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Opérations de Chargement Et Déchargement: Protocole de Sécurité

Le document présente un protocole de sécurité pour les opérations de chargement et déchargement effectuées par une entreprise extérieure, conformément aux articles R.4515-1 à R.4515-11 du code du travail. Il détaille les informations nécessaires pour évaluer les risques et les mesures de prévention à suivre, tant pour l'entreprise d'accueil que pour le transporteur. Un protocole spécifique doit être établi pour chaque opération, et des modèles types sont fournis pour faciliter la mise en œuvre.

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Opérations de Chargement Et Déchargement: Protocole de Sécurité

Le document présente un protocole de sécurité pour les opérations de chargement et déchargement effectuées par une entreprise extérieure, conformément aux articles R.4515-1 à R.4515-11 du code du travail. Il détaille les informations nécessaires pour évaluer les risques et les mesures de prévention à suivre, tant pour l'entreprise d'accueil que pour le transporteur. Un protocole spécifique doit être établi pour chaque opération, et des modèles types sont fournis pour faciliter la mise en œuvre.

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Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence,

de la Consommation, du Travail et de l’Emploi Rhône-Alpes


Département Risques professionnels
_______________________________________________________________________________________________________

8-10, rue du Nord - 69225 VILLEURBANNE Cedex


04 72 65 58 53 - Télécopie 04 72 65 58 89

Opérations de chargement
et déchargement
_________________________________________________________________

Protocole de sécurité

François BERNERT
Technicien régional de prévention
Janvier 2010
Opérations de chargement et déchargement
effectuées par une entreprise extérieure
Articles R.4515-1 à R.4515-11 du code du travail

Les dispositions des articles R.4515-1 à R.4515-11 du code du travail (rendues applicables
aux entreprises agricoles par arrêté du 4 juillet 1996) fixent les règles de coordination et de
prévention devant être observées lors des opérations de chargement et déchargement
effectuées par une entreprise extérieure.

Il faut entendre par opération de chargement ou déchargement toute activité concourant à la


mise en place sur ou dans un engin de transport routier ou à l'enlèvement de celui-ci, de
produits, fonds et valeurs, matériels ou engins, déchets, objets et matériaux de quelque
nature que ce soit.

Ces règles de coordination et de prévention sont précisées par écrit dans un "protocole de
sécurité" qui doit comprendre toutes les indications et informations utiles à l'évaluation
des risques de toute nature générés par l'opération et les mesures de prévention et de
sécurité qui doivent être observées à chacune des phases de sa réalisation.

Ces informations concernent notamment :

Pour l'entreprise d'accueil :

les consignes de sécurité et particulièrement celles qui concernent les opérations de


chargement ou déchargement,

le lieu de livraison ou de prise en charge, les modalités d'accès et de stationnement aux


postes de chargement ou de déchargement accompagnées d'un plan ou de consignes
de circulation,

les matériels et engins spécifiques utilisés pour le chargement ou le déchargement,

les moyens de secours en cas d'accident ou d'incident,

l'identité du responsable désigné par l'entreprise d'accueil auquel l'employeur délègue


ses attributions.
Pour le transporteur :

les caractéristiques du véhicule, son aménagement et ses équipements,

la nature et le conditionnement de la marchandise,

les précautions ou sujétions particulières résultant de la nature des substances ou


produits transportés, notamment celles qui sont imposées par la réglementation relative
au transport de matières dangereuses.

Le protocole de sécurité est établi dans le cadre d'un échange entre les employeurs
concernés préalablement à la réalisation de l'opération.

Chacune des opérations ne revêtant pas le caractère répétitif donne lieu à un protocole de
sécurité spécifique.
Lorsque les opérations de chargement et de déchargement impliquent les mêmes
entreprises, revêtent un caractère répétitif, c'est-à-dire lorsqu'elles portent sur des produits
ou substances de même nature, qu'elles sont effectuées sur les mêmes emplacements,
selon le même mode opératoire, mettant en œuvre les mêmes types de véhicules et
matériels de manutention, un seul protocole de sécurité doit être établi, préalablement à la
même opération.
Il reste applicable aussi longtemps que les employeurs concernés considèrent que les
conditions de déroulement des opérations n'ont subi aucune modification obligatoire dans
l'un quelconque de leurs éléments constitutifs.

Enfin, un exemplaire de chaque protocole daté et signé doit être tenu à la disposition,
lorsqu'il existe, du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ainsi que de
l'inspecteur du travail.
MODELES TYPE
Modèle type de protocole de sécurité
établi dans le cadre d’un échange préalable entre entreprises
Source: AUTF - UFT (Chambre du déménagement, CLTI, FFOCT, FNTR) - UNOSTRA

Avertissement

Le document qui suit est un document type c’est-à-dire indicatif. Il


appartient aux entreprises de le renseigner, et éventuellement d’en
compléter les rubriques.

Il n’est pas nécessaire que les informations relatives au protocole de


sécurité figurent toutes sur un seul et même document, même si cela
est préférable. Le protocole de sécurité est la simple réunion des
informations échangées. Les signatures des responsables des deux
entreprises concernées (entreprise d’accueil et entreprise extérieure)
peuvent être dissociées dans le temps et figurer sur des documents
séparés.

Le présent protocole est établi entre :

L’entreprise d’accueil.......... représentée par..........

L’entreprise extérieure.......... représentée par..........

Il concerne des opérations répétitives

OUI (1) NON

Date et référence de l’opération..........

Nature de (ou des) l’opération(s)

Chargement Déchargement

Date d’établissement du protocole :

Signatures :

Pour l’entreprise d’accueil Pour l’entreprise extérieure

(1) Le présent protocole est applicable à compter de la date de sa signature et sera actualisé en cas
de modification significative dans l’un quelconque de ses éléments constitutifs.

NB : Ce protocole est applicable à compter de sa date d’établissement.


I. ÉLÉMENTS PERMANENTS relatifs au site d’accueil A préciser (1)

1. Nom du responsable désigné .......……..............................

2. Consignes de sécurité générales ..........................................

3. Plan et consignes de circulation


............................................
3.1. Lieu de livraison ou de prise en charge ............................................
3.2. Modalités d’accès et de stationnement aux ............…….........................
postes de chargement/déchargement

4. Moyens de secours en cas d’accident ou d’incident .....................…...................

(1) Renvoi possible à des documents annexes plus détaillés

II. ÉLÉMENTS VARIABLES liés au type d’opération

A / Éléments à fournir par l’entreprise d’accueil Cocher d’une croix (1) (2)

5. Consignes de sécurité spécifiques à l’opération (à préciser) .........…...............................

6. Mesures spécifiques prises lorsque l’opération est exécutée de ........…................................


nuit ou dans un lieu isolé ou à un moment où l’activité de
l’entreprise d’accueil est interrompue: OUI (à préciser) NON

7. Moyens de secours en cas d’accident ou d’incident spécifiques à ..................…......................


l’opération (à préciser)

8. Matériels et engins spécifiques utilisés pour le chargement ou le ............................................


déchargement en précisant qui les utilise (3) ...................….....................

8.1. Pont roulant


8.2. Chariot
8.3. Autre (à préciser)
B / Éléments à fournir par le transporteur

9. Véhicule(s)
9.1. Caractéristiques ............................................
............................................
9.1.1. Véhicule(s) léger(s) ............................................
9.1.2. Véhicule(s) poids lourds ............................................
− Isolé
− Articulé
9.1.3. Autre(s) (à préciser)

9.2. Aménagement ou type ..........................................


9.2.1. Plateau ..........................................
..........................................
9.2.2. Carrossé
9.2.3. Bâché
9.2.4. Benne
9.2.5. Citerne
9.2.6. Autre (à préciser)

9.3. Équipement ..........................................


9.3.1. Appareil de levage et/ou de manutention ..........................................
..........................................
9.3.2. Groupe frigorifique
9.3.3. Équipement(s) spécifique(s) autre(s) (à préciser)

10. Nature de la marchandise ..........................................


..........................................
10.1. Marchandises générales, le cas échéant (à préciser)
..........................................
10.2. Denrées périssables
10.3. Matières dangereuses
10.4. Fonds et valeurs
10.5. Animaux vivants

11. Conditionnement de la marchandise ..........................................


..........................................
11.1 Vrac
..........................................
11.2. Palette
11.3. Colis non palettisé
11.4. Unité de transport intermodale (conteneur, caisse
mobile...)

12. Précautions et sujétions particulières résultant de la nature ..........................................


des substances ou produits transportés notamment celles ..........................................
qui sont imposées par la réglementation sur les matières
dangereuses (à préciser).

13. Mesures spécifiques prises lorsque l’opération est exécutée ..........................................


de nuit ou dans un lieu isolé ou à un moment où l’activité de ..........................................
l’entreprise d’accueil est interrompue (à préciser).

(1) Renvoi possible à des documents annexes plus détaillés.


(2) Réponses multiples autorisées.
(3) Attention à être bien en phase avec le contrat de transport.
Modèle type
établi dans les cas où le prestataire ne peut être identifié préalablement
ou lorsque l’échange préalable n’a pas permis
de réunir toutes les informations nécessaires
Source: AUTF - UFT (Chambre du déménagement, CLTI, FFOCT, FNTR) - UNOSTRA

Éléments à fournir au conducteur par l’entreprise d’accueil

Ce sont les mêmes que ceux qui figurent dans le précédent modèle.

Les points I et II A constituent un document pré-imprimé établi par l’entreprise


d’accueil dans lequel les informations requises doivent figurer sous la forme la plus
pédagogique possible (utilisation de pictogrammes, de plans...).

A titre de preuve, il est conseillé de recueillir la signature du conducteur valant accusé de


réception du susdit document.

Éléments à recueillir auprès du conducteur par l’entreprise d’accueil

Ces éléments sont les mêmes que ceux qui figurent dans le modèle type établi en
application des articles 2, 3 et 4 mais aucun formalisme n’est requis.

• une série d’informations résulte d’une simple constatation, notamment les points se
rapportant au véhicule (caractéristiques, aménagements, équipements).

• d’autres informations découlent de la lecture du document de transport, du bon de


livraison ou de la facture, etc., notamment les points se rapportant à la nature et au
conditionnement de la marchandise.

• d’autres enfin méritent une attention particulière et doivent, à ce titre, faire l’objet
d’un "accusé réception" :

− les précautions particulières résultant de la nature des substances ou produits


transportés, notamment celles qui sont imposées par la réglementation sur les
matières dangereuses;
− les mesures spécifiques prises lorsque l’opération est exécutée de nuit ou dans
un lieu isolé ou à un moment où l’activité de l’entreprise d’accueil est
interrompue.
QUESTIONS - REPONSES
Ministère de l’Agriculture
et de la Pêche
DEPSE 53
N/Réf. :AVIII b 41

APPLICATION de l’ARRETE du 26 AVRIL 1996 (CODIFIE)


PORTANT ADAPTATION de CERTAINES RÈGLES de SÉCURITÉ APPLICABLES
aux OPÉRATIONS de CHARGEMENT et de DÉCHARGEMENT EFFECTUÉES
par une ENTREPRISE EXTÉRIEURE

Questions posées par la Fédération française des coopératives


agricoles de collecte d’approvisionnement et de transformation
(F.F.C.A.T.)

QUESTION

Les adhérents d’une coopérative sont-ils considérés comme des entreprises extérieures au
même titre que les transporteurs?

RÉPONSE

En premier lieu, il convient d’observer qu’aux termes de l’article L. 521-1 du code rural, les sociétés
coopératives agricoles ont pour objet l’utilisation en commun par des agriculteurs de tous moyens
propres à faciliter ou à développer leur activité économique, à améliorer ou à accroître les résultats
de cette activité.

La circulaire n° 93/14 du 18 mars 1993 du ministère du travail adressée aux services de


l’inspection du travail en agriculture le 10 juin 1993 (n° 343) considère que l’entreprise extérieure
doit être juridiquement indépendante de l’entreprise utilisatrice.

Or, le statut d’adhérent à une coopérative n’a pas pour conséquence de rendre ledit adhérent
juridiquement dépendant de la coopérative pour ce qui a trait au respect des obligations fixées par
le code du travail.

De ce fait, sur le principe, les dispositions de l’arrêté du 26 avril 1996, pris pour l’application de
l’article R. 237-1 du code du travail sont applicables à l’adhérent d’une coopérative intervenant sur
le lieu de stockage.

En second lieu, en vertu de l’article R. 237-1 du code du travail les prescriptions d’hygiène et de
sécurité relatives aux opérations effectuées dans un établissement par une ou des entreprises
extérieures s’appliquent lorsque les dites entreprises extérieures font intervenir "leur personnel"
(salarié, stagiaire, salarié d’une entreprise de travail temporaire...) aux fins d’exécuter ou de
participer à l’exécution de ces opérations.

Par ailleurs, l’article 3 de l’arrêté du 26 avril 1996, dispose que le protocole de sécurité est établi
dans le cadre d’un échange entre "les employeurs concernés ou leurs représentants",
préalablement à la réalisation de l’opération.

En outre, le décret n° 92-158 du 20 février 1992 (art. R. 237-1 et suivants du code du travail) ne fait
pas partie des textes qui, en application du décret n° 95-607 du 6 mai 1995, sont applicables aux
travailleurs indépendants, ainsi qu’aux employeurs lorsqu’ils exercent directement une activité sur
un chantier de bâtiment.

Le tableau qui suit présente les différentes situations découlant des éléments ci-dessus présentés.

Les mêmes solutions s’appliquent lorsque l’adhérent se trouve en situation d’entreprise utilisatrice,
notamment lors de la livraison de produits par la coopérative.

22/09/1997
Mise en œuvre du décret du
Situations 20 février 1992 et de ses arrêtés Obligations de la coopérative
d’application

Adhérent ou non d’une Oui Mise en œuvre du décret du 20


coopérative intervenant avec du février 1992 et de ses arrêtés
personnel (salarié, stagiaire, d’application.
salarié d’entreprise de travail
temporaire...) sur le lieu de
stockage.

Personnel d’un adhérent ou non Oui Mise en œuvre du décret du 20


d’une coopérative, intervenant février 1992 et de ses arrêtés
seul sur le lieu de stockage. d’application.

Adhérent ou non d’une Non Prendre les mesures


coopérative intervenant seul sur nécessaires pour s’assurer de la
le lieu de stockage, qu’il soit sécurité de ses propres salariés
employeur ou non. face aux risques liés à
l’interférence avec le matériel de
l’intervenant.

QUESTIONS REPONSES

Les adhérents travaillant seuls ne sont En application de l’article 3 de l’arrêté, le protocole de


pas concernés par les dispositions de sécurité est établi dans le cadre d’un échange entre les
l’arrêté. employeurs concernés ou leurs représentants,
Comment s’assurer cependant qu’un préalablement à la réalisation de l’opération. Par ailleurs,
adhérent n’aura pas recours à un salarié l’article R. 237-4 alinéa 1 du code du travail oblige les
temporaire ou saisonnier au cours de la chefs d’entreprises extérieures à faire connaître par écrit
campagne ? à l’entreprise utilisatrice le nombre prévisible de salariés
affectés à l’intervention.
Si de nouveaux salariés sont affectés à l’exécution des
travaux en cours d’opération, le chef d’entreprise
extérieure en informe le chef de l’entreprise utilisatrice
(art. R. 237-14 du code du travail).

Peut-on envisager un protocole "allégé", L’arrêté ne prévoit pas de "protocole allégé". Selon
c’est-à-dire un document unique valable l’article 2 de l’arrêté, le protocole de sécurité doit
pour l’ensemble des sites et des comprendre toutes les indications et informations utiles à
entreprises extérieures ? l’évaluation des risques de toute nature générés par
l’opération et les mesures de prévention et de sécurité
qui doivent être observées à chacune des phases de sa
réalisation. L’évaluation des risques doit donc tenir
compte de la situation particulière des sites et des
entreprises extérieures. En ce sens, il n’apparaît pas
souhaitable d’avoir un document unique pour l’ensemble
des sites et des entreprises extérieures. Un tel document
peut gêner la démarche de prévention et la recherche de
solutions adaptées à chaque situation distincte.
QUESTIONS REPONSES

D’après l’arrêté, un protocole de sécurité L’article R. 237-3 du code du travail dispose que lorsque
doit être établi par le directeur de la l’employeur entend déléguer ses attributions, il ne peut le
coopérative (entreprise d’accueil) et son faire qu’à un agent doté de l’autorité, de la compétence et
homologue de l’entreprise extérieure. des moyens nécessaires. En application de l’article 2 de
Mais généralement, c’est le chef de silo l’arrêté, l’entreprise d’accueil doit indiquer dans le
qui accueille le salarié de l’entreprise protocole de sécurité, l’identité du responsable auquel il
extérieure. Ce dernier doit-il signer un délègue ses attributions. Toute autre procédure mise en
document complémentaire attestant qu’il place par l’employeur ressort de son pouvoir
connaît l’existence du protocole de d’organisation.
sécurité ?

Quel type de protocole mettre en place L’arrêté ne prévoit pas un type de protocole particulier
pour les adhérents et les transporteurs pour les adhérents et les transporteurs habituels. En cas
"habituels" sachant que les opérations de d’opération revêtant un caractère répétitif au sens de
chargement/déchargement revêtent l’article 4 de l’arrêté, un seul protocole de sécurité est
rarement un caractère répétitif, ne serait- établi, préalablement à la première opération. En dehors
ce par exemple à cause d’une de ce cas, chaque opération doit faire l’objet d’un
changement de site ou de produit ? protocole de sécurité.

En cas de plusieurs adresses de livraison II convient de distinguer 2 situations :


(semences, engrais liquides, aliments 1/ Les livraisons sont effectuées distinctement les unes
bétail) quelles sont les limites à la notion des autres.
de site chez un adhérent ? Dans ce cas, chaque livraison constitue une opération
Y a t-il lieu d’établir plusieurs particulière et entraîne l’établissement d’un protocole de
protocoles ? sécurité.
2/ Les livraisons sont effectuées en même temps.
Dans ce cas, l’opération est constituée d’un ensemble de
prestations nécessitant un seul protocole de sécurité. Ce
protocole devra prendre en compte notamment les
risques inhérents aux différents produits livrés, à la
diversité des matériels, engins et lieux de livraison.

Quelles peuvent être les conséquences En vertu de l’article 3 de l’arrêté, le protocole de sécurité
pour la coopérative si un accident est établi dans le cadre d’un échange entre les
survient en raison d’un risque non employeurs concernés ou leurs représentants,
répertorié par la coopérative? par préalablement à la réalisation de l’opération. L’article 2
l’entreprise extérieure ? alinéa 2 de l’arrêté prévoit que le protocole de sécurité
comprend toutes les indications et informations utiles à
l’évaluation des risques de toute nature générés par
l’opération et les mesures de prévention et de sécurité
qui doivent être observées à chacune des phases de sa
réalisation.
S’il survient un accident dû à un risque non répertorié par
la coopérative ou par l’entreprise extérieure, la
responsabilité pénale des responsables des deux
entreprises pourrait, en fonction des circonstances, être
retenue.
Conformément à l’article R. 237-2 alinéa 1 du code du
travail, chaque chef d’entreprise est responsable de
l’application des mesures de prévention nécessaires à la
protection de son personnel.
QUESTIONS REPONSES

Dans plusieurs départements, des Conformément aux dispositions de l’article 6 du décret


transporteurs étrangers (belges, n° 95-182 du 21 février 1995, pris pour l’application au
hollandais, italiens, ...) viennent prendre secteur agricole de l’article L. 341-5 du code du travail,
livraison de céréales ; en quelle langue les règles relatives à l’hygiène et la sécurité du travail, à
doit être rédigé le protocole ? l’exception de celles concernant le CHSCT, sont
Comment recueillir et échanger les applicables aux salariés détachés à titre temporaire sur le
informations relatives à la sécurité quand territoire national par une entreprise non établie en
le langage est une barrière ? France pour y effectuer une prestation de services dans
le secteur agricole.
Sont considérées comme prestation de services, les
activités exécutées notamment dans le cadre d’un contrat
d’entreprise.
En conséquence, ces entreprises sont assujetties à la
réglementation relative aux entreprises intervenantes.
En application de l’article 14 du même décret, les
documents exigibles, au titre de cette réglementation,
doivent être traduits en français. De ce fait les documents
relatifs aux informations nécessaire à l’établissement du
protocole de sécurité doivent être rédigés en français par
l’entreprise extérieure.
En contre partie, le protocole de sécurité établi par le
chef de l’entreprise utilisatrice, devra être traduit dans la
langue des salariés des entreprises extérieures.

Une opération peut se répéter dans les Les éléments déterminant le caractère répétitif des
mêmes conditions (même emplacement, opérations sont précisés par l’article 4 de l’arrêté.
produit de même nature, même type de L’obligation d’un même conducteur ne fait pas partie de
véhicule...) auquel cas, un seul protocole ces éléments.
est établi. En cas de changement de conducteur, il n’est donc pas
A l’inverse, il peut avoir changement de nécessaire d’établir un nouveau protocole.
conducteur pour diverses raisons, le II appartient au chef d’entreprise extérieure d’informer le
second ne connaissant pas chef d’entreprise utilisatrice de l’affectation de ce
nécessairement le site, les conditions de nouveau chauffeur, conformément à l’article R. 237-14 du
livraison... Ce salarié et/ou son code du travail et de porter à la connaissance du
employeur doit-il à son tour échanger nouveau chauffeur le contenu et les modalités
des informations dans le but d’établir un d’application du protocole de sécurité.
protocole ? Si certaines informations nécessaires n’ont pu être
adressées lors de l’échange préalable, il appartient à
l’employeur de l’entreprise utilisatrice ou son
représentant de les fournir et de les recueillir par tout
moyen approprié, conformément à l’article 5 de l’arrêté.

Certaines coopératives possèdent un Non. L’entreprise extérieure doit être juridiquement


parc de poids lourds. Doivent-elles indépendante de l’entreprise utilisatrice. Dans le cas
établir un protocole de sécurité quand envisagé il s’agit d’opérations effectuées sur des sites
elles effectuent des opérations de même appartenant à une entreprise. Cette situation n’est pas
chargement ou de déchargement sur des visée par l’article R. 237-1 du code du travail.
sites dont elles sont propriétaires et
qu’elles exploitent ?
QUESTIONS REPONSES

Qui établit le protocole de sécurité quand En livrant des engrais chez l’adhérent, les coopératives
les coopératives livrent de l’engrais chez deviennent des entreprIses extérieures, et l’adhérent,
l’adhérent ? l’entreprise utilisatrice.
Conformément à l’article 3 de l’arrêté, le protocole de
sécurité est établi dans le cadre d’un échange entre les
employeurs concernés ou leurs représentants,
préalablement à la réalisation de l’opération.
En vertu de l’article R. 237-2 du code du travail, c’est le
chef de l’entreprise utilisatrice qui assure la coordination
préalable et générale des mesures de prévention.
En conséquence, il lui appartient de rédiger le protocole
de sécurité en tenant compte des informations fournies
par l’entreprise extérieure.
Il est à noter que cette réponse ne concerne que les
adhérents employeurs de main d’œuvre (salarié,
stagiaire, salarié d’entreprise de travail temporaire...).
(Voir première question)

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