ROYAUME DU MAROC
MATHÉMATIQUES
Niveau Terminale
NOMBRES
COMPLEXES
Théorie & Applications
z = x + iy
Prof. EL ALAOUI ANNÉE SCOLAIRE
PROF DE MATHÉMATIQUES 2025 — 2026
Présentation du cours
Ce manuel présente de manière complète et progressive l’étude des nombres
complexes. Il est conçu pour accompagner les élèves de Terminale dans leur
découverte de cet ensemble fondamental.
Le cours est structuré en chapitres thématiques, enrichi d’exemples détaillés, de
méthodes pratiques et d’exercices d’application.
Objectifs pédagogiques :
— Maîtriser les différentes formes d’écriture des nombres complexes
— Comprendre l’interprétation géométrique dans le plan complexe
— Résoudre des équations et des problèmes géométriques
— Développer un raisonnement mathématique rigoureux
Table des matières
Table des matières
1 Introduction aux nombres complexes 4
1.1 Nécessité des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Définition et forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Égalité de deux nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Opérations sur les nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3.1 Addition et soustraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3.2 Multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3.3 Puissances de i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 Conjugué et module 7
2.1 Nombre complexe conjugué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Inverse et division . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3 Représentation géométrique 10
3.1 Le plan complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 Interprétations géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.1 Module et distance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4 Argument et forme trigonométrique 12
4.1 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.1.1 Argument principal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 Forme trigonométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 Propriétés de l’argument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5 Forme exponentielle 15
5.1 Notation exponentielle d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.2 Propriétés de la forme exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.3 Formules d’Euler et linéarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2
5.4 Interprétation géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
6 Équations dans C 18
6.1 Théorème de De Moivre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
6.2 Racines n-ièmes d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
6.2.1 Racines n-ièmes de l’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
6.3 Équations du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
7 Transformations du plan complexe 21
7.1 Translations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
7.2 Rotations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
7.3 Homothéties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
7.4 Similitudes directes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
8 Exercices d’application 23
8.1 Forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
8.2 Module et argument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
8.3 Équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
8.4 Géométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
8.5 Transformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Formulaire 26
Pr. EL ALAOUI Mathématiques – 0691117542 Page 3
Chapitre 1
Introduction aux nombres complexes
1.1 Nécessité des nombres complexes
L’ensemble des nombres réels R ne permet pas de résoudre toutes les équations polynomiales. Par
exemple, l’équation x2 + 1 = 0 n’admet aucune solution réelle puisque x2 ≥ 0 pour tout x ∈ R.
Les nombres complexes ont été introduits pour résoudre toutes les équations polynomiales.
1.2 Définition et forme algébrique
Définition
L’ensemble des nombres complexes, noté C, est défini par :
C = {a + ib | a, b ∈ R}
où i est un nombre tel que i2 = −1.
Pour tout nombre complexe z = a + ib :
— a = ℜ(z) est la partie réelle de z
— b = ℑ(z) est la partie imaginaire de z
Remarque
— Un nombre complexe est dit réel si ℑ(z) = 0
— Un nombre complexe est dit imaginaire pur si ℜ(z) = 0
— L’ensemble R est inclus dans C : R ⊂ C
4
1.2.1 Égalité de deux nombres complexes
Propriété
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont même partie réelle et même partie
imaginaire :
a = c
a + ib = c + id ⇐⇒
b = d
Exemple
Déterminer x et y réels tels que (2x − 3) + i(y + 1) = 5 + 2i.
Solution : Par égalité des parties réelles et imaginaires :
2x − 3
=5 x
=4
⇐⇒
y
+1=2 y
=1
1.3 Opérations sur les nombres complexes
1.3.1 Addition et soustraction
Propriété
Pour z = a + ib et z ′ = a′ + ib′ :
z + z ′ = (a + a′ ) + i(b + b′ ) z − z ′ = (a − a′ ) + i(b − b′ )
L’addition dans C possède les mêmes propriétés que dans R : commutativité, associativité, élément
neutre 0.
1.3.2 Multiplication
Propriété
Pour z = a + ib et z ′ = a′ + ib′ :
z × z ′ = (a + ib)(a′ + ib′ ) = (aa′ − bb′ ) + i(ab′ + ba′ )
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Méthode
Pour calculer le produit de deux nombres complexes :
1. Développer en utilisant la distributivité
2. Remplacer i2 par −1
3. Regrouper les termes réels et imaginaires
Exemple
Calculer (3 + 2i)(1 − 4i).
Solution :
(3 + 2i)(1 − 4i) = 3 × 1 + 3 × (−4i) + 2i × 1 + 2i × (−4i)
= 3 − 12i + 2i − 8i2
= 3 − 10i + 8 = 11 − 10i
1.3.3 Puissances de i
Propriété
Les puissances de i sont périodiques de période 4 :
i0 = 1 i1 = i i2 = −1 i3 = −i i4 = 1
Pour calculer in , on écrit n = 4q + r avec r ∈ {0, 1, 2, 3} et in = ir .
Exemple : Synthèse sur les puissances de i
Calculer les expressions suivantes en utilisant la division euclidienne par 4 :
1. A = i2026
2. B = i15
3. C = i4n+3 (où n est un entier naturel)
Solution :
— Pour A : 2026 = 4 × 506 + 2. Le reste est 2, donc :
A = i2 = −1
— Pour B : 15 = 4 × 3 + 3. Le reste est 3, donc :
B = i3 = −i
— Pour C : 4n + 3 est déjà sous la forme d’une division euclidienne par 4 avec un reste de 3.
C = (i4 )n × i3 = 1n × (−i) = −i
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Chapitre 2
Conjugué et module
2.1 Nombre complexe conjugué
Définition
Le conjugué d’un nombre complexe z = a + ib est le nombre complexe :
z = a − ib
ℑ
z = a + ib
b
a ℜ
−b
z = a − ib
Propriété
Pour tous nombres complexes z et z ′ :
1. z = z
2. z + z ′ = z + z ′
3. z × z ′ = z × z ′
4. z + z = 2ℜ(z)
5. z − z = 2iℑ(z)
6. z est réel ⇐⇒ z = z
7. z est imaginaire pur ⇐⇒ z = −z
7
2.2 Module d’un nombre complexe
Définition
Le module d’un nombre complexe z = a + ib est le nombre réel positif :
√
|z| = a2 + b 2
Remarque
Géométriquement, |z| représente la distance du point d’affixe z à l’origine.
Propriété
Relation fondamentale : z × z = |z|2
Démonstration : Si z = a + ib, alors :
z × z = (a + ib)(a − ib) = a2 + b2 = |z|2
Propriété
Pour tous nombres complexes z et z ′ :
1. |z| ≥ 0 et |z| = 0 ⇐⇒ z = 0
2. |z| = |z|
3. |z × z ′ | = |z| × |z ′ |
z |z|
4. ′ = ′ (si z ′ ̸= 0)
z |z |
5. Inégalité triangulaire : |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ |
2.3 Inverse et division
Propriété
Pour z ̸= 0, l’inverse de z est :
1 z a − ib
= 2 = 2
z |z| a + b2
Méthode
z
Pour écrire un quotient sous forme algébrique (z ′ ̸= 0) :
z′
1. Multiplier numérateur et dénominateur par z ′
2. Simplifier en utilisant z ′ × z ′ = |z ′ |2
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3. Développer et identifier les parties réelle et imaginaire
Exemple
3 + 2i
Écrire sous forme algébrique.
1−i
Solution :
3 + 2i (3 + 2i)(1 + i) 3 + 3i + 2i + 2i2
= =
1−i (1 − i)(1 + i) 1 − i2
3 + 5i − 2 1 + 5i 1 5
= = = + i
2 2 2 2
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Chapitre 3
Représentation géométrique
3.1 Le plan complexe
Définition
Le plan complexe est un plan muni d’un repère orthonormé (O; ⃗u, ⃗v ) dans lequel :
— À tout nombre complexe z = a + ib, on associe le point M (a, b)
−−→
— On dit que z est l’affixe du point M ou du vecteur OM
— L’axe des abscisses est l’axe réel
— L’axe des ordonnées est l’axe imaginaire
axe imaginaire
M (z = 2 + 1,5i)
b = 1,5
1i
axe réel
−2 −1 1 a=
2 2
−1i
3.2 Interprétations géométriques
10
3.2.1 Module et distance
Propriété
— Le module |z| représente la distance du point M (z) à l’origine O
— Pour deux points A(zA ) et B(zB ) : AB = |zB − zA |
Exemple : Interprétations géométriques du module
Soient les points A(1 + i), B(3 − i) et Ω(2i). Identifier et caractériser les ensembles de points
suivants :
1. E1 = {M (z) | |z − 2i| = 3}
2. E2 = {M (z) | |z − 2i| ≤ 3}
3. E3 = {M (z) | |z − (1 + i)| = |z − (3 − i)|}
Solution :
— Cas du cercle (E1 ) : L’équation |z − zΩ | = 3 définit l’ensemble des points situés à une
distance de 3 du point Ω. E1 est donc le cercle de centre Ω(0 ; 2) et de rayon r = 3.
— Cas du disque (E2 ) : L’inégalité |z − zΩ | ≤ 3 définit les points dont la distance à Ω est
inférieure ou égale à 3. E2 est le disque fermé de centre Ω(0 ; 2) et de rayon r = 3.
— Cas de la médiatrice (E3 ) : L’égalité |z − zA | = |z − zB | se traduit par M A = M B. Le
point M est équidistant de A et B. E3 est la médiatrice du segment [AB] où A(1 ; 1) et
B(3 ; −1).
Im Im Im
B
r
Re Re Re
Ω Ω
A
E1 : Cercle E2 : Disque E3 : Médiatrice
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Chapitre 4
Argument et forme trigonométrique
4.1 Argument d’un nombre complexe
Définition
Soit z ̸= 0 et M (z) son image dans le plan complexe. Un argument de z est une mesure (en
−−→
radians) de l’angle (⃗u, OM ), notée arg(z). L’argument est défini modulo 2π.
M (z)
|z|
θ
ℜ
Remarque
— L’argument de 0 n’est pas défini
— Si θ est un argument de z, alors tous ses arguments sont θ + 2kπ, k ∈ Z
4.1.1 Argument principal
Définition
L’argument principal de z ̸= 0, noté Arg(z), est l’unique argument de z dans ] − π, π].
12
4.2 Forme trigonométrique
Théorème
Tout nombre complexe non nul z s’écrit sous forme trigonométrique :
z = |z|(cos θ + i sin θ)
où θ est un argument de z.
Méthode
Pour écrire z = a + ib sous forme trigonométrique :
√
1. Calculer le module : r = |z| = a2 + b2
a b
2. Déterminer un argument θ en résolvant : cos θ = et sin θ =
r r
3. Écrire : z = r(cos θ + i sin θ)
Exemple
Écrire z = 1 + i sous forme trigonométrique.
Solution :
√ √
— Module : |z| = 12 + 12 = 2
√ √
π
— Argument : cos θ = 22 et sin θ = 2
2
donc θ = 4
√
— Forme : z = 2 cos π4 + i sin π4
! Attention
Pour déterminer l’argument, il faut tenir compte du signe de a et b pour placer le point dans le
bon quadrant !
4.3 Propriétés de l’argument
Propriété
Pour tous nombres complexes non nuls z et z ′ :
1. arg(z) = − arg(z) [2π]
2. arg(z × z ′ ) = arg(z) + arg(z ′ ) [2π]
z
3. arg ′ = arg(z) − arg(z ′ ) [2π]
z
4. arg(z n ) = n arg(z) [2π] pour n ∈ Z
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Exemple
Soient z1 = 2(cos π3 + i sin π3 ) et z2 = 3(cos π4 + i sin π4 ).
Calculer le module et un argument de z1 × z2 .
Solution :
— |z1 × z2 | = |z1 | × |z2 | = 2 × 3 = 6
π π 7π
— arg(z1 × z2 ) = arg(z1 ) + arg(z2 ) = 3
+ 4
= 12
[2π]
Donc : z1 × z2 = 6 cos 7π
12
+ i sin 7π
12
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Chapitre 5
Forme exponentielle
5.1 Notation exponentielle d’Euler
Définition
Pour tout nombre réel θ, on pose :
eiθ = cos θ + i sin θ
Cette notation est appelée forme exponentielle ou notation d’Euler.
Propriété
Formule d’Euler : eiθ = cos θ + i sin θ
π
Formes remarquables : ei0 = 1 eiπ = −1 ei 2 = i e−iθ = eiθ
Théorème
Tout nombre complexe non nul z s’écrit sous forme exponentielle :
z = reiθ
où r = |z| et θ = arg(z).
Exemple : Quelques formes exponentielles
√ π √ 3π π
1+i= 2ei 4 −1+i= 2ei 4 i = ei 2 − 1 = eiπ
15
5.2 Propriétés de la forme exponentielle
Propriété
Pour tous réels θ et θ′ , et tout entier n :
′ ′
1. eiθ × eiθ = ei(θ+θ )
eiθ ′
2. iθ′ = ei(θ−θ )
e
3. (eiθ )n = einθ
4. eiθ = e−iθ
5. |eiθ | = 1
Propriété
′
Pour z = reiθ et z ′ = r′ eiθ :
′
1. z × z ′ = rr′ ei(θ+θ )
z r ′
2. ′ = ′ ei(θ−θ ) (si z ′ ̸= 0)
z r
3. z n = rn einθ pour n ∈ Z
5.3 Formules d’Euler et linéarisation
Propriété
Formules d’Euler :
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
cos θ = sin θ =
2 2i
Ces formules permettent de linéariser des expressions trigonométriques.
Exemple : Linéarisation de cos2 θ
!2
2 eiθ + e−iθ e2iθ + 2 + e−2iθ
cos θ = =
2 4
1 e2iθ + e−2iθ 1 1 + cos(2θ)
= · + =
2 2 2 2
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5.4 Interprétation géométrique
Propriété
Multiplier un nombre complexe par eiα correspond géométriquement à une rotation d’angle α
autour de l’origine.
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Chapitre 6
Équations dans C
6.1 Théorème de De Moivre
Théorème
Pour tout nombre complexe z = r(cos θ + i sin θ) = reiθ et tout entier naturel n :
z n = rn (cos(nθ) + i sin(nθ)) = rn einθ
Cette formule s’appelle la formule de Moivre.
Exemple
Calculer (1 + i)10 .
√ π
Solution : Forme exponentielle de 1 + i : 1 + i = 2ei 4
Donc :
√ π
10 10π 5π π
(1 + i)10 = 2ei 4 = 25 ei 4 = 32ei 2 = 32ei 2 = 32i
6.2 Racines n-ièmes d’un nombre complexe
Définition
Soit a un nombre complexe et n ∈ N∗ . Les racines n-ièmes de a sont les solutions dans C de
l’équation : z n = a
Théorème
Soit a = reiθ un nombre complexe non nul. L’équation z n = a admet exactement n solutions
dans C :
√ θ+2kπ
zk = n r ei n k ∈ {0, 1, 2, . . . , n − 1}
18
Remarque
√
Les n racines n-ièmes de a sont sur un cercle de rayon n
r et forment un polygone régulier à n
côtés.
Exemple
Résoudre dans C : z 3 = 8.
Solution : Forme exponentielle : 8 = 8ei·0
2kπ
Les solutions sont : zk = 2ei 3 pour k ∈ {0, 1, 2}
— z0 = 2ei·0 = 2
2π
√ √
— z1 = 2ei 3 = 2 − 12 + i 2
3
= −1 + i 3
4π
√ √
— z2 = 2ei 3 = 2 − 12 − i 23 = −1 − i 3
ℑ
z1
z0 =
ℜ2
z2
6.2.1 Racines n-ièmes de l’unité
Définition
Les racines n-ièmes de l’unité sont les solutions de l’équation z n = 1.
Propriété
Les racines n-ièmes de l’unité sont :
2kπ
zk = ei n k ∈ {0, 1, 2, . . . , n − 1}
Elles forment un polygone régulier à n sommets inscrit dans le cercle unité.
Exemple : Racines cubiques de l’unité
Les solutions de z 3 = 1 sont :
— z0 = ei·0 = 1
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2π
√
— z1 = ei 3 = − 21 + i 2
3
=j
√
i 4π
— z2 = e 3 = − 21 − i 23 = j = j2
2π
Le nombre j = ei 3 vérifie : 1 + j + j 2 = 0 et j 3 = 1.
6.3 Équations du second degré
Théorème
Soit l’équation az 2 + bz + c = 0 avec a, b, c ∈ C et a ̸= 0. On pose ∆ = b2 − 4ac.
b
Cas 1 : Si ∆ = 0, solution double : z0 = −
2a
Cas 2 : Si ∆ ̸= 0, soit δ une racine carrée de ∆ (δ 2 = ∆). L’équation admet deux solutions
distinctes :
−b + δ −b − δ
z1 = z2 =
2a 2a
Méthode
Pour résoudre az 2 + bz + c = 0 avec a, b, c réels :
1. Calculer ∆ = b2 − 4ac
√
−b ± ∆
2. Si ∆ > 0 : deux solutions réelles x =
2a
b
3. Si ∆ = 0 : une solution double x0 = −
2a √
−b ± i −∆
4. Si ∆ < 0 : deux solutions complexes conjuguées z =
2a
Exemple
Résoudre dans C : z 2 − 2z + 5 = 0.
Solution : Discriminant : ∆ = 4 − 20 = −16 < 0
Deux solutions complexes conjuguées :
√
2 ± i 16 2 ± 4i
z= = = 1 ± 2i
2 2
Les solutions sont : z1 = 1 + 2i et z2 = 1 − 2i.
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Chapitre 7
Transformations du plan complexe
7.1 Translations
Définition
La translation de vecteur ⃗u d’affixe b transforme le point M (z) en M ′ (z ′ ) avec : z ′ = z + b
⃗u
C′
C
B′
BA′
A
7.2 Rotations
Définition
La rotation de centre Ω(z0 ) et d’angle α transforme le point M (z) en M ′ (z ′ ) avec :
z ′ − z0 = eiα (z − z0 )
C′ B′
A′
π
3
B
A
O
21
Remarque
Si le centre est l’origine (z0 = 0), alors : z ′ = eiα z
Exemple
π
Déterminer l’image du point A(1 + i) par la rotation de centre O et d’angle .
π
2
Solution : z ′ = ei 2 z = i(1 + i) = i − 1 = −1 + i
L’image est A′ (−1 + i).
7.3 Homothéties
Définition
L’homothétie de centre Ω(z0 ) et de rapport k ∈ R∗ transforme le point M (z) en M ′ (z ′ ) avec :
z ′ − z0 = k(z − z0 )
C′
C
A′
A B′
O B
Agrandissement de rapport k = 2, 5
7.4 Similitudes directes
Définition
Une similitude directe de centre Ω(z0 ), de rapport k > 0 et d’angle α transforme M (z) en
M ′ (z ′ ) avec :
z ′ − z0 = keiα (z − z0 )
Remarque
Une similitude directe est la composée d’une homothétie et d’une rotation de même centre.
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Chapitre 8
Exercices d’application
8.1 Forme algébrique
Exercice 1
Effectuer les calculs suivants et donner le résultat sous forme algébrique :
1. (3 + 2i) + (5 − 4i)
2. (2 − 3i)(4 + i)
3. (1 + i)2
3+i
4.
2−i
Exercice 2
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. (2 + 3i)z = 5 − i
2. z 2 = 3 − 4i
3. z 2 + 2z + 5 = 0
8.2 Module et argument
Exercice 3
Pour chacun des nombres complexes suivants, calculer le module et déterminer un argument :
√
1. z1 = 1 + i 3
√
2. z2 = − 3 + i
3. z3 = −2 − 2i
1+i
4. z4 =
1−i
23
Exercice 4
π π
Soient z1 = 2ei 6 et z2 = 3ei 4 .
Calculer le module et un argument de :
1. z1 × z2
z1
2.
z2
3. z13
4. z1
8.3 Équations
Exercice 5
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z 4 = 16
2. z 3 = −8i
3. z 6 = 1
4. (z − 1)4 = −16
Exercice 6
Résoudre dans C l’équation z 2 − (1 + 2i)z + 2i = 0.
8.4 Géométrie
Exercice 7
Dans le plan complexe, on considère les points A(2 + i), B(4 + 3i) et C(1 + 4i).
1. Calculer les longueurs AB, BC et CA.
2. Déterminer l’affixe du point D tel que ABCD soit un parallélogramme.
3. Déterminer l’affixe du centre G du parallélogramme ABCD.
Exercice 8
Déterminer et représenter l’ensemble des points M (z) du plan complexe vérifiant :
1. |z − 2 − 3i| = 2
2. |z + 1| = |z − i|
3. |z − 1 + i| ≤ 3
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8.5 Transformations
Exercice 9
Soit f la transformation du plan qui à tout point M (z) associe le point M ′ (z ′ ) tel que : z ′ =
(1 + i)z + 2
1. Déterminer la nature de la transformation f .
2. Déterminer l’image du point A(1 + 2i) par f .
3. Déterminer le ou les points invariants par f .
Exercice 10
π
On considère la rotation r de centre O et d’angle .
3
1. Écrire la relation entre l’affixe z d’un point M et l’affixe z ′ de son image M ′ par r.
2. Déterminer l’image du point B(2) par r.
√
3. Déterminer l’image du point C( 3 + i) par r.
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Formulaire
Forme algébrique : z = a + ib avec a = ℜ(z) et b = ℑ(z)
Conjugué : a + ib = a − ib
Propriétés : z + w = z + w zw = z w zz = |z|2
√
Module : |z| = |a + ib| = a2 + b2
z |z|
Propriétés : |zw| = |z||w| w
= |w|
|z + w| ≤ |z| + |w|
1 z a − ib
Inverse : = 2 = 2
z |z| a + b2
Forme trigonométrique : z = r(cos θ + i sin θ) avec r = |z| et θ = arg(z)
Forme exponentielle (Euler) : z = reiθ où eiθ = cos θ + i sin θ
π
Formes remarquables : ei0 = 1 ei 2 = i eiπ = −1 e−iθ = eiθ
Propriétés de l’argument :
z
arg(zw) = arg(z) + arg(w) [2π] arg = arg(z) − arg(w) [2π]
w
arg(z n ) = n arg(z) [2π] arg(z) = − arg(z) [2π]
Formule de Moivre : [r(cos θ + i sin θ)]n = rn (cos nθ + i sin nθ) ou (reiθ )n = rn einθ
√ θ+2kπ
Racines n-ièmes de a = reiθ : zk = n
r ei n pour k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
26
2kπ
Racines n-ièmes de l’unité : zk = ei n pour k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
Formules d’Euler :
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
cos θ = sin θ =
2 2i
Géométrie dans le plan complexe :
— Distance : AB = |zB − zA |
zA + zB
— Milieu : zI =
2
— Rotation de centre O et d’angle α : z ′ = eiα z
— Translation de vecteur d’affixe b : z ′ = z + b
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