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Sous Groupes de (R,+)

Le document traite des sous-groupes de (R, +) et de leurs propriétés, en abordant des questions sur l'existence de bornes, la densité et les équations de Pell-Fermat. Il explore la structure des sous-groupes, notamment ceux qui sont discrets ou denses, ainsi que des applications liées à la densité des ensembles de réels. Enfin, il présente des résultats spécifiques pour des cas particuliers d'équations de Pell-Fermat.

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Problème de mathématiques: MP Enoncé

Les sous-groupes de (R, +)

Partie I: Sous-groupes de (R, +)

Soit G un sous-groupe de (R, +) non réduit à {0}. On pose G+ = {x ∈ G | x > 0} et α = inf G+


1. Justifier l’existence de α
2. Dans cette question on suppose que α > 0.
(a) Montrer que α ∈ G+
(b) Montrer que G = αZ.
On dit dans ce cas que G est dicret
3. On suppose que α = 0. Soit (x, y) ∈ R2 tel que x < y :
(a) Montrer qu’il existe z ∈ G tel que 0 < z < y − x ;

Indication : Utiliser la caractérisation epsilonesque de la borne supérieure

(b) Montrer que G∩]x, y[6= ∅ ;


x
Indication : Vérifier que (n + 1)z ∈ G∩]x, y[, avec n = E
z
(c) En déduire que G est dense dans R
4. Soit H un sous-groupe de (R∗+ , ×) tel que
∃ε > 0, ]1, 1 + ε[∩H = ∅
Montrer que H est monogène, c’est-à-dire, il existe γ ∈ H tel que H =< γ >

Partie II: Applications à la densité

5. Soit (a, b) ∈ R × R∗ , on pose H := aZ + bZ = an + bm | (m, n) ∈ Z2 . Montrer que




a
∈ Q ⇐⇒ ∃γ ∈ R tel que H = γZ
b

a p b
Indication : Poser = où (p, q) ∈ Z × N∗ , p ∧ q = 1 puis γ =
b q q
 2
6. Soit r un irrationnel. On pose G := m + nr | (m, n) ∈ Z
(a) Montrer que G est dense dans R
(b) Soit c et d deux réels tels que 0 < c < d < 1. Montrer qu’il existe n ∈ Z tel que : c < nr − E(nr) < d
7. Soit a et b deux réels tels que a < b. Montrer qu’il existe n ∈ Z tel que a < tan n < b.

Indication : Considérer l’ensemble T := n + mπ | (n, m) ∈ Z2 .

8. Soit a et b deux réels tels que −1 6 a < b 6 1. Montrer qu’il existe n ∈ N tel que a < cos n < b.

Indication : Considérer l’ensemble T := n + 2mπ | (n, m) ∈ Z2 .

Partie III: Équations de Pell-Fermat

Soit m un entier naturel qui n’est pas un carré parfait.


On appelle équation de Pell-Fermat toute équation de la forme x2 − my 2 = 1 d’inconnue (x, y) ∈ Z2

9. Soit (x, y) ∈ Z2 tel que x + y m > 1 et x2 − my 2 = 1.
√ √
Montrer que x + y m > 1 + m
10. On pose
√ √
Gm := x + y m | (x, y) ∈ Z2 , x + y m > 0 et x2 − my 2 = 1


n
Montrer qu’il existe γm ∈ Gm tel que Gm = {γm | n ∈ Z}
11. Déterminer, γm pour m = 2, m = 3 et m = 5

elamdaoui@[Link] 1 [Link]
Problème de mathématiques: MP Correction

Les sous-groupes de (R, +)

Partie I

1. G+ est une partie non vide et minorée par 0, ceci justifie l’existence de α.
2. Supposons que α > 0
(a) Par absurde, on suppose que α 6∈ G+ .
Pour ε = α, il existe y ∈ G+ tel que : α < x < 2α. Poue ε = y − α > 0, il existe x ∈ G+ tel que α < x < y,
il vient que 0 < y − x < α, donc y − x ∈ G+ , ce qui est absurde
(b) Il est clair αZ ⊂ G car α ∈ G.
Inversement. Soit x ∈ G, il existe un entier n tel que

na 6 x < (n + 1)a

Alors x − nα est un nombre positif de G strictement inférieur à α. Il en résulte que ce nombre est nul, ce
qui prouve que x appartient à αZ. On a donc bien l’égalité

G = αZ

3. Soit a, b ∈ R tel que a < b. Le réel b − a > 0, d’après la caractérisation de la borne inférieure, il existe z ∈ G+
a
tel que z < b − a. Soit n = E + 1, on a :
z
a a a b
<n=E +16 +1<
z z z z
Ainsi a < nz < b, soit ]a, b[∩G 6= ∅
4. La fonction ln réalise un isomorphisme de groupes de R∗+ , × vers (R, +), donc G = ln(H) est un sous-groupe


de (R, +). Soit v = ln(1 + ε) > 0, l’hypothèse ]1, 1 + ε[∩H = ∅ fournit ]0, v[∩G = ∅, donc G est de la forme aZ.
Posons finalement γ = ea , alors
H = exp(G) = {γ n | n ∈ Z}

Partie II

5. ⇐) Supposons qu’il existe γ ∈ R tel que H = γZ. Il existe p et q entiers tels que : a = γ.p et b = γ.q.
a p
Alors = ∈ Q
b q
a a p
⇒) Réciproquement, si est rationnel, il existe p et q entiers premiers entre eux tels que = .
b b q
b
Posons γ = . On a a = γp et b = γq, ce qui prouve que a et b appartiennent à γZ, donc H ⊂ γZ.
q
D’autre part, il existe m et n premiers entre eux tels que mp + nq = 1. Donc, en multipliant par γ

γ = mpγ + nqγ = ma + nb

ce qui montre que γ appartient à H, et donc que γZ est inclus dans H. On a bien l’égalité H = γZ.
6. Soit r ∈ R \ Q
(a) G est un sous-groupe de (R, +), donc G est soit dense, soit de la forme αZ. Puisque r 6∈ Q, d’après la
question précédente, G n’est pas de la forme αZ, donc G est dense dans R
(b) L’ensemble G est dense dans R, il existe m, n ∈ Z tel que c < m + nr < d. Le réel m + nr appartient à
]0, 1[, donc de partie entière nulle, donc m = −E(nr), par suite c < nr − E(nr) < d
7. Soit a, b ∈ R tels que a < b, on a arctan a < arctan b. Le sous-groupe T est dense dans R, il existe m, n ∈ Z tels
que arctan a < n + mπ < arctan b, puis par la périodicité de la tangente on obtient a < tan n < b

elamdaoui@[Link] 2 [Link]
Problème de mathématiques: MP Correction

Les sous-groupes de (R, +)

8. Soit a, b ∈ R tels que 0 < a < b < 1, la fonction arccos est strictement décroissante sur ]0, 1[, 0 < arccos b <
π
arccos a < . Le sous-groupe T est dense dans R, il existe m, n ∈ Z tels que arccos b < n + 2mπ < arccos a, puis
2
par la périodicité et la décroissance stricte de la fonction cosinus on obtient a < cos n < b

Partie III

√ √ √
9. Soit x, y ∈ Z tels que x + y m > 1 (1) et x2 − my 2 = 1. Les égalités x2 − my 2 = (x − y m)(x + y m) = 1

montrent que 0 < x − y m < 1 (2). On somme (1) et (2) on obtient 2x > 1, donc x > 1 puis (2) donne
√ √ √
0 6 x − 1 < y m, soit y > 1. Finalement x + y m > 1 + m
10. Montrons que Gm est un sous-groupe de R∗+ , ×


— 1 ∈ Gm
√ √
— Soit a, b ∈ Gm , il existe x, y, α, β ∈ Z tels que a = x + y m, b = α + β m, x2 − my 2 = 1 et α2 − mβ 2 = 1.
On a :
1 1 √
= √ = x − y m ∈ Gm
a x+y m
et
√  √  √
ab = x + y m α + β m = (αx + mβy) + (βx + αy) m
∈Z ∈Z

Or
2 2 √  √  √  √ 
(αx + mβy) − m (βx + αy) = x+y m α+β m x−y m α−β m
x2 − my 2 α2 − mβ 2 = 1
 
=
√ n
On a ]1, 1 + m[ ∩ Gm = ∅, donc il existe γm ∈ Gm tel que Gm = {γm | n ∈ Z}
√ 2 2

11. • Cas m = 2 : Soit
√ x = a + b 2 ∈ G2 ∩ ]1, +∞[. Par hypothèse a − 2b = 1, donc a − b 2 > 0. Additionnons
x et x = a − b 2 : x + x = 2a > 0 et finalement a > 0 soit a > 1. Puis le cas a = 1 est exclu, car sinon
b = 0, donc a > 2. Le cas a = 2, donne l’égalité 2b3 = 3, ce qui est impossible, donc a > 3.
√ x2 − 1
D’autre part x vérifie l’équation x2 = 1 + 2bx 2, donc b = √ . Conclusion b > 0, soit b > 1. Mais b = 1
√ √ 2x 2
donne a2 = 3, donc b > √ 2. Ainsi a + b 2 > 3 + 2 2.√Ce qui montre que tout élément de G2 ∩ ]1, +∞[ est
√ égal à 3 + 2 2. Or il se trouve que 3 + 2 2 ∈ G2 ∩ ]1, +∞[ comme on le vérifie aisément. Donc
supérieur ou
γ2 = 3 + 2 2

• Cas m = 3 : On trouve γ3 = 2 + 3

• Cas m = 5 : On trouve γ5 = 9 + 4 5

elamdaoui@[Link] 3 [Link]

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