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Ce document traite de l'identification du terme source dans les équations elliptiques linéaires, en se concentrant sur le problème inverse lié à l'équation de Poisson. Il présente des concepts mathématiques fondamentaux tels que les espaces de distributions et les espaces de Sobolev, ainsi que des résultats sur le problème inverse, notamment la caractérisation des opérateurs associés. L'article souligne la simplicité du problème inverse par rapport aux problèmes de potentiel inverse classiques, tout en notant qu'il nécessite des hypothèses supplémentaires pour une solution unique.

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Ce document traite de l'identification du terme source dans les équations elliptiques linéaires, en se concentrant sur le problème inverse lié à l'équation de Poisson. Il présente des concepts mathématiques fondamentaux tels que les espaces de distributions et les espaces de Sobolev, ainsi que des résultats sur le problème inverse, notamment la caractérisation des opérateurs associés. L'article souligne la simplicité du problème inverse par rapport aux problèmes de potentiel inverse classiques, tout en notant qu'il nécessite des hypothèses supplémentaires pour une solution unique.

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UNIVERSITÉ ABDELMALEK ESSAÂDI

FACULTÉ DES SCIENCES DE TÉTOUAN


Sciences Mathématiques appliquées

Identication du terme source


dans les équations elliptiques linéaires

Réalisé par :

OUELD ELHAKIM BOUCHRA


ELABOUTI AMAL

Encadré par :

Pr : ELYAZIDI YOUNESS

2025/2026
Introduction
Soit Ω un ouvert borné de Rd de frontière Γ régulière. On considère l'équation de Poisson

−∆u = g dans Ω, (0.0.1)

assortie de la condition de Dirichlet

γ0 u := u|Γ = f, (0.0.2)

où f ∈ H 1/2 (Γ) et g ∈ L2 (Ω). Le problème (0.0.1)(0.0.2) admet une unique solution u dans
l'espace
H 1 (∆, Ω) = {u ∈ H 1 (Ω); ∆u ∈ L2 (Ω)},
sur lequel la trace normale γ1 u := ∂u/∂n est bien dénie dans H −1/2 (Γ) et dépend continû-
ment de u. On dénit l'opérateur d'observation C(u) = γ1 u.
Le problème inverse (IP) étudié est le suivant : étant donné une donnée d'entrée
f ∈ H 1/2 (Γ) et l'observation correspondante φ ∈ H −1/2 (Γ) telle que C(u) = φ, peut-on
déterminer de manière unique la source g?
Contrairement aux problèmes de potentiel inverse classiques (identication de supports
de sources, de ssures), le problème (IP) est beaucoup plus simple car linéaire. Cependant,
il n'est pas résoluble de façon unique sans hypothèse supplémentaire. L'article [2] en donne
une analyse complète et propose des stratégies de reconstruction lorsque la source possède
une structure particulière.

2
Chapitre 1
PRÉLIMINAIRE

1.1 Espaces des Distributions

1.1.1 Les espaces des fonctions test D (Ω)


Support d'une fonction continues
Dénition 1.1.1. Le support d'une fonctions φ ∈ C (Ω) est le sous ensemble fermé de RN
noté supp (φ) et dénie par

supp (φ) = {x ∈ Ω / φ (x) ̸= 0 }


Propriété :
i) supp(φ) = φ ⇔ φ ≡ 0 dans Ω
ii) Soient φ,ψ ∈ C (Ω) , alors supp(φ.ψ) ⊂ supp(φ) ∩ supp(ψ) .
k N α
iii) Si φ ∈ C (Ω) , alors pour tout α ∈ N tel que |α| ≤ k supp(D φ) ⊂ supp(φ)

Exemple 1.1.1. On dénie la fonction ∀ x ∈ RN ,


φ0 par
(  
1
exp − 1−∥x∥2 si ∥x∥ < 1
φ0 (x) =
0 si ∥x∥ ≥ 1
p
avec ∥x∥ = x21 + 2
 ... + xNn
on a supp(φ0 ) ⊂ x ∈ R / ∥x∥ ≤ 1

L'espace des fonctions test D (Ω)


Dénition 1.1.2. On désigne par D (Ω) l'espace vectoriel des fonctions à valeurs réel
(ou complexe ) dénie sur Ω indénément dérivable et à support compact dans Ω.
Exemple 1.1.2. la fonction φ dénie par :
(  
1
exp − 1−∥x∥2 ∥x∥ < 1
si
φ (x) =
0 si ∥x∥ ≥ 1
p 
avec ∥x∥ = x21 + ... + x2n , alors φ appartient à D RN .

3
4 CHAPITRE 1. PRÉLIMINAIRE

Dénition 1.1.3. Soit (φn ) une suite de D (Ω) . On dit que (φn ) converge vers φ dans
D (Ω) si :
i) il existe un compact K xé dans Ω tel que supp(φn ) ⊂K ∀n∈N
α α
ii) (D φn ) converge uniformément sur K vers D φ .

Remarque 1.1.1 . Les fonctions de D (Ω) sont contenu dans les espaces de lebesgue Lp (Ω) ,
pour tout p tel que 1≤p≤∞ ainsi que toutes leurs dérivées .

Lemme 1.1.1. Pour tout p tel que 1 ≤ p < ∞, l'espace D (Ω) est dense dans Lp (Ω) .

1.1.2 Les espaces des distributions D (Ω)
Dénition 1.1.4. SoitΩ un ouvert de RN , on appelle distribution sur Ω, toute forme

linéaire continue sur D (Ω) . et on note par D (Ω) l'ensemble des distributions sur Ω.

Proposition 1.1.2. Soit T est une forme linéaire sur D (Ω), alors les assertions suivantes
sont équivalentes :
i) T est une distribution sur D (Ω)
ii) ∀ K ⊂ Ω (K compact) , ∃ m ∈ N et ∃ C > 0 tel que

|⟨T , φ⟩| ≤ C
X
∀φ ∈ D (Ω) sup |Dα φ (x)|
x∈K
|α|≤m

iii) T est une forme linéaire qui vérie les propriété suivantes :
D(Ω)
si (φn ) ∈ D (Ω) tels que φn → 0, alors ⟨T , φ⟩ −→ 0
n−→+∞

Exemple 1.1.3. (Fonction localement intégrable ) Soit une fonction f : RN → R (où C)


localement intégrable, alors la forme linéaire Tf dénie par

Z
⟨Tf , φ⟩ = f (x) φ (x) dx ∀φ ∈ D (Ω)
RN

est une distribution régulière .

Exemple 1.1.4. (La masse de Dirac) A tout point x0 ∈ Ω ouvert de RN , on associe la


forme linéaire dénie par

⟨δx0 ,φ⟩ = φ (x0 ) ∀φ ∈ D (Ω)

alors δx0 est une distribution singulière .

Dénition 1.1.5. On appelle dérivée T′ d'une distribution T , la fonctionnelle dénie par


la relation :

⟨T , φ⟩ = − ⟨T , φ⟩ ∀φ ∈ D (R)

Remarque 1.1.2 . Soient T ∈ D′ (R) et g ∈ C ∞ (R), alors (gT ) = g ′ T + gT ′ .
1.2. ESPACE SOBOLEV 5

Exemple 1.1.5. (Dérivée de la fonction d'Heaviside ) la fonction d'Heaviside est dénie


par

0 si x < 0
H (x) =
1 si x ≥ 0
et détermine une distribution notée H dénie par

Z +∞
⟨H ,φ⟩ = φ (x) dx ∀φ ∈ D (Ω) ,
0

alors
Z +∞

⟨H ,φ⟩ = − ⟨H ,φ⟩ = − φ′ (x) dx = φ (0) = ⟨δ0 ,φ⟩ ∀φ ∈ D (Ω)
0

Par conséquence H ′ = δ0 .

1.2 Espace Sobolev

1.2.1 Espace Hilbert H 1 (Ω)


Espace H 1 (Ω)
Dénition 1.2.1. Ω un ouvert de RN . L'espace de sobolev H 1 (Ω) est
Soit dénie par

 
1 2 ∂u 2
H (Ω) = u ∈ L (Ω) tel que ∈ L (Ω) ∀i ∈ {1, ..., N }
∂xi

∂u
Remarque 1.2.1 . est la dérivée partielle aux sens de D′ (Ω) , c'est à dire qu'il existe
∂xi
gi ∈ L2 (Ω) telle que

Z Z
∂φ
u (x) (x) dx = gi (x) φ (x) dx ∀ φ ∈ D (Ω) ∀ i ∈ {1, ..., N }
Ω ∂xi Ω

∂u
On note = gi ∀ i ∈ {1, ..., N }
∂xi
Proposition 1.2.1. Muni du produit scalaire
Z N Z
∂u ∂v
(u , v) =
X
u (x) v (x) dx + (x) (x) dx
Ω i=1 Ω
∂xi ∂xi

et la norme
Z Z  21
2 2
∥u∥H 1 (Ω) = |u (x) | dx + |∇u (x)| dx
Ω Ω

L'espace de Sobolev H 1 (Ω) est un espace de Hilbert .


6 CHAPITRE 1. PRÉLIMINAIRE

Espace H01 (Ω)


Dénition 1.2.2. L'espace de sobolev H01 (Ω) est déni comme l'adhérence de D (Ω) dans
1
H (Ω) .

Remarque 1.2.2 . Muni du produit scalaire de H 1 (Ω) , l'espce de sobolev H01 (Ω) est un espace
de Hilbert .

Proposition 1.2.2. Soit Ω un ouvert de RN borné. Alors la semi-norme


Z  21
2
∥u∥H 1 (Ω) = |∇u (x)| dx .
0

est une norme sur H01 (Ω) équivalente à la norme de H 1 (Ω) .


Chapitre 2
Résultats fondamentaux sur le problème
inverse

2.0.1 Caractérisation de l'adjoint de Λ


Dénition 2.0.1. Soit Ω ⊂ Rd un ouvert borné de frontière Γ régulière. On note

H 1 (∆, Ω) = {u ∈ H 1 (Ω) | ∆u ∈ L2 (Ω)}.


Pour u ∈ H 1 (∆, Ω), la trace normale γ1 u = ∂u
∂n
appartient à H −1/2 (Γ) et l'application u 7→ γ1 u
est continue.

Dénition 2.0.2 (Opérateurs).


 N : H 1/2 (Γ) → H −1/2 (Γ) est l'opérateur de DirichletNeumann : N (f ) = γ1 w1 où w1
est l'unique solution de −∆w1 = 0, γ0 w1 = f .
 Λ : L2 (Ω) → H 1/2 (Γ) est déni par Λ(g) = γ1 w2 où w2 est l'unique solution de
−∆w2 = g , γ0 w2 = 0.
Lemme 2.0.1. Le problème inverse (IP) est équivalent à l'équation opérationnelle
Λ(g) = φ − N (f ).
Démonstration. Par linéarité, u = w1 + w2 est l'unique solution de (0.0.1)(0.0.2). Alors
γ1 u = N (f ) + Λ(g).
Dénition 2.0.3. Soit ψ ∈ H 1/2 (Γ). On note Tψ l'unique fonction harmonique dans Ω telle
que γ0 (T ψ) = ψ .
Lemme 2.0.2. L'opérateur T : H 1/2 (Γ) → L2 (Ω) est l'adjoint de Λ :
Λ∗ = T.
Démonstration. Pour g ∈ L2 (Ω) et ψ ∈ H 1/2 (Γ), la formule de Green donne
Z Z
g (T ψ) dx = Λ(g) ψ ds,
Ω Γ
ce qui est exactement la dénition de l'adjoint.

Lemme 2.0.3. L'opérateur T se prolonge en un isomorphisme de H −1/2 (Γ) sur


H(Ω) = {v ∈ L2 (Ω) | ∆v = 0},
muni de la norme L2 .

7
8 CHAPITRE 2. RÉSULTATS FONDAMENTAUX SUR LE PROBLÈME INVERSE

2.1 Noyau et image de Λ


Proposition 2.1.1. On a
ker Λ = H(Ω)⊥ , Im Λ = H 1/2 (Γ).

Démonstration. Im Λ = (ker Λ∗ )⊥ = (ker T )⊥ . Mais ker T = {0} car


D'après le lemme 2.0.2,
T est injectif (prolongement isomorphique). Donc Im Λ = L2 (Ω). Par ailleurs, on sait que Λ
1/2
est à image dans H (Γ) et on peut montrer que tout élément de H 1/2 (Γ) est atteint (en
prenant g convenable). Le noyau s'obtient par dualité.

Théorème 2.1.2 (Caractérisation des solutions). Pour tout couple (f, φ) tel que φ−N (f ) ∈
H 1/2 (Γ), l'équation Λ(g) = φ − N (f ) admet une unique solution g0 ∈ H(Ω). Toute autre
solution est de la forme g = g0 + g1 avec g1 ∈ H(Ω)⊥ .
Démonstration. L'existence et l'unicité dans H(Ω) découlent du fait que Λ restreint à H(Ω)
1/2
est bijectif sur H (Γ) (lemme 2.0.3 et proposition 2.1.1). La description de l'ensemble des

solutions est immédiate car ker Λ = H(Ω) .

Remarque 2.1.1 . La solution g0 est exactement la projection orthogonale de g sur H(Ω) ;


c'est la source de norme L2 minimale. L'application φ0 7→ g0 (où φ0 = Λ(g)) est continue de
H 1/2 (Γ) dans H(Ω).

2.2 Caractérisation de H(Ω)⊥


Lemme 2.2.1.
H(Ω)⊥ = ∆ H02 (Ω) .


Démonstration. Si p ∈ H02 (Ω) (i.e. p ∈ H 2 (Ω) avec γ0 p = γ1 p = 0), alors pour tout v ∈ H(Ω),
Z Z Z
∆p v dx = p ∆v dx + (γ1 p v − γ0 p γ1 v)ds = 0,
Ω Ω Γ

donc ∆p ∈ H(Ω)⊥ . g1 ∈ H(Ω)⊥ . Par le théorème de représentation


Réciproquement, soit de
Riesz et la régularité elliptique, on peut construire p solution de ∆p = g1 avec conditions de
2
Dirichlet et Neumann nulles ; on montre que p ∈ H (Ω).

Dénition 2.2.1 (Fonctionnelle d'écart à la réciprocité). Pour ν ∈ H(Ω), on pose

Z 
∂ν 
R(ν) = φν − f
ds.
Γ ∂n

Proposition 2.2.2. Pour tout ν ∈ H(Ω), on a R(ν) = Ω g ν dx.


R

Démonstration. Appliquons la formule de Green à u (solution de (0.0.1)(0.0.2)) et ν (har-


monique) :
Z Z Z
(−∆u)ν dx + u(−∆ν)dx = (γ1 u ν − u γ1 ν)ds.
Ω Ω Γ
2.2. CARACTÉRISATION DE H(Ω)⊥ 9

Comme ∆ν = 0, ∆u = −g , γ0 u = f , γ1 u = φ, il vient
Z Z
g ν dx = (φ ν − f γ1 ν)ds = R(ν).
Ω Γ

Théorème 2.2.3 (Représentation de la projection) . Soit {νn } une base orthonormée de


H(Ω). Alors
+∞
X
g0 = R(νn ) νn .
n=1

Démonstration. R est une forme linéaire continue sur H(Ω) ; par le théorème de Riesz, il
existe un unique g0 ∈ H(Ω) R tel que R(ν) = ⟨g0 , ν⟩L2 pour tout ν ∈ H(Ω). D'après la
proposition 2.2.2, ⟨g0 , ν⟩ = g ν pour tout ν ∈ H(Ω), donc g0 est la projection orthogonale

de g sur H(Ω). La série provient du développement de g0 dans la base {νn }.
Chapitre 3
Identication d'un facteur d'une source
produit

3.1 Séparation des variables et fonctions harmoniques pro-

duits
′ ′′
On suppose désormais que Ω = Ω′ × Ω′′ avec Ω′ ⊂ Rn , Ω′′ ⊂ Rn , et que la source est de
la forme
g(x) = b(x′ ) h(x′′ ), x = (x′ , x′′ ). (3.1.1)

Lemme 3.1.1. Soit ν(x) = φ(x′ )ψ(x′′ ) une fonction harmonique non nulle dans Ω. Alors il
existe une constante λ ∈ R telle que
−∆′ φ = λφ, ∆′′ ψ = λψ.

Proposition 3.1.2. Pour une telle fonction ν = φψ, on a


R(ν) = ⟨b, φ⟩L2 (Ω′ ) ⟨h, ψ⟩L2 (Ω′′ ) .

3.2 Construction d'une famille de fonctions harmoniques

séparées

Soit {φn }n≥1 une base orthonormée de L2 (Ω′ )


constituée de fonctions propres de −∆

∂φn
avec des conditions aux limites xées (par exemple, condition de Fourier
∂n
− αφn = 0 sur

∂Ω ). Les valeurs propres λn sont positives et λn → +∞.
Pour chaque n, soit ψn une solution quelconque (non nulle) de l'équation

∆′′ ψn = λn ψn dans Ω′′ .

On dénit θn (x) = φn (x′ )ψn (x′′ ). Alors θn est harmonique dans Ω.


Lemme 3.2.1. Sous les hypothèses précédentes, on a
R(θn ) = ⟨b, φn ⟩ ⟨h, ψn ⟩.

10
3.3. CAS DE LA SPHÈRE ET SOURCES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE 11

Proposition 3.2.2 (Identication de b quand h est connu). Si h est connue et s'il existe un
choix de ψn tel que ⟨h, ψn ⟩ =
̸ 0 pour tout n, alors les coecients de Fourier de b dans la base
{φn } sont donnés par
R(θn )
⟨b, φn ⟩ = .
⟨h, ψn ⟩
Ainsi b est entièrement déterminé.
Remarque 3.2.1 . Les fonctions θn ne forment pas une base de H(Ω). Cependant, l'information
a priori sur la structure de g permet de déterminer b sans avoir à calculer toute la projection
g0 .

Proposition 3.2.3. Soit g une source produit comme dans (3.1.1) avec une partie hauteur
positive h, alors elle est complètement déterminée par la mesure de bord φ.

3.3 Cas de la sphère et sources à symétrie sphérique

Soit Ω = B(0, R) ⊂ Rd et g(r, θ) = h(r)b(θ), r = |x|, θ = x/|x| ∈ S d−1 .

Lemme 3.3.1. Les fonctions vn (r, θ) = rn Yn (θ), où Yn est une harmonique sphérique de
degré n, sont harmoniques dans Ω.
Proposition 3.3.2. Pour tout n ≥ 0 et toute harmonique sphérique Yn , on a
Z Z R  Z 
n+d−1 n+d−1
R(vn ) = R φ(Rθ)Yn (θ)ds(θ) = h(r)r dr b(θ)Yn (θ)ds(θ) .
S 0 S

Théorème 3.3.3 b). Si h est connue et si 0 h(r)rn+d−1 dr ̸= 0 pour


RR
(Reconstruction de
tout n ≥ 0, alors les coecients de Fourier de b sur la base des harmoniques sphériques sont
déterminés par les mesures φ ; b est donc entièrement reconstruit.
Remarque 3.3.1 . La condition est vériée par exemple si h>0 presque partout.

Proposition 3.3.4 h). Si b est connu, la connaissance des moments


(Non-unicité pour

dr pour tout n ≥ 0 ne sut pas en général à déterminer h de manière unique.


R R n+d−1
0
h(r)r

Contre-exemple. b=1
h = 1[R1 ,R2 ] (fonction indicatrice d'une couronne). Alors
Prenons et
R RR
S
bYn = 0 pour n ≥ 1, et seule l'équation n = 0 fournit une relation : 0 h(r)rd−1 dr =
(R2d − R1d )/d. Cette seule équation ne permet pas de déterminer R1 et R2 .
Bibliographie
[1] S. Andrieux Fonctionnelles d'ecart a la reciprocite generalisee et identication de ssure
par les mesures surabondantes de surface, C. R. Acad. Sci, Paris I 320 15539
[2] A. El Badia, T. Ha Duong, Some remarks on the problem of source identication from
boundary measurements, Inverse Problems 14 (1998), 883891.
[3] V. Isakov, Some inverse problems for elliptic and parabolic equations, in Inverse Problems
in Partial Dierential Equations (D. Colton et al., eds), SIAM, Philadelphia, 1990, pp.
203214.

12

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