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Module RFB Primaire 2025 - ASSIMI

Le document présente un module de formation sur le système digestif, respiratoire et cardiovasculaire, destiné aux enseignants du cycle primaire. Il décrit l'anatomie et les fonctions principales de ces systèmes, ainsi que les processus de digestion, respiration et circulation sanguine. Ce module fait partie d'un cycle de qualification pour renforcer la formation de base en Sciences de la Vie et de la Terre.

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Module RFB Primaire 2025 - ASSIMI

Le document présente un module de formation sur le système digestif, respiratoire et cardiovasculaire, destiné aux enseignants du cycle primaire. Il décrit l'anatomie et les fonctions principales de ces systèmes, ainsi que les processus de digestion, respiration et circulation sanguine. Ce module fait partie d'un cycle de qualification pour renforcer la formation de base en Sciences de la Vie et de la Terre.

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Section Provinciale Benslimane

Cycle de qualification des enseignants du cycle primaire

Module de :
Renforcement de la formation de base
en Sciences de la Vie et de la Terre

Professeur formateur : Essadiq ASSIMI

Année de formation : 2024 - 2025


Renforcement de la formation de base en Sciences de la Vie et de la Terre CRMEF Benslimane

1. Le système digestif
La faim et la soif nous poussent à manger et à boire, et après, notre système digestif
s’occupe du reste. Au cours du processus de la digestion, qui prend entre un et deux jours,
le système digestif dégrade les aliments pour en extraire les nutriments essentiels.

1.1. Anatomie du système digestif

Figure 1: Anatomie du système digestif humain

La fonction digestive s’accomplit dans un système hautement différencié chez l’Homme. Ce


système comprend :
• Le tube digestif ouvert à ses deux extrémités et prolongeant le milieu ambiant à
l’intérieur de l’organisme ;
• Des organes annexes qui interviennent soit dans la préhension et la mastication des
aliments (lèvres, langue et dents), soit dans la digestions proprement dite (glandes
annexes). Les glandes annexes : les glandes salivaires, le foie, le pancréas sont des
glandes digestives. Ces glandes produisent des liquides appelés sucs digestifs qui
jouent un très grand rôle dans la transformation chimique des aliments. Donc dans
leur digestion.

1.2. Les fonctions principales des organes du système digestif humain


Après la mastication et la déglutition des aliments, il faut à peine de 5 à 10 s pour qu’ils
parcourent l’œsophage et entrent dans l’estomac. Ils y restent de 2 à 6 h et sont
partiellement digérés. La majeure partie de la digestion et de l’absorption des nutriments se
produit dans l’intestin grêle ; elle dure de 5 à 6 h. En 12 à 24 h, tous les résidus de la
digestion passent par le gros intestin et les matières fécales sont expulsées par l’anus.
Le tableau 1, présente une vue d’ensemble des fonctions principales des organes du
système digestif humain.

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Tableau 1: Les fonctions principales des organes du système digestif humain

Organe Fonctions principales


Ingestion : la nourriture est volontairement introduite dans la cavité
orale.
Digestion mécanique : la mastication est effectuée par les dents et le
Bouche mélange, par la langue.
et organes Digestion chimique : la dégradation chimique de l’amidon est amorcée
annexes par l’amylase salivaire présente dans la salive, qui est sécrétée par les
glandes salivaires (salivation).
Propulsion : l’étape de déglutition volontaire (orale) est amorcée par la
langue ; pousse la nourriture vers le pharynx.
Pharynx
Propulsion : les ondes péristaltiques poussent le bol alimentaire vers
et
l’estomac, ce qui constitue l’étape involontaire de la déglutition.
œsophage
Digestion mécanique et propulsion : ondes péristaltiques mélangent la
nourriture au suc gastrique et la poussent vers le duodénum.
Estomac Digestion chimique : la pepsine commence la digestion des protéines.
Absorption : absorbe certaines substances liposolubles (alcool,
certains médicaments).
Digestion mécanique : la segmentation par le muscle lisse de l’intestin
grêle a pour effet de mélanger continuellement le contenu intestinal
avec les sucs digestifs.
Propulsion : le péristaltisme déplace la nourriture le long du tube
Intestin grêle
digestif, ce qui laisse assez de temps pour permettre la digestion et
et organes
l’absorption.
annexes (foie,
Digestion chimique : les enzymes digestives provenant du pancréas et
vésicule biliaire,
les enzymes fixées aux membranes de la bordure de l’intestin achèvent
pancréas)
la digestion de tous les types de nutriments.
Absorption : produits de la dégradation des glucides, des lipides, des
protéines et des acides nucléiques, les vitamines, l’eau et les
électrolytes sont absorbés par des mécanismes actifs et passifs.
Digestion chimique : certains résidus alimentaires sont digérés par les
bactéries intestinales (qui élaborent aussi la vitamine K et certaines
vitamines B).
Absorption : absorbe la plus grande partie de l’eau résiduelle et des
Gros
électrolytes (surtout NaCl) ainsi que les vitamines élaborées par les
intestin
bactéries.
Propulsion : pousse les fèces vers le rectum
Défécation : évacue les déchets de l’organisme.

2. Le système respiratoire
Loin d’être autonome, notre organisme est influencé par l’environnement, dont il tire les
substances essentielles à sa survie et où il déverse ses déchets. Les milliers de milliards de
cellules de notre organisme ont besoin d’un apport continuel d’oxygène (39 kg par jour) pour
accomplir leurs fonctions vitales. Nous pouvons survivre quelques jours sans nourriture et
sans eau, mais nous ne pouvons absolument pas nous passer d’oxygène.
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2.1. Anatomie du système respiratoire


Les poumons sont situés dans la cage thoracique et sont enfermés dans la plèvre. Les
voies respiratoires forment un réseau de conduits ramifiés qui véhicule l’air jusqu’aux
poumons. Les narines tapissées de poils filtrent, réchauffent et humidifient l’air inspiré. Le
pharynx est un carrefour des voies respiratoire et digestive. Le larynx contient une paire de
cordes vocales et est l’organe de la phonation. La trachée se divise en deux bronches
conduisant l’air vers les deux poumons. Dans les poumons, les bronches se ramifient en
bronchioles qui se terminent en petits sacs appelés alvéoles et constituant la surface
respiratoire.

Figure 2: Anatomie du système respiratoire humain

2.2. Fonctions principales des organes du système respiratoire


Chaque cellule vivante de notre corps a besoin d’un apport constant d’oxygène, mais aussi
de se débarrasser d’un déchet appelé dioxyde de carbone. C’est grâce au système
respiratoire, qui permet à l’air de l’atmosphère d’entrer dans notre corps, que ces échanges
gazeux peuvent avoir lieu. Le tableau suivant présente les principaux organes du système
respiratoire : Structure et fonctions.

Tableau 2: Les principaux organes du système respiratoire : Structure et fonctions.


Structure Description et caractéristiques Fonctions
La partie externe, proéminente, est soutenue
Produit du mucus ; filtre, réchauffe
par des os et des cartilages ; les cavités
Nez et humidifie l’air inspiré ; caisse de
nasales sont séparées par le septum nasal et
résonance pour la voix.
revêtues d’une muqueuse.

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Conduit reliant les cavités nasales au


Pharynx Conduit pour l’air et les aliments.
pharynx et la cavité orale à l’œsophage
Relie le pharynx à la trachée ; possède une
Conduit aérien ; empêche les
charpente de cartilage et de tissu conjonctif
aliments d’entrer dans les voies
dense ; son ouverture (la glotte) est fermée
Larynx respiratoires inférieures.
par l’épiglotte ou par les plis vocaux.
Tube flexible naissant dans le larynx et se
divisant en deux bronches principales ; ses
Conduit aérien ; purifie, réchauffe
Trachée parois contiennent des cartilages en forme
et humidifie l’air inspiré.
d’anneau qui, dans leur partie postérieure,
sont ouverts et reliés par le muscle trachéal.
Composé des bronches principales droite et
gauche, qui se subdivisent dans les poumons
en branches lobaires, en bronches Ensemble de conduits aériens
Arbre segmentaires et en bronchioles ; les parois reliant la trachée aux alvéoles ;
bronchique des bronchioles sont entièrement entourées purifie, réchauffe et humidifie l’air
de muscle lisse, dont les contractions inspiré.
augmentent la résistance au passage de l’air
lors de l’expiration.
Cavités microscopiques marquant
l’aboutissement de l’arbre bronchique ; leurs
Alvéoles parois sont composées d’un épithélium Principaux sièges des échanges
pulmonaires simple squameux reposant sur une fine gazeux.
membrane basale ; leurs surfaces externes
sont intimement associées aux cellules
Abritent les conduits aériens plus
Organes qui délimitent le médiastin ; petits que les bronches
constitués principalement des alvéoles et des principales. Chaque poumon est
conduits respiratoires ; le stroma est un tissu comme un arbre très ramifié de
Poumons
conjonctif élastique et fibreux qui permet aux conduits aériens qui débouchent
poumons de se rétracter passivement sur des millions d’alvéoles
pendant l’expiration. semblables à des ballons et où les
échanges gazeux s’effectuent.

2.3. Les mouvements respiratoires


La respiration, ou ventilation pulmonaire, comprend deux phases : l’inspiration, période
pendant laquelle l’air entre dans les poumons, et l’expiration, période pendant laquelle les
gaz sortent des poumons. La respiration fait intervenir un processus mécanique qui repose
sur des variations de volume à l’intérieur de la cavité thoracique.
La cage thoracique, formé par les cotes, la colonne vertébrale et le sternum, n’est pas une
enceinte à claire-voie. En effet, les espaces entre les côtes sont occupés par les muscles
intercostaux. Par ailleurs, le diaphragme, muscle aplati légèrement bombé, forme le
plancher de cette cage entièrement close.
Les poumons sont « collés » à la cage thoracique par la plèvre (ensemble de deux
membranes séparées par le liquide pleural). Ainsi, quand la cage thoracique augmente de
volume, les poumons suivent. Cette augmentation de volume entraîne l’entrée de l’air.
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Figure 3: Les mouvements respiratoires.

Le volume de la cage thoracique augmente et provoque la pénétration de l’air (ou


inspiration) et diminue à chaque rejet (ou expiration). L’alternance régulière des
mouvements d’inspiration définit le rythme cardiaque. Celui-ci s’accélère considérablement
lors d’un effort physique. Diminue pendant le sommeil et varie selon l’âge.

2.4. Les échanges gazeux de la respiration


La structure de nos poumons accélère la diffusion du
dioxygène (O2) et du dioxyde de carbone (CO2) vers
l’intérieur et vers l’extérieur de nos corps en offrant une
large surface d’échange gazeux. Les poumons ne sont
pas de simples ballons creux ; ils ont une organisation
très spécialisée. Les poumons sont des organes mous,
spongieux, élastiques, très légers. Chacune des
bronches qui entre dans un poumon se ramifie en
bronches plus petites ; celles-ci, à leur tour, se
ramifient en bronchioles de plus en plus fines. Les plus
petites bronchioles (dont le diamètre est de 1 à 2
dixièmes de millimètre) se terminent par une grappe de
Figure 4: Schéma fonctionnel d’une
minuscules sacs, les alvéoles pulmonaires. Ces alvéole pulmonaire et d’un capillaire
alvéoles sont recouvertes d’un abondant réseau de sanguin.
capillaires sanguins. Il y a 300 millions d’alvéoles dans
chacun des deux poumons. Ce qui procure à chaque poumon une énorme surface pour les
échanges gazeux. L’interface des alvéoles pulmonaires avec les capillaires sanguins
favorise les échanges gazeux.
Plus de 98% de l’oxygène véhiculé par le sang est transporté par l’hémoglobine des
globules rouges, alors que le dioxyde de carbone est transporté à la fois dans le plasma
(pour la partie la plus importante) et dans les globules rouges (pour le quart environ).
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3. Le système cardio-vasculaire
Le système cardiovasculaire se compose de trois éléments : le cœur, les vaisseaux et le
sang. On peut comparer les vaisseaux sanguins à un réseau routier, et les cellules de
l’organisme, aux habitants d’une ville desservie par ce réseau. Jour et nuit, ces «habitants»
absorbent de l’oxygène et des nutriments et ils rejettent des déchets. Or, les cellules sont
incapables de se déplacer ; pour échapper à la disette et à la pollution, elles dépendent
donc des allées et venues d’un transporteur, le sang, qui assure les échanges avec
l’extérieur. Or, ce transporteur ne peut se mouvoir par lui-même. Une pompe doit le
propulser à travers le réseau de vaisseaux. Cette pompe, c’est le cœur.

3.1. Le cœur et la circulation sanguine


Le cœur est muscle creux, divisé en deux parties qui ne communiquent pas entre elles : le
cœur droit et le cœur gauche. Chacun de ces deux cœurs comprend deux cavités (une
oreillette et un ventricule) qui communiquent entre elles. Les parois de ces quatre cavités
sont constituées de muscles qui peuvent se contracter.

Figure 5: Organisation anatomique du cœur humain et la circulation sanguine

Le côté droit du cœur reçoit le sang pauvre en oxygène des tissus et le propulse vers les
poumons, qui le fournissent en oxygène et le débarrassent du dioxyde de carbone. Les
vaisseaux sanguins qui acheminent le sang aux poumons et qui l’en retirent forment la
circulation pulmonaire.
Le côté gauche du cœur reçoit le sang fraîchement oxygéné qui revient des poumons et
le propulse dans tout le corps pour apporter de l’oxygène et des nutriments aux tissus. Les
vaisseaux qui assurent l’irrigation sanguine des tissus de l’organisme et le retour du sang
au cœur constituent la circulation systémique ou générale.
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Le cœur possède deux points d’arrivée du sang : l’oreillette droite et l’oreillette gauche, qui
reçoivent le sang revenant des circulations systémique et pulmonaire. Le cœur possède
également deux points de départ du sang : le ventricule droit et le ventricule gauche.
Le sang qui circule presque continuellement dans les cavités du cœur ne nourrit
pratiquement pas l’endocarde. (Le myocarde est trop épais pour que la diffusion des
nutriments et des gaz puisse répondre aux besoins de toute ses cellules).
Mais alors, comment le cœur se nourrit-il ? L’irrigation fonctionnelle du cœur relève de la
circulation coronarienne, la moins étendue des circulations de l’organisme.

3.2. Les vaisseaux sanguins


Les vaisseaux sanguins ne sont pas des tubes inertes mais, par leurs propriétés
spécifiques, ils participent activement à la circulation. Les artères et les artérioles sont des
vaisseaux sanguins qui acheminent le sang du cœur vers les organes, alors que les veines
et les veinules acheminent le sang des organes vers le cœur.
Les grosses artères sont élastiques, cette élasticité a pour effet de transformer le débit
intermittent, dû la contraction discontinue du cœur, en un débit continu.
Les petites artères et les artérioles sont contractiles. Leur diamètre est donc réglable
grâce aux fibres musculaires contenues dans leur paroi.
Les veinules : l’union des capillaires forme les veinules, dont le diamètre varie entre 8et
100 µm. Les veines ont une paroi mince extensible et sont munies de valvules qui
empêchent tout retour du sang veineux vers les capillaires. Par ailleurs les capillaires
lymphatiques forment un réseau qui accompagne les capillaires sanguins. Ils assurent le
retour dans le circuit veineux de la lymphe qui imbibe les divers organes. C’est au niveau
des capillaires que se font les échanges entre le sang et les organes par l’intermédiaire
de la lymphe interstitielle. Plusieurs propriétés des vaisseaux et de la circulation facilitent
les échanges à ce niveau. La surface d’échanges est énorme. On estime que, mis bout
à bout, les capillaires auraient une longueur de 150 000 Kilomètre (Km). La surface de
contact entre le sang des capillaires et la lymphe interstitielle est évaluée à 6 500 mètre
carré (m2). La paroi des capillaires est très mince. Le sang et la lymphe ne sont séparés
que par la paroi du capillaire dont l’épaisseur ne dépasse pas un micromètre. Le sang y
circule lentement (0.5 millimètre /seconde (mm/s)) à une pression faible.

Figure 6: La composition du sang

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Figure 7: Structure des vaisseaux sanguins

4. Le système urinaire
4.1. Les composantes du système urinaire
Le système urinaire joue un rôle vital dans la composition chimique et liquidienne de
l’organisme et dans la détoxification du sang. Les reins régissent l’équilibre des liquides,
filtrent le sang en le débarrassant de ses déchets et toxines et régulent le pH, ou acidité,
du sang.
Le système urinaire comprend :
- Les deux reins qui sont les composants cruciaux du système urinaire. Le rein est le siège
d’une interaction clé entre les systèmes urinaire et cardiovasculaire. Les néphrons, sont
les unités fonctionnelles du rien.
- Les uretères, deux conduits qui transportent l’urine des reins jusqu’à la vessie ;
- La vessie, réservoir où l’urine est temporairement emmagasinée ;
- L’urètre, un conduit qui achemine l’urine de la vessie jusqu’à l’extérieur du corps.

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Figure 8: Organisation générale du rein de l'Homme

4.2. Les fonctions des reins


• Régulent le volume total de l’eau dans l’organisme ainsi que la concentration totale
de soluté dans l’eau (osmolarité).
• Régulent la concentration des divers ions dans le liquide extracellulaire.
• Excrètent les déchets métaboliques et les substances étrangères tels que les
médicaments et les toxines.
• Produisent l’érythropoïétine et la rénine, des molécules importantes pour la
régulation de la pression artérielle, respectivement.
• Transforment la vitamine D en sa forme active.
• Contribuent à la néoglucogenèse durant les périodes de jeûne prolongé.

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4.3. La formation de l’urine

4.3.1. Filtration glomérulaire


La filtration glomérulaire a lieu dans le corpuscule rénal et produit un filtrat dépourvu de
cellules et de protéines. La filtration n’est pas sélective et laisse passer l’eau et les petites
molécules. Le filtrat contient donc des électrolytes, du glucose, des vitamines et des
déchets azotés (urée).

4.3.2. Réabsorption tubulaire


La réabsorption tubulaire fait passer certaines substances du filtrat vers le sang, de
manière sélective. Cette réabsorption a lieu dans les tubules rénaux et dans les tubules
rénaux collecteurs. La réabsorption tubulaire récupère presque tout ce qui a été filtré : la
totalité du glucose et des acides aminés, environ 99% de l'eau, du sel et d'autres éléments.
Tout ce qui n'est pas réabsorbé forme l'urine.

4.3.3. Sécrétion tubulaire.


La sécrétion tubulaire laisse passer certaines substances du sang, de manière sélective,
dans le filtrat. À l'instar de la réabsorption tubulaire, la sécrétion tubulaire se déroule sur
toute la longueur des tubules rénaux et des tubules rénaux collecteurs.

Figure 9: Les étapes de formation de l'urine

5. Le système nerveux
5.1. L’organisation structurale et fonctionnelle du système nerveux
Le système nerveux est constitué de réseaux de milliards de cellules très différenciées, les
neurones. On peut décrire l’activité du système nerveux à différentes échelles : celle de
l’ensemble de l’organisme ; celle du neurone; celle de la synapse. À chacun de ces trois
niveaux d’organisation, le mode de fonctionnement du système nerveux peut être modélisé
sous la forme d’une voie de communication (émetteur-capteur, transmetteur, récepteur-
effecteur).
Au sein de l’organisme, ces différentes voies de communication constituent les rouages
essentiels d’un mode de transmission rapide de l’information qui permet la mise en relation
de l’organisme avec son environnement, mais également une coordination des différents
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systèmes physiologiques entre eux (respiratoire, cardiovasculaire, digestif…). Les deux


grandes divisions structurales du système nerveux sont le système nerveux central (SNC)
et le système nerveux périphérique (SNP). Le SNC comprend l'encéphale et la moelle
épinière. Le SNP comprend les nerfs crâniens et les nerfs spinaux.

Figure 11: Composantes du système nerveux Figure 11: Localisation de la substance grise et la
substance blanche

5.2. Les fonctions du système nerveux central


Chez les êtres humains, les neurones sensoriels, transmettent des impulsions venant des
récepteurs sensoriels vers le système nerveux central (SNC), qui comprend l’encéphale et
la moelle épinière. Les neurones moteurs, transmettent les impulsions venant du SNC vers
les effecteurs, c’est-à-dire les muscles et les glandes.

5.2.1. Les fonctions des principales régions de l’encéphale


Les systèmes de l'encéphale sont des réseaux de neurones et de noyaux qui contribuent
à la même tâche bien qu'ils soient situés dans des parties différentes de l'encéphale.

A B

Figure 12: L’organisation de l’encéphale humain. A : Vue latérale ; B : Vue de l’arrière

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Figure 13: Le cortex cérébral et l'emplacement des aires sensitives

Le tableau suivant présente un résumé de leurs fonctions, ainsi que de celles des
hémisphères cérébraux, du diencéphale, du tronc cérébral et du cervelet.

Tableau 3 : Les fonctions des principales régions de l’encéphale

- Localisation et interprétation des influx sensitifs


- Contrôle de l’activité des muscules squelettiques volontaires
Substance
Hémisphères -Participation aux fonctions intellectuelles et aux réactions
grise corticale émotionnelles
cérébraux
- Participe au contrôle des mouvements des muscles squelettiques
(Télencéphale)
Noyaux - Centres moteurs sous-corticaux
basaux - Participent au contrôle des mouvements des muscles squelettiques
- Relais des influx sensitifs vers le cortex cérébral pour y être interprétés
- Relais des influx vers le cortex moteur et les centres moteurs inférieurs
(sous-corticaux), y compris le cervelet, et de ceux qui en proviennent
Thalamus - Intervient dans la mémorisation d’informations

- Principal centre d’intégration du système nerveux autonome


Diencéphale
(involontaire)
- Régulation de la température corporelle, de l'apport alimentaire, de
l'équilibre hydrique, de la soif ainsi que des rythmes et des pulsions
Hypothalamus biologiques
- Régulation de la sécrétion hormonale de l'adénohypophyse
-Agit comme une glande endocrine puisqu'il produit l'hormone
antidiurétique et l'ocytocine, emmagasinées dans la neurohypophyse
- Contient des centres réflexes visuels (collicules supérieurs) et auditifs
(collicules inférieurs)
- Contient des centres moteurs sous-corticaux
Tronc cérébral Mésencéphale - Abrite les noyaux des nerfs crâniens III et IV
- Contient des fibres de projection (ex : neurofibres des tractus
corticospinaux)

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- Relais des informations qui partent du cerveau pour se rendre au
cervelet
- Coopère avec les centres respiratoires du bulbe rachidien, à la
Pont régulation de la fréquence et de l’amplitude respiratoire
- Abrite les noyaux des nerfs crâniens V, VI et VII
Contient des fibres de projection
- Relais des influx sensitifs des voies ascendantes provenant des
récepteurs cutanés et des propriocepteurs via le noyau cunéiforme et
le noyau gracile
- Contient les noyaux viscéraux qui réagissent la fréquence cardiaque,
Bulbe rachidien le diamètre des vaisseaux sanguins (vasomotricité), le rythme
respiratoire, le vomissement, la toux
- Relais sensitifs vers le cervelet via les noyaux olivaires
- Contient des fibres de protection
- Site de la décussation des tractus corticospinaux ou pyramidaux

- Traite l’information reçue du cortex moteur, des propriocepteurs ainsi que des voies de
l’équilibre et de la vision
Cervelet - Donne des « directives » à la région motrice et aux centres moteurs sous-corticaux pour
produire des mouvements coordonnés et harmonieux
- Maintient l’équilibre et la posture

5.2.2. Les fonctions de la moelle épinière


La moelle épinière est une sorte de câble formé de neurones s'étendant de l'encéphale
tout au long de la colonne vertébrale, qui l'entoure et la protège. D'un blanc luisant à
l'extérieur, la moelle épinière se présente sous la forme d'un cordon d'environ 42 cm de
longueur et de 1,8 cm d'épaisseur.
On distingue deux zones dans la moelle épinière. La zone interne, appelée substance
grise, contient surtout les corps cellulaires des interneurones, des neurones moteurs et de
la névroglie. La zone externe, appelée substance blanche, contient les axones sensoriels
dans les cordons dorsaux et les axones moteurs dans les cordons ventraux. Ces tractus
nerveux peuvent aussi contenir des dendrites d'autres cellules nerveuses. La moelle
épinière sert d'« autoroute » par laquelle passent les informations transmises dans les
deux sens, du corps au cerveau ou l'inverse.
En plus de relayer ou transmettre les messages, la moelle épinière intervient également
dans le contrôle direct de certaines réponses, elle intervient dans les réflexes, ces
mouvements musculaires soudains et involontaires. Elle constitue un important centre
réflexe : celui des réflexes spinaux.
Un réflexe produit une réponse motrice rapide à un stimulus, parce qu'un neurone sensoriel
transfère son information à un neurone moteur dans la moelle épinière, sans intervention
des centres de contrôle supérieurs. Un des réflexes les plus fréquemment sollicités est le
battement des paupières, qui protège les yeux. Si un objet, un insecte ou de la poussière,
approche des yeux, on cligne des paupières avant même que l'on n'ait pris conscience de
la menace. Le réflexe survient avant que le cerveau ne réalise que l'œil est en danger.
Les réflexes innés : Certains réflexes innés se manifestent dès la naissance ; d’autres
n’apparaissent que quelques semaines ou quelques mois plus tard.
Les réflexes acquis : Les réflexes acquis résultent d’une éducation ou d’un apprentissage.
Ils varient d’un individu à l’autre. Freiner en arrivant près d’un feu rouge au volant de sa
voiture, maintenir son équilibre sur une bicyclette et même tendre la main pour saluer un

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ami sont le plus souvent involontaires, provoquées par un stimulus extérieur : il s’agit
encore d’activité réflexe. Mais ces comportements ne sont pas innés. Avant de devenir des
« réflexes », ils ont nécessité un apprentissage, véritable conditionnement de l’individu,
c’est pourquoi ils sont appelés réflexes conditionnels. Le plus souvent, réflexes
conditionnels et réflexes innés s’enchaînent et donnent naissance à des comportements
automatiques tels que la marche ou l’écriture.

Figure 14: Les élément d'un arc réflexe

Figure 15: Les élément intervenant dans la motricité volontaire

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Figure 17: La structure d’un muscle squelettique Figure 16: Les unités motrices dans un muscle
squelettique

5.3. Les interactions entre le système nerveux et quelques systèmes de


l’organisme

5.3.1. Système squelettique


- Les nerfs innervent les os et les articulations, ils contribuent à la perception de la douleur
et au sens arthrocinétique (du mouvement des articulations).
Les os emmagasinent du calcium qui servira à la fonction nerveuse et ils protègent les
structures du SNC.

5.3.2. Système musculaire


- Le système nerveux somatique transporte les informations sensorielles provenant des
fuseaux neuromusculaires et les commandes actionnant ou inhibant les muscles
squelettiques.
- Les muscles squelettiques sont les effecteurs du système nerveux somatique.

5.3.3. Système cardiovasculaire


- SNA concourt à la régulation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.
- Le système cardiovasculaire fournit du sang riche en oxygène et en nutriments au
système nerveux et il évacue les déchets.

5.3.4. Système respiratoire


- Le système nerveux déclenche et régit le rythme et l’amplitude des mouvements
respiratoires.

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- Le système respiratoire fournit l’oxygène essentiel à la vie des cellules nerveuses et il en


évacue le dioxyde de carbone.

5.3.5. Système digestif


- Le SNA (en particulier le système nerveux parasympathique) régit la motilité digestive et
l’activité des glandes annexes du système digestif.
- Le système digestif fournit aux neurones les nutriments nécessaires à la synthèse de
l’ATP et des neurotransmetteurs.

5.3.6. Système urinaire


- SNA régit la miction et la pression artérielle rénale.
- Les reins évacuent les déchets du métabolisme et maintiennent une composition
électrolytique et un PH du sang appropriés au fonctionnement neural.

5.3.7. Système génital


- Le SNA régit l’érection du pénis et l’éjaculation chez l’homme ainsi que la lubrification du
vagin et l’érection du clitoris chez la femme ; par l’intermédiaire de l’hypophyse,
l’hypothalamus contribue également par voie hormonale à toutes les activités du système
reproducteur.
- La testostérone est à l’origine de la masculinisation du cerveau, et elle intervient dans la
libido et l’agressivité.

6. La reproduction chez l’Homme


La reproduction assure la continuité de l'espèce par la transmission de la vie et la formation
d'un nouvel être. Chez l'homme, elle est caractérisée par :
- une fécondation interne : c'est-à-dire qu'elle a lieu à l'intérieur du corps de la femme ;
- une viviparité (gestation placentaire) ;
- un allaitement (glandes mammaires) suivi d'un soin aux jeunes pendant une période
assez longue.
Chez l’espèce humaine, la reproduction est sexuée et est associée à l’existence des
appareils génitaux qui assurent la production des gamètes (spermatozoïde chez l’homme
et ovule chez la femme) et leur rencontre lors de la fécondation.
Les appareils génitaux présentent le même plan d’organisation et sont composés :
- De gonades ou glandes génitales responsables de la production des gamètes.
- Des voies génitales internes qui, associées aux glandes accessoires, transportent les
cellules reproductrices.
- Des organes génitaux qui permettent l'accouplement.
L'acquisition de la capacité à se reproduire à la puberté correspond à une maturité
structurale et fonctionnelle des organes de la reproduction chez le garçon et chez la fille.

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6.1. Organisation de l’appareil génital

Figure 19: Appareil génital mâle Figure 18: Appareil génital féminin

Chez l’homme, les testicules responsables de la formation des gamètes mâles sont logés
dans des sacs appelés bourses, et sont localisés à l’extérieur du corps. Chaque testicule
renferme des tubes séminifères constitués de cellules germinales et de cellules
somatiques. Les spermatozoïdes présents dans la lumière des tubes séminifères
rejoignent l’épididyme localisé sur la partie supérieure du testicule. Le canal déférent
réunit l’épididyme à la prostate, et se continue par le canal éjaculateur.
Les glandes annexes sont responsables de la synthèse du liquide spermatique, lequel
permet l’approvisionnement des gamètes en substrats énergétiques ainsi que leur
progression dans les voies génitales mâles et femelles. Ces glandes sont la prostate, les
vésicules séminales et les glandes bulbo-urétrales ou glandes de Cowper. La verge est
l’organe de l’accouplement. C’est un organe riche en tissu érectile.

Chez la femme, les organes génitaux externes sont constitués par la vulve comprenant
le clitoris, le méat urinaire et l’ouverture du vagin. Elle est limitée latéralement par les
grandes lèvres et les petites lèvres. Le vagin est l’organe de la copulation et relie la
vulve à l’utérus. L’utérus qui mesure environ 7 cm est l’organe de la gestation et de
l’accouchement. Il est formé d’une paroi musculaire, le myomètre, revêtue intérieurement
d’une muqueuse glandulaire, l’endomètre.
Les ovaires sont les gonades responsables de l’ovogenèse. Ils sont de petit volume.
Chaque ovaire est partiellement enveloppé par le pavillon d’une trompe de Fallope,
laquelle est l’extrémité d’une trompe utérine, permettant le recueil des ovocytes lors des
ovulations.

6.2. La gamétogenèse (formation des gamètes)


Les gamètes sont des cellules haploïdes matures capables de fusionner lors de la
fécondation. Le gamète mâle ou spermatozoïde a achevé ses divisions de méiose et subi
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une importante différenciation lui ayant permis de progresser dans les voies génitales
mâles et femelles et de rencontrer le gamète femelle. Le gamète femelle est un ovocyte
mature de type II dont la division équationnelle de méiose est bloquée en métaphase. Il se
trouve après l’ovulation dans la partie ampoulaire de la trompe utérine.

6.2.1. La spermatogenèse (formation des spermatozoïdes)


La spermatogenèse se déroule de manière continue dans les testicules de la puberté à la
mort et l’ensemble des étapes dure environ 64 jours. Elle se déroule sur toute la longueur
des tubes contournés. Elle se réalise dans les tubes séminifères de manière centripète,
de la périphérie vers la lumière du tube.
À la périphérie des tubes, les cellules souches germinales ou spermatogonies se
multiplient par 3 mitoses (divisions) successives.
Les spermatogonies issues de la dernière mitose, qui sont les plus internes, restent liées
entre elles à la fin de la division par un mince pont cytoplasmique. Elles s’engagent alors
dans le processus de méiose et deviennent spermatocytes primaires. Les jonctions entre
les cellules se rompent alors et la réplication de l’ADN commence. Les spermatocytes I
subissent la division réductionnelle de méiose et deviennent spermatocytes secondaires
ou spermatocytes II, lesquels abordent directement la division équationnelle, donnant
naissance à des spermatides. Ces cellules, bien que petites, sont dans l’incapacité de se
déplacer et doivent subir une importante différenciation qui se réalise lors de la
spermiogenèse.

Figure 20: Détail d'un testicule et étapes de spermatogenèse

6.2.2. L’ovogenèse (formation des ovocytes)


L’ovogenèse est un phénomène discontinu qui débute avant la naissance et se termine à
la ménopause. Elle est indissociable de l’évolution des différents stades folliculaires.
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Figure 21: l'ovogenèse et le développement folliculaire


L’ovogenèse débute au cours de la 7e semaine de vie embryonnaire par des mitoses
actives d’ovogonies qui restent reliées par des ponts cytoplasmiques permettant la
synchronisation des divisions.
Au cours de la 12e semaine, les ovogonies commencent à entrer en méiose et deviennent
des ovocytes I qui restent bloqués en prophase jusqu’à l’âge adulte. Chaque ovocyte est
entouré de cellules épithéliales aplaties, les cellules folliculaires, et l’ensemble forme un
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follicule primordial. À la naissance, toutes les ovogonies sont devenues des ovocytes I
et la couche de cellules folliculaires qui entoure chacune d’entre elles est régulière : les
follicules sont alors appelés primaires.
Le développement du follicule, s’il se poursuit, se fait jusqu’à la puberté alors que l’ovocyte
I reste bloqué en prophase. L’épithélium folliculaire devient pluristratifié et une couche
granuleuse de cellules apparaît. On peut distinguer 3 couches différentes de cellules de la
périphérie vers l’intérieur : une thèque externe, une thèque interne et une granulosa. Le
follicule secondaire ainsi obtenu est séparé de l’ovocyte par une couche de
glycoprotéines appelée zone pellucide.
Lorsque les follicules secondaires persistent, ils se transforment à partir de la puberté en
follicules tertiaires ou cavitaires caractérisés par la formation de petites cavités emplies
de liquide dans la granulosa. Toutes les cavités finissent par se rejoindre et former un
antrum. Le follicule est mûr et appelé follicule de Graaf. Il est visible avant l’ovulation en
surface d’un ovaire. L’ovocyte a continué sa croissance cellulaire et est entouré d’une
couche de cellules folliculaires formant le cumulus oophorus qui permet de le relier au
reste du follicule. Un réseau vasculaire est alors bien développé dans la thèque interne.

6.3. Activité cyclique de l’appareil génital femelle

6.3.1. Cycle ovarien


Il se déroule de la puberté à la ménopause et dure en moyenne 28 jours. Le début d’un
cycle correspond au 1er jour des menstruations.
Un cycle peut se décomposer en trois phases : la phase folliculaire, la phase pré-ovulatoire
et la phase lutéale.
La phase folliculaire se déroule du 1er au 12e jour. Plusieurs follicules tertiaires (entre 5 et
15) poursuivent leur développement, mais au 7e jour, un seul, le follicule dominant,
poursuit sa croissance et devient follicule mûr de Graaf au 12 e jour. Les autres follicules
dégénèrent. L’ovocyte s’éloigne progressivement des cellules du follicule, achève sa
méiose I et se divise en un ovocyte II et un premier globule polaire.
L’ovocyte II issu de la première division de méiose reste bloqué en métaphase.
L’ovulation se produit au 14e jour. Le follicule mûr est alors proéminent à la surface de
l’ovaire.
La phase suivante est la phase lutéale, du 14e jour au 28e jour. L’ovocyte II est présent
dans l’ampoule de la trompe utérine et attend une éventuelle rencontre avec un
spermatozoïde. Sa durée de vie est de 24 à 48 heures. En absence de fécondation, il
dégénère. S’il y a fécondation, il reprend et achève la deuxième division de méiose,
donnant naissance à un ovotide ou ovule et un deuxième globule polaire.
Pendant ce temps, l’utérus s’est préparé à accueillir un éventuel embryon. En absence de
fécondation, les préparatifs n’ont plus d’utilité et la muqueuse se délabre, donnant ainsi le
signal d’un nouveau cycle.

6.3.1. Cycle utérin


Il est marqué par les menstruations, le premier jour des règles étant le premier jour d’un
cycle de 28 jours. En début de phase folliculaire, la muqueuse utérine se délabre et est en
partie expulsée. À partir du 6e jour du cycle, elle se reconstitue par mitoses et après

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l’ovulation, en phase lutéale, elle s’irrigue fortement et se dentellise. En absence de


fécondation, elle devient inutile puisqu’aucune gestation ne va se réaliser et en
conséquence, elle est éliminée.

Figure 22: Le cycle reproducteur de la femme.


Les variations de concentrations des hormones dans le plasma sanguin, décrites dans les parties (a),
(b) et (d), assurent la régulation (c) du cycle ovarien et (e) du cycle utérin (menstruel).

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6.4. Les hormones sexuelles mâles et femelles

6.4.1. Nature et origine des hormones


Ce sont des stéroïdes dérivés du cholestérol. Leur nature lipidique leur permet de
traverser les membranes plasmiques et de se fixer sur des récepteurs hyaloplasmiques ou
nucléoplasmiques. Les complexes formés agissent ensuite sur le génome.
La principale hormone sexuelle mâle est la testostérone, alors que les hormones
féminines sont l’oestradiol et la progestérone.
La testostérone est sécrétée par les cellules testiculaires de Leydig.
L’oestradiol est synthétisé et libéré par les cellules du follicule mûr en phase folliculaire
du cycle ovarien, par les cellules du corps jaune en phase lutéale et celles du placenta
s’il y a grossesse.
La progestérone est sécrétée par le corps jaune en phase lutéale et par le placenta en
cas de gestation.

6.4.2. Cellules cibles et rôles des hormones sexuelles


La testostérone participe au développement de l’appareil génital mâle durant la vie
embryonnaire, en permettant le maintien des canaux de Wolff.
À la puberté, elle agit sur de nombreuses cellules : celles des organes génitaux, ce qui
permet leur développement ; les follicules pileux ; les cellules musculaires et osseuses ;
les cordes vocales et les cellules germinales.
L’oestradiol assure le développement de l’appareil génital et des glandes mammaires à
la puberté, stimule l’épaississement de la muqueuse utérine en phase folliculaire et la
contractilité du myomètre utérin, induit la mise en place de récepteurs cellulaires à la
progestérone et favorise la synthèse de la glaire cervicale par les cellules du col de l’utérus.
La progestérone permet la dentellisation de la muqueuse utérine afin de favoriser la
nidation de l’embryon, inhibe la contractilité du myomètre et rend la glaire cervicale
épaisse.

6.5. Rôle du complexe hypothalamo-hypophysaire dans la régulation de la


fonction de reproduction
L’hypothalamus est une zone nerveuse située à la base de l’encéphale. Il est relié par la
tige pituitaire à une glande endocrine, l’hypophyse antérieure. Cette tige renferme un
système porte veineux qui relie les arborisations terminales des neurones
hypothalamiques aux cellules endocrines hypophysaires.
L’hypothalamus libère dans les capillaires sanguins une neurohormone, la gonadolibérine
GnRH (Gonado Releasing Hormon). Cette hormone stimule les cellules endocrines
hypophysaires sécrétrices de deux gonadostimulines : l’hormone folliculostimulante ou
FSH et l’hormone lutéinisante ou LH. Ces hormones sont libérées dans la circulation
sanguine et contrôlent l’activité des gonades (ovaires et testicules).

6.5.1. Chez l’homme


La LH stimule les cellules interstitielles de Leydig situées entre les tubes séminifères,
dans un tissu conjonctif lâche. Ces cellules endocrines sécrètent alors l’hormone sexuelle
mâle, la testostérone qui diffuse dans le voisinage immédiat et dans le sang et la lymphe.
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Cette hormone sexuelle est responsable du déclenchement de la puberté. Elle agit sur tous
les tissus, en particulier le cerveau et les organes génitaux.
La FSH stimule les cellules de Sertoli localisées dans la paroi des tubes séminifères. Ces
cellules ont non seulement un rôle nourricier mais synthétisent et sécrètent une protéine
appelée ABP (Androgen Binding Protein) qui lie la testostérone et la transporte vers les
cellules germinales subissant la spermatogenèse.
Les cellules du complexe hypothalamo-hypophysaire ont la capacité de capter les
modifications des taux des hormones sexuelles et de répondre par une augmentation ou
une diminution de leurs sécrétions.
Chez l’homme, le rétrocontrôle est négatif et l’augmentation du taux de testostérone
modère l’activité du complexe hypothalamo-hypophysaire et la sécrétion des
gonadostimulines, notamment de la LH. Lorsque la spermatogenèse est trop importante,
les cellules de Sertoli synthétisent et sécrètent une hormone protidique, l’inhibine, qui
modère également l’activité du complexe et notamment la sécrétion de FSH.

6.5.2. Chez la femme


Chez la femme, l’action des hormones sexuelles peut être modératrice ou excitatrice.
En phase folliculaire, de J0 à J12, l’action exercée par l’oestradiol est inhibitrice et le
rétrocontrôle est négatif. Le taux de l’hormone sexuelle est inférieur à 200 pg/mL.
En phase ovulatoire de J12 à J14, le taux d’oestrogènes dépasse 200 pg/mL. L’action
exercée sur le système réglant devient stimulatrice. Ce rétrocontrôle positif est à l’origine
d’une brusque sécrétion de LH, appelée pic de LH ou décharge ovulante.

Rétrocontrôle négatif
Rétrocontrôle négatif

Rétrocontrôle positif
Inhibine

Figure 24: Régulation hormonale de l'activité Figure 24: Régulation hormonale de l'activité reproductrice
reproductrice mâle femelle

6.6. La fécondation
C’est l'entrée d'un spermatozoïde dans un ovule et la fusion de leurs noyaux pour ne former
qu'une seule cellule : la cellule-oeuf.
La fécondation est rendue possible par le rapport sexuel au cours duquel les
spermatozoïdes, éjaculés dans le vagin de la femme, parviennent dans l'utérus, puis dans
les trompes. Si un ovule est présent dans une des deux trompes, une fécondation est
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possible. Il faut de très nombreux spermatozoïdes pour créer les conditions nécessaires à
l'entrée d'un seul d'entre eux dans l'ovule. Au moment d'entrer, le spermatozoïde perd son
flagelle et la membrane de l'ovule devient imperméable aux autres spermatozoïdes.

Figure 25: La fécondation

6.7. La nidation et la grossesse


Après la fécondation, la cellule-oeuf est transportée vers l'utérus qui est prêt à la recevoir.
Pendant ce parcours dans une des trompes, elle se multiplie plusieurs fois en utilisant ses
réserves nutritives. Elle devient ainsi une très petite boule de cellules qui, après une
semaine, se loge dans la couche superficielle de la paroi utérine (nidation), où elle va
continuer à se développer.

Figure 26: développement pré-embryonnaire de l'ovulation à la nidation

24
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Le placenta est un organe temporaire, créé à partir des tissus embryonnaires et maternels
(endomètre). Les cellules périphériques du blastocyste se développent, forment des
villosités et créent une vascularisation. Il permet des échanges entre le sang maternel et
fœtal, qui bien que se côtoyant de très près ne se mélangent jamais. Il forme une véritable
barrière sélective.

6.8. L’accouchement
Après quelques contractions isolées de l'utérus, des contractions répétées de moins
enmoins espacées ouvrent le col de l'utérus : c'est la phase de dilatation, qui est plus ou
moins longue (2 à 12 heures), pendant laquelle la poche des eaux se déchire, laissant
s'écouler le liquide (perte des eaux) puis l'utérus se contracte plus fortement et plus
fréquemment, amenant le foetus à sortir par le col et le vagin : c'est la naissance du bébé,
suivie de sa première respiration pulmonaire. Quand la circulation du sang cesse dans le
cordon ombilical, ce dernier devient inutile ; il peut être ligaturé, puis coupé. L'enfant en
gardera la cicatrice. Quelques minutes environ après la naissance de l'enfant, la poche et
le placenta se décollent de la paroi de l'utérus et sont expulsés à l'extérieur avec le reste
du cordon ombilical, par de nouvelles contractions de l’utérus : c'est la phase de
délivrance.
A la suite de l'accouchement, les glandes mammaires situées dans les seins sécrètent du
lait ; la mère peut alors allaiter son enfant, lui donnant ainsi, pendant les premières
semaines de sa vie, la nourriture idéale pour son développement.

Homme et
femme adultes

Figure 27: Développement humain

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7. La reproduction chez les animaux


Il existe deux principaux modes de reproduction chez les animaux : sexuée et asexuée.
On dit qu’il y a reproduction sexuée lorsque les descendants proviennent de la fusion de
gamètes mâle et femelle donnant un zygote (œuf fécondé).
Le gamète femelle, l’ovule, est une cellule relativement grosse et immobile. Le gamète
mâle, le spermatozoïde, est généralement une cellule flagellée beaucoup plus petite.
On parle de reproduction asexuée lorsque les gènes des descendants proviennent d’un
seul individu et qu’il n’y a pas de fusion entre un gamète femelle et un gamète mâle. Dans
la plupart des cas, la reproduction asexuée repose entièrement sur la mitose.
Pour la grande majorité des Animaux, la reproduction est essentiellement ou
exclusivement sexuelle. Il existe cependant des espèces qui ont un mode de reproduction
principalement asexué, dont quelques espèces, toutes des femelles, chez qui la
reproduction est exclusivement asexuée. Parmi celles-ci se trouvent les microscopiques
rotifères bdelloïdes ainsi que certaines espèces de lézards (Aspidoscelis spp.).
La fécondation peut être externe ou interne par rapport au corps de la mère. Dans le cas
de la fécondation externe, la femelle répand ses œufs, que le sperme féconde dans le
milieu extérieur. La synchronisation des modes de fécondation externes et internes revêt
une importance cruciale. Elle est généralement assurée par des stimulus
environnementaux, des phéromones ou des stimulus comportementaux.
La fécondation interne est souvent associée à une progéniture relativement peu
nombreuse et à des soins parentaux destinés à protéger les petits. Le plus simple des
systèmes reproducteurs est constitué de cellules indifférenciées qui produisent des
gamètes dans la cavité pelvienne. Le plus complexe comporte des gonades liées à divers
conduits et à des glandes annexes qui transportent et protègent les gamètes et l’embryon
en développement. La reproduction sexuée nécessite la participation d’un partenaire, mais
elle permet la concurrence entre individus et entre gamètes.

7.1. Modes de reproduction : ovipare/vivipare


Les ovipares sont des animaux qui pondent des œufs pour reproduire. Les embryons se
développent et se nourrissent à l'intérieur de l'œuf.
Exemples : Oiseaux (comme les poules, les canards), poissons (truite, saumon), reptiles
(serpents, lézards, tortues), amphibiens (grenouilles, crapauds), invertébrés (insectes
comme les papillons et les abeilles, arachnides comme les araignées).
Certains mammifères sont ovipares, comme l'ornithorynque et l'échidné, qui pondent des
œufs, mais nourrissent ensuite leurs petits avec du lait.
Les vivipares portent et nourrissent leurs embryons dans le corps de la femelle, qui donne
ensuite naissance à des jeunes vivants.
Exemples : Mammifères (chiens, chats), certains poissons (requins, raies), certains reptiles
(vivipares comme la vipère), certains invertébrés (certains mollusques).
Les poissons vivipares sont des poissons qui mettent bas des jeunes vivants, et les reptiles
vivipares sont des reptiles qui portent leurs embryons dans le corps jusqu'à ce qu'ils soient
prêts à naître.
Les ovovivipares sont des animaux qui, après la fécondation des œufs, retiennent ceux-
ci à l'intérieur du corps de la femelle jusqu'à ce que les embryons aient suffisamment
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évolué pour être libérés dans le milieu extérieur. Au lieu de naître sous forme de larves ou
d'œufs, les jeunes sont directement expulsés de la mère sous forme de juvéniles, c'est-à-
dire qu'ils sont capables de se nourrir et de se défendre par eux-mêmes. Les animaux
ovovivipares incluent de nombreux poissons, reptiles, et certaines espèces d'invertébrés
comme les certaines espèces de mollusques et de crustacés.

7.2. Types de fécondation : Interne /Externe


Dans la fécondation interne, les gamètes mâles et femelles se rencontrent à l'intérieur du
corps de la femelle. C'est le cas des animaux terrestre comme les mammifères, les reptiles
et les oiseaux. Ce mode de fécondation permet un développement embryonnaire protégé
et contrôlé, mais nécessite souvent des soins parentaux.
Pour la fécondation externe, les gamètes mâles et femelles se rencontrent en dehors du
corps de la femelle. C'est le cas de nombreux poissons, d'invertébrés aquatiques et de
certains amphibiens. Ce mode de fécondation permet une dispersion massive des
gamètes, mais expose les œufs et les embryons à des prédateurs.

Figure 28: Types de fécondation

7.3. Développement embryonnaire et post-embryonnaire

7.3.1. Développement direct :


Se caractérise par un passage limité ou inexistant par des stades larvaires ou juvéniles
avant d'atteindre la maturité. Les organismes qui adoptent ce mode de développement
naissent ou éclosent sous une forme déjà très similaire à celle de l'adulte. Ils subissent des
modifications morphologiques mineures ou nulles, et leur forme et leurs fonctions sont
semblables à celles des adultes dès le début.
Parmi les mammifères, certains sont connus pour leur développement direct, où les jeunes
ressemblent étroitement aux adultes dès la naissance ou l'éclosion. Parmi eux, on trouve
les cervidés (cerfs, rennes) et certains carnivores comme les loups. Les oiseaux sont un
autre exemple où les poussins naissent sous une forme incomplète, mais avec une

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apparence similaire à celle des adultes, nécessitant peu de soins parentaux directs pour
leur survie.

7.3.2. Développement indirect


Ce mode de développement se caractérise par la transition par des stades larvaires ou
juvéniles distincts avant d'atteindre l'âge adulte. Les larves ou les juvéniles peuvent différer
considérablement de l'adulte dans leur forme, leur taille, leur habitat et leur mode de vie.
Dans de nombreux cas, ils subissent des processus de métamorphose, où leur forme et
leurs caractéristiques changent radicalement en fonction des exigences écologiques et
comportementales de l'espèce.
Les amphibiens, tels que les grenouilles, les crapauds et les salamandres, illustrent
parfaitement le développement indirect. Les œufs éclosent en larves aquatiques (têtards)
qui diffèrent radicalement des adultes en termes de forme, d'habitat et de mode de vie.
Ces larves se transforment ensuite en adultes par une série de métamorphoses, acquérant
des membres, des poumons et une capacité à vivre sur la terre ferme.

Figure 29: Cycle de vie de la grenouille (Ovipare ;


Fécondation externe ; Développement indirect)

8. Reproduction chez les végétaux


8.1. Reproduction sexuée chez les plantes à fleurs
Chez les plantes à fleurs, il existe un organe particulier servant à la reproduction et appelé
la fleur. La fleur se développe au printemps dans les régions tempérées et permet d'assurer
la reproduction de la plante.
Une fleur est constituée d'une partie mâle appelé l'androcée et d'une partie femelle
appelée le gynécée :

28
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- la partie mâle est constituée des anthères qui sont portés par des filets (sortes de tiges
à anthères). Les anthères renferment les grains de pollen origine des gamètes mâles.
- la partie femelle est constituée du pistil. Ce pistil est lui-même constitué par un ovaire
contenant un ou plusieurs ovules (les gamètes femelles). Cet ovaire est surmonté d'un
style plus ou moins long qui porte le stigmate.
Il existe d'autres partie dans une fleur (Chaque organe a une fonction précise) :
- le pédoncule correspond à la tige qui porte la fleur,
- le réceptacle floral sert à attacher les parties de la fleur sur le pédoncule,
- les sépales servent à protéger la fleur
- les pétales servent à attirer les pollinisateurs et à protéger les parties mâles et femelles
de la fleur.
La pollinisation, qui précède la fécondation, est le dépôt du pollen sur le stigmate d’un
pistil. Lorsque le grain de pollen reconnait le stigmate sur lequel il s'est déposé comme
étant issu de la même espèce que lui, il germe. Il fabrique un tube appelé tube pollinique
qui va transporter le noyau de la cellule reproductrice mâle jusqu'au noyau de l'ovule
(c'est la 1ère fécondation) ce qui forme le zygote qui se développe en embryon. Un
deuxième noyau est transporté dans l'ovule et fusionnera avec celui-ci (2ème fécondation)
pour créer les réserves nutritives de la future graine. Comme il y a 2 fécondations, on parle
de double fécondation chez les plantes. L’ovaire se développe en fruit qui protège les
graines qu’il renferme et en favorise la dissémination par le vent ou par les animaux qu’il
attire. Le tégument de la graine enveloppe l’embryon ainsi qu’une réserve de nutriments
emmagasinée dans l’albumen ou les cotylédons. La dormance fait en sorte que les
graines germent seulement dans des conditions favorables. L’interruption de la dormance
nécessite souvent des stimulus extérieurs, comme des variations de température ou de
luminosité.

Figure 30: Vue d’ensemble de la reproduction chez une plante à fleurs

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8.2. Reproduction sexuée chez les plantes sans fleurs (ex : Une fougère)
Les fougères sont des plantes vasculaires sans fleurs, qui se reproduisent par le biais de
spores. La reproduction sexuée chez les fougères se déroule en plusieurs étapes :
Formation de spores : Les fougères produisent des sporanges sur leurs frondes, qui sont
des structures qui contiennent les cellules reproductrices appelées spores.
Libération des spores : Lorsque les spores matures se trouvent dans les sporanges, ces
derniers éclatent et libèrent les spores dans l'environnement.
Germination des spores : Lorsque les spores arrivent dans un environnement approprié
(généralement un sol humide), ils germent pour donner naissance à des gamétophytes,
qui sont de petits organismes unicellulaires. Ces gamétophytes sont souvent proches de
la forme d'un cœur ou d'une lune.
Formation des gamètes : Les gamétophytes se développent et produisent des organes
sexuels appelés anthéridies et archégones. Les anthéridies produisent des
spermatozoïdes tandis que les archégones produisent des ovules.
Fécondation : Les spermatozoïdes des anthéridies sont libérés et nagent jusqu'aux
archégones pour féconder les ovules. La fusion de ces gamètes donne lieu à la formation
d'un zygote diploïde.
Développement de l'embryon : Le zygote diploïde se développe pour former un embryon
diploïde, qui restera protégé par le gamétophyte maternel jusqu'à ce qu'il devienne une
nouvelle fougère.
Croissance de la nouvelle fougère : L'embryon se développe en une nouvelle fougère,
en passant par les étapes du sporophyte (la forme végétative typique des fougères).

Figure 31: Cycle de développement d'une plante sans fleurs : la fougère


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8.3. Reproduction asexuée chez les plantes


La reproduction asexuée, également appelée reproduction végétative, est un processus
de multiplication des plantes sans la fusion de gamètes (spermatozoïdes et ovules) ou la
formation de graines. Il existe plusieurs méthodes de reproduction asexuée chez les
végétaux :
• Le marcottage : est un mode de
propagation végétative dans lequel une
nouvelle plante est obtenue à partir d'une
partie de la plante mère, tout en restant
attachée à cette dernière.

• Reproduction par stolons : Certains types


de plantes, comme la fraise, produisent des
stolons, de longues tiges qui s'étendent
horizontalement depuis la plante mère et
forment de nouvelles racines et pousses à
des points distants. Ces nouvelles plantes
peuvent ensuite se séparer de la plante mère
et devenir indépendantes.

• Reproduction par tubercules : Des tubercules, de petites structures en forme de nœud,


se forment sur certaines plantes, comme les pommes de terre. Ces tubercules peuvent
se détacher et donner naissance à de nouvelles plantes.

• Reproduction par rhizomes : Les rhizomes


sont des tiges souterraines horizontales qui
peuvent se propager horizontalement sous la
surface du sol et produire de nouvelles plantes à
partir de bourgeons.

• Reproduction par bouturage : Dans cette


méthode, une partie de la plante, comme une tige
ou une feuille, est coupée et replantée dans le sol.
La bouture développe des racines et se
transforme en une nouvelle plante.

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9. La nutrition chez les animaux, les chaines alimentaires et les réseaux


trophiques
9.1. Les méthodes utilisées pour connaître le régime alimentaire des animaux
Les méthodes pour connaître le régime alimentaire des animaux incluent :
• L'observation directe des animaux : On peut observer les animaux en train de
manger, en particulier dans la nature, où l'on peut voir un écureuil manger des
noisettes, un hibou manger de petits oiseaux ou mammifères, ou des animaux
domestiques ou d'élevage comme les chevaux mangeant du foin et de l'avoine ou
appréciant les carottes.
• L'observation des traces d'un repas : On peut trouver des restes de repas comme
des noisettes perforées, cônes de pin rongés, jeunes rameaux coupés, etc. Chaque
espèce possède une technique particulière pour consommer sa nourriture, par
exemple, un écureuil rongeant des pommes de pin.
• L'examen du contenu du tube digestif : Après la mort de l'animal, certaines
parties de son tube digestif peuvent contenir des aliments entiers. Par exemple,
l'estomac d'un capelan peut contenir des crevettes presque intactes.
• L'analyse des excréments : Les excréments peuvent parfois renfermer des
fragments d'aliments non digérés, par exemple, des enveloppes de fruits ou des
élytres d'insectes dans les excréments de renard.
• L'analyse d'une pelote de régurgitation de rapace : Les rapaces rejettent
naturellement une pelote de régurgitation contenant les parties non digérées de
leurs proies quelques heures après leur repas, ce qui permet d'identifier et de
compter les proies avalées par reconnaissance des os extraits de la pelote.

9.2. Les différents types de régimes alimentaires


Les animaux se nourrissent toujours de matière minérale (eau et sels minéraux) et de
matière provenant d'autres êtres vivants, les animaux et les végétaux. Le régime
alimentaire d'une espèce peut donc être constitué d'animaux ou de végétaux,
exclusivement, ou encore du mélange des deux. C'est sur la base de cette différence
d'origine des aliments que l'on a établi une classification des régimes alimentaires.

9.2.1. Le régime végétarien :


Certains animaux ont un régime alimentaire végétarien : ce sont des phytophages. Ils se
nourrissent surtout de végétaux ou de substances produites par les végétaux (comme la
sève, le nectar, etc.). Exemples : le phasme, le puceron, le mulot, le cerf, le lapin, le criquet,
etc. Le régime alimentaire végétarien est parfois très spécialisé ; les animaux ne mangent
qu'un seul type d'aliment :
• les herbivores ne consomment que de l'herbe (la vache) ;
• les granivores ne mangent que des graines (le bec croisé) ;
• les frugivores ne consomment que des fruits (le singe) ;
• les nectarivores ne se nourrissent que de nectar, liquide sucré sécrété par les fleurs
(le colibri).

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9.2.2. Le régime carnivore


D'autres animaux ont un régime alimentaire carnivore : ce sont les zoophages. Ils se
nourrissent surtout d'aliments d'origine animale. Exemples : la chouette effraie, le léopard,
la couleuvre, l'épervier, le héron, la seiche, la mante religieuse, la coccinelle, l'étoile de
mer, etc. Le régime alimentaire carnivore est parfois très spécialisé :
• les insectivores ne consomment que des insectes (l'hirondelle) ;
• les piscivores ne mangent que des poissons (le balbuzard pêcheur) ;
• les charognards mangeurs de cadavres abandonnés (le vautour).

9.2.3. Le régime omnivore


D'autres animaux ont un régime alimentaire omnivore. Ils se nourrissent à la fois d'aliments
d'origine animale et d'aliments d'origine végétale. Ex : l'ours, le renard, le merle, etc.
Le régime alimentaire omnivore est parfois très spécialisé : les planctophages ne
consomment que du plancton animal et végétal (la baleine).

9.2.4. Les variations des régimes alimentaires


Les régimes alimentaires des animaux peuvent varier :
• Au cours de la vie d'un animal : Les jeunes mammifères se nourrissent du lait
maternel au début de leur vie, puis ils adoptent progressivement le régime
alimentaire des adultes de leur espèce.
• En fonction des saisons : Certains animaux (le renard, l'ours, etc.) ont un régime
alimentaire qui varie avec les saisons. En effet, la quantité de nourriture disponible
varie : les insectes, abondants en été, sont absents en hiver ; les fruits sont plus
nombreux en été. Le renard va ainsi adapter son régime alimentaire.

Figure 32: Comparaison de la dentition et du tube digestif des animaux suivant leur régime alimentaire
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9.3. Les chaines alimentaires et les réseaux trophiques

9.3.1. Composants de la chaine alimentaire


* Producteurs autotrophes : Organismes vivant élaborant de la matière organique grâce
à la photosynthèse, en utilisant des constituants minéraux fournis par le milieu extérieur
abiotique et des gaz de l'atmosphère. Les organismes autotrophes constituent
généralement le premier maillon de la chaîne trophique. (Plantes vertes, phytoplanctons,
cyanobactéries).
* Consommateurs hétérotrophes : Êtres vivants se nourrissant des matières organiques
complexes déjà élaborées qu’ils prélèvent sur d’autres êtres vivants. Ils se considèrent
comme étant des producteurs secondaires. Les consommateurs occupent un niveau
trophique différent en fonction de leur régime alimentaire.
• Consommateurs primaires (C1) : Ce sont les phytophages qui mangent les
producteurs. Ce sont en général des animaux, appelés herbivores (mammifères
herbivores, insectes, crustacés : crevette), mais aussi plus rarement des parasites
végétaux et animaux des plantes vertes.
• Consommateurs secondaires (C2) : Prédateurs de C1. Il s’agit de carnivores se
nourrissant d’herbivores (mammifères carnassiers, rapaces, insectes,…).
• Consommateurs tertiaires (C3) : Prédateurs de C2. Ce sont donc des carnivores qui
se nourrissent de carnivores (oiseaux insectivores, rapaces, insectes,…).
Le plus souvent, un consommateur est omnivore et appartient donc à plusieurs niveaux
trophiques. Les C2 et les C3 sont soit des prédateurs qui capturent leurs proies, soit des
parasites d’animaux.
* Détritivores et Décomposeurs : Différents organismes et microorganismes qui
s’attaquent aux cadavres et aux excrétas et les décomposent peu à peu en assurant le
retour progressif au monde minéral des éléments contenus dans la matière organique.
Les détritivores sont des individus qui se nourrissent de détritus animaux ou végétaux.
Leur action marque la 1ère étape de la transformation de la matière organique morte
(Fragmentation des débris en éléments plus fins rejetés dans les fèces par hydrolyse
enzymatique au cours du transit intestinal). La première étape de dégradation de la matière
organique morte, assurée par les détritivores, permet aux décomposeurs qui sont des
êtres microscopiques, des bactéries, des champignons ou des protozoaires d’accomplir la
seconde étape de cette transformation. Ces micro-organismes sont les responsables de la
minéralisation proprement dite. Le caractère cyclique de la chaîne est assuré par les
décomposeurs.

9.3.2. Les réseaux trophiques


Un réseau trophique Se définit comme un ensemble de chaînes alimentaires reliées entre
elles au sein d’un écosystème et par lesquelles l’énergie et la matière circulent.
Dans un écosystème, les flux de matière et d'énergie animent un réseau trophique
complexe, régissant les chaines alimentaires qui déterminent la dynamique entre les
différentes espèces. Les producteurs primaires, tels que les plantes et les algues, sont à
la base de ces réseaux et transforment l'énergie solaire en énergie chimique, via la
photosynthèse, qui est alors disponible pour les consommateurs primaires. Les herbivores,
qui consomment les producteurs, sont suivis par les consommateurs de niveaux
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supérieurs, formant ainsi une chaîne alimentaire. En fin de compte, ces flux de matière et
d'énergie, par le biais de la consommation et de la décomposition, contribuent à la stabilité
et à la régulation des écosystèmes.

Figure 34: Des chaines alimentaires dans la forêt

Figure 33: Transfert de matière et d’énergie dans un écosystème

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10. Déplacement chez les animaux : Adaptation dans différents


milieux
Le déplacement est une fonction caractéristique des animaux. Plusieurs raisons poussent
les animaux à se déplacer : recherche de nourriture, fuite devant un danger, trouver des
conditions de vie favorables, transmettre la vie... Ainsi le déplacement ou la locomotion
s'impose être une nécessité biologique qui participe à la fonction de relation. De ce fait les
animaux présentent des morphologies différentes mais aussi occupent des milieux
différents (terre, air et eau). La locomotion est une nécessité biologique qui varie en
fonction des espèces et des milieux. Pour se déplacer, les animaux effectuent des
mouvements grâce aux muscles et au système nerveux. En effet, c'est le système nerveux
qui commande les muscles qui effectuent les mouvements. L'appareil locomoteur est
composé des muscles et du système nerveux.

10.1. Déplacement en milieu terrestre


Le milieu terrestre est favorable au déplacement de plusieurs espèces d'animaux. Les
modes de déplacement sont divers et variés.

10.1.1. La marche
La marche est un enchaînement lent de pas. Elle est pratiquée par plusieurs animaux : Le
mouton, la vache, la chèvre... Les animaux qui pratiquent la marche ont des membres
longs, droits et puissants.
La chèvre, Le mouton, le cheval, le chien et la vache sont des quadrupèdes ; ils s'appuient
sur quatre membres en marchants. La démarche de la chèvre est croisée. En effet, elle
avance la patte antérieure gauche avec la patte postérieure droite en même temps puis la
patte antérieure droite avec la patte postérieure gauche. En marchant la chèvre pose ses
ongles sur le sol : on dit qu'il est un onguligrade.

10.1.2. La course
Courir c'est se déplacer rapidement par un mouvement accéléré des membres. Le
guépard, le lévrier, le cheval, le chien pratiquent la course. Ces animaux sont caractérisés
par des membres longs et très musclés, une taille fine et allongé et une force vers l'avant.
La course est une succession de bonds avec élan d'une patte sur l'autre. Pendant la
course, chaque membre qui touche le sol propulse l'animal vers l'avant. Le chien prend
appuie sur ses doigts : on dit qu'il est un digitigrade.
Le cheval pratique deux types de courses : le trot et le galop.
• Le trot est une allure du cheval et de certains quadrupèdes, intermédiaire entre le pas
(marche) et le galop; c'est une marche très rapide.
• Le galop est plus rapide. Il se fait par des mouvements simultanés des membres
antérieurs puis des membres postérieurs.

10.1.3. Le saut
Parmi les animaux qui pratiquent le saut on peut citer : le lapin, la grenouille, le grillon, le
kangourou. Ils ont des membres postérieurs plus longs, très musclés et pliés en « ZZ ».
Au repos, le corps est toujours ramené vers l'avant. Le saut comprend trois étapes :
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• La position d'appel où l'animal prend de l'élan pour se mettre en mouvement ;


• La détente ou saut proprement dit où l'animal décolle du sol est reste en suspension dans
l'air ;
• L'atterrissage ou réception est le moment où l'animal retouche le sol en utilisant ses
membres antérieurs pour amortir la chute.

10.1.4. La reptation
La reptation ou la rampe est pratiquée par le margouillat, le serpent et certains vers. Ils ont
un corps long et souple, des muscles développés et des points d'appui au sol (écailles,
soies, pédoncules).
Le serpent ne peut pas se déplacer sur des surfaces totalement lisses car il a besoin
d'aspérité pour s'accrocher. Chez les grands serpents, l'accrochage se fait grâce aux
écailles ventrales. Les petits serpents s'accrochent d'abord avec leur cou les permettant
de tirer leur corps, ensuite grâce à un coin proche de leur queue, ils propulsent leur corps
en avant.

10.1.5. L’arpentage
Il est pratiqué par l'hydre, la sangsue, la chenille. Ces animaux ont des ventouses, un corps
souple et des pattes thoraciques chez la chenille.

10.1.6. Le glissement
Il est pratiqué par l'escargot. Il adhère au support grâce à son pied dont l'adhérence est
renforcée par le mucus qu'il secrète. Il se déplace quel que soit la nature (lisse ou rugueux)
et la position (horizontale, verticale, inclinée ou renversée) du support. Le pied se déforme
en une série de plis creux et saillants qui se déplacent de l'arrière vers l'avant permettant
ainsi la progression de l'animal.

10.1.7. L’ascension (Grimper)


Monter sur un lieu élevé, d'accès difficile, en s'aidant des mains et des pieds. Grimper aux
arbres, grimper sur une montagne. De nombreux animaux, bien plus qu'on ne pourrait
croire, grimpent aux arbres pour se reposer, chasser, s'enfuir, manger ou nicher. Le koala,
Caméléon arboricole, Ouistiti pygmée.

10.2. Déplacement en milieu aquatique


Dans le milieu aquatique les animaux nagent, flottent, mais le mode de déplacement
essentiellement pratiqué est la nage. Le milieu aquatique est favorable au déplacement
des poisons, de la grenouille, de certains reptiles, insectes et oiseaux.

10.2.1. Chez les poissons


Le déplacement d'un poisson se réalise par des ondulations du corps grâce aux battements
de la nageoire caudale (queue).
Les nageoires dorsales et anales stabilisent la position verticale du corps et contrôlent la
direction. Les nageoires pectorales et ventrales orientent et équilibrent. La vitesse dépend
de l'efficacité des muscles. La nage chez les poissons est favorisée par :

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• La forme hydrodynamique: corps mince à l'avant et à l'arrière


• Les nageoires rigides et imperméables actionnées par des muscles puissants
• Le corps lisse avec des écailles imbriquées d'avant en arrière

10.2.2. Chez la grenouille


Au cours de la nage, la grenouille plie d'abord ses pattes postérieures, puis les poussent
vers l'arrière, garde ses doigts palmés écartés et ses membres antérieurs maintenus le
long du corps. Le mouvement est principalement assuré par les membres postérieurs dont
l'écartement des doigts palmés lui permet de prendre appui sur l'eau. La nage chez les
grenouilles est favorisée par : La forme hydrodynamique ; le corps lisse grâce au mucus
sécrété ; les pattes palmées augmentant la surface d'appui et les muscles puissants.

10.2.3. Chez les insectes : le dytique


Le dytique est un insecte hydrophile. Ses pattes sont munies de poils très serrés lui
permettant d'avoir une augmentation des surfaces d'appui.

10.3. Déplacement en milieu aérien


Le vol est le mode de déplacement adapté au milieu aérien. Il est principalement pratiqué
par les oiseaux, certains insectes et la chauve-souris. Le vol chez les oiseaux s’effectue
en trois étapes :
• L'envol ou essor ;
• Le vol proprement dit ;
• L'atterrissage.
Il est favorisé par la présence des ailes bien musclées et la forme du cops.
Ainsi, Les modes de déplacements sont diverses et variés. Ces modes de déplacements
sont dépendant des milieux de vie des animaux mais aussi de la forme du corps, de la
nature des membres. De ce fait, les animaux présentent des caractères d'adaptation et
des critères de convergence. L'adaptation aux conditions du milieu est les caractères
présents chez les animaux leur permettant de se déplacer dans le milieu.

11. Préservation des écosystèmes


11.1. Notion d’écosystème :
L'écosystème est un ensemble formé par une communauté d'êtres vivants en interaction
(biocénose) avec leur environnement (biotope). Qui détient les propriétés requises pour
assurer la continuité du vivant, c'est-à-dire pour assurer les conditions nécessaires à
l'évolution biologique sur le long terme. Un écosystème transformé par l'Homme dans le
but de nourrir, c'est-à-dire dans un contexte agricole s'appelle un agrosystème (ou
agroécosystème) ;
• Ecosystème : Forêt.
• Biocénose : Phytocénose (Plantes) + Zoocénose (Animaux).
• Biotope : Sol.

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La notion d'écosystème est multi-échelle, elle peut s'appliquer à des portions de


dimensions variables de la biosphère. Ex. : Microécosystème (Ex. : Arbre, …) ;
Mésoécosystème (Ex : Foret ; Lac …) ; Macrosytème (Ex. : Montagne, plaine … ).

11.2. Principaux écosystèmes


Ecosystème forestier (Forêt) : Terre avec un couvert arboré supérieur à 10% et d’une
superficie supérieure à 0,5 hectare (ha). Les arbres doivent être capables d’atteindre une
hauteur minimum de 5 m à maturité ;
Agroécosystème : Écosystème modifié par l’Homme afin d'exploiter une part de la
matière organique qu'il produit, généralement à des fins alimentaires ;
Ecosystème prairial (Prairie) : Formations végétales composées de plantes herbacées
appartenant principalement à la famille des graminées (herbe, céréales) ;
Ecosystème océanique (océan) : L'océan mondial constitue le plus vaste écosystème de
la planète, tant par sa surface (plus de 71% de la surface du globe = 360 millions de km2)
que par sa profondeur (3 800 m en moyenne) ;
Ecosystème lentique : Ensemble des eaux douces à circulations lentes ou nulles (mares,
étangs, lacs,…) ;
Ecosystème lotique : Ensemble des eaux courantes continentales (fleuves, rivières…).

Figure 35: Ecosystème forestier

11.3. L'importance des écosystèmes pour la biodiversité


Comme nous l'avons dit précédemment, dans les écosystèmes il existe des interactions
entre les espèces et l'environnement, et entre différentes espèces (relations
interspécifiques), ainsi qu'entre les membres de chaque espèce (relations
intraspécifiques), établissant un équilibre biologique et écologique. Cela signifie que
l'existence d'une espèce conditionne l'existence d'une autre et influence le bon
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fonctionnement de l'environnement. L'écosystème, plus précisément l'environnement


naturel ou physique, est le principal promoteur de cet équilibre, car il fournit les conditions
appropriées pour les interactions entre l'environnement et les espèces et entre les espèces
elles-mêmes. Par exemple, les chaînes trophiques sont un exemple d'équilibre biologique.
Si la chaîne alimentaire se rompt en raison de l'extinction d'une espèce, l'écosystème se
retrouve déséquilibré, ce qui a un effet néfaste sur sa diversité biologique.
Par conséquent, un écosystème en équilibre rend possible l'existence d'une grande
biodiversité, puisque les espèces, tant animales que végétales et d'autres types, disposent
d'un habitat dans des conditions appropriées pour vivre et d'une source de nourriture pour
l'apport nécessaire de matière organique, ou dans le cas des plantes, de matière
inorganique.

11.4. Importance des écosystèmes pour la vie humaine


L'être humain, comme tous les êtres vivants, fait partie des écosystèmes. Les écosystèmes
sont le principal support de la vie de l'être humain, dont il tire non seulement des aliments
(légumes, champignons et animaux), mais aussi toutes les ressources qui se trouvent dans
son environnement physique (eau, bois, combustibles fossiles, roches, etc.) et qui servent
à satisfaire ses besoins.
L'Homme a toujours interagi avec les écosystèmes, dont il tire profit, mais le problème se
pose lorsqu'il commence à les surexploiter, à les modifier considérablement, à les détruire
et, par conséquent, à les déstabiliser. De nos jours, les êtres humains constituent la
principale menace pour les écosystèmes, mettant leur existence en péril. La vitesse à
laquelle l'Homme modifie la nature ne laisse pas le temps à cette dernière de se régénérer.

11.5. L’impact de l’Homme sur les écosystèmes


L'activité humaine, qu'elle soit industrielle, agricole, ou urbaine, exerce une pression
considérable sur les écosystèmes de la planète, entraînant des conséquences
dévastatrices pour la biodiversité et les services écosystémiques essentiels à notre survie.
La déforestation massive, par exemple, menée pour répondre aux besoins croissants en
terres agricoles, en bois et en développement urbain, détruit les habitats naturels de
nombreuses espèces animales et végétales, réduisant ainsi la biodiversité et
perturbant les équilibres écologiques. De même, les émissions de gaz à effet de serre
résultant de la combustion de combustibles fossiles pour l'énergie et les transports
contribuent au réchauffement climatique, entraînant des phénomènes météorologiques
extrêmes, la montée du niveau de la mer et la perturbation des cycles naturels.
La pollution de l'air, de l'eau et des sols par les déchets industriels, les produits chimiques
agricoles et les plastiques, entre autres, nuit à la santé humaine, animale et végétale, et
compromet la qualité des écosystèmes. Les conséquences de ces actions destructrices se
font déjà sentir à travers le monde, avec des espèces en voie de disparition, des
écosystèmes fragilisés et des communautés humaines affectées par les catastrophes
environnementales.

11.6. Importance de la préservation des écosystèmes


Lorsque nous nous demandons pourquoi il est important de protéger les écosystèmes, il
est clair que c'est parce que les écosystèmes sont essentiels à l'existence de tout type de
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vie sur Terre, puisqu'ils fournissent une grande quantité de biens et de services. Nous vous
conseillons de lire cet autre article si vous voulez en savoir plus sur les biens et services
des écosystèmes.
Il est très important de garantir l'équilibre naturel de tous les types d'écosystèmes pour que
la nature poursuive son cours, mais depuis des années, ceux-ci sont gravement affectés
par l'intervention humaine.
La préservation des écosystèmes peut empêcher l'accélération du changement climatique
et la montée des conflits sociaux dus à la raréfaction des biens, comme l'eau en raison de
la disparition des aquifères, ou la nourriture en raison de la perte de fertilité des sols. En
outre, leur protection contribue à améliorer la santé des personnes et à prévenir la
prolifération de nouvelles maladies. Elle garantit également un environnement favorable
pour les générations futures.

11.7. Les mesures à prendre pour préserver les écosystèmes


De nombreuses mesures peuvent être prises pour préserver un écosystème, et toutes
doivent viser des modèles de vie durables. Parmi ces mesures, on peut citer :
• Encourager l'utilisation des énergies renouvelables.
• Mettre fin à l'utilisation de produits à usage unique, et acheter des produits seulement
s’ils nous sont vraiment nécessaires. En bref, réduire notre consommation afin de
préserver les ressources naturelles.
• Investir dans les industries pour l'utilisation de machines efficaces et propres, c'est à-dire
pour produire la même chose avec moins d'énergie, en plus de réduire l'émission de gaz
polluants.
• Éducation et sensibilisation à l'environnement dans la société.
• Opter pour un modèle économique circulaire, car le modèle capitaliste basé sur la
génération de plus grands bénéfices économiques a un énorme poids dans la destruction
des écosystèmes (déforestation, exploitation des zones de pêche, élevage et agriculture
extensive.
• Des lois plus strictes qui pénalisent vraiment l'altération de l'environnement naturel.
• Une plus grande protection des espèces animales et végétales par un renforcement de
la loi.

12. Les propriétés du sol et les moyens de le préserver


Le sol est la couche supérieure de la croûte terrestre qui peut être creusée, labourée, et
aménagée pour soutenir la vie végétale. Le sol est une ressource naturelle vitale, car il est
la principale source de nourriture pour les plantes, qui, à leur tour, fournissent de la
nourriture pour les animaux et les humains.
La reconnaissance des sols est basée sur l’identification de leurs paramètres
physicochimiques. Le mode de regroupement et d’assemblage des différentes particules
qui les constituent, leur donne une texture et une structure caractéristique.

12.1. Composition du sol:


Le sol est composé de quatre parties principales :

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12.1.1. Minéraux :
Les particules minérales du sol sont formées par la décomposition des roches. Ces
particules, souvent désignées par les termes sable, limon et argile, donnent au sol ses
propriétés mécaniques, telles que la capacité de drainage et la rétention d'eau, qui
affectent la croissance des plantes.

12.1.2. Matière organique :


La matière organique est composée de débris végétaux et animaux décomposés par des
micro-organismes. Ces micro-organismes décomposent la matière organique en éléments
nutritifs pour les plantes, tels que l'azote, le phosphore et le potassium. La matière
organique améliore également la structure du sol, en améliorant sa rétention d'eau et sa
capacité d'absorption.

12.1.3. Eau :
L'eau est nécessaire pour dissoudre les nutriments et les rendre disponibles pour les
plantes. L'eau est également importante pour la croissance des plantes et pour les
processus biologiques qui se produisent dans le sol, tels que la respiration des micro-
organismes et la transformation de la matière organique.

12.1.4. Air :
Le sol contient de l'air, qui est nécessaire pour fournir de l'oxygène aux plantes et aux
micro-organismes. L'air dans le sol peut également affecter la croissance des plantes en
influençant la disponibilité de certains nutriments.

Figure 36: Horizons du sol

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12.2. Propriétés physiques


Les propriétés du sol sont influencées par sa composition, qui dépend de facteurs tels que
le climat, la topographie, la géologie et les activités humaines.

12.2.1. La texture
La texture du sol est à la base (presque) de toutes les autres propriétés. C’est la propriété
du sol qui traduit de manière globale la composition granulométrique de la terre fine. La
texture constitue un caractère fondamental du sol, car elle influe sur la perméabilité et la
rétention d’eau.
La texture du sol se regroupe en 4 classes, qui permettent de définir un ensemble de
propriétés par type de sol :
• Texture argileuse : Les sols argileux sont chimiquement riches mais leur propriété
physique provoque une mauvaise aération, une imperméabilité et une mauvaise
pénétration des racines.
• Texture limoneuse : Les sols riches en limons sont plus sujets à l'érosion que les
autres, provoquent la formation de structure massive et mettent du temps à se
restructurer.
• Texture sableuse : Les sols riches en sable sont bien aérés et ainsi très faciles à
travailler. Ils retiennent peu l'eau et sont peu fertiles car les éléments nutritifs sont
facilement lessivés. Ils ont cependant l'avantage d'être plus propice au
développement racinaire.
• Texture équilibrée : Elle correspond à un mélange d'argile, de limon et de sable
pour lequel la plupart des qualités de ces 3 types sont présente, sans en avoir les
défauts. Ex : 15-20% d'argile, 30-35% de limons et 40-50% de sables

12.2.2. Organisation des particules : structure, aération


La structure désigne le mode d’assemblage des particules ; elle s’observe et se décrit à
deux niveaux : à l’échelle macroscopique observable a l’œil nu et à l’échelle microscopique.
La structure détermine la répartition dans l’espace de la matière solide et des vides (pores)
dont certains sont occupés par l’eau, d’autres les plus grossiers, par de l’air. Cette
répartition conditionne l’ensemble des propriétés physiques fondamentales du sol :
aération et possibilités de respiration des racines, rétention, par les forces capillaires, d’une
réserve d’eau utilisable par les plantes, en période sèche, etc. Le complexe argilo humique
joue un rôle structural. Ce rôle est plus ou moins important selon les teneurs en eau du sol
et varie en fonction du type et la teneur en argile. La matière organique augmente la
stabilité des agrégats. Une mauvaise structure peut donc empêcher l’écoulement des eaux

Figure 37: Les structures du sol


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dans le sol et les échanges gazeux entre le sol et l’atmosphère. Une bonne structure va
assurer une grande facilité de circulation d’eau, donc laisse s’écouler l’excès, assure une
bonne aération des racines, une bonne germination, une pénétration profonde des racines
et une bonne exploration par les racines des ressources nutritive du sol.

12.2.3. La perméabilité du sol à l’eau et à l’air


Le critère pour mesurer la perméabilité est la vitesse de percolation de l’eau exprimée en
cm3/heures. Le taux élevé de matière organique n’implique pas forcément une bonne
perméabilité. Cependant, son degré de décomposition exerce une influence sur cette
dernière : plus la matière organique est décomposée, plus la perméabilité est faible, et vice
versa.

12.2.4. La rétention de l’eau


Sous forme de vapeur et de liquide, l’eau occupe environ un quart du volume d’un sol.
Quand ce dernier est saturé, l’eau qui percole à travers une tranche du sol le fait sous
l’influence de la gravité. La teneur en air est complémentaire de la teneur en eau, puisque
ces deux fluides se partagent l’espace interstitiel.

12.3. Les propriétés chimiques

12.3.1. Le pH
Le pH est défini comme le logarithme décimal de la concentration d’une solution en ion H+.
Il permet d’approfondir les modalités d’interaction entre les ions et les surfaces absorbantes
du sol.

12.3.2. La capacité d’échange cationique (CEC)


La capacité d’échange cationique (CFC) est la capacité à fixer de façon réversible les
cations échangeables (Li+, Na+, K+, Mg²+, Ca²+,
Al3+). (BAIZE., 2004). Les cations sont liés aux
feuillets d’argile par des forces de nature
électrostatique et possèdent la propriété d’être
échangeables. Ces cations échangeables se
fixent à la surface des feuillets et assurent la
liaison entre eux. L’intensité de ces liaisons
dépend de la valence de ces cations, qui est
probablement le facteur déterminant dans la
capacité d’échange ou de remplacement des
cations plus élevé qui peuvent remplacer
facilement les cations de valeurs plus faibles.
Par ordre de capacité de remplacement
croissante, les ions se classent comme suit : Li+
< Na+ < H+ < NH4+ < K+ < Mg2+ < Ca2+ < Al3+
D’après cette série, le lithium est le plus facile à
remplacer alors que l’aluminium est le plus
difficile. Figure 38: Complexe argilo-humique

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12.3.3. Calcaire actif


La fraction de calcaire d’un sol capable de libérer assez facilement du calcium est appelée
calcaire actif. Une terre peut être riche en calcaire total et relativement pauvre en calcaire
actif. L’excès de calcaire actif nuit à certaines plantes. On considère généralement que des
problèmes sérieux peuvent commencer à apparaître à partir de teneurs en calcaire actif
voisines de 50000.

12.3.4. Matière Organique (MO)


Les classes d’appréciation de la teneur du sol en matière organique sont réalisées en
fonction du taux d’argile. En effet, la matière organique améliore la structure et diminue
l’érosion du sol, a un effet régulateur sur sa température, permet au sol de stocker
davantage d’eau et représente aussi un milieu de culture pour les organismes vivants,
contribuant ainsi à améliorer significativement la fertilité du sol.

12.3.5. Phosphore assimilable


Le phosphore (P) est un élément essentiel de tous les organismes vivants. Chez les
végétaux, il joue un rôle essentiel dans de nombreux processus biologiques comme la
croissance, la photosynthèse et la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique, il
représente souvent un facteur limitant, par suite de sa faible concentration dans les sols.

12.3.6. Azote
Contrairement à la plupart des autres éléments présents dans le sol, l’azote ne provient
jamais de l’altération des roches sur lesquelles se sont élaborés les sols au cours du temps.
L’azote est souvent le nutriment limitant dans le sol. Il est recyclé plusieurs fois par les
organismes avant son assimilation par la plante.

12.3.7. Le potassium
Le potassium dans le sol se trouve uniquement sous forme minérale. Il provient soit de la
décomposition de la matière organique et des minéraux du sol, soit des engrais. Le
potassium est aussi un constituant de l’argile et de la roche. Le potassium utilisable par les
plantes est retenu à la surface des particules d’argiles et d’humus.

12.4. Formation du sol


Avant la création d'un sol, il y a préexistence d'une roche quasiment inerte, appelée la
roche mère. Les sols se forment sous l'action du climat (température, précipitations, gel,
etc.) et des organismes (microorganismes, végétaux, champignons, etc.) qui pénètrent la
roche, la fissurent et l'altèrent. Ce morcellement de la roche mère permet la formation
d'un horizon d'altération composé de particules de roches. En favorisant l'implantation de
la vie, il permet l'accumulation de déchets organiques à la surface du sol ce qui entraîne la
formation d'un horizon humifère. C'est ainsi que née la couche supérieure fertile du sol où
la culture devient possible.

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Figure 39: Etapes de formation d'un sol

13. Les caractéristiques de la terre, les changements qui s’y


produisent et les ressources naturelles.
13.1. Caractéristiques de la planète Terre

13.1.1. Caractéristiques générales


La Terre est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil et est la plus
grande des planètes telluriques, également appelées planètes rocheuses. Voici quelques-
unes de ses caractéristiques générales :
• Taille et Masse : La Terre a une forme sphérique imparfaite, puisqu’elle est aplatie
au niveau des pôles, son diamètre est d'environ 12 742 kilomètres et sa masse est
d'environ 5,97 × 1024 kilogrammes.
• Composition : La Terre est principalement composée de roches et de métaux. Son
noyau est principalement composé de fer et de nickel, tandis que la croûte terrestre
est constituée de roches silicatées. Elle peut être considérée comme un solide
entouré d’une enveloppe liquide discontinue, l’hydrosphère, et d’une enveloppe
gazeuse, l’atmosphère.
• Atmosphère : Principalement composée de 78% d'azote, 21% d'oxygène, et de
traces d'autres gaz tels que le dioxyde de carbone, l'argon, et la vapeur d'eau. Cette
atmosphère est essentielle pour la vie telle que nous la connaissons, car elle fournit
l'oxygène nécessaire à la respiration.
• Hydrosphère : Environ 71% de la surface de la Terre est recouverte par les océans
et autres étendues d'eau, ce qui forme l'hydrosphère.
• Biosphère : La Terre abrite une biodiversité incroyable, avec des millions d'espèces
différentes, des organismes unicellulaires aux grands mammifères. Cette diversité
biologique est répartie à travers différents écosystèmes sur terre, dans les océans
et même dans l'atmosphère.
• Système Géologique : La Terre est dynamique sur le plan géologique, avec des
phénomènes tels que les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, et la
formation de montagnes. Ces processus sont alimentés par des mouvements dans
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le noyau terrestre et par la tectonique des plaques, où les plaques lithosphériques


de la croûte terrestre se déplacent et interagissent les unes avec les autres.

13.1.2. Géomorphologie
La géomorphologie de la terre est très hétérogène avec : des plaines ; des fossés
d’effondrement (dépressions topographiques), des chaînes de montagnes et des plateaux
et collines. Toutes les formes de relief sont expliquées par la géodynamique interne du
globe (comportement rhéologique des enveloppes du globe et tectonique des plaques
lithosphériques engendrant surrection, volcanisme, séismes…) et par le rôle des
processus géodynamiques externes (érosion, transport…).

Figure 40: Carte des grands traits du relief de la Terre

13.1.3. Structure interne


La structure interne de la Terre est divisée en plusieurs couches principales : la croûte, le
manteau, le noyau externe et le noyau interne. Ces couches ont des compositions et des
propriétés distinctes :
• La croûte est la couche extérieure solide de la Terre. Elle est divisée en deux
parties principales : la croûte continentale, qui est plus épaisse et moins dense, et
la croûte océanique, qui est plus fine et plus dense. La croûte est composée
principalement de roches silicatées.
• Le manteau est la couche située sous la croûte. Il est principalement composé de
roches silicatées, mais il contient également des quantités importantes de fer et de
magnésium. Le manteau est divisé en deux parties principales : le manteau
supérieur, qui est plus rigide, et le manteau inférieur, qui est plus ductile et proche
de la fusion.

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• Le noyau est la couche la plus interne de la Terre. Il est principalement composé


de fer et de nickel. Le noyau est divisé en deux parties : le noyau externe, qui est
liquide et entoure le noyau interne, qui est solide.
Ces différentes couches ont des températures et des pressions croissantes à mesure que
l'on descend plus profondément dans la Terre. Les variations de température et de
pression, ainsi que la composition des roches, sont responsables des processus
géologiques tels que les mouvements tectoniques, les éruptions volcaniques et les
séismes.

Figure 41: Structure interne de la terre

13.2. Les changements de la terre


Les changements qui se produisent au niveau de la planète terre au cours du temps,
concernent tous ses composantes, à savoir la lithosphère, l’hydrosphère, la biosphère et
l’atmosphère. Ces changements engendrent des changements de paysage, des
ressources et des conditions de vie sur terre. Nous présenterons ici quelques exemples de
changements.

13.2.1. Le cycle des roches


Le cycle des roches décrit les processus dynamiques par lesquels les roches se forment,
se transforment et se déplacent sur la Terre. Ce cycle est divisé en trois grandes étapes :
• Formation des roches : Les roches se forment par différents processus
géologiques.
o Les roches magmatiques (ex : granite, basalte, gabbro ...) se forment à partir du
refroidissement et de la solidification du magma ou de la lave.
o Les roches sédimentaires (ex : calcaire, grès, argile, ...) se forment par la
consolidation de particules de roche ou de matière organique à la surface de la
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Terre, généralement dans des environnements tels que les fonds marins, les
déserts ou les lacs. Les roches sédimentaires se forment suivant une
stratification horizontale dans un milieu de sédimentation. En plus de la
stratification, ces roches s’identifient par leur contenu fossilifère. Les fossiles
peuvent être des squelettes ou des fragments de squelette préservés, des
racines de plantes, ainsi que des traces des êtres vivants tels que des terriers,
des empreintes de pieds, des empreintes de feuilles.
o Les roches métamorphiques (Ex : schiste, micaschiste, gneiss, ...) se forment à
partir de roches préexistantes (magmatiques, sédimentaires ou
métamorphiques) qui subissent des changements de température, de pression
ou de composition chimique.
• Transformation des roches : Les roches peuvent subir des changements au fil du
temps en raison de l'exposition à différents facteurs tels que la chaleur, la pression,
l'eau et les réactions chimiques. Par exemple, les roches ignées (magmatiques)
peuvent se métamorphoser en roches métamorphiques sous l'effet de la chaleur et
de la pression. De même, les roches peuvent être érodées et détruites par les
agents d'érosion tels que le vent, l'eau et la glace.
• Déplacement des roches : Les roches peuvent être déplacées à travers le cycle
géologique par des processus tels que la tectonique des plaques, l'érosion, le
transport par les cours d'eau et les glaciers, ainsi que par des phénomènes tels
que les séismes et les éruptions volcaniques. Ces mouvements peuvent entraîner
la formation de nouvelles roches, la modification de la topographie terrestre et la
création de paysages variés.
Le cycle des roches est un processus continu et dynamique qui façonne la surface de la
Terre au fil du temps géologique, et il est essentiel pour comprendre l'évolution et la
dynamique de notre planète.

Figure 42: Cycle des roches


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13.2.2. Les changements au niveau des mers et les océans


[Link]. Les mouvements des eaux :
Les courants marins sont des déplacements des masses d'eau des mers et des océans.
Ses mouvements conditionnent la nature physico-chimique, le développement des
organismes, le transport et la sédimentation du milieu marin. Les mouvements d’eau dans
le milieu marin sont : la houle, les marées, et les courants marins (de surface et profonds)
engendrés par l’action des vents et les différences thermiques et de salinité.

[Link]. Les variations du niveau marin (Eustatisme) :


L'eustatisme est la variation du niveau moyen des mers relative par rapport aux continents
supposés stables. Ce facteur contrôle l'épaisseur de la tranche d'eau et donc
principalement l'extension latérale du bassin (transgressions et régressions eustatiques).

[Link]. La variation des taux d’Oxygène et de carbone


La présence de forte concentration d’oxygène dans les eaux marines superficielle résulte
de trois phénomènes :
• L’échange de gaz entre l’eau et l’atmosphère ;
• L’activité photosynthétique des algues qui, par consommation du Carbone du CO2,
produit de l’O2 ;
• Le brassage océanique qui amène en profondeur des eaux de surfaces riches en
oxygène.

[Link]. La biodiversité marine


En plus des caractéristiques géologiques et physico-chimiques, le milieu marin est marqué
par sa biodiversité. Il constitue l'un des principaux réservoirs de la biodiversité dans le
monde avec plus de 90 % de l'espace habitable sur la planète et 250000 espèces connues.
Cette biodiversité spécifique est plus faible que celle trouvée sur les continents.
Les océans et leurs biodiversités marine fournissent à l’humanité de nombreux services
vitaux à savoir :
• La régulation du climat (absorption de 93 % de la chaleur maintenue dans
l’atmosphère produite par les gaz à effet de serre),
• Le stockage du CO2 (15 fois plus de CO2 stocké par la biosphère terrestre et les sols),
• La production d'oxygène (joue un rôle important dans la modération du climat),
• Des ressources précieuses alimentaires, pharmaceutiques, minérales et
énergétiques; bio ressources utiles à la fabrication de médicaments,
• Espaces de loisirs et bien-être…

13.3. Valorisation des ressources naturelles

13.3.1. Types de ressources


Les ressources de la Terre sont essentielles pour le fonctionnement de la vie sur notre
planète. Voici quelques-unes des ressources principales :

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• Roches et minéraux : Elles sont utilisées dans la construction, l'industrie,


l'agriculture, et pour fabriquer des produits tels que les métaux, les produits
électroniques, le ciment, etc.
• Eau douce : Essentielle pour la vie, l'eau est utilisée pour la consommation
humaine, l'agriculture, l'industrie, et elle joue également un rôle crucial dans les
écosystèmes.
• Biomasse : Ce sont des matériaux organiques renouvelables, principalement des
plantes, qui sont utilisés comme source d'énergie (bois, déchets agricoles, etc.) et
dans la production de produits chimiques et de matériaux.
• Poissons et animaux marins : Ils fournissent de la nourriture à une grande partie
de la population mondiale et sont essentiels pour maintenir l'équilibre des
écosystèmes marins.
• Air : Le dioxygène de l'air est nécessaire à la respiration des êtres vivants, tandis
que l'azote et d'autres gaz atmosphériques sont utilisés dans l'industrie et dans les
procédés biologiques.
• Vent : Il est utilisé pour produire de l'énergie éolienne, qui est une source d'énergie
renouvelable importante.
• Sol : Elle est essentielle pour la production alimentaire et dépend de la présence
d'éléments nutritifs tels que l'azote, le phosphore et le potassium.
• Forêts : Elles sont sources d'oxygène, elles fournissent des habitats pour de
nombreuses espèces, et elles sont également utilisées pour la production de bois
et de papier.
• Énergie géothermique : Elle provient de la chaleur de la Terre et est utilisée pour
produire de l'électricité et pour chauffer les bâtiments.
• Hydrocarbures : Les hydrocarbures sont des composés chimiques constitués
d'atomes de carbone et d'hydrogène. Ils comprennent le pétrole, le gaz naturel et le
charbon. Les hydrocarbures sont utilisés comme sources d'énergie dans la
production d'électricité, le chauffage et les transports, ainsi que dans la fabrication
de produits chimiques et de produits pharmaceutiques.

13.3.2. Quelques modes d'exploitation des ressources naturelles


Avec l’augmentation de la population mondiale, les besoins en ressources naturelles
croissent fortement. Or, une exploitation excessive des ressources naturelles conduit à
l’épuisement de certaines d’entre elles.
• Comme l’eau douce est inégalement répartie à la surface du globe, certains
comportements en font une ressource menacée (gaspillages, irrigation
irraisonnée,...).
• La biodiversité des écosystèmes et des espèces est diminuée par des prélèvements
excessifs (surpêche, déforestation, …).
• L’utilisation massive des combustibles fossiles (industrie, transports, …) conduit à
un épuisement progressif des réserves disponibles.
• L’utilisation de certains minerais (aluminium, lithium, …) pour la fabrication des
composants électroniques entraîne leurs raretés.

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Face à ce constat, l’Homme a pris conscience des enjeux d’une mauvaise gestion des
ressources naturelles et vise leur gestion rationnelle pour un développement durable par
l’adoption de certains modes d’exploitation.
• La réalisation des forages et des barrages pour éviter le gaspillage des ressources
en eau, en plus de la désalinisation des ressources en eau (dessalement de l’eau
de mer).
• L’amélioration des ressources alimentaires par la restauration des ressources
animales ou végétales (reboisement, parcs…) ou par instauration de quotas de
pêche, préservation des espèces, valorisation des déchets par recyclage…
• L’amélioration des ressources énergétiques avec l’exploitation des minerais plus
profonds et dans des régions à accès difficile et avec l’utilisation des énergies
renouvelables et inépuisables (énergie solaire, éolienne, hydraulique, biomasse).

14. Le cycle de l’eau, les paramètres météorologiques et les


phénomènes climatiques naturels et ceux liés à la pollution.
14.1. Cycle de l’eau
Le cycle de l'eau, également appelé cycle hydrologique, est le processus naturel par lequel
l'eau circule entre les différents réservoirs de la Terre, y compris les océans, les glaciers,
l'atmosphère, les rivières et les lacs. Ce processus est crucial pour la vie sur Terre, car il
assure la disponibilité de l'eau douce pour les plantes, les animaux et les humains. Ce
cycle se déroule en plusieurs étapes :
• Évaporation : L'évaporation est le processus par lequel l'eau liquide de la surface
de la Terre, comme les océans, les lacs et les rivières, se transforme en vapeur
d'eau dans l'atmosphère grâce à l'énergie solaire. Cette vapeur d'eau est légère et
monte dans l'atmosphère.
• Condensation : La vapeur d'eau dans l'atmosphère se refroidit et se condense en
gouttelettes d'eau ou en cristaux de glace, formant des nuages.
• Précipitations : Lorsque les nuages deviennent saturés d'eau et que les
gouttelettes deviennent trop lourdes, elles tombent sous forme de précipitations,
comme la pluie, la neige, la grêle ou le grésil.
• Ruissellement : Une partie des précipitations s'infiltre dans le sol, formant l'eau
souterraine, tandis qu'une autre partie s'écoule à la surface de la Terre, formant les
rivières, les lacs et les océans.
• Percolation : L'eau infiltrée dans le sol peut se déplacer à travers les couches de
sol et de roche, formant des aquifères, qui sont des réservoirs souterrains d'eau
douce.
• Évapotranspiration : Les plantes absorbent l'eau du sol par leurs racines, la
transpirent par leurs feuilles et la libèrent dans l'atmosphère, contribuant ainsi à
l'humidité de l'air.
Le cycle de l'eau joue un rôle crucial dans la régulation du climat de la Terre. Il décrit le
mouvement continu de l'eau entre l'atmosphère, la terre et les océans à travers des
processus tels que l'évaporation, la condensation, la précipitation, le ruissellement,
l'infiltration et l'évapotranspiration. Ces processus sont étroitement liés aux phénomènes
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climatiques et ont une influence significative sur le climat à différentes échelles de temps
et d'espace.

Figure 43: Cycle de l'eau

14.2. Climatologie et climat :

14.2.1. Définitions
La climatologie est la science du climat. Mais son domaine d’application n’est pas restreint
au climat. Il s’agit d’une discipline beaucoup plus vaste. Elle emprunte à d’autres sciences
des notions ou des résultats dont elle a besoin en faisant appel à des moyens techniques
de plus en plus sophistiqués... On peut en citer quelques-unes : toutes les sciences
concernant l’atmosphère comme la physique, la chimie, mais également la biologie,
l’agronomie, l’hydrologie, l’économie, l’informatique .. et surtout les statistiques pour le
traitement et l’utilisation rationnelle des données.
L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) définit le climat comme : un ensemble
d’éléments météorologiques pris sur une période donnée qui concourent à donner
caractère et individualité météorologiques à un domaine spatial déterminé. Le climat sera
donc caractérisé par différents critères statistiques des paramètres météorologiques.

14.2.2. Eléments du climat :


Le climat est influencé par divers éléments :
• La température : L'énergie solaire est absorbée par la surface de la Terre et
renvoyée dans l'atmosphère sous forme de chaleur. Cette chaleur est retenue par

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certains gaz atmosphériques, ce qui maintient une température globale propice à la


vie. Les variations de température influencent le climat régional et global.
• La pression atmosphérique : La pression atmosphérique est la force exercée par
l'atmosphère sur la surface de la Terre. Elle est influencée par la densité de l'air, qui
varie en fonction de l'altitude, de la température et de la quantité de vapeur d'eau
présente.
• L'humidité : L'humidité de l'air est la quantité de vapeur d'eau qu'il contient. Elle
varie en fonction de la température, de la pression atmosphérique et de la proximité
de plans d'eau. L'humidité de l'air influence la formation de nuages et la
pluviométrie.
• Les précipitations : Les précipitations sont les chutes de neige, de pluie, de grésil
ou de grêle qui tombent du ciel. Elles sont formées par la condensation de la vapeur
d'eau présente dans l'air.
• Le vent : Le vent est le mouvement de l'air dans l'atmosphère. Il est influencé par
la différence de pression atmosphérique entre deux zones et par la rotation de la
Terre.
• L'insolation : L'insolation est la quantité d'énergie solaire qui atteint la surface de
la Terre. Elle est influencée par la distance entre la Terre et le Soleil, l'angle
d'incidence des rayons solaires et la présence de nuages.
• Les courants océaniques : Les courants océaniques sont des mouvements de
l'eau dans les océans. Ils sont influencés par les vents, la température de l'eau et la
forme du fond océanique.

14.3. Phénomènes climatiques naturelles


Les phénomènes climatiques naturels sont des événements atmosphériques et
océaniques qui se produisent sans intervention humaine directe et qui influencent les
conditions météorologiques et climatiques à différents endroits de la Terre. Ces
phénomènes, souvent cycliques ou périodiques, peuvent varier en intensité et en
fréquence, entraînant des variations dans le climat régional et global.
• El Niño et La Niña: Ce sont des phénomènes climatiques périodiques causés par
des variations de température de surface de l'océan Pacifique équatorial. El Niño
est associé à un réchauffement des eaux de surface, tandis que La Niña est
associée à un refroidissement. Ces phénomènes ont des impacts sur les schémas
de précipitations et les températures à l'échelle mondiale.
• Les éruptions volcaniques : Les éruptions volcaniques majeures peuvent injecter
des particules dans l'atmosphère, provoquant un refroidissement temporaire en
bloquant une partie de la lumière solaire. Cela peut avoir des effets sur le climat
mondial pendant quelques années.
• Les courants océaniques : Les courants océaniques sont des mouvements de
l'eau dans les océans. Ils sont influencés par les vents, la température de l'eau et la
forme du fond océanique. Les courants océaniques ont un impact significatif sur la
circulation atmosphérique et sur les températures régionales.
• Les tempêtes et les cyclones tropicaux : Les tempêtes tropicales et les cyclones
sont des phénomènes climatiques naturels qui se forment généralement dans les
zones tropicales et subtropicales. Ils sont causés par des différences de
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température entre les eaux de surface de l'océan et l'atmosphère, et peuvent avoir


des effets significatifs sur les précipitations, les vents et les vagues.

14.4. Phénomènes climatiques liés aux activités humaines

14.4.1. L’effet de serre


L'effet de serre est un processus naturel qui maintient la température de la Terre à un
niveau compatible avec la vie. Il se produit lorsque certains gaz atmosphériques, tels que
la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O) et
d'autres gaz, retiennent une partie de la chaleur émise par la Terre.
Lorsque le Soleil émet de l'énergie sous forme de rayonnement solaire, une partie de cette
énergie traverse l'atmosphère et atteint la surface de la Terre. La surface de la Terre
absorbe le rayonnement solaire et se réchauffe. En réaction à cette chaleur, la Terre émet
une énergie de longueur d'onde plus longue, qui est principalement du rayonnement
infrarouge. Certains gaz atmosphériques, connus sous le nom de gaz à effet de serre,
absorbent une partie de ce rayonnement infrarouge et le renvoient vers la surface de la
Terre. Cela aide à maintenir une température globale propice à la vie sur Terre.
Sans l'effet de serre, la température de la Terre serait beaucoup plus froide, rendant la vie
telle que nous la connaissons impossible. Cependant, lorsque la concentration de ces gaz
à effet de serre augmente, soit naturellement soit en raison des activités humaines, cela
peut entraîner un réchauffement climatique excessif, perturbant les conditions climatiques
habituelles et entraînant des conséquences environnementales et socio-économiques
importantes.
L'activité humaine a accru la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère,
principalement par la combustion de combustibles fossiles, la déforestation et l'agriculture
intensive. Cela a entraîné un réchauffement climatique mondial et des changements dans
les schémas de précipitations, les températures régionales et les événements

Figure 44: Effet de serre


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Renforcement de la formation de base en Sciences de la Vie et de la Terre CRMEF Benslimane

météorologiques extrêmes, avec des impacts sur les écosystèmes et les communautés
humaines.

14.4.2. Pluies acides


Les pluies acides sont un phénomène environnemental résultant de la pollution
atmosphérique, principalement causée par les émissions de dioxyde de soufre (SO 2) et
d'oxydes d'azote (NOx), qui réagissent avec l'eau, l'oxygène et d'autres produits chimiques
dans l'atmosphère pour former des acides sulfurique (H2SO4) et nitrique (HNO3). Ces
acides retournent ensuite sur Terre sous forme de précipitations, telles que la pluie, la
neige, la brume ou la rosée, d'où le terme "pluies acides".
Les principales sources de dioxyde de soufre (SO2) et d'oxydes d'azote (NOx) sont les
activités humaines telles que la combustion de combustibles fossiles dans les centrales
électriques, les usines, les véhicules automobiles et les processus industriels. Lorsque ces
gaz sont émis dans l'atmosphère, ils réagissent avec l'oxygène et l'eau pour former de
l'acide sulfurique (H2SO4) et de l'acide nitrique (HNO3). Ces acides, ainsi que d'autres
composés acides, retournent sur Terre sous forme de précipitations. Lorsqu'ils tombent sur
le sol, ils peuvent acidifier les sols, les eaux de surface et les eaux souterraines, entraînant
des effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques et terrestres, ainsi que sur les
structures et les matériaux.
Les pluies acides peuvent avoir plusieurs effets néfastes, notamment :
• L'acidification des lacs, des rivières et des ruisseaux peut entraîner la mort de
poissons et d'autres organismes aquatiques, perturbant ainsi les chaînes
alimentaires et les écosystèmes.
• Endommagement des forêts : Les pluies acides peuvent affaiblir les arbres et les
rendre plus sensibles aux maladies, aux insectes ravageurs et aux conditions
météorologiques extrêmes. Cela peut entraîner un dépérissement des forêts et une
diminution de la biodiversité.
• Corrosion des bâtiments et des infrastructures : Les pluies acides peuvent corroder
les métaux, les pierres et les matériaux de construction, entraînant des dommages
aux bâtiments, aux ponts, aux statues et aux monuments historiques.

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