106 4.
LE GROUPE SYMÉTRIQUE ET SON DÉVISSAGE
(iii) Un résultat difficile et fameux, dû à Feit-Thompson, 14 affirme que tout
groupe d’ordre impair est résoluble. C’est un indicateur du fait qu’il est très
difficile de classifier les groupes finis résolubles.
Terminons par un exemple important de groupes résolubles. Fixons k un corps,
n ě 1 un entier, notons Tn pkq Ă GLn pkq le sous-groupe des matrices triangulaires
supérieures, et On a T1 pkq “ k ˆ qui est abélien, donc résoluble. Plus généralement,
pour n ě 1 on a une suite exacte courte
can diag
1 ÝÑ Un pkq ÝÑ Tn pkq ÝÑ pk ˆ qn Ñ 1,
où Un pkq est le sous-groupe de Tn pkq constitué des g tels que gj,j “ 1 pour tout
1 ď j ď n (groupe des unipotents supérieurs). Cela montre
” DpT
ı n pkqq Ă Un pkq. Pour
1 x
n “ 2, on constate que l’application k Ñ U2 pkq, x ÞÑ 0 1 , est un isomorphisme
de groupes (où k est vu comme groupe additif), donc T2 pkq est résoluble.
Proposition 6.13. Le groupe Tn pkq est résoluble de classe ď 1 ` rlog2 pnqs.
Démonstration — Soient G “ Tn pkq et e1 , . . . , en la base canonique de k n . Pour
1 ď i ď n, on pose Vi “ ij“1 kej , et aussi Vi “ t0u pour i ď 0. Pour tout g P G on
ř
a gpVi q Ă Vi pour tout i. Pour tout j ě 1, on pose
Gj “ tg P G | pg ´ 1qpVi q Ă Vi´j , @ i “ 1, . . . , n u.
On a G1 “ Un pkq, Gj`1 Ă Gj , et Gj “ t1u pour j ě n. Pour j ą 1, observons que Gj
est le sous-ensemble de Un pkq des éléments de j ´ 1 premières surdiagonales nulles.
Un peu de calcul matriciel montre que Gi est un sous-groupe de G. Alternativement,
on peut remarquer que pour g P Gj et g 1 P Gj on a gg 1 ´ 1 “ gpg 1 ´ 1q ` pg ´ 1q
puis pgg 1 ´ 1qpVi q Ă Vi´j ` Vi´j Ă Vi´j . De plus, on a aussi 1 P Gj et g ´1 P Gj par
l’écriture g ´1 ´ 1 “ p1 ´ gqg ´1 . Enfin, pour g P Gj et h P Gj 1 on a
rg, hs ´ 1 “ ghg ´1 h´1 ´ 1 “ ppg ´ 1qph ´ 1q ´ ph ´ 1qpg ´ 1qqg ´1 h´1 ,
et donc rGj , Gj 1 s Ă Gj`j 1 . On en déduit Dm pG1 q Ă G2m pour m ě 1, puis Dm pG1 q Ă
Gn “ t1u pour 2m ě n. On conclut car on a DpGq Ă G1 . l
7. Le dévissage en produit semi-direct
Commençons par définir la notion de complément d’un sous-groupe.
Définition 7.1. Si H est un sous-groupe d’un groupe G, un complément de H
dans G est un sous-groupe K vérifiant G “ HK et H X K “ t1u.
La notion est bien sûr symétrique en H et K.
Lemme 7.2. Soient H et K deux sous-groupes de G.
(i) H et K sont complémentaires si, et seulement si, l’application H ˆ K Ñ
G, ph, kq ÞÑ hk, est bijective.
14. W. Feit & J. G. Thompson, Solvability of groups of odd order, Pac. J. Math. 13, 775–1029
(1963).
7. LE DÉVISSAGE EN PRODUIT SEMI-DIRECT 107
(ii) On suppose H et K finis. On a |HK| “ |H||K|{|H X K|. En particulier,
H et K sont complémentaires si, et seulement si, on a H X K “ t1u et
|G| “ |H||K|.
Démonstration —Soit f : H ˆ K Ñ G, ph, kq ÞÑ hk. On a bien sûr f surjective
ðñ G “ HK. Pour ph, kq et ph1 , k 1 q dans H ˆ K, on a aussi
h1 k 1 “ hk ðñ h´1 h1 “ kpk 1 q´1 ðñ Dx P H X K avec h1 “ hx et k 1 “ x´1 k.
On en déduit que f est injective si, et seulement si, H X K “ t1u. On en déduit
aussi que si H et K sont finis, les fibres de f ont |H X K| éléments, ce qui montre
|KH||H X K| “ |K||H|. Supposant H X K “ t1u on a donc |G| “ |HK| ðñ
|G| “ |H||K|. l
Exemple 7.3. (i) Les compléments de An dans Sn sont les xσy avec σ P
Sn r An d’ordre 2.
(ii) Soit S Ă S4 le stabilisateur d’un point dans t1, . . . , 4u. On a S » S3 et S est
un complément de K4 dans S4 .
(iii) Soient G abélien p-élémentaire et H un sous-groupe de G. Les compléments
de H dans G sont les supplémentaires de H 7 dans G7 .
(iv) Si G est cyclique d’ordre 4, disons G “ µ4 , le sous-groupe H “ µ2 n’admet
pas de complément. En effet, un complément serait d’ordre 2, mais H est
l’unique sous-groupe d’ordre 2 de G.
(v) Si G “ H8 , le sous-groupe H “ xIy » Z{4Z n’admet pas de complément. En
effet, un complément serait d’ordre 2, mais l’unique sous-groupe d’ordre 2 de
G est t˘1u, qui est inclus dans H.
On s’intéresse maintenant à la structure d’un groupe G possédant deux sous-
groupes 15 N et K avec N distingué dans G et K complément de N dans G. L’ob-
servation importante, à la base de toute la discussion qui suit, est que l’on peut
écrire, pour tout n, n1 P N et k, k 1 P K,
(22) pnkqpn1 k 1 q “ npkn1 k ´1 qkk 1 avec kn1 k ´1 P N.
Autrement dit, on a pnkqpn1 k 1 q “ n intk pn1 q kk 1 . Ainsi, la structure de groupe de G
se déduit de celle de N , K et de la connaissance de l’application
α : K Ñ AutpN q, k ÞÑ intk|N .
Noter que α est un morphisme de groupes. Cela suggère l’existence d’une construc-
tion intrinsèque de G à partir de N , K et α : c’est ce qui va nous conduire à la
notion de produit semi-direct.
On oublie donc temporairement le groupe G et l’on se fixe N et K deux groupes
ainsi qu’un morphisme de groupes α : K Ñ AutpN q, k ÞÑ αk . Insistons sur le fait que
les groupes N et K, ainsi que le morphisme α, sont arbitraires. On munit l’ensemble
produit N ˆ K d’une nouvelle loi ‹α , dépendante du choix de α, par la formule
(23) pn, kq ‹α pn1 , k 1 q :“ pn αk pn1 q, kk 1 q.
15. Nous noterons désormais N ce sous-groupe distingué, plutôt que H, d’une part pour rappeler
qu’il est normal, d’autre part car la similarité des lettres h et k au tableau crée des confusions.
Bien noter que la situation n’est pas symétrique en N et K, car K n’est pas supposé distingué.
108 4. LE GROUPE SYMÉTRIQUE ET SON DÉVISSAGE
Lemme 7.4. La loi ‹α sur l’ensemble N ˆ K définie par (23) est une loi de
groupe. Son neutre est p1, 1q et on a pn, kq´1 “ pαk´1 pn´1 q, k ´1 q.
Démonstration — Pour le neutre, on a p1, 1q ‹α pn, kq “ pα1 pnq, kq “ pn, kq et
pn, kq ‹α p1, 1q “ pnαk p1q, kq “ pn, kq. Pour l’associativité, c’est le calcul suivant,
dans lequel on a h, h1 , h2 P H et k, k 1 , k 2 P K : on a d’une part
ppn, kq ‹α pn, k 1 qq ‹α pn2 , k 2 q “ pnαk pn1 q, kk 1 q ‹α pn2 , k 2 q “ pnαk pn1 qαkk1 pn2 q, kk 1 k 2 q
et d’autre part
pn, kq ‹α ppn1 , k 1 q ‹α pn2 , k 2 qq “ pn, kq ‹α pn1 αk1 pn2 q, k 1 k 2 q “ pnαk pn1 αk1 pn2 qq, kk 1 k 2 q
“ pnαk pn1 qαk pαk1 pn2 qq, kk 1 k 2 q “ pnαk pn1 qαkk1 pn2 q, kk 1 k 2 q
puis l’associativité. L’assertion sur l’inverse est un simple calcul. Une autre manière
de la vérifier consiste à constater que l’inverse de p1, kq est p1, k ´1 q, l’inverse de
pn, 1q est pn´1 , 1q, donc pn, kq “ pn, 1q‹α p1, kq est nécessairement inversible d’inverse
p1, k ´1 q ‹α pn´1 , 1q “ pαk´1 pn´1 q, k ´1 q. l
Définition 7.5. Soient N et K deux groupes et α : K Ñ AutpN q un morphisme
de groupes. La loi ‹α munit l’ensemble N ˆK d’une structure de groupe noté N ¸α K
et appelé produit semi-direct (externe) de K par N associé à α.
Noter que dans le cas particulier αk “ idN pour tout k (morphisme trivial α “ 1),
la loi ‹α est simplement la loi de groupe produit, et on a l’égalité de groupes
N ¸1 K “ N ˆ K.
Donnons un autre exemple plus intéressant.
Exemple 7.6. Soit α : Z{2Z Ñ AutpZ{nZq, le morphisme défini par αk pxq “
p´1qk x, pour k P Z{2Z et x P Z{mZ. La loi du groupe Z{nZ ¸α Z{2Z s’écrit alors
pm, kq ‹α pm1 , k 1 q “ pm ` p´1qk m1 , k ` k 1 q.
Pour n ě 3, c’est un groupe non commutatif et on a un isomorphisme
„
Z{nZ ¸α Z{2Z Ñ D2n , pm, kq ÞÑ cm τ k .
En effet, la bijectivité est le fait que C et xτ y sont compléments dans D2n et le
1 1 k 1 1
fait que c’est un morphisme est la relation cm τ k cm τ k “ cm`p´1q m τ k`k pour
m, m1 , k, k 1 P Z, qui se déduit de τ c “ c´1 τ .
Revenons à la situation de la Définition 7.5 et terminons l’analyse-synthèse en-
tamée depuis le début. Observons que N 1 “ N ˆ t1u et K 1 “ t1u ˆ K sont des sous-
groupes de N ¸α K respectivement isomorphes à N et K via n ÞÑ pn, 1q et k ÞÑ p1, kq.
De plus, K 1 est un complément de N 1 dans N ¸α K : on a N 1 X K 1 “ tp1, 1qu et
pn, kq “ pn, 1q ‹α p1, kq. Mieux, on a une suite exacte courte manifeste
nÞÑpn,1q pn,kqÞÑk
1 ÝÑ N ÝÑ N ¸α K ÝÑ K ÝÑ 1.
Ainsi, N 1 est distingué dans N ˆα K. Enfin, on a p1, kq ‹α pn, 1q ‹α p1, kq´1 “
pαk pnq, kq ‹α p1, k ´1 q “ pαk pnq, 1q : on est bien retombé sur la situation initiale !
La proposition suivante conclut cette longue discussion.
7. LE DÉVISSAGE EN PRODUIT SEMI-DIRECT 109
Proposition 7.7. Soient G un groupe, N un sous-groupe distingué de G et K
un complément de N dans G. Soit α : K Ñ AutpN q, k ÞÑ αk , le morphisme de
groupes défini par αk pnq “ knk ´1 . Alors la bijection N ˆ K Ñ G, pn, kq ÞÑ nk, est
„
un isomorphisme de groupes N ¸α K Ñ G.
Noter que le morphisme α de l’énoncé est bien défini car on a N Ÿ G. On dit
aussi que G est produit semi-direct interne de K par N et on écrit G “ N ¸ K. Le
morphisme α est alors sous-entendu : c’est l’action de K par conjugaison sur N .
Démonstration — On a f ppn, kq ‹α pn1 , k 1 qq “ f pnαk pn1 q, kk 1 q “ nαk pn1 qkk 1 “
nkn k kk “ nkn k “ f pn, kqf pn, k 1 q (c’est juste l’observation initiale (22) !). l
1 ´1 1 1 1
L’Exemple 7.3 fournit déjà quelques situations de produits semi-directs internes
Mentionnons que lorsqu’on ne cherche pas à préciser le choix du morphisme α dans
un produit semi-direct externe, on le note (dangereusement) parfois aussi N ¸ K.
Une proposition utile est alors la suivante.
Proposition 7.8. (Suivi des isomorphismes) Soient G, N et K comme dans
„ „
la Prop. 7.7. Soient a : N 1 Ñ N et b : K 1 Ñ K des isomorphismes de groupes.
Alors la bijection N 1 ˆ K 1 Ñ G, pn1 , k 1 q ÞÑ apn1 qbpk 1 q est un isomorphisme de groupes
„
N 1 ¸1α K 1 Ñ G, où α1 : K 1 Ñ AutpN 1 q, k 1 ÞÑ αk1 , est le morphisme défini par
αk1 1 “ a´1 ˝ intbpk1 q ˝ a, pour k 1 P K 1 .
Autrement dit, si f désigne la bijection N 1 ˆ K 1 Ñ G de l’énoncé, la loi défini
sur N 1 ˆ K 1 par transport de structure de celle de G via f est la loi ‹α1 .
Démonstration — La formule donnée montre αk1 P AutpN q (composé d’isomor-
phismes). On a bien αk1 1 k2 “ αk1 1 αk1 2 , donc α1 est un morphisme de groupes. On
conclut car pour, n, n1 P N 1 et k, k 1 P K 1 , et f comme ci-dessus, on a :
apn1 qbpk 1 qapn2 qbpk 2 q “ apn1 qintbpk1 q papn2 qqbpk 1 k 2 q “ apn1 αk1 1 pn2 qqbpk 1 k 2 q.
l
Exemple 7.9. On a un isomorphisme S4 » pZ{2Zq2 ¸ S3 . En effet, on a S4 “
K4 ¸ S (produit semi-direct interne) par l’Exemple 7.3 (iii) et la Proposition 7.7.
On a K4 » pZ{2Zq2 et S » S3 . Il ne serait en fait pas très difficile de voir que pour
„
tout isomorphisme α : S3 Ñ AutppZ{2Zq2 q “ GL2 pZ{2Zq on a S4 » pZ{2Zq2 ¸α S3 .
Illustrons cette discussion par une application à la classification des groupes
d’ordre 2p avec p premier impair.
Proposition 7.10. Un groupe d’ordre 2p avec p premier impair est soit iso-
morphe à Z{pZ, soit isomorphe à D2p .
Démonstration — Par Cauchy (Théorème 4.8 Chap. 2), il existe c P G d’ordre p
et τ P G d’ordre 2. Le šsous-groupe C “ xcy est d’indice 2 dans G. On a τ R C (car
p ą 2) et donc G “ C τ C, ce qui montre que D “ xτ y est un complément de C
dans G. On est donc dans une situation de produit semi-direct interne G “ C ¸ D.
„ „
On a des isomorphismes a : Z{pZ Ñ C, m ÞÑ cm , et b : Z{2Z Ñ D, m ÞÑ τ m , de
sorte que par suivi des isomorphismes on en déduit un isomorphisme
Z{pZ ¸α Z{2Z » G
110 4. LE GROUPE SYMÉTRIQUE ET SON DÉVISSAGE
pour un certain morphisme de groupes α : Z{2Z Ñ Aut Z{pZ.
En fait, il n’existe que deux morphismes de groupes α : Z{2Z Ñ Aut Z{pZ. En ef-
„
fet, on rappelle qu’on a un isomorphisme de groupes ϕ : pZ{pZqˆ Ñ AutpZ{pZq, k ÞÑ
ϕk , défini par ϕk pxq “ kx pour x P Z{pZ (Prop. 3.9 Chap. 2). Mais pour k P
pZ{pZqˆ , on a k 2 “ 1 si, et seulement si, pk ´ 1qpk ` 1q “ 0 dans le corps Z{pZ,
soit encore k “ ˘1. On en déduit que les deux seuls morphismes de groupes
Z{2Z Ñ Aut Z{pZ sont le morphisme trivial, et le morphisme envoyant 1 sur ϕ1 . Ce
dernier n’est autre que le morphisme de l’Exemple 7.6. Ainsi, on a montré que l’on a
soit G » Z{pZ ˆ Z{2Z (produit direct), soit G » Z{pZ ¸α Z{2Z (produit semi-direct
de l’exemple ci-dessus), auquel cas on a déjà vu G » D2p (ce que l’on retrouve aussi
en appliquant cette discussion à D2p lui-même !). On conclut car Z{pZ ˆ Z{2Z est
cyclique d’ordre 2p (par exemple, par l’isomorphisme chinois). l
B Il faut être prudent avec l’écriture N ¸ K pour un produit semi-direct externe
car il est très possible d’avoir N ¸α1 K fi N ¸α2 K pour des choix différents de α1
et α2 , même tous deux non triviaux, comme dans l’exemple ci-dessous.
Exemple 7.11. Soient p, q deux nombres premiers impairs distincts, et n :“ pq.
Par l’isomorphisme chinois, il existe a, b P pZ{nZqˆ tels que a ” 1 mod p, a ”
´1 mod q, b ” ´1 mod p et b ” 1 mod q. Il existe exactement 4 éléments s P
pZ{nZqˆ tels que s2 “ 1, à savoir 1, a, b et ab “ ´1. Pour chaque tel s, il existe un
unique morphisme α : Z{2Z Ñ AutpZ{nZq envoyant 1 sur l’automorphisme x ÞÑ sx
de Z{nZ (de carré 1). Notons Gs “ Z{nZ ¸α Z{2Z le produit semi-direct défini par
ce α (il dépend de s). On a par exemple G1 “ Z{nZ ˆ Z{2Z et G´1 » D2n . Il n’est
pas difficile de vérifier que le centre de Gs est de cardinal 2n, 2, 2p, 2q quand s vaut
respectivement 1, ´1, a, b. Ces 4 produits semi-directs sont donc non isomorphes.
Proposition 7.12. À isomorphisme près, les groupes non abéliens d’ordre ď 8
sont S3 , D8 et H8 .
Démonstration — Un groupe d’ordre premier est cyclique, donc abélien. Un groupe
non abélien d’ordre 6 est isomorphe à D6 “ S3 (Proposition 7.10). On peut donc
supposer G non abélien d’ordre 8. Alors G n’a pas d’élément d’ordre 8 (sinon il
serait cyclique), et tous ses éléments ne sont pas d’ordre 2 (Exercice 3.7 Chap. 3). Il
existe donc x P G d’ordre 4. Le groupe H “ xxy est distingué dans G, car d’indice
2. Choisissons y P G r H et posons K “ xyy. On a G “ xx, yy. Comme H est
distingué dans G, inty est un automorphisme de H, il envoie donc le générateur x
de H » Z{4Z sur un autre générateur, i.e. sur x ou x´1 . Le premier cas est exclus
car sinon G “ xx, yy serait abélien. On a donc yxy ´1 “ x´1 . Si y est d’ordre 2, alors
G est produit semi-direct de Z{2Z par Z{4Z pour l’inversion : on a G » D8 . Sinon
y est d’ordre 4. Alors y 2 est d’ordre 2 et dans H, et donc y 2 “ x2 . Ainsi, x2 est
dans le centre de G “ xx, yy, et on a yx “ x´1 y “ px2 qxy. On constate qu’on a un
„
isomorphisme H8 Ñ G envoyant I sur x, J sur y et x2 “ y 2 sur ´1. l