Biographie Simone de Beauvoir
Plan de la présentation
• 1 Introduction sur la biographie de S. Beauvoir
• 1.1 Jeunesse
• 1.2 Etudes et parcours scolaire
• 1.3 Vie relationnelle et professionnelle
• 1.4 Courant littéraire et premières œuvres
• 1.5 Ses exploits féministes
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Simone de Beauvoir est née le 9 janvier 1908 et est morte en 1986 d’une
maladie pulmonaire. C’est une grande philosophe française qui a écrit de
nombreux romans, des mémoires mais aussi des essais. Elle a également
enseigné la philosophie dans différents lycées (à Rouen, Paris et Marseille).
Cette femme a également beaucoup voyagé (USA, Chine, Cuba et URSS)
1.1 Jeunesse de Simone de Beauvoir
Elle est née à Paris dans une famille très aisée, mais durant la Première
Guerre mondiale, la banque de son grand-père fait faillite. Elle et sa famille
se retrouvent confrontés à des difficultés financières, ce qui les a forcés à
déménager dans un humble petit appartement à Paris. Cette tombée en
disgrâce les a forcées, elle et sa sœur, à devenir des intellectuelles pour
sortir de leur situation misérable. Cette expérience renforce sa
détermination à devenir indépendante financièrement. Elle est dès sa plus
jeune enfance considérée comme une prodige à l’école et, malgré qu’elle
ait étudié dans un célèbre pensionnat religieux avec sa meilleure amie
qu’elle surnommait Zaza, elle finit par devenir athée à l’âge de quatorze
ans.
1.2 Etude et parcours scolaire
Après son baccalauréat, elle entreprend un parcours universitaire brillant
et diversifié. Dans un premier temps, elle a suivi des cours de
mathématiques à Paris. Ensuite, elle a étudié la littérature et les langues,
et pour finir, après avoir été vivement encouragée par son père, elle
entame la voie de la philosophie à l’université de Paris où elle obtient son
diplôme.
Afin de se préparer à l’agrégation (un concours de philosophie), elle
assiste aux cours en auditrice libre en philosophie de l’École Normale
Supérieure, mais elle ne peut pas y être élève car l’établissement est
réservé exclusivement aux hommes. C’est durant cette période qu’elle fait
la grande rencontre de Jean-Paul Sartre, son amant. En 1929, alors qu’elle
n’a que 21 ans, elle arrive en 2ᵉ place juste derrière Sartre à l’agrégation.
Ce succès a fait d’elle la plus jeune agrégée de l’époque.
1.3 Vie professionnel et relationnelle
En 1929, elle enseigne donc dans différents lycées, en commençant par un
qui se trouve à Marseille. Sartre lui propose de l’épouser pour qu’ils
puissent travailler ensemble et qu’ils ne soient pas séparés par la
distance, mais Simone refuse. Elle aspire à la liberté totale et veut son
indépendance féminine. Elle ne veut pas être liée d’une quelconque
manière à qui que ce soit. Sa façon de penser reflète son côté
existentialiste, car elle prône la liberté même au niveau relationnel ; ainsi,
ils formeront un couple libre.
En effet, elle a eu d’autres relations, comme sa passion pour Nelson
Algren, un écrivain américain qui a profondément marqué sa vie et ses
œuvres (par exemple : L’Amérique au jour le jour), mais aussi avec
certains de ses élèves, filles ou garçons. Sa carrière d’enseignante prend
cependant fin en 1943 alors qu’elle enseigne au lycée Molière, suite à
l’accusation de la mère d’une de ses élèves nommée Natalie Sorokin,
alors âgée de 16 ans pour débauche sur mineure. D’autre victime ont
également témoignée par la suite dans des livres et interviews. Elle perd
sa licence, l’obligeant à quitter son poste d’enseignante. Cette rupture
avec l’enseignement lui permet cependant de se consacrer entièrement à
l’écriture, après qu’elle ait entre-temps travaillé pour Radio Vichy où elle
organisait des émissions de musique.
1.4 Courant littéraire et premières œuvres
En 1943, alors qu’elle était encore enseignante, elle écrit son premier
roman intitulé L’Invitée, qui aborde comme thème principal
l’existentialisme. Elle écrit aussi des essaies qui aborde ce thème, par
exemple : Pour une morale de l’ambiguïté (en 1947) Pyrrhus et
Cinéas ( en1944 ).
L’existentialisme est un courant philosophique et littéraire qui affirme que
l’existence humaine précède l’essence, c’est-à-dire que l’individu n’a pas
de nature prédéfinie et se construit par ses propres choix et ses actions
durant son existence. L’homme doit donc acquérir de l’expérience et faire
des choix pour enfin pouvoir se définir et trouver son essence. C’est donc
une pensée antireligieuse, car elle est contre l’idée d’un destin déjà écrit.
Au cœur de cette pensée se trouvent les notions de liberté, de
responsabilité individuelle, d’angoisse face à l’absurdité de l’existence et
d’engagement.
Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, elle écrit davantage
d’œuvres de ce courant philosophique pour sensibiliser la population et
dénoncer les autorités allemandes, dont le roman intitulé :Le sang des
autres (1945)
Elle participe à la création de la revue Les Temps modernes en 1945
avec Sartre, Maurice Merleau-Ponty et d’autres encore. Cette revue
devient un outil de combat intellectuel majeur pour la pensée de
l’existentialisme et l’engagement politique de l’époque, car ensembles ils
font une réflexion sur la société française de l’époque.
En 1949, elle publie son roman le plus célèbre : Le Deuxième Sexe. Ce
chef-d’œuvre littéraire parle de l’identité féminine, de la place et du rôle
de la femme dans la société, de leur émancipation aussi, ainsi que de
leurs droits. De ce livre provient la célèbre citation : « On ne naît pas
femme, on le devient. » Cela signifie que la femme ne doit pas être réduite
par sa biologie, son corps. Les filles sont éduquées à agir selon les normes
de la société qui leur imposent d’être soumises et passives.
S’inspirant de l’existentialisme, elle souligne que les femmes, comme les
hommes, sont libres et responsables de leurs choix, même si cette liberté
est contrainte par les normes sociales patriarcales. Le livre critique la
façon dont la société a défini la femme comme l’« autre » par rapport à
l’homme, qui est perçu comme l’être absolu.
Ce livre a connu un succès mondial et il fut traduit en plusieurs langues.
Simone de Beauvoir a reçu des lettres de femmes du monde entier, car
elle a pu leur donner espoir en un monde meilleur pour les femmes. Elle
écrit d’autres romans à succès dont Les Mandarins en 1954, pour
laquelle elle reçoit le prix Goncourt. (Encore une fois ce sont les réflexions
d’un groupe d’intellectuel parisiens qui parle de l’actualité, c’est à, dire de
la shoah.) Mais ce n’est pas tout car elle écrit aussi une pièce de théâtre
en deux actes qui se nomme :Les Bouches inutiles en 1945 qui parle
de l’oppression masculine et de leur tyrannie envers les femmes.
Plus tard, elle écrira aussi des œuvres autobiographiques dont Mémoire
d’une jeune fille rangée en 1958 que nous allons vous présenter.
1.5 Ses exploits féministes
Au début des années 1970, elle s’engage dans le Mouvement de
Libération des Femmes (MLF). Elle devient une des signataires les plus
célèbres du Manifeste des 343, durant lequel 343 femmes avouent avoir
avorté, manifestant ainsi contre la loi française qui l’interdisait. Cet acte a
joué un rôle important dans la légalisation de l’avortement en France.
Elle participe à de nombreuses actions militantes pour les femmes et
devient une icône mondiale du féminisme. Au niveau politique, elle est
également anti-impérialiste, c’est-à-dire qu’elle est contre le colonialisme
français en Algérie et en Indochine. On retrouve donc chez elle un côté
humaniste.
Elle devient directrice de la revue Questions féministes, puis de Nouvelles
questions féministes, jusqu’à la fin de sa vie.