Très bonne question — pour réaliser une étude dimensionnelle d’un
transformateur, il faut rassembler l’ensemble des données électriques,
magnétiques, thermiques et mécaniques permettant de déterminer les dimensions
du noyau, des enroulements et du circuit magnétique, tout en respectant les
performances et les normes techniques.
Voici un résumé complet et structuré
1. Données de base à connaître avant le dimensionnement
Ces données définissent le besoin et servent de point de départ pour tous les calculs :
a. Données électriques
• Puissance apparente nominale (Sₙ) : en kVA ou MVA
• Tension primaire (U₁ₙ) et tension secondaire (U₂ₙ)
• Fréquence (f) : généralement 50 Hz
• Type de transformateur : monophasé / triphasé
• Rendement attendu (η)
• Régime de fonctionnement : continu, intermittent, etc.
b. Données technologiques
• Type de refroidissement : AN (air naturel), ONAN (huile naturelle – air naturel),
etc.
• Type de noyau : à colonnes, à manteau, torique…
• Matériau magnétique : tôle Fe-Si, ferrite, etc.
• Classe d’isolation : (A, B, F, H, etc.) selon la température maximale admissible.
2. Étude du circuit magnétique (noyau)
L’objectif est de déterminer les dimensions du circuit magnétique pour limiter les
pertes et la saturation.
a. Données et relations principales
• Flux magnétique maximal (Φₘ) :
[
Φₘ = \frac{E}{4,44 \times f \times N}
]
où
(E) = tension efficace,
(f) = fréquence,
(N) = nombre de spires.
• Densité de flux magnétique (Bₘ) : choisie selon le matériau (souvent 1,3 – 1,6 T
pour les tôles Fe-Si).
[
Φₘ = Bₘ \times S_{fer}
]
⇒ permet de déterminer la section du noyau (S_{fer}).
• Dimensions principales du noyau :
o Section (S_{fer})
o Largeur et hauteur de la colonne
o Longueur moyenne du circuit magnétique (Lₘ)
3. Étude des enroulements
a. Calcul du nombre de spires
[
N₁ = \frac{U₁ₙ}{4,44 \times f \times Bₘ \times S_{fer}} \quad ; \quad N₂ = \frac{U₂ₙ}{4,44
\times f \times Bₘ \times S_{fer}}
]
b. Calcul du courant nominal
[
I₁ = \frac{Sₙ}{U₁ₙ} \quad ; \quad I₂ = \frac{Sₙ}{U₂ₙ}
]
c. Dimension des conducteurs
À partir de la densité de courant admissible (J), généralement entre 2,5 et 3 A/mm² :
[
S_{cuivre} = \frac{I}{J}
]
Puis on déduit :
• Le diamètre du fil ou la section du ruban.
• Le volume de cuivre, la résistance et les pertes Joule.
4. Étude thermique
Pour assurer la bonne dissipation de chaleur :
• Calculer les pertes totales (fer + cuivre).
• Vérifier que la température maximale reste inférieure à la limite de la classe
d’isolation.
• Dimensionner le système de refroidissement si nécessaire.
5. Étude des pertes et rendement
• Pertes fer (Pₚ) : dépendent de (Bₘ) et du matériau.
• Pertes cuivre (Pᶜᵤ) :
[
Pᶜᵤ = I₁²R₁ + I₂²R₂
]
• Rendement :
[
η = \frac{Sₙ \cosφ}{Sₙ \cosφ + Pₚ + Pᶜᵤ}
]
6. Étude mécanique et isolation
• Vérification des efforts électrodynamiques (courants de court-circuit).
• Vérification des distances d’isolement et épaisseurs de papier isolant.
• Disposition mécanique : bobines concentriques, disques, couches, etc.
• Calcul du volume total et masse du transformateur.
7. Résultats finaux du dimensionnement
• Section du noyau (S_{fer})
• Dimensions principales du circuit magnétique
• Nombre de spires (N₁, N₂)
• Diamètres et longueurs des fils
• Pertes totales et rendement
• Masse de cuivre et de fer
• Dimensions extérieures du transformateur
• Température maximale atteinte
Souhaitez-vous que je te prépare un exemple chiffré complet (par exemple pour un
transformateur monophasé de 1 kVA, 230/12 V, 50 Hz) pour illustrer tous ces calculs ?
Cela te permettrait de voir toutes les étapes numériques du dimensionnement.
Parfait — voici un exemple chiffré complet de dimensionnement pour un
transformateur monophasé 1 kVA, 230/12 V, 50 Hz.
Je détaille les hypothèses, les formules et tous les calculs (avec les valeurs
numériques) pour que tu puisses suivre et reproduire.
Hypothèses de conception (choix raisonnables pour un petit transformateur)
• Puissance apparente nominale : (S = 1000\ \mathrm{VA})
• Tension primaire : (U_1 = 230\ \mathrm{V})
• Tension secondaire : (U_2 = 12\ \mathrm{V})
• Fréquence : (f = 50\ \mathrm{Hz})
• Densité de flux maximale (choix matériau Fe-Si) : (B_{max} = 1{,}2\ \mathrm{T})
• Densité de courant admissible : (J = 3\ \mathrm{A/mm^2})
• Section du noyau choisie : (S_{fer} = 30\ \mathrm{cm^2} = 3{,}0\times10^{-3}\
\mathrm{m^2}) (justification ci-dessous)
• Longueur moyenne d’un tour (approximée) : (l_{mt} = 0{,}15\ \mathrm{m})
• Résistivité du cuivre à 20 °C : (\rho_{Cu} = 1{,}724\times10^{-8}\
\Omega\cdot\mathrm{m})
• Longueur moyenne du circuit magnétique (L_m = 0{,}25\ \mathrm{m})
• Facteur d’empilement (stacking) : 0,95
• Perte spécifique du noyau (approx. tôles Fe-Si) : (p_{spec} = 1{,}5\
\mathrm{W/kg})
Remarque : ces choix (B, J, S_fer, p_spec, l_mt, Lm) sont des valeurs usuelles pour un 1
kVA — on peut et doit les ajuster selon matériaux et contraintes réelles.
1) Courants nominaux
[
I_1 = \frac{S}{U_1} = \frac{1000}{230} = 4{,}3478260869565215\ \mathrm{A}\ \approx
4{,}348\ \mathrm{A}
]
[
I_2 = \frac{S}{U_2} = \frac{1000}{12} = 83{,}33333333333333\ \mathrm{A}\ \approx
83{,}33\ \mathrm{A}
]
2) Nombre de spires (formule fondamentale)
Formule : (E = 4{,}44, f, N, \Phi) avec (\Phi = B_{max}, S_{fer}).
Donc pour une bobine : (N = \dfrac{U}{4{,}44, f, B_{max}, S_{fer}}).
Calculs (avec (S_{fer}=3{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{m^2}), (f=50), (B_{max}=1{,}2)) :
• primaire :
[
N_1 = \frac{230}{4{,}44\times50\times1{,}2\times3{,}0\times10^{-3}}
= \frac{230}{4{,}44\times50\times1{,}2\times0{,}003}
]
Calcul numérique :
(4{,}44\times50 = 222).
(222\times1{,}2 = 266{,}4).
(266{,}4\times0{,}003 = 0{,}7992).
(N_1 = 230 / 0{,}7992 \approx 287{,}7878\ ) ⇒ (N_1 \approx 288) spires.
• secondaire :
[
N_2 = \frac{12}{0{,}7992} \approx 15{,}015 \Rightarrow N_2 \approx 15\
\text{spires}
]
(Vérification rapide du ratio : (N_1/N_2 \approx 288/15 = 19{,}2) et (U_1/U_2 = 230/12
\approx 19{,}17) — cohérent.)
3) Section des conducteurs (à partir de J = 3 A/mm²)
[
S_{cu1} = \frac{I_1}{J} = \frac{4{,}3478}{3} \approx 1{,}4493\ \mathrm{mm^2}
]
[
S_{cu2} = \frac{I_2}{J} = \frac{83{,}3333}{3} \approx 27{,}7778\ \mathrm{mm^2}
]
Interprétation pratique :
• Primaire : fil ≈ (1{,}45\ \mathrm{mm^2}) (équiv. (\phi) ≈ 1,36 mm si fil rond) →
facile en un seul fil.
• Secondaire : section ≈ (27{,}8\ \mathrm{mm^2}) → très gros ; en pratique on
réalisera le secondaire en plusieurs conducteurs en parallèle (ex. 3 × 9,3 mm² ou
4 × 7 mm²) ou en ruban/cuivre profilé.
4) Longueurs de fil et résistances
Longueur moyenne par tour choisie : (l_{mt} = 0{,}15\ \mathrm{m}).
• Longueur totale cuivre primaire : (l_1 = N_1 \times l_{mt} \approx 287{,}79 \times
0{,}15 \approx 43{,}17\ \mathrm{m}).
• Longueur totale cuivre secondaire : (l_2 = N_2 \times l_{mt} \approx 15{,}02
\times 0{,}15 \approx 2{,}25\ \mathrm{m}).
Convertir surfaces en m² :
• (A_{cu1} = 1{,}4493\ \mathrm{mm^2} = 1{,}4493\times10^{-6}\ \mathrm{m^2}).
• (A_{cu2} = 27{,}7778\ \mathrm{mm^2} = 27{,}7778\times10^{-6}\ \mathrm{m^2}).
Résistances (R = ρ · L / A) avec (\rho_{Cu}=1{,}724\times10^{-8}\
\Omega\cdot\mathrm{m}) :
• Primaire :
[
R_1 = \frac{1{,}724\times10^{-8}\times 43{,}17}{1{,}4493\times10^{-6}}
\approx 0{,}5135\ \Omega
]
• Secondaire :
[
R_2 = \frac{1{,}724\times10^{-8}\times 2{,}25}{27{,}7778\times10^{-6}}
\approx 0{,}001398\ \Omega
]
5) Pertes cuivre (au nominal)
[
P_{Cu} = I_1^2 R_1 + I_2^2 R_2
]
Calcul numérique :
• (I_1^2 R_1 = 4{,}3478^2 \times 0{,}5135 \approx 9{,}72\ \mathrm{W})
• (I_2^2 R_2 = 83{,}3333^2 \times 0{,}001398 \approx 9{,}69\ \mathrm{W})
Donc :
[
P_{Cu} \approx 9{,}72 + 9{,}69 \approx 19{,}41\ \mathrm{W}
]
(les deux contributions sont proches car R1 est plus élevée mais I1 plus petit, etc.)
6) Pertes fer (noyau) — estimation
Volume du noyau (approx.) : (V_{core} \approx \dfrac{S_{fer}\cdot L_m}{\text{stacking}}).
Avec (S_{fer}=3{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{m^2}), (L_m=0{,}25\ \mathrm{m}), stacking =
0,95 :
[
V_{core} = \frac{3{,}0\times10^{-3}\times0{,}25}{0{,}95} \approx 7{,}8947\times10^{-4}\
\mathrm{m^3}
]
Masse :
[
m_{core} = V_{core}\times \rho_{Fe} \quad \text{(avec }\rho_{Fe}\approx7600\
\mathrm{kg/m^3}\text{)}
]
[
m_{core} \approx 7{,}8947\times10^{-4}\times7600 \approx 6{,}00\ \mathrm{kg}
]
Pertes fer (avec (p_{spec}=1{,}5\ \mathrm{W/kg})) :
[
P_{fer} = m_{core}\times p_{spec} \approx 6{,}00\times1{,}5 = 9{,}0\ \mathrm{W}
]
Remarque : (p_{spec}) dépend fortement du type de tôle (CRGO, épaisseur, traitement).
1,5 W/kg est une estimation courante pour B≈1,2 T et 50 Hz — pour plus de précision on
prend les courbes du fournisseur.
7) Pertes totales et rendement (approx.)
[
P_{tot} = P_{Cu} + P_{fer} \approx 19{,}41 + 9{,}0 = 28{,}41\ \mathrm{W}
]
Rendement (pour cosφ ≈ 1 ici, car charge résistive adoptée pour simplifier) :
[
\eta = \frac{P_{out}}{P_{out} + P_{tot}} = \frac{1000}{1000 + 28{,}41} \approx 0{,}9724
\Rightarrow 97{,}24%
]
8) Résumé récapitulatif (valeurs finales arrondies)
• Puissance : (S = 1000\ \mathrm{VA})
• (U_1 = 230\ \mathrm{V}), (U_2 = 12\ \mathrm{V}), (f = 50\ \mathrm{Hz})
• Section noyau : (S_{fer} = 30\ \mathrm{cm^2}) (0,003 m²)
• (B_{max} = 1{,}2\ \mathrm{T})
• Nombre de spires : (N_1 \approx 288), (N_2 \approx 15)
• Courants nominaux : (I_1 \approx 4{,}348\ \mathrm{A}), (I_2 \approx 83{,}33\
\mathrm{A})
• Sections conducteurs (J=3 A/mm²) : primaire ≈ (1{,}45\ \mathrm{mm^2}),
secondaire ≈ (27{,}8\ \mathrm{mm^2}) (prévoir conducteurs en parallèle pour le
secondaire)
• R1 ≈ (0{,}5135\ \Omega) ; R2 ≈ (0{,}001398\ \Omega)
• Pertes cuivre ≈ (19{,}41\ \mathrm{W}) ; pertes noyau ≈ (9{,}0\ \mathrm{W})
• Pertes totales ≈ (28{,}41\ \mathrm{W}) ; rendement ≈ 97,2 %
9) Commentaires pratiques et points à vérifier / ajuster
1. Choix de la section du noyau (S_{fer}) : j’ai pris (30\ \mathrm{cm^2}) pour
obtenir un nombre de spires raisonnable (≈288 spires) et des pertes cuivre
acceptables. Si tu choisis un noyau plus petit, les tours augmentent fortement
et les pertes cuivre augmentent ; si tu choisis un noyau plus grand, le nombre de
tours diminue mais le noyau devient plus lourd/coûteux.
2. Dimensionnement réel de la fenêtre : il faut vérifier que la fenêtre du noyau
(area_window) peut accueillir l’enroulement primaire + secondaire + isolation. Il
faut calculer l’A_w × A_c product ou dimensionner empiriquement la fenêtre. (Ici
je n’ai pas détaillé la géométrie complète fenêtre/noyau.)
3. Disposition des enroulements : concentriques ou en couches selon
contraintes. Prendre en compte la distance d’isolement et épaisseurs d’isolant
entre spires/entre couches.
4. Température et refroidissement : estimer l’élévation de température à partir des
pertes totales et choisir la classe d’isolation (ex. classe B/F) et type de
refroidissement (AN, ONAN…).
5. Courants de court-circuit / efforts électrodynamiques : vérifier tenue
mécanique en cas de court-circuit (dimensionnement mécanique des bornes et
fixation des bobines).
6. Pertes fer réelles : utiliser les données du fabricant de tôle magnétique (courbes
pertes spécifiques en fonction de B et f) pour affiner (P_{fer}).
7. Régime non-linéaire : si le transformateur doit accepter des surintensités,
harmonique, saut de tension, etc., revoir conception.
Si tu veux, je peux maintenant (au choix) :
• a) Étendre la géométrie et calculer la fenêtre (dimensions extérieures du
noyau) et vérifier l’encombrement pour loger les enroulements (je produirai un
schéma simple et un tableau de dimensions).
• b) Redimensionner le transformateur pour d’autres hypothèses (ex. B=1,45 T,
J=2,5 A/mm², ou transformer 230/24 V, etc.).
• c) Fournir un plan de bobinage détaillé (nombre de couches, tours par couche,
façon de répartir conducteurs parallèles pour le secondaire).
• d) Générer un fichier Excel récapitulatif avec tous les calculs (formules et
valeurs) pour que tu modifies les hypothèses toi-même.
Dis-moi lequel des choix a-d tu veux que je fasse en priorité — je le fais tout de suite
avec les détails chiffrés.
Excellent Mohamed tu veux donc une révision globale et claire sur l’initiation à
l’électrotechnique, en particulier sur les transformateurs et les relations
fondamentales (courants, tensions, puissances actives/réactives/apparentes,
rendements, etc.).
Je vais te faire une fiche complète, concise et bien structurée, que tu peux réviser
facilement avant un contrôle ou un examen.
INITIATION À L’ÉLECTROTECHNIQUE — RÉSUMÉ GLOBAL
1. Grandeurs électriques fondamentales
Grandeur Symbole Unité Relation
Tension (U) Volt (V) ( U = R \times I )
Courant (I) Ampère (A) ( I = \dfrac{U}{R} )
Résistance (R) Ohm (Ω) ( R = \dfrac{U}{I} )
Puissance instantanée ( p(t) ) Watt (W) ( p(t) = u(t) \times i(t) )
2. Puissances en régime sinusoïdal
En régime alternatif (courant sinusoïdal) :
[
u(t) = U_m \sin(\omega t), \quad i(t) = I_m \sin(\omega t - \phi)
]
a. Puissances :
• Puissance apparente :
[
S = U \times I \quad [\mathrm{VA}]
]
• Puissance active :
[
P = U \times I \times \cos\phi \quad [\mathrm{W}]
]
• Puissance réactive :
[
Q = U \times I \times \sin\phi \quad [\mathrm{var}]
]
b. Triangle des puissances :
[
S^2 = P^2 + Q^2
]
[
\cos\phi = \frac{P}{S} \quad \text{(facteur de puissance)}
]
Interprétation :
• Si le circuit est purement résistif → (\phi = 0°) → (P = S), (Q = 0)
• Si inductif (bobine) → (\phi > 0°) → puissance réactive positive
• Si capacitif (condensateur) → (\phi < 0°) → puissance réactive négative
3. Puissances en triphasé
a. Système équilibré :
• Puissance apparente :
[
S = \sqrt{3}, U_L, I_L
]
où :
o (U_L) : tension entre lignes
o (I_L) : courant dans les lignes
• Puissance active :
[
P = \sqrt{3}, U_L, I_L, \cos\phi
]
• Puissance réactive :
[
Q = \sqrt{3}, U_L, I_L, \sin\phi
]
4. Transformateur — Rappels fondamentaux
a. Principe
Le transformateur est une machine statique qui transforme une tension alternative en
une autre, sans changer la fréquence, grâce au couplage magnétique entre deux
enroulements autour d’un même noyau.
b. Relations idéales (sans pertes)
[
\frac{U_1}{U_2} = \frac{N_1}{N_2} = k
]
[
\frac{I_1}{I_2} = \frac{N_2}{N_1} = \frac{1}{k}
]
où :
• (N_1, N_2) : nombre de spires
• (k) : rapport de transformation
→ Si (k > 1) : transformateur abaisseur
→ Si (k < 1) : transformateur élévateur
c. Puissance idéale
[
P_1 = P_2 \Rightarrow U_1 I_1 = U_2 I_2
]
d. Puissance réelle (avec pertes)
[
P_1 = P_2 + P_{cu} + P_{fer}
]
• (P_{cu}) : pertes Joule dans les enroulements = (I^2 R)
• (P_{fer}) : pertes dans le noyau (hystérésis + courants de Foucault)
e. Rendement
[
\eta = \frac{P_{utile}}{P_{entrée}} = \frac{P_2}{P_1} = \frac{P_2}{P_2 + P_{cu} + P_{fer}}
]
(en général entre 95 % et 99 % pour les gros transformateurs)
5. Relations magnétiques
[
E = 4{,}44 , f , N , \Phi
]
[
\Phi = B \times S_{fer}
]
où :
• (E) : tension efficace par enroulement
• (f) : fréquence (Hz)
• (N) : nombre de spires
• (\Phi) : flux magnétique maximal (Wb)
• (B) : induction magnétique (T)
• (S_{fer}) : section du noyau (m²)
6. Pertes et échauffement
a. Pertes fer
• Hystérésis : proportionnelle à (f \times B^{1,6})
• Foucault : proportionnelle à (f^2 \times B^2 \times e^2) (épaisseur des tôles)
b. Pertes cuivre
[
P_{cu} = I_1^2 R_1 + I_2^2 R_2
]
c. Rendement global
[
\eta = \frac{P_{sortie}}{P_{entrée}} = \frac{S \cos\phi - (P_{cu} + P_{fer})}{S \cos\phi}
]
7. Schéma équivalent du transformateur réel
Un transformateur réel se modélise par :
• Résistances (R_1, R_2) → pertes cuivre
• Réactances de fuite (X_1, X_2) → flux non couplé
• Résistance (R_{fe}) et inductance (X_m) → pertes fer et magnétisation
En général, on ramène les éléments du secondaire au primaire par le rapport de
transformation (k) :
[
R'_2 = R_2 \times k^2, \quad X'_2 = X_2 \times k^2
]
8. Transformations d’énergie
Type de
Expression Rôle
puissance
Apparente (S) (S = U \times I) Puissance totale
(P = U \times I \times
Active (P) Convertie en chaleur ou travail
\cos\phi)
(Q = U \times I \times Énergie échangée (stockée puis
Réactive (Q)
\sin\phi) restituée)
9. Rappel sur le facteur de puissance
[
\cos\phi = \frac{P}{S}
]
• Si (\cos\phi = 1) → charge résistive pure
• Si (\cos\phi < 1) → charge inductive (moteur, bobine)
• Si (\cos\phi > 0,9) → bon facteur de puissance
• Correction possible avec condensateurs (compensation de la puissance
réactive).
10. Formules pratiques utiles
Relation Description
(U_1 / U_2 = N_1 / N_2) Rapport de tension
(I_1 / I_2 = N_2 / N_1) Rapport de courant
(P = U \times I \times \cos\phi) Puissance active
(Q = U \times I \times \sin\phi) Puissance réactive
(S^2 = P^2 + Q^2) Triangle des puissances
(E = 4,44 f N \Phi) Force électromotrice induite
(\Phi = B \times S_{fer}) Flux magnétique
(\eta = \dfrac{P_{utile}}{P_{entrée}}) Rendement
(P_{cu} = I^2 R) Pertes Joule
(P_{fer} = P_{hystérésis} + P_{Foucault}) Pertes fer
Souhaites-tu que je te fasse une fiche PDF claire et bien structurée de cette révision
(avec les formules bien présentées, un schéma du triangle des puissances et du
transformateur) pour l’imprimer ou réviser plus facilement ?
Excellent Voici donc une révision globale et claire sur les machines électriques
(MCC, synchrones et asynchrones) — idéale pour tes révisions en électrotechnique
I. Introduction générale
Une machine électrique est un dispositif qui convertit l’énergie :
• Mécanique → Électrique : génératrice
• Électrique → Mécanique : moteur
Types de machines :
Type de machine Alimentation Exemple
Courant continu Moteur d’ascenseur, robot,
Tension continue
(MCC) traction
Asynchrone Tension alternative
Moteur industriel, ventilateur
(induction) triphasée
Tension alternative
Synchrone Alternateur, générateur central
triphasée
II. Machines à Courant Continu (MCC)
1. Principe :
La MCC fonctionne grâce à l’interaction entre un champ magnétique et un courant
dans un conducteur → création d’une force électromagnétique.
2. Équations fondamentales :
• Force électromotrice (f.é.m) :
[
E = k \Phi \Omega
]
avec :
( E ) = tension induite (V)
( k ) = constante de la machine
( \Phi ) = flux magnétique (Wb)
( \Omega ) = vitesse angulaire (rad/s)
• Couple électromagnétique :
[
C_e = k \Phi I
]
• Équation de la tension au moteur :
[
U = E + R_a I
]
3. Types d’excitation :
Type Particularité Utilisation
Série Bobine d’excitation en série avec l’induit Démarrage fort (traction)
Shunt (dérivation) Bobine en parallèle Vitesse stable
Composé Série + dérivation Bon compromis
III. Machines Asynchrones (Induction)
1. Principe :
Le stator crée un champ magnétique tournant à la vitesse synchrone :
[
N_s = \frac{60f}{p}
]
avec ( f ) la fréquence et ( p ) le nombre de paires de pôles.
Le rotor tourne à une vitesse ( N ) inférieure à ( N_s ) (en mode moteur).
2. Glissement :
[
g = \frac{N_s - N}{N_s}
]
• En mode moteur : ( 0 < g < 1 )
• En mode générateur : ( g < 0 )
3. Couple électromagnétique :
[
C_{em} = \frac{3 V_1^2 R_2'/\omega_s}{(R_2'/g)^2 + (X_2')^2}
]
4. Rendement :
[
\eta = \frac{P_u}{P_a} = \frac{P_a - P_{pertes}}{P_a}
]
5. Caractéristiques :
• Démarrage facile, robuste, peu coûteuse
• Vitesse légèrement variable avec la charge
• Utilisée dans : pompes, compresseurs, convoyeurs
IV. Machines Synchrones
1. Principe :
Le rotor tourne à la même vitesse que le champ magnétique statorique :
[
N = N_s = \frac{60f}{p}
]
2. Rôles :
• Moteur synchrone : moteur à vitesse constante
• Alternateur (générateur) : produit le courant alternatif (centrales électriques)
3. Équation des tensions (en régime sinusoïdal) :
[
\overrightarrow{U} = \overrightarrow{E} + jX_s \overrightarrow{I}
]
avec :
• ( X_s ) : réactance synchrone
• ( E ) : f.é.m interne (proportionnelle au flux et à la vitesse)
4. Puissance :
[
P = 3 U I \cos \varphi
]
5. Avantages :
• Facteur de puissance réglable (utile pour la compensation réactive)
• Vitesse constante
• Rendement élevé
V. Transformateur (rappel rapide)
• Principe : transfert d’énergie entre deux circuits par induction magnétique.
• Rapport de transformation :
[
m = \frac{N_1}{N_2} = \frac{U_1}{U_2} = \frac{I_2}{I_1}
]
• Rendement :
[
\eta = \frac{P_2}{P_1} = \frac{U_2 I_2 \cos \varphi_2}{U_1 I_1 \cos \varphi_1}
]
• Pertes :
o Pertes fer : dépendant du flux (hystérésis, Foucault)
o Pertes cuivre : ( P_{cu} = R I^2 )
VI. Récapitulatif des puissances
Type de puissance Symbole Formule
Puissance active (P) ( P = U I \cos \varphi )
Puissance réactive (Q) ( Q = U I \sin \varphi )
Puissance apparente ( S ) (S=UI)
Facteur de puissance ( \cos \varphi ) ( \cos \varphi = \frac{P}{S} )
VII. Comparatif rapide
Type de machine Vitesse Rendement Facteur de puissance Entretien
MCC Variable Bon Unitaire Moyen
Asynchrone Variable (faible) Très bon En retard Faible
Synchrone Constante Excellent Réglable Élevé
Souhaites-tu que je t’ajoute des schémas explicatifs (MCC, asynchrone, synchrone)
et te les transforme en fiche PDF de révision avec formules et graphiques clairs ?