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Cours Pt3

Le document traite du rifting et de la création de croûte océanique, décrivant le processus de divergence des plaques lithosphériques et la formation de dorsales océaniques, ainsi que les types de dorsales lentes et rapides. Il aborde également les zones de subduction, leur initiation, les marqueurs en surface et en profondeur, ainsi que le volcanisme associé, caractérisé par des éruptions explosives. Enfin, il souligne l'importance des processus métamorphiques et des changements de composition des roches dans ces contextes géologiques.

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Cours Pt3

Le document traite du rifting et de la création de croûte océanique, décrivant le processus de divergence des plaques lithosphériques et la formation de dorsales océaniques, ainsi que les types de dorsales lentes et rapides. Il aborde également les zones de subduction, leur initiation, les marqueurs en surface et en profondeur, ainsi que le volcanisme associé, caractérisé par des éruptions explosives. Enfin, il souligne l'importance des processus métamorphiques et des changements de composition des roches dans ces contextes géologiques.

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c) Le rifting et la création de croûte océanique

Le volcanisme en contexte de divergence est en partie effusif et émet des laves de


composition basaltique.

En raison de la structure des rifts et de leur fossé d'effondrement, l'eau s'y accumule.

Lorsque le contexte de divergence persiste, la lithosphère s'amincit progressivement et deux


plaques lithosphériques distinctes se forment.

Cet amincissement intensifie le volcanisme avec davantage de fusion partielle, ce qui


conduit à la formation d'une dorsale générant de la lithosphère océanique.

Les dorsales sont des chaînes de volcans sous-marins qui délimitent deux plaques
lithosphériques.

Au cours de la divergence, les laves basaltiques s'accumulent et forment progressivement


une nouvelle croûte. Il s'agit d'une croûte océanique.

La structure d'une lithosphère océanique est globalement


toujours composée de :
• Basaltes en coussin (Pillow Lavas) en surface, formé
par refroidissement très rapide d’épaisseur variable
selon le type de dorsale
• Gabbros d’épaisseur variable selon le type de
dorsale Basalte en coussin émergé (Californie)
• Péridotites du manteau lithosphérique.
Ainsi que leurs équivalents métamorphisés.

Historiquement, la composition et la structure de la lithosphère océanique ont été mises en


évidence au niveau de la faille Vema dans l'Atlantique Sud.

Il existe deux types de dorsales : les dorsales lentes et les dorsales rapides. Ces dorsales
n’ont pas les mêmes caractéristiques et les mêmes organisations.
Les dorsales lentes (océan Atlantique, 2 à 6 cm/an) présentent un profil à faible relief. La
création de croûte océanique dépend principalement de processus tectoniques. Les forces
de divergence des plaques lithosphériques provoquent l'étirement puis l'exhumation du
manteau par le biais de failles normales. L'activité magmatique étant réduite, l'écartement
des deux plaques peut ne pas être compensé par la production de nouvelle lithosphère, ce
qui met à l'affleurement des zones du manteau sous-jacent, constituées de péridotites.
La croûte océanique est régulièrement fragmentée et peine à se mettre en place. Seuls
quelques îlots de basaltes et gabbros sont présents au milieu des roches du manteau.

Schéma d’une dorsale lente :

Les dorsales rapides (océan Pacifique, 10 à 20 cm/an voire plus) présentent un profil
central bombé où l'on retrouve une plus grosse épaisseur de basalte en coussin et gabbro et
peu de péridotite affleurant à la surface. Une grande chambre magmatique se situe à
l’aplomb de la dorsale. La création de croûte océanique dépend cette fois ci du
magmatisme.

Schéma d’une dorsale rapide :


Au cours du temps, la lithosphère océanique se refroidit progressivement à mesure qu'elle
s'éloigne de la dorsale et s'épaissit en refroidissant. Elle devient alors de plus en plus
dense et s'enfonce davantage dans l'asthénosphère moins dense (d = 3,25).

Figure 15 – Profile montrant l’épaississement de la lithosphère à mesure de l’éloignement de la


dorsale.
La limite entre la lithosphère et l’asthénosphère est montré par l’isotherme 1300° (ligne tout au long de laquelle la
température est de 1300°C=

En raison de son contact avec l'eau et des failles normales créées par le contexte de
divergence, un métamorphisme se produit. Ce phénomène s’appelle l’hydrothermalisme.

Figure 16 – Profile montrant le métamorphisme hydrothermale (hydrothermalisme)


Nb : Les fumeurs sont des cheminés résultant du processus d’hydrothermalisme, les fluides réchauffés par la
chaleur de la chambre magmatique sont évacués par ces cheminés.

Le métamorphisme désigne l'ensemble des modifications d'une roche à l'état solide lorsque
celle-ci est soumise à des conditions (pression, température, hydratation) différentes de
celles de sa formation.
L'infiltration de l'eau au contact transforme la péridotite en serpentinite. En effet, l'eau
transforme l'olivine et le pyroxène en un minéral appelé serpentine. Ces 2 roches ont la
même composition.

H2O

Figure 17 – Péridotite (à gauche) et son équivalent métamorphique la serpentinite (à droite)

Les gabbros sont également métamorphisés en métagabbros : l'eau transforme le pyroxène


et le feldspath plagioclase en amphibole.

H2O

Figure 18 – Gabbro (à gauche) composé de feldspath plagioclase en blanc et pyroxène sombre et


son équivalent métamorphique hydraté le métagabbro (à droite)

En géologie, le principe d’inclusion indique que tout objet inclus dans un autre est plus vieux que celui dans lequel il se
trouve. Ainsi, la hornblende entourant le pyroxène indique qu’elle est plus récente que le pyroxène

Schéma d’une dorsale :


IV. Les zones de subductions, l’initiation de la convergence
a) L’initiation des zones de subductions océaniques

La lithosphère océanique ne dépasse en général jamais 180 Ma, cela s’explique par le fait
que cette dernière s’épaissit et se densifie à mesure qu’elle s’éloigne de la dorsale.
L’asthénosphère ayant pour densité 3,25, passé un certain temps (~150 Ma) la lithosphère
devient plus dense (3,3) et coule sous son propre poids dans l’asthénosphère moins
dense. Ce plongement exerce ensuite une force de traction sur toute la plaque et devient le
principal moteur de son déplacement. Ainsi s’initie la subduction et donc le contexte de
convergence entre la plaque plongeante et l’autre plaque.

Petite anecdote : Depuis quelques années seulement, ce modèle est remis en question et
un consensus scientifique commence à émerger. Il est donc possible que vos petits frères
et/ou petites sœurs (ou enfants ?) étudient un mécanisme différent. La science évolue et
n’est pas figée.
Les zones de subduction ne seraient pas forcément déclenchées par une lithosphère
ancienne qui s’enfoncerait d’elle-même dans l’asthénosphère sous l’effet de son propre
poids.

Figure 19 – Carte des grandes zones de subduction dans le monde

ATTENTION : Une lithosphère océanique peut subducter en dessous d’un continent


(Plaque Nazca sous la plaque Sud-Américaine au chili) mais peut aussi subducter sous
une autre lithosphère océanique (Les Antilles, Japon …)

b) Les marqueurs de zones de subduction en surface

Les zones de subductions se situent au niveau d’arcs volcaniques et d’une fosse (fosse de
subduction) qui correspond à une forte dépression sous-marine.
Le volcanisme en zone de subduction est très intense (2/3 du volcanisme terrestre) et
est dangereux car sa dynamique éruptive est explosive. Ainsi, un premier marqueur
concerne les roches que l’on y retrouve.

Les roches magmatiques volcaniques identifiées dans les zones de subductions sont des
roches riches en silice (SiO2) comme la Rhyolite (Quartz, Feldspath, Mica + verre
magmatique) et l’Andésite (Quartz, Feldspath, Mica, Hornblende + verre magmatique),
roche de couleur grise avec quelques minéraux visibles à l’œil nu).
La présence d’un verre amorphe montre qu’elles ont refroidis en surface assez rapidement.

Ces roches sont riches en silice SiO2 (>58%), ce qui rend le magma acide et visqueux
(épais) et induit un volcanisme explosif (A contrario, les basaltes sont plutôt pauvres en
silice, c’est une roche basique, cf. Tableau ci-dessous).

Teneurs en silice SiO2 dans différentes roches


Roches Basalte Andésite Rhyolithe
Teneurs
41 à 53% 57 à 61% 69 à 78%
en SiO2

Des volcans d’arc de subductions connus comme la montagne Pelée en Martinique, le Mont
Saint Helens dans l’Oregon aux USA.

Les éruptions explosives sont dangereuses, et forment des panaches de cendre de plusieurs
dizaines de kilomètres de hauteur ainsi que des nuées ardentes dévalant les pentes a des
vitesses atteignant les 500 km/h. Les éruptions explosives peuvent émettre des ondes de
choc de plus de 200 dB (tuant instantanément).

Des roches magmatiques plutoniques se forment également, tel que la diorite de même
composition que l’andésite et quelques fois les granites (dans de rares cas) (cf. Figure 20).
Figure 20 – Composition minérale de différentes roches plutoniques et leurs équivalent volcaniques

Au niveau de la fosse océanique, les sédiments du plancher océanique sont


progressivement raclés et décollés de la lithosphère océanique plongeante. Ils s'accumulent
et butent contre la plaque chevauchante, formant une structure en forme de coin appelée
prisme d'accrétion.

Comprimés par la convergence des plaques, ces sédiments se déforment intensément : ils
se plissent et forment des failles inverses qui les empilent les uns sur les autres. (cf. Figure
21)

L'île de la Barbade, dans les Antilles, est un exemple de prisme d'accrétion émergé

Figure 21 – Schéma du prime d’accrétion formés par les sédiments marins de la lithosphère
océanique

c) Les marqueurs de zones de subduction en profondeur

L'étude du sous-sol révèle plusieurs marqueurs physiques de la subduction d'une plaque


sous une autre.
Les zones de subduction sont caractérisées par de nombreux séismes, répartis depuis la
surface jusqu'à 700 km de profondeur le long d'un plan incliné appelé plan de Wadati-
Benioff (ou plan de Wadachi-Benioff). Ce plan matérialise la plaque plongeante.

Figure 22 – Répartition des foyers sismiques en profondeur au niveau d’une zone de subduction

Par ailleurs, ces zones présentent un flux géothermique contrasté : faible au niveau de la
fosse océanique en raison du plongement de la lithosphère océanique froide, et élevé au
niveau de l'arc volcanique, lié à la remontée de magma (cf. Figure 23).

Figure 23 – Flux géothermique au niveau des zones de subduction

Enfin, les images de tomographie sismique montrent qu'un matériau anormalement dense
et froid (la lithosphère océanique) s'enfonce dans le manteau jusqu'à des profondeurs
importantes, pouvant atteindre la discontinuité de Gutenberg (limite noyau-manteau).

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