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Cours 17

Le document traite des propriétés des groupes finis, en se concentrant sur les p-groupes et les théorèmes de Sylow, qui établissent l'existence et les relations entre les p-sous-groupes. Il aborde également le théorème de Schur-Zassenhaus, qui stipule qu'un groupe fini avec un sous-groupe distingué d'ordre n possède un sous-groupe d'ordre m, et présente des exemples illustratifs. Enfin, il mentionne des résultats techniques comme le lemme de Frattini et des applications des théorèmes dans la structure des groupes.

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Cours 17

Le document traite des propriétés des groupes finis, en se concentrant sur les p-groupes et les théorèmes de Sylow, qui établissent l'existence et les relations entre les p-sous-groupes. Il aborde également le théorème de Schur-Zassenhaus, qui stipule qu'un groupe fini avec un sous-groupe distingué d'ordre n possède un sous-groupe d'ordre m, et présente des exemples illustratifs. Enfin, il mentionne des résultats techniques comme le lemme de Frattini et des applications des théorèmes dans la structure des groupes.

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182 6.

ÉLÉMENTS DE STRUCTURE DES GROUPES FINIS

il existe 14 groupes d’ordre 16, 51 d’ordre 32, 267 d’ordre 64, ...., 49487365422 d’ordre
1024, et on ne connaît pas leur nombre d’ordre 2048.
Corollaire 1.9. Les p-groupes sont résolubles.

Démonstration — On montre par récurrence sur n ě 0 qu’un p-groupe P d’ordre


pn est résoluble. C’est clair pour n “ 0. Pour n ą 0 on sait que le centre ZpP q de P
est non trivial. Si on a ZpP q “ P alors P est abélien, donc résoluble. Sinon, ZpP q
et P {ZpP q sont deux p-groupes d’ordre ă pn , résolubles par récurrence, et donc P
est résoluble par la Proposition 6.11 Chap. 4. l

En fait, les p-groupes vérifient une condition beaucoup plus forte que la résolu-
bilité, appelée nilpotence. Nous renvoyons au Complément 6 pour une discussion de
cette notion importante, et aux exercices pour des compléments sur les p-groupes.

2. Les théorèmes de Sylow

Soient G un groupe fini et p un nombre premier divisant |G|. On peut donc écrire
|G| “ pα m avec p ^ m “ 1 et α ě 1. On rappelle qu’un p-Sylow de G est un sous
groupe de G de cardinal exactement pα . On a déjà démontré le premier théorème
de Sylow (Théorème 4 Chap. 1.14), qui affirme que G possède au moins un p-Sylow.
Si P est un p-Sylow de G, il en va de même de chaque conjugué gP g ´1 pour g P G
(un sous-groupe isomorphe à P via l’automorphisme x ÞÑ gxg ´1 ). On a en fait les
énoncés plus précis suivants.
Théorème 2.1. (Sylow) Soient G un groupe fini et p premier divisant |G|.
(i) G possède des p-Sylow,
(ii) Tout p-sous-groupe 1 de G est inclus dans un p-Sylow de G,
(iii) Deux p-Sylow de G sont conjugués (en particulier, isomorphes).

Exemple 2.2. Le groupe S4 est d’ordre 24 “ 3 ¨ 8. Les 3-Sylow de S4 sont donc


ses sous-groupes d’ordre 3, nécessairement engendrés par un 3-cycle. Ils sont bien
conjugués car les 3-cycles sont conjugués dans Sn pour n ě 3. Les 2-Sylow de S4
sont ses sous-groupes d’ordre 8. Un exemple est D8 Ă S4 , et tout 2-Sylow est donc
conjugué à D8 par le théorème. Observons cependant que A :“ K4 , B :“ xp1 2 3 4qy
et C :“ xp1 3q, p2 4qy sont 3 sous-groupes d’ordre 4 de S4 (en fait, ce sont les 3 sous-
groupes d’ordre 4 de D8 ), et qu’ils sont deux-à-deux non conjugués dans S4 ! Ainsi,
il n’est pas vrai que deux p-sous groupes de G de même ordre sont conjugués, ni
même isomorphes (cas de A et B), et il n’est pas vrai non plus que deux p-sous
groupes isomorphes sont conjugués (cas de A et C).

Ce théorème va découler entièrement du lemme suivant, qui peut-être vu comme


une version abstraite de la Proposition 1.4.
Lemme 2.3. (Alignement des p-Sylow) Soient G un groupe fini, H un sous-
groupe de G et p premier divisant |H|. Si P est un p-Sylow de G, il existe g P G tel
que gP g ´1 X H est un p-Sylow de H.
1. Un p-sous-groupe d’un groupe G est un sous-groupe de G qui est un p-groupe.
2. LES THÉORÈMES DE SYLOW 183

Démonstration — On considère la restriction à H de l’action par translations de


G sur G{P . Comme |G{P | “ |G|{|P | est premier à p, au moins une des orbites
O Ă G{P sous l’action de H est de cardinal premièr à p, par l’équation aux classes.
Disons que O est l’orbite de gP , pour un certain g P G. Le stabilisateur de gP dans
H est gP g ´1 X H. Il est d’indice |O| dans H (Formule orbite-stabilisateur), qui est
premier à p par hypothèse. C’est aussi un p-sous groupe de H car il est inclus dans
le p-groupe gP g ´1 : c’est un p-Sylow de H. l

Démonstration — (Du Théorème 2.1). Re-démontrons le (i). On sait que tout


groupe fini G est isomorphe à un sous-groupe de Sn . Mais Sn est isomorphe à un
sous-groupe de GLn pZ{pZq (matrices de permutations). On peut donc supposer que
G est inclus dans GLn pZ{pZq. Mais ce dernier possède P “ Un pZ{pZq pour p-Sylow.
Il existe donc g P GLn pZ{pZq tel que gP g ´1 X G est un p-Sylow de G.
Le (ii) est une conséquence directe du lemme. En effet, si H est un p-sous groupe
de G, et si P est un p-Sylow de G (on sait qu’il en existe par le (i)), il existe g P G
tel que gP g ´1 X H est un p-Sylow de H. Mais comme H est un p-groupe, cela veut
dire gP g ´1 X H “ H, et donc H Ă gP g ´1 . Ainsi, gP g ´1 est le p-Sylow de G cherché.
Dans le cas particulier où H est un p-Sylow, l’inclusion H Ă gP g ´1 est une égalité
pour une raison de cardinal, on a donc H “ gP g ´1 : on a montré le (iii). l

Définition 2.4. On notera Sylp pGq l’ensemble des p-Sylow de G et np pGq le


nombre de p-Sylow de G. Autrement dit, on a np pGq “ |Sylp pGq|.
Corollaire 2.5. On a np pGq “ 1 ðñ G possède un p-Sylow distingué.

Démonstration — Si on a np pGq “ 1 alors G possède un unique p-Sylow P , né-


cessairement distingué car on a alors gP g ´1 “ P pour tout g P G. Réciproquement,
si P est un p-Sylow de G, alors tout autre p-Sylow est un conjugué de P par le
théorème (iii), et donc égal à P si ce dernier est distingué. l

Théorème 2.6. (Sylow) Soit G un groupe fini de cardinal pα m avec α ě 1 et


p ^ m “ 1. On a np pGq | m et np pGq ” 1 mod p.

Démonstration — Soit S :“ Sylp pGq. On a S ‰ H par le Théorème 2.1 (i). Le


groupe G agit par conjugaison sur S, pg, P q ÞÑ gP g ´1 , transitivement par le (iii)
du même théorème. Le stabilisateur de P P S est son normalisateur NG pP q par
définitions. Par la formule orbite-stabilisateur on a donc
np pGq “ |S| “ |G|{|NG pP q|, puis np pGq | |G|.
Fixons P P S et considérons son action sur S (donc par pg, Qq ÞÑ gQg ´1 ). Montrons
que son unique point fixe est P lui-même. On aura alors bien |S| ” 1 mod p par la
Proposition 1.6. Soit Q un p-Sylow de G qui est fixe, i.e. avec gQg ´1 “ Q pour tout
g P P . Autrement dit, on a P Ă NG pQq et donc P est un p-Sylow de NG pQq. Mais
Q est manifestement un p-Sylow distingué de NG pQq, et donc l’unique p-Sylow de
ce dernier par le Corollaire 2.5 appliqué à NG pQq, donc on a P “ Q. l
184 6. ÉLÉMENTS DE STRUCTURE DES GROUPES FINIS

Exemple 2.7. Les p-Sylow de Sp sont ses sous-groupes d’ordre p. Chaque tel
sous-groupe est engendré par un unique p-cycle de la forme p1 2 ¨ ¨ ¨ q. Il y en a donc
pp ´ 2q! ” 1 mod p (Wilson), conformément à np pGq ” 1 mod p, et ils sont bien tous
conjugués car les p-cycles le sont dans Sp .

Comme nous le verrons dans les exercices, ce théorème permet typiquement de


montrer que G possède un p-Sylow distingué. Donnons une autre application.
Exemple 2.8. Un groupe simple d’ordre 60 est isomorphe à A5 . En effet, soit G
un tel groupe. On a 60 “ 12 ¨ 5, donc n5 pGq | 12 et n5 pGq ” 1 mod 5, puis n5 pGq “ 6
(1 est interdit car G est simple). Ainsi, l’action naturelle de G par conjugaison sur
l’ensemble des six 5-Sylow de G définit un morphisme f : G Ñ S6 d’image transitive
par Sylow. Comme G est simple, ce morphisme est injectif, et pour la même raison
on a aussi ε ˝ f “ 1, donc f pGq Ă A6 . La même démonstration que pour Sn montre
qu’un sous-groupe d’indice n de An est isomorphe à An´1 . On en déduit G » A5 (et
que f est l’action exotique !).
Une conséquence technique utile de la conjugaison des p-Sylow est le lemme
suivant, dont la démonstration est souvent appelée argument de Frattini.
Lemme 2.9. (Frattini) Soient G un groupe fini, N un sous-groupe distingué de G,
P un p-Sylow de N et NG pP q le normalisateur de P dans G. On a G “ N NG pP q.

Démonstration — Soit g dans G. Le p-groupe gP g ´1 est inclus dans N , car N est


distingué dans G. C’est donc encore un p-Sylow de N . Par conjugaison des p-Sylow
de N dans N , il existe n P N tel que gP g ´1 “ nP n´1 . On en déduit n´1 g P NG pP q,
et donc g P nNG pP q. l

3. Le théorème de Schur-Zassenhaus

Théorème 3.1. (Schur-Zassenhaus) Soient G un groupe fini d’ordre mn avec


m ^ n “ 1 et possédant un sous-groupe distingué d’ordre n. Alors G possède un
sous-groupe d’ordre m.
Remarquer que si on a |G| “ mn comme ci-dessus, avec N Ÿ G d’ordre n et
M ď G d’ordre m, alors on a M X N “ t1u par Lagrange, et |G| “ |M ||N |. Ainsi,
M est un complément de N dans G et on a G “ N ¸M (produit semi-direct interne).
Cela démontre que l’intérêt du théorème de Schur-Zassenhaus dans des questions de
dévissage.
Exemple 3.2. (i) Supposons qu’un groupe fini G possède un p-Sylow P dis-
tingué. Le théorème de Schur-Zassenhaus implique que P possède un com-
plément K, puis G » P ¸ K avec |K| premier à p.
(ii) Soient H un groupe fini et P un p-Sylow de H. Le (i) s’applique à G “ NH pP q
car P est un p-Sylow de G. Ainsi, un p-Sylow admet toujours un complément
dans son normalisateur.
(iii) Soient H “ GLn pZ{pZq et P “ Un pZ{pZq. On peut montrer que le norma-
lisateur de P dans H est le sous-groupe Tn pZ{pZq des matrices triangulaires
supérieures dans GLn pZ{pZq (Exercice 6.3). On constate que le sous-groupe P
admet bien un complément dans G, par exemple le sous-groupe des matrices
diagonales, d’ordre pp ´ 1qn , illustrant le (ii).
4. LES THÉORÈMES DE P. HALL 185

La démonstration du Théorème 3.1 est assez difficile, et sera découpée en plu-


sieurs étapes. En particulier, il conviendra de traiter à part le cas particulier du
théorème dans lequel on suppose en plus que N est abélien, ce que nous ferons au
§ 5. Nous allons montrer ici que ce cas abélien entraîne le cas général :
Lemme 3.3. Le cas particulier N abélien du théorème de Schur-Zassenhaus im-
plique le cas général.

Démonstration — Soient G un groupe fini d’ordre mn avec m ^ n “ 1, et N un


sous-groupe distingué de G d’ordre n. On raisonne par récurrence sur |G|. On peut
supposer 1 ă n, sans quoi M “ G convient.
Soient p un diviseur premier de n et P un p-Sylow de N . On pose G1 “ NG pP q et
N “ N X G1 . On a N 1 Ÿ G1 et le Lemme de Frattini s’écrit G “ G1 N . Le morphisme
1

de groupes G1 Ñ G{N, g ÞÑ gN, est donc surjectif. Son noyau est N X G1 “ N 1 , donc
on a un isomorphisme naturel

G1 {N 1 Ñ G{N.
Ainsi, N 1 est d’indice m “ |G1 {N 1 | “ |G{N | dans G1 , et d’ordre divisant n (car
N 1 Ă N ). Ainsi, si on a G1 ‰ G, alors par récurrence sur |G| le groupe G1 possède
un sous-groupe d’ordre m, ainsi donc que G car on a G1 ď G.
On peut donc supposer G1 “ G, i.e. P distingué dans N . Soit Z le centre du
p-groupe P . On a Z ‰ t1u par la Proposition 1.6. On a Z caractéristique dans P ,
et P distingué dans G, donc Z est distingué dans G (Exercice 4 Chap. 4.11 (ii)).
On considère alors le groupe quotient G{Z. Son sous-groupe N {Z est d’ordre n{|Z|
(noter Z Ă N ) et d’indice pmn{|Z|q{pn{|Z|q “ m. Par récurrence, G{Z possède un
sous-groupe d’ordre m, nécessairement de la forme G2 {Z avec G2 un sous-groupe de
G contenant Z. Ainsi, on a |G2 | “ |Z|m avec Z abélien distingué dans G2 et |Z| | n.
Par le cas abélien du théorème de Schur-Zassenhaus, G2 possède un sous-groupe
d’ordre m, ainsi donc que G. (Noter que l’on peut très bien avoir Z “ P “ N , et
donc G2 “ G, auquel cas on ne peut appliquer l’hypothèse de récurrence.) l

Remarque 3.4. On peut raffiner l’énoncé du théorème de Schur-Zassenhaus :


Si N est abélien (voire même résoluble), alors les sous-groupes d’ordre m de G sont
conjugués dans G : voir l’Exercice 6.36.

4. Les théorèmes de P. Hall

C’est le théorème suivant : 2


Théorème 4.1. (P. Hall) Soit G un groupe fini résoluble. On suppose |G| “ mn
avec m ^ n “ 1. Alors G possède un sous-groupe d’ordre m.

Un sous-groupe H d’un groupe G tel que |H| et |G|{|H| sont premiers entre eux
est appelé sous-groupe de Hall.

2. P. Hall, A note on soluble groups, Journal London Math. Soc. 3 (1928).


186 6. ÉLÉMENTS DE STRUCTURE DES GROUPES FINIS

Remarque 4.2. Le groupe A5 n’est pas résoluble, et il est d’ordre 60 “ 3 ¨ 4 ¨ 5. Il


possède bien des sous-groupes d’ordre 3, 4 et 5 (ses Sylow), ainsi qu’un sous-groupe
d’ordre 3 ¨ 4 “ 12 (à savoir A4 ). Par contre, il n’a pas de sous-groupe d’ordre 15
ou 20. En effet si H était un tel sous-groupe, l’action par translations de A5 sur
A5 {H (un ensemble à n ď 4 éléments) fournirait un morphisme A5 Ñ Sn d’image
transitive (donc non triviale). Un tel morphisme serait injectif car A5 est simple :
absurde car |Sn | ă 60 pour n “ 3 ou 4.
Remarque 4.3. Le groupe A4 est résoluble d’ordre 12. Il possède des sous-
groupes cycliques d’ordre 1, 2, 3, et un sous-groupe d’ordre 4 (à savoir K4 ). En
revanche, il ne possède pas de sous-groupe d’ordre 6. En fait, An n’a jamais de
sous-groupe d’indice 2, car il contiendrait le carré (et donc l’inverse) de tout 3 cycle,
et donc tous les 3-cycles, alors qu’on a vu que ces derniers engendrent An . Cela
montre que l’hypothèse m ^ n “ 1 est nécessaire, même pour les groupes résolubles.

Démonstration — On procède par récurrence sur |G|, et on peut supposer |G| ‰ 1.


Comme G est résoluble, il possède un sous-groupe abélien distingué A non trivial.
En effet, si r le plus petit entier ě 1 tel que Dr pGq “ 1, alors A “ Dr´1 pGq convient
(il est même caractéristique). Soit p premier divisant |A|. Quitte à remplacer A par
son sous-groupe caractéristique
Arps “ ta P A | pa “ 0u
(non trivial par Cauchy car p divise |A|), on peut supposer que A est un p-groupe
abélien distingué non trivial de G. Il y a deux cas :
Cas (a) : p divise m. Dans ce cas, on a |A| divise m. Par récurrence, le groupe
(résoluble !) G{A possède donc un sous-groupe d’ordre m{|A|. Il est donc de la forme
H{A avec A Ă H, et on a donc |H| “ |H{A||A| “ m, ce que l’on voulait démontrer.
Cas (b) : p divise n. Dans ce cas, on a |A| premier à m. Par récurrence, le
groupe G{A possède un sous-groupe d’ordre m. Il est donc de la forme H{A avec A
inclus dans H, et on a donc |H| “ |A|m. Comme A est distingué dans H, on peut
appliquer le théorème de Schur-Zassenhaus (dans le cas “abélien”), qui assure alors
que H contient un sous-groupe d’ordre m. l

P. Hall démontre aussi que, sous les hypothèses du théorème ci-dessus, tous les
sous-groupes d’ordre m sont conjugués. De manière tout aussi intéressante, Hall
montre aussi une réciproque au théorème ci-dessus :
Théorème 4.4. (P. Hall) Soit G un groupe fini d’ordre d. On suppose que pour
toute factorisation d “ mn avec m ^ n “ 1, le groupe G possède un sous-groupe
d’ordre m. Alors G est résoluble.

Par exemple, supposons que l’on a |G| “ pa q b avec p, q premiers distincts. On


sait que G a des sous-groupes d’ordre pa et q b , d’après Sylow ! On doit donc pouvoir
en déduire que G est résoluble. C’est effectivement le cas, et c’est un théorème dû
à Burnside. Sa démonstration utilise la théorie des caractères, et sera reportée à
la toute fin du cours. Ce résultat de Burnside est un ingrédient essentiel dans la
démonstration du théorème ci-dessus de Hall, dont nous reportons donc aussi la
démonstration à plus tard.

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