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Le document présente les bonnes pratiques agricoles pour la culture de la pomme de terre au Cameroun, soulignant son importance nutritionnelle et économique. Il décrit les étapes du cycle de production, les conditions climatiques et de sol idéales, ainsi que les techniques de plantation, d'irrigation et de lutte contre les maladies. Des recommandations spécifiques sur l'utilisation de fumier et d'engrais, ainsi que sur la gestion des maladies, notamment le mildiou, sont également fournies.

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Le document présente les bonnes pratiques agricoles pour la culture de la pomme de terre au Cameroun, soulignant son importance nutritionnelle et économique. Il décrit les étapes du cycle de production, les conditions climatiques et de sol idéales, ainsi que les techniques de plantation, d'irrigation et de lutte contre les maladies. Des recommandations spécifiques sur l'utilisation de fumier et d'engrais, ainsi que sur la gestion des maladies, notamment le mildiou, sont également fournies.

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Bonnes Pratiques Agricoles de Production de


Pomme de terre de Consommation au Cameroun
1- Importance de la pomme de terre (PDT)
Figure 1
Importance de la pomme de terre (PDT)

• La PDT est originaire des hautes montagnes de l’Amérique du Sud.


• C’est la troisième culture la plus importante au monde pour l’alimentation (après blé et riz).
• Elle produit plus de calories par unité de surface et temps que n’importe quelle autre culture
de montagne.
• Les tubercules ont une teneur élevée en protéines (plus de 2% de la matière fraîche) que
les autres cultures à racines et tubercules.
• Ils sont aussi riches en vitamines. Par ex., 2 tubercules moyens peuvent satisfaire les
besoins journaliers d’un adulte en vitamine C.
• La PDT a une teneur élevée en K, un nutriment important pour la santé humaine (pression
artérielle, les os et les muscles)
• Elle est aussi une source importante de fer et zinc, 2 micro-éléments importants (femmes
allaitantes et la croissance des enfants).
• La PDT est l’une des cultures les plus rentables, permettant ainsi aux producteurs d’améliorer
leurs conditions de vie (belles habitations, bonnes écoles pour les enfants, bons soins de
santé).

1. D’où vient la culture de pomme de terre


(PDT)?
2. Donner les noms des deux cultures vivrières
qui sont plus importantes que la PDT en
termes de production à l’échelle mondiale? Le revenu provenant de la culture de PDT est généralement
3. Pourquoi dit-on que la PDT est une culture plus élevé que celui provenant des autres cultures vivrières.
très importante?
2. Comprendre le cycle productif de la pomme de terre
Figure 2
Comprendre le cycle productif de la pomme de terre

Stade 1 : De la plantation à la levée (2-4 semaines)


• Plusieurs facteurs : type et humidité du sol, âge physiologique des semences, profondeur de plantation,
température du sol, etc.
• Il est important de planter des tubercules bien germés (au moins 3 germes) - des germes courts et gros.
• Ce stade est extrêmement important car c’est l’un des facteurs déterminants du rendement.
Stade 2 : De la levée à l’initiation des tubercules (2-4 semaines)
• Stade étroitement lié au type de variétés utilisées.
• La dernière application d’engrais se passe durant ce stade.
• Les plants sont plus fragiles. Par conséquent, il faut les protéger avec des pesticides, en cas de besoin.
Stade 3 : De l’initiation des tubercules à la fin de la croissance foliaire
• Période de floraison qui marque la fin de la croissance foliaire.
• Plus aucune autre tige ou feuille n’est formée.
• Faire en sorte qu’il y ait maximum de sol autour des tiges principales et que les maladies et ravageurs soient
contrôlés.
Stade 4 – Du grossissement des tubercules à la mort de la plante
• Période de maturation de la PDT, les feuilles jaunissent et meurent naturellement.
• La plante arrête de croître permettant ainsi le grossissement des tubercules.
• Le rendement maximal ne peut s’obtenir qu’en laissant la plante mourir naturellement.
1. Quels sont les quatre grands stades de • Les traitements fongicides se poursuivent en cas de besoin mais ils doivent être arrêtés 2-3 semaines avant
développement végétatif de la PDT? la date prévue de récolte.

2. Pourquoi faut-il préserver une couverture


maximale de la surface du sol par le feuillage
jusqu’à maturité? En principe, plus le feuillage couvre le sol, plus le rendement
3. Quand peut-on dire qu’il est temps de récolter en tubercules est élevé.
si on vise le rendement maximal?
3. Sélection et préparation du champ
Figure 3
Sélection et préparation du champ

• La PDT préfère un climat frais de l’ordre de 16-20°C; ni trop froid (moins de 10°C),
ni trop chaud (plus de 28°C) : sur les montagnes (plus de 1.800 m d’altitude) ou en
moyenne altitude (800-1.800 m d’altitude).
• Elle préfère aussi un sol profond, bien drainé et meuble pour permettre le développement
des racines, des stolons et des tubercules.
• De préférence, choisir un terrain indemne de maladies (flétrissement bactérien) et
ravageurs (nématodes). Au moins 2 années sans PDT.
• Développer un plan de rotation de 2-3 ans de sorte que les pommes de terre ne se
succèdent pas entre elles ou avec d’autres cultures de la même famille (ex. aubergine,
piment, poivron, tomate, tabac, etc).
• Labourer le champ au début de la saison pluvieuse quand le sol est partiellement
humide.
• Bien labourer le sol à une profondeur d’environ 30 cm et le rendre meuble (pas de
mottes de terre).
• Le travail à la houe est pénible et laborieux. La mécanisation s’impose :
-- Plus d’1 ha, tracteurs, ou
1. Quelles sont les conditions climatiques -- Moins d’1 ha, motoculteurs.
propices pour la culture de la PDT?
2. Est-il conseillé de remettre de la PDT là où
vous venez de récolter de la PDT ou une
autre culture de la même famille ? Pourquoi ? Il est strictement recommandé de pratiquer une rotation d’au
3. Quelles sont les cultures de la même famille moins 2-3 ans.
que la PDT que l’on trouve dans votre localité?
4. Application du fumier et des engrais
Figure 4
Application du fumier et des engrais

• Le fumier est très important et même obligatoire sur des sols pauvres mais pas nécessaire sur
sols forestiers.
• Le fumier (ou fiente) collecté à l’aide de deux mains peut être utilisé pour 2-3 plants (soit 20 t/
ha).
• Pour les engrais minéraux, il existe plusieurs composés N-P-K. Les plus couramment utilisés
au Cameroun : 12-11-18 (YaraMila) ou 11-11-22. Ces engrais doivent être complétés par un
autre engrais simple riche en N (15-0-0, exemple YaraLiva) dans les proportions de 4/1.
• Eviter des engrais composés du type 20.10.10.
• Pour un écartement de 80 cm x 30 cm, on aura besoin de 600 kg/ha d’engrais mélangés, soit
480 kg/ha de l’engrais composé (ex. YaraMila) et 120 kg/ha de l’engrais simple (ex. YaraLiva).
• Appliquer 2 capsules du mélange d’engrais pour chaque plant (une capsule à la plantation et la
seconde 2-3 semaines après la levée des plants).
• Au cas où il est difficile d’appliquer les engrais après la levée, les 2 capsules peuvent être
appliquées à la plantation.
• Si les engrais ne sont pas appliqués à la plantation, toute la dose peut être appliquée après la
levée.
• L’application après levée se fait en creusant un peu trou autour du plant (10- 15 cm du collet)
1. Quelle est la quantité de fiente/fumier avec une tige de bois.
nécessaire pour fertiliser un champ de 1 ha?
2. Quels sont les engrais minéraux qui sont
recommandés pour la culture de la PDT dans
votre région? Et à quelle dose ? Contrairement à certaines cultures, planter de la PDT sur un
sol peu fertile sans fiente et engrais chimiques est une perte
3. Quand faut-il appliquer la fiente/fumier et les de temps et d’argent.
engrais si vous visez un rendement maximal?
5. Techniques de plantation
Figure 5
Techniques de plantation

• Planter une semence saine de variétés recherchées sur le marché.


• Les variétés les plus courantes: Cipira, Dosa, Panamera, Spunta, Mondial et Désirée.
• 6 nouvelles variétés sont en évaluation sous les auspices de ProCISA : Bavapom, Sevim,
Juwel, Krone, Marabel et Jelly.
• Utiliser autant que possible des semences certifiées ou en provenance de sources fiables. Les
tubercules doivent être bien germés, avec germes courts et vigoureux.
• Eviter d’utiliser des semences vieilles.
• Eviter de mélanger les variétés ou les calibres des semences.
• La plantation se fait sur sillons ou en poquets, peu importe les outils utilisés.
• Eviter de planter sur billons au risque de manquer de terre pour le buttage.
• L’espacement entre sillons ou lignes de poquets est de 75-80 cm. Aller jusqu’à 90 cm si la
variété produit de longs stolons ou si la pente est forte.
• Sur la ligne, planter à un écartement de 25-40 cm selon le calibre de la semence, 25 cm si les
tubercules sont petits (autour de 30 mm) et 40 cm s’ils sont gros (plus de 50 mm).
• Sur un terrain à forte pente, les sillons ou lignes de poquets doivent être perpendiculaires à la
pente (courbes de niveau).
1. Quelles sont les variétés que vous cultivez • Bien couvrir les tubercules avec le sol (10-15 cm).
dans votre localité ? Sont-elles locales ou • Ne pas perdre le temps à vouloir orienter les germes vers le haut.
améliorées ?
2. Comment faut-il orienter les lignes de PDT
sur un terrain en pente? Le type de variété, le calibre et la qualité de semence ainsi
que le sol sont les facteurs importants pour déterminer
3. Quel est l’écartement optimal des plants l’écartement optimal.
pour avoir un bon rendement de PDT de
consommation?
6. Sarclo-binage et buttage
Figure 6
Sarclo-binage et buttage

• Le sarclage permet d’éliminer les mauvaises herbes qui font la compétition avec la PDT
(lumière, éléments nutritifs et eau) et abritent les maladies et ravageurs.
• Le premier sarclage se fait juste après la levée.
• Le premier buttage, correspondant au binage, est combiné au sarclage pour ameublir le
sol et permettre le bon développement des tubercules.
• Le second buttage, qui est en quelque sorte le plus important, s’effectue à 2-3 semaines
après le 1er (sarclo-binage).
• Un 3e buttage peut s’avérer nécessaire surtout quand la pluviométrie est élevée et/ou si
la pente est forte.
• Les avantages d’un bon buttage sont :
-- Faciliter l’assimilation des éléments nutritifs tout en minimisant les effets de l’érosion,
-- Maintenir un sol meuble pour un bon développement des racines, stolons et
tubercules,
-- Eviter que les stolons ne deviennent de nouvelles tiges aériennes une fois exposés
à la lumière,
-- Eviter le verdissement des tubercules (poison) causé par l’exposition à la lumière, et
1. Pourquoi un champ de PDT doit-il rester sans
-- Réduire l’incidence des maladies et ravageurs sur les tubercules. Ex. teigne de la
mauvaises herbes jusqu’à la récolte?
PDT.
2. Pourquoi fait-on le buttage?
3. Quand fait-on le buttage? Contrairement aux autres cultures comme les céréales, le
rendement de la PDT se trouve dans le sol. D’où planter sans
butter est une perte de temps et d’argent.
7. Irrigation
Figure 7
Irrigation

• La PDT est considérée comme l’une des cultures les plus sensibles à la sècheresse.
• Ne pas planter si on sait que la culture va manquer d’eau.
• Les besoins en eau sont critiques au moment de la formation des tubercules
(tubérisation).
• S’assurer que les plants sont alimentés en eau au moins une fois par semaine
(pluies ou irrigation).
• Les besoins en eau dépendent de plusieurs facteurs, dont :
-- Nature des variétés (précoces ou tardives, sensibles ou tolérantes),
-- Type de sol (argile, limon, sable, tourbe, etc),
-- Climat, et Couverture du sol.
• Prévoir un système d’irrigation efficace quand la production se fait en saison sèche.
• L’irrigation par gravité reste la plus simple et fiable.
• L’irrigation à l’énergie solaire est une innovation introduite par ProCISA et qui
a un grand potentiel. Il comprend une plaque solaire, une pompe électrique, des
tuyaux d’arrosage et un système d’aspersion.
1. A quel stade du développement de la PDT
les besoins en eau sont le plus critiques?
2. Que feriez-vous si vous devez planter la PDT
en pleine saison sèche?
3. Que feriez-vous si vous devez irriguer votre Avant de planter, assurez-vous d’abord que la PDT aura assez
champ avec une pompe électrique mais que d’eau jusqu’à la maturité complète.
le carburant n’est pas disponible dans la
région?
8. Triangle de la maladie

Hôte

Maladie

Pathogène Environnement
Figure 8
Triangle de la maladie
Hôte
• Comme les maladies et ravageurs peuvent occasionner des pertes totales, il est
impérieux de développer des stratégies de lutte bien avant la plantation.
• Pour qu’une maladie apparaisse dans le champ, 3 conditions doivent être réunies.
On parle donc de TRIANGLE DE LA MALADIE.
• Ces conditions sont les suivantes :
-- La plante hôte à être attaqué par les maladies et ravageurs,
Maladie -- L’agent causal ou pathogène/parasite (organisme qui cause la maladie ou infirmité), et
-- L’environnement (qui doit être favorable pour le bon développement du pathogène ou
parasite).
Pathogène Environnement • Par exemple, le mildiou requiert une humidité relative élevée (plus de 90%) et des
températures fraîches (moins de 22°C).
• Toute stratégie de lutte contre les maladies et ravageurs doit se baser sur ce triangle
et briser l’interaction entre les 3 sommets.
• Un pathogène peut rester dans la plante ou le tubercule sans montrer de symptômes.
C’est le phénomène de latence qui est courant chez le flétrissement bactérien aussi
appelé bactériose vasculaire.
1. Pourquoi est-il important de lutter contre les
maladies et ravageurs de la PDT?
2. Quelles sont les trois composantes principales
du Triangle de la maladie?
3. Comment appelez-vous le phénomène Etre capable d’identifier des plantes anormales et/ou des
d’avoir une infection mais que les symptômes tubercules anormaux est une étape importante dans la lutte
ne soient pas encore visibles?
9. Lutte contre le mildiou
Figure 9
Lutte contre le mildiou

• Le mildiou est une très grande maladie de la PDT qui attaque les feuilles, tiges et tubercules mais
contrôlable par des traitements aux fongicides.
• Elle devient sévère si l’humidité relative est élevée (plus de 90%) et que les températures sont fraîches
(moins de 22°C).
• La maladie se propage très rapidement dans le champ.
• Le mildiou se contrôle par les mesures suivantes :
-- Traitements chimiques appropriés pour prévenir mais aussi extirper la maladie en cas de besoin.
-- 2 grands groupes de fongicides contre le mildiou :
-- Groupe 1= fongicides dits de CONTACT. Ex. : Mancozeb, Pencozeb, Balear (Tropic),
Plantineb, Manesam, Mancobex et Mancozan, et
-- Groupe 2= fongicides dits SYSTEMIQUES. Ex. : Ridomil (Gold ou Plus), Fungi-Pro,
Fungicur, Monchamp, Metalm 75 WP, Metrostar et Parastar.
-- Planter des variétés résistantes/tolérantes.
• Quoi et quand traiter :
-- Le 1er traitement se fait avec un fongicide de contact juste après la levée. Le 2nd traitement se fait
2-3 semaines plus tard (environ 40-45 jours après la plantation) à l’aide d’un fongicide systémique.
La dose est variable mais elle est normalement de 3 g/l d’eau (45- 50 g/pulvérisateur).
-- Pour les traitements ultérieurs, utiliser un fongicide de contact à 2 semaines d’intervalle jusqu’à
la maturité sauf quand on observe des symptômes de mildiou. Dans ce cas, il faut utiliser un
1. Quels sont les symptômes caractéristiques fongicide systémique.
du mildiou dans le champ ? Quels sont les
facteurs qui favorisent son expression ?
2. Quelles sont les mesures efficaces de lutte
contre le mildiou en plein champ ? Le mildiou est la maladie la plus dommageable de la PDT.
Assurez-vous que vous avez les bons fongicides avant de
3. Quelle est la différence entre un fongicide de planter
contact et un fongicide systémique?
10. Lutte contre le flétrissement bactérien
Figure 10
Lutte contre le flétrissement bactérien
• La bactériose vasculaire ou flétrissement bactérien attaque la PDT à toutes les étapes de la croissance et peut causer la
perte totale de la production escomptée.
• Elle se transmet par le sol et la semence.
• Elle attaque aussi d’autres cultures de la même famille que la PDT (ex, piment, tomate, tabac, belladone, aubergine, etc)
et même certaines mauvaises herbes.
• La maladie est détectable dans le champ : immerger une petite partie de la tige (collet) dans un verre d’eau ; les bactéries
sortent de la tige et descendent dans l’eau. Il n’y a que cette maladie qui a cette caractéristique.
• Noter que tout flétrissement n’est pas causé par cette maladie.
• Quand on coupe un tubercule malade, on peut observer une coloration brune du système vasculaire.
• A la récolte, les tubercules fortement attaqués présentent un suintement laiteux au niveau des yeux auquel le sol adhère.
• La maladie se propage par plusieurs voies : semence, eau, racines, sol, outils de travail, bétail et agriculteur.
• Il n’existe pas de contrôle chimique.
• La maladie se contrôle en combinant les pratiques suivantes :
-- Planter des tubercules sains sur un terrain indemne de maladie,
-- Appliquer la rotation des cultures avec des cultures non-hôtes comme les céréales (de préférence le maïs juste
après la PDT),
-- Arracher le plant flétri, de même que le sol se trouvant sous le plant,
-- Nettoyer bien les outils avant et après usage dans le champ, et
1. Quels sont les symptômes caractéristiques -- En cas de forte incidence de la maladie en champ, il est recommandé de le mettre en rotation longue (plus de 5
du flétrissement bactérien? ans).

2. Comment peut-on détecter le flétrissement


bactérien dans le champ?
Comme il n’existe pas de produit chimique efficace et accepté,
3. Quelles sont les mesures les plus efficaces le flétrissement bactérien est très difficile à éradiquer une fois
qui permettent de réduire le flétrissement introduit dans le champ.
bactérien dans le champ?
11. Lutte contre la pourriture molle (jambe noire)
Figure 11
Lutte contre la pourriture molle (jambe noire)

• La pourriture molle ou jambe noire est causée par une bactérie qui a la
propriété exclusive de liquéfier un tubercule. Il n’y a aucune autre maladie
qui peut le faire.
• Les symptômes sur le tubercule commencent par une tache qui grandit
et cause la pourriture molle de tout le tubercule.
• Les tubercules pourrissent aussi bien en champ qu’au stockage.
• Conformément au triangle de la maladie, les conditions d’humidité élevée
du sol favorisent le développement de la maladie.
• Les symptômes de la jambe noire s’observent au niveau du collet (base)
de la plante; les tiges noircissent suite au pourrissement et le plant
tombe.
• Cette maladie se contrôle en appliquant l’approche intégrée recommandée
pour le flétrissement bactérien.

1. La pourriture molle (ou Jambe noire), c’est quoi?


Quels sont ses symptômes?
2. Comment pourriez-vous différencier la pourriture
molle (Jambe noire) du flétrissement bactérien
sur les tubercules et sur les plantes? Comme il n’existe pas de produit chimique efficace et accepté,
3. Quelles sont les mesures les plus efficaces qui la pourriture molle (Jambe noire) est très difficile à éradiquer
permettent de réduire la pourriture molle (Jambe une fois introduite dans le champ.
noire)?
12. Lutte contre les maladies virales
Figure 12
Lutte contre les maladies virales

• Les maladies virales sont très difficiles à détecter en champ. C’est quand les rendements
baissent sensiblement qu’on en prend conscience.
• Les plants peuvent paraître sains surtout quand l’attaque n’est pas sévère.
• La maladie virale couramment rencontrée et qui s’observe facilement en champ est le virus de
l’enroulement. Les folioles s’enroulent vers le haut et deviennent dures et cassantes au toucher.
• Il existe plusieurs virus de la PDT; parfois le champ ou le plant se retrouve avec plusieurs
virus.
• Ce qui est important n’est pas de reconnaître les différents types de virus mais pouvoir différencier
un plant apparemment sain d’un plant malade.
• Tous les virus ont en commun le fait d’entraîner la production de très petits tubercules et la
réduction sensible du rendement (dégénérescence de semence).
• Les viroses se contrôlent par la combinaison suivante:
-- Utiliser des semences saines/certifiées,
-- Lutter contre les vecteurs de viroses (insecticides, pièges, prédateurs, etc),
-- Utiliser des variétés tolérantes si les conditions sont favorables aux virus, et
1. Pourquoi les méfaits des maladies virales vont -- Arracher et détruire toute plante qui peut servir d’hôtes ou perchoirs aux vecteurs et/ou
au-delà d’une seule saison? virus.
2. Quelles sont les mesures les plus efficaces qui
permettent de réduire les effets de maladies
virales? Il n’est pas important de connaitre les noms des virus. Savoir
3. Pourquoi est-il important d’utiliser des semences différencier un plant apparemment sain d’un plant attaqué est
saines/certifiées? amplement suffisant.
13. Lutte contre la teigne de la PDT
Figure 13
Lutte contre la teigne de la PDT

• Généralement la teigne attaque la PDT en champ mais les dégâts s’observent surtout
au hangar.
• Les larves pénètrent les tubercules par les yeux et creusent des galléries.
• La teigne se multiplie au hangar et peut occasionner d’énormes pertes. Les
excréments des larves s’observent à la surface des tubercules et parfois les
tubercules deviennent durs au toucher.
• La teigne se contrôle par les pratiques suivantes:
-- Traiter le champ avec un insecticide approprié, le premier traitement ayant lieu
après la levée. Les traitements ultérieurs se font à intervalle régulier de 2-3
semaines. Il est plus économique de combiner les traitements fongicides avec
l’application des insecticides.
-- Éviter de planter sur un sol trop léger ou trop meuble,
-- Bien planter en profondeur (10-15 cm) et faire un bon buttage,
-- Désinfecter le hangar avant la conservation de la PDT,
-- Faire le tri des tubercules afin d’écarter tout tubercule qui présente des signes
1. La teigne de la PDT, c’est quoi? de présence de ce ravageur, et
2. Quels sont les symptômes de la teigne sur les -- Utiliser les plantes répulsives comme le Lantana.
tubercules de PDT en stockage?
3. Quelles sont les pratiques les plus efficaces qui
permettent de contrôler la teigne de la PDT? Planter une plante répulsive comme le Lantana autour du
hangar de stockage peut réduire l’impact de la teigne.
14. Lutte contre les nématodes
Figure 14
Lutte contre les nématodes

• Il existe 2 types de nématodes : nématodes à kyste et nématodes à galle


• Les nématodes à galle sont les plus répandus dans le monde et les tubercules attaqués
présentent des déformations.
• Les plaies des racines occasionnées par les nématodes deviennent des portes d’entrée aux
bactéries.
• Pour les nématodes à kyste, ils entraînent une faible croissance de la plante qui devient naine.
Elle peut jaunir et montrer des signes de flétrissement. A la longue, les tubercules diminuent de
taille provoquant une forte réduction du rendement.
• Les tubercules contenant des nématodes se mangent bien.
• Les méthodes de lutte visent à réduire de façon significative leur population dans le sol et si
possible les éradiquer.
• La lutte contre les nématodes est avant tout préventive car ils sont difficiles à éradiquer.
• Une bonne lutte contre les nématodes comprend :
-- La plantation sur un terrain indemne de nématodes,
-- L’utilisation de semences saines,
-- L’allongement de la période de rotation allant jusqu’à 5 ans si les nématodes sont
détectés dans le champ. Certaines espèces fourragères réduisent sensiblement la
1. Les nématodes, c’est quoi? population de nématodes dans le sol ; et
-- L’utilisation de variétés peu sensibles aux nématodes.
2. Quels sont les symptômes de nématodes sur
les tubercules de PDT?
3. Quelles sont les pratiques les plus efficaces qui
Il est très difficile de mettre un terme aux nématodes une
permettent de contrôler les nématodes de la
PDT? fois introduits dans le champ. Par conséquent, il faut agir
préventivement.
15. Utilisation rationnelle des produits chimiques
Figure 15
Utilisation rationnelle des produits chimiques

• Les produits chimiques doivent être utilisés avec beaucoup de soins. Il existe beaucoup de cas
d’usages abusifs des pesticides, y compris l’empoisonnement.
• L’utilisateur de pesticides doit se couvrir convenablement et respecter les règles élémentaires
de pulvérisation.
• Les pesticides ne peuvent être utilisés que quand toutes les autres méthodes culturales et/ou
biologiques ont échoué ou ne sont pas efficaces:
-- prédateurs naturels,
-- variétés résistantes/tolérantes,
-- semence saine,
-- rotation des cultures, et
-- pesticides organiques (ex. neem).
• Quand l’utilisation de pesticides est incontournable, il faut respecter les doses prescrites et la
fréquence de traitements recommandée sur les emballages.
• Leur utilisation rationnelle permet de garder la pression parasitaire sous un seuil de nuisance
minimal tout en minimisant l’utilisation des pesticides.
• La mauvaise pratique de traiter les cultures juste avant (2-3 semaines) ou à la récolte est à
proscrire.
1. Pourquoi est-il important de faire attention quant • Les emballages de pesticides ne peuvent en aucune manière être utilisés à d’autres fins.
à l’usage des produits chimiques en général et
des pesticides en particulier?
2. Où est-ce que l’on peut trouver les modes
d’emploi des pesticides?
Ne pulvériser les pesticides que quand c’est nécessaire, tout
3. A quel stade de développement de la plante en respectant les doses et fréquences recommandées.
l’usage des pesticides est strictement interdit?
16. Récolte
Figure 16
Récolte

• Bien attendre la mort naturelle du feuillage avant de procéder à la récolte.


• Éviter de faire la récolte quand il pleut ou quand le sol est trop humide.
• Les méthodes de récolte peuvent influencer la qualité des tubercules récoltés.
• La récolte se fait manuellement ou par la mécanisation.
• Quand la récolte est manuelle, on peut utiliser une houe ou carrément utiliser les
mains pour déterrer les tubercules.
• La récolte à la main est pénible et laborieuse mais ça permet d’avoir moins de
pertes liées aux blessures ou cassures, contrairement à la récolte effectuée à
l’aide de houes.
• La récolte au motoculteur ou tracteur est plus facile et rapide que la récolte à la
main surtout quand le champ est relativement grand (plus d’1 ha).
• Laisser les tubercules au sol pendant un certain temps avant leur ramassage.
• Après la récolte, il est conseillé de rassembler le feuillage et si possible le
brûler pour éviter la contamination de champs avoisinants ou la persistance des
maladies dans le champ (triangle de la maladie)..
1. Quand est-ce qu’il est conseillé de récolter, si
on veut avoir un rendement maximal?
2. Quelles sont les différentes techniques utilisées
pour récolter la PDT dans le champ?
3. Est-il nécessaire de se soucier du champ de Ne jamais récolter avant la mort complète du feuillage si vous
PDT après la récolte? Pourquoi ? désirez avoir le rendement maximal.
17. Triage et calibrage des tubercules pour le marché
Figure 17
Triage et calibrage des tubercules pour le marché

• A la récolte, les tubercules montrant des signes de pourriture se


ramassent en dernière position.
• Le calibrage des tubercules commence au champ et les différentes
catégories se vendent différemment et évidemment à des prix
différents.
• Les gros tubercules (plus de 60 mm) sont utilisés pour faire des frites.
• Tous les tubercules ne sont pas bons pour faire des frites.
• Il est strictement déconseillé de mettre les petits tubercules au fond
des sacs et les gros en haut.
• L’utilisation du saut comme unité de mesure pour la commercialisation
de la PDT est à décourager. Les risques de tricherie sont moindres
quand on utilise une balance.
1. Pourquoi est-il nécessaire de trier la PDT après
récolte?
2. Pourquoi est-il important de faire le calibrage
des tubercules après la récolte?
Il est important de calibrer les tubercules car les différents
3. Quels sont les risques liés à l’utilisation des
seaux au lieu d’une balance? calibres n’ont pas le même usage, et par conséquent ils n’ont
pas la même valeur.
18. Conservation de la pomme de terre de consommation
Figure 18
Conservation de la pomme de terre de consommation

• La PDT de consommation a ses exigences quant à la conservation.


• Pour que la PDT reste longtemps en bon état de consommation, 3
conditions doivent être réunies :
-- Températures fraîches (moins de 20°C),
-- Obscurité, et
-- Aération.
• Les tubercules exposés au soleil verdissent et deviennent toxiques et
impropres à la consommation.
• Le manque d’air provoque le réchauffement et la pourriture des
tubercules.
• Il n’y a pas de mal à mettre la PDT par terre dans un magasin ou dans
un coin de la maison pour autant que le lieu reste propre et respecte
les 3 conditions précitées.

1. Est-il nécessaire de se soucier de la conservation


de la PDT de consommation? Pourquoi ?
2. Quelles sont les conditions idéales pour une
longue et bonne conservation de la PDT de
consommation? Il ne faut jamais manger ou vendre pour la consommation
3. Pourquoi la PDT de consommation ne doit pas des tubercules verts ou présentant des taches vertes. Ils sont
être exposée de façon prolongée au soleil? toxiques.
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À son titre d’entreprise fédérale, la GIZ aide le gouvernement fédéral allemand à concrétiser ses
objectifs en matière de coopération internationale pour le développement durable.

Publié par :
Deutsche Gesellschaft für
Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH

Sièges de la société
Bonn et Eschborn, Allemagne

Rue 1.820
B.P 7.814, Yaoundé
Cameroun
T +237 222 212 387
T +237 222 209 440

E info@[Link]
I [Link]

Désignation du programme/projet :
Projet Centres d’Innovations vertes pour le Secteur Agro-Alimentaire (ProCISA) Cameroun

Avec des contributions de :


Dieudonné Harahagazwe – Elly Ouma Atieno – Elmar Schulte-Geldermann – Peter Kromann (CIP
Kenya)
Honoré Mafouo – Richard Anagho (MINADER Cameroun)
Arne Schuffenhauer – Laetitia Sossou – Arnaud Breitenstein – Kongyu Ali Festus (GIZ/ProCISA
Cameroun)

Illustrations et Mise en page:


Hervé Momo

Sur mandat du
Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)

La GIZ est responsable du contenu de cette publication.

Impression et distribution :
Nom, lieu

Lieu et date de parution :


Yaoundé / Novembre 2018

“The International Potato Center, known by its Spanish acronym CIP, is a research-for-development
institution with a focus on potato, sweetpotato, and Andean roots and tubers. CIP is dedicated
to delivering sustainable solutions to the pressing world problems of hunger, poverty, and the
degradation of natural resources.”

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