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Cours D'ecodev

Le cours vise à former des étudiants en sciences économiques sur l'évolution des économies des pays en développement, en analysant les stratégies de développement et les facteurs économiques. Il est structuré en trois chapitres et inclut une bibliographie variée. L'évaluation est basée sur la participation, des travaux pratiques, des interrogations et un examen final.

Transféré par

Sephora Bakula
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Le cours vise à former des étudiants en sciences économiques sur l'évolution des économies des pays en développement, en analysant les stratégies de développement et les facteurs économiques. Il est structuré en trois chapitres et inclut une bibliographie variée. L'évaluation est basée sur la participation, des travaux pratiques, des interrogations et un examen final.

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Objectifs du Cours
A l’issu de ce cours, l’étudiant de Deuxième Graduat en Sciences Economiques et
de gestion doit être capable de :
 Définir et circonscrire l’évolution de l’économie des pays en voie de
développement en tant que branche de la science économique ;
 Analyser et expliquer les différentes stratégies ou modèles du
développement ;
 Approfondir ses connaissances sur les différents facteurs de
développement économique ;
 Distinguer la diversité des expériences de plusieurs peuples en matière de
développement et de tirer les leçons selon lesquelles la théorie et l’histoire ne
peuvent s’appliquer que dans certains contextes institutionnels et nationaux ;
 Circonscrire l’évolution économique partant de l’économie classique à la
nouvelle économie, en mettant en exergue les grands problèmes économiques.
PLAN du Cours
Ce cours sera reparti en trois chapitres
Chapitre 1 : Généralités sur les pays en développement
Chapitre 2 : Les économies des pays en développement
Chapitre 3 : Stratégies du développement
BIBLIOGRAPHIE
1. ASSIDON.E : « Les théories économiques du développement », Ed la
Découverte. Paris 2000 ;
2. BARTHELEMY, JC : « Quel avenir pour l’économie africaine »ACDE Paris,
1995 ;
3. BOUTAILLER. B et FOUQUIN. M : Le Développement économie de l’Asie
orientale ; éd la Découverte, Paris, 1995 ;
4. BRASSEUL, G : « Introduction à l’Economie du développement », Paris, Coll.
Cursus, A. Colin 1993 ;
5. BRUNEL, S : «Le Sud dans la nouvelle économie mondiale », PUF-Paris
1995 ;
6. HUGON. P : L’Economie de ‘Afrique, éd la découverte, Paris, 1993 ;
7. MERLIN : « L’espoir pour l’Afrique » Ed Présence africaine, Paris, 1996
8. PNUD : Rapport mondial sur le développement humain 1990-2004 ;
9. ROTILLON Gilles : Economie des ressources naturelles, éd. La Découverte,
Paris 2005.
10. VERNIERES, M : « Economies des Tiers-Monde », Ed Economica, Paris 1991
EVALUATION
Participation au cours : 2pts ;
Travaux pratiques : 3pts,
Interrogations : 5pts
Examen : 10pts
Totale cote de l’année : 20pt.

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Chapitre I : GENERALITES SUR LES PAYS EN DEVELOPPES


L’économie des pays en développement est à la fois l’une des plus
anciennes et l’une des plus récentes branches des Sciences
économiques.
Depuis « l’enquête sur la nature et les causes de la richesse
des nations » d’Adam Smith, les économistes classiques ont
cherché à mettre à jour les sources du progrès économique et à
analyser le processus de l’évolution économique à long terme.
Comme nous l’a rappelé A. LEWIS, ce que Smith appelait « la
progression naturelle de l’opulence », c’est ce que nous
qualifions aujourd’hui « d’économie du développement ».
Il a fallu attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour voir
réapparaître la croissance et le développement comme grand thème
de la science économique.
A de nombreux égards, la fin des années quarante et les années
cinquante sont devenues la période de création de la nouvelle
« économie de pays en développement », qui s’est concentrée sur
les problèmes de développement des pays d’Asie, d’Afrique et
d’Amérique Latine.
L’économie des pays en développement se distingue des autres
branches de la science économique par son aspect pluridisciplinaire.
Elle fait appel aux autres sciences humaines comme l’histoire, la
sociologie. Et également par son aspect plus normatif : par son objet
même, il s’agit plus souvent de conseiller le prince en ce qui
concerne les politiques économiques à mener.
La mise en place de ces politiques passe par la compréhension du
phénomène et des causes du sous-développement.
On distingue habituellement les causes proprement économiques,
de toutes les autres : historiques, géographiques et socioculturelles.
C’est ainsi que dans la typologie la plus courante, les pays en
développement ou pays du Sud sont des pays moins développés
économiquement que les pays du Nord ou pays développés
(économiquement).
On constate qu’environs 75 % autrement dit 6 milliards d’Etres
humains sur cette planète vivent dans les pays sous développés
c’est-à-dire 25% de la population se trouve dans les pays
développés. Il s’agit environs de 120 Etats répartis d’une part :
 L’Afrique ;
 L’Asie (moins le Japon) ;
 L’Amérique Latine.

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L'expression remplace des dénominations antérieures, jugées


inadéquates, obsolètes ou incorrectes : les pays du tiers monde, les
pays sous-développés. Elle s'est substituée à l'expression « pays en
voie de développement », mais les deux expressions sont
synonymes.
Les pays les moins avancés (PMA) ne constituent pas une catégorie
distincte : la plupart des PMA sont des pays en développement, des
pays engagés dans un processus de développement ; en témoigne
l'évolution de leur IDH1. Ils présentent néanmoins un développement
économique inférieur à celui des autres pays en développement, ce
qui justifie leur inclusion dans la liste des PMA, laquelle est établie
par la CNUCED.
On les appelle pays sous-développés par ce que les conditions du
développement ne sont réunies et par développement, nous
entendons : un ensemble de changements observables dans le
système économique et social qui conditionnent la croissance.
Sur le plan économique, on ne peut pas parler du développement
sans la croissance économique, autrement dit le développent
marche de pair avec la croissance économique. Cette notion du
développement n’a de sens réel que dans la comparaison
internationale avec d’autres modes de développement.
Ainsi, le développent n’existe qu’avec son double qui est le sous-
développement. Au sens large du terme, il s’agit de l’étude globale
des conditions économique de toutes les sociétés humaines. Au sens
strict, il correspond à l’étude des conditions de modalité et de
résultats des pays pauvres.
Dans ces conditions, on utilisera fréquemment l’expression
croissance économique et développement économique.
DEVELOPPEMENT : est l’ensemble des changements observables
dans le système économique et social qui conditionne la croissance.
C’est donc le bien-être de la population. Le développement est
cependant une notion, qui ne prend son sens que dans la
comparaison internationale ; ainsi, le développement n’existe
qu’avec son double, le sous – développement.
CROISSANCE ECONOMIQUE : alors que la croissance est mesurable,
c’est une notion quantifiable. Par définition, c’est l’augmentation
soutenue de la production nationale de biens et de services pendant
une période donnée.
I.0 Origine des termes utilisés pour qualifier les pays sous-
développés
-Le terme sous-développement : est une expression qui date de
1945. Le 20 janvier 1949, dans son discours sur l'état de l'Union, le

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président des États-Unis Harry Truman utilise pour la première fois le


terme « sous-développé », ainsi que le terme « développement »,
pour justifier l'aide aux « régions sous-développées » dans le cadre
de la lutte contre le communisme et de la doctrine Truman. Il y
déclara être du devoir des pays développés de diffuser leurs
connaissances techniques et leur assistance aux pays en
développement, pour que les niveaux de vie convergent vers les
niveaux occidentaux. Ce terme est utilisé aussi par les organisations
internationales (ONU) de 1957 à 1966 (Yves LACOSTE in les pays
sous-développés). Ce vocable a suscité des réactions psychologiques
défavorables, on tend aujourd’hui à parler des Pays en
développement.
- Le tiers-Monde est utilisé pour la première fois vers les années 52,
par un certain démographe du nom d’Alfred Sauvy mais en 1957,
officiellement l’ONU utilise pour la première fois la notion des pays
en voie de développement.
Comme on peut le constater, les organismes internationaux ont
acquis des habitudes dévalorisantes de classer les pays dépendants.
Ces termes ne sont que des appellations parmi tant d'autres pour
désigner un même type de problème. La manière de désigner ces
pays change selon l'angle sous lequel on les aborde et selon les
solutions envisagées pour remédier à leurs problèmes. Chacun de
ces termes a des significations au-delà de son apparence première.
-Et surtout les NPIA (Nouveaux Pays Industrialisés d’Asie,
surnommés les quatre Dragons) : Corée du Sud, Taiwan, Singapour,
Hongkong.
-Des nouveaux pays s’en rapprochent, les NEI (Nouvelles Economies
Industrialisées surnommées les Tigres) : Indonésie, Malaisie,
Thaïlande, Philippines, (seconde génération) ;
-Depuis 1990, le sigle de EDA (Economies Développées d’Asie
devenue économie dynamique d’Asie) regroupe les NPIA et les NEI.
-Par ailleurs, l’appellation Pays Emergents très vague tend à
remplacer celle de NPI. D’autres pays progressent grâce à des
revenus économiques comme le tourisme (Kenya,..) ou les rentes du
pétrole et de l'énergie, l'industrie en général comme l'Algérie.
À partir des années 1990 (sommet de Rio de 1992), l'émergence des
exigences de développement durable tend à élargir la vision
purement économique du niveau de développement à des critères
environnementaux et sociaux. On parle aussi de pays du Sud et de
pays du Nord, ces derniers étant invités à revoir leur mode de vie
vers davantage de durabilité.

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I.1 Classification des pays en développement


On peut distinguer d’une part selon le critère du revenu, trois
catégories des pays en développement.
1 Les pays à revenu faible
Ce sont des pays dont le produit national inférieur à 600$ /habitant
c’est-à-dire le P.N.B. inférieur à 600$ USD/habitant il s’agit des pays
les plus pauvres qui doivent leurs suivis à la solidarité internationale.
Trois critères ont été retenus par l’ONU pour qualifier les pays moins
avancés :
 Un produit national brut par habitant inférieur à 100 $
américains c’est-à-dire un habitant qui vie avec moins de 100$
par an ;
 Une production industrielle inférieure à 10% du PNB ;
 Un taux d’analphabétisme supérieur à 50% de la
population adulte
En 1997, ces pays sont en une quarantaine officiellement reconnus
soit 300 million d’habitants qui connaissent la plus extrême misère.
Il s’agit de : Afghanistan, Angola, Azerbaïdjan, Bengladesh, Benêt,
Birmanie, Burkina-Faso, Burundi, R.C.A, Comores, Ethiopie, R.D.C,
Ghana, Guinée Biseau, Haïti, Inde, Kenya, Laos, Madagascar, Malawi,
Mali, Mauritanie, la Mozambique, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie
le Tchad, le Togo, le Vietnam du Nord et du Sud, le Yémen, le
Rwanda…
Les pays comme l’Haïti et le Nicaragua sont les Etats d’Amérique qui
se trouvent dans la situation de misère avancée.
L’Afrique avec 29 Etats est de loin le continent le plus mal lotie car
les 2/3 des pays les moins avancés se trouvent en Afrique, le cas du
Mali. L’Asie compte une dizaine d’Etats tandis que le continent
océanique quatre pays en Ile.
Sur le plan géographique, c’est-à-dire sur le plan localisation desdits
pays, 15 de ces pays n’ont pas accès à la mère cela revient à dire
qu’ils sont enclavés. Quatre sont des micros Etats insulaires.
Retenons que tous ces pays ne sont pas totalement dépourvus
« pauvres ». Le Bengladesh par exemple dispose de gaz naturel ; le
Botswana exploite, dispose de charbon, le Niger et le Tchad
renferment de l’uranium, la R.C.A a du diamant et le pays comme le
Congo Kinshasa détient une multitude de ressources minières qui
sont partiellement exploitées. Leur exportation se limite
généralement à un produit brut par pays, c’est ainsi par exemple
que le café assure 95% de recettes de Burundi.

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Il en est de même pour le Rwanda qui est aussi le grand producteur


du Café, n’ayant que l’unique exportation, le café assure 75% de
recettes pour l’Ouganda, le Niger exploite l’uranium qui représente
80% de recettes nationales.
Comme on peut le constater, tous ces pays les moins avancés sont
tributaires (dépendants) de l’aide extérieure pour leur survie.
2 Les pays à revenu intermédiaire
Ce sont des pays que l’on trouve de 600$ USD à 1000$ USD c’est-à-
dire inférieur à 1000$/an de revenu national. Ce sont des pays
moins pauvres par rapport à ceux les plus pauvres.
Géographiquement, ces pays à revenu intermédiaire demeurent
dans un état économique précaire (instable). Ils sont très dispersés,
on les retrouve en Afrique notamment les pays du Maghreb (Libéria,
Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte), Afrique blanche.
Au pourtour du Golfe de Guinée (le Nigeria, le Gabon mais aussi
l’Afrique du Sud), la plus part des pays de l’Amérique latine :
Mexique, Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay ; aussi les pays de
l’Asie : la Coré du Sud, l’Inde, Singapour …
Au total, on peut compter une cinquantaine de pays qui forment le
groupe des pays disparates. Parmi ces pays, citons les Etats
pétroliers, les pays arabes producteurs de pétrole ; l’Arabie-
Saoudite, le Koweït, l’Iran et l’Irak.
Dans cette catégorie, on trouve aussi les pays à vocation agricole
comme le Sénégal qui produit l’arachide et le coton, le Kenya grand
producteur de thé et de café à ceux-ci s’ajoute la Colombie le grand
producteur de café. D’autres pays donnent priorité au
développement agricole, l’exemple de la Côte d’Ivoire qui ne dispose
pas des ressources minérales importantes mai qui a développé les
cultures d’exploitation qui sont : le cacao, l’huile de palme et café.
Tous ces pays à revenu intermédiaire ont en commun la fragilité de
leur processus de développement économique explosé aux aléas des
cours (prix) mondiaux dont ils ne sont pas responsables.
3 Les pays à revenu élevé (supérieur)
Ce sont ceux dont le revenu par habitant est supérieur à 1000$ par
an. En général, ce sont des pays développés plus quelques pays
producteurs de pétrole. Vers les années 2000, on comptait 30 pays
riches qui ont un Produit National Brut copris entre 1000$ et plus.
Parmi les quels 18 pays sont de l’Europe Occidentale 3 pays du Golf
(producteurs du pétrole) : Koweït, Katar, Emirats Arabes. Aux côtes
de l’Asie, trois Pays Nouvellement Industrialisés (NIP) qui sont :
 Singapour ;

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 Taiwan et
 Hong Kong.
Deux pays développés austraux il s’agit de l’Australie et de la
Nouvelle Zélande. Il faut noter que les pays producteurs du pétrole
ne sont pas tous riches, le cas l’Indonésie, le Nigéria et l’Equateur
qui sont membres de l’Organisation des Pays Producteurs de Pétrole
et explorateurs de pétrole (OPEP). Ce sont des pays dont la
production du pétrole constitue une part importante de leur
production nationale.
Bien qu’ils disposent des capitaux très importants, ces pays
appartiennent au monde sous-développé. Pourquoi ? Par ce que la
croissance de leur économie ne dépasse pas 1% à cause du fait
que :
a. La formation et l’éducation ne sont pas une priorité et que
plus de 50% de la population est analphabète. Or ce secteur
est une condition au développement ;
b. Ces pays sont essentiellement producteurs de pétrole et
les échanges entre eux voire avec l’extérieur sont très faibles ;
c. Toutes les richesses sont concentrées entre les mains de
certains individus.
Les pays pétroliers particulièrement ceux de Moyen-Orient ; Iran et
Irak notamment occupent une place à côté des pays du tiers monde,
faisant aussi membre de L’OPEP, ils ont enfin une faible population.
Ces pays regroupent moins de 300 million d’habitants, ils
détiennent plus de la moitié de réserve pétrolière mondiale et en
faisant membres des Etats les plus riches au monde avec le P.N.B.
échelonnant 700$ et 2000$ et plus.
Malgré leur richesse, ils sont sous-développés par le fait que :
 La croissance démographique dépasse 2%/an ;
 La mortalité infantile (moins de 5 ans) est de 3 à 4 fois
plus supérieur aux pays développés ou européens ;
 Les contrastes sociaux restent énormes (misère,
famine…).
En marge de ces pays catégorisés en trois groupes et précités,
apparaissent les pays appelés pays émergents ou les NIP.
Les NIP dont la croissance économique dans les années 90 et 96
était comprise entre 5 et 12% en taux annuel contre 1 et 2% en
moyenne furent d’abord les quatre dragons d’Asie du Sud-est qui
sont la Coré du Sud, Koweït, Singapour et Hong Kong des pays
modèles ou encore ateliers à cause de leur croissance économique
spectaculaire. En plus de ceux-là, les autres sont dispersés dans des
coins du monde comme le Botswana en Afrique, Brésil en
Amérique…
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En outre, certains NIP sont représentés par certains plus vastes pays
disposant d’abondantes ressources minérales (Brésil, Argentine),
énergétiques (Mexique). Leurs industries sont contrôlées largement
par des capitaux étrangers et travaillent notamment pour
l’exportation enfin de s’approvisionner en seconde étape les devises
nécessaires à une industrialisation plus complète. En plus ce sont
des pays les plus endettés, l’exemple de Mexique et du Brésil.
Hors mis le critère de revenu, nous avons encore d’autres critères
qualifiant les pays pauvres qui sont :
o Le revenu par habitant ;
o Très forte population est concentrée dans le secteur
primaire (subsistance) ;
o Le niveau de développement est limité ;
o La mise en valeur des ressources naturelles se situe au
niveau extrêmement faible par ce que les connaissances, les
moyens financiers et le savoir-faire à cette mise au point font
défaut.
La faim, la misère, la pauvreté, l’ignorance, le chômage, l’insécurité,
les inégalités et finalement le désespoir, tels sont les mots qui
permettent de qualifier le mode de vie d’une grande partie de la
population de la planète.

I. 2 LES CAUSES DU SOUS-DEVELOPPEMENT


1.2.1 Causes internes
A. Cause géographique
La plus part des pays développés sont localisés dans les régions
tempérées. Tandis que ceux du tiers-monde de climat équatorial ou
tropical.
Dans les régions tempérées, le travail est moins tenace, il est aussi
souvent productif notamment dans le domaine agricole car le sol est
plus fertile, l’eau est abondante ainsi que le dommage dû aux pestes
et aux maladies est moins prononcé.
Ils peuvent aussi jouir de deux récoltes par an. D’ailleurs, dans des
conditions géographiques semblables, nous trouvons des systèmes
et des économies très diverses, ce qui prouve en suffisance que
l’influence géographique ne pas trop significatif.
B. La cause démographique

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Constatons que les tributs les plus primitives sont celles qui
n’avaient pas de contact aves les autres groupements humains.
Ainsi est-il vrai que la traite des esclaves en Afrique et le
dépeuplement du continent en résulte un retard de développement
culturel et économique.
Cette cause a joué un rôle dans le passé mais actuellement, le
contact et les échanges d’information entre différents groupes
humains ont pris une telle ampleur que la densité des populations a
cessée d’influencer d’une façon directe sur le développement socio-
économique du pays.
C. La Cause sociologique
Il s’agit ici de grandes structures institutionnelles comme la famille
seigneuriale, chefferie qui ne permettaient le développement de
l’esprit de l’entreprise indispensable à la modernisation de
l’économie.
La religion a aussi joué un rôle de frein au développement dans
l’interprétation de la parole de Dieu et des prédications ; « heureux
les pauvres car le royaume des cieux vous appartient » par exemple.
C’est ce qui va crée la pertinence de l’église méthodiste par rapport
à l’église catholique visiblement jusqu’à aujourd’hui dans le
développement. En plus, le comportement de snobisme dans la vie
des africains.
I.2.2 Causes externes
Ce sont des causes qui se ramènent aux effets de la colonisation. Il y
a entre autre :
 L’extraction : sous forme d’indemnité et de pillage plus ou
moins camouflés d’une partie importante de l’épargne extrant
dans les colonies. Ainsi, si la conquête d’un territoire se faisait
en main armée, le vainqueur exigeaient des vaincus des
indemnités importantes et les transféraient les sommes ainsi
obtenues vers la métropole. Les colonies furent ainsi privées
d’une partie importante de l’épargne interne qui aurait pu être
utilisé pour le développement économique ;
 Revalorisation de marché colonial aux produits
métropolitains : les firmes se trouvaient dans une situation de
monopole en ce qui concerne l’approvisionnement des
marchés coloniaux.
Cette position provenait soit du monopole de droit ; le commerce ne
pouvait être réalisé que par l’intermédiaire des firmes
métropolitaines car cela était une obligation.
Soit par monopole de fait ; dans ce cas, la plus part d’agents
responsables des importations en provenance de la métropole

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avaient tendance de s’approvisionner par des firmes


métropolitaines avec lesquelles ils renfermaient des liens plus
étroits, par conséquent le prix était plus ou moins dérisoire.
Ainsi par exemple, le traité de Berlin 1885, le bassin du Congo était
sujet à politique de porte ouverte, le roi Léopold II a dû s’engager à
assurer aux commerçants étrangers (non Belge) les mêmes lois
qu’aux commerçants Belge.
Malgré cette égalité de droit, les firmes étrangères n’ont pas réussi à
s’implanter dans le pays et la plus grande parties des importations
du Congo Belge provenaient de la Belgique même si les mêmes
produits pouvaient être obtenus de meilleur marché ailleurs.
 Exclusion d’achat des produits coloniaux par des firmes
métropolitaines
 Spécialisation des économies coloniales dans la
production agricole : au début de l’époque coloniale, la
production des produits manufacturés était interdite par les
colons. Les marchés coloniaux furent dissimulés des produits
métropolitains. Ne pouvait pas développer son secteur
industriel (secondaire), les colonies vont se spécialisés de plus
en plus dans le secteur agricole (primaire), ce qui leur
rendaient de plus en plus dépendante de la conjoncture
existante sur le marché
I.3 Critères de sous-développement
I.3.1 Critères d’ordre économique
a) Revenu/habitant : c’est le critère synthétique qui miroite
le mieux la différence entre les pays pauvres et les pays riches.
Malgré cela, il ne manque pas des inconvénients ; citons le
manque des données statistiques dans plusieurs pays moins
avancés ;
b) La structure de la production : une économie dite
développée est une économie diversifiées. Dans un pays où
l’agriculture et les mines font des principales sources, le
niveau de l’industrialisation passe de 35 à 50% du revenu
national. Pa contre dans un pays sous-développé, cette part ne
dépasse pas 10 à 15%. Lorsqu’elle atteint 20 à 25%, on parle
des pays semi-industrialisé ;
c) Structure des exportations : le trait le plus caractéristique
est la mono exportation. Cela implique le faible degré de
diversification de l’économie des pays du tiers-monde ;
d) Les infrastructures : le développement des infrastructures
notamment économiques contribue efficacement à l’intégration
de l’économie nationale et à l’accroissement de la production.

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Il en est de même de l’électrification qui est une


condition indispensable de développement de l’industrie
manufacturière. Ainsi par exemple les données
concernant la longueur des routes par kilomètre ou la
production de l’électricité par habitant sont souvent
utilisées pour caractériser le niveau de développement
d’une économie.
I.3.2 Critère d’ordre social
a) Longévité : la durée moyenne de vie de la
population témoigne la santé de chaque pays. Dans les pays les
plus pauvres, la durée moyenne de vie varie entre 45 et 52,5 ans
alors que dans les pays riches où le revenu par habitant dépasse
1000$ USD, la durée moyenne de vie dépasse 76 ans.
C’est sur tout la mortalité infantile très élevée qui abaisse
sa durée moyenne de vie dans les pays en voie de
développement ;
b) Degré d’analphabète : l’éducation témoigne non
seulement le niveau d’existence actuelle mais aussi de ses
possibilités productives. Le nombre suffisant des cadres est
indispensable pour entamer le processus de développement. Or
dans le pays développé, le nombre de lettré représente 98% de
la population alors que dans des pays sous-développés il ne
dépasse pas 65%.
c) Structure de consommation : le plus souvent, on prend en
considération le nombre de maisons d’habitation, selon le type
de maison, le nombre d’habitant/médecin ainsi que de la
possibilité dont dispose la population de soigner sa santé.
Ainsi donc, dans des pays où le revenu est supérieure c’est-à-dire les
pays développés, on trouve en moyenne 1 médecin pour 800
habitants tandis que dans des pays pauvres plus de 10000 habitants
pour 1 médecin.
1.3.3 THEORIE DU DEVELOPPEMENT HUMAIN
a) Définition
Le développement humain est un processus qui conduit à
l’élargissement des possibilités affectées à chacun. Vivre longtemps
et en bonne santé, être instruit et avoir accès aux ressources
nécessaires pour jouir d’un niveau de vie convenable sont les plus
importantes. S’y ajoutent la liberté politique, la jouissance des droits
de l’homme et le respect de soi. Ce qu’Adam Smith appelle la
capacité de se mêler aux autres, sans craindre de paraître en public.
Selon cette notion du développement humain, l »amélioration du
revenu, pour importance qu’elle soit, n’est jamais qu’une aspiration
parmi d’autres mais toute leur vie ne peut se résumer à cela.
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Le développement doit donc être bien plus qu’une accumulation de


revenus et des richesses. Il doit être centré sur les personnes. Le
développement humain va au-delà du revenu et de la croissance.
b) Mesure du développement Humain
Un système idéal de mesure et de contrôle du développement
humain devrait inclure de nombreuses variables, de manière à en
fournir une image aussi complète que possible. Toutefois, cela est
actuellement impossible en raison de l’absence des statistiques
pertinentes comparables.
Ainsi, la PNUD propose de mesurer le développement humain sur
base des trois éléments de la vie de l’homme appelés « Indicateurs
clés » à savoir : la Longévité, le Savoir et le Niveau de vie.
En ce qui concerne la première composante, la Longévité : c’est
l’espérance de vie à la naissance, elle est aussi le reflet d’autres
aspects tels qu’une alimentation correcte et une bonne santé.
Pour ce qui est de la deuxième composante clé, la connaissance,
c’est-à-dire l’enseignement de qualité, indispensable à une vie
productive dans la société moderne.
La troisième composante clé, l’accès aux ressources nécessaires
pour jouir d’un niveau vie convenable.
Les trois mesures du développement humain ont un défaut commun,
ce sont des moyennes qui masqueraient les grandes disparités
existant au sein d’une population. L’espérance de vie varie selon les
groupes sociaux. Les taux d’alphabétisations des hommes et des
femmes révèlent souvent des écarts importants. De plus, les
revenus sont inégalement répartis.
Le PNUD a établi une classification des pays selon l’indicateur de
développement en attribuant une valeur à chacun de trois
indicateurs clés. Ainsi, trois catégories ont été fixées :
 Développement humain élevé : 0,800 à 1
 Développement humain moyen : 0,500 à 0,799
 Développement humain faible : 0,100 à 0,499.

L’IDH est un indicateur composite comportant trois éléments :


 La durée de vie, mesurée d’près l’espérance de vie à la
naissance ;
 Le niveau d’éducation, mesuré par un indicateur
combinant pour deux tiers le taux d’alphabétisation des
adultes et pour un tiers le taux brut de scolarisation combiné
(tous les niveaux confondus).

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 Et le niveau de vie, mesuré d’après le PIB réel par


habitant (exprimé en PPA), parité de pouvoir d’achat.
Des valeurs minimales et maximales ont été fixées pour chacun de
ces éléments :
 Espérance de vie à la naissance : 25 ans- 85 ans ;
 Alphabétisation des adultes : 0% - 100% ;
 Taux de scolarisation : 0% - 100% ;
 PIB réel par habitant (PPA) : 100PPA – 40. 000PPA.
1.4 NOUVELLES THEORIES DE LA CROISSANCE ET
DEVELOPPEMENT HUMAIN
La théorie néoclassique de la croissance soutenait que la croissance
économique résultait de l’accumulation de capital physique et
l’accroissement de la main-d’œuvre conjugués à un facteur
« exogène », le progrès technique, qui augmente la productivité du
capital et de la main – d’œuvre.
Cependant, elle ne parvenait pas à expliquer comment il était
possible d’accélérer le progrès technologique. Salon les nouvelles
théories, la productivité n’augmente pas sous l’effet d’un facteur
exogène, mais des facteurs endogènes liés au comportement des
individus responsables de l’accumulation des facteurs des
productions et des connaissances.
D’après certains des nouveaux modèles l’un des facteurs
déterminants réside dans l’augmentation générale du capital
humain. D’autres considèrent que la clé de l’accroissement de la
productivité est la recherche et le développement de ce facteur
étant d’ailleurs lui aussi lié au capital humain.
Les modèles fondés sur le capital humain montrent que l’éducation
entraîne des « externalités positives » qui rejaillissent (retombent)
sur l’ensemble du processus de production.
Les individus éduqués utilisent le capital de façon plus efficace, de
telle sorte que sa productivité s’accroît. De même, ils sont plus aptes
à innover, à imaginer des formes de production nouvelles et
améliorées.
1.5 NOTIONS DE DEVELOPPEMENT ET CROISSANCE
A) développement économique :
Selon l’économiste François Perroux, le développement se définit
comme la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une
population, qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et
durablement, son produit réel global.
Il existe un rapport dialectique entre la croissance et le
développement. Le développement désigne l’ensemble des
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changements de structures qui conditionnent et accompagnent la


croissance économique mais, en même temps, les mutations issues
de cette même croissance économique qui transforme la société
globale.
B) croissance économique :
Phénomène économique caractérisé par une augmentation continue
de la production d’une région ou d’une nation sur une longue
période. On distingue une croissance extensive et une croissance
intensive.
La croissance extensive : résulte de l’augmentation quantitative des
facteurs de production (travail, capital).
Croissance intensive : suppose une meilleure combinaison des
facteurs de production et le recours à l’innovation.
On distingue également une croissance équilibrée et une croissance
déséquilibrée :
-La croissance équilibrée : suppose un développement homogène de
différentes branches et secteurs d’une économie nationale qui
évoluent à un rythme à peu près similaire.
-La croissance déséquilibrée : est relative au développement d’un ou
de quelques secteurs qui sont supposés entraîner le reste du
système économique sur les vois de la modernisation.
1.6 DIVERSITES DES SITUATIONS
Toutes les sociétés traditionnelles possèdent deux caractéristiques
communes :
-Un faible revenu par habitant
-Une absence de croissance moderne au-delà de ces traits communs
on trouve des expériences nationales diversifiées. L’Asie, l’Amérique
Latine et l’Afrique ont une histoire politique plus diversifiée que
l’Europe (exemples : la colonisation et l’indépendance, situation
économique, politique et social et les obstacles internationaux).

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Chapitre II : LES ECONOMIES DES PAYS EN DEVELOPPEMENT


Dans l’ensemble, la situation économique des pays sous-développés
se présente sous un jour du sombre si l’on s’en tient aux chiffres.
Les économistes des pays capitalistes prétendent de façon générale
que les pays en voie de développement ont été incapables
d’atteindre le niveau de développement. Cette façon de voir la chose
ne pas partagée par les économistes marxistes qui estiment que la
situation économique actuelle des pays sous-développés est dû à
l’exploitation des pays colonialistes ou impérialistes qui sont allés les
bloquer dans cette situation.
Quelques études lancées au cours des dernières années permettent
de supposer l’éventail (importance) dont dispose une entreprise
multinationale
Les flux suffisent à peine pour compenser les pertes subies au titre
de la détérioration des termes d’échange mais en même temps à
payer le service, la dette extérieure.
Les pays producteurs de pétrole et quelques autres pays de l’Asie
mis en part, le reste des pays sous-développés continuent
d’éprouver quatre difficultés culturelles qui sont :
i. Manque de progression dans le domaine d’exploitation
ainsi que le protectionnisme agricole des pays riches qui
restent un obstacle majeur ;
ii. Les pays moins-développés se trouvent dans la difficulté
d’accès au marché des pays développés ;
iii. Plus de 35 ans de discutions sur la stabilisation de prix
des matières premières qui apporte des résultats décevants ;
iv. Les échanges entre les pays sous-développés demeurent
moins valeureux le fait que tous les pays produisent la même
chose.
L’intégration pour le commerce n’apporte guerre en dernière
instance de profit des entreprises multinationales installées dans
les pays du tiers-monde.
En revanche, la mise en place des nouvelles industries nationale
pourrait avoir les effets positifs, seule la solution du premier
problème appartient au pays sous-développés. Tandis que la clé des
trois derniers problèmes est entre les mais de s pays industrialisés.
Ils proclament les vertus de libre échange qu’ils sont les premiers à
ne pas respecter et prêchent la convertibilité des monnaies qui a
coûtée chère aux pays sous-développés au lieu de dévaliser puis
appliquer une politique beaucoup plus rationnelle et sélective de
contrôle de commerce extérieur et d’échange, conditions sin qua
non de toute planification effective.

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II.1 L’AMERIQUE LATINE


a. HISTORIQUE
L’Amérique latine trouve son origine dans la « colonisation».
En effet, au moment de la conquête Espagnol et Portugal, la
population indigène était faible et cette population pour l’essentiel
était d’origine Nord asiatique. Progressivement, les groupes se sont
diversifiés, de civilisations originales et se sont élaborées comme la
civilisation des incas.
La conquête progressive de l’Amérique latine (du sud) puis son
partage entre espagnols et portugais vont définitivement
commander l’histoire du continent. Le continent va alors être soumis
à une exploitation économique qui s’apparente davantage à un
pillage des ressources.
La population indigène déjà démunie par les contacts avec les
européens et décimée dans les mines et dans les plantations.
Dès le XVIème siècle, les concurrents espagnols et portugais vont
importer des esclaves noirs d’Afrique. La colonisation va mettre en
place une société très hiérarchisée composée des noirs et des
anglais qui occupent le bas de l’échelle, les colons blancs qui
occupent le sommet de l’échelle entre les deux catégories on trouve
des métis.
Dès la première moitié du siècle la quasi-totalité des colonies
accèdent à l’indépendance. Il ne s’agit ici que d’un mot comparable
à la décolonisation du XX ème siècle mais d’une prise de conscience et
de pouvoir par les élites branches locales. Celles-ci étaient en effet
traditionnellement méprisées et tenues en marge par les
administrations venues d’Espagne et du Portugal.
La tutelle politique de la métropole venait d’être éliminée mais les
créoles.
L’espagnol et le portugais demeurent les langues vernaculaires du
continent et l’Eglise catholique conserve sa toute puissance.
Depuis l’indépendance tous les Etats d’Amérique ont comme histoire
politique très mouvante sur base de coup d’Etat.
Cependant, le grand pays comme le Brésil, l’Argentine sont devenus
rares régimes civils.
b. QUELQUES TRAITS DU SOUS-DEVELOPPEMENT
On distingue deux types de comportements démographiques dans
cette partie de l’Amérique latine, les pays tempérés composés de
l’Argentine, le Chili, l’Uruguay se sont des pays qui ont un taux de

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natalité modérée variant entre 19-21%o et de taux de mortalité


faible de l’ordre de 6 à 10%o.
Par conséquent la croissance naturelle oscille entre 1 et 1,5%.
Par contre, en Amérique tropicale, le rythme de la croissance
naturelle (de la population) est plus rapide pouvant atteindre 2 à 3%.
Cette situation résulte d’une natalité très élevée qui dépasse
largement une mortalité en recul spectaculaire depuis quelques
années.
 La population de tous ces pays est donc jeunes, de moins
de 15 ans représente plus du tiers de la population. Les
migrations intérieures sont importantes, l’exode rurale vers les
grandes villes ce qui gonfle les bidonvilles (quartier populaire
dans les villes) ;
 Il existe aussi des migrations vers les fronts pionniers
( ce sont des régions d’intense agriculture) ;
 Le problème démographique pèse sur le développent
sans être le seul ;
 D’autres problèmes surgissent par les dettes extérieures ;
 La structure foncière inadaptée (dualiste) ;
 Le niveau de l’industrialisation trop réduite.
c. L’AGRICULTURE ET L’INDUSTRIE
Le sol et le sous-sol offrent des potentialités encore souvent très
partialement exploitées. Les structures foncières demeurent encore
très inégalitaires opposant une majorité des paysans tournée vers
l’agriculture vivrière (subsistance) et dans grands autres domaines
d’autant plus étendu que leurs conditions naturelles sont difficiles.
Cette situation est ancienne et débute avec la colonisation qui
distribue d’immenses espaces vides au conquérant.
La mise en valeur de l’espace est alors extensive. L’économie est
marquée par une qualité des structures produites par l’importance
de la jachère dans les grands domaines extensifs.
L’exemple le plus frappant est celui de Brésil, le plus vaste Etat de
l’Amérique du Sud (latine) avec plus de 8000000 Km 2 d’habitants
mais ce pays est encore incomplètement mis en valeur, jusqu’au
début de ce XXIème Siècle, le Brésil juxtapose cette forme du
développent et de sous développent.
Le percement de la route amazonienne qui témoigne de la
persistance des esprits pionniers. L’extension des bidonvilles dans le
Nord-est dans toute la périphérie des grandes villes atteste que le
pays appartient toujours en partie au moins au tiers-monde.
Le développement récent d’industrie permet au Brésil de figurer
parmi les 16 premiers pays semi-industrialisés, mais le pays est
encore largement agricole. Le résultat parfois spectaculaire de ces
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18

pays sur le plan de développement est parfois en n’ayant pas de


problème notamment :
i. La faiblesse du marché intérieur ;
ii. L’appel massif des capitaux étrangers ;
iii. La tension financière c’est-à-dire l’inflation monétaire
dans le pays est très importante. Cette inflation est à 3 voire
même à 4 chiffres.
L’effort du développement de l’industrie est remarquable et cette
industrie emploi aujourd’hui 22% des actifs travaillent dans le
secteur secondaire mais la production de l’énergie est encore
insuffisante. Le Brésil souffre de deux handicaps :
1. La concentration des emplois industrielles dans le Sud-
est, le reste est vide ;
2. L’insuffisance des ressources énergétiques sur le plan de
commerce extérieur, le Brésil est marqué par la structure
économique d’un pays sous-développé : par la nature des
importations, celles-ci sont plus importante que l’exportation.
Elles sont caractérisées par des biens d’équipements. Ces
exportations proviennent essentiellement de l’Arabie-Saoudite
(17%), des Etats-Unis (16%) et du Japon (6%). Avec ces
exportations, il ya des signes qui ne permet pas le passage
vers la structure des pays semi-industrialisés car environ 52%
dans les importations sont constituées de minerais et de des
matières premières.
Il exporte 18% de machines ou des biens d’équipements et de 47%
des produits alimentaires. Bien qu’ayant accédé à l’indépendance
depuis 1922, l’économie brésilienne garde encore une structure
coloniale (dualisme). Elle est dominée par le système étranger
(multinationaux) qui répartie le gros du bénéfice de ce qu’il gagne
vers leur pays.
Mais le Brésil possède des atouts considérables :
 Une population dynamique et jeune qui ne souffre pas des
problèmes sociaux ;
 Un immense territoire dont le sol et le sous-sol
contiennent des richesses encore illégalement et
insuffisamment exploitées ;
 Un important potentiel hydraulique estimé à 213 KW.
Mais le pays se heurte à des obstacles graves : l’insuffisance de la
production pétrolière surtout l’endettement dramatique le plus grave
du monde. En 1982, le Brésil devint 72 milliards de dollars
américains aux Etats-Unis. Le remboursement annuel absorbait
chaque année 72 % du revenu de l’exploitation.

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II.2 L’Afrique
Plus que d’autres continents, l’Afrique a subit au cours des dernières
décennies (après 10 ans) et continue à subir des crises très graves.
La sécheresse sahel, très forte croissance démographique, des
erreurs de gestion due à la dictature, guerres (tribalistes).
Des contrecoups des perturbations économiques mondiales se sont
associés pour entraîner l’Afrique dans un processus d’exclusion.
L’Afrique noire particulièrement continue à affronter des risques
multiples :
 Immobilisme économique,
 La marginalisation internationale entre autre :
A) Sur le plan économique
On constate que trois continents du monde, on constate que
l’Afrique est celui dont la croissance a été très lente depuis la
première guerre mondiale. Depuis les années70, cette croissance a
été également difficilement ralentie par des crises avec une
moyenne de 1,6% par an.
Le taux d’investissement a atteint un niveau ci bas qu’il met en péril
le maintien de l’appareil de production. Pour des millions
d’habitants, l’aspect le plus immédiat et sans doute la dégradation
(détérioration) alimentaire.
La production agricole/tête a baissée de 10% au cours des dernières
décennies.
Les importations des céréales (maïs, haricot, riz…) ont plus que
quintuplé pendant les 40 dernières années, pendant la même
période, l’agriculture c’est stabilisée et représente une baisse de
40% par tête. Or l’agriculture reste la source de revenu de quatre
africains sur cinq.
Les causes de la crise alimentaire sont ; du côté de la demande on
cite un fort taux de croissance démographique de l’ordre de 3% par
an et une urbanisation rapide (6%/an). Du côté de l’offre, l’exode
rurale important.
L’Afrique subsaharienne (Afrique noire) est la région en développent
où les rendements sont les plus faibles (agricoles), le plus bas et par
où il s’augmente le moins les moyens de vie.
Les formes d’investissement des années 60 et 70 par le biais
(intermédiaire) des grands produits dans tous les secteurs devraient
être porteur de la croissance et le rassemblement des systèmes
autoroutes de développement. Or ce constat de dégradation
s’impose tout en matière de croissance économique, d’indicateurs

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sociaux relatifs à la santé et à l’éducation. L’Afrique est de loin


derrière l’ensemble des pays en développement.
B) Structure d’échange et la dépense économique
Proprement l’Afrique joue un rôle marginal, un rôle effacé, limite le
rapport à d’autres pays dans le commerce international, ses
exportation et ses importations représente moins de 2% du
commerce mondial et environ de 7% seulement de commerce du
tiers monde.
Cette part ne fait que décroître c’est-à-dire tant vers zéro depuis
1980. Cela ne signifie pas que le commerce soit sans importance
pour ces pays, en moyenne les exportations tout comme les
importations représentent près du quart de leur produit national brut
dans les exportations mondiale du pétrole, la part de l’Afrique c’est
réduite de même que la demande se contractait.
Les produits primaires (agricole, minier) constituaient environ 90%
des exportations.
Ainsi, les fluctuations (variation) des prix de base sont elles un
facteur qui déstabilise l’économie africaine. La baisse des prix
depuis 1981 a réduit de 25% les recettes d’exportation.
Dans 10 pays 9, les 2 tiers sont des exportations des produits de
base et dans les ¾ des pays, les matières premières représentent à
elles seules 60% d’exportations.
De même que la part de l’Afrique sur les marchés mondiaux n’a
cessé de décliner pour les produits de base en raison de faible
productivité et de production agricole qui ont souvent été néfaste,
l’agriculture a ainsi baissée dans l’ensemble au cours des dernières
décennies.
Bref, l’Afrique a donc souffert de la dégradation des termes
d’échange, son commerce dépendant essentiellement des pays
industrialisés. Egalement 1 quinzième seulement des exportations
s’effectuent avec le tiers-monde et des échanges interafricains
représente une part encore très faible environs 5% du commerce en
Afrique noire.
C. CRISE DE LA DETTE ET NATURE DU FINANCEMENT
A partir du début des années 70, l’envol ou l’encours (hausse
exagérée) de la dette africaine s’est accru à un rythme deux fois
plus rapide qu’en Amérique Latine.
Le transfert des capitaux s’est inversé c’est-à-dire rentrait vers les
pays industrialisés ou développés.
En effet, la dégradation de la balance commerciale des pays
africains (certes les importations et exportations) et leurs balances

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de paiement (déséquilibre entre ce qu’on reçoit et ce qu’on doit


payer) ont été spectaculaires.
Pour les pays non pétroliers, le déficit a été multiplié plus d cinq
dans les années 70. Entre 1974 et 1980 l’encours de la dette
publique a triplé et le déficit va correspondre à 9% de Produit
National Brut (PNB). En même temps que le besoin annuel de
financement augmentait, l’Afrique était confrontée à
renchérissement du coût de nouveaux emprunts.
La charge de la dette va connaitre une évolution exclusive au court
des années 80.
La stratégie de financement de déficit mis en place a été suivie des
conséquences :
 L’appel massif de fond au système bancaire ;
 L’accumulation des arriérés à l’égard des entreprises.
La même stratégie déployée pour contenir la crise de paiement
extérieur :
 Par l’accord de compensation ;
 Recours à des crédits coûteux ;
 Rééchelonnement de la dette extérieure ;
 L’aide financière directe.
Trouvant leur origine dans le phénomène extérieur comme la hausse
de taux d’intérêt et dans le phénomène structurel comme, les crises
financières, la faible productivité, la mauvaise gouvernance et les
dépenses publiques improductives, ces deux phénomènes n’ont fait
qu’accroitre l’insolvabilité à l’égard des pays industrialisés et n’ont
fait que tarir (sécher) entre l’Etat et ses partenaires internes, les
fruits de liquidité.
D. AGRICULTURE ET POPULATION
En 1950, la population rurale représentait 80%. Les charges vivrières
qui pèsent sur l’actif agricole ne cessent d’augmenter sans avoir
pour contre partie une amélioration de la production.
Les déficits vivriers moyens sont de l’ordre de 20% de besoin
alimentaire.
Pour remédier, il faudrait que les techniques agricoles évoluent vers
une meilleure production et la fécondité soit contrôlée.
II.3 L’ASIE DE L’EST ET DU SUD-EST
A) LES GEANTS DE L’ASIE
Ils se sont engorgés (encombrés) dans un processus
d’industrialisation irréversible dans la modernisation de leurs
économies.

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Ce processus semble lent pour l’Inde et rapide pour la Chine. Ce


sont les deux pays qui prétendent au statut particulier régional.
1) L’INDE
Sur le plan agricole, l’agriculture indienne joue un rôle prépondérant.
L’Inde utilise environ 80% de la population active dans le secteur
agricole. Mais les productions agricoles n’arrivent pas à nourrir
suffisamment les indiens.
L’insuffisance de cette production agricole est justifiée par deux
genres de problèmes :
 Les obstacles humains
En effet, l’Inde n’a pas que sa population à nourrir. En plus de sa
population rurale, il lui faut encore un immense de population
animale dont il ne tire aucun minimum de profit, parfois aucun
statut.
Le cheptel (bête) est énorme :
140 millions de Bœufs ;
50 millions de Chevaux ;
40 millions de buffles ;
44 millions de Moutons.
On est frappé (étonné) quand on circule au pays de rencontrer
parfois des troupeaux errant dans les champs sur la route.
Le respect de la vie animale est si grand que la lutte contre les
insectes et les pestes diverses eu sont rendu difficile et parfois
impossible.
 Les obstacles naturels
Malgré le progrès de l’irrigation, la production agricole est
étroitement dépendante (liée) au rythme de pluie.
La récolte des denrées alimentaires atteints difficilement les
objectifs fixés en raison du retard souvent causé par la moisson
(récolte) et de sa répartition irrégulière sur le pays.
L’agriculture indienne est différemment handicapée par le manque
des moyens matériels comme machines agricoles, les engrains …
mais aussi par des conceptions religieuses.
C’est une agriculture traditionnelle de subsistance mais qui profite
d’une planification économique encouragée par l’instruction des
masses populaires, la limitation de naissance et la création des
pillages modernes où les payants peuvent profiter de la présence de
moniteur agricole et les ingénieurs agronomes.
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Toute fois, en raison de l’importance de sa population, l’Inde est


parmi les premiers pays producteurs mondiaux des canne-a-sucres,
le thé et l’arachide.
A ce qui concerne l’industrie indienne, depuis lors son
industrialisation est prise en charge par l’Etat qui élabore des plans
quinquennaux.
L’Inde possède aussi un artisanat traditionnel qui manque de
moyens matériels modernes mais qui nécessite aussi un secteur
industriel moderne en essor plus orienté vers la recherche de
marché intérieur que vers la satisfaction des besoins nationaux.
Les grands groupes industriels privés côtoient un secteur informel
important. L’Inde a des atouts de potentialités très sérieux.
 Le premier atout est la main d’œuvre habile et
intelligente qu’il faut former ;
 Le deuxième atout, sont des grandes possibilités de
l’énergie hydroélectrique à cause de beaucoup d’eau au tour
de la chaîne ;
 Le troisième atout, est son sous sol riche en ressources
minières variées ;
 Le quatrième atout, est la bourgeoisie dynamique et qui
dispose beaucoup de capitaux.
Mais la croissance démographique pose avec plus en plus d’acuité le
problème de chômage. La lutte contre la pauvreté et l’amélioration
du niveau général de l’éducation sont des préoccupations les plus
importantes.
2) LA CHINE
Depuis la mort de MAO, la Chine est à leur profonde reforme dont
l’une la plus évidente est l’ouverture vers l’extérieur.
La reforme la plus spectaculaire est le retour à la privation des
exploitations agricoles au travers du dénombrement des unités
collectives et leur attribution pour une période de 15ans aux
paysans. De plus, il y a le relèvement du prix d’achat des céréales
par l’Etat.
Ce relèvement va avoir comme conséquence l’augmentation du
revenu agricole des paysans.
Sur le plan industriel, la privatisation du secteur public n’est pas à
l’ordre du jour et l’industrie lourde tient toujours une place
prépondérante malgré une croissance des industries des biens de
consommation.
Il reste néanmoins les points faibles très importants dans le
changement qui opère la Chine, dont les infrastructures dans

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l’électricité et le transport limité dans l’exploitation industrielle et


dans la distribution des biens.
Si l’ensemble de reformes unifiées depuis 1978 a permis à la Chine
de faire des projets spectaculaires des problèmes demeurent et des
nouveaux problèmes sont apparus.
Les plus importants sont :
 Le contrôle de sa démographie ;
 La réforme de prix qui sont actuellement incompatibles
avec les marchés mondiaux ;
 La politique interne de la libéralisation du marché
augmente une certaine inégalité entre la population dans le
développement.

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Chapitre III : STRATEGIES DU DEVELOPPEMENT


La stratégie constitue une recherche sur les mécanismes du
développement ; leur but est de constituer un corpus (album)
devenu aujourd’hui le contenu de l’économie de pays en
développement.
Chaque modèle dépend d’une période et d’un environnement donné.
La stratégie actuelle tient compte des échanges internationaux et du
capital humain dans un environnement modelé par la Mondialisation
et la globalisation.
III.1 CONDITIONS OU PREALABLES DU DEVELOPPEMENT
Dans la théorie du développement des conditions prioritaires,
l’objectif préalable est d’identifier la nomenclature c’est-à-dire
répertorier toutes les conditions prioritaires à tout développement,
l’énumération des conditions prescientes (rêveuses) dans un
processus de développement.
Ce sont les conditions sans lesquelles, la réalisation du
développement n’est pas possible (accessible).
C’est donc la classification des conditions du développement qui
permet de mieux observer le pouvoir de chaque préalable dans le
processus du développement.
On peut classifier en cinq catégories, les conditions du
développement des pays de Tiers-Monde.
III.1.1 CONDITIONS NECESSAIRES
Il s’agit des facteurs nécessités par le processus du développement
afin de l’accession à l’objectif du développement ou de l croissance
économique.
Cela veut dire clairement qu’aussi longtemps que ces facteurs ne
seront pas accessibles dans un pays, le développement sera
absolument inaccessible. Mais cela ne veut pas dire que leur
accomplissement amène automatiquement (directement) le
développement.
Ce sont les conditions d’ordre préalable qui ouvrent la voie, la
facilité, l’accession du flanchement au processus du développent
mais sans toute fois être suffisantes pour que le développement ou
la croissance économique s’installe effectivement dans le pays.
Ces conditions sont :
o La volonté politique ;
o Le consensus politique et/ou social ;
o Les infrastructures économiques ;
o L’industrialisation

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o La suffisance d’investissement ;
o Les meilleurs rapports de coopération ;
o La modernisation de secteur agricole ;
o Les meilleures stratégies du développement ;
o Le changement de mentalité.
III.1.2 CONDITION SUFFISANTE
En plus des conditions nécessaires, nous avons la condition
suffisante, celle plus déterminante du développement, leur
accomplissement fait envisager la concrétisation de l’avènement du
développement et cette condition est la Croissance Economique.
La croissance économique est la condition suffisante à même temps
nécessaire au processus du développement. Autrement dit, ce qui
est suffisant est absolument nécessaire mais ce qui est nécessaire
n’est pas nécessairement suffisant.
En effet, si la croissance positive et suffisante s’installe durablement
dans un pays du tiers-monde, le développement du pays est possible
et même proche ; mais aussi longtemps que la croissance fera
défaut dans l’économie d’un pays part l’hypothèse d’un endettement
international important ou d’une aide extraordinaire, mais aussi
hypothétique, le développement d’un pays du tiers-monde sera
inaccessible.
III.1.3 CONDITIONS ECONOMIQUES
Les conditions économiques du développement et de la croissance
sont celles qui visent directement un profit économique, il s’agit
notamment de :
La suffisance des investissements sans oublier
l’investissement humain, la recherche scientifique ;
L’infrastructure économique qui constitue une condition
économique au processus du développement ;
La qualité de la technologie engagée dans le processus
d’industrialisation et la maitrise de technologie avancée ;
L’industrialisation du pays est une condition économique ;
Le secteur agricole doit être performant et résoudre le
problème d’insuffisance alimentaire.

III.1.4 CONDITIONS NON ECONOMIQUES

Ces conditions ne visent pas un profit économique. Ce sont


premièrement l’éducation et l’enseignement. Elles sont les
suivantes :
 Le respect des biens d’autrui et les biens communs ;

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 Les chansons et danses culturelles enrichissantes,


contrairement aux chansons et aux danses amorales ;
 La prise de conscience du droit des générations futures ;
 La culture du sens du bien mais aussi du beau,
 Modalité de formation de gouvernement (sécurité du
citoyen) ;
 Les structures politiques, les concertations nationales,
parlement, sénat, la démocratie, le consensus politique et le
parti politique ;
 Les cours et tribunaux ;
 Les structures sociales : les écoles, les hôpitaux
largement équipés, l’investissement humain, niveau
d’alimentation, amélioration et santé de la population,
condition d’hygiène ;
 Structures culturelles : équipement pour la culture et le
sport (stade, salle de jeu, terrain, tennis, salle de cinémas, salle
de théâtre).
III.1.5 CONDITIONS PRIORITAIRES
Dans ce cas, il s’agit de démontrer la hiérarchie qui s’établie de
manière absolue entre d’une part les conditions prioritaires et
d’autre part, les autres catégories de conditions.
Mais il s’agit aussi de démontrer le rôle absolument prioritaire des
investissements dans le processus de développement et mettre en
évidence la condition incontournable qui est « la croissance
économique » comme condition ou préalable suffisante pour
l’accession au développement de tout pays du tiers monde.
Ces conditions selon leurs modes d’importance se présentent de la
manière suivante :
1) La volonté politique
2) La formation de la moyenne de la population ou
l’investissement humain
3) L’infrastructure économique
4) L’industrialisation
5) Le secteur agricole performant.
L’enrichissement de ces cinq conditions prioritaires doit être
concomitant. Ces critères de concomitance visent surtout
l’accumulation des interactions positives.
Ces conditions sont prioritaires, priorité de priorité, non seulement
par ce qu’elles sont incontournables dans un processus de
développement, mais par ce qu’elles doivent impérativement
précéder toutes les autres préalables dans un processus logique de
construction d’un pays et d’une croissance économique durable.
1) La volonté politique
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Pour la réalisation d’un processus durable d’un développement, dans


un pays du tiers-monde, la volonté politique constitue
inéluctablement (forcement) la toute première priorité parmi toutes
les autres.
En effet, dans un pays en développement, sans la volonté politique
des dirigeants aucun développement n’est accessible. Tout progrès
souhaité et à accomplir par chaque autre condition prioritaire du
développement dépend inexorablement (inévitablement) en grande
partie de l’extrême manifestation de l’engagement politique à cause
du développement. Donc, l’Etat doit être capable de créer et de
maintenir un environnement stable pour les entreprises modernes,
ainsi il faut éviter la guerre civile, une invasion par des forces
hostiles, la politique économique porte sur l’art du gouvernement
dans le domaine économique sur la politique au tant que sur
l’analyse économique. Une politique économique néfaste peut
empêcher le démarrage de la croissance.
2) La formation ou l’investissement humain
La formation de la population constitue la deuxième priorité forte
pour renforcer les chances de réussite d’un pays au cours de son
processus du développement et/ou de la croissance économique.
L’investissement dans les ressources humaines contribue à accélérer
la croissance économique, en élevant la productivité du travail, en
favorisant le renforcement de l’investissement matériel et en
réduisant le poids des personnes à charge dans la population.
En effet, le développement d’u pays passe forcement est par
plusieurs catégories de performances économiques dont la
formation de la population détient le monopole du secret du
développement qu’il s’agisse de la productivité, de la rentabilité ou
de la compétitivité industrielle ou agricole voire aussi la coopération
internationale ou le transfert des technologies.
En d’autres termes, le pays de tiers-monde qui investie plus sur la
formation de la population aura plus de chance qu’un autre pays à
réussir rapidement le développement.
Par ailleurs, l’amélioration substantielle de performance soit en
quantité ou en qualité de chaque condition prioritaire dépend
absolument du niveau de formation de la population c’est-à-dire du
capital national humain.
Catégories d’acquisition des connaissances
a) L’éducation officielle : est dispensée dans des institutions
appelées écoles (université). Des jeunes gens en sont
bénéficiaires.
b) L’éducation non officielle : peut être considérée comme des
programmes organisés de formation qui ont lieu à l’extérieur
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des écoles, sont souvent suivis par des adultes et sont plus
courts et spécialisés que ceux de l’éducation officielle.
c) L’éducation marginale : est l’acquisition des connaissances en
dehors de tout cadre institutionnel ou de tout programme
organisé.
3) Infrastructure économique
L’infrastructure économique par définition est un cadre
organisationnel de travail ou de production et qui constitue la
priorité forte du processus du développement dans un pays du tirs-
monde.
C’est un espace qui doit contenir ou garantir le développement
harmonieux de toute activité économique. Ainsi on se pose de
questions telles que :
 Quel type d’économie à construire ?
 Quelle industrie pour le pays ?
 Quel type de coopération pour le pays ?
 Quel rôle assigné à l’agriculture pour la croissance et le
développement ?
Toutes ces questions doivent être posées nécessairement dans le
cadre de l’infrastructure économique.
Elles sont simplement destinées à provoquer brutalement la véracité
de la démarche afin de suturer du processus de développement, une
place centrale à l’infrastructure économique.
4) L’industrialisation
Aucun développement n’est envisageable pour un pays du tiers-
monde sans industrialisation. De son coté l’industrialisation réussi ne
peut sans éducation et sans formation de la population c’est-à-dire
sans investissement humain.

5) L’agriculture
Ce secteur est le secteur de l’économie des pays sous développés le
plus producteur d’emploi et de revenu, il est le secteur le plus
facilement manipulable par le pays en voie de développement.
Sans avoir atteint son autosuffisance alimentaire, un pays ne peut
envisager de façon durable un aboutissement heureux de son
processus de son développement.
En défaut d’une productivité suffisante du secteur agricole national,
l’importation et l’aide alimentaire doivent absolument remplir
l’espace car non soutenue par un secteur agricole performant,
l’industrie même performante ne peut à elle seule développer
durablement son pays.

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30

De son coté l’agriculture est un secteur trop exigent, la recherche de


performance sectorielle passe nécessairement par la formation des
animateurs agricoles.
Comme on peut le constater, les cinq conditions sont dites
prioritaires par ce qu’elles doivent être absolument remplies dans un
pays si non le développement serait inaccessible. Elles sont dites
prescientes par ce qu’elles doivent se réaliser avant toute autre
condition du développement dont la réalisation dépend de la
présence des conditions prioritaires.
Le concept de concomitance introduite dans la théorie des
conditions prioritaires, les préoccupations des interactions positives
nécessaires afin de stimuler davantage le processus de
développement.
Il est certes superflu d’ajouter que dans les pays développés, ces
cinq conditions font déjà partie de leurs cultures.
III.2 LES MODELES PROPOSES POUR LE DEVELOPPEMENT
III.2.1 INTRODUCTION
La division plus brillante oppose les pays développés ou industriels
aux pays pauvres du tiers-monde.
Le premier ne regroupe qu’environ 25% des habitants de la planète
et dispose de la majorité de richesses tout en assurant une grande
partie de la production agricole et industrielle mondiale bénéficiaire
de la première révolution industrielle au XIXe siècle.
Ils ont depuis lors acquit une maitrise technologique remarquable
qui leur permet de valoriser leurs propres ressources naturelles ou
les produits bruts acquis dans les tiers-monde à des conditions
souvent avantageuses.
Leurs populations jouissent d’un niveau de vie très élevé se
traduisant par une alimentation abondante et équilibrée, par un
équipement remarquable avec un encadrement sanitaire
performant.
Les jeunes y bénéficient d’une longue scolarité, la plus souvent
gratuite les salaires portés par les lois sociales avancées.
L’espérance de vie de population dépasse 70ans pour les hommes et
80ans pour les femmes.
Au contraire dans les du tiers-monde, les populations les populations
restent souvent victimes de la malnutrition et de la sous
alimentation.
En dépit de progrès de médecine, les épidémies font encore de
ravage purifiant, c’est le cas de la lèpre souche encore des millions
des personnes, il y a surtout le paludisme dans beaucoup de pays.
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31

L’espérance de vie dépasse à peine 50ans dans les pays les moins
avancés et la mortalité infantile est plus de 10 fois supérieure à celle
des pays développés.
L’accès à l’école demeure un privilège surtout pour les villes, les
campagnes sont démunies et il y règne le sous-emploi, d’où l’exode
rural des paysans vers les grandes villes ou les capitales nationales,
voire vers les pays industrialisés.
Dans les pays de tiers-monde pour établir l’équilibre entre les pays
développés et sous développés plusieurs décisions ont été retenues :
 L’aide internationale ;
 Chercher des voies à adopter pour sortir le sous
développement,
Mais dans les pays du tiers monde à extrême variété de situation et
l’éventail de régime politique, dans ces conditions peut-on parler du
tiers monde comme étant un ensemble homogène ou une entité
uniforme d’autant plus qu’il est déchiré par des rivalités voir des
conflits sanglants.
Ses précautions s’imposent et le mal ne peut s’étudier qu’à partir
d’une analyse historique comparative qui débouche sur une
typologie au niveau intermédiaire, des schémas généraux et d’étude
de cas. Mais les pays du tiers monde ont communément trois
éléments :
 Avoir un passé commun de colonisation et de
l’indépendance ;
 Une position périphérique (marginalisation) dans le
système mondial ;
 Ils ont à commun un ensemble d’obstacles à franchir sur
les voies de développement.
Dès lors, au niveau d’une théorie de développement, il possible de
recenser des obstacles d’en étudier et d’en dégager à partir de là,
non pas des stratégies communes mais un ensemble des questions
pertinentes. Tout d’abord, on se heurte au non développement de
force de production, une agriculture défaillante qui constitue un frein
au développement des villes et des industries ne pouvant pas leur
fournir des denrées alimentaires et des matières premières.
Enfin, la stratégie du développement consiste à se proposer de
rompre le cercle vicieux du sous développement.
Cinq nouveaux critiques peuvent être distingués ou il convient
d’intervenir simultanément.
1. La redistribution de revenu de façon à augmenter
l’accumulation et à caractériser de faits utiles tout en élevant
le niveau de vie de masse pauvre ;

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2. La transformation de structure agraire pour rompre le


boulot d’étranglement au niveau de l’agriculture surtout en
élevant le niveau de vie de la population paysanne et en
contrecarrant de cette façon l’exode rural ;
3. La gestion du commerce extérieur pour discipliner l’usage
des crédits et des aides ;
4. Les recours à des technologies appropriées, ces recours
présupposent un programme de recherche et de préparation
des cadres, la variable technologique est très importante du
fait de sa multi dimensionnalité et sert à harmoniser les
objectifs des observations avec la création des emplois ;
5. L’explosion démographique ne pourra être contrôlée qu’à
l’aide de technologie de contraception, tant que les paysans
auront intérêt à avoir beaucoup d’enfants pour se protéger
contre la vieillesse.
Il est évident que dans chacun de domaine précité, il existe des
instruments de politique très variée d’un degré d’audace plus au
moins grand dont dépend aussi leur efficacité.
Il y a plusieurs solutions intermédiaires mais toute théorie de
développement s’arrête toujours au seuil du processus de
planification, elle ne saurait aller plus loin au risque de se
transformer à une collection de recettes successives.
Il est en revanche possible de prévoir que différents du tiers monde
essayeront de trouver aux problèmes posés plus haut des solutions
originales.
III. 2.2 MODELES PROPOSES
A MODELE LIBERAL DU DEVELOPPEMENT
Ce modèle est mieux connu et le plus suivi dans les pays en
développement et en particulier en Afrique, il s’inspire de modèle de
développement des pays occidentaux. C’est un modèle qui
s’intéresse avant tout à la croissance économique. On lui reproche
de ne pas se préoccuper assez au développement de tout l’homme
et de tout homme.
La justification de ceux qui l’emploient est que, la croissance est la
condition du développement de l’homme. Pour ces élèves, le niveau
de vie garantie une répartition équitable des fruits de la croissance,
il fout augmenter ce prix pour assurer cette croissance.
Le modèle libéral repose sur trois grands principes :
1. Un apport extérieur des capitaux et de technique;
2. Une intégration progressive au marché mondial ;
3. Une régulation interne de l’effort du développement par
l’Etat.

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33

1 APPORT EXTERIEUR DES CAPITAUX ET DES TECHNIQUES


Pour remédier à l’insuffisance des capitaux, disons de l’épargne et
de pénurie des techniques, un apport extérieur est nécessaire.
Il a pris durant les dernières décenies diverses formes à savoir :
 Une aide publique qui provient d’un ou des plusieurs pays
directement ou par l’intermédiaire d’une organisation
internationale (aide bilatérale ou multilatérale), l’aide bilatérale
est la formule qui associe un pays assistant et un pays assisté,
bilatéralement, cette aide se fait entre une métropole et ses
anciennes colonies. Les 2/3 des aides bilatérales sont des aides
liées c’est-à-dire des aides conditionnelles. Dans ce cas là, les
pays aidés sont obligés d’acheter dans les pays aidant, c’est
plus courant qu’il faut en partie un commerce international.
L’aide internationale ou multinationale, est la plus souvent
appliquée. Elle est apportée par des organismes qui dépendent
de l’ONU, UNICEF, PNUD … Elle laisse plus de liberté au pays
aidé mais, elle se révèle moins efficace par ce que elle est plus
dispersée. L’aide publique a pris la forme de don et des prêts
financiers destinés à acheter ou à construire des équipements
ou à financer différemment les programmes de
développement. Elle a prie aussi la forme des envois des
techniciens qui viennent mettre leurs compétences au service
des pays aidés.
 Un aide privée : qui se fait sous forme d’investissement
et d’envois des techniciens par les firmes étrangères qui
viennent s’installer dans le pays. Cette aide prétend être
désintéressée mais, elle peut contribuer au développement
économique du pays par la création des emplois,
l’augmentation de la production, la formation des cadres et des
techniciens autochtones.
 Une aide en nature : parmi les aides en nature, nous
avons l’aide alimentaire, souvent envoyée par PAM qui
intervient souvent dans le cas urgent. Il y a aussi d’aide en
infrastructure (construction d’écoles, hôpitaux, usines, port …).
 Une aide éducative et de la culturelle : envoi des
enseignants, des cadres, de coopération universitaire, octroi
des bourses, échange des radios et télévisions.
 Une aide sanitaire : il s’agit de programme d’assistance
dont l’objectif principal est de diffuser le plus large possible le
système de soin dans les pays pauvres. Ces programmes sont
mis en application par l’OMS et l’UNICEF.

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34

2. INTEGRATION PROGRESSIVE AU MARCHE MONDIAL


L’extension du commerce extérieur est généralement favorable à
l’économie d’une nation. Le pays peut développer la production de
produits pour lesquels il jouit des bonnes possibilités au-delà de ses
besoins intérieurs.
La vente de l’excèdent à l’extérieur lui permet d’acheter aux autres
pays ce qu’il pourrait produire à des coûts plus élevés.
Il sera possible aux pays sous développés de s’industrialisés ou se
spécialiser à un produit précis est cela lui permettra d’être compétitif
au marché mondial.
3. LA REGULATION INTERNE DE L’ETAT
Il s’agit plus dans ce modèle d’un Etat libéral qui laisse faire. Il dirige
le développement, il négocie les aides et les investissements
extérieurs, il promet et oriente les investissements, il oriente
l’éducation et prévient des dissertions, compense les déséquilibres
sociaux créés par le décollage économique.
Le Etats sont invités à étudier et à mettre au point un plan de
développement qui prévoit les actions et tous les moyens à mettre
en œuvre pour atteindre des objectifs fixés.
Ce modèle est d’autant plus efficace quand l’Etat remplit
correctement sa fonction ou ses rôles de régulateur.
En revanche, si celui-ci ne remplit pas ou ne s’acquitte pas de ses
tâches avec autorité ou s’il utilise le pouvoir au profit d’une seule
couche de population, il devient le prisonnier d’intérêts particuliers
et d’intérêts étrangers.
On lui rapprochera de ne pas présenter les classes populaires et de
sacrifier leurs intérêts. On peut dire que ce modèle est plus appliqué
là où des ressources et richesses naturelles existent.
B LA VOIE NON CAPITALISTE (SOCIALISTE OU COMMUNISTE)
Au temps de l’U.R.S.S et d’autres pays où l’économie était dirigée
par l’Etat, par l’individu. Ainsi pour aujourd’hui, il n’existe plus ce
type d’économie.
C LES STRATEGIES(MODELES) D’INDUSTRIALISATION
Le développement économique passe-t-il nécessairement par
l’industrialisation ? En tout cas, les pays riches sont tous des pays
industrialisés ?

Les classements suivants peuvent être faits entre les industries :

a) Industries Lourdes : (Sidérurgie, chimie, machines-outils,


ciments, pétrole) très capitalistique
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Industries Légères : (Textiles, vêtements, pharmacies,


électronique) employant davantage de main-d’œuvre ;
b) Industries Traditionnelles : (vêtements, cuir, bois, chausseur) à
technologie simple
Industries Modernes : (transport, mécanique, matériel
électrique plastique) à technologie plus élaborée.
c) Industries de Production : (mécanique, machines, biens
intermédiaires : textiles, ciment, pièce)
Industries de biens de consommation : qui produisent des biens
de consommation courante, ou durable (équipement
électroménager, automobile…)

Ainsi, on distingue trois types de stratégies (modèles)


d’industrialisation :

1) industries industrialisantes : l’ambition de ce modèle et de


réaliser un auto centrage intersectoriel davantage qu’intra
industriel, cette stratégie qui reflète à l’expérience soviétique,
a pour objet de transformer les modes de production existant
en promouvant un capitalisme étatique. L’application de la
stratégie d’industrialisation lourde à des économies différentes
offre un terrain d’observation intéressant. A la suite de l’Union
Soviétique, et des premiers plans quinquennaux mis en place
sous Staline, l’Inde et la Chine mettent en œuvre ce type de
politique dès la fin des années 40. Plus tard, l’Algérie définit
une politique fortement inspirée de ces exemples.
2) Industrialisation par substitution d’importation(ISI) : les
politiques préconisées par ce courant reposent sur :
l’élargissement du marché intérieur, la constitution des
marchés communs régionaux, notamment entre les économies
de petite taille, l’appui au financement de l’investissement
(taux bonifiés, politique budgétaire active).
3) Industrialisation de substitution d’exportation : consiste à
transformer les produits primaires dans le pays où ils sont
produits pour valoriser les exportations. Le Brésil, le Mexique,
l’Egypte, ont adopté cette politique à partir du milieu des
années 60.

D STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DURABLE et DE SURVIE


1. Stratégie de développement durable

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36

A partir des années 80, alors que le développement économique


semble marquer une pause plus au moins forte selon les pays, à
tel point que l’on parle parfois de « décenie perdue pour le
développement », naissent des courants qui prennent le contre-
pied des stratégies préconisées jusqu’alors.

Le courant de l’écodéveloppement préconise la mise en valeur de


l’environnement écologique, culturel et humain, permettant de
préserver la vie sociale et la culture locale. Un certain nombre de
pays africains, tels que la Côte d’Ivoire, ont favorisé le
développement de petits projets locaux, préservant
l’environnement.

La CNUCED préconise le développement durable, c’est-à-dire un


« développement qui répond aux besoins du présent sans
remettre en cause la capacité des générations futures de
répondre aux leurs ». La conférence de Rio de Janeiro, en 1992,
marque l’avènement de ce type de développement.

Plus largement, le courent de « besoins essentiels » met en avant


la nécessité de faire reposer la politique de développement sur la
volonté de permettre la satisfaction des besoins alimentaires,
vestimentaires, sanitaires ou éducatifs. Ces conclusions sont
progressivement intégrées par les organismes internationaux tels
que la Banque Mondiale. Malgré tout, ces pays connaissent à
partir de 1997, des difficultés économiques qui montrent la
relative fragilité de la situation, même si les résultats sont
spectaculaires.

2. Stratégie de survie (secteur informel)

Le terme de secteur informel est apparu dans la littérature


économique au début des années 1970 et a été, tout
particulièrement, polarisé par les travaux du BIT.

L’économie informelle était, jusqu’à la fin des années 80, vue


comme un monde des petits métiers, de commerçants ambulants
et de micro entreprises, faiblement productives, pour peu qu’on
l’y aide, par des crédits à faible taux d’intérêt et de formation à la
gestion.

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37

Les années 1990, voient se développer un discours nouveau et


séducteur qui fonde sur l’économie informelle un modèle
alternatif de développement. Au-delà des problèmes de définition
et de repérage qu’elle pose, l’économie informelle a
effectivement pu jouer un rôle « d’amortisseur » de la crise.

Elle est aussi le lieu où s’expriment, sous une forme concentrée,


les problèmes du développement : le sous-emploi, la pauvreté, la
délinquance et l’absence de la protection sociale.

Mais, discours nouveau, c’est au sein de l’économie informelle


que peuvent, dorénavant, être trouvées les solutions aux mêmes
problèmes : elle posséderait une capacité, sous estimée jusqu’ici,
de génération d’emplois et de revenus, un dynamisme accru par
le fait qu’elle se situe à l’écart des lois, une capacité de résistance
aux crises conjoncturelles bien supérieure à celle de l’économie
formelle, en particulier du fait des logiques de solidarité et non de
profit qui l’animent.

Donc, nous pouvons définir secteur informel selon P. HUGON


comme le secteur regroupant des unités de production où la
production est réalisée à petite échelle, le capital avancé faible, le
salariat limité mais où il y a vente de biens et de service.

Selon G.B GELINAS, le secteur informel, c’est un ensemble d’unité


d’intermédiation financière, de production de biens et de services
et de commercialisation qui échappent à tout contrôle de l’Etat.

Ce secteur non isolé du reste de l’économie est lié, d’une part, au


secteur moderne qui lui fournit l’essentiel de ses
approvisionnements en équipements et matières premières,
parfois de débouchés et une partie de financement lorsque les
travailleurs salariés de grandes entreprises investissent dans
l’informel ; et d’autre part, au monde rural traditionnel par le
caractère familial ou éthique de certaines activités ainsi que le
retour à la terre par des travaux saisonniers.

Les sept caractéristiques des activités informelles sont :

 facilité des ressources locales,


 utilisation des ressources locales,
 propriété familiale de l’entreprise,
 échelle d’activités réduite,

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38

 usage de technique qui privilégie le recours à la main-


d’œuvre,
 qualification acquise hors du système de formation officiel,
 le marché concurrentiel est sans réglementation.

Le choix actuel fait par les statisticiens est celui d’une combinaison
de critères socio-économiques : le caractère familial de l’entreprise
et le caractère juridique (le non enregistrement au registre de
commerce).

Il y a lieu de souligner que ces activités dans les PVD existent sur
une grande échelle, se déploient au grand jour sur les artères
principaux des cités et villes : ateliers de réparation, de fabrication
ou de recyclage, tout se passe comme si l’Etat dépassé par la
dynamique de la vie, n’était pas en mesure de les comptabiliser ou
de les enregistrer. Cette absence d’enregistrement signifie parfois
l’illégalité. Le secteur informel est donc constitué d’activités non
légalisées quoique légitimes.

Par ailleurs, il y a lieu de ne pas confondre avec l’économie


souterraine ou clandestine qui, dans les pays développés, cache des
opérations illégales : commerce de la drogue, trafic d’armes, travail
au noir, contrebande, ou des transactions louches (suspectes) :
évasions fiscales, blanchissement d’argent.

L’économie informelle opère avec les capitaux relativement


modiques, mais qui tournent très vite. Les équipements parfois
rudimentaires et néanmoins ingénieux correspondent à une main
d’œuvre abondante. Cette main d’œuvre n’est pas toujours illettrée.
Des nombreux viennent des entreprises, de l’administration, des
écoles (finalistes). A cause de la crise financière et des politiques
d’ajustement structurel, se sont lancés dans l’économie informelle
comme travailleurs autonomes. Les profits qu’ils en tirent sont
modestes, quoique relativement élevés par rapport au salaire moyen
du pays.

De tous les côtés, le secteur informel recoupe ou déplace le secteur


formel. Il utilise bien entendu les billets de banque officiels pour ses
transactions.

FONDEMENTS DE L’ECONOMIE INFORMELLE

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L revalorisation du rôle de l’économie informelle trouve alors ses


fondements dans trois champs complémentaires : l’économie, le
social, le politique.

a) En matière économique : il serait à même de se substituer à


l’économie formelle défaillante, dans de nombreux services, où
l’inefficacité de l’Etat et des municipalités (en matière de
transport, d’éducation, de propreté, voire de santé ou de maintien
de l’ordre public) laisse un large espace à la petite production
privée : taxis et microbus, apprentissage et écoles
communautaires, soupes populaires, guérisseurs et infirmiers
ramasseurs récupérateurs de déchets, gardiens. Dans le domaine
financier enfin, l’incapacité des banques à financer et à collecter
la petite épargne laisse un espace aux « banques des pauvres »
ou aux tontines, efficaces dans la gestion des petites sommes et
peu exigeantes sur les garanties juridiques.
b) En matière sociale : l’économie informelle se voit conférer un
triple pôle : résoudre la question de l’emploi, des revenus et celle
de la protection sociale (naissances, mariages, funérailles…). Elle
est alors au centre des politiques de lutte contre la pauvreté.
c) Dans le domaine politique : Des nombreux PVD sont marqués
par une réglementation et une bureaucratie démesurée pour
légaliser une activité économique. Les impôts et cotisations
sociales, loin d’être les moyens d’une redistribution ne profitent
en fait qu’à ceux qui sont privilégiés. La machine étatique, par
ailleurs, est d’abord l’instrument de la corruption et de la
reproduction du clientélisme. Les lois, inapplicables, auraient alors
pour fonction d’obliger les plus démunis à se réfugier dans
l’illégalité. L’économie informelle apparaît comme un produit de
l’excès et des dysfonctionnements de l’Etat.

Pour finir ce point, on voit à quel niveau est périlleuse la rhétorique


qui fait passer sans ménagement l’économie informelle du rôle
d’amortisseur de la crise à celui de nouveau modèle de
développement.

E. L’AFRIQUE ET LES MODELES


Au cœur de l’action du développement, il y a une certaine idée de
l’homme, de la société, de l’histoire qui s’exprime dans ce qu’on
appelle principalement les idéologies du développement.

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Ce sont en fait, des doctrines générales qui indiquent les objectifs de


l’action de développement et cherchent à mobiliser les énergies
pour les atteindre.
Mais les idéologies sont ambigües car elles peuvent aussi servir à
cacher les réalités sous le discours.
Que peuvent faire les africains ?
 Développer l’esprit critique et l’invention. Il ne s’agit ni de
devenir Américain, ni Japonais, ni Chinois ; il ne s’agit pas non
plus de rester Africain, mais il s’agit de « devenir Africain »
c’est-à-dire de répondre, de vérifier tout ce qu’on a appris de la
tradition comme de l’étranger et de mettre ce savoir en
pratique.
 Compter d’abord sur Soi, le progrès économique d’une
nation prend sa source dans son travail et son effort propre. De
même, trop compter sur l’aide extérieure, risque d’être
décevante car celle-ci sera toujours insuffisante, de plus elle
perpétue une domination et engendre une situation de
domination économique et psychologique. Toujours compter
sur la seule chose de découverte minière et hypothétique
risque être peux démobilisant. « Il n’est de richesse que
d’homme » pour l’économiste français BODIN, compter d’abord
sur soi c’est se reconnaître responsable en premier lieu de son
propre développement. Comme le professeur KIZERBO disait «
Il n’y aura pas de développement en Afrique si nous ne faisons
pas preuve d’imagination et de courage ».
 Déterminer une hiérarchie de besoins à satisfaire ;
 Développement est la participation au processus de
développent c’est-à-dire implication populaire au processus de
développement.

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41

Table des Matières

Objectifs du Cours..................................................................................................................................1
PLAN du Cours........................................................................................................................................1
BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................................................1
EVALUATION..........................................................................................................................................1
Chapitre I : GENERALITES SUR LES PAYS EN DEVELOPPES......................................................................2
I.0 Origine des termes utilisés pour qualifier les pays sous-développés................3
I.1 Classification des pays en développement.................................................................4
1 Les pays à revenu faible.................................................................................................4
2 Les pays à revenu intermédiaire...................................................................................5
3 Les pays à revenu élevé (supérieur)............................................................................6
I. 2 LES CAUSES DU SOUS-DEVELOPPEMENT..................................................................8
1.2.1 Causes internes...........................................................................................................8
I.2.2 Causes externes.............................................................................................................8
I.3 Critères de sous-développement.....................................................................................9
I.3.1 Critères d’ordre économique.....................................................................................9
I.3.2 Critère d’ordre social.................................................................................................10
1.3.3 THEORIE DU DEVELOPPEMENT HUMAIN.............................................................10
a) Définition.......................................................................................................................10
b) Mesure du développement Humain....................................................................11
1.4 NOUVELLES THEORIES DE LA CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT HUMAIN 12
1.5 NOTIONS DE DEVELOPPEMENT ET CROISSANCE....................................................12
1.6 DIVERSITES DES SITUATIONS.........................................................................................13
Chapitre II : LES ECONOMIES DES PAYS EN DEVELOPPEMENT....................................14
II.1 L’AMERIQUE LATINE.........................................................................................................15
II.2 L’Afrique...............................................................................................................................17
A) Sur le plan économique...............................................................................................18
B) Structure d’échange et la dépense économique................................................18
C. CRISE DE LA DETTE ET NATURE DU FINANCEMENT............................................19
D. AGRICULTURE ET POPULATION.................................................................................20
II.3 L’ASIE DE L’EST ET DU SUD-EST..................................................................................20

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A) LES GEANTS DE L’ASIE.................................................................................................20


1) L’INDE.............................................................................................................................20
2) LA CHINE.......................................................................................................................21
Chapitre III : STRATEGIES DU DEVELOPPEMENT............................................................23
III.1 CONDITIONS OU PREALABLES DU DEVELOPPEMENT............................................23
III.1.1 CONDITIONS NECESSAIRES...................................................................................23
III.1.2 CONDITION SUFFISANTE........................................................................................24
III.1.3 CONDITIONS ECONOMIQUES............................................................................24
III.1.4 CONDITIONS NON ECONOMIQUES....................................................................24
III.1.5 CONDITIONS PRIORITAIRES...................................................................................25
III.2 LES MODELES PROPOSES POUR LE DEVELOPPEMENT.........................................28
III.2.1 INTRODUCTION.........................................................................................................28
III. 2.2 MODELES PROPOSES.............................................................................................30
A MODELE LIBERAL DU DEVELOPPEMENT..............................................................30
1 APPORT EXTERIEUR DES CAPITAUX ET DES TECHNIQUES........................30
2. INTEGRATION PROGRESSIVE AU MARCHE MONDIAL...................................31
3. LA REGULATION INTERNE DE L’ETAT..............................................................31
B LA VOIE NON CAPITALISTE (SOCIALISTE OU COMMUNISTE).........................32
C LES STRATEGIES(MODELES) D’INDUSTRIALISATION......................................32
D STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DURABLE et DE SURVIE..........................33
E. L’AFRIQUE ET LES MODELES....................................................................................36
Table des Matières...............................................................................................................................38

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