Renforcement des capacités professionnelles
Conduite d’un élevage porcin
Rédigé par : Christ Van Claise NKOUKA KINTOMBO, Ingénieur en
Zootechnie
Introduction
L’élevage porcin est une pratique agricole essentielle, particulièrement dans les
zones tropicales, où il contribue à la sécurité alimentaire et à la diversification
des revenus des agriculteurs. Il joue un rôle crucial dans l’amélioration financière
des éleveurs, notamment à travers des pratiques d’élevage intensif. Ce système,
bien que nécessitant des investissements plus élevés en soins et en
infrastructures, offre de rendements significatifs par rapport aux méthodes
traditionnelles, souvent peu rentables.
I.1 Déroulement de la formation
La méthodologie d’ensemble utilisée sera essentiellement participative. Le
formateur va introduire le thème dans une approche d’apprentissage réciproque
et d’échange d’informations.
II.2 LE BATIMENT D’ELEVAGE
II.2.1 IMPORTANCE ECONOMIQUE DU BATIMENT D’ELEVAGE
Le bâtiment représente un investissement à long terme : au moins 10 ans. Il faut
le construire dès le départ conformément aux normes pour éviter les premières «
fausses économies ».
Il vaut mieux faire un petit bâtiment bien conçu permettant d’avoir de bons
résultats techniques qu’un grand bâtiment mal adapté.
II.2.2 LE ROLE DU BATIMENT
II.2.2.1 ROLE DE PROTECTION
Le bâtiment protège les animaux :
• Contre le milieu extérieur : pluies, soleil, vent,
• Contre les prédateurs : voleurs, chats, civettes
II.2.3 MILIEU DE VIE DES ANIMAUX
Le bâtiment permet de créer un environnement propice à l’élevage des animaux,
c’est à dire répondant à leurs besoins physiologiques. Ces besoins sont déterminés
par :
• La température,
• La vitesse de l’air,
• L’humidité.
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II.2.4 LIEU D’IMPLANTATION
II.2.4.1 COUVERT VEGETAL
Des plantations et un couvert végétal (herbe) autour de la porcherie et de
bergerie procurent de l’ombre et de la fraîcheur.
II.2.5 ACCESSIBILITÉ
Le site doit être accessible pour faciliter l’accès aux véhicules pour permettre les
entrées et sorties de marchandises, les livraisons d’aliment et autres.
II.2.6 ELECTRICITE
L’électrification du bâtiment, lorsqu’elle est possible, rend de nombreux services
: la mise en place des programmes lumineux, indispensables pour les nouveau-nés
et possibilité de suivi des mises bas la nuit.
II.2.7 L’APPROVISIONNEMENT EN EAU
L’approvisionnement peut être assuré avec l’eau de puits. Cependant il faut faire
au moins deux analyses d’eau par an (avant et après la saison des pluies).
De même, le lavage du bâtiment et du matériel sont facilités.
II.2.8 LE SOL
II faut prévoir un terrain suffisamment plat pour éviter les remblais. Le terrain ne doit
pas être inondable lors des pluies, il faut creuser des tranchées ou des canaux
d’évacuation des eaux de pluies autour du bâtiment. II est préférable d’implanter le
bâtiment sur une plate forme surélevée par rapport au niveau du sol pour éviter les risques
d’inondations en cas d’orage et améliorer la ventilation. Un sol en ciment est plus facile à
nettoyer, désinfecter et désinsectiser qu’un sol en terre battue.
II.2.9 L’ORIENTATION DU BATIMENT
On recherche avant toute chose à favoriser une ventilation naturelle optimale en saison
chaude. II faut orienter le bâtiment perpendiculairement aux vents dominants en saison
chaude. On recommande souvent d’orienter l’axe du bâtiment en Est-Ouest pour limiter
la pénétration des rayons du soleil dans le bâtiment.
II.2.10 LES NORMES DE CONSTRUCTION
En climat chaud, le bâtiment doit être ouvert.
II.2.11 DIMENSIONS
Les dimensions sont déterminées en fonction des densités
II.2.12 LES PAROIS
Les parois sont ouvertes et grillagées sur une bonne partie de leur hauteur.
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II.2.13 LA TOITURE
La toiture est formée d’une double pente de plus de 30% permettant d’avoir un volume
suffisant.
II.2.14 HYGIENE GENERALE DU BATIMENT
Le bâtiment doit être facile à nettoyer et à désinfecter. Un soin tout particulier
doit être apporté au crépissage intérieur des murs du poulailler sous peine de voir
des parasites s’y loger. Pour les élevages de taille importante, le crépissage doit
être suffisamment dur pour supporter l’action de l’eau sous pression si l’on veut
pouvoir utiliser un nettoyeur à haute pression.
Un sol cimenté est également plus aisé à nettoyer et désinfecter. Il faut prévoir
un sol légèrement en pente vers les côtés du bâtiment avec des ouvertures dans
les parois pour faciliter l’évacuation des eaux de lavage. Si le sol est en terre
battue, un épandage de chaux vive sur une couche de latérite humide durcit et
améliore la qualité de la surface. Un sol dur permet également d’éviter l’invasion
par les animaux nuisibles (rats, mulots, souris) et les prédateurs (civettes). On
peut aussi incorporer un grillage à maille fine dans la chape de ciment pour
empêcher les invasions par les rats.
Figure 1 : vue extérieure d’une porcherie semi moderne
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Figure 2 : vue intérieure d’une porcherie semi moderne et semi ouvert
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III. LA CONDUITE D’ELEVAGE
III. 1 CHOIX DES RACES
Dans l’élevage traditionnel porcin, on utilise des animaux peu performants de
différentes races : faible croissance et faible production. Ces races (ou
croisements) ont de faibles besoins alimentaires et sont très résistantes. Par
contre en élevage moderne, des races spécifiques sont sélectionnées pour leur
vitesse de croissance, prolificité, rendement et aspect extérieur.
Figure 3 : race Duroc
Figure 4 : race Large white
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IV. ALIMENTATION
IV.1 Fabrication de l’aliment
La première étape de la fabrication des aliments consiste en une sélection des
matières premières disponibles, cette dernière était effectuée en tenant compte
des besoins nutritionnels des animaux et de leur stade physiologique.
Les matières premières sont placées dans un carré en deux (2) catégories à savoir
:
➢ La fraction énergétique : Maïs, son de blé, drêche de brasserie séchée, farine
de manioc, farine de boulangerie et l’huile de palme.
➢ La fraction azotée minérale : Farine de poisson, tourteau de soja, tourteau
palmiste, tourteau d’arachide, soja grain, concentré minéral vitaminé (CMV),
concentré minéral azotée vitaminé (CMAV) sel de cuisine et le calcaire. Ces
matières premières sont incorporées en respectant leurs limites d’incorporations.
IV.2 Pesage des matières premières
Le pesage s’effectue à l’aide d’une balance commerciale en fonction du taux
d’incorporation de chaque matière première et de la quantité d’aliment à fabriquer.
IV.3 Torréfaction
Avant d’être broyé certains ingrédients comme la drêche de brasserie séchée, le
soja grain, le tourteau palmiste, le tourteau d’arachide, le niébé grain subissent
une torréfaction : opération consistant à chauffer des matières premières dans
le but de détruire les germes microbiens qu’elles contiennent.
IV.4 Broyage des ingrédients
Le broyage c’est l’action de réduire en miette, d’écraser par choc ou par pression.
Le broyage des ingrédients s’effectue à l’aide d’un broyeur, verticale les
ingrédients destinés à être broyés sont versés dans le broyeur et recueillis dans
un sac en plastique.
IV.5 Homogénéisation
L’homogénéisation (mélange) de l’aliment s’effectue à l’aide d’un mélangeur ou avec
des pelles sur un sol en ciment où est versé les matières premières.
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IV.6 Conditionnement et stockage de l’aliment
L’aliment est conditionné dans un sac en plastique bien scellé et stocké dans un
endroit propre et sec ceci pour éviter l’infiltration d’air qui pourrait détériorer la
qualité de l’aliment.
IV.7 L'alimentation des porcs
Le porc est omnivore et peut manger de la viande et des plantes. L'appareil
digestif du porc peut aussi utiliser des aliments grossiers contenant beaucoup de
lest. Les porcs doivent disposer tous les jours de beaucoup d'eau fraîche bien
propre.
IV.7.1 Les types de nourriture à donner aux porcs
Les porcs mangent de tout. Ils mangeront l'herbe et tous les types de végétaux.
On peut les garder dans un champ bien clôturé où ils mangeront toutes les plantes
et toute l'herbe qui s'y trouvent. Non seulement le porc mange les parties vertes
des plantes, mais de plus il creuse dans le sol et dévore toutes les racines. Quand
il a un anneau dans le groin, un porc ne peut plus déraciner les plantes.
L'homme peut exploiter les habitudes alimentaires du porc. Si on place un porc
dans un champ, il le défrichera, le labourera et le fertilisera.
Les porcs grandiront et engraisseront plus vite s'ils sont nourris d'aliments
concentrés. Les céréales bien broyées en farine sont une bonne nourriture. On
peut aussi donner aux porcs les déchets de légumes et les restes du ménage. Avant
de donner ces restes aux porcs, surtout ceux qui contiennent de la viande, il faut
bien les faire bouillir (eaux grasses). Le porc doit toujours pouvoir boire de l'eau
fraîche bien propre. Une truie qui a une portée aura besoin de 20 à 30 litres d'eau
par jour.
A quels intervalles faut-il nourrir un porc ?
Les porcs peuvent être élevés dans une porcherie où il faudra les nourrir deux fois
par jour, le matin et le soir. Les porcs en liberté dans un champ peuvent recevoir
de la farine une fois par jour ou, si l'on en dispose, un supplément de nourriture
comme des déchets de légumes ou des eaux grasses.
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V. LA REPRODUCTION
5.1 Base technique de la reproduction chez le porc
• Age de la puberté : 6mois chez la femelle et 8 mois chez le mâle ;
• Age de la reproduction : 8 mois chez la femelle et 10 mois chez le mâle ;
• Durée d’utilisation des reproducteurs 5 à 8 ans chez mâle et 6 à 8 ans chez
la femelle ;
• Cycle de reproduction : 21jours ;
• Durée de la période des chaleurs 3 à 4 jours.
5.1.1 La sélection et la saillie des truies
En sélectionnant les truies pour la reproduction, il faut observer les points
suivants :
➢ Elles doivent avoir au moins 12 tétines normales ;
➢ Elles doivent être les plus grandes et les plus lourdes de la portée ;
➢ Elles doivent marcher bien et se tenir bien droit sur leurs pattes (ne pas
avoir les jambes torses) ;
➢ Leurs parents doivent être de bons reproducteurs, capables de produire
de bonnes et grandes portées à intervalles réguliers.
Comment choisir un verrat ?
Il est encore plus important de bien sélectionner son verrat reproducteur. Dans
la sélection, tenez compte des mêmes points qui sont importants pour les truies, y
compris la présence de 12 tétines. Évitez de choisir un verrat issu d’une union
consanguine (croisement d’animaux de la même famille), car sa progéniture sera
moins résistante, moins féconde et aura moins de facultés de croissance.
5.2 Le rut (œstrus) chez la truie
La femelle du porc (la truie) est prête à se reproduire (c'est-à-dire qu'elle
parvient à la puberté) à l'âge de 7 mois ; elle accuse alors des signes de rut.
Certains types à croissance plus lente, ainsi que les animaux sous-alimentés,
n'atteindront la puberté qu'à un âge plus tardif.
La truie sera en chaleur toutes les trois semaines pendant toute l'année si elle n'a
pas été saillie.
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Tableau I : L’âge du verrat et le nombre des saillies
Âge du verrat Saillies
Il faut vérifier que le
verrat saillit bien et que
8 - 10 mois 1 x par semaine les truies couvertes par
ce verrat sont bien
fécondées.
3 x par semaine
1.5 ans
maximum
Le verrat a besoin de
périodes de repos. Il
faut limiter les saillies à
un maximum de 15 par
mois.
Les verrats plus âgés
A partir de 2 ans 4 - 5 x par semaine peuvent parfois
s’accoupler
2 fois par jour, mais il ne
faut pas excéder 6 fois
par semaine avec un
maximum de 20 fois par
mois.
5.3 Préparation de la mise bas
Ce qu’il faut faire :
• Un mois (1) avant la mise bas administration d’un vermifuge, des vitamines
et des oligo-éléments dont le fer ;
• Une semaine avant la mise-bas, laver très proprement la loge de
maternité, laver proprement la truie, faire un déparasitage externe de la
truie (contre la gale, les poux), donner beaucoup d’eau à volonté et l’herbe
verte pour éviter la constipation, réduire la quantité d’aliment à distribuer
et enfin placer la litière dans un endroit prévu pour les porcelets
généralement du box.
5.4 La naissance et les soins dispensés aux nouveau-nés
La mise - bas a normalement lieu entre 114-115 jours après la conception (3 mois,
3 semaines et 3 jours), le plus souvent dans la nuit ou la soirée. Durant les 14
derniers jours de la gestation, la mamelle se gonfle de plus en plus. Elle est plus
ferme au toucher et, à terme, les tétines saillent beaucoup plus.
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Chez les jeunes truies, la mamelle commence à se développer après deux mois de
gestation.
Entre le 1eret le 2emejour :
• Couper le cordon ombilical et désinfecter avec la teinture diode.
• Continuer à renforcer la litière des porcelets pour chauffer le coin du box.
• Sectionner les canines car elles ne sont pas utiles aux porcelets, elles
peuvent blesser les tétines de la mère pendant l’allaitement.
• Surveiller la première tétée du porcelet : Vérifier si les porcelets
allaitent sinon, (agalaxie= manque de lait) injecter 1-2ml d’ocytocine chez
la mère.
Au 3eme jour :
Donner le fer par injection derrière la cuisse ou l’oreille, ou par voie orale sous
forme de pâte.
Entre le 4eme et le 10emejour :
• Appliquer un traitement antibiotique pour éviter les diarrhées et renforcer
le système de défense des porcelets.
• Donner l’aliment complémentaire aux porcelets.
Entre la 1ere et la 2eme semaine :
Procéder à la castration des porcelets car la cicatrisation est plus facile.
Vers le 15eme jour :
• Donner une 2eme dose de fer,
• Distribuer l’aliment au sol
• Marquer les porcelets pour les identifier.
30eme jour :
Vermifuger les porcelets.
La truie est-elle une bonne mère ?
Une truie doit avoir au moins 14 trayons ; ceux-ci doivent être assez longs et
minces pour que les porcelets puissent les saisir. Chaque porcelet tète son propre
trayon et s'y nourrit toutes les heures. Les premiers-nés et les porcelets plus
vigoureux tètent les trayons les plus proches de la tête de la truie, qui produisent
le plus de lait. A mesure qu'une truie vieillit et a davantage de cochonnées, les
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trayons deviennent plus gros et les porcelets éprouvent alors des difficultés à
téter. Parfois, les trayons situés vers l'arrière ne produisent pas beaucoup de lait.
Une truie peut être incapable de nourrir tous ses petits et elle n'est plus bonne
pour la reproduction.
5.6 Le rognage des dents chez les jeunes porcs
Les dents du jeune porc doivent être rognées le plus tôt possible après la
naissance. Le porc naît avec huit dents.
Si les dents ne sont pas taillées, les porcelets risquent de blesser le pis de la truie
en tétant. En outre, la suppression des dents empêche les jeunes porcs de se
blesser entre eux quand ils se battent ou jouent.
Pourquoi faut-il rogner les dents des porcelets ?
Les porcelets mordent la truie (leur mère) en se battant pour s'emparer de l'un
des trayons et téter. La douleur ainsi provoquée gêne la truie et elle se lève, ce
qui empêche les porcelets de téter. De plus, les lésions permettent aux germes
d'infecter le pis de la truie. Enfin, en se battant pour s'emparer d'un trayon et
téter, les porcelets se mordront les uns les autres et se blesseront. Ces problèmes
seront évités si on procède simplement au rognage des dents.
Quand faut-il rogner les dents ?
Les dents du porcelet doivent être coupées le plus tôt possible après la naissance,
même 15 minutes après la naissance. Il faut séparer la truie et ses petits pendant
un laps de temps le plus court possible. Pour rogner les dents, il vous faudra des
tenailles (coupe-dents).
Quelqu'un devra vous aider à séparer la truie de ses petits. Vous aurez aussi besoin
d'une caisse contenant de la litière et d'un enclos vide et propre.
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Rognage des dents
Figure 5 : Rognage des dents des porcelets
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5.7 La castration des porcelets
La castration, c'est-à-dire l'ablation des testicules, est pratiquée sur le porc mâle
qui n'est pas destiné à la reproduction.
Si on coupe franchement le vaisseau sanguin conduisant aux testicules ou si on tire
dessus, il risque de saigner abondamment. Le saignement sera réduit si on gratte
le vaisseau sanguin entortillé avec un couteau jusqu'à ce qu'il soit coupé.
Les animaux châtrés sont plus dociles et plus faciles à manipuler.
L'animal châtré est plus gras et produit une viande qui ne dégage pas une forte
odeur.
Figure 6 : castration des porcelets
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5.8 Sevrage
Les porcelets s'intéressent aux aliments solides quand ils sont âgés de 1 à 2
semaines. On peut commencer par leur offrir une poignée de céréales, de sucre ou
de lait en poudre. Les porcelets téteront la mère jusqu'à l'âge d'environ 7
semaines. Ils prendront progressivement moins de lait et mangeront davantage
d'aliments solides jusqu'à ce qu'ils soient sevrés. Les porcelets en liberté dans un
champ commenceront naturellement à manger des aliments solides, mais s'ils sont
dans un enclos il faut leur en offrir.
Les jeunes animaux doivent recevoir les nouveaux aliments progressivement pour
éviter les problèmes de digestion.
N'oubliez pas qu'un porc doit se précipiter sur la nourriture. S'il ne s'intéresse
pas à la nourriture, c'est un signe de mauvaise santé ; vous devrez inspecter
l'animal pour déterminer la cause du problème.
5.7 Marquage ou encoche à l'oreille (identification)
Le bouton d'oreille ou l'encoche vous permet d'identifier vos porcs. L'encoche est
facile à pratiquer et ne coûte rien. Cette méthode peut être utilisée pour
identifier d'autres animaux, par exemple les ovins et les caprins.
Pourquoi nous avons besoin d'identifier les animaux ?
Si vous n'avez que quelques porcs ou autres animaux, leur identification ne pose
pas de problème. Vous pourrez les identifier à vue et il est fort possible que vous
ayez donné un nom à chacun. Vous aurez besoin d'un moyen d'identification si vous
élevez un grand nombre d'animaux, surtout si vous tenez des registres. Il existe
de nombreuses façons d'identifier les animaux, notamment les colliers numérotés,
le tatouage et les étiquettes en plastique. Il est facile de pratiquer une encoche à
l'oreille et c'est le moyen d'identification le moins cher.
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VI : LES PATHOLOGIES
6.1 Les maladies - prévention et contrôle
Les races locales de porcs ont souvent une résistance qui les protège de la plupart
des maladies. Le problème principal des systèmes d’élevage extensif (où les porcs
sont laissés en liberté) ou semi intensif est le risque d’infection par les vers ou
d’autres parasites. Les maladies sont plus importantes dans les systèmes intensifs
parce que, les animaux étant nombreux dans un espace limité, les maladies
contagieuses peuvent se transmettre rapidement d’un animal à l’autre. De plus,
dans les systèmes intensifs d’élevage porcin, les races locales sont remplacées par
les races dites améliorées, qui offrent souvent moins de résistance aux maladies.
6.2 La prévention par la résistance
En général beaucoup de maladies ou de problèmes sanitaires sont liés à une baisse
de résistance dans l’animal, ayant pour cause une alimentation défaillante, un
manque d’hygiène ou des changements brutaux dans l’environnement (température,
humidité...). Pour éviter ces problèmes, il faut :
• Veiller à ce que les animaux aient suffisamment de nourriture de bonne
qualité ;
• Soigner l’hygiène dans la porcherie (qu’il faudra garder propre et sèche)
sans oublier de laver les auges ;
• Changer régulièrement les porcs d’endroit quand ils sont à l’extérieur
(système semi-intensif) ;
• Fournir de l’ombre et un abri contre la pluie (système semi-intensif) ;
• Assurer un bon logement (systèmes intensifs) sans courant d’air ni
poussière, qui sera suffisamment large et où la température n’est ni trop
élevée ni trop basse ;
• Prévenir les anémies (déficit de fer dans le sang) en apportant
quotidiennement ;
• Un peu de terre propre et riche en fer dans la porcherie ;
• Faire très attention en amenant d’autres animaux de l’extérieur, car ils
risquent d’être infectés ;
• Faire vacciner les animaux si vous savez [Link] y a un risque d’infection.
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6.3 Les organismes qui causent les maladies
Malgré les mesures citées ci-dessus il se peut que la déclaration d’une maladie
nécessite le recours aux médicaments.
Les organismes à l’origine des maladies sont divers. Pour éradiquer un organisme
quelconque il faut le médicament et le traitement adaptés.
Vous devez vous assurer que le médicament que vous avez choisi est le bon. Sinon
vous perdrez votre argent.
Les organismes à l’origine des maladies :
• Les bactéries : très petites, invisibles à l’œil nu. Les antibiotiques tuent les
bactéries mais les bactéries développent rapidement une résistance si les
antibiotiques sont mal utilisés.
• Les virus : infimes également, invisibles même au microscope ! Le traitement
est très difficile et les médicaments sont peu nombreux. Parfois les
antibiotiques sont efficaces, et quelques vaccins existent qui protègent
contre une infection.
• Les parasites : ce sont toutes les petites bêtes qui vivent du porc. Cela
comprend les espèces de vers, les tiques, les poux, les puces etc. La
prévention passe principalement par l’hygiène. Les médicaments diffèrent
d’un parasite à l’autre.
Parfois une maladie a son origine dans une combinaison d’organismes nocifs. La
pneumonie en est un exemple, qui peut être causée par une bactérie, un virus (ou
le plus souvent par les deux) et/ou par des parasites (vers pulmonaires et
intestinaux qui arrivent dans les poumons).
6.4 Les maladies courantes
Maladies virales :
• La fièvre aphteuse ;
• La Peste porcine africaine ;
• La Peste porcine classique.
Maladies bactériennes
• Le Rouget ;
• La brucellose ;
• Charbon bactérien ;
• Salmonellose ou paratyphose.
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6.5 Enjeux et perspectives
L’élevage porcin doit révéler plusieurs défis comme l’amélioration génétique, la
prévention sanitaire, le respect du bien-être animal et la réduction de l’impact
environnemental.
En conclusion, l’élevage porcin est une activité en constante évolution qui doit
concilier productivité, durabilité et qualité. Les systèmes d’élevage et
l’alimentation sont des leviers clés pour y parvenir.
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