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Télédétection

Le document présente un cours sur la télédétection et les systèmes d'information géographique (SIG), abordant les notions fondamentales, le processus de télédétection, et les caractéristiques du rayonnement électromagnétique. Il décrit également les types de capteurs (passifs et actifs) et les interactions avec l'atmosphère, ainsi que les fonctions et les données géographiques dans un SIG. Enfin, le cours inclut un atelier informatique sur l'utilisation du logiciel ArcGis.

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Télédétection

Le document présente un cours sur la télédétection et les systèmes d'information géographique (SIG), abordant les notions fondamentales, le processus de télédétection, et les caractéristiques du rayonnement électromagnétique. Il décrit également les types de capteurs (passifs et actifs) et les interactions avec l'atmosphère, ainsi que les fonctions et les données géographiques dans un SIG. Enfin, le cours inclut un atelier informatique sur l'utilisation du logiciel ArcGis.

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UNIVERSITE DE DESCHANG

Faculté d’Agronomie et Des Sciences Agricoles


Antenne d’Ebolowa
Filière Professionnelle des Métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement

TÉLÉDÉTECTION ET SIG
CODE COURS:

NGIEMA NGEMA Georges Debenoit


georgydebenoit@[Link]/Tel:698710695
Ebolowa,Octobre 2020

1
Plan du cours

 Notions fondamentales de télédétection


 SIG

 Cartographie

 Atelier informatique : SIG (logiciel ArcGis)

2
NOTIONS FONDAMENTALES DE
TÉLÉDÉTECTION

3
1 Introduction
1.1 Qu'est-ce que la télédétection ?
Pour les besoins de ce cours, nous définirons la télédétection comme suit :

« La télédétection est la technique qui, par l'acquisition d'images, permet d'obtenir de

l'information sur la surface de la Terre sans contact direct avec celle-ci. La télédétection

englobe tout le processus qui consiste à capter et à enregistrer l'énergie d'un

rayonnement électromagnétique émis ou réfléchi, à traiter et à analyser l'information,

pour ensuite mettre en application cette information. »

4
Dans la plupart des cas, la télédétection implique une interaction entre l'énergie

incidente et les cibles. Le processus de la télédétection au moyen de systèmes imageurs

comporte les sept étapes que nous élaborons ci-après. Notons cependant que la

télédétection peut également impliquer l'énergie émise et utiliser des capteurs non-

imageurs.

5
1. Source d'énergie ou d'illumination (A) -

À l'origine de tout processus de télédétection

se trouve nécessairement une source

d'énergie pour illuminer la cible.

2. Rayonnement et atmosphère (B) –

Durant son parcours entre la source d'énergie

et la cible, le rayonnement interagit avec

l'atmosphère. Une seconde interaction se

produit lors du trajet entre la cible et le


6
capteur.
3. Interaction avec la cible (C) - Une fois
parvenue à la cible, l'énergie interagit avec la
surface de celle-ci. La nature de cette
interaction dépend des caractéristiques du
rayonnement et des propriétés de la surface.
4. Enregistrement de l'énergie par le
capteur (D) –
Une fois l'énergie diffusée ou émise par
la cible, elle doit être captée à distance (par un
capteur qui n'est pas en contact avec la cible)
pour être enfin enregistrée.

7
5. Transmission, réception et traitement (E)
- L'énergie enregistrée par le capteur est
transmise, souvent par des moyens
électroniques, à une station de réception où
l'information est transformée en images
(numériques ou photographiques).

6. Interprétation et analyse (F) –


Une interprétation visuelle et/ou numérique
de l'image traitée est ensuite nécessaire pour
extraire l'information que l'on désire obtenir
sur la cible.
8
7. Application (G) –
La dernière étape du processus consiste à
utiliser l'information extraite
de l'image pour mieux comprendre la
cible, pour nous en faire découvrir de
nouveaux aspects ou pour aider à résoudre
un problème particulier.
Ces sept étapes couvrent le processus de
la télédétection, du début à la fin. C'est
dans cet ordre que tout au long de ce
cours, nous vous invitons à construire,
étape par étape, votre connaissance de la
télédétection, 9
1.2 Le rayonnement électromagnétique
Premièrement, une source d'énergie sous forme de rayonnement électromagnétique est
nécessaire pour illuminer la cible, à moins que la cible ne produise elle-même cette
énergie.
Le rayonnement électromagnétique est composé d'un champ électrique (E) et d'un
champ magnétique (M).
Le champ électrique varie en grandeur et est orienté de façon perpendiculaire à la
direction de propagation du rayonnement. Le champ magnétique est orienté de façon
perpendiculaire au champ électrique .
Les deux champs se déplacent à la vitesse de la lumière (c).
Pour comprendre la télédétection, il est indispensable de saisir les deux composantes
du rayonnement électromagnétique que sont la longueur d'onde et la fréquence.

10
 La longueur d'onde est représentée habituellement par la lettre grecque lambda (λ),
et est mesurée en mètres ou en l'un de ces sous-multiples tels que les nanomètres
(nm, 10-9 mètre), micromètres (μm, 10-6 mètre) ou centimètres (cm, 10-2 mètre).
 La fréquence représente le nombre d'oscillations par unité de temps. La fréquence
est normalement mesurée en Hertz (Hz) (c.-à-d. en oscillations par seconde) ou en
multiples de Hertz.
La formule suivante illustre la relation entre la longueur d'onde et la fréquence:

Afin de comprendre l'information tirée des données de


télédétection, il est essentiel de bien saisir les
caractéristiques du rayonnement électromagnétique.
Nous examinerons maintenant la classification du
rayonnement électromagnétique .

11
.
1.3 Le spectre électromagnétique
Le spectre électromagnétique s'étend des courtes longueurs d'onde (dont font
partie les rayons gamma et les rayons X) aux grandes longueurs d'onde (micro-
ondes et ondes radio). La télédétection utilise plusieurs régions du spectre
électromagnétique.

Les plus petites longueurs d'onde utilisées


pour la télédétection se situent dans l'ultraviolet.
Ce rayonnement se situe au-delà du violet de la
partie du spectre visible. Certains matériaux de
la surface terrestre, surtout des roches et
 Ultraviolet
minéraux, entrent en fluorescence ou émettent
de la lumière visible quand ils sont illuminés
par un rayonnement
ultraviolet

12
La lumière que nos yeux (nos tout premiers
"capteurs de télédétection") peuvent déceler
se trouve dans ce qui s'appelle le "spectre
visible". Il est important de constater que le
spectre visible représente un bien petite
partie de l'ensemble du spectre. Une grande
partie du rayonnement électromagnétique
qui
nous entoure est invisible à l'oeil nu, mais il
peut cependant être capté par d'autres
dispositifs de télédétection. Les longueurs
d'onde visibles s'étendent de 0,4 à 0,7 mm.
La couleur qui possède la plus grande
longueur d'onde est le rouge, alors que le
violet a la plus courte. Les longueurs
d'onde
du spectre visible que nous percevons
comme des couleurs communes sont
énumérées ci-dessous. Il est important de
noter que c'est la seule portion du spectre
que nous pouvons associer à la notion de
couleurs. 13
Les longueurs d'onde visibles s'étendent de 0,4 à 0,7 mm. La couleur qui possède la
plus grande longueur d'onde est le rouge, alors que le violet a la plus courte. Les
longueurs d'onde du spectre visible que nous percevons
comme des couleurs communes sont énumérées ci-dessous. Il est important de noter
que c'est la seule portion du spectre que nous pouvons associer à la notion de couleurs.

Violet : 0.4 - 0.446 μm


Bleu : 0.446 - 0.500 μm
Vert : 0.500 - 0.578 μm
Jaune : 0.578 - 0.592 μm
Orange : 0.592 - 0.620 μm
Rouge : 0.620 - 0.7 μm

14
1.4 Interactions avec l'atmosphère

Avant que le rayonnement utilisé pour la télédétection n'atteigne la surface de


la Terre, celui ci doit traverser une certaine épaisseur d'atmosphère. Les
particules et les gaz dans l'atmosphère peuvent dévier ou bloquer le
rayonnement incident .

Ces effets sont causés par les mécanismes de diffusion et d'absorption.


La diffusion se produit lors de l'interaction entre le rayonnement incident et les
particules ou les grosses molécules de gaz présentes dans l'atmosphère.

Les particules dévient le rayonnement de sa trajectoire initiale. Le niveau


de diffusion dépend de plusieurs facteurs comme la longueur d'onde, la densité
de particules et de molécules, et l'épaisseur de l'atmosphère que le
rayonnement doit franchir.

15
Il existe trois types de diffusion :
- La diffusion de Rayleigh, elle se produit lorsque la taille des particules est
inférieure à la longueur d'onde du rayonnement .

- La diffusion de Mie, elle se produit les particules sont presque aussi


grandes que la longueur d'onde du rayonnement.
- La diffusion non-sélective. Ce genre de diffusion se produit lorsque les
particules (les gouttes d'eau et les grosses particules de poussière) sont
beaucoup plus grosses que la longueur d'onde du rayonnement.

. Un autre phénomène entre en jeu lorsque le rayonnement électromagnétique


interagit avec l'atmosphère : c'est l'absorption. L'absorption survient lorsque les
grosses molécules de l'atmosphère (ozone, bioxyde de carbone et vapeur
d'eau) absorbent l'énergie de diverses longueurs d'onde.

L'ozone absorbe les rayons ultraviolets qui sont néfastes aux êtres vivants.
Sans cette couche de protection dans l'atmosphère, notre peau brûlerait
lorsqu'elle est exposée au Soleil

16
1.5 Détection passive et active

Jusqu'à maintenant, dans ce chapitre, nous


avons vu que le Soleil est une source d'énergie
ou de rayonnement pratique pour la
télédétection. L'énergie du Soleil est soit
réfléchie (la portion visible) ou absorbée et
retransmise (infrarouge thermique) par la cible.
Les dispositifs de télédétection qui mesurent
l'énergie disponible naturellement sont des
capteurs passifs. Le capteur passif peut
seulement percevoir l'énergie réfléchie lorsque
le Soleil illumine la Terre. Il n'y a donc pas
d'énergie solaire réfléchie le soir, tandis que
l'énergie dégagée naturellement (l'infrarouge
thermique) peut être perçue le jour ou la nuit.

17
Un capteur actif produit sa propre énergie pour. illuminer la
cible : il dégage un rayonnement électromagnétique qui est
dirigé vers la cible. Le rayonnement réfléchi par la cible est
alors perçu et mesuré par le capteur. Le capteur actif a
l'avantage de pouvoir prendre des mesures à n'importe quel
moment de la journée ou de la saison. Les capteurs actifs
utilisent les longueurs d'onde qui ne sont pas produites en
quantité suffisante par le Soleil telles que les
hyperfréquences ou pour mieux contrôler la façon dont une
cible est illuminée. Par contre, les capteurs actifs doivent
produire une énorme quantité d'énergie pour bien illuminer
une cible

18
1.6 Détection passive et active
L'énergie électromagnétique peut être perçue de
façon photographique ou de façon électronique. Le
processus photographique utilise une réaction
chimique sur une surface sensible à la lumière pour
capter et enregistrer les variations d'énergie. Il est
important, en télédétection, de distinguer les termes
"image" et "photographie". Une image est une
représentation graphique, quels que soit la longueur
d'onde ou le dispositif de télédétection qui ont été
utilisés pour capter et enregistrer l'énergie
électromagnétique. Une photographie désigne
spécifiquement toute image captée et enregistrée sur
une pellicule photographique. La photo noir et blanc, à droite, représentant une partie de
la ville d'Ottawa au Canada, a été obtenue grâce à la partie visible du spectre. Les
photographies enregistrent habituellement les longueurs d'onde entre 0,3 et 0,9 mm (les
portions visible et infrarouge réfléchi). Avec ces définitions, nous constatons que toute
photographie est une image, mais que les images ne sont pas toutes des
photographies. À moins de parler d'images enregistrées par un procédé
photographique, nous utilisons donc le terme image .

19
Une photographie peut être présentée
et affichée en format numérique en
divisant l'image en petits morceaux de
taille et de forme égales, que nous
nommons pixels. La luminosité de
chaque pixel est représentée par une
valeur numérique. C'est exactement ce
qui a été fait à la photographie de
droite. En effet, en appliquant les
définitions présentées plus haut, nous
déduisons que l'image est vraiment une
image numérique de la photographie
originale ! Cette photographie a été
numérisée et subdivisée en pixels.
Chaque pixel a été doté d'une valeur représentant les différents niveaux de luminosité.
L'ordinateur affiche chaque valeur numérique comme un niveau de luminosité. Les
capteurs enregistrent alors électroniquement l'énergie en format numérique (en rangées
de chiffres).

20
SIG

21
1. Système d’Information Géographique
1.2.1 Définition
C’est un ensemble d’équipements informatiques, de logiciels et de méthodologies pour
la saisie des données, dont la majorité est spatialement référencée, destiné à la
simulation de comportement d’un phénomène naturel, à la gestion et à l’aide à la
décision .
1.2.2 fonctions d’un SIG
Généralement, un Système d’Information Géographique est structuré ou organisé en
couches thématiques. Chaque couche est constituée des objets renseignés à l’aide d’une
forme géométrique (points, lignes, polygones) et d’une description alphanumérique.
Chaque objet a une position géographique et peut être sous forme raster ou vecteur. Par
conséquent, les points peuvent indiquer les poteaux électriques, les stations, les bouches
d’incendie. Les lignes représenteront les routes, les réseaux hydrographiques. Les
polygones seront généralement utilisés pour des surfaces, notamment les limites
administratives, les zones de chasse, les parcs, les parcelles, les unités pédologues, les
quartiers.

22
Par ailleurs, suivant son utilisation, un SIG peut être perçu comme :

- Un système d’information pour une meilleure connaissance des services publics ou


d’un système de documentation etc.

- Un système de planification sur les routes et autres systèmes de transport,


l’alimentation en eau potable et l’assainissement etc.

- Un système informatique de gestion des données pour produire des cartes, faire de la
visualisation en 3D.

- Un système informatique d’analyse des données pour l’optimisation des circuits de


transport urbain, la prévention des risques urbains etc.

23
1.3 Définition des Données
Éléments fondamentaux, bruts, objectifs servant de base à un traitement pour
l'élaboration d'indicateurs pertinents.
La donnée est l'élément fondamental, indispensable à tout raisonnement pour extraire de
l'information nécessaire à la compréhension des phénomènes. Lorsque cette information
est localisée sur le territoire, on parle alors d'information géographique.

1.3.1 Données géographiques


Les données géographiques permettent de préciser les localisations et descriptions de
particularités géographiques par un composite de données spatiales et de données
descriptives.
Autre définition : Les données géographiques sont les données localisées à la surface de
la terre. Elles ont deux composante ; une composante géométrique (la forme et la
position) et une composante alphanumérique ou attributaire ou sémantique (le
genre, le numéro, la qualité, la quantité ; bref décrit l’objet géométrique) 24
Les données géographiques sont décrites selon 3 niveaux de description :
 Le niveau géométrique décrit la forme et la localisation de l'objet (ce sont
les données géométriques),
 Le niveau sémantique, décrit les informations permettant de caractériser l'objet
géographique (ce sont les données attributaires : nom, surface, type, nombre
d'habitant ...),
 Le niveau topologique qui décrit les relations de l'objet avec ses voisins

25
26
 DONNEES GEOMETRIQUES
Les données géométriques décrivent la forme et la position des données géographiques.
Elles sont représentées par des points, des lignes ou des surfaces et repérées dans le
système de projection retenu, donc superposables avec les autres données.
 Données attributaires
Les données attributaires fournissent les informations caractérisant la donnée
géographique.
Ces attributs peuvent être de type numérique, date, texte, pour ne citer que les
principaux, ou un mélange de plusieurs types. On les désigne globalement par le terme
de données alphanumériques.
Ainsi, à chaque donnée géométrique est attribuée une fiche contenant des informations
associées (nom de la ville, numéro INSEE de la commune, type d'occupation du sol,...).

27
28
 DIFFERENTES SORTES DE DONNEES

On distingue plusieurs types de données selon :

• la manière dont est décrite leur géométrie :

o les données Vecteurs (point, ligne, polygone)

o les données Raster (images : cartes IGN scannées, photos aériennes)

o les données localisables

• le rôle ou leur fonction au sein du SIG :

- les référentiels géographiques


- les données métiers

29
1.3.2 Saisir de l’ information géographique

1. Pour saisir une information géographique, on utilise plusieurs sources de données :


- Levés Terrain

- Photographies Aériennes
- Images Satellites
- Données Récupérées Sur Le Web

- Données GPS

1.3.3 Rôle du SIG

Devoir : Rôle des SIG

30
1.3. 4 Données localisables
Définition
Données attributaires ne possédant pas de géométrie, elles possèdent toutefois les
informations alphanumériques permettant leurs propres localisations.

Les données localisables sont parfois appelées « données indirectement localisées » en


ce sens que ce sont leurs attributs qui permettent de les localiser.
Ces informations de localisation peuvent être de différentes formes comme l'indique
l'image ci-après

31
32
2. Le mode de représentation des données
2.1 Représentation des données sous 2 modes : raster et vecteur
Il existe deux modes fondamentaux de représentation numérique des données
géographiques :
 Le mode matriciel : RASTERS
 Le mode vectoriel : VECTEURS
Les Raster sont des images (plans scannés, photographies aériennes, images
satellitaires) repérées dans l'espace :
 L'animation ci-dessous schématise la constitution d'une donnée au format
Raster. Une matrice divise le territoire avec une grille régulière de cellules
(les pixels= pictures éléments) pour former une matrice de lignes et de colonnes. A
chaque cellule on associe une valeur chiffrée,
 la traitement des images est plus complexe et nécessite des outils très spécialisés,
 localisation plus ou moins précise des phénomènes.

33
DEFINITIONS
• Scanérisation: Conversion des informations analogiques (image) en valeurs
numériques (0et1) correspondantes, manipulables par ordinateur .
• Géoréférencement: Opération qui consiste à attribuer à une image des coordonnées
géographiques(connues ou selon des repères géographiques) permettant de la
positionner dans un système de référence.
• Orthorectification: Ensemble de procédés et de traitements mis en œuvre pour
corriger les déformations géométriques liées aux conditions de prises de vue, à la
rotondité de la Terre et au relief du terrain.

34
Exemples de données Rasters :
BD Ortho® : il s'agit d'une photographie aérienne. La valeur portée par les pixels
correspondent à la couleur réelle du terrain
Scan25® : il s'agit d'un document papier qui a été numérisé. La valeur de chaque pixel
représente la couleur de la carte

35
 carte scannée :
En zoomant sur la carte scannée, on voit apparaitre les pixels

36
 carte d'altitude :
La valeur des pixels d'une image Raster peut représenter autre chose qu'une vraie
couleur. Ici par exemple la valeur de chaque pixel représente l'altitude au lieu considéré.
Sa visualisation permet d'avoir une représentation du relief.

37
Mode Vecteur
Le format vectoriel utilise le concept d'objets géométriques (points, lignes, polygones)
pour représenter les entités géographiques.
Ces objets géométriques sont définis par leurs coordonnées dans un système de
projection :
 Localisation précise des objets,
 Possibilités de modélisation plus poussée,
 Facilité de manipulation des objets,

38
39
3. Métadonnées
Les métadonnées sont des informations descriptives des données.
Les métadonnées précisent :
• La description, l'origine (producteurs), la surface couverte, la précision
• Les coordonnées du gestionnaire (contact), le mode de mise à disposition, les formats
• Les informations sur la qualité des données, leur validité, leur structuration
• Les contraintes juridiques :
- Restrictions d'usage (propriété intellectuelle, droit du producteur...)
- Restrictions ou obligations de diffusion
Il s'agit d'informations indispensables pour :
• Le catalogage
• La recherche de données
• Les échanges avec les partenaires

40
41
4. Composantes d’un SIG
L’aspect informatique est représenté d’une part par l’équipement qui comprend en
général une unité centrale de traitement et les périphériques (instruments de
numérisation, unité d’affichage de haute qualité, dérouleur de ruban, unités de sortie
telles que les imprimantes et les tables traçantes).
D’autre part, le logiciel SIG qui comprend en général cinq modules qui sont :
 Module de saisie et vérification de données
 Module de stockage et de gestion de la base de données
 Module de sortie et de représentation des données
 Module de transformation des données
 Module d’interaction avec l’usager
4.1 Domaines d’application du SIG
Les SIG sont utilisés pour gérer et étudier une gamme très diversifiée de phénomènes
et de réseaux de phénomènes. Les principales activités sont :
 Etablissement et mise à jour des cartes thématiques
 La reconnaissance d’un lieu, d’une région, le choix d’un chemin
 La représentation d’objets ou de classes d’objets
 La réalisation des inventaires de l’occupation, de la nature ou de tout autre attribut du
sol
 La représentation des phénomènes dynamiques dans le temps
42
Exemples
 Réseaux urbains: localisation à partir des adresses civiques, planification des
transports, développement de plan d'évacuation
 Administration municipale: gestion du cadastre, zonage, évaluation foncière,
 Gestion des installations: localisation des câbles et tuyaux souterrains
 Commerce: analyse de la structure des marchés
 Santé: épidémiologie, répartition et évolution des maladies et des décès, distribution
des services socio sanitaires, plans d'urgence, etc.
 Protection de l'environnement: étude des changements globaux, suivi des
changements climatiques, biologiques, morphologiques, océaniques, etc.

43
CARTOGRAPHIE

44
1. Notions de Base
1.1Forme de la terre
La terre est une sphère qui tourne autour d’un axe. Cet axe perce la surface de la terre
en deux points appelés pôles. On a un Pôle Nord et un Pôle Sud.
L’équateur est un parallèle, grand cercle imaginaire perpendiculaire à l’axe de la terre et
situé à égale distance des deux pôles. L'équateur marque la séparation entre
l'hémisphère nord et l'hémisphère sud.

L'équateur marque la séparation entre


l'hémisphère nord et l'hémisphère sud.
La latitude de l'équateur est de zéro degré
par définition.

45
1.2 Coordonnées géographiques

On peut définir la position de chaque point de la terre par ses « coordonnées


géographiques ». Les coordonnées géographiques d’un point s’exprime en degré de
latitude Nord ou Sud (s’il est situé au Nord ou au Sud de l’équateur) et en degrés de
longitude Est ou Ouest (s’il est en même temps situé à l’Est ou à l’Ouest du méridien de
Greenwich ).
Un point M à la surface de la terre a pour coordonnées géographiques :
• la longitude (λ) : angle entre le méridien d'origine (Greenwich) et le méridien du
point M,
• la latitude (φ) : angle entre l'équateur et le parallèle du point M,
• la hauteur (h) : distance entre l'ellipsoïde et le point M.
Le méridien d'origine peut être celui de Greenwich (=> méridien international) mais
également un méridien local propre à la géodésie d'un pays.
La longitude et la latitude sont généralement exprimées en degrés décimaux ou degrés
minutes secondes sexadécimaux [° ' "] .
Exemple : on dira qu’un point A quelconque au Cameroun est situé entre 4° 27’N et 11°
36’E. 46
5.3.3 Systèmes de coordonnées
Pour se localiser, il est nécessaire d'utiliser un système de coordonnées basé sur un
système de référence géodésique et d'un ellipsoïde.
Ainsi chaque point est défini en :
• coordonnées géographiques : repérage angulaire sur l'ellipsoïde,
• coordonnées planes : obtenues par projection (système de projection).
Remarque
Un géoïde est une représentation de la surface terrestre plus précise que l'approximation
sphérique ou ellipsoïdale. Il correspond à une équipotentielle du champ de gravité
terrestre, choisie de manière à coller au plus près à la « surface réelle ». Il sert de zéro de
référence pour les mesures précises d'altitude. Mais cette surface irrégulière est difficile
à utiliser dans les calculs, et on préfère alors utiliser un ellipsoïde.

Un ellipsoïde est une surface régulière qui lorsqu'elle est bien choisie (centre,
dimensions, orientation...) s'écarte au maximum de quelques dizaines de mètres du
géoïde. L'ellipse est un ovale doté d'un grand axe (l'axe plus long) et d'un petit axe (l'axe
plus court). Pour l’ellipsoïde terrestre, le demi-grand axe est le rayon entre le centre de
la Terre et l'équateur, alors que le demi-petit axe est le rayon entre le centre de la Terre
et le pôle.

47
48
Coordonnées planes
Comment représenter en plan une surface sphérique ?
Pour les besoins cartographiques, on doit représenter sur une surface plane l'image de la
terre assimilée à un ellipsoïde, ce qui nécessite l'utilisation d'une représentation plane
(ou projection)
La représentation plane de l'ellipsoïde fait correspondre à tout point M (λ ; φ) de
l'ellipsoïde un point m (X,Y) du plan.

49
1.3 Autres systèmes de coordonnées
Les cartes modernes utilisent deux types de coordonnées :
 Les coordonnées géographiques mesurées en degrés, minutes, secondes
 les coordonnées UTM ( Universal Transverse Mercartor) Utilisant le système
métrique.
Les coordonnées géographiques nous l’avons vu, permettent de localiser un point sur la
terre qui est sphérique. Le système UTM mesuré en mètres par rapport au système
degrés, mn, sec, évite les distorsions inhérentes au système géographique. Il est donc
plus pratique de placer une position mesurée par le GPS sur une carte.
Le globe terrestre est divisé en plusieurs zones UTM, qui doivent être reprises lors de la
programmation de votre GPS pour obtenir un point précis.

50
2. Cartographie

Devoir : Cartographie, Qu’est-ce que c’est ?

2. 1 Deux grandes branches de la cartographie contemporaine

La cartographie contemporaine a deux grandes branches :


Voir la diapositive suivante

51
52
2.2 LA CARTE : Qu’est-ce que c’est ?

Une carte géographique est une représentation d'un espace géographique. Elle met en
valeur l'étendue de cet espace, sa localisation relative par rapport aux espaces voisins,
ainsi que la localisation des éléments qu'il contient. Les cartes servent à représenter des
phénomènes géographiques, c'est-à-dire des phénomènes dont la configuration spatiale
produit du sens.
Les applications de ce type de représentation sont aussi variées que la foresterie,
l'aménagement du territoire, les études démographiques, l’alimentation en eau potable,
l’environnement etc.
La discipline qui a pour objet la création et l'étude des cartes géographiques est la
cartographie.

53
La carte est une représentation sous une forme réduite d’une partie de terrain sur une
feuille de papier. Quel que soit son rapport de réduction, la carte donne toujours une
image incomplète de terrain. Son échelle et sa destination déterminent le choix et le
niveau d’analyse des détails du terrain. Mais quelles que soient son échelle et sa
destination, une carte est toujours une représentation simplifiée et schématisée. Sur la
carte, la représentation du relief, des limites d’une assiette, des arbres…, se fait à l’aide
des symboles.
Devoir : La différence entre une carte et un plan
De même que la définition de la cartographie a laissé entrevoir les deux grandes
branches de cette discipline, celle de la carte différencie deux grands types de cartes:
- Les cartes de base appelées également cartes générales ou carte classique issues de
la cartographie mathématiques
- Les cartes spéciales ou cartes thématiques
NB: Notre cours sera centré ou axé sur les cartes thématiques.
54
Devoir : Définir une carte thématique
2.3 Quelle est l’utilisation d’une carte ?
Une carte est un outil important pour toute politique de développement. La carte est un
moyen de représenter de façon concise et précise des informations spatiales. Elle est
importante pour trois raisons :

 Elle donne des informations spatiales qu’on ne peut pas obtenir dans des documents
écrits (par exemple la localisation des rivières, le sens d’écoulement, etc…)
 Elle est un moyen simple et efficace pour noter et représenter les informations
spatiales collectées sur le terrain ( par exemple les villages, les pistes, les zones de
cultures, etc…)
 Elle permet d’aller dans une zone pour la première fois et de trouver les objets qui y
sont représentés et interprétée attentivement . Elle permet d’estimer le temps
nécessaire pour atteindre ce point, la meilleure route pour y parvenir, etc…

55
3. Eléments essentiels d’une carte
Quelque soit le type de carte, une carte se reconnaît par son titre, sa légende, son
orientation, ses coordonnées géographiques, son échelle, son auteur, et sa date de
réalisation/publication.
3.1 Notion et calculs d’échelles
Si on veut dessiner le plan d’un centre de formation sur une feuille de papier, il est
nécessaire de réduire ses dimensions. Il en sera de même si on veut dessiner la route qui
va de Yaoundé à Ebolowa. Ce passage des dimensions réelles du terrain aux dimensions
du plan se fait à l’aide d’une échelle. L’échelle du plan (ou d’une carte) est donc le
rapport entre la distance sur le plan et celle sur le terrain. Exemple : 1/ 50 000ème
signifie que 1cm sur la carte représente 50 000cm ou 500m sur le terrain.
On distingue deux types échelles: L’échelle numérique et l échelle graphique
3.2 Les courbes de niveau : Comprendre le relief.
Les courbes de niveau sont les lignes qui représentent sur une carte les points d’une
même altitude. Les connaître permet de se faire une idée de la topographie du terrain.
Plus elles sont serrées plus la pente est forte (ou le terrain est accidenté). Plus elles sont
lâches (ou éloignées) l’une de l’autre, plus le terrain est plat.

Une image

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L’équidistance est la distance qui sépare deux courbes de niveau voisines et semblables.
En générale, cette équidistance est de 20m, mais elle peut varier selon l’échelle. Il faut
distinguer ici les courbes de niveau maîtresses (avec indication sur l’altitude) et les
courbes de niveau intermédiaires (sans indication sur l’altitude).

3.3 Point côté


Un point côté est un point qui sur la carte porte un chiffre indiquant son altitude, c’est-
à-dire sa hauteur par rapport au niveau de la mer. Un point côté représente toujours un
sommet.

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Atelier informatique : SIG (logiciel ArcGis)

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