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Le document présente le modèle de Black-Scholes, qui décrit la dynamique des options financières sous des hypothèses spécifiques telles que l'absence d'arbitrage et la volatilité constante. Il inclut des sections sur le mouvement brownien, la démonstration de la PDE de Black-Scholes, ainsi que les formules pour le prix des options Call et Put. Enfin, il aborde les limites et critiques du modèle en relation avec le mouvement brownien.

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Black–Scholes : Modèle, Hypothèses, Démonstration, Formules,

Approximation ATMF, Brownien

Table des matières


1 Définition du modèle de Black–Scholes 2
1.1 Cadre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Dynamique sous la mesure réelle P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Dynamique sous la mesure risque-neutre Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Hypothèses du modèle de Black–Scholes 2

3 Mouvement brownien : construction, définition, propriétés 3


3.1 Construction (random walk → limite) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.2 Définition (Wiener process) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.3 Propriétés clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

4 Brownien arithmétique vs géométrique 3


4.1 Mouvement brownien arithmétique (ABM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
4.2 Mouvement brownien géométrique (GBM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

5 Itô et distribution log-normale de ST 4


5.1 Itô sur ln St . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
5.2 Sous Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

6 Démonstration de la PDE de Black–Scholes par réplication 4


6.1 Prix du dérivé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6.2 Application d’Itô à f (St , t) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6.3 Portefeuille delta-couvert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6.4 Absence d’arbitrage ⇒ rendement r . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
6.5 Conditions terminales (payoffs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

7 Formules du prix d’un Call & d’un Put sous Black–Scholes 5


7.1 Définitions de d1 et d2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
7.2 Call européen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
7.3 Put européen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
7.4 Version avec dividende continu q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

8 Approximation d’un Call ATMF (très détaillée) 5


8.1 Définition ATMF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
8.2 Vega Black–Scholes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
8.3 En ATM : expression de d1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
8.4 Approximation de ϕ(d1 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
8.5 Du Vega au prix : quasi-linéarité en σ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
8.6 Lecture “trader” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

1
9 Limites et critiques du mouvement brownien / Black–Scholes 7
9.1 Limites de modélisation (process) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
9.2 Limites de couverture (hedging) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
9.3 Conséquence “desk” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

1 Définition du modèle de Black–Scholes


1.1 Cadre
On considère un marché frictionless avec :
— un actif risqué (le sous-jacent) de prix St ,
— un actif sans risque (compte monétaire) Bt tel que dBt = rBt dt et B0 = 1, donc Bt = ert ,
— une filtration (Ft )t≥0 et un mouvement brownien (Wt )t≥0 .

1.2 Dynamique sous la mesure réelle P


Le modèle postule que St suit un mouvement brownien géométrique (GBM) :

dSt = µSt dt + σSt dWtP , σ > 0. (1)

1.3 Dynamique sous la mesure risque-neutre Q


En absence d’arbitrage, il existe une mesure Q équivalente à P telle que le prix actualisé
e−rt St soit une martingale. Sous Q (sans dividende) :

dSt = rSt dt + σSt dWtQ . (2)

Avec dividende continu q :


dSt = (r − q)St dt + σSt dWtQ . (3)

2 Hypothèses du modèle de Black–Scholes


1. Absence d’arbitrage.
2. Marché frictionless : pas de coûts de transaction, pas de bid/ask, divisibilité infinie,
possibilité de vente à découvert.
3. Trading continu : on peut ajuster les positions en continu.
4. Taux sans risque constant r (ou au moins déterministe).
5. Volatilité constante σ.
6. Diffusion continue : pas de sauts (trajectoires continues).
7. Pas de dividendes (dans la version la plus simple). Sinon on introduit un rendement de
dividende q.
Lecture “desk” : ces hypothèses rendent possible une réplication dynamique parfaite : neutraliser
le risque brownien avec une couverture ∆ et imposer un rendement r au portefeuille sans risque.

2
3 Mouvement brownien : construction, définition, propriétés
3.1 Construction (random walk → limite)
Sur un pas ∆t, on définit :

∆W = ∆t ε, ε ∼ N (0, 1),

et on somme les incréments indépendants :


n
X
Wt = ∆Wk , t = n∆t.
k=1

Alors E[Wt ] = 0 et Var(Wt ) = t.

3.2 Définition (Wiener process)


Un processus (Wt )t≥0 est un mouvement brownien si :
1. W0 = 0,
2. les incréments sont indépendants,
3. Wt − Ws ∼ N (0, t − s) pour 0 ≤ s < t,
4. les trajectoires sont continues (presque sûrement).

3.3 Propriétés clés



— Var(Wt ) = t, donc l’écart-type est t.
d √
— Scaling : Wt = t W1 .
— Markov : conditionnellement à Wt , le futur ne dépend pas du passé.

4 Brownien arithmétique vs géométrique


4.1 Mouvement brownien arithmétique (ABM)
Un generalized Wiener process :

dXt = a dt + b dWt . (4)

Solution explicite :
Xt = X0 + at + bWt ,
donc
Xt ∼ N (X0 + at, b2 t).
Limite : Xt peut être négatif, ce qui est inadapté pour modéliser un prix strictement positif.

4.2 Mouvement brownien géométrique (GBM)

dSt
= µ dt + σ dWt . (5)
St
Le GBM garantit St > 0 et implique une distribution log-normale.

3
5 Itô et distribution log-normale de ST
5.1 Itô sur ln St
Posons Xt = ln St . Par la formule d’Itô :
1
 
dXt = µ − σ 2 dt + σ dWt .
2
En intégrant de 0 à T :
1
 
ln ST = ln S0 + µ − σ 2 T + σWT .
2
Donc :
1
   
ln ST ∼ N ln S0 + µ − σ 2 T, σ 2 T ,
2
et ST est log-normal.

5.2 Sous Q
Sous Q (sans dividende) :

1
   
ln ST ∼ N ln S0 + r − σ 2 T, σ 2 T .
2

6 Démonstration de la PDE de Black–Scholes par réplication


6.1 Prix du dérivé
Soit f (S, t) le prix d’un produit dérivé (fonction suffisamment régulière).

6.2 Application d’Itô à f (St , t)


Avec dSt = µSt dt + σSt dWt ,
1
df = ft dt + fS dS + fSS (dS)2 (6)
2
1 2 2
 
= ft + µSfS + σ S fSS dt + σSfS dW. (7)
2

6.3 Portefeuille delta-couvert


Construisons le portefeuille auto-financé :

Π = −f + ∆S, avec ∆ = fS .

Alors
dΠ = −df + ∆ dS.
En substituant df et dS, le terme en dW s’annule (car ∆ = fS ) :

1
 
dΠ = − ft + σ 2 S 2 fSS dt.
2
Donc Π est sans risque instantanément.

4
6.4 Absence d’arbitrage ⇒ rendement r
Un portefeuille sans risque doit croître au taux r :

dΠ = rΠ dt = r(−f + SfS ) dt.

En identifiant :
1
 
− ft + σ 2 S 2 fSS = r(−f + SfS ).
2
On réarrange et obtient la PDE de Black–Scholes–Merton :
1
ft + σ 2 S 2 fSS + rSfS − rf = 0. (8)
2

6.5 Conditions terminales (payoffs)


Pour un call européen C(S, t) et un put européen P (S, t), à maturité T :

C(S, T ) = max(S − K, 0), P (S, T ) = max(K − S, 0).

7 Formules du prix d’un Call & d’un Put sous Black–Scholes


7.1 Définitions de d1 et d2

ln(S0 /K) + (r + 12 σ 2 )T √
d1 = √ , d2 = d1 − σ T . (9)
σ T
On note N (·) la CDF de la loi normale standard.

7.2 Call européen

C = S0 N (d1 ) − Ke−rT N (d2 ). (10)

7.3 Put européen

P = Ke−rT N (−d2 ) − S0 N (−d1 ). (11)

7.4 Version avec dividende continu q


En présence d’un dividende continu q, on remplace S0 par S0 e−qT dans les termes “spot” :

C = S0 e−qT N (d1 ) − Ke−rT N (d2 ), P = Ke−rT N (−d2 ) − S0 e−qT N (−d1 ),

avec
ln(S0 /K) + (r − q + 21 σ 2 )T √
d1 = √ , d2 = d1 − σ T .
σ T

8 Approximation d’un Call ATMF (très détaillée)


8.1 Définition ATMF
ATMF (at-the-money forward) signifie K = F0 . Dans un cadre simple (taux et dividendes
nuls), F0 = S0 , donc K = S0 .

5
8.2 Vega Black–Scholes
La vega (sensibilité du prix à la volatilité) vaut :
∂C √
Vega = = S0 ϕ(d1 ) T , (12)
∂σ

1 2
ϕ(x) = √ e−x /2

est la densité de la normale standard.

8.3 En ATM : expression de d1


En supposant r = q = 0 (cadre d’approximation), on a :

ln(S0 /K) + 21 σ 2 T
d1 = √ .
σ T
En ATM, ln(S0 /K) = 0, donc : √
σ T
d1 = . (13)
2

8.4 Approximation de ϕ(d1 )


On écrit :
1 2
ϕ(d1 ) = √ e−d1 /2 .


Quand σ T n’est pas trop grand, d1 est proche de 0 et :
2 d21
e−d1 /2 ≈ 1 − + ···
2
Au premier ordre (zéro-ordre en d1 ) :
1
ϕ(d1 ) ≈ √ .

Donc :
√ 1
VegaAT M ≈ S0 T √ . (14)

8.5 Du Vega au prix : quasi-linéarité en σ


Pour un call ATM, la dépendance en σ est (localement) presque linéaire lorsque l’on néglige
la convexité (volga). On approxime :

CAT M ≈ σ · VegaAT M .

On obtient alors l’approximation :



S0 σ T
CAT M ≈ √ . (15)

Numériquement,
1
√ ≈ 0.399 ≈ 0.4,

d’où le mental math de desk : √
CAT M ≈ 0.4 S0 σ T . (16)

6
8.6 Lecture “trader”
En pourcentage du spot (S0 = 1 en unités normalisées) :

Prix ATM ≈ 0.4 × σ × T .

Exemple : σ = 20%, T = 1 an ⇒ CAT M ≈ 0.4 × 0.20 = 8% du spot.

9 Limites et critiques du mouvement brownien / Black–Scholes


9.1 Limites de modélisation (process)
— Queues trop fines : le GBM implique une loi log-normale, sous-estimant les événements
extrêmes (kurtosis observée en marché).
— Pas de sauts : trajectoires continues, alors que les marchés présentent des gaps (earnings,
macro).
— Volatilité constante : incompatible avec le smile/skew et la surface de volatilité (K, T ).
— Markov / mémoire courte : le brownien a des incréments indépendants ; certains
modèles alternatifs (vol stochastique, rough/fractional) tentent de capturer des dépendances
temporelles.

9.2 Limites de couverture (hedging)


— Hedging continu irréaliste : en pratique on hedge en temps discret.
— Coûts de transaction et liquidité : bid/ask, impact de marché, slippage.
— Model risk sur exotiques : la dynamique de smile et la dépendance au chemin (barrières,
cliquets, autocalls) rendent une “flat vol” dangereuse.

9.3 Conséquence “desk”


Le pricing devient modèle-dépendant et on ajoute des réserves (FVA, TVA, model reserve),
on gère des risques de smile (vanna/volga/skew), et on choisit des modèles plus riches (vol
stochastique, jump-diffusion, local vol, etc.).

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