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Thème
A Madame BENABDESSELAM R
Pour avoir accepté de diriger ce mémoire
Pour ses précieux conseils, sa rigueur et sa disponibilité tout au long de ce travail
Pour sapatience infinieet sa confiance
Je vous remercie d’avoir dirigé ce travail et soyez assuré de mon profond respect et de ma
reconnaissance
A MadameZERROUKI N
Pour m'avoir fait l'honneur de présider le jury de cette thèse. Pour l'intérêt qu’ellea porté à
mon travail. Pour les enseignements que vous nous avez prodigués au cours de nos études.
Sincères remerciements.
Conclusion………………………………………………………………………………...….68
Références bibliographiques
Annexes
Liste des tableaux et figures
Fécondité : mesure le nombre d’enfants nés vivants (et l’infécondité l’absence d’enfants), soit
au cours d’un intervalle d’âge déterminé (par exemple dans le calcul d’un taux de fécondité
par âge), soit pour l’ensemble des âges (par exemple dans l’indice synthétique de fécondité,
somme des taux par âge, observés sur une année donnée).
Fertiloscopie : est une technique récente destinée à l'exploration des structures tubo-
ovariennes en cas d'infertilité inexpliquée. C'est une technique simple, ambulatoire,
permettant de faire des gestes opératoires limités, mais sa place par rapport à la cœlioscopie
conventionnelle reste à définir.
Risque relatif (RR) : est une mesure statistique souvent utilisée en épidémiologie, mesurant
le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à l’autre
Salpingectomie : est l'ablation chirurgicale de l'une des trompes de Fallope ou des deux
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PARTIE I
Etude bibliographique
Chapitre I
Rappels anatomo-histo-
fonctionnels de l'appareil
reproducteur chez la femme
Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels
anatomo fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
De point de vue histologique l’ovaire est tapissé par un épithélium cubique simple,
prolongation du revêtement épithélial pavimenteux du mésovarium qui permet le passage des
vaisseaux et des nerfs dans l’ovaire au niveau du hile ovarien (Barillier, 2007)
2007
L’ovaire comprend une zone corticale et une zone médullaire.
● La zone corticale comporte une couche conjonctive dense sous-épithéliale,
épithéliale, l’albuginée,qui
l’albuginée
donne sa teinte blanchâtre à l’ovaire à l’état frais ; sous l’albuginée, les follicules
ovariensgamétogénes sont éparpillés dans le stroma (tissu conjonctif particulier à potentialités
multiples). Ces follicules
llicules contiennent les ovocytes. Dans
Dans le stroma, à tout moment, sont
observésdes
des follicules à différents stades et également des formes de dégénérescence
notamment le corps jaune (c’est le follicule de De Graaf qui, vidé de son contenu suite à
l’ovulation,
on, s’affaisse et se plisse ; il fournira à lui seul la progestérone dans le deuxième
partie du cycle).
● La zone médullaire (au centre) est formée de tissu conjonctif fibreux dans lequel
circulentles vaisseaux sanguins,
sanguins tels que les artèresspiralées, appelées artères hélicines,
hélicines les
vaisseaux
eaux lymphatiques et les nerfs.
nerfs. La zone périphérique de la médullaire est formée d’un
tissu conjonctif plus lâche qui lui permet de « suivre » les déformations du stroma par les
organites qu’il contient (Figure 2 ; Barillier, 2007).
Figure 2 : Schemas de l’ovaire en coupe transversale (a), image histologique d’un follicule
mûr (b)(Barillier, 2007).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
niveau des trompes utérines,de l'extrémité vers l'utérus : le pavillon de la trompe, l'ampoule
tubaire, l'isthme tubaire et le segment intra-mural situe dans l'épaisseur de la paroi utérine
(Tachdjian et al.,2016), la vascularisation se fait à partir des artères utérines et
ovariennes(Bones et al.,2015).
Les trompes utérines comportent trois tuniques cellulaires,la muqueuse, la musculeuse
et la séreuse. La muqueuse de la trompe est formée d'un épithéliumprismatique simple avec
des cellules à cils vibratiles et descellules sécrétrices, et d'un chorion contenant des
cellulesmusculaires lisses, des capillaires sanguins et des terminaisonsnerveuses. La tunique
musculaire est formée demuscle lisse organiée en deux couches circulaire et
longitudinale.L'extrémité libre de la trompe, le pavillon, possèdeune frange faite de
prolongements digitiformes. La paroi de l'ampoule tubaire comprend une muqueuse, qui
formede nombreux replis, une musculeuse et une séreuse. Auniveau de l'isthme tubaire, la
lumière de la trompe utérinese rétrécit progressivement et les plis de la muqueuse
seraréfient(Figure 3)(Tachdjian et al., 2016).
1.3. Utérus
L'utérus est un organe pelvien situé entre la vessie en avant et le rectum en arrière.
C’est un organe musculaire, creux, impair, médian, mesurant en moyenne 7 cm de long et 4
cm de large. L'utérus comporte une portion dilatée, appelée corps utérin, dont la partie
supérieure forme le fond utérin, et une partie cylindrique appelée isthme utérin en continuité
avec le col utérin qui s'ouvre dans le vagin(Figure 4 ; Tachdjian et al., 2016).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels
anatomo fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
1.4. Vagin
Le vagin est un conduit qui s’étend du col utérin à la vulve. C’est l’organe de la
copulation. Le vagin est un organe fortement érogène. Le mobile fœtal traverse le vagin au
moment de l’accouchement et de l’expulsion. Le vagin est situé dans le petit bassin, entre la
vessie en avant, le rectum en arrière et l’utérus en haut. De la vulve vers l’utérus, sa direction
est oblique en haut et en arrière faisant un angle de 70° avec l’horizontale. Sa longueur
moyenne est de 8 centimètres.
Le vagin est constitué de trois coucheshistologiques (Figure 6).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
2.1. Ovaire
La folliculogenèse est le processus qui s’étend du stade primordialau stade
préovulatoire(Figure7) ou à l’involution. L’entrée en croissance des follicules primordiaux
s’effectue de manière continuede la vie fœtale à la ménopause. Ce long processus se diviseen
quatre étapes :
● L’initiation du follicule primordial quiescent jusqu’au stade préantral(180 jours) ;
● La croissance basale, marquée par le développement de l’antrum et la prolifération des
cellules de la granulosa (CG) dont la différenciation s’arrête (70 jours) ;
● La sélection, lors des cinq premiers jours du cycle, caractérisée par l’émergence du follicule
dominant, le plus sensible à la FSH, et l’acquisition de l’activité aromatase avec passage d’un
statut androgénique à un statut oestrogénique ;
● La maturation, d’une durée de huit jours, définie par l’acquisition des récepteurs à la LH par
les cellules de la granulosa (CG).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
Pendant l’enfance, l’ovaire n’est pas strictement au [Link] effet, certains follicules
entrent en croissance et atteignentquelques millimètres sans pour autant parvenir à la
taillenécessaire pour une ovulation du fait des taux insuffisants deFSH (Gougeon,1996).Lors
de la puberté, la maturité de l’axe hypothalamo-hypophysairepermet l’obtention de taux de
FSH et de LHsuffisamment élevés pour permettre la croissance d’un folliculejusqu’au stade
pré-ovulatoire. Ainsi, l’estradiolémie s’élèveet les caractères sexuels secondaires apparaissent.
Une fois lesystème hypothalamo-hypophysaire mature, l’estradiol est àl’origine de la
décharge ovulante qui induit alors la premièreovulation (Bernard et al., 2016).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
cellules de la granulosa pour la FSHet sur les cellules de la thèque interne pour la [Link] effet,
chez la femme hypophysectomisée, souscontraceptifs oraux ou enceinte, des petits
folliculesantraux (2 à 4 mm) peuvent être mis en évidencepar l’échographie (Hugues, 2016).
2.1.2. Ovulation
L’ouverture du follicule est liée à la rupture des différentescouches de la thèque par
des enzymes protéolytiques (plasmine),secondaires à la sécrétion de prostaglandines E et F
sousl’effet du pic de LH. Des phénomènes contractiles dans la régionde la thèque externe,
sous la dépendance du système nerveuxautonome (récepteurs b-adrénergiques et
muscariniques sur cescellules) expliquent également la rupture folliculaire. La
méioseovocytaire reprend, permettant à l’ovocyte I bloqué en prophasede première division
méiotique d’évoluer en ovocyte II bloquéen métaphase de deuxième division méiotique
(ovule fécondable)(Merviel et al., 2011).
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
2.2. Trompes
Les trompes de Fallope jouent plusieurs rôles essentiels dans la reproduction :
● Réception de l’ovocyte. Lors de l’ovulation, le pavillon des trompes de Fallope recueille
l’ovocyte expulsé par l’ovaire, et plus particulièrement par le follicule ovarien.
● Déplacement des spermatozoïdes. La structure des trompes de Fallope aide au
cheminement des spermatozoïdes. Ces derniers se déplacent à travers les trompes utérines
pour atteindre la partie ampullaire où se trouve l’ovocyte. Lors de cette étape, les
spermatozoïdes achèvent également leur maturation.
● Environnement de fécondation. Les trompes de Fallope réunissent toutes les conditions
favorables à la fécondation, qui va avoir lieu dans la partie ampullaire.
● Transport de l’œuf : La structure des trompes de Fallope permet d’acheminer l’ovocyte
fécondé, l’œuf ou zygote vers la cavité utérine où il s’implantera pour commencer son
développement.
2.3. Utérus
[Link] proliférative
Les œstrogènes sécrétés par le follicule en cours de maturation agissent à la fois sur
l’endomètre et le myomètre pour préparer l’utérus à recevoir un éventuel embryon. Au
niveau de la muqueuse utérine, les cellules stromales subissent de nombreuses mitoses et
l’épithélium superficiel étend sa surface (Rihaoui et al., 2007). Les tubes glandulaires
se multiplient, s’allongent, mais restent droits. Un liquide aqueux facilitant la progression
desgamètes est sécrété. L’activité contractile du myomètre utérin, qui est un muscle lisse, est
stimulée par les œstrogènes et favorise également l’ascension des spermatozoïdes (Franchin
et Ayoubi, 2009). Des facteurs de croissance comme le VEGF(Vascularendothelialgrowth
factor)dont les taux sont élevés dès la fin de la phase menstruelle et au début de la
phase proliférative, permettent une différenciation capillaire intense. Les artérioles spiralées
s’élargissent progressivement. De plus, les œstrogènes stimulent l’expression des récepteurs à
la progestérone sur les cellules endométriales. Ainsi, ces dernières sont prêtes à répondre à la
progestérone dès le début de la phase sécrétoire. (Merviel et al., 2011)
[Link] sécrétoire
La phase sécrétoire débute après l’ovulation et dure du 14e au28e jour du cycle. Cette
phase sécrétoire est sous l’influence dela progestéronesecrétée par le corps jaune. La
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
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Chapitre I: Rappels anatomo-histo-fonctionnels de l'appareil reproducteur chez la femme
[Link] régénérative
La phase régénérative débute au moment de la menstruationet correspond aux
premiers jours de la phase proliférative. Lasynthèse de l’ADN ne survient que 2 ou 3 jours
après ladénudation de la partie fonctionnelle. Les cellules dustroma de la partie basale de la
muqueuse prolifèrent pourremplacer l’endomètre qui a desquamé et ensuite participent
àl’intégrité de la muqueuse. Cette synthèse est associée à unerégénération de l’épithélium
avec une prolifération des glandesà partir de la partie basale et de l’épithélium de surface de
lapartie péritubaire et isthmique (Bergeron, 2006).
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Chapitre II
Infertilité chez la femme
Chapitre II: Infertilité chez la femme
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
combiné est dit syndromique lorsqu’il est associé à des signes cliniques qui ne sont pas
endocriniens. Trois grands mécanismes responsables d’hypogonadisme hypogonadotrope ont
été décrits: les anomalies de migration des neurones à GnRH, les anomalies de
développement de l’antéhypophyse et les anomalies fonctionnelles de la commande
hypothalamo-antéhypophysaire. Néanmoins, le mécanisme du déficit gonadotrope reste
inexpliqué dans de nombreuses formes syndromiques qui résultent probablement
d’anomaliesfonctionnelles de la régulation hypothalamique ou du développement des
neurones (Roze et al., 2009).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
[Link]. Physiopathologie
●Hyperandrogénie
Elle est de plus en plus considérée commel’élément fondateur du SOPK (Frank,
1999). Elle correspond à un fonctionnementexcessif des cellules thécales ovariennes par
dysrégulationintrinsèque de celles-ci. Il s’y produit une hypersécrétion basaled’androgènes
probablement en rapport avec une activité accruedes promoteurs des gènes de certaines
enzymes de la biosynthèsedes androgènes et/ou une stabilité exagérée des ARNm codéspar
ces gènes (Wickenheisseret al.,2005).
L’hyperandrogénie est aggravée par deux principaux facteursextraovariens: la LH et
l’[Link] LH stimule directement la sécrétion thécale d’androgè[Link] augmentation
résulterait de l’altération du rétrocontrôlenégatif secondaire à l’action des androgènes en
excès sur l’axehypothalamo-hypophysaire (Eaglson, 2000).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
● Trouble de la folliculogenèse
Dans le SOPK, on distingue deux troubles de la folliculogenèse :l’excès de croissance
folliculaire précoce et le défaut de sélectiondu follicule [Link] ovaires sont constitués
d’un pool anormalement riche defollicules de par l’effet trophique des androgènes sécrétés
par lescellules thécales (Frank, 1999).
Le défaut de sélection d’un follicule dominantrésulterait, d’une part, d’une action
prématurée de la LH et, d’autrepart, d’un défaut d’action de la FSH.L’acquisition prématurée
du récepteur LH par les cellules dela granulosa (probablement induite par les androgènes
et/oul’insuline entraînerait un arrêt de leur multiplication et unestagnation de la croissance
folliculaire avec altération du processusde sélection du follicule dominant (Webber, 2003).
L’absence d’ovulation et de phase lutéale empêche l’élévationintercyclique de FSH
indispensable à la sélection du [Link] plus, ce phénomène serait aggravé par
l’excès locald’inhibiteurs de la FSH qui pourraient être l’AMH (qui inhibel’activité
catalytique de l’aromatase (Frank 1999)) et/ou l’insulin-likegrowthfactor-bindingprotein
4(IGFBP-4) (qui neutralise l’action des IGFintraovariens nécessaires à l’établissement du
phénomène dedominance (Giudice, 1999).
● Hyperinsulinisme
La physiopathologie du syndrome métabolique associé auSOPK serait liée à une
hyperphosphorylation basale des résidussérines de la sous-unité β du récepteur de l’insuline.
Cet étatd’hyperphosphorylation, retrouvé chez des femmes ayant unSOPK avec syndrome
métabolique, serait responsable d’une diminutionde l’activité tyrosine-kinase normalement
induite par laliaison de l’insuline à son récepteur.Néanmoins, les chercheurs tendent de plus
en plus à admettre quel’insulinorésistance dans le SOPK ne serait pas spécifique et quesa
physiopathologie serait proche de celle de l’insulinorésistance«commune».La conséquence
ovarienne de cette insulinorésistance est uneaggravation de la symptomatologie globale du
SOPK, par le biaisde l’hyperinsulinisme compensatoire(Robin et al.,2012).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
(Goswamiet Conway, 2005).Les cause peuvent être génétiques liées aux autosomes ou au
chromosome X(Hugon-Rodin et Christin-Maitre, 2012)Les causes iatrogènes sont
également fréquentes : post-chimiothérapie, post-radiothérapie pelvienne, post-chirurgie
ovarienne. Enfin, rarement, une origine auto-immune est en cause (Bazot et al., 2010).
L’IOP peut s’expliquer par trois mécanismes (Figure9) :
● Une déplétion primitive du pool de follicules primordiaux ;
● Une atrésie folliculaire accélérée avec épuisement du stock de follicules ;
● Un blocage de la maturation folliculaire(Hugon-rodin et Christin-Maitre 2012).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
3.2. Dysthyroïdies
Les hormones thyroïdiennes ont un rôle crucial dans le développement, la production
énergétique, les activités tissulaires. L'activité ovarienne, l'état du cycle menstruel, les
capacités de reproduction, le déroulement des grossesses sont profondément influencées par
l'état du fonctionnement thyroïdien(Wemeau, 2010).En maintes circonstances, des troubles
gynécologiques, une situation d'infertilité, des avortements s'avèrent révélateurs de
dysthyroïdies (Krassas, 2000 ; Krassas et al., 2010).
[Link]ïdies
Les états thyrotoxiques modifient l'activité ovarienne(Krassas, 2000 ; Krassas et
al.,2010). Chez les adolescents, un retard pubertaire est possible. Des anomalies menstruelles
sont constatées chez environ 20 % des femmes adultes. Leur prévalence est liée au
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
3.2.2. Hypothyroïdies
Dans l'hypothyroïdie franche, l'altération de la libido est évidente, comme les troubles
de l'ovulation. Des menometrorragies sont possibles, explicables par l'hyperoestrogénie
relative, les altérations des fonctions d'hémostase habituellement présentes dans les
thyroidopathies auto-immunes. L'hypothyroïdie peut se révéler par une anémie ferriprive
(Krassas, 2000 ; Krassas et al.,2010).. A l'inverse,chez les femmes jeunes s'observent des
situations d'aménorrhée avec galactorrhée, imputables au défreinage de la prolactine lié à la
carence acquise en hormones thyroïdiennes. Par ailleurs, des hypertrophies de la glande
hypophysaire par hyperplasie du secteur thyréotrope et prolactinique peuvent se présenter.
Elles sont responsables de pseudoprolactinomes. D'où la règle de toujours vérifier la TSH au
cours de tout hyperprolactinismemodéré(Hekimsoy, 2010).Les taux de SHBG, pour Sex
Hormone-Binding Globulin, se réduisent dans l'hypothyroïdie, de même que ceux de
l'estradiol et de la testostérone, avec une augmentation de leur fraction non liée. Les taux des
gonadostimulines ne sont pas sensiblement modifies. L'infertilité est possible, certes dans les
hypothyroïdiessévères, mais aussi discrètes, qui compromettent l'ovulation. L'infertilité est
une des situations qui justifient le dépistage et la correction des hypothyroïdiessubcliniques,
biologiquement caractérisées par l'augmentation isolée de la TSH (consensus de la Haute
Autorité de santé(HAS, 2010).Malgré tout, il n'est pas encore clairement établi que la
correction des hypothyroïdies frustes contribue significativement à la réduction des
infertilités(Krassas et al.,2010).
3.3. Obésité
Du fait de sa grande prévalence dans les pays développés etde ses complications
métaboliques, l’obésité est un problèmemajeur de santé publique. Selon les données de
l’OMS, l’obésitétoucherait 14,9 %des femmes dans le monde en 2014 (Ng et al.,2014) .
Avec l’âge, le poids est un facteur pronostiqueimportant de la fertilité. En effet, pour
chaque point d’indicede masse corporelle (IMC) supérieur à 29 kg/m2, les chancesde
grossesse spontanée baissent de 5 %, principalement dufait des troubles de l’ovulation
souvent associés (Steeg et al.,2008). Ces troublesde l’ovulation peuvent être de plusieurs
origines : originecentrale par une altération du fonctionnement de l’axe gonadotropesous
l’action de la leptine, origine périphérique parproduction excessive d’androgènes convertis en
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
3.4.Déficits en 21-hydroxylase
Le déficit sévère en 21-hydroxylaseest la cause génétique la plus fréquente d’hyperplasie
congénitale des surrénales. Dans sa forme complète chez la femme, cette pathologie est
souvent à l’origine d’un syndrome de perte de sel en période néonatale pouvant mettre en jeu
le pronostic vital du nouveau-né. Elle entraine également un trouble de la différenciation
sexuelle par virilisation des organes génitaux externes.
Les mécanismes d’infertilité sont multifactoriels et communs dans les deux formes de
bloc déficit en 21-hydroxylase. Ils sont la conséquence, d’une part, de l’hyperandrogénie
surrénalienne et, d’autre part, de l’accumulation des substrats de l’enzyme que sont la
progestérone et accessoirement la 17-OHP. (Dewailly 2002; Claahsen-van der Grintenet
al., 2006)
L’excès d’androgènes surrénaliens induit avant tout un déficit gonadotrope, d’autant
plus profond que l’hyperandrogénie est sévère. En effet, au niveau hypothalamique, les
androgènes convertis en œstrogènes induisent un rétrocontrôle négatif sur l’axe gonadotrope
assorti de troubles ovulatoires plus ou moins marqués selon l’intensitéde ce rétrocontrôle
(Helledey et al., 1993). Une partie des androgènes surrénaliens en excès diffuse au sein du
parenchyme ovarien et serait capable d’induire un trouble de la folliculogenèse, proche de
celui observé dans le syndrome des ovaires polymicrokystiques, en agissant localement sur les
récepteurs aux androgènes au niveau des cellules de la granulosa (Dewailly 2002; Claahsen-
van der Grintenetal.,2006). L’excès de sécrétion de progestérone d’origine surrénalienne
secondaire au déficit en 21-hydroxylase induit également un impact négatif sur la
fertilitéféminine, En effet, la progestérone agit à 3 niveaux en activant de manière excessive
et/ou prématurée les récepteurs à la progestérone: Le premier niveau d’atteinte concerne l’axe
gonadotrope. En effet, la progestérone endogène (et accessoirement le 17-OHP]) peuvent
induire un rétrocontrôle négatif au niveau des neurones hypothalamiques à GnRH à l’origine
d’une dysovulation « centrale ». Ce mécanisme d’infertilité est commun avec celui décrit pour
les androgènes. Il y a donc probablement un effet de potentialisation entre ces deux familles
de stéroïdes à l’étage hypothalamo-hypophysaire. Le second niveau d’atteinte concerne
l’endomètre. En effet, l’activation continue des récepteurs à la progestérone freine la
croissance de l’endomètre induite par les œstrogènes mais induit aussi une avance de
maturation endométriales délétère pour l’implantation d’un éventuel blastocyste. Le troisième
niveau d’atteinte concerne les glandes endocervicales. Celles-ci secrètent alors de manière
continue une glaire plus compacte et hostile à la migration, à la survie et à la capacitation des
spermatozoïdes.(Dewailly 2002; Claahsen-van der Grintenet al., 2006 ; Holms et
al.,1995).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
[Link]échies
Les synéchies sont un accolement partiel ou total (syndrôme d’Asherman) des parois
de l’utérus, survenant de façon non physiologique après agression de la muqueuse
endométriale(Figure 13).
Figure 13 : Utérus sain (a gauche), avec synechies (a droite) in (Malhotra et al., 2012).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
5.3. Infections
Les infections génitales de la femme peuvent avoir 2 origines : endogène, liée à une
prolifération anormale de germes appartenant à laflore vulvovaginale, ou exogène, c'est-à-dire
le plus souvent due à une contamination sexuelle (80 % des cas). L'utérus et les trompes
peuvent également être atteints à l'occasion d'un geste transcervical (stérilet, curetage, etc.).
Outre les bactéries des IST (chlamydia, gonocoques), des entérobactéries sont également
retrouvées (E. coli en particulier) (Wilcox, 2010).
Les infections à Neisseriagonorrhoeae, Chlamydia trachomatis,Escherichia coli,
Mycoplasma, Bacteroidesureolyticuset espèces de Mobiluncussont connues pour provoquer
une déciliation ou une réduction de l’activité ciliaire, perturbant le transport tubaire ou des
adhérences tubo-ovariennes, pouvant gêner la captation ovocytaire. L’action pathologique du
N. gonorrhoeaeconsiste en une réduction rapide et un arrêt total de l’activité ciliaire. Il y a par
ailleurs une invasion des cellules non ciliées de l’endosalpinx. Le monomère de
peptidoglycane et le lipopolysaccharide gonococcique produit par la membrane externe du
gonocoque forment des agrégats à l’apex des cils avant de pénétrer le cytoplasme des cellules
ciliées et non ciliées sous forme de structures vésiculées. Ce mécanisme dure 12 heures. Les
cellules infectées produisent alors un facteur de nécrose : le tumornecrosis factor (TNF) avec
un taux de perte ciliaire corrélé à la concentration tissulaire de TNF. Le C. trachomatis(plus
particulièrement est connu pour entraîner des obstructions tubaires distales ayant pour
conséquence des hydrosalpinx associés à une perte permanentedes cils plus ou moins
extensive (Brussow et al., 2008 ; Bohbot, 2011). L’action pathogène de C.
trachomatisconsiste en un effet cytotoxique direct sur la muqueuse avec rupture des cellules
épithéliales et pertes des microvillosités. À cela se surajoute une réponse immunitaire
entraînant une déciliationtubaire permanente et une diminution de la fréquence ciliaire descils
restants, ce qui a pour conséquences des lésions tubaires étendues irréversibles. L’E. coli,
quant à lui, semble provoquer sur des modèles murins une déciliation progressive associée à
des lésions des cils restant à type de raccourcissement, gonflement et adhésion entre eux.
Cependant, les lésions secondaires à E. coli sont réversibles en huit semaines (Wilcox, 2010).
Les oviductes sont le site le plus répandu de tuberculose génitale chez les femmes
atteintes de granulomes avec obstruction partielle ou totale. L’endomètre peut également être
endommagé par la formation de tubercules ou de granulomes, entraînant aménorrhée et
infertilité (Sharma et al., 2008). Des études Nigériennes et Pakistanaises suggèrent jusqu’à
2% de l’infertilité féminine secondaire à une tuberculose génito-urinaire. Malheureusement, le
succès du traitement antibiotique de M. tuberculosis ne peut inverser les changements
histologiques, et la plupart des femmes sont définitivement stériles (Ojo et al., 2008 ;
Shaheen et al., 2006).
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Chapitre II: Infertilité chez la femme
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Chapitre III
Exploration de la femme
infertile
Chapitre III: Exploration de la femme infertile
1. Interrogatoire
Le premier contact avec le couple infertile qui vient consulter doitmettre en confiance.
Certaines questions concernant le passé dechacun ne pourront sans doute être posées qu’en
tête à tête aumoment de l’[Link] première consultation comprend l’interrogatoire,
l’examendes deux partenaires, et les conclusions tirées de cet entretien(Porcu-Buisson,
2007).Il s’agit de la première étape importante dans laprise en charge d’une hypofécondité et
cela nécessite d’établir un dossier pour les deux conjoints. Pour plus de commodités, le
dossier est commun pour les deux et c’est un cas de figure qui n’est retrouvé qu’en médecine
de la reproduction (un dossier médical pour deux personnes). Il importe que les deux
membres du couple soient interrogés ensemble, puis séparément, afin de respecter le secret
médical du à chacun des partenaires.
[Link] de la femme
Il précisera son poids, sa taille, permettant le calcul del'index de masse corporelle
(IMC = Poids/Taille2), défavorableàpartir de 30 (augmentation du risque de FCS et de
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Chapitre III: Exploration de la femme infertile
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Chapitre III: Exploration de la femme infertile
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Chapitre III: Exploration de la femme infertile
Score 0 1 2 3
Ouverture du col Ferme Punctiforme Ouvert Béant
Filance < 1 cm 1 à 4 cm 5 à 8 cm > 9 cm
Abondance Absente Minime En goutte En cascade
Cristallisation Absente Linéaire Partielle Complete
4. Courbe thermique
En pratique, c'est le seul examen qui soit tout à fait indispensableet qui apporte des
renseignements inestimables. Elle suppose évidemment une collaboration de la patiente à qui
le praticien expliquera l’importance des données primordiales qu'elle fournit par rapport à son
modeste prix de revient. Elle sera faite sur un papier adapté avec trois graphiques superposés.
Le premier jour des règles est situé à gauche de la feuille ; le graphique est changé à chaque
cycle. Plate, elle témoigne d’une anovulation(Figure 14) ; plate, supérieure ou égale à 37 °C,
elle reflète une grossesse si sa duréedépasse 16 jours,biphasique(Figure 14), elle permet
d’étudier ladurée de la phase folliculaire (reflet de la maturation) et surtout celle de la phase
lutéale. Le caractère biphasique ne s’accompagne pas toujours d’une températuresupérieure à
37 °C en phase lutéale, mais une différence de 2 à 3/10 est observée en analysant la courbe
s’il y a eu ovulation (Cole, 2009).
29
Chapitre III:: Exploration de la femme infertile
30
Chapitre III: Exploration de la femme infertile
31
Chapitre III: Exploration de la femme infertile
Le dosage de TSH doit êtresystématique car les hormones thyroïdiennes ont plusieurs
effets sur la fonction ovarienne. Chez l’animal, l’hypothyroïdieentraine, chez les femelles, une
diminutiondu poids des ovaires associéeà un arrêt de la folliculogenèse,la fréquence des
ovulations diminue. Ces observations se retrouvent dans différentesespèces. Chez la femme,
l’hyperthyroïdie est à l’origine d’une oligoménorrhee avec dysovulation, voire une
aménorrhée. L’hypothyroïdie provoque chez la femme une anovulation et une
infertilitémarquée, une galactorrhéeliée à une augmentation de la prolactine sont observées
(Bettahar-Lebugle, 2011 ; De Ziegler et al., 2016).
Le dosage de l’inhibine B est pour certainsun bon marqueur de la réserve ovarienne
puisque cette hormone est produite sousle contrôle de la FSH par les cellules de la granulosa
des petits follicules antraux et pré-antraux. Un taux d’inhibine B dosé au 3e jour du cycle a
une bonne valeur prédictive de la réponseà la stimulation ovarienne s’il est supérieur à 45 Pg/
mL(Seifer et al., 1997).
Le dosage de l’hormone antimüllérienne (AMH) a été plus récemment propose comme
marqueur de la réserve ovarienne (Franchin et al., 2005).Il n'est pas clairement établi si la
production d'AMH par follicule varie et si elle peut être influencée par des phénomènes
hormonaux locaux, cependant, la mesure des taux d'AMH plasmatiques reflète le nombre de
follicules pré-antraux. Comme pour les follicules antraux, la cohorte des folliculesproduisant
de l'AMH et donc les taux d'AMH reflète la taille de la cohorte de follicules primordiaux
présente à un moment donné. Par conséquent, les taux d'AMH et le score AFC sont liés l'un à
l'autre chez une même personne, offrant tous deux un reflet indirect de la cohorte des
follicules primordiaux restants(De Ziegler et al., 2016).
Par ailleurs, les sérologies : HIV, hépatite B et C, syphilis, chlamydiae, toxoplasmose
et rubéole sont recommandéeslors d’un bilan d’infertilité(Bettahar-Lebugle, 2011).
6. Echographie
L’échographie au troisième jour du cycle menstruel est un examen indispensabledans
le bilan d’une infertilité fait avec un échographe (Annexe 18).Il va permettre de conditionner
la prise en charge thérapeutique en évaluant la réserve ovarienne. Cet examen comprend le
compte des follicules antraux qui doit être précis, et un examen de l’utérus et des annexes afin
d’identifier des causes d’infertilité ou des facteurs pouvant modifier la prise en charge ou le
pronostic de la patiente. L’utilisation des modes en trois dimensions permet d’améliorer la
sensibilité de cet examen en particulier en ce qui concerne l’analyse du corps
utérin(lamazouet Levaillant, 2010).
Cet examen est caractérisé par la facilité de son exécution et par son innocuité.
L’échographie trouve tout naturellement une place croissante dans le panel des techniques
d’imagerie dans l’infertilitégrâceà l’avènement des sondes endocavitaires de haute fréquence
et des techniques Doppler. Son innocuité, sa facilité de réalisation et son cout modeste en font
une technique de choix. L’échographiepar voie vaginale a supplanté
l’échographietransvésicale, améliorant le confort des patientes tout comme la qualité des
images. L’échographieabdominale reste utilisée dans les quelques situations ou existe une
contre-indication à l’utilisation d’une sonde vaginale.
Elle permet de s’assurer de l’absence d’une anomalieutérine (fibrome, polype, cloison,
utérus bicorne, adenomyose). Les annexes sont explorées, ce qui peut permettre de trouver
32
Chapitre III: Exploration de la femme infertile
des anomalies telles qu’un kyste ovarien ou un hydrosalpinx. Enfin, l’échographie permet
d’estimer la réserve ovarienne grâce au décompte folliculaire et de faire une adéquationentre
la taille des follicules, le jour du cycle et l’aspect de la glaire. En revanche, elle ne permet pas
d’apprécier la qualité des trompes (Bettahar-Lebugle, 2011).
7. Hystérosalpingographie
L’HSG est une exploration radiologique(Annexe 19) de la cavité utérineet des
trompes après opacification transcervicale parun produit de contraste iodé. C’est l’un des
examens fondamentauxdans l’exploration de l’infertilité féminine àcause surtout de son
apport dans l’évaluation des trompes.C’est un examen plutôt de dépistage que de diagnostic
deslésions intra-utérines et tubaires. L’HSG a une bonne sensibilitémais une faible spécificité
pour le diagnostic despathologies utérines intracavitaires(Ubeda et al., 2001).
La fiabilité de l'HSG dans l'évaluation tubopéritonéalen'est pas absolue non plus.
Selon la méta-analyse de Swart et al.(1995), l'HSG présente une bonne spécificité (83 %)
mais une faible sensibilité (65 %) dans le diagnostic d'une obstruction tubaire. Par ailleurs,
l'interprétation de l'HSG présente une variabilité interopérateur non négligeable, estimée à
plus de 20 %, ce qui traduit le caractère délicat de cet examen dans sa réalisation et son
interprétation.
L'HSG, la sérologie Chlamydiae ou l'association des deux peuvent être utilisées
comme des tests diagnostiques dans l'évaluation primaire d'une infertilité d'origine tubaire.
Toutefois, l'HSG reste l'examen d'imagerie recommandé en première intention pour
l'exploration tubaire dans un contexte d'infertilité, car elle réalise encore le meilleur
compromis innocuité/efficacité (Torre et al., 2010).
8. Hystéroscopie
L’hystéroscopie est un examen endoscopique fait avec un hystéroscope(Annexe 20)
permettantla visualisation directe de la cavité utérine. Grâce à la miniaturisation des
hystéroscopeset à l’amélioration de leurs performances optiques, l’hystéroscopie est
actuellement un geste simple de diagnostic ambulatoire,réalisé sans anesthésie ou avec une
anesthésie locale. Ses principales indications sont l’exploration des ménométrorragies et des
patientes infertiles. Sa réalisation systématique en première intention dans ces deux
indications est toujours sujette de controverses (Ait ben kaddour et al., 2010).
Bien que certains auteurs aient montré l'intérêtd'une hystéroscopie diagnostique
systématique avant toute prise en charge en FIV (Pundir et al., 2014), l'hystéroscopie est
principalement indiquée en cas de suspicion d'anomalie endocavitaire afin de vérifier
l'intégrité de la cavité utérine, l'aspect de l'endomètre et sa trophicité, et de traiter une
synéchie utérine, un polype endométrial ou un myome sous-muqueux, le cas échéant. Elle
permet aussi de traiter une cloison utérine avant AMP (Yazebeck et al., 2010).
L’hystéroscopie est l’examen le plus performantdans l’évaluation de la cavité utérine
malgré le développement de l’échographie et del’hystérosonographie. Il est préférable
d’effectuer systématiquement une hystéroscopie avant de débuter un programme de
fécondation in vitro (FIV). Cette hystéroscopie permet de mettre en évidence des lésions
pouvant entraîner des échecs de transfert ou d’implantation (Agostini et al., 2005).
33
Chapitre III: Exploration de la femme infertile
34
PARTIE II
Etude rétrospective
Partie II Etude rétrospective
1. Description de l’étude
Notre étude rétrospective a été réalisée sur 178 dossiers de couples infertiles et
candidats à une prise en charge dans un centre de procréation médicalement assistée (PMA)
d’Alger et ce pendant la période allant de janvier à mai 2017. Dans la présente étude, nous
nous sommes intéressés uniquement aux femmes issues des couples dont le conjoint ne
présente aucun problème d’infertilité (les spermogrammes sont faits dans le même
établissement et ne présentent aucune anomalie décelable) ou une maladie qui peut influencer
la fertilité.
2. Résultats et discussion
2.1. Répartition des patientes en fonction de l’âge
Nous avons repartis les 52 patientes selon trois tranches d’âges, la premièretranche
allant de 20 à 30 ans correspondàl’âge où la fertilité féminine est à son optimum, la seconde
de 31 à 35 ans la tranche d’âge où les chances de conception spontanée diminuent
considérablement, et la dernièretranche regroupant les patientes de plus de 35 ans. Les
36
Partie II Etu rétrospective
Etude
résultats sont rapportés dans la Figure 15et l’annexe 1 avec 17% (9 cas) pour la première
tranche, 37% (19 19 cas) pour la deuxième et 46%(24 cas) pour la dernière tranche, l’âge
minimum de notre échantillon est de 24 ans tandis que l’âgemaximum
maximum est de 43 ans.
ans
46%
50%
45%
37%
40%
% des patientes
35%
24
30% 19
25%
17%
20%
15%
10% 9
5%
0%
[20;30] [31;35] >35
37
Partie II Etude rétrospective
l’inhibine B, conduit, dèsl’âgede 35 ans, à une élévation de la FSH circulante. Une croissance
folliculaire accélérée et/ou une sélection du follicule préovulatoire plus précoce, probablement
due à l’élévation des taux de FSH, semble être responsable du raccourcissement de la durée
de la phase folliculaire à partir de 40 ans. Lorsque la femme atteint la quarantaine, le taux
d’avortements spontanés est augmenté, soit en raison d’une chute de la
réceptivitéendométriale, soit en raison d’une qualité ovocytaire diminuée, soit des deux à la
fois (Gougeon, 2005). Les capacitésreproductives cessent souvent desannées avant la
ménopause qui survient vers 50 ans dans les populations actuelles des pays développés et/ou
déclinent fortement bien avant que celle-ci ne soit atteinte,(Khoshnood, 2008). En Algérie,à
notre connaissance, aucune étude n’est faite dans ce cadre.
Les travaux de Block, réalisésà partird’ovaires prélevés au cours d’autopsie, illustrent
bien la perte folliculaire avec le vieillissement chez la femme (Block, 1952). En effet, le
nombre médian de follicules décroit de 104000 chez la femme de 20 ans, à33000 chez la
femme de 30 ans, puis à 7900 chez la femme de 40 ans. La taille de la réserve diminue de
façon relativement constante jusqu’àl’âge de 37-38 ans, puis de manière plus accélérée
jusqu’à la ménopause(Gougeon et al., 1994). Cette accélération se produit lorsque le nombre
de follicules est voisin de 25000 (Gougeon et al., 1994).Bien que ces causes restent
inconnues, elle coïncideavec la diminution progressive de la fertilité. Néanmoins, cette
diminution peut se manifester beaucoup plus tôt, à partir de l’âge de 30 ans, ou avant, mais
d’une manière moins prononcée(Van Noord Zaadstran, 1991).Finalement, bien que très
variable d’une femme à l’autre, l’âgemédian d’"Arrêt" de la fertilité se situerait vers 40-41 ans
(Wood, 1989), avec des limites trèslarges.
L’âge de la patiente est donc un facteur pronostiqueessentiel dans toutes les techniques
d’assistance médicaleà la procréation (Merviel et al., 2010; Tomas et al., 1999; Bronte et
al., 1999; Harris et al., 2010). Si certains auteurs ont trouvé une relation pratiquement
linéaire et inversement proportionnelle àl’âge(Bronte et al., 1999 ) d’autres observent des
taux de succès qui se maintiennent jusqu’à 40 ans, avant de chuter au-delà(Wamer et al.,
2004).
Lorsqu’une AMP doit êtreenvisagée, l’évaluationprécise du statut folliculaire ovarien
constitue un préalable. Elle a pour but de bien informer le couple sur ses chances de procréer
et de lui proposer la meilleure alternative thérapeutique. Il faut,cependant, remarquer que le
recours aux techniques d’AMP touche surtout les femmes infertiles ayant dépassé la trentaine
et dont la fonction ovarienne est susceptible d’être déjà altérée. En effet, le vieillissement
ovarien quantitatif, mais aussi qualitatif, est reconnu comme étant le facteur le plus limitant en
AMP (Templeton et al., 1996).
38
Partie II Etude rétrospective
dans notre cas varie entre 17.5 et 35, nos résultats sont proches de ceux d’Abregel et
al.(2014).
25%
20%
19
15% 17
15
10%
5% 2%
0% 1
<18,5 [18,5 ; 25] ]25 ; 30] >30
Selon des études épidémiologiques prisescomme référence,tous les auteurs n’ont pas
exactementles mêmes normes de référence(Boutet, 2010).L'obésité peutaffecter la fertilité en
causant un déséquilibre hormonal et une dysovulation, en particulier chez les nullipares(Sibai
et al., 2013).
Cependant, surpoids ou obésité ne signifient pas invariablement infertilité, mais il est
clair qu'ils accroissent le risque d'infertilité. Chez la femme obèse, les perturbations du cycle
sont fréquentes et s'accompagnent d'une raréfaction des ovulations (dysovulation). Un IMC
supérieur à 27 kg/m2 multiplie par trois le risque d'infertilité par absence d'ovulation
(infertilité anovulatoire). Le surpoids contribue à une augmentation des troubles d'ovulation et
peut-être aussi des risques de fausses couches. La plupart des complications materno-foetales
sont multipliées par 2 à 5 en cas d'obésité (IMC > 30). Or, plus de 90 % des femmes obèses
peuvent obtenir une amélioration de leur cycle, voire des grossesses spontanées, par une prise
en charge diététique et d'exercices physiques(Levy-Dutel etal., 2015).
L’impact sur les capacités reproductives fémininesdes anomalies de poids définies par
un indice de masse corporelle (IMC) en dehors des valeurs normales a été démontré dans la
population générale, tant pourle surpoids et l’obésité que pour un faible poids (Block, 1952;
wood, 1989). De plus, le poids à l’adolescence qu’il s’agisse de maigreur, de surpoids et
surtout d’obésité s’est avéréêtre liéà la fertilitéultérieure et la fertilitétotale à la fin de la vie
reproductive, indépendammentdu poids àl’âge adulte dans deux étudesépidémiologiquesdans
la population finlandaise (Templeton et al., 1996) et la population américaine(Cameron et
al., 1988). Enfin,dans une étude épidémiologique d’une population danoise, le poids de la
femme lors de sa naissance est également liéà la fertilitéultérieure,avecune augmentation du
délainécessaire à concevoir pour un petit poids de naissance (< 2 500 g àterme ou 1 500 g en
39
Partie II Etude rétrospective
cas de prématurité) ou un poids de naissance élevé (> 4 500 g à terme ou 3 500 g en cas de
prématurité), en particulier si l’IMC avant grossesse est inférieur à 25 dans le premier cas et
supérieurà 25 dans le second cas (El Toukhy et al., 2002).
Le poids (la masse grasse) joue un rôle fondamental dans le fonctionnement de l'ovaire
(Bringer, 1999). Un poids trop faible empêche la survenue de la puberté et le mécanisme du
blocage de la fonction de reproduction dans cette situation est longtemps resté un
mystère(Sarfati, 2010). La leptine, découverte dans les années 1980, dont le taux circulant est
d'autant plus élevé que la masse grasse est abondante. Des récepteurs hypothalamiques pour la
leptine permettent de mieux comprendre l'interactionentre la leptine et la sécrétion de GnRH,
entre poids et reproduction (Bourret, 2008) et il a été mis en évidence des récepteurs de la
leptine sur les neurones secrétant la GnRH (Magniet al., 1999). Un taux trop faible de leptine
bloque ou empêche la fonction de reproduction d'apparaitre. La sécrétion croissante
d'œstradiol (E2) en phase folliculaire s'accompagne d'une accélération de la pulsatilité de
GnRH (via le système KiSS1-KISSR1) avec en période ovulatoire le pic de GnRH qui
s'accompagne d'une élévation de la leptine (Lin et al., 2005). A l'inverse, en cas d'excès de
poids, la production d'androgènes est augmentée, l'aromatisation des androgènes en
œstrogènes est augmentéeproportionnellement à l'importance de la masse grasse et la fertilité
diminue statistiquement par effet "pilule"(Brewer, 2010).
La perte de poids extrême ou des maladies comme l'anorexie mentale et des troubles
de l’alimentationpeuvent également affecter la fertilité féminine. Chez les femmes, un faible
poids (IMC < 18) peut réduire la production de GnRH. De ce fait, l'ovulation devient
irrégulière ou s'arrête. Des niveaux de GnRH réduits peuvent également affecter la capacité
d'accueil d'un ovule fécondé par l'endomètre (Dechanet et al., 2009; Levy-Dutel et al.,
2015).
Les données de l’interrogatoireet de l’examen clinique sont deux éléments
indispensables dans l’exploration de l’infertilité dans son versant féminin, cependant, dansle
cadre denotre étude,nous disposons de peu de données concernant l’interrogatoire. Outre l’âge
et le poids, discutés précédemment, nous avons trouvé des données concernantle type de
l’infertilité et de sa durée, la présence de troubles de l’ovulation, de dysménorrhées et
dedyspareunies,de la durée moyenne des cycles menstruels, ainsi que des données sur les
antécédents médico-chirurgicaux.
40
Partie II Etu rétrospective
Etude
Nt=52
94%
100%
90%
80%
70% 49
60%
%
50%
40%
30% 6%
20%
10%
0% 3
infertilité primaire infertilité secondaire
Type de l'infertilité
Figure 17 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %desdes patientes selon le type de
l’infertilité ; Nt : Nombre total
Les malformations utérines (hypoplasie utérine, cloison utérine) (Sharger et al., 2004;
Litta et al., 2004), ), les hyperprolactinémies et autres atteintes de l’axe hypothalamo-
hypothalamo
hypophyso-ovarien(Bazot et al., al 2016)sont
sont plus fréquemment rencontrées en cas d’infertilité
primaire. Par ailleurs,lee plus souvent l’infertilité secondaire succède à la pertede la grossesse
grossess
ou de l’enfant précédent (fausse couche,avortement provoqué, mort fœtale, fœtale grossesse extra
utérine).Toutes
outes les pathologies obstétricales
obstétricales antécédentes peuvent être,par
être un effet
traumatique, responsables
onsables d’une inhibition de la fécondation ultérieure. Il s’agit bien
d’infertilités secondaires au sens médical habituel:
habituel En fait, un début
but de grossesse ayant
a eu lieu
auparavant, terminé tragiquement peut entrainer l’installation de l’infertilité(Bydlowski,
l’infertilité
2003). L’effet traumatique, inhibant la procréation suivante, concerne la représentation
mentale
ntale et non la gravité au plan de la réalité médicale. Par conséquent, nous pensons qu’il est
justifié de rapprocher ces infertilités secondaires par des causes psychologiques survenant lors
dee la perte d’une grossesse par la femme.
Les synéchies utérines sont aussi une cause d’infertilité le plussouvent secondaire.
Les deux principaux signes cliniques dessynéchies utérines sont l’infertilité (43 %) et
l’aménorrhée(37 %) (MarcusMarcus et al., 1996).Les Les étiologies sont traumatiques (séquelles
decuretage) ou infectieuses. Le pronostic de la fertilité dépendessentiellement de la sévérité de
la synéchie et de l’âge despatientes
patientes (Touboul et al., 2009).Les synéchies et endométrites
endomé sont
souvent secondaires à des complications
complica infectieuses d’événements obstétricaux et sont
s donc
plus fréquentes en cas d’infertilité secondaire.
seco Les fibromes sous muqueux et les polypes sont
plutôt corrélés à l’âge de la patiente et se rencontrent plus fréquemment après 35 ans(Agostini
ans
et al., 2005).
41
Partie II Etude rétrospective
40%
30% 28
20% 21
10% 6%
0% 3
<2 2a5 >5
42
Partie II Etu rétrospective
Etude
Ces données sont trop souvent ignorées desfemmes pour qui 25 % de grossesse par
cycle restent l’idéecommunément
nément admise, quels que soient leur âge et leur durée d’infertilité.
Nt=52
77%
80%
70%
60%
% des patientes
50%
40% 40 23%
30%
20%
12
10%
0%
Non Oui
Troubles de l'ovulation
Figure 19 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %des
des patientes selon les troubles
de l’ovulation au cours des cycles menstruels ; Nt : Nombre
ombre total.
total
En cas d’anomalie isolée de l’ovulation, un passage immédiat enFIV classique n’est
pas recommandé, é, une prise en charge initiale par des traitements inducteurs de d l’ovulation
doit d’abord être mise en place associée dans un second temps t à des IIU (insémination intra
utérines). C’est seulement en cas d’échec et donc de passage passage en catégorie d’infertilité
inexpliquée (lorsque l’anovulation
l’anovulatio a été corrigée sans obtention de grossesse) qu’une
poursuite dans la prise en charge en AMP est possible. En cas d’association à d’autres
d’a causes
d’infertilités, le recours à l’AMP peut être proposé en première intention (Bonneau et al.,
2017; Merviel et al., 2019).
Les causes des Troubles de l’ovulation sont classées par l’organisation
l’organisa mondiale de la
santé (OMS) en 3 types :
• Trouble de l’ovulation de type OMS 1(hypogonadisme hypogonadotrope) :
Il existe une aménorrhée d’origine hypothalamique ouhypophysaire. Un trouble alimentaire
de type restrictifest suspecté. Dans ce cas, une
une prise de poids permettra de retrouverdes cycles
[Link],
Cependant, en cas d’échec ’échec de prise de poids ou d’une cause
43
Partie II Etude rétrospective
44
Partie II Etu rétrospective
Etude
100% 89%
90% 79%
80%
% des patientes
71%
70%
60%
50%
40% 8 29%
30% 15 21% 17
20% 11%
10%
0% 4 7
Non 1
Oui Non Oui Non Oui
Troubles de l'ovulation
Age
Figure 20 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %des
des patientes selon la présence
de troubles de l’ovulation en fonction de l’âge ; Nt : nombre
mbre total.
90%
78%
80%
70%
% des patientes
60%
50%
41
40%
30%
20% 12%
10%
10%
0% 5 6
<28 [28 ; 30] >30
Durée moyenne des cycles menstruels
Figure 21 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %des
des patientes selon la durée
moyenne des cycles menstruels ; Nt : Nombre total.
45
Partie II Etude rétrospective
modifications dans les caractéristiques du cycle menstruel. Elles sont souvent discrètes mais
tout de même appréciables. La plus commune d’entre elles, qui doit être retenuesur le plan
clinique, est sans doute la diminution de la durée moyenne des cycles. Elle se caractérise par
un raccourcissement exclusif de la phase folliculaire, qui passe de 14,2 jourschez les femmes
âgées de 18 à 24 ans à 10,4 jours chez les femmes âgées de 35 à 44 ans. La phase lutéale
aurait, quant à elle, tendance à s’allonger légèrement chez la femme âgée bien que cette
notion reste encore discutée(Van Zonneveld et al., 2003; Klein et al., 1996).
La diminution de la durée de la phase folliculairepourrait résulter soit de la croissance
accélérée (Klein et al., 1996), soit du développement précoce du follicule dominant jusqu’à
l’ovulation. Le raccourcissement des cycles constitue un signe d’appel clinique important
pour le diagnostic de l’insuffisanceovarienne ≪compensée≫ ou le caractère ovulatoire des
cycles est maintenu (Van Zonneveld et al., 2003 ; Klein et al., 2002).
L’allongement de la longueur des cycles oriente le diagnostic vers une anomalie de
l’ovulation. Le caractère ancien, récent et progressif de cette anomalie de la longueur des
cycles doit être précisé. En effet, une spanioménorrhée ancienne, existantdepuis la ménarche
doit orienter le diagnostic vers uneanomalie de l’ovulation de type II selon la
classificationOMS, correspondant à un syndrome des ovairespolykystiques. Cette
spanioménorrhée, définie parune longueur des cycles supérieure à 40 jours, est un des trois
éléments diagnostiques du syndrome des ovaires polykystiquesselon les critères de Rotterdam
établis en 2003 (Matalliotakis et al.,2008). La présence d’une spanioménorrhée doit faire
rechercher des signes d’hyperandrogénieclinique et orienter vers la prescription d’un dosage
des androgènes, de la 17 OH progestérone et d’une échographie pelvienne à la recherche
d’ovaires polykystiques. L’apparition d’une spanioménorrhée récente ou progressive doit
faire rechercher des éléments en faveur d’une pathologie endocrinienne hypothalamo-
hypophysaire ou périphérique.
La constatation de cycles courts (< 25 jours en moyenne) dont le raccourcissement est
progressif est un élément en faveur d’une déficience ovarienne et permet d’orienter vers un
trouble de l’ovulation de type III selon la classification OMS. Une éventuelle déficience
ovarienne devra être confirmée par un dosage hormonal et un compte des follicules antraux
par échographie pelvienne, afin de définir, dans le cadre d’un passage en AMP, le type de
technique à utiliser et le pronostic en termes de réussite lors d’une AMP. De même, des cycles
courts, en moyenne de 26-27 jours, sont fréquemment observés chez les patientes
endométriosiqueset devront faire rechercher d’autres signes cliniques en faveur d’une
endométriose (Matalliotakiset al.,2008).
Cesphénomènes se traduisentd’ailleurs par la diminution du nombre d’embryons et du
taux de grossesse en FIV lorsque la duréedes cycles est inférieureà 27 jours ou supérieureà 40
jours (Pampiglione et al., 1988).
46
Partie II Etude rétrospective
avoir pas, et 29% (15 cas) ont des dysménorrhées et dyspareunies contre 71% (27 cas)n’en
avoir pas. Ces symptômes se manifestent surtout dans le cas d’endométriose,en effet,
Parazinni(2001)dans une étude sur 469 femmes endométriosique ont obtenus des taux de
dysménorrhée et dyspareunie dépassant les 75%. Par ailleurs,d’autres auteurs ont trouvé des
pourcentages de dysménorrhées et dyspareunies dans différentes atteintes de l’appareil
reproducteur.
80% 71%
70% 65%
60% 54%
% des patientes
50% 46%
40% 35%
29%
30%
20%
34 27
10% 28 24
0% 18
15
Oui Non Oui Non Oui Non
47
Partie II Etude rétrospective
48
Partie II Etude rétrospective
30% 27%
25%
20% 5 18% 9 14%
15%
9% 7 10%
10% 3
5%
2 3
0% 1 2
Hyperthyroidie
Hypothyroidie
Uterus
Trompes
Autres
Allergies
Ovaires
Diabete
Medicaux Chirurgicaux
Antecedents medicaux et chirurgicaux
L’hypothyroïdie est une pathologie fréquente dont la prévalence augmente avec l’âge.
Les causes les plus fréquentes d’hypothyroïdie sont la carence iodée (cause la plus fréquente
au niveau mondial) et la thyroïdite auto-immune de Hashimoto. La thyroïdite de Hashimoto
touche classiquement les femmes aux antécédents personnels ou familiaux de pathologie auto-
immune. Sa prévalence augmente avec l’âge. Cette thyroïdite est caractérisée par l’infiltration
du parenchyme thyroïdien par des lymphocytes T et par la présence dans la circulation d’auto-
anticorps, notamment les anti-thyropéroxydase (anti-TPO) et les anticorps anti-thyroglobuline
(anti-TG) de sensibilité moindre. L’évolution la plus péjorative est la destruction progressive
des thyréocytes(Gronier et al., 2015).Dans notre étude, le dosage des anticorps (anti-TPO) et
(Anti-TG) a été fait chez 19 patientes âgées de plus de 33 ans et nous avons retrouvé 16% (3
cas) et 21% (4 cas) de présence d’anticorps (anti-TPO) et (anti-TG), respectivement (Figure
24 et annexe 10).La thyroïdite auto-immune (TAI) est une cause d'infertilité. L'auto-
immunité thyroïdienne est la maladie auto-immune la plus répandue (5% à 20%) chez les
femmes en âge de procréer (Poppe et al., 2007). elle peut rester latente, asymptomatique ou
même non diagnostiquéependant une longue période (Poppe et al., 2008). De nombreuses
études ont étudié la prévalence des TAI chez les femmes souffrant d'infertilité et la synthèse
des résultats de ces études suggère que la TAI est significativement plus prévalente chez les
femmes présentant une infertilité que chez les témoins, avec un risque relatif (RR) global
estimé à 2,1(Poppe et al., 2007). D’après une autre étude menée par Van Der Boogard et al.
(2011), la présence d’anticorps antithyroïdiens était associée à un risque accru
d’infertilité. Par conséquent, il est recommandéde mesurer les anticorps antithyroïdiens chez
les femmes infertiles(Garber et al., 2011).
49
Partie II Etude rétrospective
60%
50%
40%
30%
16% 21%
20%
10%
0%
Positif Négatif Positif Négatif
Par ailleurs, l’impact précis de l'hyperthyroïdie sur la fertilité reste mal défini(Poppe
et al., 2007).Les études sur la prévalence de l'hypofertilité chez les femmes atteintes
d'hyperthyroïdie sont limitées. De plus, la plupart de ces études sont non contrôlées, elles sont
rétrospectives et réalisées sur de petits effectifs(Poppe etal., 2007; Cho, 2015). La prévalence
de l'infertilité primaire ou secondaire associée à l'hyperthyroïdie a été décrite comme allant de
0,9% à 5,8% (Joshi et al., 1993 ; Poppe et al., 2002). Néanmoins, l'impact exact de
l'hyperthyroïdie sur la fertilité reste mal défini.
Le diabète est une pathologie de plus en plus fréquente chez les femmes en âge de
procréer en raison de l’augmentation de l’incidence du diabète de type 2, y compris chez les
sujets jeunes. En dehors de l’association SOPK, diabète et hypofertilité, dans laquelle
l’hypofertilité n’est pas univoque, il existe différents arguments pour un impact endométriale
de l’hyperglycémie pouvant être en relation avec des anomalies de l’implantation. En effet, un
rôle de l’hyperglycémie ou des anomalies hormonales associées au diabète de type 2
(hyperleptinèmie, hyperinsulinémie, dysrégulation des IGFs) a été rapporté dans les
anomalies de l’implantation (Dimitriatis et al., 2005; Henson et Castracane, 2006) et de la
placentation (Giachini et al., 2008) dans des modèles animaux, ou ex vivo humains (Galettis
et al., 2004). Le diabète est une cause de fausses couches spontanées à répétition (Lejeune,
2006). La prise en charge comporte en priorité l’équilibre du diabète pour éviter les diverses
complications obstétricales qui lui sont liées.
En ce qui concerne les allergies, nous n’avons pas des détails sur la nature de ces
allergies et nous ne disposons d’aucune donnée de la littérature mettant en relation de
causalité une allergiepar rapport à une infertilité.
La répartition des antécédents chirurgicaux selon la localisation et le type de
l’intervention est représentée dans la Figure 25et annexe11,ainsi, sur 21 patientes ayant des
antécédents chirurgicaux, 2 patientes ont eu des interventions hors appareil reproducteur avec
5% (1 cas) d’appendicectomie et 5% (1 cas) de cholécystectomie, les 19 restantes ont eu des
50
Partie II Etude rétrospective
cholecystectomie 5%
Repartition des antecedants chirurgicaux
appendicectomie 5%
kystectomie 10%
ovaires
ovariectomie unilaterale 5%
desobstruction tubaire 9%
trompes
cesarienne 5%
Pour les patientes ayant un antécédent de cholécystectomie, nous n’avons pas trouvé
des études qui mettent en cause un lien direct entre ce type d’intervention et une infertilité
ultérieure, par contre,Thonneau et ses collaborateurs (1992)ont démontré que les facteurs
d’obstructions tubaires d’origine infectieuse ne provenant pas du tractus génital, sont
représentés par les atteintes digestives, comme l’antécédent d’appendicectomie.
Les chirurgies pelviennes peuvent être à l’origine, notamment lorsqu’elles touchent les
ovaires, d’une réduction du pool de follicules primordiaux. La particularité de ces situations
est que l’altération de la réserve ovarienne reste strictement quantitative, par effet mécanique.
La qualité ovocytaire n’est pas impactée. Les patientes avec ovaire unique constituent un cas
particulier. En effet, la situation à l’origine de l’ovariectomie unilatérale est souvent à risque
de récurrence. Cependant, les données de la littérature laissent penser que des mécanismes
d’adaptation de la perte folliculaire se mettent en place pour épargner le stock restant. Ainsi,
ces femmes ne sont pas ménopausées plus tôt, ou quasiment pas,comparativement aux
patientes ayant les deux ovaires. Leur fertilité, naturelle ou médicalement assistée, est
51
Partie II Etude rétrospective
également semblable(Comtet et al., 2018).La comparaison des patientes ayant fait l’objet
d’une ovariectomie unilatéraleavec les patientes ayant encore leurs deux ovaires n’a révélé
aucune différencestatistiquement significative, tant sur le plan des caractéristiques générales
que sur la réserve ovarienne et la réponse aux traitements (Dadoun et al., 2017).
Pour ce qui concerne les antécédents de kystectomie d’endométriome, Carrillo et al.
(2016)dans leur revue de la littérature, ont rapporté que la kystectomie d’endométriome
impactait de manière négative la réserve folliculaire ovarienne au travers d’une diminution
significative de l’hormone antimüllérienne (AMH), ainsi que d’une diminution significative
du compte folliculaire antral (CFA) et du volume ovarien. L’équipe de Muzii a montré qu’une
deuxième kystectomie d’un endométriome récidivant impactait significativement la réserve
ovarienne par rapport à une chirurgie première(Muzii et al., 2015). Par ailleurs, Rustamov et
al. (2016)n’ont pas retrouvé de baisse de l’AMH après excision de kystes non
endométriosiques mais mettaient en évidence une diminution significative de l’AMH de 54 %
après annexectomie unilatérale. Donnezal. (2014) ont par ailleurs montré que l’endométriome
lui-même, de par l’inflammation locale, pouvait être une cause de diminution de la réserve
ovarienne, en altérant la folliculogenèse: recrutement folliculaire prématuré, taux d’atrésie
folliculaire plus élevé et une qualité inferieure des follicules primordiaux restants.
La désobstruction tubaire via la salpingographie permet l’obtention de grossesses, en
général dans les mois suivant l’acte. Selon certaines études(Rouanet et al., 1998;
Papaioannous et al., 2003; Rawal et al., 2005; Rouanet et al., 2012), le taux varie de 21 à
48 %, ce qui est significativement supérieur à celui des patientes n’ayant pas bénéficié de
salpingographie.L’hystérosalpingographie couplée au cathétérismesélectif des trompes offre,
dans le cadre d’obstruction tubaire proximale en rapport avec des sérosités, un bouchon
muqueux ou un spasme tubaire, avec des résultatsen terme de reperméabilité tubaire proche
de 50 % (Rouanet et al., 2012). Cette technique peut être proposée au décours
d’unehystérosalpingographie avec découverte d’une obstructiontubaire proximale et permet
d’éviter une priseen charge cœlioscopiqueet par AMP. La grossesse survient en général dans
les 6 mois suivant la procédure (Thurmond, 1994).Si la grossesse n’a pas lieu une
réocclusion doit être évoquée (Thurmond, 1991).
Dans l’étude deFernandez(2001), le taux de naissance après AMP pour les patientes
salpingectomisées de façon bilatérale est de 50%, il est de 29% pour les patientes ayant eu une
salpingectomie unilatérale.
Aucune étude ne démontre que la césarienne diminue la fertilité. Cependant, la cause
qui a mené à cette intervention peut avoir une influence sur une seconde grossesse, comme
dans le cas d’hypertension artérielle ou d’obésité. Des répercussions de la césarienne sur le
psychologique peuvent être rappelées. En effet, après une césarienne, certaines femmes vivent
davantage de craintes face à une seconde grossesse. Même si elles souhaitent ardemment
avoir un autre bébé, le stress et l’anxiété peuvent venir y mettre un frein.
Plusieurs études dont la plus partsont rétrospectives ont démontré l’impact négatif des
myomes sous-muqueux sur la fertilité et l’intérêt bénéfique de la myomectomie par voie
hystéroscopique (Donnez et al., 1990;Bulletti et al., 1999;Fernandez et al., 2001; Roy et
al., 2010; Shokein et al., 2010; Jayakrishnan et al., 2013). Les techniques de procréation
médicalement assistéepermettent l’obtention d’un modèle pour l’évaluation de l’impact des
myomes sur la fertilité. En effet, ces étudespermettent de comparer la fertilité des patientes
52
Partie II Etude rétrospective
80% 75%
70%
62%
60%
50%
39% 39%
40% 36%
%
30%
22%
19%
20%
10% 6%
2%
0%
Bas Normal Elevé Bas Normal Elevé Bas Normal Elevé
FSH LH E2
Dosages hormonaux
53
Partie II Etude rétrospective
54
Partie II Etude rétrospective
celui-ci en cas de non-réponse. Watt et al. (2000) ont évalué ce tauxchez des femmes de plus
de 40 ans et ont montré qu’un taux d’FSH supérieur à 11,1 UI/L ne s’accompagnait d’aucune
grossesse en AMP. Dans une étude sur 212 patientes prises en charge en fécondation in vitro
(FIV), Ashrafi et al.(2005)constatent qu’un taux d’FSH supérieur ou égal à 15 UI/L est
associé à un faible nombre d’ovocytes récupérés et un grand nombre de cycles annulés. Pour
Penarrubia et al.(2000), le seuil d’FSH déterminant l’insuffisance ovarienne débutante se
situe plus bas, à 9,5 UI/L. Des résultats repris de façon rétrospective sur4 années au Centre
hospitalier universitaire d’Amiens ayant porté sur 1 671 cycles de
FIV/intracytoplasmicspermatozoid injection (ICSI) ayant conduit à 163 transferts
embryonnaires (87,5 %) et 369 grossesses évolutives (25,2 %/transfert). Ce dernierrésume ces
données, en considérant les femmes âgées de moins ou de plus de 35 ans et ayant un taux de
FSH basal supérieur ou inférieur à 9,5 UI/L, taux limite de FSH décrit par Penarrubia et
al.(2000). Il ressort qu’avec une stimulation ovarienne plus forte chez des femmes jeunes
(moins de 35 ans) avec taux de FSH supérieur ou égal à 9,5 UI/L, les taux de grossesse sont
équivalents à ceux observés chez des femmes jeunes avec fonction ovarienne normale, et
supérieurs à ceux des femmes de 35 ans et plus avec taux de FSH basal inférieur à 9,5 UI/l.
Ces données sont en accord avec l’étude de Luna et al.(2007) qui ont démontré que les taux
de grossesse étaient meilleurs chez les femmes de moins de 35 ansayant un taux basal élevé
de FSH par rapport aux femmes plus âgées avec un taux normal de FSH, conduisant ainsi les
auteurs à recommander une évaluation basée chez les femmes de plus de 35 ans sur la réponse
folliculaire lors des stimulations antérieures et le taux d’annulations, et à ne pas interdire une
prise en charge chez des femmes jeunes malgré une FSH élevée. N’oublions pas enfin que le
taux basal de FSH varie d’un cycle à l’autre et d’un laboratoire à l’autre (selon la technique de
détection, avec des normes supérieures variant de 7 à 15 UI/ l). De plus, il existe une
pulsatilité sécrétoire de la FSH toutes les 90 minutes, ce qui impliquerait normalement trois
dosages à 20 minutes d’intervalle, en considérant le plus élevé ou la moyenne des trois
dosages. Un rythme circadien existe également, entraînant des variations de 15 % à 20 % des
taux. Enfin, il existe des modifications dans la biodisponibilité de la FSH avec des
isoformesglycosylées, et une variation dans le nombre et l’affinité des récepteurs, conduisant
à une différence entre FSH bioactive et immunologique. Letterie et al.(2006), étudiant les
différentes isoformes de la FSH secondaires à la glycosylation de celle-ci, ont montré une
différence significative dans le pH des bonnes et mauvaises répondeuses (5,1 versus 5,0),
conduisant à penser que ces différentes isoformes peuvent interférer avec la dynamique
folliculaire et la qualité ovocytaire.
Par ailleurs, l’étude de Noci et al. (1998) a montréqu’un taux de LH inférieur à 3 UI/L
en début de cycle s’accompagnait d’une diminution du nombre d’ovocytes récupérés.
55
Partie II Etu rétrospective
Etude
tauxd’AMH chez la majorité des patientes 67% (35 cas), un taux normal chez 25% (13 cas) et
un taux d’AMH supérieure à la normale chez 8% (4 cas) des patientes.
80% 67%
70%
%des patientes
60%
50%
40%
25%
30% 35
20% 8%
10%
0%
13
Bas Normal
4
Elevé
AMH
L’hormone antimüllérienne (AMH)
Figure 27 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %des patientes
ientes selon le dosage
de l’hormone
’hormone antimüllérienne (AMH);Nt
(AMH) : Nombre total
56
Partie II Etude rétrospective
57
Partie II Etu rétrospective
Etude
80%
69%
70%
60%
50%
40%
%
27%
30% 36
20%
10% 4% 14
0%
2Bas Normal Elevé
PRL
Taux de prolactine (pg/ml)
Figure 28 : Représentation
sentation graphique de la répartition
r en %des
des patientes selon le taux de
prolactine ; Nt : Nombre total
58
Partie II Etu rétrospective
Etude
40%
% des patientes
34%
30%
20% 28
12%
10% 18
0%
6
<5 [5 ; 12] >12
Nombre de follicules antraux à l'echographie
59
Partie II Etude rétrospective
follicules antraux est un meilleur facteur prédictif de réponse ovarienne après stimulation par
les gonadotrophines. Ainsi, lecompte des follicules antraux de 2 à 5 mm à J1 ou J2 retrouvant
moins de 4 follicules est associé à un taux de grossesse nul en FIV (Chang et al., 1998).Plus
tard ; Hsiehet ses collaborateurs. (2001)rapportent aussi cette corrélation entre le compte des
follicules antraux et l’issue de la [Link] une autre étude, Klinkeat et al. (2005)ont observé
que les taux de grossesse et d’implantation étaient beaucoup plus bas chez les femmes ayant
un compte folliculaire inférieur à 4. Si le CFA est bas et la réponse folliculaire correcte, le
pronostic reste très mauvais et seulement un tiers des CFA< 5 ont une réponse normale. Pour
un CFA de 4 à 10 ovocytes, les taux de grossesse restent bas (Klinkeat et al., 2005).Si le
CFA est bas, il peut être utile d’augmenter la dose de gonadotrophines, mais uniquement pour
les femmes de moins de 38 ans (Out et al., 2000 ; Yong et al., 2003).
Bien qu’il n’y ait pas de consensus concernant la limite pourparler d’insuffisance
ovarienne, un CFA total inférieur à quatre ou cinq follicules ne permet pas d’espérer de bons
résultats en FIV. Un CFA de plus de 12 follicules par ovaire est un des trois critères de
Rotterdam pour évoquer le syndrome des ovaires polykystiques. En fonction du CFA, il peut
être utile d’adapter le protocole de stimulation et la dose de départ (Salama et al., 2011).
60
Partie II Etude rétrospective
100%
87%
90%
80%
65%
% des patientes
70%
60%
50%
40% 31% 31% 46
27%
30%
16% 24
20% 12% 10% 9%
10% 4% 5% 3%
16 16 10
0%
6 9 5 4
2 2
hydrosalpinx
Normale
Normale
Normale
Passage Mauvais
Malformation
Polypes/Myomes
Cloisons
Obstruction unilaterale
Obstruction bilaterale
1
Polypes
Adenomyose
N1=52
N2=52
N3=37
La principale étiologie des obstructions tubaires est représentée par les infections
bactériennes. Même lors d’une maladie inflammatoire du pelvis illustrée par cœlioscopie et
bien traitée, le risque de lésions tubaires permanentes conduisant à une infertilité est de 8 à
12% et double à chaque épisode inflammatoire (Coughlan et Li, 2011). Cela, quel que soit le
micro-organisme en cause (Waterlot et Chauvin, 2011).Les infections provenant du tractus
génital regroupent les infections sexuellement transmissibles avec un RR (Risque relatif)
d’obstruction tubaire de 7.5 et l’antécédent prouvé de salpingite avec RR de 32 (Thonneau
et al., 1992).La fréquence des principaux pathogènes responsables des infections génitales
hautes (IGH) est variable dans la littérature : Chlamydia trachomatis (12-57%), gonocoque
(5-65%), anaérobies (5-50%), Escherichia coli (22-32%), streptocoques (11-30%).
LeChlamydia. trachomatis, micro-organisme intracellulaire, constitue la première cause
mondiale de maladies sexuellement transmissiblesd’origine bactérienne. 20% des femmes
présentant une chlamydiose vaginale présenteront une salpingite aigue, 3% d’entre elles
développeront une stérilité séquellaire et 2% une infertilité (Audlin et al., 2007; Paavonnent
et al., 1999; Walker et al., 1999; Sweet, 2011). Pour les patientes sans facteurs de risque
d’atteinte tubaire et avec un test chlamydia négatif (sérologie) une cause tubaire n’est
retrouvée que dans 15% des cas seulement (Thonneau et al., 1991). Deux tiers des
salpingites aiguës sont asymptomatiques (Audlin et al., 2007). La salpingite crée des
61
Partie II Etude rétrospective
dommages dans la lumière endothéliale de la trompe et détruit les cellules ciliaires. Ces
cellules ont pour rôle de conduire les gamètes et l’embryon à destination. L’atteinte des
cellules ciliaires ne guérit pas à la résolution de la salpingite. Les phénomènes immuno-
allergiques déclenchés par l’agression bactérienne persistent même après l’élimination de
l’agent pathogène. La perte des cellules ciliaires conduit à des phénomènes de fibrose, à la
fois dans la trompe et à son extrémité ; créant une occlusion et de possibles adhérences
pelviennes(Audlin et al., 2007).Les adhérences péritonéales peuvent être suspectées en cas de
stagnation du produit de contraste ou d’un passageintrapéritonéal faible(Marcelli et al.,
2013).
La formation de l’hydrosalpinx résulte des phénomènes de défense en réponse à une
atteinte pathogène. En réponse à une agression bactérienne, les phénomènes de réparation
conduisent à une atrophie et une exfoliation de la muqueuse tubaire. L’atteinte de la
membrane épithéliale tubaire modifie l’activité des transporteurs membranaires, notamment le
récepteur CFTR ,conduisant à une sécrétion excessive de fluide tubaire et un défaut de
réabsorption. L’accumulation de fluide tubaire est favorisée par l’occlusion cicatricielle des
fentes lymphatiques et l’obstruction tubaire distale. La physiopathologie de l’hydrosalpinx en
FIV s’illustre par deux phénomènes distincts ; l’embryotoxicité et la diminution de la
réceptivité endométriale. L’écoulement rétrograde du contenu de l’hydrosalpinx constitué de
cytokines proinflammatoires, modifie la composition du milieu embryonnaire. L’hydrosalpinx
réalise un effet de « dilution » des protéines et des électrolytes nécessaires au développement
embryonnaire. La modification de l’osmolarité du milieu le rend pauvre en bicarbonates,
réalisant un stress oxydatif délétère dont l’embryotoxicité identifiée chez le modèle
murin(Ajonuma et al., 2002).
La mise en évidence d’une malformationutérinedemande une expertise
spécifique(Nahum, 1998). La fréquence des malformations utérinesvarie en fonction des
populations étudiées, qu’elles soient fertiles ou infertiles. En effet, la fréquence des
malformations utérines ayant un impact sur la reproduction reste difficile àapprécier. Elle
varie de 0,5 à 47 % (Porcu et Hackenroth, 2006 ;Pellicer, 1997 ; Raga et al.,
1997 ;Heinonen, 2000 ; Valli et al., 2001 ; Acien et al., 2004 ). De plus, les
critèresdiagnostiques des malformations utérinesdépendent des méthodesde
diagnosticutilisées. Dans les différentesétudespubliées, l’échographiepelvienne et
l’hystérosalpingographie ont pu faire évoquer une malformation utérine.
Dans une étude,Saravelos, (2008),a retrouvéune fréquence des malformations utérines
de 6,7 % dans la population généraleet de 7,3 % dans la population infertile. Dans une
étuderétrospective incluant 3181 femmes (fertiles et infertiles) ayant eu une
hystérosalpingographiesuivie d’une cœ[Link] et ses collaborateurs.
(1997)retrouvent un taux de malformationsutérinesde 4 %. En comparant les femmes
infertiles aux femmes fertiles, le taux de malformations utérinesétait significativement plus
élevé dans le groupe de femmes infertiles. Mais la malformation génitaleétait rarement la
seule responsable de cette hypofécondité. En effet, une endométriose pelvienne étaitassociée
dans 25 à30 % des cas et une pathologie tubaire dans 15 à20 % des cas.
Selon Nahum (1998), certaines malformations utérines peuvent être responsables
d’hypofécondité par défautsd’implantation embryonnaire, de fausses couches précoces, de
pertes fœtalesprématurées.
62
Partie II Etude rétrospective
Selon les spécialistes du domaine, lafaçon la plus pertinente de nos jours permettantde
poser le diagnostic exact des malformations utérines est l’association d’hystéroscopie,
cœlioscopie, hystérosonographie et échographie en trois dimensions.
Le pronostic global serait fonction de l’anomalie utérineretrouvée. Le retentissement
sur la fécondité serait indéniable mais mal expliqué en cas d’aplasie utérine unilatérale(Lin,
2004). Pour les utérus bicornes isolés (uni- ou bicervicaux), aucun argument n’a puêtre retenu
pour l’hypofécondité (Acien, 1993). Les utérus arqués n’auraient pas de conséquence sur la
fertilité. (Kaufmann et Adam(2002) ont établi le risque relatif (RR) d’infertilité en fonction
de l’anomalie retrouvée à l’hystérosalpingographie :
-utérus en T : RR × 1,49 ;
- constriction supra-isthmique : RR × 2,26 ;
- combinaison des deux anomalies : RR × 2,63.
Lorsque des anomalies utérines sont associées, lerisque est multiplié par 7,7 et s’il
existe des anomalies tubaires il serait de 2,4. Palmer et al.(2009)ont évoqué plusieurs
étiologies pouvant expliquer cette infécondité. Elles pouvaient être en rapport avec les
anomalies utérineselles-mêmes, les anomalies tubaires associées, les anomalies cervicales ou
inhérentes aux traitements chirurgicaux entrepris.
Il existe encore moins de certitudes concernant l’impactdes polypes sur la fertilité. Il
n’existe que peu de travaux étudiant l’association entre polypes endométriaux et infertilité. La
fréquence des polypes dans la population des femmes infertiles varie de 0 à 60 % selon les
études (Rama-raju et al., 2006 ; De Sarosa et al., 2005 ;Feghali et al., 2003 ; Oliveira et
al., 2003 ; Demirol et al., 2004).Dans une série de FIV, il n’y avait pas de différence en
terme de taux d’implantation et d’avortements entre un groupe de 33 patientes ayant des
polypes endométriauxet un groupe de 280 patientes sans polypes (Hereter et al.,
1998).Verteih et al. (1999)n’ont pu démontrer aucun bénéfice de la résection de polypes sur
les taux de grossesse dans uneétude de 23 patientes [Link] mécanisme par lequel les
polypes endométriauxpeuvent retentir sur la fertilité reste aussi mal compris et peut être lié à
l’effet mécanique sur le transport spermatique ou sur l’implantation embryonnaire ou par
l’effet de l’augmentation de la sécrétion de facteurs inhibiteurs, comme la glycodéline qui
peut inhiber l’action des lymphocytes natural killer (Richlin et al., 2002). Une étude évaluant
l’effet de la polypéctomie chez 215 patientes candidates à une insémination intra-utérine et
ayant des polypes endométriauxa retrouvé une différence significative en termes de taux de
grossesse après la résection hystéroscopique (Perez-Medina et al., 2005),dans cette étude, il
n’y avait aucune relation entre le volume des polypes et les chances de grossesse et il a été
retrouvé un taux de conception spontanée de 65 % aprèspolypé[Link] bénéfice du
diagnostic et du traitement des polypes endométriaux chez les patientes d’AMP est supporté
par d’autres études (Oliviera et al., 2004 ; Mooney et al., 2003).
Le retentissement des polypes asymptomatiques sur la fertilité spontanée reste non
démontré. La lourdeur et le cout de la prise en charge en AMP imposent l’utilisation de tous
les moyens pour augmenter les chances de succès et il existe un compromis de réséquer tous
les polypes dépassant 2 cm avant tout cycle de FIV. Cette attitude est soutenue aussi par la
simplicité du geste qui est réalisable en ambulatoire àl’aide d’instruments mécaniques ou
d’électrodes bipolaires (Demirol et al., 2004 ; Fernandez et al., 2000).
63
Partie II Etude rétrospective
64
Partie II Etude rétrospective
déforment la cavité(Stovall, 1998 ;Seoud, 1992). Par ailleurs, il est possible qu’une partie des
patientes porteuses de myomes et présentant une infertilitéconçoiventspontanémentaprès une
intervention chirurgicale. Ainsi, pour plusieurs auteurs, les myomes utérinsne seraient
reconnus comme seule cause d’infertilitéau sein d’une population de femmes infertiles que
chez 1 à 2 % des patientes (Vertauf, 1992 ; Buttram, 1981 ; Narayan et al., 1994).
Bulletti et al.(1999), en comparant une population de femmes infertiles porteuses de
myomes à une population de femmesinfertiles sans myome,obtiennent un taux de conception
significativement diminué en cas de myomes (11 % de taux de conception vs 25 %). Cette
étude, qui souffre, cependant, d’un manque de précisionsur la taille, le nombre et la
localisation des myomes, a permis de démontrer la responsabilitédes myomes sur la fertilité
en cas de procréationspontanée. Antérieurement, Hasan et al. (1991)retrouvent, sur une
population de 60 femmesenceintes porteuses de myomes non opérés,43 % d’infertilité
supérieure en deux ans.L’existence d’une telle association entre myome etinfertilité peut, au
moins partiellement, s’expliquerpar l’âge des femmes au moment de la conception,du fait que
l’incidence des myomes augmente avecl’âge (Stevenson, 1964 ; Poncelet et al., 1999).
L’adenomyose est une pathologie de la zone de jonctiontrès largement sous-estimée
car le plus souvent considérée comme une variante de la normale après 40 ans. De ce fait, elle
est rarement recherchée lors des bilans d’infertilité alors que Kunz et al.(2005)retrouvent une
prévalence de 28 % dans une population de 33 ans d’âge moyen. Dans une étude prospective,
après analyse multivariée, Naftalin et al.(2014)ontmis en évidence l'existence d'une
association significative entre l'adénomyoseet l'âge, la gestité, ainsi que l'existence d'une
endométriose [Link] pathologie semble avoir un impact négatif sur le transport des
spermatozoïdes, l’implantation et la placentation etresponsable d'une diminution de 30 % des
chances de grossesse en AMP ainsi qu'une augmentation du taux de fausses couches
spontanées (Vercellini et al., 2014).
65
Partie II Etude rétrospective
60% Nc=28
50%
50%
% des patientes
40%
30% 24%
14
20%
11% 11%
10% 7
4%
3 3
0% 1
Normale Endometriose obstruction salpingectomie drilling
tubaire
Resultats de la coelioscopie
66
Partie II Etude rétrospective
67
Conclusion
Conclusion
A terme de cette étude et en s’appuyant sur les résultatsque nous avons obtenus,
nous pouvons rapprocher l’infertilité au sein de notre groupe de patientes
essentiellement à leur âge avancé; 37% des femmes ayant dépassé 30 ans et 46%
ontdépassé35 ans. En effet, les résultats des études statistiques que nous avons
réaliséesen exploitant les données de l’interrogatoire et celles des explorations
complémentairesappuient notre déduction. Ainsi, parmi les résultatsmarquant, nous
citons en l’occurrence : 67% des patientes avec AMH basse, 39 % avec un CFA<5 et
39% avec une FSH élevéeassociée à 61% avec une oestradiolémie basse ou élevé[Link]
résultats convergent donc vers un épuisement de la réserve ovarienne et une altération
de la qualité de l’endomètre, ajouté à des pourcentage variant de 3 à 20% des
pathologies dont l’incidence augmente avec l’âge tel que l’adenomyose (5%), les
myomes (9%), et ce à partir d’un effectif total de 52 patientes, Laprésence d’anticorps
antithyroïdiens chez près de 20% des 19 patientes ayant fait le bilanthyroïdien, orientant
le diagnostic vers la thyroïdite de Hashimoto dont l’un de ses facteurs de risque est
l’âge, renforce davantage notre suggestion. Aussi, les données de la littérature sont en
faveur d’un mauvais pronostic en AMP pour les femmes ayant dépassées 35 ans.
Par ailleurs, les pathologies tubaires conservent une importante part dans ces
infertilités, avec 69% des patientes avec différentes atteintes tubaire, cependant, d’autre
études sont nécessaires pour le confirmer.
68
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Gynécologie Obstétrique & Fertilité 34 142–146
Annexes
Annexes
Nombre de
Valeurs de l'IMC Pourcentage
cas
<18,5 1 2%
[18,5 ; 25] 19 36%
]25 ; 30] 17 33%
>30 15 29%
Durée du cycle
% Nombre de cas
(j)
<28 10% 5
[28 ; 30] 78% 41
>30 12% 6
Nombre de
Paramètres Oui/Non %
cas
Oui 54% 28
Dysménorrhée
Non 46% 24
Oui 35% 18
Dyspareunie
Non 65% 34
Dysménorrhée + Oui 29% 15
dyspareunie Non 71% 37
Total
Antécédents Type Pourcentage Nombre de cas
cas
Hypothyroïdie 27% 3
Hyperthyroïdie 9% 1
Médicaux 11
Diabète 46% 5
Allergies 18% 2
Utérus 33% 7
Trompes 43% 9
Chirurgicaux 21
Ovaires 14% 3
Autres 10% 2
Annexes
Nombre de
Anticorps antithyroïdiens Positif/Négatif %
cas
Positif 16% 3
Anticorps anti (TPO)
Négatif 84% 16
Positif 21% 4
Anticorps anti-(TG=)
Négatif 79% 15
Annexe 11: Répartition des patientes selon la répartition des antécédents chirurgicaux
Nombre de
Niveau Nature de l'intervention %
cas
césarienne 5% 1
Utérus myomectomie et/ou
28% 6
polypéctomie
salpingectomie bilatérale 19% 4
Trompes salpingectomie unilatérale 14% 3
désobstruction tubaire 9% 2
ovariectomie unilatérale 5% 1
Ovaires
kystectomie 10% 2
Hors appareil appendicectomie 5% 1
reproducteur cholécystectomie 5% 1
Annexe 12: Répartition des patientes selon les bilans hormonaux FSH LH E2
Nombre de
Hormone Dosage %
cas
Bas 2% 1
FSH Normal 62% 32
Elevé 36% 19
Bas 19% 10
LH Normal 75% 39
Elevé 6% 3
Bas 39% 20
E2 Normal 39% 20
Elevé 22% 12
Annexes
Annexe 16: Répartition des patientes selon les résultats des explorations radiologiques
Annexe 18 : Echographe
Annexes
Annexe 20 : Hystéroscope
Résumé
Nous avons réalisé une étude rétrospective sur la base de 178 dossiers d’infertilité dont
52 où la raison de l’infertilité au sein du couple est strictement féminine
Les résultats des études statistiques que nous avons réalisées en exploitant les données
de l’interrogatoire et celles des explorations complémentaires appuient notre déduction. Ainsi,
parmi les résultats marquant, nous citons en l’occurrence : 67% des patientes avec AMH
basse, 39 % avec un CFA <5 et 39% avec une FSH élevée associée à 61% avec une
oestradiolémie basse ou élevée. Ces résultats convergent donc vers un épuisement de la
réserve ovarienne et une altération de la qualité de l’endomètre, ajouté à des pourcentage
variant de 3 à 20% des pathologies dont l’incidence augmente avec l’âge tel que
l’adenomyose (5%), les myomes (9%), et ce à partir d’un effectif total de 52 patientes, La
présence d’anticorps antithyroïdiens chez près de 20% des 19 patientes ayant fait le bilan
thyroïdien, orientant le diagnostic vers la thyroïdite de Hashimoto dont l’un de ses facteurs de
risque est l’âge, renforce davantage notre suggestion. Aussi, les données de la littérature sont
en faveur d’un mauvais pronostic en AMP pour les femmes ayant dépassées 35 ans.
Mots clés : OMS, Infertilité, Endométriose, AMH, Salpingite, Infections, CFA, Dysovulation
Hystérosalpingographie, Hystéroscopie, Réserve ovarienne