Les modalités de l’évaluation – notation
en Gymnastique au sol
Réalisé :
Mabtoul AMAL
Taibi SABER
Boulahya HAMZA Encadrant : Mr. Med Afi
Introduction :
La gymnastique au sol, discipline exigeante mêlant force, souplesse, équilibre et expression
corporelle, occupe une place essentielle dans l’enseignement de l’EPS au collège et au lycée.
Elle invite l’élève à construire des enchaînements codifiés en mobilisant ses capacités
physiques et motrices. Dans ce contexte, l’évaluation devient un levier pédagogique important
pour apprécier les progrès, valoriser les compétences et orienter les apprentissages. Toutefois,
évaluer en gymnastique ne se limite pas à juger la performance technique ; elle implique une
connaissance fine des critères de notation et des modalités d’observation. Cette réflexion
s’inscrit donc dans une volonté de comprendre comment l’évaluation est organisée en
gymnastique au sol, à travers les outils, les référentiels, et les critères mobilisés dans un cadre
scolaire.
1. Comment adapter les critères d’évaluation en gymnastique au sol au niveau des élèves en
milieu scolaire ?
2. Quels outils et démarches permettent une évaluation juste et pédagogique en gymnastique
au sol ?
3. Quels sont les enjeux de l’évaluation formative dans l’enseignement de la gymnastique au
sol ?
4. Comment l’évaluation peut-elle contribuer au développement des compétences motrices en
gymnastique au sol ?
5. Quelles sont les difficultés rencontrées par les enseignants dans l’évaluation de la
gymnastique au sol, et comment les surmonter ?
Histoire de la gymnastique :
La gymnastique est une discipline très ancienne, qui date de l’époque de la Grèce antique.
C’est l’ensemble des exercices physiques destinés à assouplir ou développer le corps.
Les grecs s’en servaient pour rendre les soldats (les gladiateurs) plus aguerris, mais avec
l’évolution de la gymnastique mondiale, cette dernière se montre plus complexe et change
d’idéologie.
Le mot Gymnastique vient du grec "gymnas" qui signifie : nu. Dans la Grèce antique, les
athlètes étaient nus.
Pour les Grecs anciens, la gymnastique est l'expression de la parfaite harmonie entre le corps
et l’esprit.
Platon, Aristote et Homère qui étaient des philosophes grecs recommandaient fortement la
pratique de la gymnastique pour ses qualités fortifiantes. En effet, seule la pratique conjointe
de l’activité physique et intellectuelle rendait possible l’harmonie entre le corps et l’esprit.
Longtemps la gymnastique regroupe les divers entraînements physiques effectués par les
athlètes sans but de compétition :
- des exercices physiques (assouplissements, musculation, courses...) pour se préparer à
l'athlétisme, la lutte ou le pugilat (bagarre à coups de poings).
- Des figures acrobatiques exécutées par des saltimbanques (des sauts, des équilibres sur les
mains...).
La pratique de la gymnastique moderne se développe à la fin du 19e siècle.
Sortie d’une discipline de force, elle est devenue une discipline d’art.
Au début du 19e siècle, l'Allemand Ludwig Jahn lance la gymnastique avec des appareils ou
agrès (cheval de bois, poutre, barre fixe, barres parallèles). Ces différents agrès sont utilisés
en Allemagne avec succès pour l’entraînement des militaires. Cette méthode gagne bientôt les
pays voisins (Suisse, France, Belgique, l'ex Tchécoslovaquie).
Des démonstrations de gymnastique sont organisées lors des Fêtes populaires et la première a
eu lieu en Suisse en 1844.
Le 23 juillet 1881 à Liège (Belgique) une structure a été créée par Nicolas Jan Cuperus pour
s’occuper de la gymnastique et portait le nom de Bureau des fédérations Européennes de
Gymnastique (BFEG). C’est la plus ancienne des fédérations internationales.
Cette structure a été réaménagée et donnée le nom officiel de Fédération Internationale de
Gymnastique (FIG) en 1922.
Sous l’impulsion des français, belges et néerlandais, est fondé le BFEG en 1881 qui deviendra
FIG en 1922, elle a plusieurs fois changé de siège au cours de son histoire : après avoir siégé à
Liège puis à Prague, la FIG s’est installée en Suisse après la fin de la seconde guerre
mondiale. Au début, elle s’installe à Genève avant d’ouvrir un secrétariat permanant à Lyss en
1973 puis déménage à Moutier en 1991 et enfin à Lausanne à partir de juillet 2008 et devient
alors la 36e institution sportive internationale à siéger auprès du Comité International
Olympique (CIO).
La FIG compte 128 Fédérations membres et sont répartis en quatre (4) Unions continentales
(Européenne, Asiatique, Panaméricaine et Africaine) et une zone Océanique.
Depuis sa création, cette structure à la bonne pratique de la gymnastique avec l’organisation
des compétitions de toutes allures.
Pierre de Coubertin impose la gymnastique aux premiers Jeux Olympiques de 1896. Elle
prend sa forme moderne aux jeux Olympiques de 1952 en désignant 4 exercices pour les
hommes : (Saut de cheval, poutre, barres asymétriques, exercices au sol).
Le terme "gymnastique artistique" voit le jour au début des années 1800 pour se distinguer de
la gymnastique de loisir, de celle pratiquée par les militaires. Les compétitions de
gymnastique se multiplient en Europe dans les écoles et les clubs d’athlétisme et font leur
grand retour quand les Jeux Olympiques renaissent à Athènes en 1896.
Entre 1896 et 1924, le sport évolue vers ce que nous considérons aujourd’hui comme la
gymnastique moderne. Parmi les disciplines qu’elle rassemble sont écartées la massue, le
lever de pierre et même la natation, qui fait sa première apparition en 1922.
Avec l’évolution du sport moderne, la gymnastique a occupé une place très honorable dans les
jeux olympiques et s’est divisées en plusieurs sous-disciplines comme : la gymnastique
artistique, rythmique, trampoline, aérobic, acrobatique et la gymnastique pour tous.
À ses débuts, la gymnastique artistique, une discipline olympique, accueille des concurrents
qui ont souvent un passé de danseur et peuvent espérer atteindre l’apogée de leur carrière à 20
ans. Les notes parfaites de 10 obtenues à seulement 14 ans par Nadia Comaneci et Nellie Kim
aux Jeux de Montréal en 1976 annoncent l’ère des jeunes champions, formés à la gymnastique
dès l’enfance. Aujourd’hui les gymnastes doivent être âgés de 16 ans minimum pour
participer à la compétition olympique.
Présentation des sous disciplines de la gymnastique
La gymnastique (communément abrégée « gym ») est un terme générique qui regroupe
aujourd'hui des formes très diverses de disciplines sportives, pratiquées pour le loisir ou la
compétition : gymnastique artistique, gymnastique rythmique, trampoline, gymnastique
acrobatique, gymnastique aérobic, tumbling... Le terme est aussi appliqué à des formes
d'activités dites gymniques, plus ou moins liées à la santé ou à la condition physique des
personnes la pratiquant, telles que l'aquagym ou le fitness.
Lors des compétitions, les gymnastes sont notés par des juges qui ont reçu une formation, qui
dépend de la fédération concernée. Il existe en gymnastique plusieurs fédérations nationales
dépendantes de la Fédération internationale de gymnastique.
Aujourd'hui, la Fédération Internationale de Gymnastique reconnaît sept disciplines:
• Gymnastique pour tous (GFA)
• Gymnastique artistique masculine (GAM). Elle est composée de 6 agrès : Le sol
Le cheval d'arçons
Les anneaux
Le saut de cheval ou table de saut
Les barres parallèles
La barre fixe
• Gymnastique artistique féminine (GAF). Elle est composée de 4 agrès : Le sol
Le saut de cheval ou table de saut
Les barres asymétriques
La poutre
• Gymnastique rythmique (GR)
• Trampoline (TRA)
• Gymnastique aérobic (AER)
• Gymnastique acrobatique (GAC)
Six disciplines sportives distinctes, pour lesquelles sont organisés chaque année des
Championnats d’Europe, d’Afrique, Américain, Asiatique…, prouvent la diversité de la
gymnastique de compétition. Les disciplines olympiques – la gymnastique artistique
masculine et féminine, et rythmique – sont les plus importantes au sein de l’Union
Européenne de Gymnastique (UEG).
En 2000 à Sydney, le trampoline était admis pour la première fois au programme des Jeux
Olympiques.
Les sports acrobatiques et l’aérobic sportive complètent les disciplines de compétition de
l’UEG.
Last but not least, le septième pilier de la gymnastique – la gymnastique pour tous – regroupe
diverses manifestations, programmes et activités, représente le sport de loisirs et le sport pour
tous.
Sol
Il s'agit d'un carré de tapis dynamiques de 12 m sur 12 m appelé couramment « praticable ».
Cet agrès nécessite une grande tonicité, notamment pour effectuer des séries acrobatiques
dans les diagonales. Rondades, flips, saltos (rotations arrières ou rotations avants) et autres
vrilles sont effectués dans des combinaisons plus ou moins difficiles.
Lors des compétitions, certains mouvements sont obligatoires : des éléments non-acrobatiques
répertoriés dans le code FIG dans le groupe I (éléments de force, de maintien et de souplesse),
des éléments avec parties acrobatiques en avant (groupe II), des éléments avec parties
acrobatiques en arrière (groupe III) et enfin des éléments induisant une rotation latérale dans
le premier envol (groupe IV) tels que le twist et les saltos latéraux.
On distingue notamment cet exercice de celui des gymnastes féminines par le fait que les
gymnastes masculins réalisent leurs enchaînements sans accompagnement musical ni
chorégraphie et que sa durée ne doit pas excéder les 70 secondes (pour 90 secondes chez les
athlètes féminines).
La Gymnastique pour Tous
Durant sept (7) jours, des gymnastes, de tout âge et de tout horizon, hommes, femmes,
personnes handicapées, se rencontrent pour partager leur passion et leur talent dans les
domaines de la gymnastique pour Tous.
Cet évènement, non compétitif, a lieu tous les quatre (4) ans sur le territoire de l’un des
Fédérations affiliées à la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) et attire plus de
vingt milles (20.000) participants du monde entier.
Outre le fait que l’évènement ne propose ni concours, ni médaille, la World Gymnaestrada
(gymnastique pour tous) possède une autre particularité inhabituelle pour un évènement
sportif : chaque gymnaste couvre ses propres dépenses.
Ses buts sont notamment de :
- Favoriser l’expansion de la Gymnastique pour Tous à travers le monde,
- Présenter des dernières découvertes et le développement de la Gymnastique pour Tous,
- Susciter la joie et l’émerveillement envers le mouvement et éveiller l’intérêt pour sa propre
activité,
- Regrouper les gymnastes de tous les pays pour contribuer à la compréhension et à l’échange
ente différentes nations.
Cette manifestation est à part, de nombreux gymnastes y participent plus d’une fois dans leur
vie. Elle a une occasion unique de découvrir des productions de qualités et d’une grande
originalité, de continuer sa formation, mais surtout de créer des liens, de vivre une expérience
extraordinaire où la solidarité, le partage, le sport pour le mouvement et le bien-être, l’amitié,
constituent les valeurs centrales.
La Gymnastique pour Tous est la branche « sport de loisir » de la Fédération Internationale de
gymnastique (FIG).
La Gymnastique pour Tous offre des activités sportives variées pour tous les groupes d’âges et
autres groupes cibles ; il s’agit notamment de programmes gymniques avec et sans engins,
ainsi que de jeux. Elle met l’accent sur les caractéristiques et traditions nationales et
culturelles.
La Gymnastique pour Tous favorise la santé, la condition physique ainsi que l’intégration
sociale ; elle contribue au bien-être physique et psychique. L’exercice de la gymnastique est
un facteur social et culturel, la Gymnastique pour Tous est en premier lieu une activité
pratiquée régulièrement dans une organisation d’entrainement et de jeux, le plaisir de
pratiquer du sport se situant à l’avant-plan. Le but de cette activité consiste à maintenir et
améliorer les performances personnelles. La gymnastique offre des expériences esthétiques de
mouvements aux pratiquants (e)s ainsi qu’aux spectateurs et spectatrices.
La manifestation mondiale officielle de la Gymnastique pour Tous est la Gymnaestrada
Mondiale organisée par la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG).
La gymnastique est une discipline européenne qui a été apportée en Afrique par les
colonisateurs. Venus avec leurs civilisations, ils nous imposent à pratiquer des sports tels que
la gymnastique et autres.
Les majeures parties des territoires africains ont été occupés par les occidentaux de diverse
nation, chacune a amené sa culture et sa civilisation pour l’instaurer dans leurs colonies.
Le Sénégal, étant une colonie française, a hérité de sa culture et la gymnastique n’est pas en
reste.
=Chapitre 1 : Evaluation _ Notation
=Evaluation :
=Définition de l’évaluation :
D'après Maccario (1982 :26), « L'acte qui consiste à émettre un jugement de valeur à partir
d'un recueil d'informations sur l'évolution ou le résultat d'un élève en vue de prendre une
décision »
=Les différentes types d’évaluation :
[Link]
%C3%89valuation%20formative%20%3A%20mise%20en%20%C5%93uvre,permet%20la
%20mesure%20des%20acquis
=Notion d’ évaluation Formative et Formatrice :
l'évaluation formative est un outil que l'enseignant utilise pour réguler son action alors que
l'évaluation formatrice permet à l'élève de disposer d'outils d'auto-évaluation pour suivre ses
acquis et ses progrès, où il détermine ses critères de réussite.
[Link]
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%C3%A9termine%20ses%20crit%C3%A8res%20de%20r%C3%A9ussite.
=Notion d’évaluation normative et évaluation Critériée :
L’évaluation formative doit permettre de situer le niveau des élèves par rapport aux objectifs
d’apprentissage à un instant t et de mettre en évidence leurs progrès dans la durée. Pour ce
faire, il est nécessaire d’établir précisément les objectifs d’apprentissage* à atteindre, de situer
les apprentissages des élèves face à ces objectifs et d’envisager concrètement comment les
aider à les atteindre.
L’objectif principal de l’évaluation formative est de recueillir des informations sur les
apprentissages réalisés par les élèves en vue de les soutenir. Pour y parvenir, il faut : planifier
les démarches d’évaluation formative ; mener une comparaison entre ce qui est observé et ce
qui est attendu ; communiquer les résultats aux élèves ; et prévoir des régulations* possibles. •
Les outils de l’évaluation formative peuvent être formels (grille critériée*, test à but formatif,
travaux en classe/à la maison) ou informels (observations en classe, questionnement, dialogue
enseignant-étudiant). Ils peuvent être utilisés alternativement au cours des étapes clés du
processus d’enseignement/apprentissage*.
Une évaluation critériée est une méthode d’évaluation qui se base sur des critères établis au
préalable pour évaluer. Ce type d’évaluation peut s’appliquer sur la qualité d’un service ou
les compétences réalisées lors d’une mise en pratique par exemple. Les critères se basent sur
des normes de performance, des objectifs spécifiques ou des attentes claires. D’où
l’importance d’avoir un scénario pédagogique claire et précis pour faciliter le choix des
critères d’évaluation. L’évaluation critériée se retrouve dans de nombreux domaines comme
l’évaluation des performances des employés en entreprise, la qualité des produits etc.
L’avantage de l’évaluation critériée est l’objectivité. En effet, je me base sur des critères et je
les suis pour noter mon apprenant. Pas de risque de subjectivité ici. N’oublions pas
l’importance du feedback après une évaluation. Celle-ci permet à l’apprenant de comprendre
ce qui est acquis et ce qui est à revoir. De plus, en se basant sur des faits, on évite tout
jugement.
[Link]
enseignant-sur-l-evaluation-formative-et-la-differenciation-pedagogique-des-eleves-au-
maroc-volume-1_df015fba/[Link]
=Comparaison des évaluations à référence normative et à référence critériée:
Evaluation normative :
-Comparer le résultat de l’individu testé aux résultats d’une population ou d’un groupe
dont il fait partie.
-L’approche normative situe l'élève non plus par rapport aux objectifs à atteindre, mais
par rapport à une norme, ce qui autorise une procédure de classement ou de sélection.
-La norme à quoi nous confrontons ces résultats est de 2 ordres : le barème national ou le
barème établi par l’équipe pédagogique dans le cadre du projet pédagogique.
Evaluation critériée :
Quand elle réfère le résultat d'un apprenant à des critères.
C’est une évaluation dont le cadre de référence est constitué par des objectifs traités au cours
du cycle d’enseignement-apprentissage.
Le résultat obtenu est comparé à des critères fixés à l’avance.
=L’objet de l’évaluation
L’évaluation de la performance (résultat, produit)
-Evaluer le produit ou la performance c’est situer les élèves les uns par rapport aux
autres en mesurant le résultat de leur actions par le moyen d’une toise, d’un décamètre
ou d’un chronomètre (en Ath).
- La démarche d'interprétation de la logique d’une évaluation centrée sur la
performance se fait par référence à une norme statistique (barème national ou barème
élaboré par l’équipe pédagogique)
L’évaluation de la performance (résultat, produit)
- En sports collectifs
- Prendre en compte les résultats de matchs pour le calcul de la performance. (compter
les points les victoires, matchs nuls ou défaites, le nombre de buts marqués et le nombre
de buts encaissées).
- les résultats obtenus par référence à une évaluation centrée sur la performance ne rendent
qu’imparfaitement compte de ce qui a été réellement appris
L’évaluation du processus (procédure d’action)
La procédure d’action fait directement référence aux processus, procédures techniques , aux
opérations mises en œuvre mis en œuvre pour réaliser une action.
-Elle est individuelle et elle mesure ce qui est appris par l’élève.
-La maîtrise d’exécution devrait porter dans la majorité des cas sur des critères qualitatives
L’évaluation du progrès
- Le progrès désigne les phénomènes permettant l’amélioration du niveau d’habileté ou de la
performance ou des deux au même temps dans une APS donnée
- L’évaluation du progrès se réalise en faisant la comparaison de la performance ou de la
procédure d’action du début du cycle et celle de la fin du cycle. Alors on peut dire que par
exemple que Said a progressé de 10 cm au cours du cycle en saut en hauteur alors que Brahim
a progressé de 5 cm.
=Les exigences méthodologiques de l’évaluation
Les évaluateurs et les instruments utilisés doivent tendre vers le respect d’exigences
méthodologique
La validité
Nous permet d’assurer « que l’objet fixé et lui seul, est bien l’objet mesuré » (G de
LANDSHEREE, 1979)
. Selon M. Piéron « un système valide est celui qui mesure avec précision ce qu’il est
censé mesurer ».
La fidélité Une observation et ou évaluationf est dite fidèle lorsqu’un même comportement
est classé de la même manière par un groupe d’observateur (fidélité inter – observateur) ou
par un même observateur ou évaluateur à des moments différents (fidélité intra –
observateur ou évaluateur).
L’objectivité
Permet d’affirmer que les résultats sont tout à fait indépendants de la personnalité, des
préférences de l’opérateur. Le professeur d’EPS peut réduire les risques de tomber dans la
subjectivité quand il prenne conscience des différentes causes de cette dernière
=Les principes de l’évaluation
PH. SCAVINO énonce 4 principes à respecter pour une évaluation cohérente et équitable :
- Principe de reproductibilité : « La notation est applicable à tous. Le même dispositif et les
mêmes critères seront en vigueur pour tous les élèves d’un même niveau de classe pour la
même activité pratiquée. »
- Principe d’équité : « La notation devra, dans la mesure du possible, prendre la forme de
recueil de données, d’un recensement d’actions positives, basées sur le résultat d’actes
moteurs et non d’intentions présumées ou de comportements supposés, hiérarchisés en «
niveau » d’habileté, correspondant à un certain nombre de points et dont l’aléatoire évaluatif
et l’à peu près docimologique n’est légitime que par une référence à une théorie des
objectifs.»
- Principe de cohérence : « L’évaluation de la performance, de la maîtrise et des
connaissances d’accompagnement se fera au cours d’un même acte afin que les savoirs en
actions soient de la manière la plus qualitative possible. »
- Principe d’authenticité : « La seule dérive à éviter, selon nous, est de « mettre la barre trop
haute », et d’oublier que le niveau de maîtrise et le niveau de performance sont dépendants
des conditions de pratique scolaire qui sont celles de l’emploi du temps de la classe. »
=Des outils d’évaluation
Des nomogrammes :
Afin de permettre l’égalité des chances au départ, afin de conserver un intérêt (de
l’incertitude) sur
l’inégalité des résultats à la fin, un certain nombre de critères peuvent être pris en compte :
Le sexe (peu d’APSA organisent des compétitions mixtes ; quand cela existe c’est parce que
la puissance musculaire ou énergétique en jeu pour gagner, n’est pas celle du sportif :
équitation,
course au large en bateau, etc.)
L’âge : des catégories d’âge, avec un surclassement autorisé, mais de façon réglementée.
Des facteurs morphologiques : le poids de corps (assimilé à la puissance musculaire, chez
les athlètes de haut niveau, qui normalement ne présentent pas de surplus adipeux) ou la taille.
Le niveau de pratique : divisions, honneur-excellence, professionnels-amateurs, ceintures de
couleurs (Kyus)-ceintures noires (Dans), etc.
=L’ évolution de l’évaluation en gymnastique
L'évaluation en gymnastique artistique a connu une évolution significative au fil du temps,
reflétant les changements dans la perception de la performance et de l'excellence dans ce
sport.
=Évolution du système de notation
Initialement, les performances étaient notées sur une échelle de 0 à 10, avec une répartition
des points basée sur trois composantes principales :
La difficulté des éléments : évaluant la complexité des mouvements exécutés.
La qualité de l'exécution : portant sur la précision et la technique.
Les combinaisons : concernant l'enchaînement fluide des mouvements.
Ce système visait à quantifier la performance en attribuant une note unique reflétant ces
aspects.
Introduction du ROV et du COV
Dans les années 1970, face à la difficulté de départager les gymnastes atteignant des scores
parfaits, la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) a introduit des critères
supplémentaires :
ROV (Risque - Originalité - Virtuosité) : introduit en 1975 pour les hommes.
COV (Courage - Originalité - Virtuosité) : introduit en 1979 pour les femmes.
Ces critères, ajoutant jusqu'à 1 point au total, permettaient de valoriser les performances
exceptionnelles au-delà de la perfection technique standard .
Réforme de 2006 : fin de la note sur 10
En 2006, une réforme majeure a été mise en place, abolissant la limite de la note maximale de
10. Le nouveau système se compose de deux notes distinctes :
Note D (Difficulté) : évaluant la complexité des éléments, les combinaisons et les exigences
spécifiques de chaque agrès.
Note E (Exécution) : commençant à 10, des déductions sont appliquées pour chaque faute,
reflétant la qualité de la performance.
Ce système permet une évaluation plus nuancée et précise des performances, en tenant
compte à la fois de la difficulté et de la qualité de l'exécution .
Impact sur la gymnastique artistique
Ces évolutions ont transformé la gymnastique artistique, mettant davantage l'accent sur
l'innovation, la complexité technique et l'excellence dans l'exécution. Les gymnastes sont
désormais encouragés à repousser les limites de la performance, tout en maintenant une
précision technique irréprochable.