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Partiel M2 2023

Le document traite des exercices sur le mouvement brownien et le calcul stochastique, en se concentrant sur les martingales et leurs propriétés. Les exercices incluent des démonstrations sur l'indépendance des accroissements, la loi exponentielle des suprema, et la propriété (P) des martingales uniformément intégrables. Chaque exercice explore des concepts fondamentaux en théorie des probabilités et en processus stochastiques.

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Partiel M2 2023

Le document traite des exercices sur le mouvement brownien et le calcul stochastique, en se concentrant sur les martingales et leurs propriétés. Les exercices incluent des démonstrations sur l'indépendance des accroissements, la loi exponentielle des suprema, et la propriété (P) des martingales uniformément intégrables. Chaque exercice explore des concepts fondamentaux en théorie des probabilités et en processus stochastiques.

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Mouvement brownien et calcul stochastique

Partiel du 24 novembre 2023


2 heures 30, sans documents

Dans les exercices 1, 3 et 4, on se place sur un espace de probabilité (Ω, F, P) muni d’une filtration
complète (donc les martingales ou martingales locales sont relatives à cette filtration).

Exercice 1. (1) Soit (Mt )t≥0 une (vraie) martingale avec M0 = 0. On suppose aussi que (Mt )t≥0
est un processus gaussien. Montrer alors que pour tout t ≥ 0 et tout s > 0, la variable aléatoire
Mt+s − Mt est indépendante de σ(Mr , 0 ≤ r ≤ t).
(2) On suppose que les trajectoires de (Mt )t≥0 sont continues. Sous les hypothèses de la question
(1), montrer qu’il existe une fonction croissante continue f : R+ → R+ telle que hM, M it = f (t)
pour tout t ≥ 0.
(3) (Cette question est indépendante des questions (1) et (2)) Soit g : R −→ R une fonction
continue et soit (Bt )t≥0 un (Ft )-mouvement brownien, tel que B0 = 0. On suppose que g(Bt ) est
une martingale. Montrer qu’il existe α, β ∈ R tels que g(x) = αx + β pour tout x ∈ R.

Exercice 2. Soit (Bt )t≥0 un mouvement brownien réel issu de 0. On note


St = sup Bs
s≤t

pour tout t ≥ 0. Pour tout x ∈ R, on pose aussi


Tx = inf{t ≥ 0 : Bt = x}
et pour tout a > 0,
Ua = inf{t ≥ 0 : St − Bt = a},
avec la convention habituelle inf ∅ = ∞.
(1) Soit a > 0. Montrer que Ua < ∞ p.s.
(2) Soit a > 0 et x ∈]0, a/2[. Montrer que, pour tout entier n ≥ 1, on a P(Tnx < Ua ) ≥ 2−n (Dans
le cas n = 1 on pourra utiliser le fait que P(Tx < T−x ) = 1/2.)
(3) Soit a > 0. Montrer que, pour tout x > 0, la loi conditionnelle de SUa − x sachant que Tx < Ua
coı̈ncide avec la loi non conditionnée de SUa . En déduire que SUa suit une loi exponentielle.
(4) Déterminer le paramètre de cette loi exponentielle.

Exercice 3. Soit M une martingale locale et soit a ≥ 0 un réel fixé.


(1) On pose, pour tout t ≥ 0, Nt = Mt − Mt∧a . Justifier le fait que N est une martingale locale,
telle que N0 = 0, et montrer que hN, N it = hM, M it − hM, M it∧a .
(2) Soit ε > 0, et Tε = inf{t ≥ 0 : hN, N it ≥ ε}. Justifier le fait que Tε est un temps d’arrêt, puis
montrer que le processus arrêté N Tε est une vraie martingale bornée dans L2 .
(3) Montrer que E[(Nt∧Tε )2 ] ≤ ε pour tout t ≥ 0.
(4) Soit b > a. On considère l’événement A = {hM, M ib = hM, M ia }. Déduire de la question
précédente que, pour tout t ∈ [a, b], on a E[(Nt )2 1A ] ≤ ε. Conclure que, p.s. sur l’événement A,
on a Mt = Ma , ∀t ∈ [a, b].
(5) Montrer inversement que sur l’événement {Mt = Ma , ∀t ∈ [a, b]} on a p.s. hM, M ib = hM, M ia .
Exercice 4. Soit (Yt )t≥0 une martingale à trajectoires continues uniformément intégrable,
telle que Y0 = 0. On note Y∞ = limt→∞ Yt . Soit aussi p ≥ 1 un réel fixé. On dit que la martingale
Y vérifie la propriété (P) s’il existe une constante C telle que, pour tout temps d’arrêt T , on ait
E[|Y∞ − YT |p | FT ] ≤ C.
(1) Montrer que si Y∞ est bornée, la martingale Y vérifie la propriété (P).
(2) Soit B un (Ft )-mouvement brownien réel issu de 0. Montrer que la martingale Yt = Bt∧1 vérifie
la propriété (P). (On pourra commencer par montrer que la variable aléatoire supt≤1 |Bt | est dans
Lp .)
(3) Montrer que Y vérifie la propriété (P) avec la constante C, si et seulement si pour tout temps
d’arrêt T ,
E[|YT − Y∞ |p ] ≤ C P[T < ∞].

(4) Montrer que, si que Y vérifie la propriété (P) avec la constante C = 1, pour tout temps d’arrêt
S, la martingale arrêtée Y S vérifie la propriété (P) avec la même constante C = 1. (On pourra
commencer par montrer que, si S et T sont des temps d’arrêt, on a YS∧T = E[YT | FS ]).
Corrigé.

Exercice 1. (1) Si (Mt )t≥0 est un processus gaussien, les v.a. Mt sont en particulier de carré
intégrable. De plus E[Mt ] = E[M0 ] = 0 et donc les variables Mt sont centrées.
La propriété de martingale montre que si t ≥ 0 et s > 0, on a pour tout r ∈ [0, t],
E[Mr Mt+s ] = E[Mr E[Mt+s | Ft ]] = E[Mr Mt ],
et donc E[Mr (Mt+s − Mt )] = 0. La variable Mt+s − Mt est donc orthogonale dans L2 à l’espace
vectoriel engendré par {Mr : 0 ≤ r ≤ t}. Cette propriété d’orthogonalité dans l’espace gaussien
engendré par le processus M entraı̂ne que Mt+s − Mt est indépendante de σ(Mr : 0 ≤ r ≤ t).
(2) La question (1) montre que (Mt )t≥0 est un processus à accroissements indépendants et puisque
les variables Mt sont centrées c’est encore une martingale relativement à sa filtration canonique
Ft◦ = σ(Mr : 0 ≤ r ≤ t) (qu’on peut compléter par les (F∞ ◦
, P)-négligeables). Les approximations
de hM, M i montrent aussi que le crochet hM, M i est le même dans cette filtration canonique que
dans la filtration (Ft ).
Si on pose f (t) = E[(Mt )2 ], la fonction f (t) est nulle en 0, croissante, et continue par un argument
de couvergence dominée (l’inégalité de Doob dans Lp montre que Mt∗ = sup{|Mr | : r ≤ t} est dans
L2 , pour tout t > 0). D’autre part, on a vu en cours que (Mt )2 − E[(Mt )2 ] est une martingale
pour la filtration canonique (Ft◦ )t≥0 . La propriété d’unicité de la variation quadratique montre
que hM, M it = f (t).
(3) Supposons que Mt = f (Bt ) est une martingale. Soient a < 0 < b, et T le temps d’arrêt
T = inf{t ≥ 0 : Bt ∈]a,
/ b[}.
La martingale Mt∧T est bornée par sup{f (x) : x ∈ [a, b]} et est donc uniformément intégrable, ce
qui entraı̂ne que E[MT ] = E[M0 ], c’est-à-dire E[f (BT )] = f (0). D’après le cours, on a
b −a
P(BT = a) = , P(BT = b) = .
b−a b−a
L’égalité E[f (BT )] = f (0) conduit donc à
b −a
f (a) + f (b) = f (0),
b−a b−a
d’où
f (b) − f (0) f (a) − f (0)
= .
b a
f (b)−f (0)
Il en découle que la quantité b ne dépend pas du choix de b ∈ R\{0}, ce qui veut exactement
dire que f est affine.

Exercice 2. (1) On voit immédiatement que Ua ≤ T−a , et puisque T−a < ∞ p.s. on a aussi
Ua < ∞ p.s.
(2) Supposons x < a/2. Le fait que P(Tx < T−x ) = 1/2 est immédiat par un argument de
symétrie. Sur l’événement {Tx < T−x }, on a Bt > −x et St ≤ x pour tout t ∈ [0, Tx ], donc aussi
St − Bt < 2x < a pour tout t ∈ [0, Tx ]. Cela montre que P(Tx < Ua ) ≥ P(Tx < T−x ) = 1/2.
Montrons ensuite par récurrence que P(Tnx < Ua ) ≥ 2−n pour tout n ≥ 1. Supposons que n ≥ 2
et que cette propriété est vraie jusqu’à l’ordre n − 1. On note (Ft )t≥0 la filtration canonique de
(Bt )t≥0 . D’après la propriété de Markov forte le processus Bt0 = BTx +t −x est encore un mouvement
brownien, et est indépendant de FTx , donc en particulier de l’événement {Tx < Ua }. Utilisons la
notation Tx0 , Ua0 pour les temps d’arrêt définis en termes du mouvement brownien B 0 comme Tx , Ua
sont définis en termes de B. Alors on voit facilement que
0
T(n−1)x = Tnx − Tx
Ua0 = Ua − Tx sur l’événement {Tx < Ua }.
En conséquence,
0
P(Tnx < Ua ) = P({Tx < Ua } ∩ {Tnx < Ua }) = P({Tx < Ua } ∩ {T(n−1)x < Ua0 })
0
= P(Tx < Ua )P(T(n−1)x < Ua0 ).
0
Puisque P(Tx < Ua ) ≥ 1/2 et P(T(n−1)x < Ua0 ) = P(T(n−1)x < Ua ), on obtient le résultat à l’ordre
n.
(3) Utilisons les notations de la question précédente (mais sans supposer que x < a/2), et posons
aussi
St0 = sup Bs0 .
s≤t

Alors on voit que sur l’événement {Tx < Ua }, on a SU0 a0 = SUa − x. Donc la loi de SUa − x sachant
que Tx < Ua est la loi de SU0 a0 sachant que Tx < Ua , mais comme B 0 est indépendant de {Tx < Ua },
cette dernière loi est la loi non conditionnée de SU0 a0 c’est-à-dire la loi (non conditionnée) de SUa .
Puisque {Tx < Ua } = {SUa ≥ x}, on voit que la loi de SUa − x sachant que SUa ≥ x coı̈ncide
avec la loi (non conditionnée) de SUa . Cette propriété (d’absence de mémoire) caractérise les lois
exponentielles.
(4) Soit λ > 0 le paramètre de la loi exponentielle de SUa , de sorte que P(SUa < ε) ∼ λε quand
ε → 0.
Alors, si 0 < ε < a,
P(T−a+ε < Tε ) ≥ P(SUa < ε) ≥ P(T−a < Tε )
ε ε
et puisque P(T−a+ε < Tε ) = a et P(T−a < Tε ) = a+ε on trouve λ = a1 .

Exercice 3. (1) On sait que Mt∧a est encore une martingale locale et que l’espace des martingales
locales est un espace vectoriel. Il en découle aussitôt que Mt − Mt∧a est une martingale locale.
De plus, en notant Mta = Mt∧a , les propriétés de bilinéarité et de stabilité par arrêt du crochet
montrent que
hN, N it = hM, M it − 2hM, M a it + hM a , M a it = hM, M it − hM, M it∧a .
(2) Tε est le temps d’entrée dans le fermé [ε, ∞[ du processus hN, N i qui est adapté et à trajectoires
continues : c’est donc un temps d’arrêt. Par définition de Tε , on a pour tout t ≥ 0,
hN Tε , N Tε it = hN, N it∧Tε ≤ ε
et donc hN Tε , N Tε i∞ ≤ ε ce qui entraı̂ne en particulier que E[hN Tε , N Tε i∞ ] ≤ ε < ∞ et donc que
N Tε est une vraie martingale bornée dans L2 .
(3) On sait aussi que (NtTε )2 − hN Tε , N Tε it est une vraie martingale (issue de 0) donc
E[(NT ε∧t )2 ] = E[(NtTε )2 ] = E[hN Tε , N Tε it ] ≤ ε.
(4) Sur l’ensemble A, la formule hN, N it == hM, M it −hM, M it∧a montre aussitôt que hN, N ib = 0,
et donc Tε ≥ b. En conséquence, si t ∈ [a, b],
E[(Nt )2 1A ] = E[(Nt∧Tε )2 1A ] ≤ E[(Nt∧Tε )2 ] ≤ ε,
d’après la question (3). Comme ceci est vrai pour tout ε > 0, on a E[(Nt )2 1A ] = 0, ce qui veut
dire que Nt = 0 p.s. sur A. On applique ceci aux valeurs rationnelles de t ∈ [a, b] et on trouve que
p.s. sur A on a Nt = 0 (donc Mt = Ma ) pour tout t ∈ [a, b].
(5) Si a = tn0 < tn1 < · · · < tnpn est une suite de subdivisions emboı̂tées de [a, b] de pas tendant vers
0, on a de manière triviale
Xpn
(Mtni − Mtni−1 )2 = 0
i=1

sur l’ensemble {Mt = Ma , ∀t ∈ [a, b]}. Mais par ailleurs les sommes précédentes convergent
en probabilité (donc p.s. le long d’une sous-suite) vers hM, M ib − hM, M ia . Il en découle que
hM, M ib = hM, M ia p.s. sur {Mt = Ma , ∀t ∈ [a, b]}.

Exercice 4.
(1) Pour une martingale u.i., si T est un temps d’arrêt on a YT = E[Y∞ | FT ], donc la condition
|Y∞ | ≤ K entraı̂ne aussi |YT | ≤ K et |Y∞ − YT | ≤ 2K, ce qui donne (P) avec C = (2K)p .
(2) Puisque sup{Bt , 0 ≤ t ≤ 1} a même loi que |B1 | et est donc dans Lp pour tout 1 ≤ p < ∞,
la majoration sup{|Bt |, 0 ≤ t ≤ 1} ≤ sup{Bt , 0 ≤ t ≤ 1} + sup{−Bt , 0 ≤ t ≤ 1} montre que
sup{|Bt |, 0 ≤ t ≤ 1} est dans Lp .
Soit T un t.a. avec P(T < ∞) > 0 (sinon la propriété demandée est triviale). Si Yt = Bt∧1 on a
Y∞ = B1 et YT = BT ∧1 . Notons B 0 le processus défini par Bt0 = 1{T <∞} (BT +t − BT ). Alors,
|Y∞ − YT | = |B1 − BT ∧1 | ≤ 1{T ≤1} sup |BT +t − BT | = 1{T ≤1} sup |Bt0 |.
0≤t≤1 0≤t≤1

Donc, si A ∈ FT ,
h i h i
E[1A |Y∞ − YT |p ] ≤ E 1A∩{T ≤1} sup |Bt0 |p = P(A ∩ {T ≤ 1}) × E sup |Bt |p ,
0≤t≤1 0≤t≤1

où pour la dernière égalité on utilise la propriété de Markov forte, selon laquelle B 0 est sous
la probabilité P(· | T < ∞) un mouvement brownien indépendant de FT donc de A ∩ {T ≤ 1}.
Finalement, on voit que, pour tout A ∈ FT , E[1A |Y∞ −YT |p ] ≤ C P(A), avec C = E[sup0≤t≤1 |Bt |p ],
ce qui suffit pour dire que E[|Y∞ − YT |p | FT ] ≤ C.
(3) Supposons d’abord que Y vérifie la propriété (P) avec la constante C. Alors, si T est un t.a.
E[|YT − Y∞ |p ] = E[1{T <∞} |YT − Y∞ |p ] = E[1{T <∞} E[|YT − Y∞ |p | FT ]] ≤ C P(T < ∞).
Inversement, si E[|YT − Y∞ |p ] ≤ C P(T < ∞) pour tout t.a. T , alors, en remplaçant T par le t.a.
T A (où A ∈ FT , et T A (ω) = T (ω) si ω ∈ A, T A (ω) = ∞ si ω ∈
/ A) on trouve
E[1A |YT − Y∞ |p ] = E[|YT A − Y∞ |p ] ≤ C P(T A < ∞) ≤ C P(A).
Comme cela est vrai pour tout A ∈ FT , cela suffit pour dire que E[|YT − Y∞ |p | FT ] ≤ C.
(4) Soient S, T deux t.a. On observe d’abord que, si A ∈ FS , l’événement A ∩ {S ≤ T } est dans
FS∧T = FS ∩ FT . En effet, si t ≥ 0 (en rappelant que S ∧ t et T ∧ t sont Ft -mesurables), on obtient
que A ∩ {S ≤ T } est dans FS en écrivant
(A ∩ {S ≤ T }) ∩ {S ≤ t} = (A ∩ {S ≤ t}) ∩ {S ∧ t ≤ T ∧ t} ∈ Ft ,
puis que A ∩ {S ≤ T } est dans FT en écrivant
(A ∩ {S ≤ T }) ∩ {T ≤ t} = (A ∩ {S ≤ t}) ∩ {T ≤ t} ∩ {S ∧ t ≤ T ∧ t} ∈ Ft .
Ensuite, si A ∈ FS , on a
E[YT 1A ] = E[YT 1A∩{S≤T } ] + E[YT 1A∩{S>T } ] = E[YS∧T 1A∩{S≤T } ] + E[YT 1A∩{S>T } ],
en utilisant le fait que YS∧T = E[YT | FS∧T ] (théorème d’arrêt). Puisqu’il est trivial que
E[YT 1A∩{S>T } ] = E[YS∧T 1A∩{S>T } ] on a montré que E[YT 1A ] = E[YS∧T 1A ] pour tout A ∈ FS ,
ce qui suffit pour dire que YS∧T = E[YT | FS ].
Fixons alors le t.a. S et considérons la martingale arrêtée YtS = YS∧t . Alors, si T est un t.a.,
E[|YTS − Y∞
S p
| ] = E[|YS∧T − YS |p ] = E[|E[YT − Y∞ | FS ]|p ] ≤ E[|YT − Y∞ |p ] ≤ CP(T < ∞),
grâce à l’inégalité de Jensen qui donne |E[YT − Y∞ | FS ]|p ≤ E[|YT − Y∞ |p | FS ]. D’après la
question (3), cela suffit pour montrer que Y S vérifie (P) avec la constante C.

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