Initiation au management des entreprises
I. LES DIFFÉRENTES APPROCHES DE L’ENTREPRISE :
L’ENTREPRISE COMME UNITÉ DE PRODUCTION
L’entreprise est un lieu où l’on combine des facteurs de production (Travail + Capital)
pour produire des biens/services.
L’entreprise cherche avant tout l’efficacité économique : produire plus, moins cher, mieux.
L’ENTREPRISE COMME ORGANISATION HUMAINE
L’entreprise n’est pas seulement une machine à produire ; c’est une communauté humaine
avec des motivations, des besoins et des relations sociales.
La motivation et le climat social influencent fortement la productivité.
L’ENTREPRISE COMME SYSTÈME (approche systémique)
L’entreprise est un système ouvert, composé de sous-systèmes (production, marketing,
finance, RH…), en interaction permanente entre eux et avec l’environnement.
L’ENTREPRISE COMME CENTRE DE DÉCISION (approche décisionnelle)
L’entreprise est une organisation où les dirigeants prennent des décisions rationnelles (ou
semi-rationnelles) selon des objectifs et des contraintes.
L’ENTREPRISE COMME COALITION DE PARTIES PRENANTES
L’entreprise est un lieu où interagissent plusieurs acteurs internes et externes :
salariés, actionnaires, clients, fournisseurs, État, banques, communauté locale...
II. Les classifications des entreprises :
1️⃣ Classification selon la taille
Critère basé sur :
l’effectif
le chiffre d’affaires
le total du bilan
→ Typologie (au Maroc selon le HCP) :
Catégorie Effectif Exemple
TPE < 10 salariés Épicerie, petit atelier
PME 10–199 Usine locale, start-up
ETI 200–499 Industrie agroalimentaire
Grande entreprise ≥ 500 OCP, Maroc Telecom
2️⃣ Classification selon l’activité
Secteur Description Exemple
Primaire Exploitation des ressources naturelles Agriculture, pêche
Secondaire Transformation industrielle Automobile, textile
Tertiaire Services Banque, transport
Quaternaire Information, recherche IT, télécoms
3️⃣ Classification selon la forme juridique
Forme Description
Entreprise individuelle Propriété d’une seule personne
Société SARL Responsabilité limitée
SA Grandes entreprises cotées
Société en nom collectif (SNC) Responsabilité illimitée
Coopérative Propriété collective
III. Environnement de l’entreprise : Micro & Macro :
L’entreprise ne vit pas seule ; elle est influencée par son environnement.
On distingue :
un micro-environnement (proche)
un macro-environnement (global)
1️⃣ Micro-environnement (environnement immédiat)
Ce sont les acteurs directement liés à l’entreprise.
Acteurs principaux :
Clients (demande, fidélité…)
Fournisseurs (qualité, délais, prix…)
Concurrents (prix, innovations…)
Distributeurs/intermédiaires (GMS, transport)
Banques (financement)
Syndicats et salariés
État (réglementation directe)
2️⃣ Macro-environnement (environnement global)
Modèle classique utilisé au CRMEF : PESTEL
Dimension Explication Exemples Maroc
P – Politique Stabilité, lois, fiscalité Loi de finances, fiscalité PME
E – Économique PIB, inflation, chômage Inflation 2023, taux directeur
S – Socioculturel Valeurs, habitudes, démographie Urbanisation, jeunesse
T – Technologique Innovation, digitalisation Paiement mobile, IA
E – Environnemental Climat, normes écologiques Sécheresse, énergies vertes
L – Légal Lois, normes, régulations Code du travail
IV. LES DIFFÉRENTES STRUCTURES DE L’ENTREPRISE :
1) LA STRUCTURE HIÉRARCHIQUE :
Structure verticale, où chaque salarié a un seul supérieur (principe d’unité de commandement).
2) LA STRUCTURE FONCTIONNELLE :
Organisation par fonctions spécialisées :
Production
Finance
Marketing
RH
Logistique…
Chaque fonction est dirigée par un chef fonctionnel.
3) LA STRUCTURE DIVISIONNELLE
L’entreprise est divisée en unités autonomes (divisions) selon :
produit (division automobile, division textile)
zone géographique (division Europe, Afrique…)
clientèle (particuliers, entreprises…)
Chaque division possède ses propres fonctions : marketing, finance, RH…
4) LA STRUCTURE MATRICIELLE
Structure croisée :
Un salarié dépend de deux autorités :
un responsable fonctionnel (ex : finance)
un responsable de projet ou de produit (ex : Chef produit A)
5) LA STRUCTURE STAFF & LINE (ÉTATS-MAJORS ET LIGNE)
Structure mixte composée de :
LINE (ou hiérarchie) : ceux qui prennent les décisions et commandent (ex :
directeur, chefs de services).
STAFF : experts qui conseillent mais n’ont pas d’autorité hiérarchique (juristes,
ingénieurs qualité, contrôleurs de gestion…).
V. LES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
1) La fonction de Production
Ensemble des activités qui permettent de transformer des ressources (matières premières,
travail, machines) en produits et services.
2) La fonction Commerciale (Marketing & Vente)
Fonction chargée de connaître le marché, attirer les clients et vendre les produits.
3) La fonction Financière / Comptable
Fonction chargée de gérer l’argent, financer l’activité et assurer la rentabilité.
4) La fonction Ressources Humaines (GRH)
Fonction chargée de gérer le personnel et développer les compétences.
5) La fonction Administrative / Direction / Management
Ensemble des activités de planification – organisation – direction – coordination –
contrôle (PODC).
6) La fonction Logistique / Approvisionnement
Fonction chargée de gérer les flux de matières et les flux d’information.
La théorie des organisations
L’ÉCOLE CLASSIQUE DE L’ORGANISATION
(fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle)
Elle regroupe 3 auteurs principaux :
1️⃣ Frederick Taylor → Organisation scientifique du travail (OST)
2️⃣ Henry Fayol → Théorie administrative (14 principes de gestion)
3️⃣ Max Weber → Bureaucratie rationnelle-légale
Contexte : Economie de pénurie = D > O, D’où la nécessite de favoriser une
production de masse et standardisé. (Fonction est la production)
Actuellement : économie d’abondance O > D (fonction est Marketing).
1. Frederick Taylor (1856–1915) :
Objectif :
Augmenter la productivité en étudiant scientifiquement le travail.
Principes essentiels :
1. Division du travail horizontal
→ Séparer les tâches simples, répétitives, spécialisées. (Parcellisation des taches\
travail en miettes)
2. Division verticale du travail
→ Séparation entre ceux qui pensent (ingénieurs) et ceux qui exécutent (ouvriers).
« On ne vous demande pas de penser, il y a ici d’autres gens payés pour cela »
3. One best way
→ Il existe une seule meilleure manière d’exécuter une tâche.
4. Standardisation
→ Temps standards, outils standards, méthodes standards.
5. Salaire au rendement
→ Plus tu produis, plus tu gagnes.
6. Chronométrage
2. Henri Fayol (1841–1925) : le père du management moderne
Théorie Administrative
Fayol ne s’intéresse pas aux ouvriers mais à l’entreprise dans sa globalité.
Il définit 6 fonctions de l’entreprise :
1. Technique (production)
2. Commerciale
3. Financière
4. Comptable
5. Sécurité
6. Administrative
→ Prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler (P.O.C.C.C)
14 principes de gestion de Fayol:
1. Division du travail
2. Autorité
3. Discipline
4. Unité de commandement
5. Unité de direction
6. Subordination de l'intérêt individuel à l'intérêt général
7. Rémunération
8. Centralisation
9. Hiérarchie
10. Ordre
11. Équité
12. Stabilité du personnel
13. Initiative
14. Union du personnel
3. Max Weber (1864–1920)
Théorie de la bureaucratie
Weber décrit l’organisation idéale basée sur la rationalité et les règles.
Il s’intéresse à la question de l’autorité au sein de l’organisation.
Aucune organisation ne peut fonctionner sans :
1. Coordination entre les individus
2. Règles de fonctionnement
3. Pouvoir et autorité
Max Weber identifie trois fondements principaux de l’autorité :
a) Traditionnel
b) Charismatique
c) Bureaucratique
4. Le Fordisme — Henry Ford : ce n’est pas une théorie mais mode de
production
Taylor a pensé l’organisation du travail, Ford l’a appliquée et améliorée.
Organisation de la production fondée sur :
1. Travail à la chaîne
2. Production de masse
3. Standardisation des produits
4. Haute productivité → Baisse des coûts
Principes du fordisme :
1️⃣ Chaîne de montage
L’objet vient vers l’ouvrier ; chacun fait une micro-tâche.
→ Gain de temps énorme.
2️⃣ Standardisation du produit
3️⃣ Production de masse
Produire beaucoup pour vendre à petit prix.
4️⃣ Hausse des salaires ouvriers
L’École des relations humaines
1. Elton Mayo (1880-1949)
Père de l’école des relations humaines.
Il étudie la motivation, les relations sociales et le climat psychologique dans l’entreprise.
Les expériences de Hawthorne (1924–1932)
Réalisées dans l’usine Western Electric à Chicago.
Objectif au départ : comprendre l’effet de l’éclairage sur la productivité.
Ce qu’on a découvert :
Les ouvrières augmentaient toujours leur productivité :
qu’on augmente la lumière,
qu’on la baisse,
qu’on change les pauses,
qu’on modifie l’organisation…
➡️La productivité augmente non pas grâce aux conditions matérielles, mais parce que
les ouvrières se sentent observées, valorisées, considérées.
⇒ C’est l’effet Hawthorne : « Le simple fait de prêter attention aux travailleurs améliore leur
motivation et leur performance. »
2. La dynamique de groupe (Kurt Lewin) :
Kurt Lewin montre que :
Le groupe influence le comportement individuel.
Le travail en groupe augmente la motivation et l’intégration. ( effet de synergie)
Les styles de leadership influencent les résultats :
o Autoritaire → production élevée mais stress
o Démocratique → meilleure qualité, meilleur climat
o Laisser-faire → faible performance
3. Théorie des besoins — Abraham MASLOW (1943)
Maslow propose une pyramide où les besoins se développent par niveaux.
[Link]éorie de la motivation — Mc GREGOR (1960) :
Deux visions du salarié : Théorie X et Théorie Y.
❌ Théorie X
L’homme n’aime pas travailler
Il évite les responsabilités
Il faut contrôler, surveiller, sanctionner
Style autoritaire
✔ Théorie Y
L’homme aime travailler
Il cherche les responsabilités
Il a un potentiel créatif
Le rôle du manager est de motiver et d’accompagner
Style participatif
Mc Gregor : la vision du manager influence le comportement des salariés (prophétie
autoréalisatrice).
5. Théorie des deux facteurs — Frederick HERZBERG (1959) :
Herzberg veut comprendre pourquoi les salariés sont motivés… et pourquoi ils ne le sont
pas.
I. Facteurs d’hygiène (extrinsèques)
Leur rôle = éviter le mécontentement (éviter )عدم الرضا.
MAIS ils ne motivent pas vraiment.
Ce sont :
le salaire
les conditions de travail (bruit, chaleur, équipements)
la sécurité de l’emploi
la politique de l’entreprise
les relations avec les collègues / chefs
Effets :
S’ils sont mauvais → mécontentement ()عدم الرضا
S’ils sont bons → zéro mécontentement, mais pas de motivation réelle
II. Facteurs motivateurs (intrinsèques)
Leur rôle = créer la motivation réelle.
Ils donnent envie de travailler plus, mieux, avec passion.
Ce sont :
la reconnaissance
la responsabilité
l’intérêt du travail
l’avancement / la promotion
le sentiment d’accomplissement
Effets :
S’ils existent → motivation ++
S’ils n’existent pas → juste absence de motivation,
mais pas forcément mécontentement.
École managériale des organisations
L’école managériale = ensemble d’approches qui expliquent qu'il n’y a pas UNE seule manière
d’organiser une entreprise.
1) La théorie de la contingence :
Il n’existe pas une seule manière d’organiser une entreprise.
L’organisation dépend de la situation (“contingence”).
Tu ne gères pas un commerce pendant une crise comme pendant une période normale.
Tu ne gères pas une multinationale comme une petite épicerie.
Les principaux facteurs de contingence :
L’environnement
La technologie utilisée
La taille de l’entreprise
La stratégie choisie (Chandler)
2) L’approche sociotechnique :
L’entreprise fonctionne bien quand la machine (technique) et les travailleurs (social) sont équilibrés.
Tu ne peux pas optimiser uniquement la machine comme Taylor → sinon l’humain souffre.
Tu ne peux pas optimiser uniquement les relations humaines → sinon la production baisse.
3) La théorie de la décision :
(Simon, Cyert & March)
Les managers ne prennent pas des décisions parfaites. Ils prennent des décisions
“satisfaisantes”.
Parce que l’humain a :
des informations limitées
du temps limité
une intelligence limitée
Simon appelle ça : la rationalité limitée
Étapes de décision (Simon) :
1. Intelligence → comprendre le problème
2. Conception → imaginer des solutions
3. Choix → choisir la solution satisfaisante
Décision collective (Cyert & March) :
Dans une organisation, on ne décide pas seul →
on négocie (service financier, marketing, RH…).
Théories économiques de la firme
1) Théorie des coûts de transaction :
La firme existe parce qu’elle permet de réduire les coûts de transaction du marché.
Quand il est plus cher d’acheter à l’extérieur → on produit à l’intérieur.
2) Théorie des droits de propriété :
La performance d’une firme dépend de la clarté des droits de propriété.
3) Théorie de l’agence :
Dans l’entreprise, il y a un conflit entre le propriétaire et le manager (principal-agent).
L’entreprise doit mettre en place des mécanismes :
contrats
surveillance
incitations
bonus
Pour limiter les comportements opportunistes.
Management stratégique
Fondements du management stratégique
I. Qu’est-ce que la stratégie d’entreprise ?
La stratégie est l’ensemble des décisions qui engagent l’entreprise sur le long terme et qui
déterminent son avenir.
Selon A. Chandler : « La détermination des objectifs à long terme d’une entreprise, le choix
des actions à entreprendre et l’allocation des ressources nécessaires pour atteindre ces
objectifs. »
Caractéristiques de la stratégie :
Long terme
Vision globale de l’entreprise
Décisions lourdes et irréversibles
Mobilisation des ressources
Analyse de l’environnement
II. Les grands précurseurs de la stratégie :
1. Alfred Chandler (1962) : La structure suit la stratégie
2. Igor Ansoff (1965) : La matrice d’Ansoff
4 stratégies de croissance :
[Link] Porter (années 1980) :
Les 5 forces de Porter :
Les stratégies génériques (Porter) :
Domination par les coûts
→ Produire moins cher que les concurrents.
Différenciation
→ Offrir un produit unique, de qualité, innovant.
Focalisation (niche)
→ Se concentrer sur un segment précis.
Analyse stratégique
A. LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE :
Le diagnostic stratégique consiste à analyser :
L’environnement externe (opportunités + menaces)
L’environnement interne (forces + faiblesses)
Il sert à déterminer la position actuelle de l’entreprise et ses choix stratégiques futurs.
B. LA SEGMENTATION STRATÉGIQUE :
C'est le découpage de l’entreprise en Domaines d’Activité Stratégique (DAS).
Un DAS = une sous-activité qui a :
des clients particuliers,
des concurrents spécifiques,
une technologie spécifique,
des facteurs clés de succès spécifiques.
Chaque DAS a sa propre stratégie (différenciation, domination par les coûts, etc.)
C. ANALYSE DU PORTEFEUILLE D’ACTIVITÉS :
Elle classe les activités selon :
1️⃣ Taux de croissance du marché (faible / fort)
2️⃣ Part de marché relative (faible / forte)
Les orientations stratégiques
C’est l’ensemble des grands choix que l’entreprise peut adopter pour assurer sa
croissance, améliorer sa compétitivité, ou survivre dans un environnement concurrentiel.
I. Stratégies de domaine :
A) La spécialisation :
La stratégie de spécialisation consiste à concentrer toutes les ressources de l’entreprise sur un
seul métier, un seul produit ou un seul marché.
B) La diversification :
La diversification consiste pour l’entreprise à développer plusieurs métiers / produits /
marchés, en plus de son activité principale.
1. Diversification liée :
Les activités sont liées, complémentaires.
➡️Synergies technologiques ou commerciales.
Exemples :
Apple : iPhone → iPad → Mac
Danone : lait → yaourt → produits bio
2. Diversification non liée :
Aucune relation entre les activités.
➡️Réduction des risques.
Exemples :
Virgin Group : musique, transport aérien, télécom
General Electric : énergie, finance, santé
II. OPTIONS STRATÉGIQUES GLOBALES :
A) STRATÉGIES DE CROISSANCE :
La croissance signifie l’augmentation de la taille de l’entreprise.
1. Croissance interne (ou croissance organique) : L’entreprise grandit avec ses propres
moyens.
2. Croissance externe : Développement par acquisition ou fusion.
Fusion : A + B = C
Acquisition : A rachète B
Prise de participation : A achète des parts de B
3. Croissance contractuelle : est une forme de développement basée sur un accord de
coopération entre deux ou plusieurs entreprises sans fusion ni acquisition.
Elles restent juridiquement indépendantes
Alliance stratégique : Deux entreprises coopèrent sur un domaine précis.
Exemple :
Renault & Nissan : coopération sur moteurs + plates-formes technologiques.
Coentreprise (Joint-Venture) : Deux entreprises créent une entité commune.
Franchise : Une entreprise "louant" sa marque et son savoir-faire à une autre.
Sous-traitance : Une entreprise confie une partie de sa production à une autre.
B) STRATÉGIES DE CONCENTRATION :
1️⃣ Concentration horizontale
Entre entreprises du même métier
➡️Réduction de la concurrence.
2️⃣ Concentration verticale
Entre entreprises de la même filière, mais à des niveaux différents.
Intégration en amont : vers les fournisseurs
Intégration en aval : vers les distributeurs
3️⃣ Concentration conglomérale
Entre entreprises sans lien (diversification totale)
C) STRATÉGIE D'EXTERNALISATION :
L’entreprise confie certaines activités à un prestataire externe.
D) STRATÉGIE DE RECENTRAGE
L’entreprise abandonne les activités secondaires pour se concentrer sur son métier
principal.
E) Les étapes du processus d’internationalisation :
L’exportation
L’entreprise commence par vendre ses produits à l’étranger, depuis le pays d’origine.
Trois niveaux :
Exportation indirecte : par un intermédiaire
Exportation directe : l'entreprise vend elle-même à l’étranger
Exportation associée
Création d’une filiale commerciale (ou de distribution)
Lorsque les exportations augmentent, l’entreprise installe une filiale locale pour mieux gérer :
la distribution
le marketing
le service après-vente
la logistique
C'est une présence commerciale, mais pas encore productive.
Création d’une ou plusieurs filiales de production (FMN)
L’entreprise devient alors une FMN — firme multinationale.
Elle commence à produire directement dans le pays étranger.
L’entreprise globale
Même plan de marchéage à l’échelle mondiale (standardisation) # glocalisation (adaptation)
MANAGEMENT DES RESSOURCES HUMAINES
Fondements de la GRH
La GRH = Gestion des Ressources Humaines.
La GRH est l’ensemble des pratiques mises en œuvre pour gérer le personnel,
développer ses compétences et améliorer sa performance dans l'entreprise.
Définition selon Gary Dessler
« La GRH désigne les politiques et pratiques nécessaires pour gérer les aspects humains d’une
organisation. »
Pourquoi une fonction GRH ?
Trois grandes causes historiques :
A) La complexification des organisations
Les entreprises ont grandi → il faut gérer plus de salariés, plus de compétences.
B) Le passage du modèle industriel → modèle postindustriel
Avant : la main-d’œuvre était juste une force physique.
Aujourd’hui : elle est aussi source d’innovation, de créativité et de valeur.
C) Les évolutions juridiques
Les lois du travail obligent les entreprises à :
respecter les contrats
protéger les travailleurs
assurer la sécurité
éviter la discrimination
La GRH devient donc une fonction stratégique.
Les objectifs de la GRH
A) Objectifs économiques
augmenter la productivité
réduire les coûts sociaux
optimiser les compétences
améliorer la performance
B) Objectifs sociaux
motivation et satisfaction
conditions de travail
communication interne
gestion des conflits
climat social positif
Les principes fondamentaux de la GRH
A) L’adéquation homme–poste
Affecter la bonne personne au bon poste.
B) La motivation
Utiliser des outils pour encourager l’implication :
salaire, reconnaissance, promotion, formation…
C) L’équité et la justice
Égalité de traitement, non-discrimination, transparence.
D) Le développement des compétences
Formation continue, apprentissage, évaluation.
LES PRINCIPAUX DOMAINES DE LA GRH
I. Le recrutement :
Attirer et choisir les meilleurs candidats.
✔️Étapes :
Analyse du poste (profil, compétences)
Recherche de candidats (annonces, réseaux)
Sélection (tests, entretiens, mises en situation)
Décision d’embauche
Intégration (induction)
II. La formation :
Développer les compétences nécessaires pour atteindre les objectifs de l’entreprise.
III. La gestion des carrières :
Assurer un parcours professionnel cohérent pour le salarié.