 𝑝 ≥ 0 (15.2)
𝑇
𝑆 𝑟 : Entropie reçue
𝑆 𝑝 : la production d’entropie
𝑇: La température thermodynamique en chaque point de la surface fermée qui délimite le système.
𝑆 𝑟 : est liée à la chaleur reçue à travers la surface
𝑆 𝑝 : a le même signe que 𝑡2 − 𝑡1 ; c’est lui qui détermine physiquement la flèche de temps, permet de
qualifier l’irréversibilité des phénomènes réels et fournit aussi une interprétation macroscopique du
concept d’entropie directement lié au temps.
𝑆 𝑝 = 0 : correspond à des transformations limites dites réversibles, pour lesquelles le sens d’écoulement
du temps n’a pas d’influence.
Le bilan se réduit ∆𝑆 = 𝑆 𝑟 pour les cas irréels pour lesquels le temps n’existe pas.
Les évolutions réversibles permettent d’effectuer un bilan entropique pour toute transformation réelle.
Remarques
1. L’équation (19.9) ne permet pas de calculer l’entropie d’un système, mais seulement sa variation
lorsqu’il évolue. En fait, on ne sait pas calculer l’entropie d’un corps arbitraire.
2. Tout comme l’énergie, l’entropie est invisible, inodore, impalpable et inaudible. Il n’existe pas
d’instrument capable de la mesurer. Nous ne pouvons que calculer ses variations.
3. On ne peut calculer les variations d’entropie que le long d’évolutions réversibles, ce qui est une limitation
très importante.
15.3.2. Bilans particuliers
On a deux cas importants d’évolutions réelles
• Le système isolé
• Le système en régime stationnaire
1. Système isolé
Pour un système isolé
𝑆 𝑟 = 0 → ∆𝑆 = 𝑆 𝑝 ≥ 0 (15.3)
Par conséquent, l’entropie d’un système isolé ne peut qu’augmenter. L’évolution d’un système isolé cesse
lorsque son entropie est maximale : il est alors en équilibre.
Notons alors que toute transformation d’un système thermodynamique s’effectue avec augmentation de
l’entropie globale incluent l’entropie du système et du milieu extérieur. On dit alors qu’il y a création de
l’entropie.
2. Système en régime stationnaire
Pour un système en régime stationnaire
∆𝑆 = 0 → 𝑆 𝑟 + 𝑆 𝑝 = 0 (15.4)
Son entropie est constante. Ce qui traduit une compensation de l’entropie reçue une production continuelle
d’entropie.
15.3.3. Causes d’irréversibilité
Il existe plusieurs causes de production d’entropie dites d’irréversibilité :
• La première est constituée par l’ensemble des forces de frottement visqueux ou solide dont le travail
se transforme systématiquement en énergie interne ou en chaleur.
• La seconde est en l’absence de force de champs extérieurs, la non uniformité des grandeurs dans le
système
15.4. Enoncé historique de la deuxième loi de la thermodynamique
15.4.1. Enoncé de Clausius
L’énoncé de Clausius stipule que : « la chaleur ne passe pas d’elle-même, (c’est-à-dire sans
intervention d’un travail) d’une source froide à une source chaude ».
En effet soit un système isolé constitué de deux systèmes 𝑆𝐶 et 𝑆𝑓 de température respective 𝑇𝐶 et 𝑇𝑓 <
𝑇𝐶 pouvant échanger par contact de l’énergie uniquement sous forme thermique.
Tc Tf
Sc Sf
Ts Source unique
Machine cyclique
Puisque 𝑇𝑆 > 0, il en résulte que 𝑄 < 0 et 𝑊 > 0. Ce qui confirme l’énoncé de Thomson
15.4.2. Enoncé de Lewis
Selon Lewis : « tout système isolé se transforme rapidement ou lentement de manière à se rapprocher
d’un état de repos ou d’équilibre ».
15.5. Evolutions réversibles
15.5.1. Etat stationnaire
L’état thermodynamique d’un système est dit stationnaire, si les paramètres macroscopiques qui
définissent sont état (volume, température, pression etc.) n’évoluent pas au cours du temps, malgré une
production d’entropie 𝑆 𝑝 > 0. On a :
∆𝑆 = 𝑆 𝑟 + 𝑆 𝑝 = 0 (15.8)
15.5.2. Etat d’équilibre thermodynamique
Un système est en équilibre thermodynamique lorsqu’il est stationnaire en l’absence d’échange avec le
milieu extérieur. Ce qui implique que sa production d’entropie soit nulle 𝑆 𝑝 = 0.
15.5.3. Caractéristiques d’une évolution réversible
L’évolution d’un système est réversible si la production d’entropie soit nulle 𝑆 𝑝 = 0. Ce qui permet de
considérer cette évolution comme une suite d’équilibre thermodynamique.
Pour une évolution réversible entre deux états voisins, le bilan entropique s’écrit :
𝛿𝑄
𝛿𝑆 𝑝 = 𝑑𝑆 − = 0 → 𝑇𝑑𝑆 − 𝛿𝑄 = 0 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝛿𝑄 = 𝑇𝑑𝑆
𝑇
Et le bilan énergétique s’écrit :
𝑑(𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 + 𝑈) = 𝛿𝑄 + 𝛿𝑊
Dans le cas d’échange d’énergie thermique, 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 = 𝐶 𝑠𝑡𝑒 , on a
𝑑𝑈 = 𝛿𝑄 + 𝛿𝑊 = 𝑇𝑑𝑆 − 𝑝𝑑𝑉
𝑄𝐶 𝑄
∆𝐸 = 0 = 𝑊 + 𝑄𝐶 + 𝑄𝑓 𝑒𝑡 ∆𝑆 = 𝑆 𝑟 + 𝑆 𝑝 = + 𝑇𝑓 + 𝑆 𝑝 ≥ 0 (15.13)
𝑇𝐶 𝑓
2. Cycle de Carnot
On appelle cycle de Carnot, le cycle réversible décrit par une machine dithermique : ce cycle est constitué
de deux portions d’isothermes, de températures égales aux températures des sources, et deux portions
adiabatiques séparant les deux isothermes. C’est-à-dire une expansion à température constante suivie
d’une expansion adiabatique, puis d’une compression à température constante suivie d’une compression
adiabatique.
Considérons le plan cartésien (T, S) : S’il s’agit d’un moteur, le cycle est décrit dans le sens des aiguilles
d’une montre, puisqu’alors
𝑄 = ∫ 𝑇𝑑𝑆 > 0 𝑒𝑡 − 𝑊 = ∫ 𝑝𝑑𝑉 < 0
Lorsqu’il est décrit dans le sens trigonométrique, c’est l’opposé. C’est donc le cycle inversé
T
Tc
Tf
S
S1 S2
Figure 15.4 : Cycle thermodynamique.
Les courbes isentropique (a)-(d) et (b)-(c) sont plus inclinées que les courbes isothermiques (a)-(b) et (d)-
(c). Leurs pentes sont reliées aux coefficients de compressibilité isothermique et isentropique :
1 𝜕𝑉 1 𝜕𝑉
𝐾𝑇 = − 𝑉 (𝜕𝑝) 𝑒𝑡 𝐾𝑆 = − 𝑉 (𝜕𝑝) (15.14)
𝑇 𝑆
Les évolutions (a)-(b) et (d)-(c) se font respectivement à la température 𝑇𝐶 et 𝑇𝑓 Dans le diagramme (p,
V), le cycle est moteur s’il est décrit dans le sens des aiguilles d’une montre et inversé s’il est décrit dans
le sens trigonométrique.
3. Analyse du cycle de Carnot
Cas d’un moteur thermique
Analysons un gaz parfait entrainé dans un cycle de Carnot ci-dessous.
L’étape (a-b) est une expansion isotherme du gaz parfait à la température constante 𝑇𝐶 ; L’énergie interne
du fluide ne change pas (𝑈𝑎𝑏 = 0) dans un processus à température constante ; En appliquant la
première loi de la thermodynamique, nous constatons que la quantité de chaleur 𝑄𝑎𝑏 absorbée par le gaz
parfait est entièrement utilisée pour accomplir un travail mécanique 𝑊𝑎𝑏 , soit 𝑄𝑎𝑏 = 𝑊𝑎𝑏 .
Le travail accompli dans ce processus peut aussi se calculer par l’expression :
𝑉𝑎 𝑉𝑎 𝑛𝑅𝑇1 𝑉𝑏
𝑊𝑎𝑏 = ∫𝑉𝑏 𝑝𝑑𝑉 = ∫𝑉𝑏 𝑑𝑉 = 𝑛𝑅𝑇1 𝑙𝑛 (𝑉𝑎) (15.15)
𝑉
L’étape (c-d) est une compression isotherme du gaz parfait à la température constante 𝑇𝑓 ; L’énergie
interne du gaz parfait ne change pas (𝑈𝑐𝑑 = 0) dans un processus à température constante ; En
appliquant la première loi de la thermodynamique, nous constatons que gaz libère une quantité de chaleur
𝑄𝑐𝑑 grâce au travail 𝑊𝑐𝑑 accompli par l’environnement, soit 𝑄𝑐𝑑 = 𝑊𝑐𝑑 .
Nous pouvons montrer que le rendement d’une machine de Carnot est aussi fonction des températures
des sources considérées.
En effet, considérons les processus suivants :
Tableau 15.1 : les processus dans le cycle de Carnot.
Le processus (a-b) est isothermique 𝑝𝑎 𝑉𝑎 = 𝑝𝑏 𝑉𝑏
𝛾 𝛾
Le processus (b-c) est adiabatique 𝑝𝑏 𝑉𝑏 = 𝑝𝑐 𝑉𝑐
Le processus (a-b) est isothermique 𝑝𝑐 𝑉𝑐 = 𝑝𝑑 𝑉𝑑
𝛾 𝛾
Le processus (b-c) est adiabatique 𝑝𝑑 𝑉𝑑 = 𝑝𝑎 𝑉𝑎
𝛾 𝛾 𝛾 𝛾
En multipliant membre à membre, on a :𝑝𝑎 𝑉𝑎 𝑝𝑏 𝑉𝑏 𝑝𝑐 𝑉𝑐 𝑝𝑑 𝑉𝑑 = 𝑝𝑏 𝑉𝑏 𝑝𝑐 𝑉𝑐 𝑝𝑑 𝑉𝑑 𝑝𝑎 𝑉𝑎 .
En divisant membre à membre par𝑝𝑎 𝑉𝑎 𝑝𝑏 𝑉𝑏 𝑝𝑐 𝑉𝑐 𝑝𝑑 𝑉𝑑 , on obtient :
𝛾−1 𝛾−1 𝛾−1 𝛾−1
𝑉𝑏 𝑉𝑑 = 𝑉𝑐 𝑉𝑎 , soit :
𝑉𝑏 𝑉𝑐
= (15.20)
𝑉𝑎 𝑉𝑑
𝑉𝑏 𝑉𝑑 𝑉𝑏 𝑉𝑐
𝑊𝑎𝑏 +𝑊𝑏𝑐 +𝑊𝑐𝑑 +𝑊𝑑𝑎 𝑊𝑎𝑏 +𝑊𝑐𝑑 𝑛𝑅𝑇𝑐 𝑙𝑛( )+𝑛𝑅𝑇𝑓 𝑙𝑛( ) 𝑛𝑅𝑇𝑐 𝑙𝑛( )−𝑛𝑅𝑇𝑓 𝑙𝑛( )
𝑉𝑎 𝑉𝑐 𝑉𝑎 𝑉𝑑
𝑅𝑡 = = = 𝑉𝑏 = 𝑉𝑏
𝑄𝑎𝑏 𝑄𝑎𝑏 𝑛𝑅𝑇𝑐 𝑙𝑛( ) 𝑛𝑅𝑇𝑐 𝑙𝑛( )
𝑉𝑎 𝑉𝑎
𝑇𝑐 −𝑇𝑓
𝑅𝑡 = (15.21)
𝑇𝑐
Principe de Carnot
Postulat : Toute machine thermique doit comprendre une source chaude et une source froide.
Principe : Il est impossible de faire passer de la chaleur d’une source froide à une source chaude sans
dépenser d’énergie extérieure. C’est-à-dire le principe de Carnot exprime qu’il est impossible de faire
fonctionner une machine thermique avec une seule source de chaleur ou avec plusieurs sources de
chaleur de même température.
Rendement d’un cycle de Carnot : Si une machine thermique fonctionne entre deux températures : 𝑇𝑐
et 𝑇𝑓 , son rendement maximum est indépendant de la nature de l’agent qui réalise la transformation de
chaleur en travail.
Le corps humain peut être considéré comme machine thermique dans laquelle la nourriture et l’oxygène
sont consommés comme combustibles, le travail extérieur est fourni par l’activité musculaire, la chaleur et
l’anhydride carbonique sont évacués comme principaux déchets. L’appellation médicale de telles
transformations est le métabolisme. Bien que ce processus soit principalement d ‘ordre chimique, le
résultat le plus important est la production de chaleur et le travail mécanique. Lorsqu’une personne est au
repos dans un milieu convenable, il y a production d’une quantité constante de chaleur. Cette quantité,
appelée métabolisme basal, varie avec la taille, le poids, l’âge, le sexe et l’état de santé du sujet. Quand
elle est debout à l’ouvrage, en outre le métabolisme basal, de l’énergie est transformée en travail
mécanique par l’activité musculaire de son corps.
𝑒𝑟 , est le vecteur unitaire dans la direction du segment de droite reliant les deux charges. On a donc :
𝑞1 . q 2
𝐹 =K. . (16.2)
𝑟2
Unités de la charge et force de Coulomb (𝐶).
La constante K caractérise le milieu dans lequel se trouvent les deux charges
1
K = 4𝜋𝜀
Où 𝜀 est la constante diélectrique ou la permittivité du milieu qui est une grandeur qualifiant la réponse
d’un milieu diélectrique (isolant) à l’application d’un champ électrique.
Dans le cas de l’air ou du vide on a :
1
K = 4𝜋𝜀 .
0
Dans le cas de la force créée par une distribution de charge sur une charge ponctuelle, on a :
Pour une distribution discrète (qui ne peut prendre qu'un ensemble fini de valeurs) des 𝑛 charges
électriques, en appliquant le principe de superposition, la force résultante est donnée par :
𝐹𝑅 = 𝐹1 + 𝐹2 + 𝐹3 + ⋯ + 𝐹𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝐹𝑖 (16.4)
Pour une distribution continue des charges (contenant une infinité des charges) qui s’interagissent avec
la charge unitaire 𝑞 ′ , on a :
𝐾𝑞 ′ 𝑑𝑞 𝐾𝑞 ′ 𝑑𝑞
𝑑𝐹 = 𝑒𝑟 → 𝐹 = ∫ 𝑒𝑟 (16.5)
𝑟2 𝑟2
Considérons une distribution discrète des charges, le champ électrique résultant est la somme
vectorielle de différents champs.
𝐸⃗𝑅 = 𝐸⃗1 + 𝐸⃗2 + 𝐸⃗3 + ⋯ + 𝐸⃗𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝐸⃗𝑖 (16.12)
Pour une distribution continue des charges créant un chacune un champ électrique, le champ résultant
est donné par :
𝐾𝑑𝑞 𝐾𝑑𝑞 𝐾l𝑑𝑙 𝐾𝜎𝑑𝑆 𝐾𝜌𝑑𝑉
𝑑𝐸⃗ = 𝑟 2 𝑒𝑟 → 𝐸⃗ = ∫ 𝑟 2 𝑒𝑟 = ∫ 𝑟 2 𝑒𝑟 = ∫ 𝑟 2 𝑒𝑟 = ∫ 𝑟 2 𝑒𝑟 (16.13)
Il est avantageux de considérer en chaque point de l’espace où il existe un champ électrique, le vecteur
déplacement 𝐷 (C/m2), défini, dans le vide, par la relation :
⃗ = 𝜀0 𝐸⃗
𝐷 (16.14)
Si le déplacement est dû à une charge ponctuelle unique 𝑞, à une distance 𝑟, son module vaut alors
1 𝑞
𝐷 = 4𝜋 𝑟 2 (16.15)
Figure 16.2 : Lignes de champ d'une charge ponctuelle positive, un champ radial divergent
Figure 16.3 : Lignes de champ d'une charge ponctuelle négative, un champ radial convergent
La différence de potentiel notée d.d.p. entre deux points 𝐴 et 𝐵 est donc définie comme suit :
𝑞 𝑞
𝑉𝐵 − 𝑉𝐴 = 𝐾 (𝑅 − 𝑅 ) (16.19)
𝐵 𝐴
La notion de ddp entre deux points est bien définie mais le potentiel en un point n’est défini qu’à une
constance près.
Considérons une distribution discrète des charges, le champ potentiel résultant est la somme
vectorielle de différents champs.
𝑉𝑅 = 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 + ⋯ + 𝑉𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝑉𝑖 (16.20)
Dans le cas d’une distribution de charges, on a :
𝐾𝑑𝑞 𝜆𝑑𝐿 𝜎𝑑𝑆 𝜌𝑑𝑉
𝑑𝑉 = → 𝑉 = 𝐾 ∫𝐿 = 𝐾 ∫𝑆 = 𝐾 ∫𝑉 (16.21)
𝑟 𝑟 𝑟 𝑟
Soit à transporter la charge 𝑞 ′ de A en B en face de 𝑞. Cette dernière interagit avec 𝑞. Le travail effectué
Vaut :
𝐵 𝐵 𝐵
𝑊𝐴𝐵 = ∫𝐴 𝐹 𝑑𝑟 = ∫𝐴 𝑞𝐸⃗ 𝑑𝑟 = 𝑞 ∫𝐴 𝐸⃗ 𝑑𝑟 = 𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) (16.22)
Si
𝑞 = 1𝐶 ⇒ 𝑊𝐴𝐵 = (𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) (16.23)
C’est-à-dire la différence de potentiel est alors le travail qu’il faut fournir pour amener une charge unité du
point 𝐴 au point 𝐵.
Dans le S.I., on a :
𝐿𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑡 = 1𝑐𝑜𝑢𝑙𝑜𝑚𝑏/1𝑚è𝑡𝑟𝑒 = [𝑉] , [𝐸] = [𝑉]/[𝑟] = 𝑁/𝐶 = 𝑉/𝑚
𝑀 𝐹
+𝑞
𝑁0 𝐸
𝜃
𝜃 𝑀0
𝐹′
−𝑞 𝑁
Figure 16.20 : Dipôle électrique.
𝜃 𝜃
𝑊 = ∫𝜃 𝑝𝐸 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃 = 𝑝𝐸 ∫𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃 , ou 𝑊 = −𝑝𝐸 𝑐𝑜𝑠 𝜃
0 0
𝑟2 − 𝑟1 ≈ 𝐿 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑒𝑡 𝑟1 𝑟2 = 𝑟 2
L’expression du potentiel électrique se réduit alors à :
𝐿 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑝 𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝑉 = 𝐾𝑞 =𝐾 (16.27)
𝑟2 𝑟2
On appelle capacité d’un corps exprimée en Farad (F), le rapport constant qui existe entre sa charge et le
potentiel auquel cette charge le porte.
𝑞
𝐶=𝑉 (16.32)
En pratique on utilise les sous-multiples du farad, ce dernier étant très grand.
16.7.2. Caractéristiques
La capacité d’un conducteur dépend:
• De sa forme et de ses dimensions
• Du milieu dans lequel il est plongé. Une même quantité d’électricité produit sur un conducteur placé
dans un milieu de constante diélectrique 𝜀 un potentiel 𝜀 fois plus petite que dans l’air. En d’autres
termes, la capacité du conducteur est 𝜀 fois plus grande.
• De la présence éventuelle de conducteurs voisins. La capacité d’un conducteur est accrue par le
voisinage d’autres conducteurs, particulièrement de conducteurs mis à la terre.
16.7.3. Le condensateur
Un condensateur est un système de deux conducteurs (armatures) en influence totale. C’est un réservoir
d’électricité. Il emmagasine l’énergie électrique sous forme d’un champ électrique. Sa capacité vaut:
𝑞
𝐶 = |𝑉 (16.33)
1 −𝑉2|
Exemples:
Figure 16.24 : Deux plaques parallèles en influence totale: c’est le condensateur plan
Notons que chaque plaque est appelée « armature » du condensateur.
16.7.4. Calcul des capacités des condensateurs
Capacité du condensateur plan
Figure 19.25 : Densité des charges sur les armatures d’un condensateur plan.
𝜎 𝜎
𝐸+ = 𝐸− = 2𝜀 ⇒ 𝐸 = 𝐸+ + 𝐸− = 𝜀 (16.34)
0 0
2 𝜎 − 𝜎 𝑞
𝑉1 − 𝑉2 = ∫1 𝐸⃗ ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = ∫ ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝐿 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜎 =
𝜀0 + 𝜀0 𝑆
D’où :
𝑞𝐿 𝑞 𝑆𝜀0
𝑉1 − 𝑉2 = 𝑆𝜀 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 𝐶=𝑉= (16.35)
0 𝐿
D'où.
𝑅 𝑅
𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅 1−𝑅2 (16.37)
2 1
𝑅 𝑅 1 𝜆 𝜆 𝑅 𝑞 2𝜋 𝑞𝜀0
𝑉1 − 𝑉2 = ∫𝑅 2 𝐸𝑑𝑟 = ∫𝑅 2 2𝜋𝜀 𝑑𝑟 = 2𝜋𝜀 𝑙𝑛 𝑅2 𝑒𝑡 𝐶 = 𝑉 −𝑉 = 𝑅 (16.40)
1 1 0 𝑟 0 1 1 2 𝜆 𝑙𝑛 2
𝑅1
2𝜋 𝜀0
𝐶= 𝑅 (16.41)
𝜆 𝑙𝑛 2
𝑅1
On dépose une charge +𝑞 sur l’armature du 1er conducteur et il apparaît un potentiel 𝑉1 et ainsi de suite.
La différence de potentiel aux bornes de chaque condensateur est respectivement.
𝑞 𝑞 𝑞
𝑉1 − 𝑉2 = 𝐶 , 𝑉2 − 𝑉3 = 𝐶 𝑒𝑡 𝑉3 − 𝑉4 = 𝐶
1 2 3
1 1 1 1 1 1
= 𝐶 + 𝐶 + 𝐶 +. . . . + 𝐶 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶 = ∑𝑛𝑖=1 𝑅𝑖∗ (16.43)
𝐶é𝑞 1 2 3 𝑛 𝑖
Association en parallèle
Dans ce cas, nous sommes en présence de deux conducteurs. Ce qui signifie que toutes les premières
armatures sont au même potentiel ainsi que les secondes.
𝑞1 = 𝐶1 (𝑉1 − 𝑉2 ), 𝑞2 = 𝐶2 (𝑉1 − 𝑉2 ), 𝑞3 = 𝐶3 (𝑉1 − 𝑉2 ) (16.44)
𝑞1 + 𝑞1 + 𝑞1 = 𝑞 = (𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 )(𝑉1 − 𝑉2 ) = 𝐶é𝑞 (𝑉1 − 𝑉2 ) (16.45)
𝐶é𝑞 = 𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 +. . . . . +𝐶𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑖 (16.46)
Ceci montre que la densité de charges à travers le temps est la même. En considérant une surface fermée
entre les deux fils reliant les conducteurs, nous avons :
𝐼 = ∫ 𝐽𝑑𝑆 = 0 (17.5)
La loi d’Ohm en un point d’un conducteur stipule que la densité du courant électrique est proportionnelle
au champ électrique.
1 1
𝐽 = 𝜌 𝐸⃗ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜌 = 𝑟 (17.6c)
D’où
𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅𝐼 (17.9)
1𝐿 𝜌𝐿
𝑅 = 𝑟𝑆 = (17.10)
𝑆
L’équation (17.9) exprime la loi d’Ohm et (17.10) la loi de Pouillet avec 𝑅 la résistance, 𝑅 la section du fil
et 𝐿 sa longueur.
La loi d’Ohm stipule que la différence de potentiel aux bornes d’un conducteur est proportionnelle à la
résistance du conducteur et l’intensité du courant qui traverse ce conducteur. La loi de Pouillet stipule que
la résistance d’un conducteur homogène est proportionnelle à la longueur du conducteur, inversement
proportionnelle à sa section et dépend de la nature du conducteur c’est–à-dire proportionnelle à la
résistivité du conducteur
La résistance s’exprime en Ohm (𝛺), la conductivité électrique en 𝛺 −1 𝑚−1, la résistivité en 𝛺𝑚.
1
𝐾=𝑅 (17.11)
𝐾, est la conductance électrique qui s’exprime en 𝛺−1
La résistivité d’un matériau dépend :
• De la température
𝜌𝑇 = 𝜌0 [1 + 𝛼(𝑇 − 𝑇0 )] (17.12)
• De la lumière
• Du champ magnétique
• Du sens du passage du courant (cas diodes)
• De la nature du matériau (forme)
Dans (20.12),𝛼 est le coefficient thermique de résistivité, mesures en °𝐶 −1 . Cette équation est valable
uniquement dans une plage de température bien définie.
Dans ce cas la résistance à une certaine température est donnée par :
𝑅𝑇 = 𝑅0 [1 + 𝛼(𝑇 − 𝑇0 )] (17.12a)
17.4. Association des résistances et loi de Joule
17.4. 1. En série
𝑅1 𝑅3 𝑅3 𝑅4
𝐼
𝑉1 𝑉2 𝑉3 𝑉4 𝑉5
Figure 17.1 : Résistances en série.
Selon la loi d’Ohm,
𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅1 𝐼, 𝑉2 − 𝑉3 = 𝑅2 𝐼, 𝑉3 − 𝑉4 = 𝑅3 𝐼, 𝑉4 − 𝑉5 = 𝑅4 𝐼 (17.13)
En additionnant membre à membre les équations précédentes, on obtient
𝑉1 − 𝑉5 = (𝑅1 + 𝑅2 + 𝑅3 + 𝑅4 )𝐼 = 𝑅é𝑞 𝐼 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑅é𝑞 = 𝑅1 + 𝑅2 + 𝑅3 + 𝑅4 = ∑𝑛𝑖=1 𝑅𝑖 (17.14)
17.4. 2. En parallèle
𝐼1 𝑅1
𝑅2
𝐼2
𝐼
𝐼3 𝑅2
𝑉1 𝑉2
𝑅2
𝐼4
𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅1 𝐼1 , 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅2 𝐼2 , 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅3 𝐼3 , 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑅4 𝐼4 (17.15)
𝑉1 −𝑉2 𝑉1 −𝑉2 𝑉1 −𝑉2 𝑉1 −𝑉2
𝐼1 = , 𝐼1 = , 𝐼1 = , 𝐼1 = (17.16)
𝑅1 𝑅2 𝑅3 𝑅4
1 1 1 1 1 1
= 𝑅 + 𝑅 + 𝑅 + 𝑅 = ∑𝑛 (17.17)
𝑅é𝑞 1 2 3 4 𝑖=1 𝑅𝑖
L’intensité du courant est inversement proportionnelle à la résistance, le courant passe en priorité dans la
plus petite résistance quand les résistances sont en parallèle. Si on relie les potentiel 𝑉1 et 𝑉2par un fil de
moindre résistance, aucun courant ne passe dans les résistances.
Loi de Joule
Tout passage du courant dans un conducteur amène un échauffement de ce conducteur. C’est l’effet
Joule.
(𝑉1 −𝑉2 )2 𝑡
𝑊 = (𝑉1 − 𝑉2 )𝐼𝑡 = 𝑅𝐼 2 𝑡 = 17.19)
𝑅
La loi de Joule stipule que l’énergie dégagée par un conducteur est proportionnelle à la résistance du
conducteur, au carré de l’intensité du courant qui traverse ce conducteur et à la durée de ce courant.
L’énergie 𝑊dégagée par un conducteur est exprimée en Joule (𝐽). La quantité de chaleur 𝑄 dégagée par
un conducteur lors du passage du courant électrique exprimée en kilocalorie (𝑘𝑐𝑎𝑙) est donnée par :
𝑊
𝑄 = 4176 (17.20)
Application de la loi de Joule : le chauffage électrique, réchaud électrique, lampe à incandescence, fusible
: mécanisme de protection des appareils dans un circuit, c’est une résistance qui fond lorsque le courant
est trop élevé etc.
17.5. Générateurs et récepteurs
Un générateur est un appareil qui produit le courant électrique ou c’est un appareil qui assure une
circulation permanente du courant électrique ou encore c’est un appareil qui transforme les autres formes
d’énergie en énergie électrique. Exemple : l’alternateur, la dynamo, la pile, la batterie etc. Un générateur
est caractérisé par sa force électromotrice 𝐸 qui est l’aptitude qu’a un générateur de transformer les autres
formes d’énergie en énergie électrique. Il est caractérisé aussi par sa résistance interne 𝑟. C’est l’aptitude
qu’a un générateur de consommer par effet joule une partie de la puissance qu’il produit.
Un générateur électrique a deux bornes : une borne positive et une borne négative. Dans un circuit
électrique, un générateur est symbolisé par deux traits : le trait long et mince représente la borne positive
tandis que le trait gros et court représente la borne négative.
- +
Circuit électrique
Un circuit électrique est un ensemble d’éléments électriques comprenant au moins un générateur. Un
circuit est ouvert lorsque le courant électrique ne traverse pas (Figure 17.3a) et il est fermé lorsque le
courant électrique traverse (Figure 17.3b).
𝐸
(𝑎)
(𝑏)
𝐸
Un récepteur est un appareil qui consomme le courant électrique ou c’est un appareil qui transforme
l’énergie électrique sous une autre forme d’énergie. Exemple : le moteur électrique, le réchaud électrique,
la radio etc. Un récepteur est caractérisé par sa force contrélectromotrice 𝐸 ′ qui est l’aptitude qu’a un
récepteur de transformer l’énergie électrique sous une autre forme d’énergie. Il est caractérisé aussi par
sa résistance interne 𝑟 ′ . C’est l’aptitude qu’a un récepteur de consommer par effet joule la puissance qui
lui est fournie.
17.5.1. Deux générateurs montés en opposition
La force électromotrice de l’ensemble est donnée par :
𝐸 = 𝐸1 − 𝐸2 (17.21)
Si 𝐸1 > 𝐸2 , le courant circule dans le sens imposé par 𝐸1
Si 𝐸1 = 𝐸2 alors 𝐸 = 0pas de circulation de courant
E1 E2
E1 E2
Le générateur résultant est la somme de deux générateurs. Notons qu’à l’intérieur du générateur, le
courant électrique circule de la borne négative vers la borne positive tandis qu’à l’extérieur du générateur
le courant électrique circule de la borne positive vers la borne négative.
17.5.3. Circuit comprenant des générateurs, des récepteurs et des résistances en
série
Soit le circuit électrique suivant :
𝐸1 𝑅1 𝐸2 𝑅2
𝐼
𝑅5
𝐸4 𝑅4 𝐸3 𝑅3
Figure 17.5 : Circuit électrique comprenant des générateurs, des récepteurs et des résistances en série.
On impose un choix arbitraire du courant ; certains générateurs vont se comporter comme des
récepteurs. Un générateur débitant du courant dans un sens opposé à celui choisi arbitrairement se
comporte comme un récepteur.
Par convention : Sont générateurs ceux qui donnent du courant dans le sens choisi des forces
électromotrices : inférieures à zéro il s’agit des récepteurs et supérieures à zéro il s’agit des générateurs.
La somme algébrique des différences de potentiel successives est nulle. D’où
−𝐸1 + 𝐸2 − 𝐸3 + 𝐸4 − 𝐼(𝑅1 + 𝑅2 + 𝑅3 + 𝑅4 + 𝑅5 ) = 0
∑𝑛 𝑛 ′
−𝐸1 +𝐸2 −𝐸3 +𝐸4 𝑖=1 𝐸𝑖 −∑𝑖=1 𝐸𝑖
𝐼= ∑ 𝑅𝑖
= ∑𝑛
(17.23a)
𝑖=1 𝑅𝑖
𝐵 𝐷
𝐹 𝐶 𝐸
Nœuds : A, B, C et D
Branches : AGD, DEC, AB, BC et AHFC
Mailles : ABDGA, BDECB et ABCFHA
17.6.2. Les lois
Le nombre des branches est le nombre des courants qu’il faut déterminer.
Loi des nœuds : La somme des courants qui arrivent à un nœud est égale à la somme des courants
qui repartent de ce nœud.
𝐼1
𝐼2
𝐼4
𝐼6
𝐼5
𝐼2
𝐵
Figure 17.8 : Loi des nœuds.
Ce circuit contient :
• 2 nœuds A et B
• 1 éq. 𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 0
• 3 branches → 3 courants
Loi des mailles : dans une maille parcourue dans un sens donné, la somme algébrique des d.d.p successives
est nulle.
𝐴
Exemple
𝐵 𝐷
𝐶
Figure 17.9 : Loi des mailles.
On aura alors 𝐵 − (𝑛 − 1) équations aux mailles. Le vrai sens du courant n’est connu qu’après résolution
totale du circuit.
Notions de court-circuit
Considérons un circuit contenant une source de tension parfaite c’est-à-dire, sa résistance interne est
négligeable par rapport à la résistance extérieure.
𝐸
𝐼
𝐴 𝐵
𝑅
Dans ce circuit la résistance 𝑅 représente n’importe quelle charge, ça peut être une ampoule de lampe
etc. on parle de court-circuit lorsque les bornes de la résistance sont reliées par un fil conducteur de
résistance très faible. Ce fil forme avec la résistance 𝑅 un groupement en parallèle dont la résistance
équivalente est au plus égale à la résistance du fil conducteur.
La force électromotrice de la source de tension étant constante, le courant augmente très rapidement
dans cette résistance et il en résulte une élévation de température dans le fil conducteur par effet joule qui
peut conduire à un incendie. Pour éviter cette catastrophe, on installe des fusibles ou des coupe-circuits
qui ont pour rôle d’ouvrir le circuit dès que le courant atteint une certaine intensité.
Notions de mise à la masse des circuits électriques
Le terme masse désigne en électricité un conducteur relié à la terre et dont le potentiel est égal à zéro,
c’est le potentiel de référence. Nous donnons sur la figure ci-dessous le symbole représentant la mise à
la masse de la borne positive du générateur de tension.
𝐴 𝐵
𝐸
𝐼
Dès lors, lorsque l’utilisateur touche l’appareil, il s’établit entre sa main et ses pieds une différence de
potentiel égale à la haute tension et il est traversé par un courant électrique. Ce dernier est donc l’objet
d’un choc électrique. Par contre, lorsque l’appareil est mis à la masse et son châssis métallique est en
contact avec la partie dénudée du fil de la haute tension, il ne s’établit aucune différence de potentiel entre
la main et les pieds et il n’est traversé par aucun courant.
17.7. Instruments de mesures électriques.
17.7.1. Rhéostat
Le Rhéostat est un dispositif qui permet de faire varier sensiblement de manière continue l’intensité d’un
courant dans un circuit.
Imaginons, placée dans un circuit envisagé, une résistance boudinée comportant en C un curseur
représenté par la flèche.
𝐴 𝐶 𝐵
Figure 20.10 : Rhéostat à curseur.
La résistance effectivement introduite dans le circuit est celle qui est comprise entre les points A et C : elle
dépend de la position du curseur C qui peut être déplacé de manière à entrer en contact avec toute spire
de la résistance comprise entre A et B.
Si 𝑛 est le nombre des spires supposées identiques, et 𝑅1 la résistance totale AB, la variation minimum
de la résistance par déplacement du curseur égale à 𝑅/𝑛 (Application : bouton volume dans un poste de
radio).
17.7.2. Mesures de l’intensité du courant
On mesure l’intensité du courant électrique 𝐼 à l'aide de l’ampèremètre. Il est toujours monté en série avec
le dispositif dont mesure le courant. Le circuit utilisé à cet effet est la figure ci-dessous.
𝑅1 𝑅2
𝐴
𝐸
𝐼
Pour une bonne lecture (l’ampèremètre ne consomme pas le signal qu’il mesure), la résistance interne de
l’ampèremètre doit vérifier la condition : 𝑟𝐴 ≪ 𝑅1 + 𝑅2 d’une part et d’autre part, il faut respecter les
polarités si le courant est continu.
17.7.3. Mesures de la tension V
On mesure la tension ou la différence de potentiel 𝑈 aux bornes d’un élément à l'aide du voltmètre. Il est
toujours monté en dérivation avec le dispositif dont mesure la tension. Le circuit utilisé à cet effet est la
figure ci-dessous.
𝑅1 𝑅2
𝐸
𝐼
Nœud B : 𝐼3 + 𝐼4 + 𝐼5 = 0 (17.28)
Si 𝐼5 = 0
(17.27) devient
𝐼1 + 𝐼2 = 0 ⇒ 𝐼1 = −𝐼2 (17.29)
Et (17.28) devient
𝐼3 + 𝐼4 = 0 ⇒ 𝐼3 = −𝐼4 (17.30)
Maille ABDA
−𝐼3 𝑅3 − 𝐼2 𝑅2 + 𝐼5 𝑅5 = 0 (17.31)
Si 𝐼5 = 0
(17.31) devient
𝐼3 𝑅3 = −𝐼2 𝑅2 (17.32)
Maille ABCA
𝐼5 𝑅5 − 𝐼4 𝑅4 − 𝐼1 𝑅1 = 0 (17.33)
Si 𝐼5 = 0
(17.33) devient
𝐼4 𝑅4 = −𝐼1 𝑅1 (17.34)
En divisant (17.32) par (17.34) membre à membre on a :
𝐼3 𝑅3 𝐼2 𝑅2
= (17.35)
𝐼4 𝑅4 𝐼1 𝑅1
D’où
𝑅
𝑅4 = 𝑅1 𝑅3 (20.36)
2
𝐸1
𝑅1 𝑅2 𝐼
𝐶
𝐴
𝐵
𝐸2
𝐺
𝐼
𝐴 𝑋
𝐴 𝐵
𝑁𝑚𝐴 = 𝑀𝐴
Alors
𝐴 𝑀 𝑀𝐴 1
𝑀𝐴 = 𝑁𝑘𝑛𝑒 ⇒ 𝑘 = 𝑁𝑛𝑒 = . 𝑁𝑒
𝑛
La quantité d’électricité nécessaire à la libération d’un équivalent-gramme d’un élément est indépendante
de la nature de l’élément libéré. En effet, la quantité d’électricité nécessaire à la libération d’un équivalent-
gramme est égale à 96495 𝐶 (produit du nombre d’Avogadro par la charge de l’électron).
96495
1𝑒 − = 6,02372⋅1023 𝐶 = 1,6 ⋅ 10−19 𝐶 𝑜ù 𝑁 = 6,02372 ⋅ 1023 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝐴𝑣𝑜𝑔𝑎𝑑𝑟𝑜
Un ion électrolytique porte une charge égale à 𝑉𝑒 où 𝑉 est la valence de l’ion. Il résulte de la 1ère loi de
Faraday que la masse m d’un élément qui se dépose à la cathode d’un voltamètre est donnée par :
𝑀𝐴 𝐼𝑡
𝑚= (17.38)
𝑛 96495
Par le même principe on peut recouvrir une pièce quelconque d’une couche de matière désirée.
Certains corps ont tendance à se dissoudre dans l’électrolyte. Dans l’électrolyte les atomes du corps
laissent un manque ou un excès d’électrons. Après un certain temps, si on relie les deux corps, on constate
une circulation du courant électrique. C’est le principe de fonctionnement des piles.
17.8.3. Piles et accumulateurs électriques
1. Définition et fonctionnement d’une pile
Une pile est un générateur électrique qui transforme l’énergie d’une réaction chimique (c’est l’énergie
potentielle des atomes individuelles et de leurs électrons orbitaux, notamment l’énergie des réactions
d’oxydation et de réduction) en énergie électrique : elle produit donc de l’énergie électrique à partir de
l’énergie libérée par une réaction chimique.
Elle se compose principalement de deux électrodes qui sont les pôles positif et négatif de la pile, qui
plongent dans une solution aqueuse qui fait office de conducteur électrique. Les piles contiennent
également des additifs : par exemple, des gélifiants qui diminuent la tendance au coulage, des produits
anticorrosion pour limiter l’agressivité du contenu de la pile vis-à-vis de l’enveloppe métallique etc.
La réaction chimique responsable du fonctionnement d’une pile est une réaction d’oxydo-réduction. C’est
une réaction au cours de laquelle il y a un transfert d’électrons entre les réactifs. Elle met en jeu deux
couples oxydant /réducteur.
Un couple oxydant/réducteur est constitué de deux espèces chimiques conjuguées : un oxydant noté Ox
et un réducteur noté Red.
• Un oxydant est une espèce chimique capable de gagner un ou plusieurs électrons.
• Un réducteur est une espèce chimique capable de perdre un ou plusieurs électrons
Le principe de fonctionnement de la pile est le suivant : deux conducteurs de nature différente (par
exemple carbone et zinc ou cuivre et zinc), plongeant dans un électrolyte comme une solution aqueuse
de l’acide sulfurique, constituent un générateur électrique dont la force électromotrice est déterminée par
la nature des conducteurs et de la solution aqueuse utilisés.
Où, 𝑉𝑎° 𝑒𝑡 𝑉𝑏° : Potentiels molaires des électrodes des métaux a et b par rapport à l’électrode d’hydrogène ;
𝛽
R : constante du gaz parfait ; 𝐹 = 96.500 𝐶 F : constante de Faraday 𝐶𝑎𝛼 𝑒𝑡 𝐶𝑏 : les concentrations
molaires des métaux 𝑎 𝑒𝑡 𝑏, 𝛼 𝑒𝑡 𝛽 : les fractions des ions qui entrent (sortent) dans la solution aux
électrodes chaque fois que la charge traverse la pile.
3. Types de piles
On distingue deux grandes catégories de piles : les piles jetables (ou piles primaires), et celles qui se
rechargent : les accumulateurs ou piles rechargeables (piles secondaires). On parlera plus souvent d’«
accumulateur » ou de « batterie » pour les éléments spécifiques à un appareil (ordinateur portable,
tablette, téléphone etc.) et de « pile rechargeable» pour les accumulateurs de forme standard.
Les piles varient également de par leur forme : il y a les piles cylindriques, rectangulaires et les grosses
piles carrées plates. Toutes les trois sont appelées piles « bâtons » afin de les distinguer des toutes petites
piles rondes et plates : les piles « boutons ».
Les piles rechargeables les plus utilisées sont : Nickel-cadmium (NIcd), nickel-hydrure métallique (NIMH)
et les piles non rechargeables sont : carbone-zinc, alcaline et dioxyde de manganèse lithium.
La pile carbone-zinc ou pile Leclanché a une capacité de stockage limitée et ne peut être utilisée que dans
des appareils qui ne consomment pas beaucoup d’énergie (radio, calculatrice, télécommande, réveil etc.).
Dans cette pile, l’électrode positive est une tige de charbon, l’électrode négative est une tige de zinc,
l’électrolyte est une solution aqueuse de chlorure d’ammonium et le dépolarisant est du bioxyde de
manganèse. La tige de charbon et le bioxyde de manganèse sont contenus dans un vase poreux.
Le bioxyde étant un oxydant (Corps susceptible d'entraîner la combinaison d'oxygène avec un autre corps
ou corps susceptible de fixer de l'oxygène sur un corps), il oxyde l’hydrogène produit et forme de l’eau qui
n’empêche pas la pile de fonctionner.
Les piles sèches, utilisé actuellement dans le commerce sont des piles Leclanché. Le chlorure
d’ammonium est immobilisé par une matière spongieuse (poreux) qu’il imbibe ; le bioxyde de manganèse,
entourant la tige de carbone, est enfermé dans un sachet de toile au centre d’une capsule en zinc
constituant l’l’électrode négative.
métaux lourds qu’on trouvent dans les piles sont : le cadmium (𝑐𝑑), le mercure (𝐻𝑔), le plomb (𝑃𝑏), le
zinc (𝑍𝑛), le nickel (𝑁𝑖) etc. Les trois premiers sont reconnus comme extrêmement toxiques pour les
êtres vivants (cancérigènes, mutagènes etc.). Mais le nickel et le cadmium ne sont pas inoffensifs (effet
mutagène, problèmes de reproduction et problèmes d’allergies). De plus, tous ces métaux lourds sont très
persistants. Ainsi le mercure d’une seule pile bouton peut contaminer 400 𝐿 d’eau ou 1 𝑚3 de terre
pendant 50 ans
Une étude comparative sur l’impact environnemental des piles rechargeables et non rechargeables a
montré que les piles rechargeables ont 30 fois moins d’impact sur l’environnement que les piles jetables
lorsqu’on prend en considération toutes les phases du cycle de vie de ces produits : fabrication, mise en
vente, utilisation et traitement en fin de vie utile.
La pile 𝑁𝑖 − 𝑀𝐻 (Nickel-hydrure métallique) consomme jusqu’à 23 fois moins de ressources fossiles et
minérales que sa consœur jetable. La première utilise 1 𝑘𝑔 de pétrole contre 19 pour la seconde.
5. Les accumulateurs
Un accumulateur électrique est un dispositif destiné à stocker l’énergie électrique et à la restituer
ultérieurement.
Une batterie d'accumulateurs ou généralement une batterie, est un ensemble d'accumulateurs électriques
reliés entre eux de façon à créer un générateur de courant continu de la capacité et de la tension désirée.
Dans le cas d’une batterie au plomb, chaque accumulateur est constitué de deux plaques de plomb
immergées dans une solution d’acide sulfurique. Lorsqu’on relie les plaques à une source de courant
électrique, le courant effectue un travail et les plaques se polarisent ; ainsi on charge l’accumulateur.
A la fin de la charge, la plaque reliée à la borne négative de la source du courant a une teinte grise (teinte
du plomb, 𝑃𝑏) tandis que celle reliée à la borne positive de la source de courant, a une teinte brune (teinte
du peroxyde de plomb 𝑃𝑏𝑂2) L’accumulateur a accumulé de l’énergie chimique. Cette énergie chimique
est son énergie potentielle. Il pourra maintenant en transformant son énergie chimique en énergie
électrique en fournissant du travail. En fournissant ce travail, il se décharge.
• Pendant la décharge
Sur la borne négative, on a la réaction : 𝑃𝑏 + 𝑆𝑂4 −− → 𝑃𝑏𝑆𝑂4 + 2𝑒 −
Sur la borne positive, on a : 𝑃𝑏𝑂2 + 2𝐻 + + 𝐻2 𝑆𝑂4 → 𝑃𝑏𝑆𝑂4 + 2𝐻2 𝑂 + 2𝑒 −
En reliant les deux bornes le manque et l’excès des électrons crée un passage du courant électrique.
A la longue il y aura dépôt de 𝑆𝑂4−− sur les électrodes et formation des sulfates de plomb 𝑃𝑏𝑆𝑂4 . Et
l’acide sulfurique s’épuiserait et la quantité d’eau va augmenter. Et la batterie va se décharger.
• Pendant la charge : on fait l’électrolyse du système la plaque négative est réduite en 𝑃𝑏 et la plaque
positive est oxydée en 𝑃𝑏𝑂2 . L’accumulateur emmagasine de l’énergie chimique.
L’apparition de l’ionisation par choc et de l’étincelle dépend donc du champ. Il faut une d.d.p. d’autant plus
grande que la distance entre les électrodes est plus grande.
Dans ces circonstances, la loi d’Ohm n’est plus observée ; la relation entre l’intensité et la d.d.p. suit une
courbe assez particulière. L’intensité a tendance à s’emballer, et il faut mettre dans le circuit une résistance
ohmique pour la limiter.
Lors de l’étincelle électrique, les ions venant frappés les électrons peuvent arracher des électrons à la
cathode, et aussi des atomes. La lumière émise par l’étincelle, est caractéristique du métal des électrodes.
D’où la possibilité d’une méthode largement utilisée en chimie industrielle d’analyse spectroscopique de
cette lumière.
17.9.5. Arc électrique
Si dans un dispositif à étincelle électrique, l’intensité du courant est telle que les chocs des ions sur les
électrodes, par leur nombre et leur violence, portent ces dernières à l’incandescence un régime nouveau
s’établit l’arc électrique.
Dans ce cas, il y a émission de thermo électrons à la cathode, en plus des électrons arrachés par choc.
Leur courant s’ajoute à celui des ions. Le nombre des atomes arrachés aux électrodes augmente aussi.
Ils se trouvent en général dans un état d’excitation plus grand. La lumière émise est caractéristique de
leur nature et de leur état.
17.9.6. Décharge lumineuse
Reprenons le dispositif permettant d’étudier le courant de saturation et augmentons le potentiel, mais pas
assez pour obtenir l’étincelle. Diminuons ensuite progressivement la pression. En procédant de la sorte,
on augmente la distance entre les molécules du gaz et donc le libre parcours moyen, et aussi l’énergie
cinétique accumulée par les ions entre deux chocs. Quand la pression est suffisamment basse cette
énergie est suffisante pour produire l’ionisation par choc, l’intensité du courant augmente et l’on voit
apparaître des phénomènes lumineux.
• Quand la pression est de l’ordre de 100 𝑇𝑜𝑟 (1 𝑇𝑜𝑟 = 1𝑚𝑚𝐻𝑔) on obtient un ou plusieurs filets
lumineux. On parle d’effluve.
• Quand elle est de l’ordre de 10 𝑇𝑜𝑟, une colonne lumineuse remplit tout le tube, à partir de l’anode.
Sa couleur dépend de la nature du gaz
• Quand elle est de l’ordre du 𝑇𝑜𝑟, on a successivement en partant de la cathode, une gaine lumineuse,
dite gaine négative, un espace sombre dit de Faraday, une colonne lumineuse, dite gaine négative,
un espace sombre dit de Faraday, une colonne lumineuse dite colonne positive, généralement
stratifiée.
• Quand elle est de l’ordre du dixième de 𝑇𝑜𝑟, on a, en partant de la cathode, un espace noir, une
luminosité sombre de Faraday, la colonne positive.
• Quand elle atteint le centième de 𝑇𝑜𝑟, la luminosité disparaît presque entièrement tandis qu’apparaît
la fluorescence de la serre. C’est le phénomène de rayons cathodiques.
• Vers le millième de 𝑇𝑜𝑟, le courant ne passe plus
Les phénomènes décrits ci-dessus s’expliquent fondamentalement en vertu de l’ionisation par choc
amorcée par les ions se trouvant toujours dans les gaz. Les variations viennent de la différence entre les
libres parcours moyens et d’une répartition non uniforme de la d.d.p.
L’influence du libre parcours moyen peut être montrée par une expérience simple. Soit un tube dans lequel
on peut diminuer la pression et dans lequel le trajet entre les électrodes très voisines peut se faire
directement ou par étincelle directement ou par dérivation dans un tube assez long. Lorsqu’on diminue la
pression, on voit apparaître une étincelle directement entre les électrons, puis une décharge lumineuse.
Brusquement celle-ci s’arrête, et la décharge lumineuse apparaît dans le tube plus long. A ce moment, le
libre parcours moyen était trop grand pour que les ions aient encore des chances suffisantes de rencontrer
des atomes à ioniser sur le chemin direct devenu trop court. Par contre l’ionisation par choc peut se produire
sur l’autre chemin, plus long.
Nous rappelons qu’une onde électromagnétique est due à un champ électrique et un champ magnétique
perpendiculaires oscillants en phase. Elle se propage dans le vide à la vitesse de la lumière 𝑐. Dans le cas
d’une onde sinusoïdale ou monochromatique, elle a une fréquence 𝑁 définie et une période 𝑇 = 1/𝑁. La
𝑐
longueur d’onde 𝜆 est la distance parcourue par l’onde en une période, soit 𝜆 = 𝑐𝑇 = 𝑁.
[Link] de rayons X
Les rayons X sont produits dans des tubes à rayons X également appelés tubes de Coolidge ou tubes à
cathode chaude (Figure 17.23).
Figure 17.24 : Absorption des rayons X par la matière. L’intensité I du rayonnement décroît exponentiellement
en fonction de l’épaisseur x de matière traversée.
Formules trigonométriques