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Le document présente un problème de mathématiques pour les classes MP et MP* concernant les espaces vectoriels normés, les isométries, et le théorème de Hahn-Banach. Il aborde des concepts tels que les normes, les duals des espaces, et la distance de Banach-Mazur entre différents espaces. Le texte inclut des démonstrations et des résultats liés à ces notions mathématiques complexes.

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CPGE Al Zahraoui & Abulcasis

Rabat

Concentration de
décembre
Mathématiques
Rédigé par M. Taïbi

7 décembre 2025

Classes MP & MP*


Mathématiques Concentration de décembre

problème 2
p
Espaces ℓ n

Notations
Dans tout le problème, le corps des scalaires est Ò et les espaces vectoriels sont de
dimension finie. Si X et Y sont deux espaces vectoriels normés, on note L (X ,Y )
l’espace des applications linéaires de X dans Y et on note ∥∥f ∥∥ la norme subor-
donnée (ou norme opérateur ou norme triple) usuelle de toute application continue
f ∈ L (X ,Y ) . On note E ∗ = L (E , Ò) muni de la norme duale, c’est-à-dire de la
norme subordonnée comme précédemment, où Ò est muni de la valeur absolue.
Si X et Y sont deux espaces vectoriels, G L (X ,Y ) désigne comme d’habitude l’en-
semble des isomorphismes de X sur Y .
On rappelle qu’une isométrie entre deux espaces vectoriels normés ( X , ∥ · ∥ X )
et ( Y , ∥ · ∥Y ) est une application linéaire f de X dans Y qui conserve la norme :
pour tout x ∈ X , ∥f (x )∥Y = ∥x ∥ X . On dit que deux espaces vectoriels normés de
dimension finie sont isométriques s’il existe une isométrie de l’un sur l’autre.
Soit β une base d’un espace vectoriel E de dimension n ⩾ 1 ; on notera detβ (x 1, . . . , x n )
le déterminant dans la base β de x 1, . . . , x n ∈ E .

p
1 : Espaces ℓ N et leur dual.
Dans cette partie, p et q sont deux réels strictement supérieurs à 1 vérifiant p1 + q1 = 1.
Soit N un entier naturel supérieur ou égal à 1 .

2.1 Soient x et y deux réels positifs. Montrer que x y ⩽ p1 x p + q1 y q .


2.2 Soient a 1, . . . , a N , b 1, . . . , b N des réels. Montrer que :
! p1 ! q1
N N N
|b n | q .
X X X
an bn ⩽ |a n | p ·
n=1 n=1 n=1

|a n | p = |b n | q = 1.
PN PN
On pourra d’abord envisager le cas où n=1 n=1

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2.3 En déduire que pour tous réels a 1, . . . , a N , on a


! p1 ( )
N N N
|a n | p = sup |b n | q = 1 .
X X X
an bn ;
n=1 n=1 n=1

2.4 Soient a 1, . . . , a N , b 1, . . . , b N des réels. Montrer que pour tout p ⩾ 1, on a :


! p1 ! p1 ! p1
N
X N
X N
X
|a n + b n | p ⩽ |a n | p + |b n | p
n=1 n=1 n=1

Indication : |a n + b n | p ⩽ |a n | · |a n + b n | p−1 + |b n | · |a n + b n | p−1 et appliquer 2).


On pose ∥(a 1, . . . , a N )∥ ∞ = max1⩽n⩽N |a n | et on désigne par ℓ N
∞ l’espace ÒN
p
muni de la norme ∥ · ∥ ∞ . Pour p ⩾ 1, on définit ℓ N comme l’espace ÒN muni
 p1
de la norme ∥(a 1, . . . , a N )∥ p = |a n | p
PN
n=1 .
p
2.5 2.5.1 Soit p > 1, justifier que ℓ N est bien un espace vectoriel normé dont
p ∗ q
le dual ℓ N est isométrique à ℓ N .
q p ∗
Indication : on pourra considérer l’application θ de ℓ N dans ℓ N définie par
θ (b) (a) = n=1
PN
an bn .
2.5.2 1 et celui de ℓ ∞ .
Déterminer le dual de ℓ N N

2 : Hahn-Banach fini-dimensionnel
Soit ( E , ∥ · ∥ ) un espace vectoriel normé de dimension finie. Soient F un sous-espace
vectoriel de E , distinct de E , et f une forme linéaire sur F .

2.6 Soit x 0 un vecteur de E n’appartenant pas à F . On note Fe = F ⊕ Òx 0 .


2.6.1 Montrer que
sup (f (v ) − |||f ||| · ∥v − x 0 ∥) ⩽ inf (|||f ||| · ∥v + x 0 ∥ − f (v )) .
v ∈F v ∈F

2.6.2 En déduire qu’il existe un réel α tel que pour tout v ∈ F , on ait :
f (v ) + α ⩽ |||f ||| · ∥v + x 0 ∥ et f (v ) − α ⩽ |||f ||| · ∥v − x 0 ∥ .

On pose pour x = v + t x 0 ∈ Fe, où v ∈ F et t ∈ Ò : fe(x ) = f (v ) + αt .


2.6.3Montrer que fe est une forme linéaire continue sur Fe dont la restriction
à F est f et que |||f ||| = |||fe||| .

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2.7 Montrer qu’il existe une forme linéaire continue g sur E , dont la restriction à
F est f , telle que |||f ||| = |||g ||| .
2.8 Soit x ∈ E . Montrer que ∥x ∥ = sup {|f (x )| ; f ∈ E ∗ avec |||f ||| = 1}.

3 : Distance de Banach-Mazur. Généralités.


Soient E et F deux espaces vectoriels normés de même dimension finie. ON définit
n   o
d (E , F ) = inf ln |||u ||| · |||u −1 ||| ; u ∈ G L (E , F ) .

2.9 2.9.1 Montrer que 0 ⩽ d (E , F ) .


2.9.2 Montrer que d (E , F ) = d (F , E ) .
2.10 2.10.1Montrer que la borne inférieure est atteinte. En déduire que E et F
sont isométriques si et seulement si d (E , F ) = 0.
2.10.2Soient E , F et G trois espaces vectoriels normés de même dimension
finie. Montrer que

d (E , G ) ⩽ d (E , F ) + f (F , G )
2.11 2.11.1Soit u ∈ L (E , F ) . On définit u ∗ (ζ) = ζ ◦ u , pour ζ ∈ F ∗ . Montrer que
u ∗ ∈ L (F ∗, E ∗ ) et que |||u ||| = |||u ∗ ||| .
2.11.2 En déduire que d (E , F ) = d (E ∗, F ∗ ) .

p
4 : Distance de Banach-Mazur entre espaces ℓ n .
On note E = ℓ n (qui est Òn muni de la norme ∥ · ∥ p ), où p ⩾ 1 et F = ℓ n2 . On note
p

ωn l’ensemble des applications de {1, . . . , n } dans {−1, 1}.

2.12 2.12.1 Soit m un entier supérieur ou égal à 1. Montrer que pour tous x 1, . . . , x m ∈
F , on a :
m 2 m
2
2−m =
X X X
ϕ(i )x i xi 2
ϕ∈ωm i =1 2 i =1

Soit u : ℓ n → ℓ n2 un isomorphisme. On note ( e 1, . . . , e n ) la base canonique de Òn


p

et
n 2
A(u) =
X X
ϕ(i )u (e i )
ϕ∈ωn i =1 2

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2.13 2.13.1 Montrer que A(u) ⩽ n2n |||u ||| 2 .


2.13.2 Montrer que A(u) ⩾ 2n n 2/p |||u −1 ||| −2 .
1 1
Montrer que d ℓ n , ℓ n2 ⩾
p 
2.13.3
2 − p ln (n) .
2.14 2.14.1 Montrer que pour tout p ′ ⩾ p ⩾ 1 et tout x ∈ Òn , on a : ∥x ∥ p ′ ⩽ ∥x ∥ p .
1 1
Montrer que d ℓ n , ℓ n2 =
p 
2.14.2
2 − p ln (n) .

Indication : on pourra considérer l’identité sur Òn .


2.14.3 Que se passe-t-il pour p = ∞ ?

1
5 : Distance de Banach-Mazur à ℓ N .
Soit n un entier supérieur ou égal à 1 et ( E , ∥ · ∥ ) un espace vectoriel normé de
dimension n . On note S E la sphère unité de E .

2.15 Montrer qu’il existe n vecteurs b 1, . . . , b n de E de norme 1 et n formes linéaires


ϕ1 , . . . , ϕn de
 norme (opérateur) égale à 1 telles que pour tous 1 ⩽ i , j ⩽ n ,
on ait ϕi b j = 0 si i = j et 0 sinon.
Indication : on pourra considérer l’application : Λ : S E × . . . × S E à valeurs
dans Ò qui à un n -uplet de vecteurs ( x 1, . . . , x n ) associe leur déterminant
dans une base β ; ainsi que l’application, à i fixé et quand Λ (x 1, . . . , x n ) est
non nul, qui à x ∈ E associe
detβ (x 1, . . . , x i −1, x, x i +1, . . . , x n )
detβ (x 1, . . . , x n )

x ∈ E : ν(x ) = in=1 |ϕi (x )| . Montrer que ν est une


P
2.16 On pose pour tout
norme sur E et qu’en notant E 1 l’espace E muni de cette norme, E 1 et ℓ n1 sont
isométriques.
d E , ℓ n1 ⩽ ln (n) .

2.17 Montrer que

6 : Compact de Minkowski.
Soit n un entier supérieur ou égal à 1 , on note M n l’ensemble des normes sur Òn .
On considère l’ensemble En des espaces vectoriels normés (Òn , ∥ · ∥) , où ∥ · ∥ ∈ M n .
Pour X et Y dans En , on définit la relation X R Y si X et Y sont isométriques.

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2.18 Montrer que R est une relation d’équivalence sur En . Justifier la notation
d ( X , Y ) = d (X ,Y ) (où X
b b b b, resp. Yb, est la classe de X , resp. de Y ) est cohé-
rente.
On note E
bn l’ensemble des classes d’équivalence pour cette relation d’équiva-
lence.
On note B 1 la boule unité (fermée) de l’espace ℓ n1 et C (B 1 ) est l’espace des
fonctions continues sur B 1 , à valeurs réelles, muni de la norme N ∞ (f ) =
sup {|f (x )| ; x ∈ B 1 }. On note Φn l’ensemble des fonctions continues sur B 1
qui sont la restriction à B 1 d’une norme ∥ · ∥ sur Òn vérifiant pour tout x ∈
Òn , ∥x ∥ ⩽ ∥x ∥ 1 et ∥x ∥ 1 ⩽ n ∥x ∥ .
2.19 2.19.1 Montrer que Φn est une partie fermée bornée de C (B 1 ) .
2.19.2 Montrer que pour tout ε > 0, il existe δ > 0 tel que pour tout
x, y ∈ B 1 :
∥x − y ∥ 1 ⩽ δ ⇒ sup {|f (x ) − f (y )| ; f ∈ Φn } ⩽ ε

On admet dans la suite que ces deux résultats impliquent que Φn est une
partie compacte de C (B 1 ) (Th. d’Ascoli).
2.20 On considère l’application τ de Φn dans E bn qui à f associe la classe de (
Ò , ∥ · ∥ ), où ∥ · ∥ est la norme associée à f par définition de Φn .
n

2.20.1 Montrer que τ est bien définie et surjective.


Montrer que si fj j ∈Î converge vers f dans Φn alors

2.20.2

lim db τ fj , τ (f ) = 0
 
j →∞
 
2.21 En déduire que En , d est un espace métrique compact.
b b

corrigé du problème 2
p
Espaces ℓ n

2.1 Si x ou y est nul, la réponse est immédiate.


On suppose donc x > 0 et y > 0 et on écrit x = e a , y = e b .x y = e a+b , on pose
α = p a , β = pb d’où
1 1 1 1
 
x y = exp α + β ⩽ e α + e β
p q p q
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grâce à la convexité de l’exponentielle. On conclut en remarquant que e α = x p , e β =


y q . Remarque : on a égalité dans cette inégalité ssi x p = y q .
 1/p  1/p
Inégalité de Hölder. On note A = N p
et B = |b n | p
PN
n=1 |a n |
P
2.2 .
n=1
On suppose dans un premier temps que A = B = 1.
1 1
Comme |a n b n | ⩽ p |a n | p + q |b n | q alors, en sommant sur n on obtient
N
X N
X 1X N
1X N
an bn ⩽ |a n b n | ⩽ |a n | p + |b n | q
n=1 n=1 p n=1 q n=1
1 1
⩽ + =1
p q
ce qui prouve l’inégalité dans ce cas.
an bn
Dans le cas général on applique le résultat précédent à a n′ = A et b n′ = B .

2.3 Si B = 1 (on conserve les notations de la question précédente) alors, en


appliquant l’inégalité de la question I.2 on obtient

! 1/p
N
X N
X
an bn ⩽ |a n | p (1)
n=1 n=1

Cas d’égalité :
— on suppose, comme à la question précédente, que A = 1. On a dit dans le I.1 qu’il
y avait égalité lorsque x p = y q d’où l’idée de poser b n = εn |a n | p/q où εn est du
signe de a n . On obtient alors a n b n = |a n | 1+p/q = |a n | p ce qui donne égalité dans
(1).
— Cas général : on pose a n′ = aAn et on utilise ce que l’on vient de faire (on pose
p/q
b n = εn a n′ ′ = 1 ce qui donne
PN
) d’où n=1 a n b n

! 1/p
N N
an bn =
X X
|a n | p
n=1 n=1
 1/p
n=1 a n b n , n=1 |b n | = 1 =
q p
 PN PN PN
d’où sup n=1 |a n | .

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 1/p
Inégalité de Minkowski. Ici on pose ∥a ∥ p = |a n | p
PN
2.4 .
n=1
! 1/q
N N
|a n + b n | (p−1)q
X p−1
X
|a n | · |a n + b n | ⩽ ∥a ∥ p
n=1 | {z } n=1
=b n′
! 1/q
N
X
⩽ ∥a ∥ p |a n + b n | p
n=1

On procède de même avec l’autre membre d’où, en additionnant


! 1/q
N
X N
 X
|a n + b n | p ⩽ ∥a ∥ p + ∥b ∥ q |a n + b n | p

n=1 n=1

N p  1/q
n=1 |a n + b n |
P
On divise alors les deux membres par (que l’on suppose non
nul, le cas de nullité étant trivial) pour obtenir l’inégalité de Minkowski : ∥a + b ∥ p ⩽
∥a ∥ p + ∥b ∥ p .

2.5.1 On a vu à la question précédente l’inégalité triangulaire. On vérifie facile-


ment que ∥a ∥ p = 0 ⇔ a = 0 puis ∥λa ∥ p = |λ|.∥a ∥ p .
q p ∗
Montrons maintenant que θ : b ∈ ℓ N ↦→ θ(b) ∈ ℓ N est une isométrie.
En renversant les rôles de p et q au I. 3 on a

∥θ(b)∥ = sup |θ(b)(a)| = ∥b ∥ q


∥a ∥ p =1

ce qui signifie bien que θ est une isométrie.

2.5.2 ∞ . On remarque que |θ(b)(a)| =


On prend toujours θ et b ∈ ℓ N
PN
n=1 a n b n ⩽
0

si n , p
∥b ∥ ∞ ∥a ∥ 1 donc ∥θ(b)∥ ⩽ ∥b ∥ ∞ . Avec ∥b ∥ ∞ = b p , on prend a n =
si n = p 1
alors |θ (b) (a)| ∗ = ∥b ∥ ∞ i.e. ∥θ(b)∥ = ∥b ∥ ∞ et par conséquent θ est une isométrie
∞ sur ℓ 1 ∗ .
de ℓ N N
De même |θ (b)(a)| ⩽ ∥b ∥ 1 ∥a ∥ ∞ et on prend a n = εn où εn est du signe de b n .
On a θ (b) (a) = ∥b ∥ 1 , on en déduit comme ci-dessus  ∗ que ∥θ(b)∥ = ∥b ∥ 1 et par
1
conséquent que θ est une isométrie de ℓ N sur ℓ N . ∞

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Deuxième partie

2.6.1 Soient u et v deux vecteurs de F alors


f (u) + f (v ) = f (u + v ) ⩽ |||f ||| · ∥u + v ∥ ⩽ |||f ||| (∥u − x 0 ∥ + ∥x 0 + v ∥)
d’où
f (u) − ∥|∥f | ∥ · ∥u − x 0 ∥ ⩽ |||f ||| · ∥v + x 0 ∥ − f (v )
| {z } | {z }
minorant sur v majorant sur u

d’où l’inégalité en prenant la borne supérieure à gauche, la borne inférieure à droite.

2.6.2 On prend alors α dans l’intervalle (non vide) entre le sup et l’inf d’où, pour
tout vecteur v de F :
f (v ) − |||f ||| · ∥v − x 0 ∥ ⩽ α ⩽ ∥|||f ||| · ∥v + x 0 ∥ − f (v )

2.6.3 f˜ est bien une forme linéaire (continue car on est en dimension finie).
Soit x = v + t x 0 , on suppose t , 0 en appliquant l’inégalité précédente on a
f (v /t + x 0 ) = f (v /t ) + α ⩽ |||f ||| · ∥v /t + x 0 ∥
f (−v /t − x 0 ) = f (−v /t ) − α ⩽ ∥ | f ∥ · ∥−v /t − x 0 ∥
d’où, en combinant ces 2 inégalités : |f (v /t + x 0 )| ⩽ |||f |||. ∥v /t + x 0 ∥ et finalement
|f (v + t x 0 )| = |t |. |f (v /t + x 0 )| ⩽ |t |.|||f |||. ∥v /t + x 0 ∥ = |||f |||. ∥v + t x 0 ∥
relation encore valable si t = 0.
On obtient dans un premier temps |||f˜ ||| ⩽ |||f ||| puis, comme f˜|F = f on en déduit
finalement que |||fe||| = |||f ||| .

Soit x 0, x 1, . . . , x p une famille libre de vecteurs telle que E = F ⊕



2.7
Vect x 0, x 1, . . . , x p . On pose Fi = F ⊕ Vect (x 0, . . . , x i ) .
Par récurrence on construit des formes linéaires fi définies sur Fi telles que fi |F = f
et |||fi ||| = |||f ||| . On pose alors g = fp qui répond à la question.

2.8 Si |||f ||| = 1 alors |f (x )| ⩽ |||f ||| · ∥x ∥ ⩽ ∥x ∥ donc


sup{|f (x )|, |||f ||| = 1} ⩽ ∥x ∥.
— Si x = 0 l’égalité dans l’inégalité ci-dessus est évidente.
— Si x , 0 on définit f sur F = Vect (x ) par f (x ) = ∥x ∥ et on prolonge f à E grâce
à la question II.2. On obtient g ∈ E ∗ telle que |||g ||| = 1 avec g (x ) = ∥x ∥ ce qui
donne l’égalité là aussi.

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Troisième partie
On pose dans toute cette partie ρ (E , F ) = inf |||u ||| · |||u −1 |||, u ∈ GL (E , F ) et, grâce


à la continuité du logarithme, on remarque que d (E , F ) = ln (ρ (E , F )) .

2.9.1 Pour tout x de F on a



∥x ∥ = ∥u ◦ u −1 x ∥ ⩽ |||u ||| · |||u −1 ||| · ∥x ∥

d’où, en simplifiant par ∥x ∥ , 0, 1 ⩽ |||u |||.|||u −1 ||| et par conséquent ρ (E , F ) ⩾ 1 soit


d (E , F ) ⩾ 0.

2.9.2 On a l’équivalence u ∈ GL (E , F ) ⇔ u −1 ∈ GL (F , E ) donc d (E , F ) =


d (F , E )
1 −1
Si u ∈ GL (E , F ), λ ∈ Ò∗ alors v = λu ∈ GL (E , F ) et v −1 = λu par conséquent
|||u |||.|||u −1 ||| = |||v ||||||v −1 ||| on peut ainsi redéfinir d (E , F ) par
n   o
d (E , F ) = inf ln |||u −1
||| | u ∈ GL (E , F ) ; |||u ||| = 1

Par caractérisation de la borne inférieure on sait qu’il existe une suite ( u n ) d’applica-
tions de GL (E , F ) , de norme 1 , telle que u n−1 ∥ → ρ (E , F ) . Comme la sphère unité
S (0, 1) en dimension finie est compacte on peut en extraire une suite convergente
dans S (0, 1) que l’on note encore ( u n ). Soit u la limite de cette suite.
De même la suite |||u n−1 ||| de Ò∗+ ayant une limite non nulle se situe dans un segment

[a, b] de Ò∗+ donc la suite ( u n−1 ) est dans un compact (fermé borné), là encore on
peut extraire de la suite ( u n−1 ) une suite convergeant vers v . Par continuité de la loi
de composition on a u ◦ v = IdF et v ◦ u = IdE , on a bien u ∈ GL (E , F ), |||u ||| = 1 et
|||u −1 ||| = ρ (E , F ) , la borne inférieure est bien atteinte.
Remarque : {u ∈ GL (E , F ) | |||u ||| = 1} n’est pas fermé dans L (E , F ) donc n’est pas
compact d’où la démonstration que l’on vient de faire.

2.10.1 Si E et F sont isométriques alors il existe u ∈ L (E , F ) tel que, pour tout


x de E , ∥u (x ) ∥ = ∥x ∥ donc, pour tout y de F , u −1 (y ) = ∥y ∥ ce qui se traduit par
|||u ||| = |||u −1 ||| = 1 puis d (E , F ) ⩽ 0 soit finalement d (E , F ) = 0.
Réciproquement, si d (E , F ) = 0 alors il existe u dans GL (E , F ) tel que |||u ||| =
|||u −1 ||| = 1 (en appliquant le résultat du a). On a alors
[x ∈ E , ∥u (x )∥ ⩽ ∥x ∥ et [y ∈ F , u −1 (y ) ⩽ ∥y ∥
et, pour y = u (x ) on obtient ∥x ∥ ⩽ ∥u (x )∥ ⩽ ∥x ∥ pour tout x soit ∥u (x )∥ = ∥x ∥
et par conséquent u est une isométrie.

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2.10.2 Si u ∈ GL (E , F ), v ∈ GL (F , G ) alors w = v ◦ u ∈ GL (E , G ) et comme


|||w ||| ⩽ |||u ||||||v ||| et |||w −1 ||| ⩽ |||v −1 ||||||u −1 ||| on obtient
 
d (E , G ) ⩽ ln |||w ||||||w −1 |||
   
⩽ ln |||u ||||||u −1 ||| + ln |||v ||||||v −1 |||

et ceci pour tous u ∈ GL (E , F ) et v ∈ GL (F , G ) . Par un passage aux bornes infé-


rieures on arrive à
d (E , G ) ⩽ d (E , F ) + d (F , G )

2.11.1 u ∗ ∈ L (F ∗, E ∗ ) par composition des applications linéaires.


— Pour tout y de F on a |u ∗ (ζ)(y )| ⩽ |||ζ||| · |||u ||| ∥x ∥ donc ∥u ∗ (ζ) ∥ ⩽ |||ζ||||||u ||| pour
tout ζ et par conséquent |||u ∗ ||| ⩽ |||u ||| .
— Grâce au II. 3 on a

∥u (x )∥ = sup{|(ζ ◦ u)(x )| | |||ζ||| = 1}


et comme {ζ ∈ F ∗, |||ζ||| = 1} est compact, on sait que cette borne supérieure est
atteinte donc il existe ζ0 ∈ F ∗ tel que |||ζ0 ||| = 1 et

∥u (x )∥ = |(ζ0 ◦ u) (x )| = |u ∗ (ζ0 ) (x )| ⩽ |||u ∗ ||||||ζ0 ||| · ∥x ∥


i.e. [x ∈ E ∥u (x )∥ ⩽ |||u ∗ ||| · ∥x ∥
donc |||u ||| ⩽ |||u ∗ |||

Conclusion : on a l’égalité |||u ∗ ||| = |||u ||| .

2.11.2
∗ Vu la 2.a il existe u dans GL (E , F ) tel que ∥u ∥ = 1 et |||u −1 ||| = ρ (E , F ) . Or
u −1 = (u ∗ ) −1
∗
En effet u −1 (ξ) = ξ ◦ u −1 et u ∗ (u ∗ ) −1 (ξ) = ξ = (u ∗ ) −1 (ξ) ◦ u donc
 

 ∗
(u ∗ ) −1 (ξ) = ξ ◦ u −1 = u −1 (ξ).

On a ainsi d (F ∗, E ∗ ) ⩽ ln |||u ∗ ||| · |||(u ∗ ) −1 ||| ⩽ d (E , F ) .




De même il existe u ∗ dans GL (F ∗, E ∗ ) tel que |||u ∗ ||| = 1 et

d (F ∗, E ∗ ) = |||(u ∗ ) −1 ||| = |||(u −1 ) ∗ ||| = |||u −1 ||| ⩾ d (E , F ).

Conclusion : d (E ∗, F ∗ ) = d (F ∗, E ∗ ) = d (E , F ) .

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Quatrième partie

2.12.1 On procède par récurrence sur m :


 
2 2
• Initialisation : si m = 1 alors 1
2 ∥x 1 ∥ + ∥−x 1 ∥ = ∥x 1 ∥ 2 .
• transfert : On suppose la propriété vraie à l’ordre m . On remarque que que, si
ϕ ∈ ωm+1 alors ψ = ϕ⟦⟦1,m⟧ ∈ ωm et que, si on connaît ψ ∈ ωm alors ϕ(m + 1)
ne peut prendre que les 2 valeurs ±1.
On a alors
2 2
m+1 m m
= ψ (i )x i − x m+1 ∥ 22 ®
X X X© X X
ϕ(i )x i ψ (i )x i + x m+1 + ∥
ª
­
ϕ∈ωm+1 i =1 2 ψ∈ωm i =1 2 i =1
« ! ¬
m
=2 ψ (i )x i ∥ 22 + ∥x m+1 ∥ 22
X X

ψ∈ωm i =1

d’où la propriété en divisant par 2m+1 et en utilisant l’hypothèse de récurrence.


Autre méthode (Calcul direct)
Pour m = 1, l’identité est triviale. Supposons donc que m ⩾ 2.
Nous allons utiliser le fait que ∥.∥ 2 est la norme associée au produit scalaire cano-
nique de Òn . Ce qui permet d’écrire pour toute famille (y 1, y 2, . . . , y m ) de vecteurs
de Òn
2
m
=
X X
yk yi ; y j
k =1 2 1⩽i ,j ⩽m

C’est ainsi que


m 2
=
X X X X
ϕ(i )x i ϕ(i )ϕ(j ) x i ; x j
ϕ∈ωn i =1 2 ϕ∈ωn 1⩽i ,j ⩽m
 
=
X X
ϕ(i )ϕ(j ) x i ; x j
1⩽i ,j ⩽m ϕ∈ωm

Il se trouve qu’une application ϕ ∈ ωn est complètement identifiée par la partie


Aϕ = ϕ −1 ({1}) de ⟦1 ; m⟧. En particulier card ωm = 2m .
Pour un couple d’indices (i , j ) fixé on a
1 si i , j ∈ Aϕ ou i , j < Aϕ

ϕ(i )ϕ(j ) =
−1 sinon
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Si i , j , il y a 2m−2 parties de ⟦1 ; m⟧ qui contiennent simultanément i et j et il


y en a autant qui n’en contienne aucun. Il y a donc exactement 2m−1 = 2 · 2m−2
application ϕ ∈ ωm qui vérifie ϕ(i )ϕ(j ) = 1. Il reste 2m − 2m−1 = 2m−1 applications
telle que ϕ (i )ϕ (j ) = −1. Ce qui donne
i , j =⇒ ϕ(i )ϕ(j ) = 0
X
ϕ∈ωm

Si i = j alors ϕ (i )ϕ(j ) = ϕ(i ) 2 = 1 et donc


i = j =⇒ ϕ(i )ϕ(j ) = 2m
X
ϕ∈ωm

m 2 m
= 2m ∥x i ∥ 22
X X X
en conséquence ϕ(i )x i
ϕ∈ωn i =1 2 i =1

2.13.1 Grâce au 1 on a
n
A(u) = 2 ∥u (e i )∥ 22 ⩽ n2n |||u ||| 2
n
X
i =1
car ∥u (e i ) ∥ 2 ⩽ |||u ||| .

2
= 2n n 2/p car = n 1/p . Or
Pn Pn
i =1 ϕ(i )e i p i =1 ϕ(i )e i p
P
2.13.2 On a ϕ∈ωm
!! 2 ! 2
n
X n
X
u −1 u ϕ(i )e i ⩽ |||u −1 ||| · u ϕ(i )e i
i =1 p i =1 2

2
n
n 2/p
2 n = ⩽ |||u −1 ||| 2 A(u)
X X
d’où ϕ(i )e i
ϕ∈ωm i =1 p

ce qui donne l’inégalité demandée en divisant par |||u −1 ||| 2 .

2.13.3 Si p < 2 on utilise la question 2 :


 
−1 1/p−1/2 1 1
|||u |||.|||u −1 |||

|||u |||.|||u ||| ⩾ n d’où ln ⩾ p − 2 ln n

1 1
  
ℓ n2 , ℓ n
p
par conséquent d ⩾ − ln n
p 2
∗
— Si p > 2 on sait que ℓ n2 et ℓ n2 sont isométriques (I.5.a) et si p > 2 alors
1 1
q <2 p + q = 1 d’où

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  ∗   
2 p ∗ 2 p
d ℓn , ℓn = d ℓn , ℓn
   1 1
2 q
= d ℓn , ℓn ⩾ − ln n
q 2
| {z }
 
1 1
= 2−p ln n

2.14.1 On se ramène par homothétie au cas où ∥x ∥ p = 1 (le cas ∥x ∥ p = 0 étant



immédiat). On a |x i | ⩽ 1 d’où |x i | p ⩽ |x i | p soit
n n

|x i | p = 1
X X
|x i | p ⩽
i =1 i =1
∥x ∥ p ′ ⩽ 1 = ∥x ∥ p

2.14.2 - Si p < 2 on a ∥x ∥ 2 ⩽ ∥x ∥ p vu le a. En observant que la fonction t ↦−→ t 2/p


est convexe (car 2/p ( 2//p − 1) > 0)
! 2/p
1X n
1X n
|x i | p ⩽ |x i | 2
n i =1 n i =1
! 1/p ! 1/2
n n
ou encore ∥x ∥ p = ⩽ n 1/p−1/2 |x i | 2 = n 1/p−1/2 ∥x ∥ 2
X X
|x i | p
i =1 i =1

Soit Id l’identité de ℓ n sur ℓ n2 alors l’inégalité ∥x ∥ 2 ⩽ ∥x ∥ p donne ||| Id ||| ⩽ 1, de même


p

∥x ∥ p ⩽ ∥x ∥ 2 n 1/p−1/2 donne ||| Id−1 ||| ⩽ n 1/p−1/2 .


 
1 1
ℓ n2 , ℓ n n 1/p−1/2 ℓ n2 , ℓ n
p p
On arrive à ρ ⩽ soit d ⩽ p − 2 ln n .
 
1 1
Finalement, avec la question 3 on peut conclure d ℓ n2 , ℓ n =
p
p − 2 ln n .
 
1 1
— Si p > 2 alors q < 2 p + q = 1 et
   ∗    
ℓ n2 , ℓ n
2 2 q
p p ∗
d = d ℓn , ℓn = d ℓn , ℓn
1 1 1 1
   
= − ln n = − ln n
q 2 2 p

En conclusion on a le résultat final : d ℓ n2 , ℓ n = 12 − p1 ln n .


p

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est isométrique à ℓ n1 alors


∗
2.14.3 Comme ℓ n∞
   ∗  ∗
d ℓ n∞, ℓ n2 = d ℓ n∞ , ℓ n2
 
= d ℓ n1 , ℓ n2
1
= ln n
2

Cinquième partie

2.15 S En est un compact de E n donc Λ est bornée sur S En et atteint sa borne


supérieure. Soit (b 1, b 2, . . . , b n ) un point de S En où Λ est maximale, ce maximum est
nécessairement non nul et > 0. C’est aussi le maximum en valeur absolue (à cause
de la symétrie de S En et des propriétés du déterminant).
Si x ∈ S E alors |Λ (b 1, . . . , b i −1, x, b i +1, . . . , b n )| ⩽ Λ (b 1, . . . , b n ) . On pose alors
Λ (b 1, . . . , b i −1, x, b i +1, . . . , b n )
ϕi (x ) =
Λ (b 1, . . . , b n )
Pour ∥x ∥ = 1 on a par construction |ϕi (x )| ⩽ 1 donc ∥|ϕi |∥ ⩽ 1 et comme ϕi (b i ) = 1
on en déduit que ∥ϕi ∥ = 1.

2.16 ν (x ) = 0 ⇔ [i ∈ ⟦1, n⟧, ϕi (x ) = 0 et comme les ( ϕi (x ) ) représentent


les coordonnées de x dans la base (b 1, . . . , b n ) on en déduit que x = 0.
— ν (λx ) = |λ|ν(x ) : immédiat.
— ν (x + y ) ⩽ ν(x ) + ν(y ) est aussi immédiat.
Soit u : x = in=1 ϕi (x )b i ↦→ (ϕ1 (x ), . . . , ϕn (x )) ∈ ℓ n1 alors ∥u (x )∥ 1 = ν(x ) donc u
P
est une isométrie et E 1 et ℓ n1 sont isométriques.

Si x =
Pn
i =1 ϕi (x )b i
2.18 alors
n
X
∥x ∥ ⩽ |ϕi (x )| · ∥b i ∥ ⩽ ν(x )
i =1 |{z}
=1

et ν (x ) = i =1 |ϕi (x )| ⩽ n ∥x ∥ ce qui donne ||| Id |||||| Id−1 ||| ⩽ n (où Id est l’application
Pn
identique de E 1 dans E ).
Conclusion : d (E , E 1 ) ⩽ ln n et comme E 1 et ℓ n1 sont isométrique alors d E , ℓ n1 ⩽

ln n .

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Sixième partie

2.19.1 R : réflexive ( X est isométrique à X ).


— R : symétrique (si u est une isométrie de X sur Y alors u −1 est une isométrie de
Y sur X ).
— R : transitive (si u est une isométrie de X sur Y , v une isométrie de Y sur Z alors
v ◦ u est une isométrie de X sur Z ).
Conclusion : R est une relation d’équivalence. Cohérence de la notation : si X 1 et
X 2 sont dans X
b et Y dans Yb alors

d (X 1,Y ) ⩽ d (X 1, X 2 ) +d (X 2,Y )
| {z }
=0
et par symétrie d (X 2,Y ) ⩽ d (X 1,Y ) d’où d (X 1,Y ) = d (X 2,Y ) .
b alors d (X1,Y1 ) = d (X2,Y2 ) i.e. db( X
De même, si Y1 et Y2 sont dans Y b, Yb) = d (X ,Y )
ne dépend pas des représentants choisis.

2.19.2 Φn bornée : ∥x ∥ ⩽ ∥x ∥ 1 ⩽ 1 sur B 1 donc sup {∥x ∥, X ∈ B 1 } ⩽ 1. Φn


fermée : on sait que la convergence uniforme entraîne la convergence simple.
est une suite de (Φn ) Î qui converge vers ν ∈ C (B 1 ) alors

Si νp p ∈Î
(
νp (x ) ⩽ ∥x ∥ 1 ⇒ ν(x ) ⩽ ∥x ∥ 1
[x ∈ B 1,
∥x ∥ 1 ⩽ nνp (x ) ⇒ ∥x ∥ 1 ⩽ nν(x )
   
Pour x , 0 on pose N p (x ) = ∥x ∥ 1νp ∥x ∥ 1 et N (x ) = ∥x ∥ 1ν ∥x ∥ 1 puis on définit
x x

N p (0) = N (0) = 0.N p est la norme associée à νp . On vérifie immédiatement que


[x ∈ ℓ n1 , limp→+∞ N p (x ) = N (x ) . Montrons que N est une norme :
— Comme ν (x ) ⩾ n1 ∥x ∥ 1 on a N (x ) ⩾ n1 ∥x ∥ 1 pour tout x de ℓ n1 . Si N (x ) = 0 alors
x = 0.
— N p (λx ) = |λ|N p (x ) donne, par passage à la limite sur p, N (λx ) = |λ|N (x ) .
— N p (x + y ) ⩽ N p (x ) + N p (y ) donne, là aussi par passage à la limite sur p ,
N (x + y ) ⩽ N (x ) + N (y ) .
Conclusion : ν est bien la restriction à B 1 d’une norme.
2.20.1 Comme f est la restriction d’une norme ν alors |f (x ) − f (y )| ⩽ ν(x − y ) ⩽
∥x − y ∥ 1 , il suffit de prendre δ = ε .
2.20.2 τ est bien définie : ∥ · ∥ est déterminée sans
 ambiguïté
 par f . En effet si x ∈ E
est un vecteur non nul alors ∥x ∥ = ∥x ∥ 1f x
∥x ∥ 1 .

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— τ est surjective : soit E = (Òn, ∥ · ∥) un représentant d’un élément de Ê  n.


1
— On a vu au V. 3 que d E , l n ⩽ ln n donc il existe u ∈ GL l n , Ò tel que 1 n

|||u ||||||u −1 ||| ⩽ n . On peut normaliser u en le divisant par sa norme, sans changer
de notation, on peut donc supposer que |||u ||| = 1 et dans ce cas |||u −1 ||| ⩽ n .
— On définit alors ν(x ) = ∥u (x )∥ pour tout x ∈ l n1 . Comme u est bijective, ν est une
norme sur Òn . ( Òn , ν ) et ( E , ∥ · ∥ ) sont isométriques vu que |||u ||| = 1. −[x ∈
l n1, ν (x ) = ∥u (x )∥ ⩽ |||u ||| · ∥x ∥ 1 = ∥x ∥ 1 et ∥x ∥ 1 = |||u −1 ||| 1 ⩽ |||u −1 ||| ∥u (x )∥ ⩽
n ∥u (x ) ∥ .
Conclusion : on a construit une norme ν sur Òn qui vérifie ν(x ) ⩽ ∥x ∥ 1 et
∥x ∥ 1 ⩽ nν (x ) pour tout x de Òn . Il existe donc f ∈ Φn associée à ν et telle que
τ (f ) = œ
(Òn , ν) = Eb donc τ est surjective.
Remarque : un grand merci à Martin Clochard, auteur de cette démonstration.
2.21 Montrons tout d’abord que :
(i) \a > 0 tel que inf y ∈B 1 f (y ) = a > 0,
(ii) \b > 0 tel que inf j ∈Î inf y ∈B 1 fj (y ) = b > 0.
(i) f est continue sur le compact B 1 donc f atteint sa borne inférieure a > 0.
(ii) fj → f donc, pour ε = a2 , \J ∈ Î tel que [x ∈ B 1, fj (x ) − f (x ) ⩽ a/2
donc fj (x ) ⩾ a/2 et inf x ∈B 1 fj (x ) = b j ⩾ a/2 ce qui donne inf j ⩾J b j ⩾ a/2. Soit
β = inf j <J b j alors inf j ∈Î inf x ∈B 1 fj (x ) = b ⩾
 min (a/2, β ) > 0.
On pose ensuite E = (Òn , ∥ · ∥) , E j = Òn , νj (où νj est la norme associée à fj ).
On a

νj (x ) fj (x ) fj x j
IdE ,E j ∥ = sup = sup =
x ∈E \{0} ∥x ∥ x ∈B 1 f (x ) f (x )
f ( yj )
car la borne supérieure est atteinte sur le compact B 1 . De même ∥ IdE j ,E = fj ( y j )
.
Traduisons maintenant le fait que fj → f i.e.
ε min (a, b)
[ε > 0, \J ∈ Î [j ⩾ J , [x ∈ B 1, fj (x ) − f (x ) ⩽
2
alors
 
fj x j ε min (a, b) ε f yj ε min (a, b) ε
 −1 ⩽  ⩽ et  −1 ⩽  ⩽
f xj 2f x j 2 fj y j 2fj y j 2
On a ainsi ∥ IdE ,E j || ⩽ 1 + ε
2 et IdE j ,E ⩽ 1+ ε
2 soit
d E , E j ⩽ 2 ln (1 + ε/2) ⩽ ε


(car ln (1 + x ) ⩽ x ) et comme db τ fj , τ (f ) = d E , E j on a bien prouvé que


  

db τ fj , τ (f ) → 0.
 

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2.20.1 bn = τ (Φn ) est un compact


Vu le 3.b τ est une application continue donc E
(image continue d’un compact). On vérifie finalement que db est une distance.

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