PROGRAMMATIONS
ARCHITECTURALE ET
URBAINE.
UBMA - FACULTÉ DES SCIENCES DE LA TERRE - DÉPARTEMENT D’ARCHITECTURE.
MME BOURAFA ÉP. NAHAL ILHEM
ANNÉES (2021 – 2022 & 2023)
SOMMAIRE
Cours 1 : La Programmation versus programme
• Qu’est-ce que la programmation ? Genèse de la pratique
• Qu’est-ce qu’un programme ? Types de programmes pour un projet architectural
• Intérêt et consistance de la programmation pour le processus de projet
Cours 2 : Genèse des procèdes de programmation
• La programmation planifiée
• La programmation normée
• La programmation stratégique
• La programmation concertée et participative.
QUELQUES DEFINITIONS
• PROGRAMMATION
• PROGRAMME
• PROGRAMMEUR
• PROGRAMMATEUR/ PROGRAMMISTE
PROGRAMMEUR
Appelé aussi Analyste programmeur ou Développeur :
• BTS ou (BAC+2) en Système Numérique
• (BAC+3) après licence / Spécialisé en programmation
• Master pro en :
✓ Analyse des systèmes conception et management des systèmes informatiques
✓ Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises .
PROGRAMMEUR (SUITE)
• Concevoir et développer des logiciels (programmes) à une ETP
• Comprendre les besoins des utilisateurs
• Apporter des solutions aux demandes spécifiques des clients (pour les intégrer au
logiciel)
• Coordonner et surveiller l'avancement d'un projet (w en équipe de techniciens)
• Optimiser un programme déjà existant.
Construction d'un cahier des charges / connaissances en informatique
CONCEVOIR UN PROGRAMME
Concevoir ou développer un programme c'est s'intéresser à (prendre en compte) :
▪ Avis des usagers
▪ Démarche participative
▪ S'intéresser aux gens (usagers humain)
▪ Acquérir une forme d'empathie, plus que des savoirs et des
savoirs faire
▪ Un savoir être à développer.
PROGRAMME:
• Objet du programme:
❑ Pour qui?
❑ Qui est concerné et / ou impliqué?
❑ Situation preferée?
Exemple : Renovation d'un magasin
▪ Ameliorer l'activité….
▪ Chercher les acteurs principaux : Le proprietaire, vendeur, client…
PROGRAMME (Suite)
Un programme s'inscrit dans une politique publique. Ce n'est pas qu'un immeuble, c'est
surtout un besoin sociétal.
• Etudes préalables
• Etudier sa faisabilité
• Elaborer un préprogramme (document de cadrage)
• Programme détaillé
• Assistance au choix du MOE (moment clé / assurer le Sce après vente)
PROGRAMMISTE
• Ne pas s'enfermer dans un métier précis,
• Grande révolution en cours avec le "BIM" (Building information modeling) : une
révolution de la manière de présenter le programme (processus de programmation)
• Cerner les besoins et les hiérarchiser : Expert des usages.
• Comprendre, s'immerger dans un monde à chaque fois différent
• Regarder la faisabilité de la chose (technique, juridique…), expertise technique et
architecturale à apporter.
LA PROGRAMMATION / GENÈSE ET ORIGINE
« La programmation a en effet été instituée comme une obligation réglementaire depuis trente ans par
les décrets qui encadrent l’ingénierie publique, et elle est aujourd’hui prise en charge par des experts
patentés ».
• « tout le monde programme et a toujours programmé ». Ici on cherche à identifier les premières
références à la notion de programmation dans l’histoire de la production architecturale et urbaine... »
• Le dictionnaire précise également l’antériorité du terme programme sur programmation.
• Programme vient du grec programma et signifie étymologiquement « ce qui est écrit à l’avance ».
• Ce mot aurait été officiellement intégré à la langue française au XVIIe siècle, alors que celui de
programmation l’aurait été au XIXe siècle, avec le développement de la pensée rationaliste. Dans le
sens commun, le programme détaille ce qui va être organisé.
LA PROGRAMMATION : ENTRE PLANIFICATION
TERRITORIALE ET PROGRAMMATION ARCHITECTURALE
• La planification fixe les objectifs politiques au sens large, de fabrication de la ville et
des territoires.
• La programmation se définit vis-à-vis d’une intention de réalisation d’un projet
urbain.
NB : L’inscription d’une intention (dans les schémas à longs termes) ne
valide pas la faisabilité du projet.
La programmation Urbaine = Maillon entre planification stratégique
et phase opérationnelle (réalisation du projet urbain)
PROGRAMMATION URBAINE : ENTRE ENJEUX
SPATIAUX, PRATIQUES ET USAGES.
Cinq grands axes s’entrecroisent :
1. Rassembler & analyser les données du projet (déterminer les points d’arbitrage du
maitre d’ouvrage)
2. Construire la sphère partenariale
3. Faire appel à l’expertise des usagers
4. Préfigurer le dimension spatiale du projet
5. Appréhender la dimension temporelle du projet.
1. RASSEMBLER & ANALYSER LES DONNÉES DU PROJET
• (Déterminer les points d’arbitrage du maitre d’ouvrage)
• Recueil d'informations quantitatives et qualitatives (ayant traits aux : dynamiques
d'acteurs, démographiques, développement économique, disponibilités financières,
mécanismes financiers….)
• Présenter les données au MO, pour approbation et effectuer les arbitrages (propositions
et alternatives…)
2. CONSTRUIRE LA SPHÈRE PARTENARIALE DU PROJET
• Dialoguer avec un ensemble d'acteurs concernés par le projet (partenaires publics,
économiques, acteurs impliqués dans l'acte de construire, porteurs d'initiatives citoyenne
ou habitants…)
• Detecter et federer les acteurs locaux ou exterieurs (associer à la réalisation du projet)
3. Faire appel à l'expertise des usagers
• Usage = element central de la demarche programmation
• Expertise d'usage = détenue par les habitants, les usagers et les gestionnaires
• 03 Vertus :
✓ Etablir un etat des lieux (usages/ juste & precis)
✓ Ader à la formulation des objectifs
✓ Favoriser l'appropriation des contenus de projet (securiser la realisation)
4. Préfigurer la dimension spatiale du projet :
(quelque soit échelle & conditions de réalisation)
Permet de :
• Justifier les choix d'implantation du projet (localisation)
• Déterminer les dimensionnements et niveaux d'articulation (des différentes
entités)
• Mobiliser les choix de programmation pour qualifier et quantifier le projet
5. Appréhender la mission temporelle du projet
• Fabrication ville VS Mandat politique
{Temps long }
• Processus de projet (souplesse + évolutivité)
Programmation urbaine doit :
• Tenir compte des lignes de force du projet
• S'adapter aux différentes évolutions
• Eviter toute quantification hâtive (recette ignorant la réalité du terrain)
SOMMAIRE
Cours 3 : Les échelles de programmation
• La programmation architecturale (fonctionnelle –opérationnelle)
• La programmation urbaine (territoriale-ville -quartier)
• La programmation mixte (projet d’habitat-Grands équipements)
Cours 4 : les références de la programmation spatiale pour le projet d’architecture
• Les référentiels anthropomorphiques du dimensionnement spatial
• Les référentiels techniques et réglementaires (les règlements sanitaires et hygiéniques- de confort et
d’équipements-constructives –urbains)
• Les notions de surface dans un programme spatial selon les usages des espaces
ECHELLE DE PROGRAMMATION URBAINE:
▪ Echelle territoriale (Ville / Commune)
▪ Echelle urbaine (Commune / Quartier)
▪ Echelle locale (Quartier / Site)
De la ville (wilaya), Commune, Quartier, Site.
Les programmations opérationnelles, tactiques et stratégiques sont d’ordre temporel.
✓ Long terme : (sur 25 ans)
✓ Moyen terme : (sur 15 ans)
✓ Court terme : (sur 05 ans).
GRANDES ÉTAPES DE LA DÉMARCHE PROGRAMMATION
1 - Pré-programme : Contenant une synthèse des études pré-opérationnelles (définitions et
évaluation des objectifs du projet et de ses contenus) / (destiné au MOA).
a. Permet d’évaluer l’opportunité du projet
b. En définir son contenu et ses objectifs,
c. Etudier sa faisabilité,
d. Estimer les couts d’investissement et de fonctionnement.
PRÉ-PROGRAMME & PROGRAMME
2 - Programme : Contenant une description des études détaillées (définitions plus précises
des exigences techniques et qualitatives du projet).
L’ensemble (Pré-programme & programme) constitue un document contractuel qui
définit en termes d’objectifs et de performances le projet à réaliser.
QUARTIER / EL HAY – EL HOUMA
➢1. Portion d'environ un quart., un quartier de pomme.
➢2. L'une des phases de la Lune où une partie du disque est éclairée. Premier, dernier quartier.
• La racine arabe ha-wa-ma renvoie à la notion d'environnement, périmètre circulaire ou encore correspond à
une masse dense ou à un lieu densément pratiqué mais il n'y a qu'au Maghreb que le terme hawma équivaut
au mot quartier.
• Un quartier est une subdivision d'une ville ou d'un territoire. C’est une référence dans l'organisation des villes
algériennes,
• Se définit avant tout par une physionomie qui lui est propre et le différencie de son environnement.
• Ceci renvoi à 05 points : sa situation (centrale, périphérique, haut, bas), son bâti (ancien, nouveau), ses
fonctions (résidentiel, affaire, commerçant, de gare), sa fréquentation (et/ou ses résidants identifiés selon
des critères sociaux : populaire, bourgeois, chic, religieux), son image (ou la symbolique qui lui est associée :
malfamé, sombre, beau).
Loi MOP/Code de la commande publique (loi française N° 85-704 du 12 juillet 1985 modifiée relative à la Maîtrise
d’Ouvrage Publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée (Loi MOP), En 2019, le Code de la commande
publique (CPP) est venu intégrer pleinement les dispositions de la loi MOP à ses règles.
(MIQCP) Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques, créée par décret le 20 octobre 1977
et placée auprès du ministre chargé de l’architecture,
NOTION OU PARAMÈTRES FONDAMENTAUX (DE MESURE) :
1. Seuil
2. Portée
• 1- Distance acceptée par une personne pour parcourir ou accéder à un service (acheter du
pain, payer les factures d'énergie électrique, se faire opérer à l’hôpital, emmener ses enfants à
l’école ou à la crèche, déposer un parent à l’hôpital, étudier à l’université....)
• 2- (ou le rayonnement) : c'est l’aire sur laquelle doit intervenir un projet pour être rentable.
NB : Cette aire est liée non seulement à la distance, mais aussi à la temporalité (temps) et au
nombre de personnes à desservir par le projet.
USAGER & USAGE(S)
• Usage d’un lieu et l’usager d’un service (public généralement et non propriétaire).
• (Utilisateur : sens plus large, il a un caractère habituel de l’utilisation du bien ou du Sce)
• L’ Usage est Diffèrent de Fonction & fonctionnalité (cette dernière est dans l’absolue) : Standardisée à
l’échelle mondiale (dimension personne / préciser en été en hiver , WC / préciser anglais, turc avec
vêtements trad ou non / PMR).
• Usager
➢ Humain
➢ Objet / Animal (clinique, bibliothèque, restaurant, abattoir...)
• Catégories à identifier : Trois
➢ Catégorie Cible (fondamentale pour laquelle la projet a été réalisé)
➢ Catégorie de Fonctionnement
➢ Catégorie de Logistique (Matériel / achat de fournitures... et Personnel/
administratif, financier de nettoyage...)
NOTION DE RATIO
Proportion d'une grandeur par rapport à une autre, utilisée en particulier pour les
estimations, les contrôles rapides (ex. le ratio d'armatures est la masse moyenne
d'acier mise en œuvre dans un mètre cube de béton).
La densité d'occupation du sol réfère à une répartition d'éléments (structure,
construction, logement) ou d'habitants par unité de surface.
La densité brute : Nombre total de logements compris à l'intérieur d'une zone divisée par le nombre d'hectares
visés, incluant, dans cette même zone, les rues et tout terrain affecté à un usage public ou institutionnel .
La densité nette : Nombre de logements compris ou prévus sur un hectare de terrain à bâtir affecté
spécifiquement à l'habitation, excluant toute rue publique ou privée ainsi que tout terrain affecté à un usage
public ou institutionnel.
NOTION DE DENSITÉ & SURFACES SPÉCIFIQUES
En urbanisme, « densité d'occupation du sol » renvoie à un nombre considérable de «
rapports quantitatifs », notamment :
• Coefficient d'emprise au sol (CES) : Rapport souhaité entre la superficie occupée
par un bâtiment et celle du terrain entier (s'exprime en pourcentage);
• Coefficient d'occupation du sol (COS), c'est-à-dire au rapport souhaité entre la
superficie totale de plancher d'un bâtiment (avec ou sans le stationnement intérieur,
selon le cas) et la superficie totale du terrain;
• Superficie minimale et aux dimensions minimales des lots.
• Notion de « rapport plancher/terrain » (RPT) est un outil important, puisqu'il
conditionne la nature d'une occupation : résidentielle, commerciale, industrielle, etc.
QUELQUES DONNÉES USUELLES
La surface utile nette (SUN) C’est la surface de travail, réelle ou potentielle,
destinée aux résidents, comprenant les surfaces annexes de travail.)
La surface de plancher (SDP)* : Calculée à partir du nu intérieur des façades,
et ce, pour chaque niveau clos et couvert d’une hauteur sous plafond d’au
moins 1,80 mètre. Les loggias, toitures-terrasses et balcons n’étant pas
considérés comme des éléments clos et couverts, ils n'entrent pas dans le
calcul de la surface de plancher.
La SHOB et la SHON étaient calculées, elles, à partir du nu extérieur des murs.
SUB = SDP – éléments structurels
Dans le cas de location, la surface utile locative (SUL) est assimilée à la SUB.
SUN = SUB – surfaces légales et sociales – surfaces de services généraux – logements – restauration – surfaces spécifiques.
Depuis le 1er mars 2012, la SDP a remplacé la Surface Hors Œuvre Brute (SHOB) et la Surface Hors Œuvre Nette (SHON).
Cette notion est définie aux articles L. 111-14 et R. 111-22 du code de l’urbanisme (français).
GRILLE, RÉFÉRENTIEL, NORME
GRILLE D’ÉQUIPEMENTS / GRAND ENSEMBLE D’HABITATION
La grille comporte 85 sortes d’équipements (nomenclature des équipements à prévoir);
Indique le seuil à partir duquel l’installation d’équipements fait l’objet d’étude.
➢Echelons correspondants à ces seuils :
• Groupe résidentiel ( 200 à 500 logts environ) représenté par un petit rond (cercle) O
• Unité de voisinage (800 à 1200 logts environ) représenté par OO
• Quartier (1500 à 2500 environ) représenté par OOO
• Arrondissement ( 3000 à 6000 logts environ) représenté par OOOO
• Ville ou commune (ensemble d’au moins 8000 logts avec autonomie communale) par OOOOO
Voir Grille – Article: Jodelle Zetlaoui-Léger, «la programmation architecturale et urbaine, Émergence et évolutions
d’une fonction », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, 24/25 | 2009, La critique en temps et lieux.
Voir plus de détails sur l’Approche normative avec la « Grille Dupont », Diapos N°45
RÉFÉRENTIEL DE PROGRAMMATION / ÉQUIPEMENTS
PUBLICS & PRIVÉS
1. Une réponse adaptée aux mutations urbaines et aux transformations des modes de développement.
2. Un référentiel évolutif capable de s’adapter aux territoires, aux situations et aux stratégies des
acteurs institutionnels.
3. Une plus grande prise en compte des contextes et des situations dans la démarche de
planification.
4. Une démarche de planification urbaine distinguant les secteurs déjà urbanisés, en cours
d’urbanisation et les zones d’extension.
5. Une optimisation de l’effort de l’État et un renforcement de la contribution du privé.
6. Une approche moins normative et plus qualitative de programmation des équipements.
7. Une adaptabilité des critères de programmation (seuils de population, surface, accessibilité) en
fonction de la situation, la densité, le contexte urbain et les caractéristiques socio-économiques.
8. Une utilisation rationnelle de la ressource foncière.
9. Une hiérarchie des niveaux d’équipements en fonction de leur rôle et rayonnement (équipements de
proximité, intermédiaires, de niveau supérieur et structurants).
10. Une économie d’échelle à travers le regroupement des équipements et la création de pôles
d’équipements multifonctionnels.
11. Une proposition des seuils de population maximum, moyen et de déclenchement des besoins par
type d’équipement.
12. Un critère d’accessibilité (distance – temps d’accès) comme moyen de répartition cohérente des
équipements.
13. Des fourchettes de surfaces et de hauteurs (minimum – maximum) prenant en compte le
programme, le contexte urbain et le potentiel foncier.
De la norme à l’analyse contextuelle.
Il n’y a pas un contexte unique mais des
situations multiples.
• Il est pour cela proposé : D’adopter un
cadre de référence (document d’aide à la
programmation) plutôt qu’une grille
normative.
• Les normes et standards sont variables
dans le temps et n’ont pas de valeur
absolue et stable, ce qui nécessite leur
réévaluation et adaptation régulière.
HABITAT DANS LA PROGRAMMATION
• Le travail de la programmation pose un cadre d'intervention et précise les objectifs des documents
d’urbanisme.
• Cette programmation urbaine est compatible avec les objectifs du PDAU et POS dont la commune
dépend.
• La programmation consiste à :
• Collecter, hiérarchiser, synthétiser et communiquer les données, contraintes, besoins, attentes et
les exigences
• Recueillir des informations auprès des décideurs des services, des utilisateurs, des études antérieures,
des diagnostics techniques et de la réglementation en vigueur.
PROGRAMMER L’HABITAT : UNE QUESTION DE MESURE
Etant en phase pré-opérationnelle, ce travail doit être l'occasion de s'interroger sur :
1. Contextes territoriaux différenciés,
2. Enjeux socio-démographiques et sociétaux identifiées,
3. Impact des couts de production du Logt sur l’Offre.
1. Contextes territoriaux différenciés
• Territoires : en déprise, en tension / Logiques d’offre et de demande éloignées
➢Apporter une réponse à la crise de logement
• Part du Logt : En augmentation constante (dépenses inévitables des ménages).
➢Poids du logt dans les dépenses des ménages : représente (en France
entre 2005 et 2015) : 24% du revenu moyen & 11% de celui des plus aisés,
soit (+2,5%) pour les locataires, variation constante pour les propriétaires.
2. Enjeux socio-démographiques et sociétaux identifiées (peu pris en compte)
➢Taille des ménages : en s’amenuisant ou en augmentant (couples se forment
de plus en plus tard, durée des études plus allongée, accès à l’emploi plus tardif,
séparations plus fréquentes,
➢Allongement de la durée de vie : politique d’accompagnement à la perte
d’autonomie (maintien à domicile possible, logement adapté avec
médicalisation nécessaire – accompagnement du grand âge)
➢Mode de vie en changement continu : Types de logts plus adaptés
▪ Le travail s’invite à domicile (télétravail), présence plus longue au sein de la famille
des jeunes adultes & personnes âgées (reconfiguration familiale, accès
différenciés, espaces indépendants, pratique de loisirs au sein des logts: espaces
dédiés aux jeux, salle de bain pour bien être...), outil numérique (contrôle des
ambiances, relevé des consommations...)
3. Impact des couts de production du Logt sur l’Offre.
➢Invariant sur lequel l’action publique peut intervenir
➢Paramètres intervenants dans la construction du prix de sortie:
❑Cout du foncier viabilisé
❑Cout des travaux (réalisation...)
❑TVA
❑Frais d’honoraires (notaires, concepteurs,
ingénieries, frais de personnels des
operateurs...)
❑Frais financiers (emprunts...) / durée
opération.
Diversité des formes d'habitat et des tailles de logements
Susciter une vie plus active dans le bâtiment en permettre une interaction positive
entre les usages habitation et commerces ou entre entreprises et
commerces/bureaux.
Encadrer les équilibres habitat/emploi = Répartition (variable selon les secteurs)
➢ Destinations privilégiées (bénéficier du COS maximum sur la parcelle)
➢ Destinations freinées (respecter un COS plus contraignant).
Mécanisme de (COS intégré), permet de mieux combiner
les deux fonctions habitat et emploi.
SOMMAIRE
Cours 6 : Les références et méthodes de la programmation urbaine;
• Seuil de dimensionnement des entités urbaines (quartier-unités de voisinage groupement
d’habitation-résidence) / Indicateurs usuels des formes urbaines (COS, CES-DENSITE) / Les règles
d’aménagements urbains (recul et prospects) / Les grilles d’équipements / La programmation
urbaine dans le cadre des instruments d’aménagements urbains : GPU-PDAUPOS
Cours 7 : La programmation mixte;
• Les modes de productions et les programmes surfaciques étatiques en Algérie,
• Méthode de la programmation urbaine et spatiale pour les projets d’habitat selon les types
(promotionnel, social, social aidé…) : détermination des surfaces d’emprises du bâti, des voiries et
annexes de service, nombre de logements, types de bâtiments, type de groupement.
• Méthode de la programmation urbaine et spatiale pour les projets de grands équipements :
➢ Le programme selon la taille et l’aire d’influence de l’équipement (son échelle) ;
➢ Le financement : fiches techniques d’inscription, de réévaluation, de restructuration
PROGRAMMATION ARCHITECTURALE :
• Si en urbanisme, l’élaboration préalable de Programmes définissant le « contenu », signifie
principalement les composantes de la ville : Population-Habitat, Emplois-Activités,
Services collectifs-Equipements, Transport-Circulation et leurs exigences de
fonctionnement.
• En Architecture la « programmation Architecturale » signifie certainement, l’utilisation
d’une construction par ses occupants.
• Elle est liée à 03 questions ou critères à identifier:
1. VOCATION
2. USAGE(R)
3. ESPACE
DÉMARCHE DE PROGRAMMATION
1- QUESTIONNEMENT PROGRAMMATIQUE
• Adossé au Diagnostic, Donne consistance à l’intention du Projet (problème à
résoudre, vision du MOA, désir de changement, idée d’amélioration, opportunité de
transformation...)
• Permet la clarification des objectifs et des outils : Prise en compte des usages actuels
ou futurs & la réponse à une exigence croissante de participation
• Mobilise la programmation au-delà de la définition des besoins en surfaces et en
locaux, et de l’organisation générale fonctionnelle des espaces.
• Accompagne les futurs occupants sur, l’organisation des activités, leur projet de
vie quotidienne (à réception de l’ouvrage, aménagements intérieurs et extérieurs
répondant aux attentes initiales).
MÉTHODE D’IDENTIFICATION ET DE RÉSOLUTION DES
PROBLÈMES : FORMULATION DE QUESTIONS
• Révéler la « Polysémie » du Projet (plusieurs sens différents) : Dans une posture
d’écoute, d’imprégnation et de maturation.
• Passer de l’analyse d’un état existant à la projection d’un état futur
• Exemple - Construction d’une maison familiale : Plusieurs personnes interviennent dans
le processus de décision, le MOA sollicite l’accord de l’ensemble des parties prenantes
(rarement prise par un seul parent) et garantit la mise en œuvre du futur projet de vie.
• L’expression du projet reflète une réflexion commune et les intentions d’un
ensemble d’acteurs internes et externes à la maitrise d’ouvrage, dont les usagers.
ARTICULER LES BONNES QUESTIONS « UN PROBLÈME
SANS SOLUTION EST UN PROBLÈME MAL POSÉ » Albert Einstein
• Utiliser la méthode « QQOQCCP » (questionnement systémique pour explorer
toutes les dimensions d’un projet)
• Quoi : quelle est la nature du projet et les actions à réaliser?
• Qui : qui est concerné? D’où vient la demande, qui arbitre et qui décide?
• Où : Quel est ou quels sont les sites visés, le périmètre et l’échelle du projet?
• Quand : quelles sont les échéances de libération et de mise en service du ou des sites?
• Comment : quels sont les moyens, les partenaires et les méthodes mis en œuvre?
• Combien : quel est le budget mobilisable? Quels sont les couts estimés?
• Pourquoi : quels sont les motifs et les objectifs? Pour quelle raison construire, rénover...?
SORTIR DE L’APPROCHE NORMATIVE DES BESOINS :
• Fut La base de la définition des besoins d’une organisation sociale,
encore en œuvre dans la programmation de bâtiments scolaires, la promotion
immobilière de bureaux ou de logements (une culture planificatrice : réduite à
une entité abstraite, normalisable et quantifiable).
• L’expression marquante de l’approche normative : La « Grille Dupont »
établie la fin des années 50, pour la planification des grands ensembles. Pose
une correspondance arithmétique entre unités de population ou de
logements et des types d’équipements. (ex : une école primaire de 10
classes, correspond aux besoins de 2000 Habitants, alors qu’une
Bibliothèque publique correspond aux besoins de 20000 Habitants).
• Relève de Vision Technocratique où l’usager est absent, du moins privé
de toute incarnation.
Gille Dupont
PRIVILÉGIER UNE APPROCHE QUALITATIVE DES USAGES
• L’usager est considéré comme la première source d’expression des besoins que l’équipement doit
satisfaire.
• Plus qu’un bâtiment à construire, l’équipement est un lieu d’activités humaines organisées par les usagers
autour d’une vie collective : la définition des besoins ne se décline pas uniquement en surface; elle agrège un
ensemble de conditions à satisfaire (permettre à différentes personnes de travailler, de vivre ensemble, de
s’approprier des lieux, d ’exprimer leurs nouveaux besoins et de les réaliser)
• La programmation devient un travail d’exploration et de compréhension de situations concrètes
d’activités, s’exprimant dans les usages et les politiques de ceux qui habitent l’espace (de façon momentanée
ou durable)
• Le besoin n’est pas une donnée, il est le résultat d’un processus d’écoute, d’observation et d’enquête.
• Les besoins évoluent et nécessitent la conception d’espaces appropriables et adaptables au quotidien
(l’appropriation est plus importante que la fonctionnalité : Un bâtiment est plus efficient s’il est transformable)
• L’évolutivité vient perturber le couple traditionnel de la forme et la fonction.
COMPRENDRE LES ACTIVITÉS RÉELLES
• Différencier l’activité prescrite de l’activité réelle.
• Prescrite : accomplissement de taches par des personnes, selon une procédure ou un
ordre défini.
• Réelle : ce qui est réellement fait pour atteindre le même objectif, les personnes
adaptent les taches en modifiant l’environnement et le contenu du travail
(dépasser la seule approche de besoins, préciser le dimensionnement des espaces en
regard de critères de confort, d’ergonomie jusqu’au design des postes de travail et à
l’agencement des espaces collectifs).
QUALIFIER L’ESPACE ET SES USAGES : Concepts & Dimensions à
Questionner dans la Démarche Programmation.
Par ses travaux sur la ville et l’urbain, Henri Lefebvre (1901-1991) instruit
une distinction entre L’espace vécu, l’espace perçu et l’espace conçu
(Le trièdre de l’espace)
• L’espace vécu = Expérience quotidienne (quels sont les usages,
pratiques et expériences de l’espace?)
• L’espace perçu = Pratiques spatiales observables (quelles sont les valeurs sociales, culturelles ou
d’usage attachées à cet espace? Quelle est la perception des usagers ? Perceptions hétérogènes selon
statut, culture, valeurs, références, identité, formation et expérience)
• L’espace conçu = Représentations construites ou imposées (concepteurs, MOA). Désigne un espace
fonctionnel, aménagé et règlementé (bâtiment, aménagement, équipements, matériels, mobiliers..). Il est formalisé par un
programme puis par des plans du MO. (Comment les agencements spatiaux et matériels répondent-ils aux
besoins exprimés?)
Critères Régulateurs de l’Activité des Usagers
• Critères de confort : (En relation à son activité
La démarche programmation repose sur l’idée
et à son espace) Ensemble de situations où,
que l’espace ne doit pas être donné (exigé) ou l’individu en réaménage les éléments, organise les
dominant : il doit être construit et instruit par un équipements à sa disposition ou règle son
questionnement préalable sur le vécu actuel ou environnement climatique.
futur dans lequel l’usager n’est pas dominé, mais
• Critère de Dominance : renforcer le sentiment
acteur de la production de l’espace.
d’emprise sur le lieu (espace vécu)
L’appréciation des qualités de l’espace vécu • Critère de Personnalisation : Capacité à
repose sur 03 critères régulateurs de l’activité des marquer l’espace dans lequel on vit (objets et
usagers : Confort, dominance et personnalisation signes apportés pour en transformer la
« Gustave Nicolas Fisher : le travail de son espace » perception).
2- MÉTHODES & OUTILS
Correspond à l’étape stratégique de mise en question des besoins, de définition et de
partage des objectifs du projet avec les parties prenantes(ne pas confondre avec la mission d’étude
de diagnostic). Elle porte sur : 2. Retour d’expérience et observations ( après
1. Programme dit « fonctionnel » (Description des livraison et mise en service : le projet devient
usages et définition des espaces) : Elaboration du
réalité) La définition opérationnelle de
projet d’établissement (projet de vie) qui l’ouvrage à construire ou à rénover pour
prévoit l’organisation des activités des usagers l’accueil des activités (évaluation de la qualité
et utilisateurs d’usage après un temps d’appropriation par les
occupants).
Il s’agit toutefois d’Interactions et adaptations permanentes
Entre les lieux, les usages et les occupants.
PRÉ-PROGRAMME OU PROGRAMME D’EXIGENCE
Document clef :
▪ Reprend les ambitions et les objectifs généraux du projet et définit les exigences
fonctionnelles et techniques pour y répondre.
▪ Est élaboré dès la phase de conception, il concerne toutes les étapes du projet et
permet le suivi de celui-ci.
▪ Est Evolutif - Mis à jour régulièrement par l'équipe de conception et est validé par le
maître d'ouvrage (au terme de chaque phase importante).
▪ Document transversal, sert de base aux cahiers des charges.
QUE CONTIENT LE PROGRAMME D'EXIGENCES ?
Reprend les éléments suivants :
1. Présentation générale du projet
2. Définition des besoins et ambitions du maître d'ouvrage :
• en termes de choix architecturaux, urbanistiques, environnementaux, de performance thermique...
3. Programmation fonctionnelle :
• listing des espaces, affectations, surfaces, besoins, relations spatiales,...
4. Exigences techniques et environnementales : en matière de
• construction : structure, cloisons, parachèvements, matériaux,...
• confort thermique : chauffage, refroidissement, ventilation, étanchéité à l'air, possibilité de régulation,...
• confort respiratoire : ventilation, choix des matériaux,...
• confort acoustique : mesures en termes d'isolation acoustique entre locaux et de correction acoustique au sein des
locaux, choix des équipements,...
• équipements : HVAC, eau, appareils électriques, ascenseurs, éclairage,...
• santé et sécurité : pour les ouvriers en phase chantier, prévention incendie, pour les usagers, lutte contre les
effractions,...
• pollution du sol, de l'air ,...
5. Exigences en termes de gestion de projet :
• Planning prévisionnel des différentes phases : esquisse, avant-projet, permis, exécution, réceptions,...
• Modalités de démarche de conception : démarche participative, processus de conception intégrée,
processus conception-réalisation, qualité, analyse du coût sur le cycle de vie...
• Information et communication.
6. Exigences en termes de gestion de chantier :
• Planning et phasage,
• Rôle et responsabilités des intervenants : coordinateur environnemental, coordinateur sécurité-santé (projet et
réalisation), entrepreneurs, travailleurs,...
• Mesures économies de ressources : énergie, eau, matières...,
• Limitation des nuisances pour l'environnement et le voisinage : sonores, visuelles, pollution du sol, du sous-sol,
de l'eau, trafic dans et autour du chantier, propreté du chantier,...
• Préservation de la biodiversité, Gestion des déchets de chantier, Sécurité et santé...,
7. Réglementations applicables :
• Urbanisme, Permis d'environnement, Performance Energétique des Bâtiments (PEB),
• Coordination sécurité-santé (travailleurs des chantiers temporaires ou mobiles ),
• Exécution des chantiers en voirie,
• Ordonnance nature,
8. Annexes :
• Plans de géomètre, plans de l'existant (bâtiment et réseaux), études réalisées,...
• Analyse exploratoire, analyse du coût sur le cycle de vie, études de faisabilité, audit de l'existant dans le cas
d'une rénovation, diagnostic faune-flore,... ;
PROGRAMME MIXTE & BUT
- Favoriser la mixité urbaine dans toutes ses dimensions (fonctionnelle, sociale,
spatiale / occupation...)
- Proposer des services pratiques pour habitants & planète (ex - ferme urbaine...)
- Intégrer une zone consacrée au maraîchage sur le toit des bâtiments.
- Inventer une nouvelle façon de vivre la ville (aménagements pour améliorer le
quotidien des habitants & création de lieux d’échanges et de rencontres - ex : salle
de sport, espace de coworking, espace culturel, halte-garderie, commerces, etc. ).
- Multiplier les services de proximité (limiter les déplacements en voiture /
perspective : réduire l’impact environnemental du programme immobilier).
1- Nécessité d’une mixité fonctionnelle -
Il faut «un peu de la ville partout dans la ville» :
Se mêler sans se frotter.
Entraîner des flux réguliers de la ville vers le quartier
et vis versa. Selon le degré de mixité, on parle de
"mixité fine" ou de "mixité grossière".
Mixité fonctionnelle par quartier, par îlot et par bâtiment.
MIXITÉ FONCTIONNELLE A FAVORISER
• Logements en accession à la propriété et en location,
• Équipements à vocation sociale et culturelle,
• Emplois de proximité (professions libérales, commerces de détail, activités de services...)
en secteur central, autour des pôles d’échange en intégrant la dimension environnementale
MIXITÉ DES MODES D’OCCUPATION.
Mélanger et coordonner les différents usages (à l’échelle de
l’îlot et de l’immeuble par le levier de l’attribution) : Réservation
des surfaces en pied d'immeuble à des petits commerces.
2 - Coexister différentes classes sociales au sein d’une même unité
urbaine (visés par l’élaboration des programmes de logement)
• Favoriser la cohésion sociale,
• Eviter et/ou faire disparaître les phénomènes de ségrégation,
• Permettre d’insérer chaque quartier dans la ville,
• Assurer dans chaque agglomération une vie sociale partagée.
SOMMAIRE
Cours 5 : La programmation spatiale :
• Méthode ergonomique basique / dimensionnement des unités fonctionnelles /
détermination des surfaces habitables / calcul des circulations des services annexes
(locaux techniques, place de parking, espaces verts,)
ESPACES DE NATURE (VERTS) = CRÉATION DE VALEUR
Effets de marché important:
• Augmentation de la valeur du foncier (effet des jardins privatifs et terrasses plantées)
• Augmentation de la valeur des biens immobiliers
• Accélération de la vente.
Critère clé au moment du choix du lieu d’habitation (Stat : 7/10 en tiennent compte)
Effet d’entrainement dans le développement du quartier :
• Procure une qualité (Argument recherché dans la promotion des projets urbains)
• Aménagement temporaires (jardins éphémères) / Reserve foncière en régression
(inenvisageables).
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
• Mailler les espaces verts (préserver les écosystèmes et la biodiversité)
• Intégrer en amont à la réflexion, dés la programmation du projet,
• Aller plus loin que le seuil minimum imposé pour la préservation des milieux et des
habitats des espèces protégés,
• Restaurer les milieux propices au développement d’écosystèmes,
• Création de nouveaux habitats et développer des continuités écologiques : Notion
de trames (Verte, Bleue, Marron, Brune et Noire).
NOTION DE TRAMES
• Trame Verte : Continuité d’espaces verts identifiés dans les documents de planification (voir Règlementation Algérienne).
• Trame Bleue : Ensemble de continuités hydrographiques (lac, mer, zones humides ou retentions d’eau), constituant un
réseau (à l’échelle du territoire).
• Trame Marron (couleur des graines de marrons, châtaignes) : Désigne les sentiers et chemins ou transports en site
propre, favorisant une Perméabilité des sols.
• Trame Brune (plus sombre que le marron, plus nuancée) : Rend compte des sols qui constituent un habitat pour de
nombreux groupes biologiques. Utilisée pour designer un réseaux écologique en profondeur, à préserver et restaurer.
• Trame Sombre ou Noire : Vise à maintenir des réseaux écologiques obscurs, permettant de laisser vivre les espèces
dites nocturnes. Répond à la problématique posée par l’éclairage nocturne qui s’est considérablement déployé, générant ainsi
une pollution lumineuse pour le vivant.
• Corridor écologique : Connexion entre réseaux de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur
déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Peuvent être linéaires, discontinus ou paysagers.
• Un réservoir de biodiversité : Espace où la biodiversité est plus riche, mieux représentée (espèces pouvant effectuer
leur cycle de vie et habitats naturels pouvant assurer le fonctionnement en ayant une taille suffisante).
Jardins Familiaux et Partagés: Faire la Différence
Jardins Familiaux (dénomination apparait en 1952), marque l’évolution de jardins
ouvriers (fin XIXe Sc) : Un lotissement de parcelles géré par une association (sous
convention avec un bailleur ou une collectivité) et mis à disposition des ménages à fin
qu’ils en jouissent pour leurs loisirs et les cultivent pour les besoins de leur famille, à
l’exclusion de tout usage commercial.
Jardins Partagés : Parcelles gérées collectivement dans un objet éducatif.
ESPACES DE NATURE EN VILLE : Régulateurs de la climatologie urbaine
• Contribuer au confort des habitants, à leur santé (au-delà du rôle de photosynthèse : oxygène...).
• Réduire le phénomène des ilots de chaleur urbains(évapotranspiration de 0,5 à 2°C),
• Préférer la multiplication des espaces verts de petites taille et en réseau : L’impact se fait sentir dans
un périmètre de 100 à 200 m autour de l’espace aménagé.
• Améliorer le confort acoustique (une centaine d’arbres de 30 m d’épaisseur, diminue le bruit de 6 à 8
dB (à noter: la réduction de 12 dB diminue notre perception auditive de l’ordre de 50%).
GESTION DE L’EAU DANS LES ESPACES VERTS :
Une gestion importante dans la programmation d’un projet urbain, au vu de :
• Raréfaction de la ressource,
• Frais grandissants d’entretien des infrastructures & risques d’inondations (ruissellement,
submersion),
• Gestion des eaux pluviales, Support de gestion des déchets, (vecteur épidémiologique),
• Devient un Elément d’attrait :
• Contribuant à la qualité du cadre de vie et aux loisirs, d’où
• La nécessité d’une Révélation de l’eau dans la ville & de Renaturation des cours d’eau
précédemment busés et de leurs berges.
• Le dépassement de la limite de dimensionnement des ouvrages de récupération et
d’infiltration de l’eau
QUANTIFIER ET QUALIFIER LES ESPACES VERTS EN
PROGRAMMATION
• Le repérage de la trame paysagère et du réseau hydrographique (comprendre la structuration
du territoire)
• Etat des lieux des trames vertes et bleues (identifier la continuité et la rupture du maillage,
manques et compléments).
• Diagnostic précis du foncier (Identifier les parcelles du domaine privé et public): Impact sur les
possibilités d’intervention, de gestion et d ’expropriation)
• Favoriser le développement de cours intérieures plantées ou de terrasses,
• Anticiper des servitudes de passage pour l’entretien,
• Dresser une cartographie des milieux localisant : les habitats des espèces protégées et la nature
des sols, positionner des corridors de biodiversités, et de circulations et cheminements doux
QUANTITATIF (des espaces verts en programmation)
• Un ratio est fixé de 10 m2 / habitant au sein des
tissus denses de la ville constituée et de 25% NB : même si l’indicateur est peu opérant à
en zone périurbaine (règlementation Française, l’échelle Prog Urbaine, il sert à identifier une
OMS & CE) insuffisance par rapport à l’évaluation globale du
• Territoires non homogènes, les classements territoire :
montrent de fortes disparités : Ratios variant de ✓ Préconiser l’implantation d’espace de nature de
10 m2 /habitant dans certaines métropoles plus au moins grande taille (en fonction des
logiques de fréquentation et des usages);
jusqu’à 100 m2 /habitant dans d’autres (médiane
✓ Plus l’espace est important, plus les conditions
autour de 20 m2 /habitant).
d’accès et de stationnement sont essentielles
En Algérie, le ratio en espace vert est de 1,5 à 5 m2 par habitant (grille théorique des équipements).
Loi n° 07-06 du 13/05/2007 relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts (Normes à définir)
ACCESSIBILITÉ AUX ESPACES NATURELS & VOCATION
Taille de l’espace Seuils d’accessibilité Temps d’accessibilité
Parc et/ou espace naturel de 45 Km 30 mn de transport
plus de 30 ha
Parc de 10 à 30 ha 3 Km 15 mn à vélo
Parc de 1 à 10 ha 1,5 Km 20 mn à pied
Square de 1 ha 500 m 2 à 5 mn à pied
❑ Les espaces verts sont de plus en plus « polymorphes » : assemblent et combinent de nombreuses
fonctions, en réponse à la diversité des pratiques sociales dans ces lieux.
❑ L’attractivité d’un espace vert est déterminée par sa taille et par la variété des usages qui peuvent
s’y dérouler.
ESPACES NATURELS & VOCATION (suite)
fonctions Usages (exemples)
Agrément et détente Lecture plein air, Sieste, Promenade, Contemplation
Récréative Jeux enfants, jeux différentes tranches d'Age, accrobranches, trampolines),
jeux d’eau, spiatch pad, manèges.
Sportive Jogging, parcours santé, terrains grand jeux, piscine plein air, sports d’eau vive.
Culturelle Kiosque à musique, cinéma de plein air, spectacles – arts vivant, théâtre
marionnettes, exposition art contemporain.
Pédagogique Parcours sur biodiversité, jardins partagés, ferme pédagogique, Zoo.
sociale Promenade, pique-nique, barbecue, kiosque de restauration.
La programmation hiérarchise ces fonctions, au vue du public visé, des attendus de la population et du niveau
d’ambition des politiques (loisir, sport, pratiques culturelles)
La coexistence entre les différents usages : éviter les conflits (prendre en considération les temporalités différentes).
BIBLIOGRAPHIE :
Titre de l’ouvrage Auteur Éditeur et année d’édition
L’Encadrement et la formulation de la commande Paris : Plan urbanisme, construction,
Allégret Jacques
architecturale, études de cas architecture (PUCA),1998.
Bonnevide Nathalie & Marie Jean-
Programmation Urbaine France, Le Moniteur, Juin 2021.
Baptiste
Réflexions sur les outils du projet à grande échelle, Duarte Paulette, Novarina Gilles,
PUCA, 2008.
habiter les berges Seigneur Natacha, Roux Jean-Michel
La programmation urbaine, Nécessité et enjeux,
Lecureuil Jacques Le Moniteur, 2001
Méthode et application
Démarches de Programmation Architecturale, de
Pinot Gérard, Redoutey Emmanuel France, Le Moniteur, Mai 2021.
l’usage à l’ouvrage
Modalités d’application de démarches
Délégation ministérielle de la ville/
programmatiques concertées et participatives pour Zetlaoui-Léger, Jodelle
Université Paris, 2002.
des projets de proximité