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Le Cosmos

Ce document est un guide destiné aux élèves pour maîtriser les concepts philosophiques et exceller en dissertation. Il présente une méthodologie claire, des thèmes, des citations, ainsi que des exercices pratiques pour renforcer la compréhension de la philosophie. L'ouvrage vise à encourager les étudiants à s'engager activement dans l'étude de la philosophie et à développer une culture argumentative solide.

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MOT DE L’AUTEUR

Cet opuscule est un guide sûr et nécessaire pour les élèves


à la maitrise des pensées philosophiques dans le but d’être
excellents en philosophie. Ainsi, ce vadémécum est un moyen
idoine pour ne plus fuir les exercices de dissertation à cause de
la carence en connaissance d’auteurs philosophiques. Pour cela,
loin de se baigner au commentaire philosophique où l’expertise
méthodologique n’est pas toujours au rendez-vous, l’opportunité
voire l’occasion vous est donnée d’être des as en dissertation
philosophique en étoffant mieux vos sujets dans le but de les
rendre pertinents et convaincants. En un mot, voici une aubaine
pour vous chers apprenants, de mieux vous concentrer et de
vous intéresser à la dissertation par la maitrise des problèmes
philosophiques et une forte culture argumentative pour une
réussite optimale en philosophie.
Par ailleurs, ce chef-d’œuvre vous dévoile les mystères et
les méandres de la méthodologie philosophique tant de la
dissertation que du commentaire. Ainsi, un exposé
méthodologique et des exercices d’appui accompagnés des
sujets traités et d’application sont présentés pour vous rendre
forts en philosophie et vous donner des moyens adéquats
d’amour et de maitrise philosophique

1
SOMMAIRE

1ère PARTIE : THEMES ET CITATIONS PHILOSOPHIQUES


PAGES 3 – 47

2ème PARTIE : METHODOLOGIE


(DISSERTATION – COMMENTAIRE)
PAGES 48 – 52

3ème PARTIE : SUJETS PHILOSOPHIQUES


PAGES 53 – 56

4ème PARTIE : CORRECTION DES SUJETS


PAGES 57 – 59

5ème PARTIE : REDACTION DES SUJETS


PAGES 60 – 64

2
PARTIE I :
THEMES ET CITATIONS PHILOSOPHIQUES

CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE ?

Problème 1 : la signification ou la définition de la philosophie.

Exemple de sujet : La philosophie est-elle une science ?

I- La philosophie comme une science.

Descartes : « Toute la philosophie est comme un arbre dont les racines


sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce
tronc sont toutes les autres sciences » (Préface aux Principes de la philosophie)
Aristote : « La philosophie est la science de la totalité ».
Aristote : « Le philosophe est celui qui possède le savoir dans la mesure
du possible. »

II- La philosophie comme une pensée, un discours

Hegel : « La philosophie est la pensée qui se pense elle-même ».


Thomas Hobbes : « L’oisiveté est la mère de la philosophie »
Sénèque : « La philosophie doit apprendre à vivre et non à faire des discours
».

Problème 2 : Le rôle ou la valeur de la philosophie / philosophe

Exemple de sujet : Que pensez-vous de l’affirmation de Nkrumah :


« Les philosophies se présentent (…) non comme des systèmes abstraits et
éthérés, mais comme des armes intellectuelles à usage social » ?

I- Bien-fondé de la philosophie / Utilité sociale de la philosophie

Descartes : « C’est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de
les ouvrir que de vivre sans philosopher »
 La philosophie est une nécessité vitale pour l’homme car elle l’éclaire
et le guide. La philosophie est une boussole.

3
Mikel Dufrenne : « La philosophie est le discours d’un homme qui s’adresse
aux hommes pour leur parler du monde et des hommes ».
 La philosophie décrit les fléaux sociaux et peint les comportements
humains.

Ludovique Wittgenstein : « La philosophie n’est pas une doctrine mais une


activité »
 La philosophie est un instrument ou levier pour le progrès des
nations. Elle est un art une pratique
Blaise Pascal : « Se moquer de la philosophie c’est vraiment philosopher »
 Elle nous fait prendre conscience de notre existence.

II- Inutilité ou aspect spéculatif et abstrait de la philosophie

Le vulgaire : « mangeons, buvons, car demain nous mourrons »


 La philosophie ne sert à rien, elle n’est que folie.

Clément Rosset : « Il ne faut pas compter sur la philosophie pour trouver


des raisons de vivre. »
 Elle est inféconde et inefficace aux problèmes matériels de l’homme.

Karl Marx : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes


manières, il s’agit de le transformer ».
 La philosophie n’est que discours et rien d’autre. Pour cela, elle est
inane.

III- La nécessité de la philosophie

Problème 3 : Attitude face aux philosophes

Exemple de sujet : Faut-il avoir peur ou craindre le philosophe ?

I- Le philosophe comme un être à craindre.

Thalès de Milet était tombé dans un puits. Donc le comportement du philosophe


est bizarre.

4
 Le philosophe a un comportement bizarre et parfois irrationnel.
Diogène le Cynique marchant en journée dans les rues d’Athènes
avec une lanterne allumée disant je cherche l’homme.

Clémenceau : « Si j’avais une province à punir, je la ferrais gouverner par un


philosophe »

 Le philosophe est un homme nuisible et un intoxicateur de


consciences.

II- Le philosophe, un homme à aimer et à écouter.


Platon : « Etre philosophe, c’est savoir s’étonner »

 Le philosophe suscite l’étonnement et incite / invite à la pensée.


Gilles Deleuze : « Le philosophe est l’ami du concept, il est en puissance
de concept (…) »

 Le philosophe est un grand orateur et par là, il nous stimule à la


bonne expression, à la beauté du style.

III- La considération du philosophe

Problème 4 : La finalité ou mission de la philosophie.

Exemple de sujet : La philosophie vise-t-elle l’homme


intégral ?

I- La philosophie a pour but / fonction l’épanouissement ou le


bien-être social.

Raymond Aron : « La philosophie véritable est celle de l’homme


intégral, et non la philosophie de la seule philosophie ».
 La philosophie a un souci l’équilibre et l’éducation de l’homme. Elle
est source d’épanouissement.
Ebénézer Njoh Mouellé : « l’initiative philosophique est indétachable
des préoccupations pratiques »
 La philosophie vise le changement social, le développement des
peuples.

5
Descartes : « Chaque nation est d’autant plus civilisée et prospère que les
hommes y pratiquent mieux la philosophie ».
 Elle a pour objectif de civiliser les hommes et d’œuvrer pour
l’émergence des nations.

II- La philosophie a pour fin elle-même.

Karl Jaspers : « l’essence de la philosophie, c’est la recherche de la vérité… »


 La philosophie n’a aucune fin utilitaire pratique.

Thomas Hobbes : « L’oisiveté est la mère de la philosophie »


 Elle a juste pour but le divertissement de l’esprit.

Hegel : « la philosophie est la pensée qui pense elle-même ».


 Elle vise uniquement la pensée donc l’agréable.

III- L’indispensabilité de la philosophie

Problème 5 : Rapport entre philosophie et science

Exemple de sujet : La philosophie est-elle un discours contraire à celui de la


science ?

I- Philosophie est opposée à la science

Jean Ladrière : « La science et un savoir de type opératoire »


 La science est pratique alors que la philosophie est théorique.

Jean François Revel : Face à la science, « la philosophie se trouve dans


une situation inconfortable ».
 La science est une rédemption aux besoins de L’homme et non la
philosophie.

II- Convergence entre science et philosophie

Descartes : « La philosophie est la mère des sciences »


 Elle est une science, elle a un objectif et une méthode comme les
autres sciences.

6
III- Complémentarité entre science et philosophie.

Kwamé Nkrumah : « La théorie sans pratique est vide et la pratique sans théorie
est aveugle »
 Philosophie et science se complètent.

*********

CHAPITRE II : LA PHILOSOPHIE EN AFRIQUE

Problème : Existence d’une philosophie en Afrique

Exemple de sujet : Peut-on parler d’une philosophie propre en


l’Afrique ?

I- La non existence de la philosophie en Afrique ou l’inutilité de


l’ethnophilosophie.

Njoh Mouelle : « Le philosophe qui tient office de conservation de


musée est un pseudo-philosophe, inutile à la société ».
 L’ethnophilosophie n’est pas une philosophie au regard de son
caractère passéiste.

Martin Heidegger : « La philosophie est grecque dans son être même. »


 Elle est le propre de l’Europe donc, il n’existe point de philosophie en
Afrique.

Marcien Towa : L’ethnophilosophie trahit à la fois l’ethnologie et la


philosophie.
 Elle n’est pas normative et pour cela, elle n’est pas une philosophie.

II- L’existence et de l’effectivité de la philosophie en Afrique.

Basile Fouda : « La philosophie nègre doit se transmettre à travers des


âges comme un héritage à recevoir, à défendre… »
 La philosophie est effective en Afrique, car elle est un legs culturel.

Georges Gusdorf : « Le règne de la raison à l’occidental demeure très


limité dans l’espace et le temps ».
7
 La raison étant universelle et la philosophie étant rationnelle, elle est
présente en Afrique du fait que les africains usent de leur raison pour
penser leur existence.

Placide Tempels. Il y a une philosophie bantoue qui ressort des mythes,


contes, proverbes, dictons…

III- De l’urgence de plus de critique et de rationalité de la


philosophie africaine

***********

CHAPITRE III : LA CONSCIENCE ET L’INCONSCIENT

Problème 1: Nature du psychisme humain

Exemple de sujet : Le moi se définit-il par sa conscience ?


I- Le moi comme pensée
Descartes : « Je pense donc je suis »
 L’être humain est essentiellement conscient car, il affirme son
existence par sa pensée

Alain (Emile Chartier) : « savoir c’est savoir qu’on sait »


 L’homme est exclusivement une pensée donc conscience.

Jean Paul Sartre : « Le fait psychique est coextensif à la conscience »


 L’inconscient n’existe pas.

II- L’inconscient psychique comme réalité du psychisme humain.

Freud : « Le moi n’est pas maître dans sa propre maison »


 L’homme n’est pas exclusivement conscient car, certains phénomènes
lui échappent.

8
Friedrich Nietzsche : « (…) la plus grande partie de notre activité
intellectuelle s’effectue d’une façon inconsciente ».
 La conscience humaine n’est pas toujours maitre des actes et des
actions qu’elle pose.

Bossuet : « Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes. »


 Il existe une force en nous qui échappe à la conscience et nous pousse
à l’irresponsabilité.

III- De la conscience et de l’inconscient comme nature du psychisme


humain

Problème 2 : Valeur de l’inconscient psychique

Exemple de sujet : L’inconscient psychique est-il un mythe dangereux ?

I- Négativité, immoralité et illusion de l’inconscient psychique.

Jean Paul Sartre : « tout homme qui se réfugie derrière l’excuse de ses passions
(…) est un homme de mauvaise foi. »
« L’homme est le produit de ce qui se fait »
 Pour lui, l’inconscient n’agit pas en homme du fait qu’il est source de
passions et que l’homme est totalement responsable des actes qu’il
pose.

Alain (Emile Chartier) : « L’inconscient est une méprise du moi, une idolâtrie
du corps ».
 Il est source du vice et de l’immoralité

Descartes : « Il vaut mieux changer ses désirs que l’ordre du monde ».


 L’inconscient psychique est irréel, mauvais et incorrect dans la
mesure où il nous conduit à la satisfaction des désirs du corps.

II- Nécessité et utilité de l’inconscient psychique

Spinoza. Nous sommes « conscients d’agir mais ignorants des mobiles qui nous
font agir ».
 Il peut être source d’inspiration et catalyseur d’action.

9
Freud : « Le rêve est le gardien du sommeil ».
 L’inconscient psychique est source d’épanouissement psychique et
protection en l’absence de la conscience.

III- De la maîtrise du moi par l’exercice de la conscience

Problème 3 : L’existence ou nature de l’inconscient psychique.

Exemple de sujet : L’inconscient psychique est-il un leurre de notre


psychisme ?

I- L’inconscient psychique est une fiction, une imagination

Descartes : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée »


 L’homme est pure rationalité donc conscience. L’inconscient n’est
qu’une illusion

Alain : « L’inconscient psychique est un mythe dangereux »


 Pour lui, l’inconscient psychique est un irréel et davantage une
imagination mauvaise.

II- L’inconscient psychique comme un fait réel

Freud : « L’interprétation des rêves est en réalité la voie royale de la


connaissance de l’inconscient ».
 Par les rêves dont est victime chaque être vivant, l’inconscient
apparait comme un fait bien réel.

Edgard Morin : « L’homme est un être complexe de plusieurs paramètres ».


Il existe à la fois en l’homme une attitude inconsciente et consciente

III- L’inconscient psychique doit être domestiqué et canalisé

10
CHAPITRE IV : DESIR ET PASSION

Problème 1 : Valeur des passions

Exemple de sujet : Les passions sont-elles toujours incorrectes


moralement?

I- Immoralité ou aspect négatif des passions.

Nicolas Malebranche : « Nos passions sont malignes ».


 Les passions nous désorientent de la bonne action.

Emmanuel Kant : « Les passions (…) portent (…) le plus grand préjudice à la
liberté ; si l’émotion est ivresse, la passion est une maladie… »
 Les passions phagocytent la liberté humaine et rendent l’homme
prisonnier.

Alain : « La passion est toujours malheureuse ».


 Elle attriste l’homme et l’angoisse.

Ferdinand Alquié : « Nos passions sont nos erreurs »


 Elles sont incorrectes et déplorables.

II- Importance ou utilité des passions

Hegel : « Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion ».


 La passion est source de créativité et de progrès.

Vauvenargues : « Un homme sans passion est comme un roi sans sujets ».


 Les passions donnent un sens à nos vies.

Jean Jacques Rousseau parlant de la créativité littéraire déclarait : « Je ne pus


jamais écrire sans passion »
 Les passions nous inspirent et nous conduisent à la création de belles
œuvres.
Descartes s’exprimant au sujet des passions dit : « je les ai trouvées toutes
bonnes »
 Pour lui, les passions sont morales et éthiques.
III- De la canalisation des passions pour les rendre nécessaires.
11
CHAPITRE V : PERSONNALITE ET PERSONNE

Problème 1 : La définition ou la signification de la personne humaine

Exemple de sujet : La personne est-elle une valeur absolue ou une simple


créature naturelle ?

I- La personne humaine comme valeur absolue

Emmanuel Kant : « Agis toujours de telle sorte que tu puisses traiter l’humanité
dans ta personne aussi bien qu’en la personne d’autrui toujours en même temps
comme une fin et jamais simplement comme un moyen »
 La personne humaine est une valeur à respecter et à considérer.

Alain : « La loi morale est la loi dictée par une profonde volonté de la personne ».
 La personne humaine est l’incarnation et l’expression de la moralité.

II- La personne humaine comme simple créature, comme


individu

Emmanuel Mounier : « La personne ne croît qu’en se purifiant incessamment de


l‘individu qui est en elle ».
 La personne humaine, une simple réalité existentielle.

Aristote : « L’homme est un être psychosomatique »


 Il est une créature, une espèce vivante.

III- La personne humaine comme valeur absolue à respecter

Problème 2 : L’influence de la société sur la personnalité humaine.

Exemple de sujet : La vie en communauté met-elle en péril la


personnalité de l’individu ?

I- La société met en danger la personnalité de l’homme.

Jean Jacques Rousseau : « L’homme est né libre mais c’est la société qui le
corrompt ».
 La vie en société formate l’individu en détruisant ses qualités
12
Oscar Wilde : « Sans égoïsme, les gens sont incolores. Ils manquent de
personnalité. »
 Sans la société, l’homme est vide et sans personnalité.

II- La société n’impacte pas toujours négativement sur la


personnalité de l’homme.

Paul Guillaume : « La volonté est l’intervention de la personnalité totale dans la


motivation de chaque acte particulier ».
 L’homme se fait et forge personnellement sa personnalité.

Henri Bergson: « Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre
personnalité entière »
 La communauté déforme l’homme.

**********

CHAPITRE VI : AUTRUI

Problème 1 : Rapport entre autrui et moi


Exemple de sujet : L’autrui est-il un enfer pour moi ?

I- Autrui comme un ennemi / rapport conflictuel

Jean Paul Sartre : « L’enfer c’est les autres ».


 L’autre est un adversaire et une source de malheur.
Thomas Hobbes : « L’homme est un loup pour l’homme ».
 Autrui comme une menace permanente.

Hegel : « Toute conscience poursuit la mort de l’autre ».


 Autrui cherche toujours ma mort.
13
II- Rapport pacifique

Aristote : « Un ami est un autre soi-même ».


 Autrui est une source d’amitié.

Edmund Husserl : « Ma conscience reconnait l’existence d’autres consciences


dans un sentiment de coexistence ».
 Entre autrui et moi, il existe une harmonie.

III- De la complémentarité entre autrui et moi

Problème 2 : La connaissance d’autrui

Exemple de sujet : Autrui est-il une énigme ?

I- Autrui comme un mystère

Montaigne : « L’homme est divers et ondoyant ».


 Autrui est incernable

Marcel Proust : « Autrui est une ombre à laquelle nul ne peut jamais pénétrer ».
 L’être humain est inconnaissable et un mystère infranchissable.

Freud : « L’homme est obscur en lui-même ».


 L’homme n’est pas transparent en lui-même et par conséquent
imperméable.

II- Autrui est connaissable

Jean Paul Sartre : « Aimer c’est vouloir être aimé ».


 Par l’amour, nous pouvons nous dévoiler à l’autre et l’autre à nous.

Victor Hugo parlant du je, dit : « Ah, insensé qui croit que je ne suis pas à toi ».
 Par le dialogue et la communication je peux appréhender Autrui.

Aristote : « Autrui est indispensable à la connaissance de soi »


 Il est une valeur de la connaissance et un guide pour moi.

Problème 3 : Valeur d’Autrui


14
Exemple de sujet : Autrui est-il une source d’épanouissement ou un danger ?
I- Autrui comme condition de bonheur et d’épanouissement

Jean Paul Sartre : « Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-
même »
 Il me permet de me connaitre

Gabriel Marcel : « Eh bien, pour moi le ciel c’est les autres »


 Autrui est ma condition de bonheur et de joie.

II- Autrui comme source de malheur et de danger

Jean Paul Sartre : « La rencontre avec Autrui est un heurt de libertés ».


 L’autre est un obstacle à ma liberté.

Fichte : « Le moi se pose en s’opposant au non moi ».


 Autrui constitue une source d’effroi et d’angoisse perpétuelle.

III- La nécessité et l’indispensabilité d’autrui pour moi.

*********

15
CHAPITRE VII : LA SOCIETE

Problème 1 : Valeur de la société

Exemple de sujet : Faut-il dire que la société dénature l’homme ou qu’elle


l’humanise ?

I- La société dénature l’homme

J.J. Rousseau : « l’homme nait bon mais c’est la société qui le corrompt. »
 La communauté déforme l’homme
Nicolas de Condorcet : « Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes
est trompée par des charlatans ».
 La société ne garantit les libertés des hommes que selon un bon code
de conduite.

Karl Marx : « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours, c’est l’histoire de la
lutte des classes ».
 La société est source de conflit et de violence

II- La société est source d’humanisation pour l’homme

Henri Bergson : « La société est dans l’individu et l’individu est dans la


société ».
 L’homme ne peut vivre hors de la société.

Emile Durkheim : « Quand notre conscience parle, c’est la société qui parle en
nous »
 La société est le guide moral de l’homme.
Pour Thomas Hobbes, la société préserve les intérêts des hommes ainsi
que leurs biens.

III- De la nécessité de la société pour l’homme

Problème 2 : La nature / Le statut de la société

Exemple de sujet : Un peuple est-il une communauté naturelle ou cultuelle ?

16
I- La société, un fait naturel

Aristote : « Toute cité est naturelle, elle fait partie des choses naturelles ».
 La société est une réalité historique naturelle.

Henri Bergson : « Une société humaine est un ensemble d’hommes libres ».


 La société est une réalité intrinsèque de l’existence humaine.

II- La société, un fait culturel

Henri Bergson : « la sociabilité est synonyme de solidarité sociale ».


 La solidarité, un pacte et un mode de vie identitaire d’un peuple.

Jean jacques Rousseau : « La société est une volonté de se parfaire ».


 Elle est donc un ensemble de conventions et de pratiques des
individus dans un espace donné.

III- La société est la symbiose naturelle et culturelle

CHAPITRE VIII : LA MORALE

Problème 1 : Le fondement de la morale

Exemple de sujet : L’obligation morale se réduit-elle à l’obligation sociale ?

I- L’acte moral se réduit à/ se fonde aux lois sociales

Montesquieu : « Etre libre c’est faire tout ce que les lois permettent ».

Pour Henri Bergson, la première source morale est la« la pression sociale »

II- L’acte moral s’appuie aussi sur la conscience humaine / les


autres fondements de la morale

Jeremy Bentham : « Pas d’intérêts pas d’actions ».


17
 Le profit est la base de l’acte moral.

Pour Rousseau : c’est la pitié qui fonde la morale car l’homme a une répugnance
innée à voir son semblable souffrir

Rousseau : « Conscience, conscience ! Instinct divin, […] juge infaillible du bien


et du mal… »
 L’idéal moral doit concilier la loi sociale au devoir de la conscience

Kant : « Agis toujours comme si la maxime de ton action devrait servir de loi
universelle de tous les êtres raisonnables ».

Arthur Schopenhauer : « Le devoir est ce qui est contraire à la nature ».


 L’impératif de la raison nous pousse toujours à être justes, à respecter les
normes sociales.

III- La morale se fonde à la fois sur les lois sociales et la


conscience humaine

Problème 2 : Le rapport / La relation entre la morale et nos pulsions

Exemple de sujet : La moralité entraine-t-elle nécessairement la répression


de nos pulsions ?

I- La moralité entraine la condamnation ou la répression de nos


pulsions (passions)

Cicéron : « Toutes les passions ont leur source dans l’intempérance qui est une
défaillance de l’esprit tout entier et de la droite raison »
 Les passions sont des désirs violents incontournables qui nous
conduisent à l’appauvrissement spirituel.

Nicolas Malebranche : « Nos passions sont malignes »


 Les passions s’opposent à la moralité dans la mesure où elles sont
mauvaises et vicieuses.

Alain : « La passion est toujours malheureuse »


 Du fait que la passion rend l’homme triste, elle est contraire au bien, à
la moralité.
18
II- La passion n’est pas toujours mauvaise pour être condamnée
par la moralité

Hegel : « Les passions constituent l’élément actif du monde. Elles ne sont pas
toujours opposées à l’ordre éthique »
Les passions sont source de bien entre les hommes.

Alphonse Lamartine : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».


 Sans les passions, l’homme ne pose pas de actes bons ; il devient un
animal dangereux.

III- Il faut rationnaliser les passions pour qu’elles soient toujours


source de bien

J. J. Rousseau : Le sage domestique ses passions avec raison.

**********

CHAPITRE IX : LE DROIT ET LA JUSTICE

Problème 1 : fondement du droit

Exemple de sujet : Le droit est-il l’expression de la force du fort ?

I- Le droit se fonde sur la force

Otto Von Bismarck : « La force crée le droit ».


 Le droit s’enracine sur la force qui assure sa puissance et sa pérennité.

Jean la Fontaine : « La raison du plus fort est toujours la meilleure »


La force sécurise le droit et restaure l’ordre.

Calliclès : « Celui qui vaut le plus doit emporter sur celui qui vaut le moins… »
 Les lois sont sources de complot des faibles sur les forts ; seule la
force peut permettre à l’homme de s’affirmer et de protéger son droit.
19
II- La loi comme fondement du droit

Rousseau : « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté »


 La loi garantit la liberté humaine, pour cela elle doit fonder le droit.
Rousseau : « La force ne fait pas le droit (…) on n’est obligé d’obéir qu’aux
puissances légitimes »

Montesquieu : « Etre libre, c’est faire tout ce que les lois permettent »
 La norme sociale comme substratum du droit.

III- Conciliation entre loi et force pour garantir le droit

Blaise Pascal : « Le droit sans la force est impuissant et la force sans le droit est
Tyrannique. »
 Le droit a besoin des lois et de la force pour être fondé. »

Problème 2 : La finalité de la justice

Exemple de sujet : La justice vise-t-elle toujours l’égalité ?


I- La justice a pour but l’égalité et l’équilibre social

Vladimir Jankélévitch : « L’équité (…) donne de l’air à la justice »


 La justice sociale a pour objectif l’équité c’est-à-dire l’équitabilité
entre les hommes.

Alain : « La justice, c’est l’égalité… »


 La justice vise à rendre les hommes égaux en tout socialement.
Baruch Spinoza : « La justice est une disposition constante de l’âme à attribuer à
chacun ce qui d’après le droit civil lui revient »
 La justice vise le partage équitable entre les hommes.

II- La déclinaison de la justice

Bergson : « La justice sociale n’a pas une même visée que la justice naturelle »
Karl Marx : « Le droit positif est nécessairement injuste »
 Le droit social est mauvais et inhumain. Les lois sociales sont
incorrectes.
Platon : « Ce sont les faibles, la masse des gens, qui établissent des lois (…) en
fonction de leur intérêt propre »
20
 La justice est symbole d’injustice et par conséquent vise l’inégalité
entre les hommes.

III- De l’urgence de pratique de la justice comme gage d’égalité et


d’épanouissement

**********

CHAPITRE X : L’ETAT ET LE POUVOIR

Problème : Valeur / Rôle / Finalité de l’Etat

Exemple de sujet : Que vous suggère cette pensée de Karl Popper : « Il n’y a
de la liberté qu’assurée par l’Etat » ?

I- L’Etat comme source d’épanouissement et condition de bien-être


des hommes
Hegel : « L’Etat c’est dieu »
 L’Etat est source de salut et de libération.
Nicolas Machiavel : « L’homme sans l’Etat n’est qu’une brute à vide sans
religion, seule la vie sous les lois peut être honnête et libre »
 L’Etat est garant de la liberté humaine et source de moralité.

Spinoza : « La fin de l’Etat est donc en réalité la liberté »


 L’état humanise et socialise l’être humain.

II- L’Etat comme instrument d’oppression et d’avilissement

Karl Marx : « L’Etat n’est rien de plus que la classe dominante érigée en
puissance dominante »

21
 L’Etat est symbole d’oppression car son rôle est moins l’intérêt
général mais plutôt l’exploitation.

Mikhaïl Bakounine : « L’Etat est un immense cimetière où viennent s’enterrer


toutes les manifestations de la vie individuelle »
 L’Etat est liberticide donc, tue les libertés des hommes.

Friedrich Nietzsche : « L’Etat, c’est le plus froid de tous les monstres froids, il
ment froidement, et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « moi l’Etat,
je suis le peuple. »
 L’Etat est source de mensonge et par ricochet immoral.

III- De la nécessité de l’Etat comme garant de la liberté totale de


l’homme.
Aristote : « L’Etat est une communauté de bien-être ».
 Sans l’Etat, il n’y a pas de bonheur véritable.

***********

CHAPITRE XI : LA VIOLENCE

Problème : Rôle / Légitimité de la violence

Exemple de sujet : La violence peut-elle avoir raison dans l’histoire ?

I- Bienfondé ou rôle positif de la violence

Dicton : « Qui veut la paix prépare la guerre »


 La violence, la force est signe de prévoyance.

Pierre Joseph Proudhon : « la violence est le phénomène le plus profond, le plus


sublime de notre vie morale »
 Elle nous pousse à l’action bonne et positive.
Héraclite : « le combat est père et roi de tout »
 La violence œuvre pour le progrès et le changement.
22
Friedrich Nietzsche : « Tout ce qui est nouveau vient malgré »
 La violence est synonyme de progrès

II- Rôle négatif de la violence ou son illégitimité

Eric Weil : « La violence est un problème pour la philosophie, la philosophie


n’en est pas un pour la violence … »
 Elle est dangereuse et illégale

Eschyle : « La violence a coutume d’engendrer la violence. »

J. J. Rousseau : « Force ne fait pas droit »


 La violence est éphémère et immorale. Elle ne peut pas être utile et
nécessaire aux hommes.

III- Indispensabilité de la violence mais urgence de sa légalisation


et de réglementation

Hegel : « La violence est le moteur de l’histoire »


 Au-delà de son aspect répressif, la violence est source de construction
et de progrès dans le monde.

**********

23
CHAPITRE XII : LIBERTE ET RESPONSABILITE

Problème 1 : signification ou définition de la liberté (de l’homme libre)

Exemple de sujet : Qu’est-ce qu’un homme libre ?

I- Un homme libre est respectueux des lois


Cicéron : « Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres »
 La loi nous rend autonome

Jean Paul Sartre : « L’homme est libre même dans les fers »
 L’Etre humain est totalement libre, sa nature est la liberté.

Montesquieu : « Etre libre, c’est faire tout ce que les lois permettent »

II- Etre libre (la liberté) est l’expression de la volonté individuelle


(conscience)

Henri Bergson : l’Homme libre est celui dont les actes émanent de la
personnalité profonde ou du « moi profond » l’acte libre : « c’est l’âme entière, en
effet, que la décision libre émane…)

Kant : « La liberté morale, c’est la liberté de la volonté raisonnable qui n’obéit


qu’à sa propre loi. » C’est un devoir de conscience.

III- Etre c’est respecter la loi et suivre sa conscience

Problème 2 : Nature de la liberté

Exemple de sujet : La liberté humaine est-elle naturelle ou sociale ?

I- La liberté humaine est innée ou une donnée naturelle

Rousseau : « L’Homme est né libre… »


 L’homme nait libre, il est par essence un sujet autonome.
« Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme »
 La liberté est la caractéristique centrale de la valeur humaine. Elle est
donc naturelle.

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Jean Paul Sartre : « L’homme est libre, il est liberté »
 L’être se définit essentiellement par la liberté qui est sa nature.

II- La liberté, une conquête sociale

Ebénézer Njoh Mouellé : « La liberté de l’homme est plus exactement dans


les meilleurs cas, une libération perpétuelle ». C’est un défi permanent.

Victor Hugo : « la liberté commence où l’ignorance finit »


 Elle s’acquiert par l’éducation qui est un fait social.

III- La liberté est une quête permanente

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CHAPITRE XIII : TRIBU ET CLASSE SOCIALE

Problème 1 : Valeur des tribus


Exemple de sujet : les tribus œuvrent-elles pour l’émergence d’une nation ?

I- Les tribus ouvrent pour le progrès d’un pays

Pierre Clastres Pour lui les tribus aident et travaillent à mettre sur pieds un
pouvoir central pour réaliser l’intérêt commun.

Lewis Henri Morgan : « La tribu est une société complètement organisée (…)
Elle illustre la condition de l’humanité ».
 Les tribus permettent la socialisation de l’homme en le rendant
citoyen digne et travailleur.

II- Les tribus, une palissade pour l’essor d’un pays

Ebénézer Njoh Mouéllé : « En vue de l’organisation au mieux du bien-être de


l’homme, le cadre du clan et de la tribu est un instrument aujourd’hui dépassé »
 Les tribus sont désuètes et pour cela inutiles pour le développement
d’une nation.

25
Marshall Sahlins : « Une tribu est de l’ordre d’une large collection de bandes
(…) c’est un assemblage de clans »
 Les tribus conduisent au tribalisme qui est un fléau majeur freinant
l’émergence d’un pays.

Problème 2 : Rôle / Valeur des classes sociales

Exemple de sujet : Les classes sociales constituent-elles un obstacle à


l’éclosion d’une conscience nationale ?

I- Les classes sociales jouent un rôle négatif pour l’éclosion d’une


conscience nationale

Frantz Fanon : pour lui les classes sociales ne constituent pas une solution mais :
« seul l’engagement massif des hommes et des femmes dans les tâches éclairées
et fécondes donne contenu et densité à la conscience nationale »

 Elles sont plutôt sources de division

Maurice Kamto : selon lui, ni la tribu, ni les classes sociales ne peuvent assurer
le développement mais seule la démocratie véritable.

II- L’apport / le rôle positif des classes sociales

Karl Marx : « L’histoire des sociétés, c’est l’histoire de la lutte des classes »
 De son avis, les classes sociales sont source de révolution qui impulse
le développement.

Pierre Jalée : Les classes sociales sont utiles, car elles sont l’expression de la
production sociale qui apporte un changement positif.

Kwame Nkrumah : Les classes sociales en Afrique sont des sources d’éveil et
d’action.
*********

26
CHAPITRE XIV : LE PANAFRICANISME

Problème : Valeur / Rôle / Importance du panafricanisme

Exemple de sujet : Le panafricanisme est-il une solution pour le progrès de


l’Afrique ?

I- Utilité / bien-fondé du panafricanisme

Kwame Nkrumah : « L’unité est la condition du développement de l’Afrique »


 Le panafricanisme est la condition sine qua non du développement,
car, il unit les forces africaines.

Hamidou Kane : « L’ère des destinées singulières est révolue »


 L’Afrique en s’unissant constituera une superpuissance pouvant
s’imposer face aux autres.

Hubert Kamgang : « Les solutions à la problématique africaine ne sont ni au


FMI, ni à la banque mondiale (…) mais en Afrique même »
 Le panafricanisme comme voie de sortie de la crise africaine.

II- Limites du panafricanisme, les obstacles au panafricanisme


Frantz Fanon, la bourgeoisie africaine entrave l’unité de l’Afrique. Car dit-
il : « La bourgeoisie nationale, parce qu’elle est crispée sur ses intérêts
immédiats (…) se révèle… incapable d’édifier la nation sur des bases solides
et fécondes

III- Le panafricanisme est la solution idoine et nécessaire pour le


progrès de l’Afrique.

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27
CHAPITRE XV : NATURE ET CULTURE

Problème 1 : Nature / Spécificité de l’Homme

Exemple de sujet : L’homme est-il une donnée naturelle ou culturelle ?

I- L’homme comme un fait naturel

Aristote : « L’homme est un animal politique »


 Il est le fruit de la nature, car il est créé et a une matière (le corps)

Henry David Thoreau : « Le plus vivant est le plus sauvage »


 L’être humain est par essence une créature naturelle

Henri Bergson : « On a eu tort de dire : « Chasser le naturel, il revient au galop »


Car le naturel ne se laisse pas chasser, il est toujours là »
 La naturalité est intrinsèque (liée) à l’homme.

II- L’homme est un produit culturel

 L’homme ayant une identité, est une donnée culturelle. Pour cela
Edouard Herriot dit : « La culture, c’est ce qui reste quand on a tout
oublié »

Descartes, par la science l’homme devient un producteur. Il est donc un fait


culturel puisqu’il est Maître et possesseur de la nature.

Karl Marx : « l’homme est l’ensemble des rapports sociaux »


 Il est une donnée historique et non un fait naturel.

III- L’homme est un fait naturel et culturel

Georges Bataille : « L’homme est l’animal qui n’accepte pas simplement le


donné naturel, qui le nie »
 L’homme ne se limite pas au naturel, il le dépasse et le transcende par
la production.

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Problème 2 : Rapport entre nature et culture
Exemple de sujet : La nature s’oppose- t-elle à la culture ?

I- La nature comme négation de la culture

Jean Rostand : « Le biologique ignore le culturel »


 La nature est contraire à la culture car, elle n’est pas une
transformation ni une production.

Emmanuel Kant : « La sauvagerie est l’indépendance à l’égard de toutes les


lois »
 La nature est symbole de liberté

II- La nature comme continuité de la culture

Simone Beauvoir : « On ne nait pas femme, on le devient »

Charles Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus
fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux
changements »
 La nature est évolutive

III- Complémentarité nature et culture

Maurice Merleau-Ponty : « Il est impossible de superposer chez l’homme


une première couche des comportements que l’on appellerait « naturel » et un
monde culturel ou spirituel fabriqué et tout est naturel chez l’homme.

29
CHAPITRE XVI : L’ART

Problème 1 : Nature de l’art

Exemple de sujet : L’œuvre d’art est-elle une imitation ou une création ?

I- L’œuvre d’art est une imitation

Platon : « L’art est une reproduction mimétique (mémoire) du réel »


 L’artiste reproduit la nature

Stendhal : « Le roman est un miroir que l’on promène le long de la rue »


 L’art est le reflet, la copie de la réalité

Henri Bergson : « L’art n’est sûrement qu’une vision plus directe de la


réalité »

II- L’œuvre d’art comme création

Oscar Wilde : « L’art procède du pouvoir créateur de l’esprit humain ».


 Il est un fait créer et pensé

Hegel : L’art est une pure imagination de l’esprit humain. C’est pourquoi il se
demande : « Quel besoin avons-nous de revoir des tableaux ou sur la scène
des amoureux, des paysages (…) que nous connaissons déjà pour les avoir
vus… »
 L’art est le produit de l’intelligence de l’homme qui lui donne une
existence

III- L’art comme expression conjuguée imitation et création.

Problème II : La finalité / la valeur / l’importance / rôle de l’art

Exemple de sujet : L’art est-il inutile ?

I- Inutilité / Valeur esthétique de l’art

Thomas Mann : « L’art ne constitue pas une puissance, il n’est qu’une


consolation »
30
 L’art n’est qu’un passe-temps et non une arme à usage social

Kant : « L’art ne veut pas la représentation d’une chose belle, mais la belle
représentation d’une chose »
 Le souci de l’art n’est que l’esthétique.
Hegel : « L’art c’est la représentation sensible de l’idée »
 L’art est simplement une idée, une création du beau.

II- Utilité / Engagement de l’art

André Malraux : « L’art est une lutte antidestin »


 L’art permet à l’homme de survivre au temps, de s’immortaliser
Goethe : « Ce qui nous contrarie dans la vie nous fait plaisir dans un tableau »
 Elle a une fonction cathartique c’est-à-dire qu’elle purifie l’homme et
le galvanise en lui donnant le goût à la vie.

Victor Hugo : « l’art pour l’art est beau mais l’art pour le progrès est plus beau
encore »
 L’art est source de progrès, une puissance sociale.

III- La nécessité de l’art comme source d’immoralité de l’âme


humaine.

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31
CHAPITRE XVII : LE TRAVAIL ET LES MODES DE
PRODUCTION

Problème 1 : Valeur / Rôle / Importance / Finalité du travail

Exemple de sujet : Le travail libère-t-il réellement l’homme ?

I- Le travail comme moyen de libération de l’homme

Voltaire :« Le travail éloigne de nous trois grands maux : le vice, l’ennui et le


besoin »
 Le travail rend l’homme autonome et moral

Adam Smith : « Le travail est donc la mesure réelle de la valeur échangeable »


 Le travail est source de revenu financière

Jules Lequier : « En faisant, l’homme se fait »


 Le travail humanise l’homme et le socialise

II- Le travail est une source d’aliénation et d’asservissement

Selon la bible Chrétienne : « Tu mangeras à la sueur de ton front »


 Le travail est pénible et douloureux.
 Le travail dégrade l’homme et l’animalise.

Karl Marx : « Le travail aliéné, le travail dans lequel l’homme se dépossède est
sacrifice de soi, mortification »
 Le travail est source de mort lorsqu’il est anéantissant et mal payé

III- Nécessité et indispensabilité du travail

St Antoine d’Exupéry : « l’homme se reconnait en se mesurant à


l’obstacle »
 Le travail malgré son caractère pénible permet à l’homme de se
découvrir, de savoir ses potentialités pour mettre sa vie en valeur.

**********

32
CHAPITRE XVIII : LE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

Problème 1 : Signification / Facteur / Fondement du développement


de l’Afrique

Exemple de sujet : Le développement de l’Afrique se limite-t-il au


développement moral ?

I- Le développement de l’Afrique comme l’expression du


développement de l’être.

Maurice Kamto : « plus qu’une urgence d’aide financière (en Afrique), il y a


pour ce continent sinistré urgence de pensée »
 Le développement signifie / se fonde sur la rationalité, la réflexion et le
savoir.

Tibor Mende : « Les pays qui ont dû renoncer à leurs empires ont trouvé
dans l’aide l’instrument (…) pour plonger leur influence.»
 Les pays africains pour de développer doivent s’affranchir des aides
extérieures et prendre conscience d’eux-mêmes.

Ebénezer Njoh Mouélé : « Le développement est un processus total et


complet qui dépasse largement le cadre de l’avoir pour recourir à
l’éducationnel et au culturel »
 Le développement doit s’appuyer sur l’éducation et la valorisation de nos
cultures.

II- Le développement de l’Afrique doit prendre racine sur l’avoir.

Adam Smith : « L’homme est un être de besoin matériel »


 Pour lui, le développement est l’abondance des biens matériels.

Marcien Towa : « L’option est donc sans équivoque : se nier, mettre en question
l’être même de soi, et s’européaniser fondamentalement »
 Pour lui la science et la technique sont les bases du développement de
l’Afrique.

III- Le développement est l’équation conciliatrice de l’être et de


l’avoir.
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Problème 2 : Fondement / Facteur du sous-développement de l’Afrique.

Exemple de sujet : Que vous suggèrent ces propos de Njoh Mouéllé : « Le


sous-développement de l’avoir n’est pas l’essentiel ; le véritable sous-
développement est celui de l’être » ?

I- Les facteurs du sous-développement sont d’ordre intellectuel et


spirituel.
Njoh Mouéllé : « Le spectacle le plus affligeant est situation de sous-
développement est celui de l’irrationalité dans le comportement »

 La première cause du sous-développement est l’ignorance et l’esprit


superstitieux.

Maurice Kamto : « Plus qu’une urgence d’aide financière (en Afrique), il y a


pour ce continent sinistré urgence de pensée »
 La carence intellectuelle et le non-usage de la raison est facteur du sous-
développement de l’Afrique.

Hubert Kamganag : « Les solutions à la problématique africaine ne sont ni au


FMI, ni à la Banque Mondiale (…). Mais en Afrique même »
 La dépendance extérieure fragilise l’Afrique et la rend pauvre et sous-
développée.

René Dumont : « De cette effroyable misère, nous sommes les premiers


responsables, nous les pays développés »
 L’occident est responsable du sous-développement de l’Afrique.

II- Les facteurs matériels du sous-développement

Théophile Obenga : « La maladie politique Africaine, aujourd’hui, est de


penser qu’il existe des « partenaires » dans le monde pour secourir
l’Afrique »
 L’Afrique doit compter uniquement sur elle pour développer ses
infrastructures.

Pour Samir Amin, la raison faillible du développement (sous-


développement) c’est l’absence de résolution agricole.

34
Marcien Towa : « l’option est donc sans équivoque : se nier, mettre en question
l’être même de soi, et s’européaniser fondamentalement »
 Le sous-développement de l’Afrique se justifie par l’absence de la
science et de la technologie.

III- Le sous-développement est l’expression de l’être et de l’avoir.

Aristote : « L’homme est un être psychosomatique »


 Ses besoins sont donc spirituels et matériels.

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CHAPITRE XIX : LA PENSEE LOGIQUE

Problème 1 : La valeur / L’importance de la logique

Exemple de sujet : La logique est-elle cette formule magique qui nous ouvre
les clefs pour comprendre l’univers ?

I- Utilité / Bienfondé de la logique

Rickert : « La logique est la morale de la pensée »


 Elle éclaire notre réflexion

Einstein : « Ce qu’il y a d’incompréhensible, c’est que le monde soit


compréhensible »
 La logique nous permet d’expliquer et de comprendre le réel.

II- Les limites de la logique


Blaise Pascal : « Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison »
 La raison seule ne suffit pas à maitriser le monde, car celui-ci n’est pas
toujours rationnel.
Selon René Descartes, la logique ne nous apprend rien, elle est tautologique
(répétitive) et stérile (inféconde)

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Blaise Pascal : « Le cœur a ses raison que la raison ignore »
 Il y a des choses qui vont au-delà du raisonnement logique et qui ne sont
aucunement sous l’emprise de celui-ci.

III- Son incontournabilité ; c’est qu’elle oriente notre raison.

Problème 2 : Fondements / Principes de base de la logique

Exemple de sujet : Peut-on parler d’une logique de l’irrationnel ?

I- La logique peut être irrationnelle

Henri Laborit : « Opposer rationnel et irrationnel nous parait particulièrement


absurde… »
 La logique est fondée aussi sur l’irrationalité du fait que celle-ci n’est pas
toujours contraire à la rationalité.

Nietzsche : « L’illogique est nécessaire à l’Homme, et il en ait beaucoup de


bien »

II- La logique est l’exclusivité de la raison, du réel

Robert Blanché : « la logique est l’étude des raisonnements ou inférences,


considérés du point de vue de leur validité »
 La logique est essentiellement rationnelle.

Emmanuel Kant : « La raison n’aperçoit que ce qu’elle produit elle-même


d’après ses propres plans »
 La logique c’est la raison

III- La logique est l’expression du connaissable

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CHAPITRE XX : L’ESPACE ET LE TEMPS

Problème 1 : L’influence / L’impact de l’espace et du temps dans la vie de


l’individu.

Exemple de sujet : Le cadre spatio-temporel est-il essentiellement


destructeur ?

I- Le cadre spatio-temporel impacte négativement la vie humaine,


car il est destructeur.

Unamuno : « t’espace et le temps sont nos plus cruels tyrans »


 Ils nous rendent esclaves, asservissent notre existence.

Héraclite : « Tout coule rien ne demeure »


 Ils ravagent l’homme en détruisant tout dans sa vie.

Martin Heidegger : « Dès qu’il est né l’homme est assez vieux pour mourir. »
 L’espace et le temps sont source d’angoisse.

II- Le cadre spatio-temporel comme des réalités importantes dans la


vie de l’homme.

Lagneau : « l’espace est la forme de ma puissance »


 Il est le cadre dans lequel l’homme se déploie et se réalise.

Heidegger : « l’homme est un être des lointains »


 Il peut transcender le temps et organiser son existence.

Jean Paul Sartre : « l’homme est le produit de ce qu’il fait »


 L’être humain n’est pas sous l’emprise de l’espace et du temps, il est
maître de sa vie.

III- L’espace et le temps donnent sens à la vie de l’homme. Ils sont


indispensables

Problème 2 : Nature / Statut / Essence du temps et de l’espace

Exemple de sujet : L’espace et le temps sont-ils des réalités de l’existence ?


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I- Le cadre spatio-temporel comme réalité

Pour Descartes, l’espace et le temps sont des existants indépendants de nous.


Isaac Newton : « Le temps absolu, vrai et mathématique en soi par nature, sans
relation à rien d’extérieur s’écoule uniformément (…) l’espace absolu par nature
sans relation à rien d’extérieur demeure toujours en soi »
 Ce sont des cadres absolus de l’existence.
II- Le cadre spatio-temporel est une simple idéalité.

Pour Emmanuel Kant, le temps et l’espace sont juste des cadres à priori de
notre sensibilité. Ils sont juste des conditions subjectives de notre représentation
du monde.

Leibniz : « l’espace n’est pas plus qu’une substance que le temps (…) c’est un
rapport, un ordre »
 Ils sont simplement des relations entre les choses.

De l’avis de St Augustin, le cadre spatio-temporel est uniquement un mode


subjectif de notre pensée.

III- Le cadre spatio-temporel est une idée qui est réalité

**********

CHAPITRE XXI : LA SCIENCE

Problème : La valeur / L’importance de la science

Exemple de sujet : la science peut-elle apporter e salut à l’humanité ?

I- La science comme salut de l’humanité.

Paul Valéry : « Il faut n’appeler science que l’ensemble des recettes qui
réussissent toujours »
 La science améliore le vécu quotidien de l’homme.

Francis Bacon : « la connaissance est un pouvoir »


 La science nous procure la connaissance qui permet à l’homme de
dominer et de maitriser le réel.
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Par la science, l’homme devient comme l’avait souhaité Descartes : « Maître
et possesseur de la nature »

II- Effets néfastes et dévastateurs de la science.

Henri Bergson : « L’humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès
qu’elle a fait. Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d’elle »
 La science détruit l’homme et l’écrase.
Georges Duhamel : « La science est comme une maladie »
 Elle est source de destruction totale tant de l’homme que de son biotope.

Alexis : « Après tout, la civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et
des machines, mais celui de l’homme »
 La science a provoqué le chaos dans le monde et non le bien-être.

III- Nécessité et urgence d’une science conscience et bioéthique pour


le bien-être de l’homme.

Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Edgar Morin : « science sans conscience ne sert à rien ».

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39
CHAPITRE XXII : LES MATHEMATIQUES

Problème : Cf. Chap. XXI

CHAPITRE XXIII : LES SCIENCES DE LA MATIERE

Problème : Cf. problème du Chap. XXI

SUJET : Les sciences de la matière constituent-elles aujourd’hui un danger pour


l’humanité ?

Broutroux : « La science n’est pas seulement une connaissance, c’est une


éducation »

Jean Rostand : « si elle a réponse à tout, peut-être la science, du moins aura-t-


elle remède à tout »

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CHAPITRE XXIV : LES SCIENCES HUMAINES

Exemple de Sujet : Une science de l’homme est-elle possible ?

Problème 1 : La connaissance / L’étude de l’homme

Sujet : Lévi-Strauss affirme : « le but dernier des sciences humaines n’est pas
de constituer l’homme, mais de le dissoudre »

Problème 2 : la finalité des sciences humaines.

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CHAPITRE XXV : LA VERITE

Problème : Définition / Signification de la vérité

Exemple de sujet : N’y a-t-il de vrai que ce qui est vérifié ?

I- La vérité est synonyme du vérifiable

Antoine de Saint Exupéry : « La vérité c’est le langage qui dégage l’universel »


 La vérité est ce qui est connue de tous.

St Thomas d’Aquin : « La vérité est l’adéquation de l’esprit et de la chose »


 Elle est une concordance entre le dire et le fait réel.
II- La vérité n’est pas toujours vérifiable

Emmanuel Kant : « L’idée est un concept qui dépasse la possibilité de


l’expérience »
 La vérité n’est pas expérimentale mais une cohérence d’esprit.

Baruch Spinoza : « Une idée vraie doit s’accorder avec ce dont elle est l’idée »
 De cet avis, l’on s’aperçoit que la vérité est simplement un accord de
l’idée avec elle-même.

III- La vérité est l’expression du vérifiable et du naturel / La vérité


est l’équation du vérifié et de l’inné.

David Hume : « il n’existe ni idées innées ni idées générales. Les idées sont des
copies des impressions sensibles.»

Problème 2 : Le caractère ou la nature d’une vérité.

Exemple de sujet : Peut-on affirmer : « A chacun sa vérité »

I- La vérité est relative et personnelle.

Dicton populaire : Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Albert Jacquard : « L’important n’est pas que mon discours soit vrai, mais qu’il
soit sincère »
41
 La vérité est l’expression du cœur de l’homme, car elle exige l’honnêteté
et la sincérité.

II- La vérité est universelle et absolue.

St Thomas d’Aquin : « On définit la vérité par la conformité de l’intellect et du


réel »
 La vérité est une appréciation commune. Elle est objective et non
subjective.

Aristote : « Platon m’est cher, mais la vérité m’est plus chère encore »
 La vérité est une expérience rationnelle qui fait l’universalité.

III- La vérité est une valeur absolue qui transcende tout.


CHAPITRE XXVI : L’EXITENCE ET LA MORT

Problème : Définition/ Signification de l’existence

Exemple de sujet : Exister est-ce risquer sa vie ?

I- L’existence c’est le risque de sa vie


Sörene Kierkegaar : « Le monde me donne la nausée, il est fade et n’a ni sel, ni
sens »
 L’homme est l’être d’un choix existentiel.

Gottfried Wilhelm Leibniz : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien »
 L’existence est problématique et tributaire d’une essence qui est son
créateur et sa raison d’être.

Dicton : « la vie ne vaut rien »


 La vie est une partie d’expérience et de jeu.

II- L’existence comme un bien suprême.

René Descartes : « Je suis, j’existe, cela est certain »


 L’existence est une valeur incommensurable.

Jean Paul Sartre : « Exister, c’est faire en faisant se faire, n’être rien que ce
qu’on fait »
42
 L’existence est le moyen par lequel, l’homme se réalise se déploie. Donc
elle est un bien suprême.

III- L’existence est indéniable et nécessaire au bien humain

Problème 2 : l’influence / L’impact de la mort dans l’existence


humaine

Exemple de sujet : la mort abolit-elle le sens de l’existence ?

I- La mort est source de destruction et d’anéantissement

Sénèque : « Après la mort tout fini ; même la mort »


 La mort est une fatalité et une finitude totale.

Vladimir Jankélévitch : « La pensée ne tue pas la mort, mais c’est la mort


qui tue la pensée »
 La mort est inarrêtable et impénétrable pour cela, elle hante l’homme et
le rend impuissant et angoissé.

Martin Heidegger : « L’homme est un être pour la mort »


 La mort fragilise l’existence humaine et le condamne à l’effroi et la
crainte.

II- La mort donne sens et valeur à notre existence.


Antoine de St Exupéry : « Ce qui donne un sens à la vie, donne un sens à la
mort »
 La mort est source de bonheur véritable.

Socrate in Apologie de Socrate : « La mort est une aubaine »

 Elle est un couronnement de l’existence de l’homme qui le conduit à


l’ataraxie. La mort est donc libératrice.

Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts »


 La mort rend l’homme immortel, car il est toujours là et vit malgré la
mort.

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III- La mort est un fait réel qu’on doit préparer pour mieux la
transcender.

CHAPITRE XXVII : DIEU ET LA RELIGION

Problème 1 : Le rôle / La valeur / La finalité de la religion

Exemple de sujet : Le discours religieux a-t-il encore tout son pesant


d’or dans la société actuelle ?

I- La religion est encore utile, importante pour nous.

Henri Bergson : « La morale est coextensive à la religion »


 Elle est un éveil de conscience et a une valeur morale.

Charles Baudelaire : « Quand même Dieu n’existerait pas, la religion serait


encore sainte et divine »
 La religion est un guide et une lumière qui conduit l’homme au bonheur
véritable.
Sören Kierkegaard : « Le Christianisme n’instruit pas, il édifie »
 La religion socialise et humanise l’homme en vue de son épanouissement
total.

II- La religion est une entorse, une entrave au progrès de l’homme.


Karl Marx : « La religion c’est l’opium du peuple »
 Elle est source d’inertie et d’inaction.

Ludwig Feuerbach : « l’homme pauvre possède un Dieu riche »


 L’homme est aliéné par la religion.
Sigmund Freud : « La religion est une névrose universelle »

III- La religion est nécessaire à l’homme

Problème 2 : L’existence de Dieu

Exemple de sujet : Dieu est-il ?


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I- Dieu est l’existence de tout, il est.
Descartes : L’idée du Dieu est innée en l’homme, car la raison humaine « prouve
clairement l’existence de Dieu »
Baruch Spinoza : « Dieu, c’est la nature » Il est Eternel et Infini
Bossuet : « ce qui est hasard à l’égard des hommes est dessein à l’égard de Dieu »
II- Dieu est une illusion, une idée.

Albert Camus : « Dieu n’est qu’un fantôme qui suscite la peur de la mort et de la
souffrance »

Alphonse Lamartine : « Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer la mort », il
est une excuse.

Flodor Dostoïevski : Dieu n’existe pas, je suis Dieu : « C’est pour ne pas se tuer
que l’homme a inventé Dieu »

III- Dieu comme un être transcendantal

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45
CHAPITRE XXVIII : L’HOMME ET L’HISTOIRE

Problème 1 : L’influence / l’impact / le rôle de l’histoire dans la vie de


l’Homme

Exemple de sujet : L’homme a-t-il une histoire ou est-il une histoire ?

I- L’homme a une histoire, il est acteur de son devenir.

Jean Paul Sartre : « L’homme est le produit de ce qu’il se fait »


 Il est le maître de son histoire.

Albert Camus : « l’homme est la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est »
 L’homme transcende la naturalité historique pour faire sa propre histoire.

II- L’homme est une Histoire donc il est produit de celle-ci.


Karl Marx : « ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité,
c’est au contraire la réalité sociale qui détermine leur conscience »
 L’homme est le reflet de l’histoire humaine.

Hegel : « l’histoire universelle est le progrès dans la conscience de la vérité »


 L’homme est un instrument de l’histoire universelle

III- L’homme transcende l’histoire

Problème 2 : La signification / la définition de l’histoire.

Exemple de sujet : L’histoire est-elle rationnelle ?

I- L’histoire signifie la rationalité, l’intelligibilité.

Hegel : « Ce qui est réel est rationnel et ce qui est rationnel est réel ».
 L’histoire est le fruit de la raison humaine

Raymond Aron : « Les idées de la raison régulent l’histoire »


 La raison fait l’histoire

II- L’histoire veut dire écoulement naturel des faits.


46
Karl Marx et Engels : « L’histoire est le symbole de la révolution et du
changement »
Emmanuel Kant : « L’histoire recèle un dessein caché de la nature ».

III- L’histoire est un mystère à démystifier sans cesse

47
PARTIE II :
METHODOLOGIES PHILOSOPHIQUES

A- LA DISSERTATION PHILOSDOPHIQUE

I- Définition :
La dissertation philosophique est un exercice dialectique dont le but est de
résoudre un problème spécifique en appuyant sa démarche sur des preuves
universellement reconnues.
II- Architecture de la dissertation philosophique
Elle se structure en trois (03) mouvements : l’Introduction, le
développement et la conclusion.
A- L’INTRODUCTION
Elle est la vitrine du travail. Sa fonction est de poser de façon claire le
problème philosophique jaillissant du sujet proposé. Pour cela, elle comprend
trois (03) éléments :
1) Le préambule
Il se fait de plusieurs façons.
a) Pour les sujets-types question (Sujet I de l’épreuve de philosophie)
 Par approche historique
 Par définition et explication des termes clés.
 Par contraste d’idées.
Exemple de sujet : Peut-on se passer de la philosophie ?

→ Par définition : D’une façon globale, la philosophie est une réflexion


critique et rationnelle sur le monde en vue de l’expliquer et de le
comprendre.

→Par contraste d’idée : Le débat autour de la valeur de la philosophie


n’a jamais fait l’unanimité entre les hommes. Si pour certains (la doxa),
elle est inane ; d’autres par contre la considère d’une grande utilité.
b) Le sujet type citation
48
Il constitue le 2ème sujet de l’épreuve. De ce fait, l’on procède par :
 Thèse philosophique convergente ou divergente d’un autre auteur que
celui du sujet proposé.

Exemples de sujets :
- Que pensez-vous de cette assertion de René Descartes : « C’est
proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de
vire sans philosopher?
- Au sujet de la philosophie, Clément Rousset dit : « Il ne faut pas compter
sur la philosophie pour trouver des raisons de vivre ». De cet avis, la
philosophie est inutile car, elle est inefficace et stérile face aux problèmes
de l’homme. S’opposant à lui, Descartes affirme sans œillère qu’elle est
une boussole et une nécessité pour l’humanité.

N.B : pour le sujet de type question (Sujet I) après le préambule fait par
l’approche définitionnelle, il faut toujours donner la reformation du sujet.
Aussi pour le (sujet II) après le préambule, on passe directement à la
problématique.

2) Le problème
Il s’agit de faire ressortir la thématique centrale du sujet. Pour la trouver,
on se pose les questions : de quoi s’agit-il ? Sur quoi repose ce sujet ?
N.B : Pour les sujet -citations, le problème peut se placer au début du
préambule.
3) La problématique
Il est question d’examiner le problème en les interrogeant pour pouvoir le
résoudre. A cet effet, l’on doit poser deux à trois questions qui questionnent le
problème et annoncent le plan pour le corps du sujet. Il y a donc une question qui
annonce la thèse et l’autre question qui annonce l’antithèse.

B- LE DEVELOPPEMENT
Il se fait en trois parties :
- La thèse (on défend la pensée du sujet)
- L’antithèse (on apporte des limites à la thèse)
- La synthèse (on trouve une solution au problème du sujet en tranchant
comme un juge). Ici l’élève donne son point de vue final par rapport au
problème du sujet.
49
1- Structure d’une partie
 Chapeau introductif de la partie en 1 phrase (de façon claire, il faut
donner le titre de chaque partie)
 Soutenir la thèse de la partie à l’aide des paragraphes.
 Faire à la fin un récapitulatif.
Récapitulatif = conclusion partielle (résumé de la partie) + la
transition (question annonciatrice de la partie suivante).

N.B : Conclusion partielle = titre de la partie + les arguments utilisés.


2- Structuration d’un paragraphe
Le paragraphe développe une et une seule idée secondaire (argument). Il
est donc composé de :
*L’évocation de l’argument ou idée secondaire
*L’explication de cet argument
*l’illustration : une citation et/ou un exemple connu de tous.

N.B : On ne fait ni de conclusion partielle ni de transition à la


synthèse. Ce qui signifie qu’après le développement de la synthèse, on passe
directement à la conclusion générale. Mais si la synthèse s’est faite en
plusieurs paragraphes, on fait la conclusion partielle.

C- CONCLUSION

C’est le lieu des bilans (rappels). Pour cela, on a :


 Le rappel du problème
 Le rappel de la démarche de résolution du problème (thèse + antithèse)
 Le rappel de la réponse trouvée au problème. (Rappel de la synthèse)

N.B : L’introduction et la conclusion se font en un paragraphe.

B- METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE

Il est un exercice qui permet de dévoiler le contenu du texte, d’émettre


son propre jugement sur le texte, de se prononcer sur son contenu.

50
I- REALISATION DU COMMENTAIRE DE TEXTE
PHILOSOPHIQUE
Tout comme la dissertation, il comporte 3 parties ;
A- INTRODUCTION
Elle se ramène à trois éléments majeurs :
1- La situation de texte
Elle comprend principalement le nom de l’auteur + son courant
philosophique, le titre de l’œuvre + date de publication et l’édition, l’idée
générale de l’œuvre.
2- Le problème philosophique du texte
3- La thèse de l’auteur
4- La problématique

B- LE DEVELOPPEMENT
Il tourne autour de trois articulations

1) L’explication analytique
Il est question d’expliquer fidèlement et rationnellement la pensée de l’auteur
du texte. Pour cela, l’on peut donner la(es)définition(s) d’un(es) concept(s),
affirmer ou la nier une idée qui ressort du texte.
2) L’évaluation critique
Au niveau de cette deuxième articulation, il faut formuler des objections, des
réserves à la pensée de l’auteur sans la détruire. Ainsi, nous pouvons faire.
 Une réfutation interne qui consiste à apporter des limites à la pensée de
l’auteur à l’aide de ses connaissances propres ; (critique personnelle)
 Une réfutation externe où l’élève ou l’étudiant convoque les auteurs qui
divergent d’opinions avec celles de l’auteur du texte. (critique avec des
auteurs)

3) La réinterprétation du texte
Pour ce dernier élément, le candidat doit donner l’intérêt, l’actualité, l’utilité
du texte pour nous (la société). Il s’agit donc entre autres :

51
- l’intérêt moral, religieux ;
- l’intérêt scientifique et technique ;
- l’intérêt sociologique ;
- l’intérêt politique, épistémologique, philosophique.

C- CONCLUSION
C’est le lieu des résumés. Il faut conclure le travail et cela se fait en :
1. Rappelant le problème philosophique du texte.
2. Faisant un bilan : analyse de la pensée de l’auteur + l’évaluation critique.
3. Donnant l’intérêt philosophique du texte.

52
PARTIE III : SUJETS
PARTIE III : SUJETS

A- DISSERTATION

SUJET 1 : Peut-on compter sur la philosophie pour réaliser le panafricanisme ?

SUJET 2 : La justice vise-t-elle l’équité entre les hommes ?

SUJET 3 : Tous les hommes sont-ils égaux ?

SUJET 4 : Les passions sont-elles une excuse ?

SUJET 5 : La pitié est-elle un sentiment noble ?

SUJET 6 : La violence est-elle toujours illégitime ?

SUJET 7 : L’unité africaine est-elle un mythe?

SUJET 8 : Peut-on accéder à la civilisation de l’universel sans renoncer à son


identité culturelle?

SUJET 9 : A-t-on toujours besoin de travailler pour vivre ?

SUJET 10 : Tout ce qui est rationnel est-il toujours vrai ?

SUJET 11 : Que vous inspire cette affirmation de Lévi-Strauss : « La conscience


est l’ennemi secrète des sciences sociales. » ?

SUJET 12 : Que vous suggère cette pensée d’Aristote : « la noblesse des


mathématiques est de ne servir à rien. » ?

SUJET 13 : Que pensez-vous de ces propos de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de


moi, loin de me léser tu m’enrichis. » ?

53
SUJET 14 : Etes-vous d’accord avec NJOH MOELLE lorsqu’il dit : « En vue de
l’organisation au mieux-être de l’homme, le cadre du clan et de la tribu est un
instrument aujourd’hui dépassé. » ?

SUJET 15 : Que pense-vous de cette déclaration de Edouard Herriot : « La


culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié. »?

SUJET 16 : Comment appréciez-vous ces propos de Thomas Mann : « L’art ne


constitue pas une puissance, il n’est qu’une consolation » ?

SUJET 17 : Les passions décrètent-elles l’irresponsabilité humaine?

SUJET 18 : La société aliène-t-elle l’individu ?

SUJET 19 : Les biotechnologies mettent-elles l’humanité en danger ?

SUJET 20 : L’inconscient psychique est-il un danger ?

B- COMMENTAIRE

TEXTE 1 : « Vous aussi, messieurs les juges, vous devez être pleins de confiance
devant la mort et ne considérer d’autre vérité que celle-ci : pour un homme de
bien, il ne peut y avoir aucun mal, ni pendant sa vie ni après sa mort, et les dieux
ne sont pas indifférents à ce qui lui arrive. Ainsi ce qui arrive à présent n’est pas
l’effet du hasard ; au contraire, il est évident à mes yeux qu’il valait mieux pour
moi mourir dès maintenant et être délivré des tracas ; voilà pourquoi aussi, à
aucun moment, le signe divin ne m’a retenu et pourquoi je n’en veux pas du tout à
ceux qui m’ont condamné ni à mes accusateurs. Bien sûr, ce n’est pas dans cette
intention qu’ils m’ont condamné et accusé, mais avec le sentiment de me porter
un préjudice : en cela ils sont répréhensibles. Je leur demande pourtant une toute
petite chose : quand mes fils auront atteint la fleur de l’âge, punissez-les,
messieurs, en les harcelant comme moi je vous harcelais, si vous avez
l’impression qu’ils se soucient d l’argent ou de quoi que ce soit d’autre plus que
de la vertu. »

Platon, Apologie de Socrate, 41d – 41e, Hatier.

54
TEXTE 2 : « Mais il pourrait paraître étrange que moi qui, en privé, mets mon
nez partout et dispense conseils à la ronde, je ne me risque pas à agir en public, à
prendre la parole devant le peuple et à conseiller la cité sur l’intérêt général. La
cause en est, comme vous me l’avez entendu dire en maintes occasions et
situations cette manifestation en moi d’un dieu ou démon dont Mététos a fait état
par dérision dans sa plainte. C’est quelque chose qui remonte à mon enfance,
l’invention d’une sorte de voix qui, lorsqu’elle se manifeste, me détourne toujours
de ce j’allais faire et jamais ne pousse à agir. C’est cela qui m’a empêché de
m’occuper de politique. Et, à mon avis, cet empêchement est parfaitement bien
venu car, sachez-le Athéniens, si j’avais entrepris de m’occuper de politique, il ya
belle lurette que je serais mort sans avoir été de la moindre utilité ni pour vous ni
pour moi. »

Platon, Apologie de Socrate, Hatier, 1993, P.67

TEXTE 3 : « L’économie moderne inconciliable avec toutes formes


d’autocratie, exige un espace bien plus vaste que celui de la tribu. C’est pourquoi
les nations africaines elles-mêmes se révèlent des cadres fort insuffisants en
regard des nécessités du développement et que l’unité africaine apparait alors
comme un impératif majeur du développement. En effet, l’unité africaine n’est
pas une fin en soi ; elle doit être recherchée en tant qu’instrument et moyen en
vue du développement rapide et efficace de toutes les régions d’Afrique. On voit
par là combien dérisoire est l’organisation clanique ou tribale et la conscience qui
les accompagne. Mais on risque de nous rétorquer que la vie simple menée jadis
dans le cadre du clan et de la tribu, ignorante des problèmes de production
industrielle, de marchés, de la balance budgétaire est une vie qui n’a rien à envier
à celle d’aujourd’hui dans les grands ensembles nationaux et économiques. »

Ebénézer NJOH MOUELLE, De la médiocrité à l’excellence, P.53

TEXTE 4 : « Le point de vue matériel a détourné l’attention des hommes,


jusqu’au point de leur faire voir dans le développement une situation qui se
définirait exclusivement par des privations. Dans cette optique, tout se passait
comme si le sous-développement n’était que sous-développement de l’avoir et
jamais de l’être. Ce qui est évidement une erreur, disons une grave illusion
d’optique. Si le développement doit être au service de l’homme c’est en tant que

55
celui-ci est d’abord un être distinct de son avoir. Le sous-développement de
l’avoir n’est pas l’essentiel ; le véritable sous-développement est celui de l’être en
tant que tel. Un être sous-développé n’est pas un être qui n’a pas ceci, qui n’a pas
cela, qui manque de ceci, qui est privé de cela…, un être sous-développé est
d’abord un être en quelque sorte atrophié. »

Ebénézer NJOH MOUELLE, De la médiocrité à l’excellence, Clé, P.53

C- EXERCICES SUR TEXTE (Tles C, D)

Exercice 1
« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne
transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus
fort, droit pris ironiquement en apparence et réellement établi en principe,
mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot. La force est une puissance
physique ; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets ; céder à
la force est un acte de nécessité, non de volonté.
Convenons donc que la force ne fait pas le droit, et qu’on n’est obligé
d’obéir qu’aux puissances légitimes. »
J. Jacques Rousseau, Du contrat social, Gallimard, 1762, pp. 354 – 355
QUESTIONS
1) Dégager l’idée générale de ce texte ainsi que sa structure logique (3pts)
2) Définir : Le droit – la force (2pts)
3) Etes-vous d’accord avec l’auteur que « le plus fort n’est jamais assez
fort pour être toujours le maître… » ?
4) Essai : les lois sociales suffisent-elles à fonder le droit ? (12pts)

56
PARTIE IV : CORRECTION DE QUELQUES SUJETS

A- DISSERTATION PARTIE
(toutes lesIII
séries)
: SUJETS
Sujet 1 : (P.53)
Reformulation du sujet : La savoir philosophique est-il une solution pour l’unité
africaine.

Problème : Valeur / le rôle de la philosophie pour l’Afrique.

Thèse 1 : La philosophie est un moyen de réalisation du panafricanisme.


Thèse 2 : Les limites de la philosophie pour favoriser le panafricanisme.
Thèse 3 : La nécessité de la philosophie dans la construction de l’unité africaine.
………………………………………………………………………………

Sujet 9 : (P.53)
Reformulation du sujet : Le travail est-il la condition de la vie de l’homme ?

Problème : La nécessité du travail pour l’homme.

Thèse : L’importance du travail dans la vie de l’homme..


Antithèse : Evocation de l’aspect aliénant du travail.
Synthèse : L’Homme ne peut pas s’en passer du travail pour vivre.

………………………………………………………………………………
Sujet 12 : (P.53)

Problème : La valeur des mathématiques.

Thèse : Les mathématiques sont vides de sens sur le sens pratique.


Antithèse : L’importance des mathématiques pour l’homme.
Synthèse : L’indispensabilité des mathématiques. (Elles sont l’instrument par
excellence et servent à l’homme dans tous les domaines de la vie.)
………………………………………………………………………………

Sujet 13 : (P. 54)


Problème : La valeur d’autrui.
Thèse de l’auteur : Autrui est source d’enrichissement.

57
Antithèse: Autrui se présente parfois comme un obstacle à l’épanouissement de
son prochain.
Synthèse : Autrui est la condition indispensable de notre bien-être. Il donne un
sens à notre existence et permet notre humanisation.

……………………………………………………………………………..

B- COMMENTAIRE (A – B)

TEXTE 1 : (P. 54)

Thème : La mort

Problème : L’attitude du philosophe face à la mort.

Problématique : Devons-nous jubiler face à la mort ou la craindre puisqu’elle est


un mystère ?
Thèse de Platon : Le philosophe doit être confiant et courageux devant la mort
car, celle-ci est un bien.

Articulations logiques :

1) L’auteur nous dévoile le bien de la mort et par là nous demande d’être


rassuré et courageux.
2) Ensuite, il fustige les actes des instances judicaires qui se trompent en
pensant que la mort est une fin.
3) Socrate livre son dernier enseignement à la postérité pour signifier que la
mort n’est pas une fatalité mais plutôt un moyen de pérennisation.

TEXTE 4 : (P.55)

Thème : Le sous-développement
Problème : La nature / la caractéristique / la spécificité du sous-développement.
Thèse de l’auteur : Le sous-développement est celui de l’être et non de l’avoir
selon NJOH MOELLE

Articulations logiques :

58
1) Il clarifie d’entrée de jeu le concept de sous-développement.
2) Ensuite, il montre que le sous-développement n’est pas l’expression d’un
déficit matériel.
3) Enfin de compte, notre auteur précise la vraie caractéristique du sous-
développement, l’indigence de l’Etre c’est-à-dire un problème de
mentalité et d’éducation.

C- EXERCICE SUR TEXTE (C, D, F, G, E)

Exercice 1: (P. 56)

1- Selon Rousseau, la force est illégitime et inefficace à garantir le droit.


Premièrement, d’après lui, celle-ci est illégale et un non-principe social.
Ensuite, cette dernière est foncièrement immorale pour fonder le droit.
Pour finir, pour notre auteur, le droit réel doit prendre racine sur les lois.

2- Le droit : c’est ce qui est permis, légal et accordé à l’individu.


La force : c’est un acte de violence fragilisant l’individu.

3- Nous corroborons à la pensée rousseauiste car, le détenteur de l’unique


force ne saurait régner en maître du fait que la force est périssable et
tributaire de l’âge. Par-là, un droit sérieux et durable ne peut aucunement
se fonder sur celle-ci. Pour que le fort soit maître ou chef, il doit recourir
aux normes et lois qui garantissent l’équité, l’harmonie et la pérennité du
droit.

ESSAI : Reformulation : Les normes et codifications de la société sont-elles


suffisantes à garantir du droit ?

Problème : Le fondement du droit

Thèse : Monter avec Rousseau que le droit doit s’appuyer sur les lois parce
que celles-ci sont justes, équitables et durables.
Antithèse : Evoquer l’idée que les lois sont insuffisantes vue leur caractère
parfois moral. D’où la force à appliquer pour assurer le droit.
Synthèse : Présenter et établir que le véritable fondement du droit doit
intégrer les lois à la force.

59
PARTIE V : SUJET TRAITES

I- LA DISSERTATION PHILOSOPHIQUE

SUJET : « Tandis que l’Etat existe, pas de liberté. Quand règnera la liberté, il
n’y aura plus d’Etat ». Que pensez-vous de cette affirmation de Lénine.
(BAC 2017)

Le débat sur la question de l’Etat est paradoxal. Ainsi, pour Hegel,


« l’Etat, c’est Dieu ». Une façon pour lui de dire que l’Etat est le salut des
hommes. Se situant aux antipodes de sa pensée, Lénine stipule qu’il est
source d’esclavage et d’oppression. Car dit-il : « Tandis que l’Etat existe, pas
de liberté. Quand règnera la liberté, il n’y aura plus d’Etat ». De ces thèses
opposées, la valeur ou la finalité de l’Etat apparait. Que vaut-il ? L’Etat est-il
inutile au regard de son caractère liberticide, aliénant ou alors important pour
le bien-être de tous ?
***********
***********
Il faut reconnaître d’emblée, vue sous l’angle de Lénine que l’Etat est loin
d’être un bienfait mais plutôt un danger pour l’homme.
Premièrement, selon notre auteur, l’existence de l’Etat est source
d’aliénation et d’esclavage. En effet, le fait que l’Etat est, signifie que
l’homme ne peut pas être libre et épanoui. Car, par son appareillage (police,
justice, armées), il prive les citoyens de leur liberté. Cette liberté selon Lénine
n’est possible qu’en l’éradiquant et en le détruisant. C’est l’unique condition
pour l’épanouissement de l’homme.
Dans le même sillage Léniniste, l’Etat apparait comme un instrument de
domination des nantis sur les prolétaires. Voie de conséquence, l’inégalité
sociale. Au lieu qu’il soit au service de tous et des plus faibles en étant juste,
équitable, l’Etat est plutôt partisan avec les bourgeois qui décident sur tout et
gouvernent en dictateurs. C’est pourquoi, Marx et Engels affirment : « Le
pouvoir politique est le pouvoir organisé d’une classe (bourgeoise) pour
l’oppression de l’autre (prolétaire) ». Il est donc source d’inégalités sociales.
Succinctement, par son caractère liberticide et sa source d’inégalités
sociales, l’Etat est un danger pour l’homme. Toutefois, nonobstant ces

60
aspects, l’Etat au regard de ses fonctions régaliennes, n’est-il important et
bien pour nous ?
Il est évident que la réponse à la question précédente est une affirmation.
D’abord, il assure la sécurité des biens et des personnes. Cela renvoie à
dire que l’Etat est un moyen de protection et une source de tranquillité. Par
l’Etat, l’individu trouve du plaisir et de la joie de vivre. Cela est visible à
travers la mise sur pieds des forces de police et de défense qui garantissent le
bien de tous. A titre d’illustration, la riposte farouche de l’armée
camerounaise face à la secte terroriste BOKO HARAM au Nord Cameroun
pour lutter contre cette insécurité et assurer la paix pour le bien des citoyens.
Pour cela, Aristote dit : « L’Etat est une communauté de bien-être ». Il est
source de bien et de joie.
En outre, n’en déplaise à Lénine, l’Etat est source de liberté. En effet, il
garantit à l’homme sa liberté en protégeant ses droits. Ce qui signifie que
l’Etat est un ami, un protecteur, un réconfort pour les citoyens. Il est le moyen
pour lequel l’individu s’exprime librement et sans contrainte. En un mot, il est
gage d’humanisation et de progrès. C’est pour cette raison que Karl Popper
déclare sans ambages : « Il n’y a de liberté qu’assurée par l’Etat ».
Schématiquement, il est clair et net qu’au-delà de son caractère répressif
et restrictif, l’Etat est bien pour les hommes parce qu’il assure la sécurité et
protège les libertés des hommes. Cependant, que pensez réellement de l’Etat ?
Est-il nécessaire et indispensable ?

***********
L’Etat apparait au-delà de tout ce qui précède comme nécessaire et
incontournable pour les hommes. En fait, par l’Etat l’individu trouve des
raisons de vivre et des moyens nécessaires à sa réalisation existentielle. Il
constitue l’apanage de la liberté, de la sécurité et du bonheur des hommes.
Sans l’Etat, l’être humain serait vulnérable et en permanence dans une
insécurité totale. L’Etat est indispensable pour nous. Néanmoins, pour rester
et demeurer utile et essentiel pour nous, l’Etat doit-être au service des
hommes et non le contraire.
**********
**********
En définitive, la valeur de l’Etat constituait l’ossature de notre travail.
Pour ce faire, il est apparu que sa valeur est bidimensionnelle. En amont, il
constitue un danger lorsqu’il démissionne de ses fonctions ; en aval, il est une
source de bien par la sécurité qu’il apporte et la protection, la garantie des
libertés qu’il offre. A notre avis, face à ce problème, nous pensons que l’Etat

61
pour continuer à servir les hommes et être nécessaire doit être juste, impartial
et neutre. Telle est la condition sine qua non de sa survie et son
indispensabilité pour nous.

II- LE COMMENTAIRE DE TEXTE PHILOSOPHIQUE

Dégager l’intérêt philosophie de ce texte suivant une étude ordonnée.


Bac 2018.

« Par-là, la philosophie entre en conflit avec la religion, du fait que celle-


ci se veut l’autorité absolue tant dans le domaine de la vérité que dans celui de la
pratique. Mais la vérité de la religion se présente comme un donné extérieur en
présence duquel on s’est trouvé. Cela est particulièrement net dans les religions
dite révélées, celles dont la vérité a été annoncée par quelque prophète, quelques
envoyés de Dieu. Ainsi, dans la religion « le contenu est donné, il est considéré
comme au-dessus ou au-delà de la raison ». La religion conçoit l’esprit humain
comme borné, limité et ayant donc besoin que les vérités essentielles pour
l’homme, que sa raison infirme serait incapable de découvrir par elle-même, lui
soient révélées d’une façon surnaturelle et mystérieuse. Mais l’idée d’une vérité
au-delà de la raison, insaisissable naturellement à l’esprit humain, est absolument
inconcevable par la philosophie qui repose sur le principe diamétralement opposé
selon lequel la pensée ne doit rien présumer en dehors d’elle-même, c’est-à-dire
que la philosophie ne doit rien admettre comme vrai qui n’ait été saisi comme tel
par la pensée. L’homme est certes un être borné, fini sauf du côté où il est
esprit ».
Marcien TOWA, Essai sur la problématique philosophique dans
l’Afrique actuelle, Editions « CLE », 2012, pp.68-69

Marcien TOWA, philosophe rationaliste, matérialiste et homme politique


Camerounais du 20e – 21e siècle, est un illustre personnage qui a marqué l’histoire
de la pensée. Il est auteur de plusieurs œuvres entre autres Essai sur la
problématique philosophique dans l’Afrique actuelle. Dans cet opuscule, il
clarifie le concept de la philosophie tout en lui donnant un sens nouveau, un
instrument de développement. Le fragment textuel soumis à notre expertise est
tiré aux Editions « CLE », de l’année 2012 et des pages 68 et 69. Il met en relief
le rapport entre la philosophie et la religion. Selon l’ex Maire d’Elig-Mfomo, la
philosophie entre en conflit avec la religion au regard de son caractère

62
dogmatique et irrationnel. De ce fait comment l’auteur procède-t-il pour défendre
sa thèse ? Celle-ci n’est-elle pas insuffisante ? En quoi cette pensée de TOWA
reste-t-elle actuelle et pertinente ?
**********
Il est de toute évidence que pour l’auteur de Identité et Transcendance, la
philosophie en tant qu’elle est rationnelle et critique est radicalement opposée à la
religion qui apparait dogmatique. Ainsi, il évoque deux idées pour le démontrer à
suffisance.
Pour commencer, il montre la scission entre les deux sur la nature de la
vérité. En effet, pour TOWA, la conception religieuse de la vérité est erronée et
incorrecte. Car, la vérité n’est pas comme la religion l’estime « un donné
extérieur » mais davantage une démonstration de la raison humaine. Si pour la
religion la vérité est révélée, pour la philosophie et selon TOWA, elle est
construite, démontrée et expliquée rationnellement.
Bien plus, pour continuer à exprimer le conflit entre l’amour de la sagesse
(philosophie) et la croyance (la religion), il pense que la religion infériorise
l’homme ainsi que son esprit. Pour elle, « l’esprit humain est borné, limité ».
Face à cela, TOWA objecte et estime que rien n’est au-dessus de la raison
humaine et que contrairement à la religion, la philosophie « ne doit rien admettre
comme vrai qui n’ait été saisi comme tel par la pensée ». Par-là du point de vue
spirituel, l’homme est infini.
Partiellement, la philosophie entre en conflit avec la religion parce qu’elle
se veut l’autorité absolue tant sur le point de la vérité que dans la pratique.
Cependant, cette pensée de TOWA n’est-elle pas insuffisante à plus d’un titre ?

**********
Il est clair et certain que la thèse de TOWA regorge quelques anomalies.
D’abord, au sujet de la nature de la vérité. Toutes les vérités ne sont pas
constructives et explicables de façon rationnelle. Il y a des vérités révélées et
acquises que l’esprit ne saurait expliquer. Toute chose vraie n’est pas
nécessairement démontrable. C’est le cas par exemple de l’origine des choses, de
l’homme. Ou mieux encore du créateur de l’univers, de la mort. C’est la raison
pour laquelle Blaise Pascal pensait au sujet de la philosophie : « de reconnaitre
qu’il ya une infinité des choses qui la surpassent ».
Par ailleurs, dans la vie courante et pratique, philosophie et religion
convergent vers une même fin : l’épanouissement de l’homme. De ce fait, les
deux instruisent l’humain, le conscientisent et lui donnent les voies et les moyens
pour bien-vivre et se réaliser. La religion tout comme la philosophie est morale,

63
humaniste et humanisante. A titre d’exemple, les enseignements religieux et
philosophiques.
En gros, n’en déplaise à TOWA, philosophie et religion ne sont pas
toujours antinomiques au regard de leur même visée. Toutefois, nonobstant ces
réserves portées à l’encontre de TOWA, sa pensée ne demeure-t-elle pas
efficiente et pertinente pour notre actuelle société ?

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Au-delà des remarques faites à TOWA, sa pensée philosophique est un
pesant d’or pour nous. Notamment dans le domaine philosophique que social.
Au niveau philosophique, ce texte nous donne le vrai contenu de la
philosophie ainsi que sa démarche. En fait, par ce texte, nous découvrons que la
philosophie est ouverte, rationnelle et non dogmatique. Aussi, qu’elle fait recours
à la raison pour se déployer et s’exprimer. Elle est une activité libre de l’esprit
humain.
Sur le plan social, cette pensée nous invite à une rationalisation de notre
foi. L’homme doit user de la foi et de la raison pour bien agir et se réaliser
historiquement. Seule l’association de ces deux entités fera de lui un être libre,
épanoui et heureux. Il réalisera ainsi son dessein ultime, le développement et
l’humanisation.
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Somme toute, notre analyse textuelle était focalisée sur le rapport entre la
philosophie et la religion. A cet effet, nous sommes convenus avec TOWA que la
philosophie est conflictuelle avec la religion du fait que celle-ci est dogmatique et
fondée sur la révélation. Néanmoins, nous avons aussi levé un pan de voile en
précisant que les deux sont parfois similaires au regard de leur objectif, le bien-
être et le développement de l’homme. De là, l’on note clairement l’intérêt
philosophique de ce texte, TOWA nous précise le contenu réel de la philosophie,
une science rationnelle et sa pratique, la valorisation de l’homme.

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