0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues18 pages

Travail Pratique: de L'Analyse de La Pratique Professionnelle La Situation: Description de La Sitution Vecue

Le document décrit une descente sur le terrain dans un centre de santé à Tshamilemba pour évaluer son fonctionnement selon les normes de santé publique, mettant en évidence des problèmes de sécurité liés à un accès libre et non contrôlé. Il aborde également le choléra, une maladie infectieuse aiguë causée par *Vibrio cholerae*, qui continue de poser un défi majeur pour la santé publique mondiale, avec des statistiques alarmantes sur son incidence et sa mortalité. Le texte souligne l'importance de la prévention, du traitement et de l'amélioration des infrastructures sanitaires pour lutter contre cette maladie.

Transféré par

faustinbovic8
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues18 pages

Travail Pratique: de L'Analyse de La Pratique Professionnelle La Situation: Description de La Sitution Vecue

Le document décrit une descente sur le terrain dans un centre de santé à Tshamilemba pour évaluer son fonctionnement selon les normes de santé publique, mettant en évidence des problèmes de sécurité liés à un accès libre et non contrôlé. Il aborde également le choléra, une maladie infectieuse aiguë causée par *Vibrio cholerae*, qui continue de poser un défi majeur pour la santé publique mondiale, avec des statistiques alarmantes sur son incidence et sa mortalité. Le texte souligne l'importance de la prévention, du traitement et de l'amélioration des infrastructures sanitaires pour lutter contre cette maladie.

Transféré par

faustinbovic8
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TRAVAIL PRATIQUE : DE L’ANALYSE DE LA PRATIQUE

PROFESSIONNELLE
LA SITUATION : LA DESCENTE SUR TERRAIN DE LA SANTE
PUBLIQUE (CSR TSHAMILEMBA).
DESCRIPTION DE LA SITUTION VECUE
En date du 03/03/2025 à 8h00,nous avions effectué une descente sur terrain, dans la zone
de santé tshamilemba où, nous avions été affectés dans le centre santé de référence de
tshamilemba . Dont le but était d’observer si la structure (CSr) fonctionne en respectant sur
le plan opérationnel , administratif , et même financier les normes éjectées dans le cours de
santé publique, enfin de lier la théorie à la pratique.
Autour de 9h00, nous sommes arrivés au CSr, nous nous étions présentés auprès du chef de la
structure qui est IT (infirmière titulaire) qui nous a bien accueilli dans son bureau. Suite à cela,
nous avons eu l'occasion de poser les questions sur l’objectif de notre descente au sein de la
structure. Elle nous a bien tout expliqué sur le déroulement de services tels que: la CPN,la CPS
et la Consultation curative .
Vers 10h00, nous avons porté les blousons pour faire la visite guidée dans chaque service
organisé comme :(médecine interne homme, médecine interne femme, pédiatrie, maternité, ,
la réception, laboratoire. Tout en nous expliquant comment ça marche dans chaque service.
Elle nous a présenté au chef de la CPS pour observer, poser des questions sur la CPS ,les
types de vaccins , leur site d’injection et la période d'administration des vaccins. Puis on a eu
l’opportunité de faire les gestes comme : le pointage de nouveaux cas et des anciens cas,
l’enregistrement et la pesée des enfants
Mais en faisant la visite ,nous avions remarqué des personnes qui venaient puiser de l’eau
dans le centre de santé et entraient comme ils voulaient . Nous étions surpris car ça avait l’air
d’un vrai trou sans issue où tout le monde entrait et sortait à sa guise. Pour dire vrai , c’était
un endroit sans surveillance, sans sécurité.

QU’EST-CE QUI POSE PROBLÈME ?


Ce qui pose problème c’est que dans ce centre de santé il n’y a pas de surveillance, on laisse
tout le monde entrer sans toute fois connaître leur identité
PROBLEMATISATION
Comment se fait-il qu’il y ait autant d'accès libre dans un centre de santé où il est censé avoir
une très grande sécurité ??
ANALYSE
Nous pouvons analyser cette situation en se référant au cours de santé publique, en émettant
les hypothèses suivantes :
- Défaut de réglementation : les lois relatives à la sécurité des centres de santé peuvent être
non appliquées
- risque perçu faible : les centres de santé peuvent ne pas percevoir le risque de sécurité
comme étant élevé ce qui les amène à ne pas investir dans la sécurité.

THEORISATION
Dans l’avenir, les centres de santé devraient être plus regardants sur l’aspect de la sécurité,
car en laissant libre accès à tous , cela pourrait être à la base des enlèvements de bébés et des
contaminations

Choléra
Le choléra est une maladie diarrhéique aigue épidémique, strictement humaine, due à la
bactérie Vibrio cholerae des sérogroupes O1 (et rarement O139). Cette infection peut être
causée par des contacts directs avec des malades (via des mains sales, toilettes mortuaires, …)
mais plus fréquemment par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des déjections de
malades. Une résurgence du choléra au niveau mondial est observée depuis 2022 après de
nombreuses années de baisse du nombre de cas de choléra.

1,4 à 4,3 millions de cas par an dans le monde

28 000 à 142 000 décès par an dans le monde

Ces chiffres représentent une estimation du nombre de cas par l’OMS. Le nombre de cas
notifiés à l’OMS par les différents pays est bien inférieur à celui-ci, cette maladie étant
largement sous-déclarée.

Comment prévenir l’infection ?


Voir toutes les fiches maladies
Quelles sont les causes ?
Le choléra est causé par une bactérie de l’espèce Vibrio cholerae. Différents sérogroupes (plus
de 200) de cette espèce existent et uniquement les sérogroupes O1 (et rarement O139) sont
responsables du choléra. De plus, ces bactéries doivent produire la toxine cholérique et
appartenir à une lignée génétique particulière, la lignée El Tor de la 7ème pandémie.

Comment se transmet la bactérie ?


Le vibrion cholérique est une bactérie très mobile, aux exigences nutritionnelles modestes,
dont l’homme est le réservoir. Le delta du Gange, lieu de très fortes interactions entre
l’homme et l’environnement aquatique est considéré comme une source permanente de
nouvelles souches de l’agent du choléra au niveau mondial. La maladie résulte de l’ingestion
d’eau ou d’aliments contaminés ou bien via les mains souillées. Une fois dans l’intestin, les
vibrions sécrètent notamment la toxine cholérique, principale responsable des pertes
importantes d’eau et d’électrolytes qui peuvent atteindre 15 litres par jour. L’homme joue à la
fois le rôle de milieu de culture et de moyen de transport pour le vibrion cholérique. Les selles
diarrhéiques libérées en grande quantité sont responsables de la propagation des bacilles
dans l’environnement et de la transmission féco-orale. De plus, la période d’incubation et
surtout le portage asymptomatique favorisent le transport des vibrions sur de plus ou moins
longues distances.

Les principaux facteurs favorisants la transmission de l’infection sont le niveau socio-


économique et les conditions de vies des populations. Les fortes concentrations de population
associées à une hygiène défectueuse jouent un rôle important dans l’apparition et le
développement d’une épidémie de choléra.

Quels sont les symptômes ?


Dans environ 80% des cas l’infection se présente comme une diarrhée banale. Entre 10 et 20%
des personnes infectées vont déclarer une maladie sévère. L’incubation est de quelques
heures à quelques jours. La production de la toxine cholérique par la bactérie entraine de
violentes diarrhées et des vomissements sans fièvre, avec des pertes massives d’eau et
d’électrolytes entrainant une déshydratation majeure. En l’absence de traitement, dans ses
manifestations les plus sévères, le choléra est l’une des maladies infectieuses les plus
rapidement mortelles : la mort survient entre 1 à 3 jours, par collapsus cardio-vasculaire dans
25 à 50% des cas. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et chez les
individus fragilisés.
Comment diagnostiquer l’infection ?
Le diagnostic du choléra se fait par une analyse de selles en laboratoire. La bactérie sera isolée
et caractérisée comme étant un vibrion cholérique en effectuant une culture puis une
identification. Elle peut également être détectée par une technique PCR dans un premier
temps, suivi d’une culture pour obtenir la souche de V. cholerae. La confirmation est effectuée
par le Centre National de Référence Vibrions et Choléra lorsque la souche de V. cholerae
appartient aux sérogroupes O1 (ou O139), produit la toxine cholérique et appartient à la
lignée El Tor de la 7ème pandémie.

Quels sont les traitements ?


Le traitement consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d’eau et
d’électrolytes. La réhydratation est assurée par voie orale ou par voie intraveineuse, selon le
degré de déshydratation. L’amélioration est perceptible au bout de quelques heures et la
guérison, sans séquelle, est obtenue en quelques jours.

L’antibiothérapie est utile dans les cas graves, mais l’émergence de souches de vibrions
cholériques multi-résistantes aux antibiotiques nécessite de tester la sensibilité aux
antibiotiques sur un échantillon représentatif de souches isolées.

Comment prévenir l’infection ?


L’amélioration de l’accès à l’eau potable et les mesures d’hygiène générale sont essentielles
dans la lutte contre le choléra, impliquant une véritable mobilisation sanitaire en cas
d’épidémie, et un développement de l’éducation sanitaire dans les pays où le choléra sévit
régulièrement. Lors d’une épidémie de choléra, en parallèle des mesures décrites
précédemment, une campagne de vaccination appelée vaccination réactive par des vaccins
anticholériques oraux (VCO) est mise en place après attribution de vaccin par l’OMS en
provenance du stock mondial de VCO constitué en 2013. Il s’avère aujourd’hui nécessaire
d’augmenter ce stock mondial de vaccins pour faire face à l’augmentation de la demande avec
des restrictions d’approvisionnement qui devraient perdurer jusqu’en 2025.

Deux vaccins oraux sont actuellement préqualifiés par l’OMS :


Dukoral® (non inclus dans le stock mondial), utilisé principalement pour les voyageurs. Ce
vaccin est constitué germes entiers tués de V. cholerae O1 associés à une sous-unité B
recombinante de la toxine cholérique. Il nécessite l’administration de 2 doses à 7 jours
minimum et 6 semaines maximum d’intervalle, et confère une protection 1 semaine après
l’administration de la seconde dose. La protection obtenue est de 85 à 90% à 6 mois et 60%
après 2 ans.
Euvichol® (inclus dans le stock mondial). Ce vaccin est constitué à partir de germes entiers
tués de V. cholerae O1 et O139. Il nécessite l’administration de 2 doses et confère 65%
d’efficacité à 5 ans. Cependant du fait des restrictions d’approvisionnement en vaccin, des
schémas d’administration à 1 dose ont dû être utilisé ces dernières années pour la vaccination
réactive, limitant la durée de protection dans le temps.
Un nouveau VCO simplifié, le vaccin Euvichol-S®, a été préqualifié au début de 2024 et devrait
être sur le marché mondial à la fin de l’année. Cela contribuera à augmenter le stock mondial
de vaccins.

Le vaccin Vaxchora® non préqualifié par l’OMS est actuellement disponible en France. Il est
constitué d’une souche vivante de V. cholerae O1 du biotype classique mais de virulence
atténuée. Il nécessite l’administration d’une seule dose.

Il est important de souligner qu’il n’existe pas aujourd’hui de vaccin induisant une protection à
long terme contre le choléra. Or la menace que représente aujourd’hui le choléra et les
difficultés de mise en œuvre des mesures d’hygiène et d’assainissement rencontrées dans de
nombreux pays, montrent qu’il reste important de poursuivre les recherches sur la vaccination
anticholérique.

Concernant les voyageurs, il n’est aujourd’hui pas recommandé habituellement de vacciner les
voyageurs à destination de pays avec des épidémies de choléra par le conseil supérieur
d’hygiène publique de France (2004). Il pourrait éventuellement être préconisé pour le
personnel de santé allant travailler auprès de patients ou dans des camps de réfugiés en
période d’épidémie. Pour les voyageurs la première prévention contre le choléra demeure le
respect des mesures d’hygiène :

Lavage des mains


Boire uniquement de l’eau potable, éviter l’eau du robinet et les glaçons. S’il n’est pas possible
d’avoir de l’eau potable, des comprimés de purification de l’eau, des filtres ou du chlore
doivent être utilisés. Si l’eau est trouble/sale, elle doit être filtrée au préalable.
Manger uniquement des aliments surs en cuisant correctement celle-ci, en la consommant
chaude, conserver la nourriture couverte et ne pas manger l’aliments crus.
Qui est touché ?
Sept pandémies de choléra se sont succédées depuis 1817. Cette date marque le début de la
1ère pandémie qui a envahi l’Asie, le Moyen-Orient et en partie de l’Afrique à partir de l’Asie.
Toutes les pandémies suivantes ont eu l’Asie comme point de départ, atteignant tous les
continents y compris l’Europe. Nous sommes actuellement toujours dans la 7ème pandémie
qui a débuté en 1961 en Indonésie, avant d’envahir le reste de l’Asie (dès 1962), puis l’Afrique
(1970) et l’Amérique Latine (1991).

L’Afrique est actuellement le continent le plus touché avec des épidémies dans différents pays
et avec certains pays devenus endémiques. Le choléra touche notamment les personnes
n’ayant pas un accès suffisant à l’eau potable. ElleCette maladieest une menace pour la santé
publique et montre une absence d’équité entre les populations. Les conflits et les
mouvements de masse de réfugiés favorisent les épidémies. De vastes épidémies comme
celles qui se sont déclarées en Haïti fin octobre 2010 ou au Yémen en 2016, illustrant la
menace bien actuelle que constitue ce fléau pour la santé publique. Ces 2 épidémies majeures
après s’être arrêtées ont repris en 2022 lors de la résurgence mondiale du choléra. D’autres
pays n’ayant pas été touchés par le choléra depuis longtemps tels que le Liban et la Syrie ont
également été touchées par des épidémies en 2022. En avril 2024, une épidémie s’est
déclarée dans le département français de Mayotte, à la suite de l’épidémie qui s’était déclarée
aux Comores en février 2024.

Bien sûr ! Voici une introduction sur le sujet du choléra :


---

Le choléra est une maladie infectieuse aiguë causée par la bactérie *Vibrio cholerae*, qui se
propage principalement par l'eau contaminée et les aliments mal préparés. Depuis son
identification au début du XIXe siècle, le choléra a provoqué de nombreuses épidémies
dévastatrices à travers le monde, affectant des millions de personnes, en particulier dans les
régions à faibles ressources où l'accès à l'eau potable et à des installations sanitaires
adéquates est limité. Les symptômes du choléra, tels que des diarrhées profuses et des
vomissements, peuvent entraîner une déshydratation rapide et, sans traitement approprié,
mener à la mort en quelques heures. Malgré les progrès médicaux et des efforts de santé
publique, le choléra reste un défi majeur pour la santé mondiale, soulevant des questions
cruciales sur la prévention, le traitement et la nécessité d'améliorer les infrastructures
sanitaires dans les pays vulnérables. Dans cette étude, nous examinerons les causes, les
symptômes, les modes de transmission et les stratégies de lutte contre cette maladie
alarmante.

---

J'espère que cela répond à vos attentes ! Si vous avez besoin d'autres éléments ou d'une autre
approche, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Bien sûr ! Voici une introduction pour un sujet sur le choléra :


---

*Introduction :*

Le choléra est une maladie infectieuse aiguë, causée par la bactérie *Vibrio cholerae*, qui se
transmet principalement par l'eau ou les aliments contaminés. Depuis sa découverte au XIXe
siècle, cette maladie a continué à provoquer des épidémies dévastatrices, en particulier dans
les régions où l'accès à l'eau potable et à des infrastructures sanitaires est limité. Les
symptômes du choléra, notamment la diarrhée sévère et la déshydratation rapide, peuvent
entraîner la mort en l'absence de traitement approprié. Malgré les avancées médicales et les
efforts mondiaux pour améliorer les conditions sanitaires, le choléra demeure un problème de
santé publique majeur dans de nombreuses régions du monde. Dans cette perspective, il est
essentiel d'examiner les causes, les modes de transmission, les stratégies de prévention, ainsi
que les traitements actuels afin de lutter efficacement contre cette maladie dévastatrice.

---

Cette introduction présente le choléra, son impact, et les enjeux autour de la gestion de la
maladie, tout en préparant le terrain pour développer davantage le sujet.
Le Choléra

Qu’est-ce que le Choléra ?


Le choléra est une maladie bactérienne diarrhéique causée par la bactérie Vibrio cholerae.
Cette maladie affecte principalement l’intestin grêle et se transmet par la consommation
d’eau ou d’aliments contaminés par les selles d’une personne infectée.

Le choléra évolue dans le monde entier sous forme d’épidémies. Cette maladie infectieuse est
connue depuis l’Antiquité. Son foyer initial se situe dans la péninsule indienne et depuis le
XIXème siècle, elle se répand, régulièrement, sous la forme de pandémies, c’est à dire
d’épidémies qui atteignent dans sa presque totalité la population d’une région, d’un pays ou
d’un continent. Depuis 1961, on assiste à l’expansion de la 7éme pandémie. L’incubation de la
maladie est assez courte, quelques jours en moyenne.

Quelles sont les causes du choléra ?


Le choléra est principalement causé par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par la
bactérie Vibrio cholerae. Sa propagation est facilitée par les mauvaises conditions d’hygiène,
le manque d’accès à de l’eau potable et les infrastructures sanitaires insuffisantes, surtout
dans les régions en développement ou touchées par des crises.

Quels sont les symptômes du choléra ?


Les principaux symptômes de la maladie sont : diarrhées et vomissements.
Ces diarrhées sont très nombreuses, abondantes, couleur eau de riz et les vomissements se
produisent en jet. L’importance des pertes digestives peut atteindre rapidement plusieurs
litres avec, conséquence pour le patient, la sensation d’une soif intense qu’il ne peut satisfaire,
l’apparition de crampes musculaires assez douloureuses ainsi qu’un tarissement progressif des
urines. Habituellement, le sujet n’est pas fébrile. Faute d’un traitement rapide, il se
déshydrate progressivement, les yeux se cernent, en s’enfonçant dans les orbites, la peau se
plisse, la tension chute et la respiration devient haletante. La mort survient en quelques jours
dans la moitié des cas, surtout chez l’enfant et la personne âgée.

Il existe une forme moins grave de choléra dans laquelle les signes cliniques décrits
précédemment sont plus atténués, où l’amélioration de l’état de santé se fait progressivement
avec guérison spontanée en quelques jours.

Comme cette maladie évolue souvent par épidémie, le diagnostic clinique est relativement
facile à faire, sauf en ce qui concerne le premier cas ! Quant au diagnostic biologique, il est
assez délicat : l’isolement de la bactérie et son identification précise exigent une méthode
rigoureuse. Lorsque le germe a été isolé, la déclaration aux autorités sanitaires est obligatoire
et l’envoi de la souche à un laboratoire de référence est recommandé.

Quels sont les traitements du choléra ?


Dans le traitement d’un choléra, la première des mesures thérapeutiques à appliquer consiste
à réhydrater le malade par la pose de perfusions de sérums salés et bicarbonatés puis, dès que
les vomissements ont cessé, continuer cette réhydratation par des boissons salées, sucrées et
bicarbonatées. La compensation des pertes hydriques (déshydratation) peut exiger des
volumes importants : en moyenne, entre 8 et 12 litres, mais parfois beaucoup plus.

Bien que son indication soit discutée, l’antibiothérapie diminue le volume et la durée des
diarrhées ainsi que l’élimination du vibrion.

Par ailleurs, plusieurs vaccins contre le choléra sont aujourd’hui disponibles


Organisation panaméricaine de la Santé

Menú
Hand washing Haiti
Accueil Choléra
Choléra
PROMESS Warehouse
PROMESS: Programme de Médicaments Essentiels
Crise en Haïti

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau
contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Le choléra reste à l’échelle mondiale une menace
pour la santé publique et un indicateur de l’absence d’équité et de l’insuffisance du
développement social. Selon les estimations, il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de
choléra, et 21 000 à 143 000 décès dus à la maladie dans le monde.

Principaux faits
Principaux faits
Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en
l’absence de traitement.
Selon les estimations, il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra, et 21 000 à 143
000 décès dus à la maladie1 dans le monde.
La plupart des personnes infectées ne manifestent aucun symptôme ou des symptômes
bénins, et peuvent être traitées avec succès au moyen de sels de réhydratation orale.
Dans les cas sévères, un traitement rapide par perfusion de liquide et d’antibiotiques par voie
intraveineuse s’impose.
Les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne
doivent pas remplacer les mesures classiques.
Des vaccins anticholériques sûrs administrés par voie orale doivent être utilises conjointement
à l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement pour limiter les
flambées de choléra et favoriser la prévention dans les zones connues pour être à haut risque.
Une stratégie mondiale de lutte a été lancée en 2017 avec pour cible dimonuer de 90% des
décès dus au choléra.
Fiche d'information
Symptômes
Le choléra est une maladie extrêmement virulente qui peut provoquer une diarrhée aqueuse
aiguë sévère. Les symptômes apparaissent entre 12 heures et 5 jours après l’ingestion
d’aliments ou d’eau contaminée2. Touchant les enfants comme les adultes, la maladie peut
tuer en l’espace de quelques heures si aucun traitement n’est administré.

La plupart des sujets infectés par V. cholerae ne manifestent aucun symptôme, bien que le
bacille soit présent dans leurs selles pendant 1 à 10 jours après l’infection et soit éliminé dans
l’environnement, où il peut potentiellement infecter d’autres personnes.

Pour les personnes qui manifestent des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans la
majorité des cas, tandis que chez une minorité, une diarrhée aqueuse aiguë, s’accompagnant
de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la
mort.

Historique
Au XIXe siècle, le choléra s’est répandu dans le monde entier à partir de son réservoir original,
dans le delta du Gange en Inde. Les 6 pandémies qui ont eu lieu par la suite ont tué des
millions de personnes sur tous les continents. La pandémie actuelle (la septième) a démarré
en Asie du Sud, en 1961, a atteint l’Afrique en 1971, puis les Amériques en 1991. Le choléra
est désormais endémique dans de nombreux pays.

Souches de Vibrio cholerae


Il existe de nombreux sérogroupes de V. cholerae mais 2 sérogroupes seulement, O1 et O139,
sont à l’origine des flambées épidémiques. La majorité des flambées récentes sont dues à V.
cholerae O1, tandis que O139, identifié pour la première fois au Bangladesh en 1992, a
provoqué des flambées dans le passé, mais n’est désormais plus identifié que dans des cas
sporadiques et demeure confiné à l’Asie du Sud-Est. La maladie causée par les 2 sérogroupes
reste la même.

Les principaux réservoirs de V. cholerae sont l’être humain et les milieux aquatiques, de
préférence les eaux saumâtres et chaudes comme les estuaires et certaines zones côtières.
Selon des études récentes, le réchauffement climatique crée un environnement favorable au
bacille responsable du choléra.

Épidémiologie, facteurs de risque, et charge de morbidité


Le choléra peut être endémique ou épidémique. Une zone d’endémie du choléra est une zone
où des cas de choléra confirmés ont été détectés pendant trois des cinq dernières années, une
transmission locale étant établie (ce qui signifie que les cas ne sont pas importés). Par
flambée/épidémie de choléra, on entend la survenue d’au moins un cas confirmé de choléra,
la transmission locale étant attestée dans une zone où le choléra ne sévit pas habituellement.

Dans les pays d’endémie, une flambée peut être saisonnière ou sporadique et le terme de
«flambée» s’entend d’un nombre de cas supérieur aux attentes. Dans un pays qui n’est
généralement pas touché par la maladie, on entend par «flambée» la survenue d’au moins un
cas confirmé de choléra, la transmission locale étant attestée dans une zone où le choléra ne
sévit pas habituellement.

La transmission du choléra est étroitement liée à un accès inapproprié à l’eau potable et à des
installations d’assainissement. On trouve dans les zones à risque typiques les bidonvilles
périurbains, qui ne disposent d’aucune infrastructure de base, ou les camps de réfugiés ou de
personnes déplacées, où les besoins minimums en eau potable et en assainissement ne sont
pas assurés.

Les crises humanitaires, qui ont notamment pour conséquence l’interruption des systèmes
d’approvisionnement en eau et d’assainissement et les déplacements de populations dans des
camps mal équipés et surpeuplés, peuvent augmenter le risque de transmission du choléra, si
jamais le bacille est présent ou s’il est introduit. Il n’y a jamais eu d’épidémie à partir de
cadavres de personnes non infectées.

Le nombre de cas de choléra notifiés à l’OMS est resté élevé au cours des dernières années. En
2016, 38 pays ont déclaré un total de 132 121 cas, dont 2420 mortels3. La discordance entre
ces chiffres et l’estimation de la charge de morbidité vient du fait que de nombreux cas ne
sont pas recensés en raison des limitations des systèmes de surveillance et des craintes de
répercussions négatives sur le commerce et le tourisme.

Prévention et lutte
Une approche pluridisciplinaire est essentielle pour prévenir et combattre le choléra, et faire
baisser la mortalité. Les mesures utilisées associent la surveillance, l’amélioration de
l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène, la mobilisation sociale, le
traitement de la maladie et les vaccins anticholériques oraux.

Surveillance
La surveillance du choléra doit faire partie d’un système intégré de surveillance des maladies
prévoyant le retour de l’information vers le niveau local et son partage au niveau mondial.

Les cas de choléra sont détectés sur la base d’un diagnostic clinique présomptif chez les
patients qui présentent une diarrhée aqueuse aiguë sévère. La présomption est ensuite
confirmée par l’identification de V. cholerae dans les échantillons de selles provenant des
patients touchés. La détection peut être facilitée par l’utilisation de tests diagnostiques
rapides, l’alerte étant déclenchée si un ou plusieurs échantillons sont positifs pour le choléra.
Les échantillons sont envoyés dans un laboratoire pour confirmation par culture bactérienne.

Les capacités locales permettant de détecter (diagnostiquer) et de suivre (collecter, compiler


et analyser les données) les cas de choléra sont essentielles pour garantir l’efficacité du
système de surveillance et planifier des mesures de lutte.

Il est conseillé aux pays affectées par le choléra de renforcer la surveillance de la maladie et la
préparation nationale pour détecter rapidement d’éventuelles flambées et intervenir. La
notification de tous les cas de choléra n’est plus obligatoire au titre du Règlement sanitaire
international. Néanmoins, les événements de santé publique impliquant cette maladie doivent
toujours être évalués par rapport aux critères énoncés dans le Règlement pour déterminer si
une notification officielle est nécessaire.

Interventions dans les domaines de l’eau et de l’assainissement


Sur le long terme, la solution pour endiguer le choléra (qui sera bénéfique pour toutes les
maladies transmises par voie féco-orale) réside dans le développement économique et l’accès
universel à l’eau potable et à des services d’assainissement.

Les mesures visant les conditions environnementales consistent notamment à appliquer des
solutions durables à long terme pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et
l’hygiène, qui soient adaptées aux besoins des populations les plus exposées au risque de
choléra. Ces interventions sont aussi de nature à prévenir un large éventail d’autres maladies
à transmission hydrique et contribuent à atteindre les objectifs en matière d’éducation et de
lutte contre la pauvreté et la malnutrition.

La plupart de ces interventions nécessitent des investissements importants sur le long terme,
s’accompagnent de coûts de maintenance élevés et sont difficiles à financer et à pérenniser
dans les pays les moins développés, là où elles sont par ailleurs les plus nécessaires.

Traitement
Le cholera est une maladie facile à traiter. On peut guérir la majorité des sujets atteints en leur
administrant rapidement les sels de réhydratation orale (SRO). Le sachet standard de SRO
OMS/UNICEF est à dissoudre dans 1 litre (l) d’eau potable. Jusqu’à 6 litres de SRO peuvent
être nécessaires pour traiter une déshydratation modérée chez un patient adulte le premier
jour.

Les patients gravement déshydratés présentent un risque de choc et l’administration rapide


de liquide par voie intraveineuse s’impose. Un adulte de 70 kg aura besoin d’au moins 7 l de
liquide par perfusion, en plus des SRO, pendant son traitement. Ces patients reçoivent
également des antibiotiques adaptés pour raccourcir la durée de la diarrhée, diminuer les
quantités de liquide de réhydratation nécessaires et écourter la durée de l’excrétion des
bacilles de V. cholerae dans leurs selles.

On ne recommande pas l’administration de masse des antibiotiques, car elle n’a aucun effet
sur la propagation de la maladie et contribue à renforcer les résistances.

L’accès rapide au traitement est essentiel lors d’une flambée de choléra. Le traitement par les
sels de réhydratation orale doit être disponible dans les communautés, mais les patients
doivent aussi avoir accès à des centres plus importants où les perfusions intraveineuses et une
prise en charge complète pourront être assurées. Avec une prise en charge rapide et adaptée,
le taux de létalité devrait se maintenir en dessous de 1%.

Le zinc est un important traitement d’appoint chez l’enfant de moins de 5 ans, qui réduit aussi
la durée d’une diarrhée et peut prévenir des épisodes ultérieurs de diarrhée aqueuse aiguë
due à d’autres causes. L’allaitement au sein doit aussi être encouragé.

Promotion de l’hygiène et mobilisation sociale


Les campagnes d’éducation sanitaire, adaptées à la culture et aux croyances locales, devraient
promouvoir l’adoption de règles d’hygiène appropriées, comme le lavage des mains au savon,
la préparation et la conservation sans danger des aliments et l’élimination en toute sécurité
des selles des enfants. Les pratiques funéraires doivent être adaptées pour les personnes qui
décèdent du choléra afin de prévenir l’infection parmi les participants aux cérémonies.
L’allaitement au sein doit aussi être encouragé.

En outre, pendant les flambées, des campagnes de sensibilisation doivent être organisées et
des informations transmises aux communautés sur les risques potentiels et les symptômes du
choléra, sur les précautions à prendre pour se protéger contre la maladie, quand et où notifier
les cas, ainsi que sur la nécessité de consulter immédiatement lorsque les symptômes
apparaissent. L’emplacement des centres de traitement adaptés doit aussi être connu des
populations.

L’engagement communautaire joue un rôle clé pour les modifications à long terme des
comportements et pour la lutte contre le choléra.

Vaccins anticholériques oraux


Il existe actuellement 3 vaccins anticholériques oraux (VCO) préqualifiés par l’OMS: Dukoral®,
Shanchol™, et Euvichol®. Pour les 3 vaccins, 2 doses sont nécessaires pour conférer une
protection complète4.

Dukoral® est administré avec une solution tampon qui nécessite, pour les adultes, 150 ml
d’eau potable. Dukoral® peut être administré à partir de 2 ans, en respectant un intervalle de
7 jours au minimum et de 6 semaines au maximum entre les doses. Une troisième dose est
nécessaire chez l’enfant de 2 à 5 ans. Dukoral® est principalement utilisé chez les voyageurs.
Deux doses de Dukoral® confèrent une protection anticholérique pendant deux ans.

Shanchol™ et Euvichol® sont essentiellement le même vaccin produit par 2 fabricants


distincts. Leur administration ne requiert pas de solution tampon. Shanchol™ et Euvichol®
sont administrés à partir de l’âge d’un an, avec un intervalle de 2 semaines au minimum entre
chacune des doses. Deux doses de Shanchol™ et d’Euvichol® confèrent une protection
anticholérique pendant 3 ans, une dose unique assurant une protection à court terme.

Shanchol™ et Euvichol® sont les vaccins actuellement disponibles pour les campagnes de
vaccination de masse par l’intermédiaire du stock mondial de VCO, qui est appuyé par
l’Alliance Gavi. Sur la base des données disponibles, la note de synthèse de l’OMS d’août 2017
sur les vaccins anticholériques dispose:

que les VCO doivent être utilisés dans les zones où le choléra est endémique, lors de crises
humanitaires associées à un risque élevé de choléra et pendant les flambées épidémiques de
choléra ; et que la vaccination doit toujours être mise en œuvre parallèlement à d’autres
stratégies de lutte contre la maladie;
que la vaccination ne doit pas perturber la mise en œuvre d’autres interventions de santé
hautement prioritaires destinées à prévenir ou à combattre des flambées épidémiques de
choléra;
Plus de 15 millions de doses de VCO ont été administrées lors de campagnes de vaccination de
masse – dans des zones confrontées à une flambée, des zones à vulnérabilité accrue du fait
d’une crise humanitaire et auprès de groupes vivant dans des zones de forte endémie, qu’on
appelle les «points chauds
[17/03, 16:29] ChatGPT: Bien sûr ! Voici une conclusion plus approfondie et argumentée sur le
choléra, avec des appuis et des éléments clés pour renforcer le propos :
*Conclusion :*
Le choléra, bien que largement évitable et traitable aujourd'hui, reste une menace de santé
publique persistante, notamment dans les pays en développement où les conditions sanitaires
sont précaires. Cette maladie infectieuse, causée par la bactérie *Vibrio cholerae*, continue
de provoquer des épidémies récurrentes, surtout dans les régions où l'accès à de l'eau
potable, à l'assainissement et à des soins médicaux adéquats est limité. Selon l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), environ 2,9 millions de cas de choléra et 95 000 décès sont
enregistrés chaque année, bien que ces chiffres puissent être bien plus élevés en raison du
sous-diagnostic (OMS, 2020).
[17/03, 16:29] ChatGPT: La réhydratation orale et les antibiotiques sont des traitements
efficaces qui ont permis de réduire considérablement la mortalité due au choléra. Cependant,
la prévention reste la clé dans la lutte contre cette maladie. Des mesures telles que
l'amélioration des infrastructures d'assainissement, la distribution d'eau potable traitée, la
vaccination de masse et la promotion de bonnes pratiques d'hygiène (comme le lavage des
mains) sont essentielles pour briser la chaîne de transmission. En effet, l'accès à l'eau potable
et à l'assainissement est considéré comme un droit humain fondamental, et plusieurs études
ont montré que des investissements dans ces domaines peuvent réduire de manière
significative la transmission du choléra (Spector et al., 2015).
[17/03, 16:29] ChatGPT: Malgré ces progrès, des défis persistent, notamment dans les zones
de conflit, les camps de réfugiés et dans des pays à faibles ressources, où les infrastructures
sanitaires sont souvent inexistantes ou endommagées. La réponse au choléra doit donc être
globale, impliquant à la fois des interventions d'urgence et des stratégies de long terme visant
à renforcer les systèmes de santé locaux. Il est également crucial d'encourager la collaboration
internationale pour partager les ressources et les connaissances, comme le montre l'efficacité
des initiatives telles que l'Initiative de lutte contre le choléra de l'OMS.

À l'avenir, la priorité doit être donnée à l'élimination des déterminants sociaux et


environnementaux du choléra, en réduisant les inégalités d'accès à l'eau potable et à des
conditions de vie saines. En outre, des efforts soutenus dans la recherche sur les vaccins et les
traitements devraient permettre de renforcer encore la lutte contre cette maladie. Pour
garantir un monde sans choléra, il est impératif que les gouvernements, les organisations
internationales et les communautés travaillent ensemble pour assurer une réponse efficace,
coordonnée et durable.

---

Vous aimerez peut-être aussi