Redaction Boris
Redaction Boris
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THEME
Réalisé par :
Lieu de stage :
SIMACOM Sarl
1
AVERTISSEMENT
i
DEDICACE 1
Je dédie ce mémoire à :
➢ Mon père, AGOUA Lucien
➢ Ma mère,
➢ Mon oncle,
➢ Mes grands frères,
ii
DEDICE 2
iii
REMERCIEMENTS
iv
LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES
Sigle Signification
IUST-AS Institut Universitaire des Sciences et Techniques de AJAVON Sébastien
ECU Electronic Control Unit (Unité de Commande Électronique)
DG Direction Générale
DF Direction Financière
DC Direction Commerciale
DA Direction Administrative
DRH Direction des Ressources Humaines
DT Direction Technique
DAP Direction de l’Approvisionnement
RCO Rapport Cyclique d’Ouverture
MAF Capteur de débit d’air massique
CTN Coefficient de Température Négatif
v
LISTE DES FIGURES
vi
LISTE DES TABLEAUX
vii
RESUME
Ce travail de recherche porte sur l’étude du système d’injection diesel de type injecteur-pompe, dans le
but de mieux comprendre son fonctionnement et d’en améliorer la maintenance. À travers une analyse
documentaire approfondie et une immersion pratique en entreprise, l’accent a été mis sur les trois circuits
essentiels de l’alimentation en carburant : basse pression, haute pression et circuit de retour. L’étude a
révélé que les dysfonctionnements les plus fréquents sont liés à l’encrassement du filtre à carburant, à la
défaillance de la pompe de gavage ou encore à des problèmes d’étanchéité au niveau des injecteurs. Il
ressort de cette étude que le respect rigoureux des procédures d’entretien, associé à l’utilisation d’un
carburant de qualité, est fondamental pour garantir la performance, la durabilité et l’efficacité du moteur
diesel. Ce mémoire constitue donc un guide technique utile pour les professionnels de la maintenance des
moteurs diesel à injecteur-pompe.
ABSTRACT
This research work focuses on the study of the diesel injection system known as the unit injector, with
the aim of improving understanding and maintenance practices. Through in-depth documentary research
and practical experience in the field, attention was given to the three essential fuel supply circuits: low
pressure, high pressure, and return line. The study revealed that the most common failures are related to
clogged fuel filters, faulty lift pumps, or sealing issues in the injectors. The findings highlight that strict
maintenance procedures and the use of high-quality fuel are key to ensuring the performance, longevity,
and efficiency of diesel engines. This dissertation thus serves as a practical technical guide for
professionals working with unit injector diesel systems.
viii
SOMMAIRE
ix
INTRODUCTION
Dans le cadre de notre formation en Maintenance des Engins de Travaux Publics et de Manutention
(METPM) à l’Institut Universitaire des Sciences et Techniques d’Ajavon Sébastien (IUST-AS), nous
avons effectué un stage pratique académique de deux mois au sein de la société SIMACOM Sarl. Ce
stage a été pour nous une opportunité de mettre en pratique les connaissances acquises durant notre
formation, tout en développant de nouvelles compétences techniques sur le terrain.
Au cours de ce stage, nous avons eu l’occasion d’intervenir sur différents moteurs diesel, notamment
ceux équipés du système d’injection injecteur-pompe. Cette technologie nous a particulièrement
interpellés par sa complexité, son importance dans le fonctionnement du moteur, et les exigences de
précision qu’elle impose en matière de maintenance.
C’est dans ce contexte que nous avons choisi de travailler sur le thème intitulé :
« Étude du système d'injection diesel : injecteur-pompe »,
dans l’objectif de fournir un document de référence aux techniciens et acteurs de la maintenance des
moteurs diesel modernes. Ce rapport se propose de présenter de manière détaillée le fonctionnement du
système injecteur-pompe, de souligner les pannes et défaillances courantes associées à ce système, et
enfin de proposer des pistes de diagnostic et de solutions de maintenance adaptées.
1
CHAPITRE 1 : CADRE INSTITUTIONNEL ET OBSERVATION
DE STAGE
2
Ce premier chapitre présente le cadre institutionnel de la structure d’accueil et
les observations de stage.
1-1-1-1-1- Historique
3
Figure 1vue de face du GARAGE SIMACOM Sarl
Source : prise par Aurel QUENUM
4
1-1-1-1-2- Missions
1-1-1-1-3- Objectifs
Le garage SIMACOM Sarl s’est fixé plusieurs objectifs parmi lesquels nous
pouvons citer :
Assurer la maintenance des engins et des véhicules de l’entreprise
Œuvrer pour une bonne disponibilité du parc de l’entreprise
Nous présentons l’organigramme de SIMACOM Sarl pour mettre en relief les relations
de pouvoir et de communication qui sont importants dans le processus de prise de décision. Il
nous permet de repérer toutes les différentes sections de la société. Ainsi l’organigramme de
SIMACOM Sarl se présente comme suit : (voir annexe).
Le Service Informatique
6
Il effectue les travaux de saisies et d’autres tâches relevant de leur attribution.
Le service ménage
Ce service est chargé de l’entretien des bureaux de l’Administration et du
reste du site de l’usine.
Le service standard
Il s’occupe de la réception et de la transmission des communications
téléphoniques et autres ainsi que l’accueil des clients ou de tout autre visiteur.
8
Chariot à Décharge rapide de Batterie défectueux Changement de la Fonctionnement
fourches Linde la batterie du batterie normal du
E20 chariot chariot jusqu’au
temps prescrit
par le
constructeur
avant de se
décharger
Chariot à Le mat se lève et c -niveau d’huile Mise à niveau de Le mat se
fourches Linde calle à un niveau hydraulique très bas l’huile hydraulique soulève
E20 donner lorsque le normalement
cariste sollicite lorsqu’il est
sollicité
En premier lieu, il est important de préciser que ces deux (02) mois de stage au garage
SIMACOM Sarl ont été très bénéfique pour notre formation en
maintenance des engins de manutention.
Les conditions de travail au garage SIMACOM Sarl sont les plus souhaitées. Après le début
du service à 8 heures, le garage donne des heures de pose entre
10h à 10h30 et 13h30 à 14h30. Ce qui permet aux ouvriers de ne pas trop accumuler de
fatigue.
S'informer
Il s'agit de :
Vérifier que le défaut de fonctionnement nécessite bien l'intervention prévue
Vérifier si l'on est bien en possession de l'outillage nécessaire
9
Préparer
À ce niveau, il s'agit de :
Préparer l'air de travail ;
Disposer des principaux outils à utiliser ainsi que la caisse à outils ;
Préparer l’engin
Les étapes de recherche d'une panne adoptée par les techniciens du garage
SIMACOM Sarl.
Pour démarrer la recherche de panne il est nécessaire de connaître le fonctionnement du
système, déterminer les éléments pouvant être mise en cause, connaître l'emplacement des
éléments, savoir contrôler les éléments mise en
cause, savoir quels outils utiliser.
Des efforts louables ont été faits pour la sécurité du personnel. On peut noter que :
L’accueil sécurité est obligatoire pour tout nouveau venu.
Le port des équipements de protection Individuelle (EPI) tels que le
casque, les chaussures de sécurité, les lunettes, le bouchon d’oreille contre le bruit, les
gants, les tenues fluorescentes et le masque est exigé à tous les acteurs de la structure.
Des extincteurs sont placés à des endroits stratégiques.
Cette partie présente les difficultés, les compétences acquises ainsi que les
remarques et suggestions.
1-2-4-1- Difficultés
La première difficulté a été de gagner la confiance des mécaniciens afin
qu’ils nous confient des tâches. Pour éviter des dommages sur les engins, ils préfèrent
s’assurer du niveau des stagiaires avant de leur confier des travaux à accomplir.
La deuxième difficulté a été de suivre le rythme. Il y avait beaucoup de travaux.
Alors au début on s’épuise un peu vite. Mais au bout de quelques jours et à force de
s’exercer, on s’y habitue assez vite.
La troisième difficulté a été de distinguer la pratique de la théorie, car en théorie, les
procédures semblent bien plus faciles, mais la pratique s’avère plus difficile et nécessite
beaucoup plus d’effort.
16
1-2-4-2- Compétences acquises
Au cours de ces deux (02) mois, ce stage dans le garage SIMACOM Sarl
a été très bénéfique et instructif.
Nous avons acquis des notions théoriques et aussi pratique sur les trac- teurs
routiers et semi-remorque de marque Renauld ;
Nous avons eu des connaissances théoriques et aussi pratiques sur les chariots
élévateurs à fourches électriques et à gasoil de marques Linde ;
Nous avons effectué aussi des opérations sur les véhicules légers à mo- teur diesel.
Au-delà de tout cela, nous avons appris à vivre en société et à nous acclimaté
avec notre environnement de travail.
1-2-4-3-1- Remarques
Malgré l’organisation et les outils de qualités dont dispose le garage, il est
confronté à quelques insuffisances. Ces dernières sont les suivantes :
1-2-4-3-2- Suggestions
Pour remédier à ces problèmes, nous avons émis quelques suggestions au
garage SIMACOM Sarl. Parmi ces suggestions nous avons :
Organiser des séances de formation de mise à jour pour les techniciens et les autres
employés en général
Mieux équiper l’atelier en scanner
17
Approvisionner le garage SIMACOM Sarl en produits d’entretien et de
planche
Recruter plus de techniciens et de mécaniciens bien formé dans le domaine
Améliorer la gestion de stock, pour empêcher la rupture de pièces.
18
CHAPITRE 2 : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIE DE
RECHERCHE
19
2-1- Cadre théorique de l’étude
Au cours de notre stage académique, nous avons constaté des pannes récurrentes sur les systèmes
d’injection Diesel. Cette observation a éveillé notre intérêt et nous a conduits à nous pencher plus
particulièrement sur la problématique de l’évaluation du système d’injection Diesel à injecteur-pompe.
Ainsi, nous avons décidé d’orienter notre étude vers ce système spécifique, dans le but de mieux
comprendre ses défaillances et d’apporter des éléments d’analyse et de solution.
Intérêts de l ’étude
Cette étude est digne d’intérêt car elle nous permet :
20
Déterminer les facteurs explicatifs des défaillances fréquentes observées au
niveau des systèmes d’injections diesel à injecteur pompe.
Concept d’injection diesel : est un système qui permet d’introduire le carburant, sous haute
pression, directement dans la chambre de combustion d’un moteur Diesel. Ce processus se fait
à un moment précis du cycle moteur, afin d’assurer une combustion spontanée (auto-
inflammation) du carburant au contact de l’air comprimé et chauffé.
[Link] hypothèses
21
Niveau Défaillances Quels sont Étude du — —
général fréquentes les facteurs système
observées explicatifs d’injection
au niveau des Diesel,
des défaillances notamment
systèmes observées à injecteur-
d’injection au niveau pompe
Diesel des
systèmes
d’injection
Diesel ?
Niveau Défaillances Quels sont Déterminer - Mauvais Le mauvais
spécifique fréquentes les facteurs les causes entretien du entretien du
observées explicatifs techniques système système injecteur-
au niveau des des pannes d’injection pompe, combiné à
du système défaillances du système - Utilisation l'utilisation d’un
injecteur- observées injecteur- de carburant carburant de
pompe au niveau pompe de mauvaise mauvaise qualité,
du système qualité entraîne des
injecteur- - Présence dysfonctionnements
pompe ? d’impuretés fréquents tels que
(eau/air) l’usure prématurée
dans le des injecteurs et
carburant une baisse de
- Défaut de performance du
commande moteur.
électronique
- Usure
mécanique
des
injecteurs
La méthodologie adoptée s’articule autour de deux dimensions : une dimension empirique et une autre
théorique.
Cette étude repose sur une approche qualitative visant à comprendre le fonctionnement et les
problématiques du système d’injection injecteur-pompe, observé lors d’une expérience pratique
effectuée au cours d’un stage académique de deux mois en entreprise. Les données ont été recueillies
par observation directe des opérations de maintenance et de diagnostic, par des entretiens semi-directifs
avec le responsable technique, les techniciens spécialisés en systèmes d’injection, ainsi qu’avec certains
opérateurs. En complément, l’analyse de documents techniques tels que les manuels d’entretien, les
schémas fonctionnels et les rapports de maintenance a permis d’enrichir la compréhension du système.
22
2-2-1-2- Revue documentaire
Dans le cadre de cette étude, une revue documentaire approfondie a été réalisée. Nous avons consulté
plusieurs ouvrages spécialisés en mécanique automobile et en motorisation diesel, avec un accent
particulier sur les systèmes d’injection à injecteur-pompe. Parallèlement, au sein de l’entreprise, nous
avons eu accès à des documents internes relatifs à son historique, ses missions, ses activités ainsi qu’au
fonctionnement général du service maintenance, ce qui a permis de mieux appréhender le contexte
technique et organisationnel dans lequel évolue le système étudié. Nous avons également analysé des
mémoires et travaux universitaires antérieurs portant sur des systèmes d’injection similaires, afin
d’identifier des approches méthodologiques et des résultats comparables. Enfin, des recherches
complémentaires ont été menées sur Internet, en utilisant principalement le moteur de recherche
Google, pour compléter et enrichir nos connaissances sur les principes de fonctionnement, les
défaillances courantes et les techniques de maintenance du système injecteur-pompe.
23
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES RESULTATS, SUGGESTIONS
ET CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE
24
3-1- Présentation des résultats
3-1-1- Généralités
Le moteur Diesel, également appelé moteur à allumage par compression, est un moteur à explosion dont
la combustion est déclenchée par l’injection de carburant dans la chambre de combustion. Ce
déclenchement résulte d’un phénomène d’auto-inflammation provoqué par la température élevée de l’air
comprimé, pouvant atteindre entre 700 et 900 °C grâce à un fort taux de compression. Pour faciliter le
démarrage à froid, notamment sur les petits moteurs, des bougies de préchauffage sont souvent utilisées.
Elles créent un point chaud qui favorise l’inflammation du mélange air-carburant. Le moteur diesel est
similaire au moteur à essence utilisé dans la plupart des voitures. Tous deux sont des moteurs à
combustion interne, où le mélange carburant-oxygène brûle à l’intérieur des cylindres. Ce sont également
des moteurs alternatifs, entraînés par des pistons effectuant un mouvement de va-et-vient. La majorité des
pièces détachées sont communes aux deux types de moteurs.
Ce pendant, bien que fonctionnant avec des composants similaires, le moteur diesel est généralement plus
lourd qu’un moteur à essence de puissance équivalente. Cette différence s’explique par l’utilisation de
matériaux plus solides dans le moteur diesel, nécessaires pour supporter des forces dynamiques plus
importantes dues à des pressions de combustion plus élevées. Ces pressions résultent du taux de
compression plus élevé utilisé dans les moteurs diesel. Le taux de compression mesure le degré de
compression des gaz dans le cylindre. Dans un moteur à essence, ce taux est limité par le mélange air-
essence présent dans les cylindres, car la température d’allumage plus basse du carburant ne permet pas
un taux de compression trop élevé. Typiquement, un moteur à essence a un taux de compression inférieur
à 10,1, avec une moyenne d’environ 7,1 pour une voiture classique. En revanche, dans un moteur diesel,
seul l’air est comprimé avant l’injection du carburant. Cela permet d’atteindre des taux de compression
beaucoup plus élevés, généralement compris entre 14,1 et 24,1. Ce taux élevé est l’un des facteurs clés
qui rendent le moteur diesel particulièrement efficace. La vitesse de rotation du moteur diesel est contrôlée
par la quantité de carburant injectée dans les cylindres. Puisque le moteur dispose toujours d’assez
d’oxygène pour brûler le carburant, il tend à accélérer en fonction du taux d’injection. C’est pourquoi une
régulation manuelle du carburant est impossible : sans limitation, le moteur pourrait atteindre des vitesses
très élevées à vide, supérieures à 2000 tours par minute. Pour cette raison, les moteurs diesel sont équipés
d’un limiteur de vitesse, appelé régulateur, qui contrôle la quantité de carburant injectée afin de maintenir
une vitesse stable. Contrairement au moteur à essence, le moteur diesel ne nécessite pas de système
d’allumage électrique. En effet, le carburant est injecté dans le cylindre lorsque le piston est au point mort
haut, c’est-à-dire au maximum de sa course de compression. Le carburant s’évapore alors et s’enflamme
spontanément sous l’effet de la chaleur élevée résultant de la compression de l’air. Le moteur Diesel tire
son nom des travaux de l’ingénieur allemand Rudolf Diesel, qui a développé ce type de moteur entre 1893
et 1897.
25
3-1-1-1-Description des quatre temps du moteur diesel
Le moteur diesel fonctionne selon un cycle à quatre temps, chacun correspondant à un mouvement du
piston dans le cylindre :
Admission
Le piston descend dans le cylindre, créant une dépression qui aspire
uniquement de l’air frais à travers la soupape d’admission ouverte.
Aucune injection de carburant n’a lieu à ce stade.
Compression
Le piston remonte dans le cylindre, compressant fortement l’air
admis. Cette compression élève la température et la pression de l’air
à des niveaux très élevés (environ 700 à 900 °C). Les soupapes
d’admission et d’échappement sont fermées.
Échappement
Le piston remonte à nouveau, cette fois-ci en ouvrant la soupape
d’échappement. Les gaz brûlés issus de la combustion sont expulsés
hors du cylindre vers le système d’échappement, préparant le
cylindre pour un nouveau cycle.
27
d’injection au fur et à mesure que le régime moteur va augmenter. En effet,
l’ouverture de l’injecteur sera plus différente à haut régime qu’à bas régime, par
rapport à la position du piston du moteur.
Ce mécanisme est subdivisé en deux parties : Indirecte et Directe
28
Les pistons des pompes d’injection en ligne PE sont entrainés par un arbre à cames propres à la
pompe. L’arbre à cames de la pompe d’injection est entrainé par le moteur Diesel a deux temps,
l’arbre de la pompe d’injection tourne à la même vitesse que l’arbre à came du moteur. Pour
assurer des temps d’injection synchronisés avec la position du vilebrequin, la liaison entre
l’arbre à came de la pompe et le dispositif d’entrainement sur le moteur doit être effectuée par
l’intermédiaire de pièces d’accouplement rigides. Pour la transmission de couple et de la vitesse
de rotation, on utilise des roues dentées, des accouplements à emboitement, des courroies
dentées et des chaines de commande. Le dispositif d’entrainement sélectionné dépend chaque
fois du type de construction du moteur.
Source :
Les circuits d'alimentation permettent d'amener à la pompe d'injection une quantité de combustible
suffisante, parfaitement filtrée, sans émulsion ni présence d'eau et sous une pression déterminée. Ils
participent également à la stabilisation de la température de la pompe d'injection et à l'écrêtage des pointes
de pression en fin d'injection. Ce mécanisme est reparti en quatre circuits :
❖ Circuit en aspiration
Le circuit est compris du plongeur dans le réservoir, en passant par le préfiltre, jusqu'au raccord
d'aspiration de la pompe d'alimentation. C'est uniquement sur cette partie du circuit que l'on peut
rencontrer la panne appelée "prise d'air" (raccord mal serré, joint défectueux, canalisation percée, ...).
Du côté "refoulement" de la pompe d'alimentation, en passant par le filtre principal, jusqu'à la galerie
d'alimentation dans la pompe d'injection.
Sur cette partie, tout manque d'étanchéité se traduit par une "fuite".
29
De la sortie de la pompe d'injection aux injecteurs, il comprend :
- Les porte-injecteurs,
- Les injecteurs.
❖ Circuit de retour
Le circuit de retour permet le retour du carburant vers la pompe et le réservoir. Il comprend un échangeur
de température qui permet le refroidissement du carburant avant d’atteindre le réservoir, afin d’éviter la
condensation et donc la formation d’eau.
Ce type de pompe ne dispose que d’un seul piston distributeur quel que soit le nombre de cylindres. Une
rainure de distribution assure la répartition du carburant refoulé par le piston de pompage entre les
différentes sorties qui correspond au nombre de cylindres du moteur.
30
3) Le régulateur de vitesse mécanique ou électronique.
Source
L’entraînement de l’arbre de la pompe d’injection est réalisé à l’aide d’une courroie dentée, d’un pignon
coupleur, d’une roue dentée ou d’une chaîne. Il existe des pompes distributrices prévues pour rotation
à droite ou à gauche. Dans le cas d’un moteur quatre temps, la vitesse de rotation de la pompe
d’injection vaut la moitié du régime moteur. Elle a donc la même vitesse de rotation que l’arbre à cames.
Source :
31
La pompe à injection rotative possède un élément de refoulement commun à tous les cylindres du moteur.
Il est principalement déployé dans les moteurs à combustion interne de petite cylindrée et de faible
puissance, en raison notamment de la quantité limitée d’injection dans la chambre de combustion. Elle se
subdivise, en fonction du piston, en axiale (compression du carburant par un seul piston se déplaçant
axialement par rapport à l’arbre d’entrainement de la pompe) et radiale (compression du carburant par
plusieurs pistons disposés radialement par rapport à l’arbre d’entrainement de la pompe). Des pressions
plus élevées peuvent être générées avec des pistons radiaux qu’avec des pistons axiaux. Elles sont
également divisées, en fonction de la méthode de commande mécanique (un levier de commande avec un
curseur de commande mesure les doses de carburant) et en pompes à commande électronique (l’unité de
commande du moteur effectue la commande au moyen d’actionneurs situé sur la pompe, sur la base
d’informations provenant de capteurs).
Un rotor à palettes centré sur l’arbre de la pompe d’injection, sa liaison mécanique avec celui-ci est
réalisée au moyen d’une clavette disque. Il est enveloppé dans une bague excentrique. Une bague
excentrique logée dans le corps de la pompe d’injection. Des palettes, généralement quatre, montées dans
des rainures usinées sur le rotor.
Source
➢ Fonctionnement
Sous l’effet du mouvement de rotation et de la force centrifuge, les palettes se déplacent dans leur rainure
et viennent en contact avec la bague excentrique. Le mouvement de rotation a aussi pour effet, d’aspirer
le carburant du côté des volumes croissants. Le carburant qui se trouve alors entre les palettes est
transporté vers l’intérieur de la pompe d’injection et refoulé dans celle-ci du côté des volumes
décroissants.
❖ Remarque
32
- Du côté aspiration on peut constater que du carburant à pression du réservoir arrive au vérin
d’avance à l’injection côté chambre à ressort.
- Du côté refoulement :
Une première partie de gasoil est refoulé vers l’intérieur de la pompe d’injection à une pression qui varie
entre 2 bars à bas régime et 8 bars à haut régime.
Une deuxième partie du gasoil est refoulé vers la soupape modulatrice de pression afin d’obtenir à
l’intérieur de la pompe d’injection une pression bien définie en fonction du régime moteur.
Source :
33
3-2- Présentation du système injecteur pompe
1. Culbuteur à galet
2. Piston de l'injecteur-pompe
3. Ressort du piston
4. Électrovanne de l'injecteur-pompe
7. Aiguille de l'injecteur
8. Culasse
9. Came d'injection
34
L’injecteur pompe est une pompe d’injection avec électrovanne de contrôle et un injecteur réunir dans un
même ensemble. C’est un système d’injection a réglage électronique dans lequel chaque cylindre de
moteur dispose dans la culasse d’un élément d’injection pompe
Le circuit haut pression d’un injecteur pompe comprend trois parties principales :
Ce type d’injection est commandé par l’arbre à cames du moteur, et de ce fait demande une adaptation
particulière des culasses, mais comporte deux grands avantages :
➢ Injecteur intégré à la pompe : Chaque injecteur intègre la fonction de pompe haute pression
ainsi que la buse d’injection, formant un ensemble compact et autonome.
➢ Mécanisme d'entraînement par came : La montée en pression est assurée mécaniquement par
un poussoir actionné par une came située sur l’arbre à cames du moteur. Ce mécanisme permet la
montée en pression rapide et répétée nécessaire au fonctionnement du système.
➢ Électrovanne de commande : Chaque injecteur-pompe est équipé d’une électrovanne qui
contrôle précisément le début et la fin de l’injection en fonction des signaux reçus du calculateur
moteur.
➢ Lien avec le calculateur moteur (ECU) : Le calculateur électronique pilote les électrovannes,
ajustant le calage et la durée d’injection selon les conditions de fonctionnement du moteur,
optimisant ainsi les performances et les émissions.
1-Le refroidisseur de carburant : il limite la montée en température du carburant avant qu'il n'arrive dans
le réservoir.
2-Réchauffeur de carburant : En
climat froid, un chauffage du carburant est souvent nécessaire pour éviter la
cristallisation des paraffines du diesel. Le réchauffeur (intégré au filtre ou à la canalisation d’arrivée)
élève la température du gazole avant l’injection. Ce préchauffage minimise la formation de cristaux de
cire à basses températures, ce qui améliore la fluidité du carburant et facilite le démarrage. Les méthodes
courantes utilisent une résistance électrique, l’eau de refroidissement du moteur ou du carburant de retour
pour réchauffer le carburant entrant.
35
3-Le capteur de température de carburant : (voir explication chapitre précédent.)
5-La pompe d'alimentation en carburant : La pompe de gavage (ou pompe d’alimentation) est responsable
d’aspirer le carburant depuis le réservoir et de l’alimenter vers la pompe d’injection. Elle peut être
électrique (souvent immergée dans le réservoir) ou entraînée mécaniquement par le moteur. Cette pompe
est auto-régulée : elle ne pompe que si la pression dans la conduite est inférieure à une valeur de consigne.
En pratique, la pompe délivre un débit légèrement supérieur aux besoins du moteur. Cet excédent sert à
lubrifier et à refroidir la pompe haute pression et les injecteurs (le carburant circule en continu dans le
circuit). Par exemple, sur certains systèmes Bosch, la pompe développe environ 7,5 bars à 4000 tr/min
(avec un retour proche de 1 bar).
6-Vanne de retenue : elle empêche, lorsque le moteur est arrêté, que le carburant ne retourne au
réservoir (désamorçage de la pompe d'alimentation). Sa pression de retenue est de : 0,2 bar.
7-Le filtre à carburant : Le filtre à carburant élimine les impuretés solides et l’eau du gazole avant
l’injection. Il se présente souvent sous forme de filtre primaire (voire décanteur) suivi d’un filtre
secondaire plus fin. La filtration en deux étapes retient d’abord les particules grossières, puis les plus fines
(de l’ordre de quelques microns), ainsi que l’eau libre. Cette propreté du carburant est indispensable pour
protéger la pompe haute pression et les injecteurs des encrassements. Dans certains cas, un capteur d’eau
ou une vanne de dérivation thermique sont associés au filtre pour améliorer son efficacité.
8-La pompe à carburant électrique : initialement absente sur les premières versions des systèmes à
injecteur-pompes (jusqu'à 2000), elle sert de pompe de pré-alimentation à la pompe d'alimentation
mécanique, et permet lors de conditions d'utilisation extrêmes (ex : parcours à grande vitesse, t°
extérieure élevée) qu'aucune bulle de vapeur ne se forme dans le circuit d'alimentation (en raison d'une
trop forte dépression).
36
Dans un moteur diesel à injecteur-pompe, le carburant parcourt successivement trois sous-circuits.
Le circuit basse pression alimente la pompe d’injection à partir du réservoir. Le circuit haute pression
génère la très haute pression d’injection et pulvérise le gazole dans la chambre de combustion.
Enfin, le circuit de retour ramène au réservoir le carburant excédentaire (lubrifiant) et assure la gestion
thermique du système.
Le circuit basse pression a pour rôle de conduire le gazole depuis le réservoir jusqu’à l’injecteur-pompe,
en maintenant un débit suffisant et une pression modérée (quelques bars). Le cheminement typique est :
Réservoir → Pompe de gavage → Filtre à carburant → Réchauffeur (éventuel) → Injecteur-pompe. La
pompe de gavage aspire le carburant du réservoir et le délivre sous pression vers la pompe haute pression.
Pendant la course de compression du piston interne, l’injecteur-pompe accumule le carburant dans une
chambre sous pression. Lorsque la came relâche le piston (sous l’action du ressort), le piston remonte et
alimente la chambre haute pression. Ensuite, lorsque la came déplace le culbuteur (phase de refoulement)
et que l’électrovanne reste ouverte, le carburant est repoussé vers la rampe de distribution sans atteindre
la chambre de combustion. L’injection ne démarrera qu’au moment où l’électrovanne sera fermée. Ce
mécanisme mécanique de l’injecteur-pompe permet donc de préparer le gazole à très haute pression avant
chaque injection.
La commande électromagnétique
37
Chaque injecteur-pompe comprend une électrovanne pilotée par l’unité de commande (ECU).
Cette électrovanne agit comme un « robinet » : fermée, elle isole la chambre haute pression du retour, ce
qui fait monter la pression lorsque le piston comprime le carburant. Dans ce cas l’aiguille de l’injecteur
s’ouvre sous l’effet de la pression et l’injection commence. L’injection se poursuit tant que l’électrovanne
reste fermée. Lorsque l’ECU ouvre l’électrovanne, la décompression s’effectue et l’aiguille se referme,
mettant fin à l’injection. Le calculateur module ainsi précisément le moment et la durée d’ouverture de
l’injecteur-pompe pour doser la quantité de gazole injectée.
Une fois l’aiguille ouverte, le carburant sous haute pression jaillit de la buse de l’injecteur en un jet
atomisé. Les injecteurs-pompes possèdent généralement des orifices multiples très fins, qui pulvérisent le
gazole en fines gouttelettes dans la chambre de combustion. Cette atomisation fine assure un mélange
homogène du carburant avec l’air comprimé, ce qui favorise une combustion complète et efficiente.
En pratique, la qualité de la pulvérisation influe directement sur les performances du moteur (rendement,
puissance) et sur les émissions polluantes : c’est pourquoi on recherche toujours une très bonne
atomisation du gazole avant allumage.
3. Piston de l'injecteur-pompe
4. Électrovanne de l'injecteur-pompe
38
5. Injecteur de l'injecteur-pompe
Lors du remplissage (A), le piston de l'injecteur-pompe remonte sous l'effet de son ressort. Le carburant
pénètre à l'intérieur de l'injecteur par le circuit d'alimentation.
Le début de l'injection (C) commence dès que l'électrovanne est pilotée et donc fermée par le calculateur.
L'intérieur de l'injecteur devient étanche, et le carburant monte en pression. L'aiguille de l'injecteur s'ouvre
sous l'effet de cette pression, le carburant est injecté dans le moteur. L'injection dure tout le temps où
l'électrovanne est fermée.
La fin de l'injection (D) apparaît au moment où l'électrovanne n'est plus pilotée par le calculateur. Le
piston de l'injecteur-pompe termine sa course, et refoule l'excès de carburant dans le circuit d'alimentation.
1-Capteur de phase : il permet au calculateur de connaître la position des cylindres pour le lancement du
moteur.
39
2-Capteur de régime : il permet au calculateur de connaître avec précision la vitesse et la position du
vilebrequin. Ces informations servent au calcul du débit d'injection et de l'avance.
4-Le débitmètre d'air massique : son signal est utilisé par le calculateur pour boucler la fonction « EGR
», et pour ajuster les débits injectés.
5-Le capteur de température du moteur : fixé sur la culasse en contact avec le liquide de
refroidissement, il informe le calculateur sur la température du moteur, pour les corrections de débit et
d'avance.
7-Le capteur de pression du collecteur d'admission : son signal est utilisé par le calculateur pour boucler
la fonction « Régulation de la pression de suralimentation ». Souvent, un capteur de température est
monté à l'intérieur de ce capteur de pression, pour informer le calculateur sur l'état de température de
l'air admis dans le moteur.
8-Les capteurs de position de pédale de frein : ils servent au calculateur à détecter la fonction « frein
actionné ». Cela permet, pour des raisons de sécurité, de donner priorité au freinage lorsque qu'une
demande de débit est simultanément demandée.
10-Calculateur de gestion électronique du moteur : c'est le cœur du système, il contient toutes les
données mémorisées, pour activer les différents organes du moteur.
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11-Les injecteurs-pompes : ils servent à pulvériser le carburant dans le moteur. Il existe 2 types
d'injecteurs-pompes :
12-L'électrovanne EGR : elle sert à commander la vanne de recyclage des gaz d'échappement
(pneumatique).
14-Électrovanne de papillon d'admission : elle sert à piloter la fermeture du volet d'air à l'admission à
l'arrêt du moteur.
16-Le dispositif de préchauffage : il sert à faciliter le démarrage du moteur par grand froid, et à
minimiser les émissions de fumée et de bruit lorsque le moteur fonctionne à froid.
17-Dispositif de chauffage d'appoint pour l'habitacle : en raison d'un excellent rendement moteur
(supérieur à 43%), celui-ci dissipe peu de calories dans le circuit de refroidissement (le moteur est long
à chauffer). Ce dispositif de chauffage électrique (résistance CTP) dégage de la chaleur dans les
conduits de ventilation de l'habitacle, pour améliorer le confort.
B- Calculateur du porte-instrument.
L'injecteur-pompe électromagnétique :
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Le remplissage de l'injecteur-pompe
L'électrovanne n'est pas commandée par le calculateur. Le carburant, mis sous pression par la pompe
tandem, transite par le canal d'alimentation en carburant et pénètre à l'intérieur de l'injecteur-pompe et de
la chambre haute pression dès l'instant où le piston remonte.
Début de la pré-injection.
Alors que le piston de l'injecteur-pompe est déjà en train de redescendre, l'électrovanne est commandée
par le calculateur et la pré-injection débute quand la pression sous l'aiguille dépasse la force de tarage du
ressort (180 bars). La quantité de carburant à injecter étant faible, l'ouverture de l'aiguille de l'injecteur
est limitée par un tampon hydraulique qui se forme sur la partie supérieure de l'aiguille.
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Fin de la pré-injection.
L'électrovanne est toujours activée par le calculateur. La fermeture de l'aiguille, et donc la fin de la pré-
injection, est obtenue grâce à la descente du piston à déport qui va provoquer :
Une augmentation du volume de la chambre haute pression (dans laquelle le gasoil est comprimé), ce qui
a pour effet de stabiliser l'évolution de la pression pendant un court instant ;
Une augmentation du tarage du ressort de l'aiguille (il passe de 180 à 300 bars).
L'injection principale débute quand la pression qui s'applique sur le cône d'ouverture de l'aiguille devient
supérieure à la force de tarage du ressort (300 bars à cet instant).
Le tampon hydraulique qui limitait l'ouverture de l'aiguille lors de la pré-injection n'est plus assez
résistant. L'ouverture de l'aiguille est maximale, c'est l'injection principale.
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Nota : la pression d'injection varie entre 300 et 2050 bars selon le régime et la charge du moteur.
La fin de l'injection est provoquée par l'arrêt de la commande sur l'électrovanne. La chambre de pression
est à nouveau en communication avec le circuit d'alimentation, la pression chute.
Nota : Le circuit de retour a pour fonction de récupérer le gasoil qui a servi à lubrifier les pièces en
mouvement.
L'injection du carburant ne peut avoir lieu sans commande de l'électrovanne. Le débit injecté dépend
notamment du temps de commande de celle-ci.
Le circuit de retour collecte tout carburant non injecté ou utilisé pour la lubrification interne, et le renvoie
au réservoir. En effet, une partie du gazole aspiré sert à lubrifier et à refroidir les pièces mobiles (piston
de pompe, injecteurs, valves internes, etc.). Ce carburant d’appoint est évacué en continu par le circuit de
retour. Ce retour permanent remplit plusieurs fonctions :
Le gazole renvoyé au réservoir est généralement chaud ; le fait de le mixer au carburant froid du réservoir
permet de dissiper cette chaleur.
En pratique, le réservoir agit comme un dissipateur thermique : le gazole de retour y cède sa chaleur avant
d’être à nouveau prélevé.
Enfin, conformément au principe général des circuits diesel, tout excès de carburant est renvoyé vers le
réservoir par la conduite de retour, bouclant ainsi le circuit d’alimentation.
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La commande de l'injecteur-pompe à bobine
Dès que le calculateur pilote l'électrovanne de l'injecteur-pompe, l'aiguille de l'électrovanne est repoussée
par le champ magnétique de la bobine sur son siège (=fermée). La montée en pression du carburant dans
la chambre haute pression est alors possible.
À noter que l'électrovanne de l'injecteur-pompe est ouverte au repos pour des raisons de sécurité.
1 Début de commande
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3 - Fin de la commande
Le calculateur produit et analyse en même temps ce signal. Il délivre l'intensité nécessaire au déplacement
de l'aiguille de l'EV et vérifie à quel moment se produit une inflexion dans la courbe de courant (2).
Ce point correspond à la butée mécanique de l'aiguille de l'EV, signalant le début d'injection. Il est appelé
BIP (Beginning of Injection Period) et permet d'effectuer un contrôle en boucle fermée sur l'avance à
l'injection.
Si le BIP est en dehors de la plage enregistrée dans la cartographie calculateur, alors il y un défaut
(grippage électrovanne, résistance sur la ligne…).
En cas de problème sur l'injecteur-pompe ou sur son électrovanne, le calculateur applique une
cartographie de secours (perte de puissance...).
L'injecteur-pompe piézo-électrique :
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Il comprend les modifications suivantes :
Remplacement du bobinage de commande par un actuateur piézo (commande environ 4 fois plus rapide).
Le calculateur pilote l'élément piézo à chaque fois qu'il veut piloter une injection (pré-injection, injection
principale, post-injection).
Mise en place de leviers amplificateurs en bout de l'actuateur, pour compenser la faible dilatation des
éléments piézo.
Pression d'injection modifiée (jusqu'à 2200 bars).
Augmentation de la précision du dosage du débit (utile pour les faibles quantités).
Réduction du volume de gasoil mis sous pression, ce qui permet de diminuer sa résistance à
l'entraînement.
Élimination du piston à déport au-dessus du ressort de l'aiguille de l'injecteur.
Mise en place d'un clapet antiretour sur la chambre du ressort de l'aiguille d'injecteur.
Fonctionnement
Le principe de fonctionnement est identique à celui de l’injecteur Bosch. Seul la commande de fuite est
différente. Le système n’est plus commandé par une électrovanne mais par un ensemble Piézo-électrique
et levier. Celui-ci est composé de plusieurs centaines de couches de quartz dont la propriété est de se
déformer lorsqu’ils reçoivent une impulsion électrique. Ce système a l’avantage d’être extrêmement
rapide et donc de perfectionner le dosage et le point d’injection.
1. Injecteurs-pompes hydrauliques
Description des injecteurs-pompes hydrauliques
Les injecteurs-pompes hydrauliques, souvent appelés HEUI (Hydraulically-actuated Electronically-
controlled Unit Injector), sont un système d’injection diesel dans lequel :
- La pression d'injection est générée par l'huile hydraulique (huile moteur sous haute pression).
- L'injection est contrôlée électroniquement par une électrovanne.
Ce système a été développé notamment par Caterpillar et Navistar, et est utilisé sur des moteurs
industriels ou de poids lourds.
Constitution principal
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Ces injecteurs sont munis de trois organes principaux qui se présentent comme suit :
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❖ Courant d'excitation du solénoïde de commande
Au repos le clapet de commande est maintenu sur son siège inférieur par son ressort, dans cette
position: l'huile de commande est bloquée et la chambre du poussoir est reliée à la vidange par le siège
supérieur.
. Pression d'activation
Avec les informations des capteurs, l'ECM calcule l'avance et la quantité de carburant qu'il doit injecter.
L'ECM détermine pour cela le début et la durée d'excitation du solénoïde, ainsi que la pression
d'activation à fournir. La fin d'injection intervient lorsque l'ECM coupe l'alimentation électrique du
solénoïde. Le clapet repoussé par son ressort revient au repos sur son siège inférieur. L'huile de
commande est bloquée et la chambre d'alimentation du poussoir est reliée au retour par l'ouverture du
siège supérieur.
- Déplacement du plongeur
Lorsque l'ECM pilote l'injecteur, le clapet de commande s'ouvre pour laisser passer l'huile vers le
poussoir.
- Pressurisation du fuel
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Le déplacement du poussoir et du piston pressurise le carburant d'une valeur égale à 7 fois la pression
d'huile de commande.
- Amplification de la pression
Cette amplification de pression est obtenue par la différence de surface existante entre le plongeur et le
poussoir, (7/1).
❖ Pulvérisation du fuel
Dès que la pression de fuel atteint 315 bar l'aiguille d'injecteur se soulève. Le fuel est pulvérisé dans la
chambre de combustion au travers des 6 trous de diamètre 0,252 mm, répartis à 140°.
La fin d'injection intervient dès que la pression chute en dessous de
210 bar. Le clapet anti-retour de refoulement évite le passage des gaz de compression et maintient une
pression résiduelle de 210 bar dans le nez d'injecteur.
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. Fin d'injection
En fin d'injection, le poussoir remonte sous l'action de son ressort, en chassant l'huile.
. Remplissage
La cavité sous le piston reçoit le carburant sous pression de transfert au travers d'un filtre de 130
microns. Ce filtre est réalisé par deux surfaces parallèles, proches l'une de l'autre.
Ce système retient les particules susceptibles de boucher les trous de l'injecteur.
- Injection séquence
Il y a trois stades dans le déroulement de l'injection : La descente du piston provoque l'injection.
- Début d'injection
Dès que l'orifice radial du plongeur est en liaison avec l'orifice de retour du barillet, la pression chute,
l'injecteur se referme et l'injection s'interrompt momentanément.
- Fin de la pré-injection
En continuant sa descente le plongeur occasionne la fermeture de l'orifice radial, le retour étant fermé,
l'injection continue tant que le poussoir est activé..
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- Fuite interne
Quelques fuites d'huile nécessaire à la lubrification peuvent passer dans la chambre du ressort du
poussoir. De même que des fuites de fuel provoquées par le piston peuvent aussi remplir la chambre du
ressort.
Dans les moteurs diesel à injecteurs-pompes, le positionnement précis de l’injecteur dans la culasse revêt
une importance capitale tant pour les performances du moteur que pour la fiabilité du système d’injection.
L’injecteur-pompe est généralement monté directement dans la culasse, de manière à ce que son nez
débouche dans la chambre de combustion. Cette configuration permet une injection directe du carburant
sous haute pression, optimisant ainsi la formation du mélange air/gazole et la combustion qui s’ensuit.
La culasse est conçue avec plusieurs galeries internes, destinées à assurer à la fois la circulation du
carburant et la régulation thermique de l’ensemble. On distingue généralement deux circuits distincts :
Une galerie de carburant, qui permet d’acheminer le gazole jusqu’aux injecteurs tout en assurant leur
refroidissement, en particulier dans la zone de pompage soumise à de fortes pressions et températures.
Une galerie de liquide de refroidissement, qui assure la régulation thermique de la culasse elle-même et
de la partie inférieure des injecteurs. Ce circuit participe au maintien d’une température de fonctionnement
stable, indispensable au bon rendement du moteur.
Le fait que l’injecteur-pompe soit traversé par ces deux circuits implique des contraintes importantes en
matière d’étanchéité. En effet, toute fuite ou communication entre les deux fluides (carburant et liquide
de refroidissement) pourrait entraîner des dysfonctionnements graves, tels que la contamination du circuit
de refroidissement par le gazole, ou inversement.
Pour éviter ce type de problème, un puits en cuivre est souvent interposé entre l’injecteur et la culasse.
Ce composant assure une isolation thermique et mécanique efficace entre les circuits, et forme une
barrière physique contre d’éventuelles fuites. Il prévient non seulement le passage de carburant vers le
liquide de refroidissement (et vice versa), mais aussi celui des gaz de combustion vers la rampe de
carburant. Ces gaz, s’ils n’étaient pas confinés, pourraient remonter le long de l’injecteur et compromettre
l’étanchéité de l’alimentation en carburant.
Afin de renforcer la fiabilité de l’ensemble, les injecteurs-pompes sont généralement munis d’un bourrelet
d’écrasement. Lors du montage, ce bourrelet vient s’écraser dans une zone précise du puits en cuivre,
créant ainsi une étanchéité renforcée à l’endroit critique. Ce dispositif limite efficacement les risques de
fuite, tout en assurant une fixation mécanique stable de l’injecteur.
En résumé, le positionnement de l’injecteur-pompe dans la culasse des moteurs diesel est un enjeu
technique majeur. Il répond à une double exigence : garantir une injection performante au cœur de la
chambre de combustion, et maintenir une séparation fiable entre les différents fluides en circulation dans
la culasse.
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Avantages du système Injecteur-Pompe
• Haute pression sans rampe commune : Le système évite les contraintes liées à une rampe
commune haute pression, réduisant les risques de fuites et simplifiant la gestion hydraulique.
• Excellente atomisation du carburant : La pression élevée permet une pulvérisation fine,
améliorant la qualité de la combustion et réduisant les émissions polluantes.
• Bonne précision d’injection : La commande individuelle et électronique des injecteurs-pompes
permet un contrôle très précis du calage et du volume injecté.
• Fiabilité dans les moteurs industriels : Ce système robuste est particulièrement adapté aux
moteurs industriels, agricoles et de véhicules lourds, offrant une grande durabilité même dans des
conditions de fonctionnement difficiles.
Inconvenients
Moins de souplesse dans la gestion de la pression d’injection, qui dépend du régime moteur.
Bruit de fonctionnement plus élevé par rapport aux systèmes Common Rail.
Moins bonne efficacité en termes d’émissions polluantes, difficile à adapter aux normes récentes
(Euro 5, Euro 6).
Encombrement important, rendant son intégration difficile dans des moteurs compacts.
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Tableau de Maintenance – Système Injecteur-Pompe
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Conclusion générale
Le système d’injection injecteur-pompe représente une avancée technologique majeure dans le domaine
des moteurs diesel, en combinant haute pression, précision et compacité. Grâce à son intégration directe
dans la culasse et sa capacité à injecter du carburant à des pressions très élevées, il permet une
atomisation fine du carburant et une combustion optimisée.
Au terme de cette étude, il apparaît que la compréhension fine de chaque sous-circuit (basse pression,
haute pression, retour) ainsi que des composants comme l’électrovanne, la pompe de gavage ou le filtre
à carburant, est indispensable pour assurer une maintenance efficace. Les causes de pannes sont souvent
liées à un manque de filtration, à une mauvaise qualité de carburant ou à une usure mécanique des
composants internes.
Il est donc essentiel de mettre en œuvre une maintenance préventive rigoureuse, d’utiliser des
carburants conformes aux spécifications, et de disposer d’outils de diagnostic adaptés. Le présent travail
vise ainsi à servir de guide technique pour les professionnels de la maintenance, en contribuant à la
réduction des pannes, à l’optimisation des performances moteurs et à la prolongation de la durée de vie
des systèmes d’injection diesel.
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Annexe 1 : organigramme de SIMACOM Sarl
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Annexe 2: Présentation de quelques outils du garage de SIMACOM Sarl
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Figure 41 : Appareil pour démonter les pneus Figure 42 : Etaux monté sur etablir
Source : Prise par Aurel QUENUM Source :
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Figure 42: Chargeur batterie Figure 43 :poste de soudure
Source : Prise par Morel DJOHI Source : prise par
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Annexe 3 : mesure de sécurités individuelles (EPI)
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Annexe 4 : IMAGES DE QUELQUES OPERATIONS EFFECTUES LORS DU STAGE
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