Kit pédagogique
« L’Égypte des Pharaons »
Ressources complémentaires
Les Ressources Numériques
Les contenus de ce dossier sont destinés à être consultés ou projetés
en complément des ressources présentes dans le guide médiation.
Vous pouvez y retrouver des informations venant compléter les
modules de l'atelier pédagogique ainsi que des liens vers des vidéos
et des documentaires permettant de prolonger certains modules.
Enfin, vous trouverez à la fin du document un court lexique pour
définir certains mots de vocabulaire spécifique.
Module 2 : Sur les traces des Égyptiens
Les cartes Ombres sont basées sur les coutumes, les traditions et les éléments
constitutifs de la vie du peuple égyptien durant l'antiquité. Vous trouverez ici du
vocabulaire et des informations complémentaires à apporter pour l’animation du
module et des échanges avec les enfants :
● Grâce à nous, on peut reconnaître les pharaons :
Indice : Demander aux enfants de réunir des reproductions d'œuvres qui leur font
penser à des pharaons ; Quels éléments communs peut-on observer sur ces
différentes reproductions ?
Il s’agit des attributs ou regalia pharaoniques qui permettent d’identifier le
souverain ou la souveraine. Ils sont au nombre de cinq :
o La couronne (atef ou ouretèt) ou la coiffe au serpent (némès) ;
o Le sceptre en forme de crosse de berger (héqa) et le fouet pour les bovidés
(nekhekh) : le pharaon ou la pharaonne est reconnu comme le protecteur
de l’agriculture et de l’élevage, et comme le berger du peuple.
o La barbe postiche
Pour aller plus loin : Parmi toutes les représentations de
pharaons sélectionnées par les enfants, une d’entre elles
représente une femme : la pharaonne Hatchepsout.
Sur les 345 pharaons identifiés (en comparaison, la France
a connu environ 60 rois), seulement 5 sont supposés être
des femmes, la plus connue et la plus certaine est
Hatchepsout, c’est pour cela qu’elle est représentée avec
les attributs pharaoniques ; et oui, même avec la barbe !
Reine Hatchepsout, sphinx en granite,
vers 1479-1425 avant J-C, Grand
Egyptian Museum (GEM), Le Caire
La bulle artistique : Autour de cette première affirmation, vous pouvez également
questionner les enfants sur l’esthétique des statues ou encore celle des masques
funéraires ; Quels masques funéraires ou statues retiennent votre attention ?
Quels éléments sont représentés sur ces statues et ces masques ? Pourquoi selon
vous ? Quelles couleurs retrouve-t-on sur ces objets ?
●Je traverse le pays et j’irrigue ses terres :
Indice : Remémorer aux enfants le début de l’atelier pédagogique, lorsqu’ils ont
découvert la carte de l’Égypte. Quel élément central longe le pays ?
Il s’agit du Nil. Ce fleuve est central à la vie des Égyptiens et Égyptiennes :
o Il contribue à l'agriculture en déposant le limon lors des crues qui fertilisent
les terres agricoles, à l’élevage et à la pêche.
o Il contribue également au commerce (les commerçants se déplacent de la
Haute à la Basse Égypte par le Nil) et notamment à l’acheminement des
pierres de calcaire depuis les carrières (les pierres étant destinées à la
construction des palais, des temples et des pyramides).
o La navigation est un moyen de transport, d’échanges et parfois un élément
cérémonial couramment utilisé dans l’Égypte antique. À ses débuts, les
pêcheurs naviguent sur des embarcations faites en papyrus ou en bois, elles
évoluent jusqu’à la construction de navires de guerre. Les bateaux prennent
des formes très différentes selon les utilisations, et sont souvent composés
d'une cabine, de voiles, de rames et d’un gouvernail.
Scène de pêche, fresque de la tombe du sculpteur Ipui, vers 1280- 1210 av. J.-C, Deir el-
Médineh, Louxor
La bulle artistique : Autour de cette deuxième affirmation, vous pouvez
également questionner les enfants sur l’esthétique des fresques ; En regardant les
reproductions d'œuvres représentant le Nil, laquelle suscite le plus votre intérêt ?
Aimeriez-vous pouvoir voguer sur le Nil à bord d’embarcation faite en papyrus ?
De ce que vous voyez, comment décririez-vous la vie au bord du Nil ? Quels
éléments reviennent souvent ?
Cet extrait documentaire de franceinfo s’intéresse au Nil, berceau de la civilisation
égyptienne. De l'Égypte antique à aujourd’hui, ce fleuve répond à une grande
partie des besoins en eau du pays, et permet l’irrigation des terres, essentielle à
l'agriculture.
Égypte : le Nil, berceau du monde et ressource essentielle pour le pays
● Je suis le passage entre le monde des vivants et l’au-delà :
Indice : Interroger les enfants sur le cycle de la vie et essayer avec eux de
reconstituer ses étapes, elles sont au nombre de trois (la naissance, la vie et la mort)
puis regrouper toutes les reproductions présentant des rites funéraires, des objets
ou l’évocation de la mort.
Il s’agit de la mort, car c’est une étape cruciale pour les Égyptiens. Les rituels
funéraires prenaient donc une grande place en Égypte antique. Il y a deux étapes
principales autour du mythe de la mort chez les Égyptiens et les Égyptiennes :
o Le rituel de l’embaumement : ce rituel est effectué par les embaumeurs, ils
s’occupaient de préparer les corps des défunts pour leur voyage dans l’au-
delà. Ils avaient recours à un procédé de momification qui prenait en
moyenne 70 jours et qui consistait à laver le corps et à déposer ses organes
dans des vases canopes. La qualité de l’embaumement pouvait varier en
fonction de la fortune des familles. Le corps est ensuite placé dans une
tombe avec - toujours selon la fortune de la famille - du mobilier, des bijoux,
des parchemins et parfois avec les animaux de compagnie également
embaumés.
o Le jugement de l’âme : dans les croyances égyptiennes antiques, le défunt
sera jugé devant le dieu Osiris sur ses actions et sa vie sur terre. Plusieurs
interprétations de ce jugement existent, la plus connue est celle popularisée
par Le Livre des Morts de la pesée du cœur face à une plume par la déesse
Maât, déesse de la justice et de la vérité. Si le cœur du défunt pèse le même
poids ou est plus léger que la plume, le défunt pourra accéder à la vie
éternelle. Autrement, si son cœur est plus lourd, c’est le signe qu'il a vécu
dans le mal et il ne pourra pas accéder à la vie éternelle.
La bulle artistique : Autour de cette troisième affirmation, vous pouvez demander
aux enfants si ces rites leur font peur, les inquiètent, les dégoûtent. Attirer leur
attention sur l’importance de ce rituel de l'embaumement qui a permis aux
archéologues et aux égyptologues de retrouver plus de 3 000 ans après, des corps
momifiés en parfait état. Questionnez-les également sur l’abondance d’objets et
d’ornements mis autour des sarcophages : Pourquoi y a-t-il autant d’objets ?
Comment pouvez-vous les décrire ? Qu’est-ce que l’on trouve sur les murs des
tombeaux ?
● Je suis la dernière demeure des pharaons :
Indice : Faites le parallèle avec l’affirmation précédente puis interrogez-les sur les
éléments suivants : Les pharaons étaient-ils enterrés comme nous dans des
cimetières, sous terre ? Est-ce que, selon vous, c’étaient des cimetières comme les
autres ? Quels monuments gigantesques, de forme triangulaire, peut-on
contempler en Égypte ?
Il s’agit des pyramides :
o Les pyramides sont des tombeaux réservés dans un premier temps aux
pharaons, puis par la suite aux épouses royales.
o Il existe plusieurs formes de pyramides, les plus connues sont les
pyramides à faces lisses, et sont composées de blocs de calcaire récoltés
dans les carrières par les tailleurs de pierre. Ils étaient ensuite acheminés
vers les sites de construction où des bâtisseurs suivaient les directives des
concepteurs des pyramides. Les scientifiques ont longtemps pensé que les
ouvriers étaient des esclaves mais des fouilles archéologiques autour des
pyramides témoignent du contraire : les bâtisseurs étaient qualifiés,
organisés, et logés avec leur famille à proximité des chantiers.
o Beaucoup de théories entourent la construction des pyramides et les
scientifiques multiplient les propositions car peu de traces sont parvenues
jusqu’à nous.
o L’intérieur des pyramides est composé de couloirs et de galeries desservant
les chambres funéraires.
o La plus grande et la plus emblématique des pyramides est celle de Khéops,
inscrite au patrimoine de l’Humanité et fait partie des Sept Merveilles du
monde.
La bulle artistique : Autour de cette quatrième affirmation, vous pouvez proposer
aux enfants de s’imaginer aux pieds de ces pyramides et insister sur l'immensité
de ces monuments ; Comment vous sentiriez-vous si vous étiez réellement au pied
de la pyramide de Khéops ? Quelles autres reproductions d'œuvres vous évoquent
ce sentiment d'immensité ?
● Nous sommes mi-humains mi-animaux :
Indice : Encourager les enfants à retrouver les reproductions d’œuvres montrant
ces créatures : Quels personnages, représentés sur les reproductions d'œuvres, ont
une forme mi-humaine mi-animale ? Est-ce que nous pouvons nous transformer
en animaux ? Quels personnages occupent une place centrale dans la vie des
Égyptiens durant l’Antiquité ?
Il s’agit des divinités égyptiennes :
o Le peuple d’Égypte antique vénère plusieurs divinités, c’est une religion
polythéiste.
o Essayer d’identifier avec les enfants les dieux et déesses présents sur les
représentations : Horus, Osiris, Ré, Isis, Maât, Nout, Anubis, etc.1
o Les Égyptiens considèrent les divinités comme des manifestations
d’éléments du monde ou de concepts philosophiques. Par exemple la
déesse Nout est la déesse de la nuit, Aton le dieu du disque solaire, ou encore
Maât déesse de la justice et de la vérité, tandis que Bastet, la déesse
chatte/lionne, est entre autres la protectrice du foyer.
o Les pharaons sont considérés comme les descendants d’Horus, donc des
êtres semi-divins, garants des différents cultes. Ils deviennent pleinement
des dieux au moment de leur décès.
Anecdote : Lors de son jubilé (célébration des 30 ans de vie du pharaon)
Amenhotep III et la reine Tiyi, parents du pharaon Akhenaton, ont pratiqué
une cérémonie visant à fusionner Amenhotep III et la divinité Aton, dieu du
disque solaire. Dans cette mouvance, Amenhotep VI renommé Akhenaton
(“utile à Aton”) instaurera la première religion hénothéiste (culte d’un dieu
prédominant sans nier l’existence d’autres divinités), une forme de
monothéisme primitif (culte d’un seul dieu).
o Les divinités sont honorées au sein des temples où le clergé (prêtres et
prêtresses) pratique toutes sortes de rites : offrandes aux dieux,
reconstitution de leurs actions mythologiques à travers des fêtes, et
conjuration des forces du chaos.
1
Se référer au Module ressources pour plus d’informations sur chaque divinité.
Module 3 : Le défi d’Hathor
La bulle artistique : Autour de cette cinquième affirmation, vous pouvez
questionner les enfants sur ces divinités : Est-ce qu’elles vous intriguent ? Est-ce
que vous les trouvez mystérieuses, attirantes, inquiétantes ? Quelle divinité vous
inspire confiance ? Pourquoi ? À l’inverse, desquelles vous méfieriez-vous ?
● Nous composons l’ancienne écriture égyptienne :
Indice : Faire le parallèle avec notre alphabet, puis identifier sur les reproductions
d’œuvres les endroits où il semble y avoir des textes : Qu’est-ce qui vous fait dire
qu’il s’agit d’un texte ? Pouvez-vous décrire les symboles que vous voyez ?
Comment pensez-vous qu’ils se lisent ?
Il s’agit des hiéroglyphes.
o Les hiéroglyphes ne fonctionnent pas comme un alphabet, les symboles
utilisés peuvent être lus de différentes manières : phonétique (représentant
un son à la manière d’un rébus), figurative (signifiant l’image représentée)
ou contextuelle (le hiéroglyphe peut avoir un sens différent en fonction des
hiéroglyphes qui l’entourent).
o Les hiéroglyphes sont utilisés pour écrire sur les monuments, les bas-
reliefs, les statues, et les textes sacrés. Pour les documents administratifs,
scientifiques ou littéraires, les scribes utilisent l’écriture hiératique, une
version simplifiée des hiéroglyphes.
o Il n’y a pas de sens de lecture unique pour déchiffrer des hiéroglyphes.
Le sens est défini par l’orientation des symboles d’animaux ou d’humains ;
ces symboles regardent toujours vers le début du texte. Si le texte est écrit
en colonne, il se lit alors de haut en bas.
o Seuls certains scribes savaient écrire et lire l’écriture hiéroglyphique.
Pour créer les textes présents sur les monuments, un premier texte était
écrit en écriture hiératique avant d’être traduit, puis gravé.
o La majorité du peuple égyptien était illettrée, il ne savait donc pas lire les
hiéroglyphes ou l’écriture hiératique et considérait les hiéroglyphes comme
des symboles magiques qui pouvaient prendre vie.
o Le déchiffrage des hiéroglyphes a été possible grâce à la découverte en
1799 de la Pierre de Rosette, fragment d’une stèle de granite noir
comportant un texte écrit en trois écritures : hiéroglyphes, égyptien
démotique et grec ancien. En 1922, l'égyptologue Jean-François
Champollion parvient à déchiffrer la pierre grâce à la découverte de la
lecture phonétique des hiéroglyphes. Il est alors considéré comme le père
de l'égyptologie, la science étudiant l’Égypte antique.
La bulle artistique : Autour de cette sixième affirmation, vous pouvez attirer
l’attention des enfants sur les différents symboles en essayant de les décrire : Est-
ce vous aimeriez pouvoir écrire et déchiffrer des hiéroglyphes ? Quel est votre
hiéroglyphe préféré parmi ceux figurant sur les reproductions d'œuvres ?
Cette vidéo de la Bibliothèque nationale de France permet de mieux comprendre comment Jean-
François Champollion, jeune professeur d’histoire ancienne, parvient à percer les mystères des
hiéroglyphes grâce à la Pierre de Rosette. Comment Champollion déchiffre les hiéroglyphes - BnF
En complément du focus sur les représentations des scènes de vie
quotidienne, deux visionnages de documentaires sont consultables
pour comprendre les bouleversements du règne d’Akhénaton :
● La reine Tiyi, mère du pharaon Akhénaton
Ce documentaire Arte retrace la vie de la reine Tiyi, épouse d’Amenhotep III et mère
d’Akhénaton et nous permet de comprendre son influence ainsi que les
changements structurels et culturels sous le règne d’Akhenaton. Cette vidéo fait le
lien avec le buste du pharaon Akhénaton présent dans les reproductions d'œuvres.
→ La reine Tiyi | Reines de l’Égypte antique
● La reine Néfertiti, épouse du pharaon Akhénaton
Cet épisode de Secret d’histoire revient sur les traces de la reine Néfertiti et de son
époux, le pharaon Akhenaton. Le documentaire apporte un éclairage sur le culte
du dieu solaire Aton, choisi exclusivement par la souveraine et le pharaon. Un
premier monothéisme.
→ Néfertiti, mystérieuse reine d’Égypte
Fragment de la statue colossale d’Akhénaton, Akhenaton et la famille royale faisant des offrandes à Rê-Aton,
1364–1347 av. J.-C, grès, découverte près du vers 1353-1336 av. J.-C, bas-relief, pierre calcaire peinte, 53 x
temple d'Aton à Karnak, conservée au Musée 48 x 8 cm, Musée égyptien, Le Caire
Egyptien, Le Caire
Module 4 : La face cachée de l’Egypte
En complément des cartes de jeux, vous trouverez ci-dessous des
ressources pour enrichir les échanges lors de l’animation du module
et d’autres à visionner avec les enfants.
Mythe ou Réalité
● Les momies sont maudites
Une vision romancée des momies se développe au fil des
siècles avec l’apparition de nombreuses œuvres littéraires
ou cinématographiques mettant l’accent sur les mystères
de l’Égypte et jouant sur l’aspect religieux qui entoure les
momies égyptiennes. À cela s’ajoute, l’exaltation liée à la
découverte de la tombe de Toutankhamon qui va susciter
la curiosité de la presse et l’imaginaire des romanciers.
Cette vidéo du Musée du Louvre revient sur certains
mythes autour de l’Égypte antique à travers les
Masque funéraire de collections égyptiennes du musée.
Toutankhâmon (1345-1327 → Mythes en Égypte
avant J.-C), 54 x 39 x 49 cm, or,
argent, cuivre, incrustation de
quartz, obsidienne, lapis-lazuli,
cornaline, amazonite, turquoise
et pâte de verre, 10.32 kg,
Grand musée égyptien, Le Caire
● Les Égyptiens avaient une force incroyable ! Cette force leur a
permis de construire d’immenses pyramides
Les Égyptiens avaient développé d’ingénieux systèmes pour transporter les pierres
colossales qui composent les pyramides. Nous ne savons pas exactement
comment les pyramides ont été construites, mais de nombreux scientifiques
tentent d’élucider ce mystère. Certains supposent qu’ils se servaient d’un système
de levier capable de déplacer des blocs pesant jusqu’à 2,5 tonnes. Ils auraient glissé
ces leviers sous les blocs de pierre pour pouvoir les soulever et les déplacer.
Cette vidéo de [Link] aborde le sujet de l’Égypte antique et s'intéresse aux
pyramides. De leur construction à leur symbolique, cet épisode illustre à travers
des maquettes, des œuvres et des interviews avec des professionnels de l’Égypte
antique, le sujet des pyramides.
→ C’est toujours pas sorcier. Le mystère des Pyramides
● Les chats étaient des animaux sacrés dans l’Égypte antique
Les crocodiles, les singes, les ânes, les scarabées, les lions, les serpents, les vaches
étaient des animaux considérés comme des divinités. Mais les égyptiens
vénéraient surtout les chats. Ils les appelaient Miou. Les chats étaient considérés
comme des animaux sacrés durant l'antiquité. Ils étaient vénérés à l’effigie de la
déesse Bastet, protectrice du foyer. La plupart des familles avaient donc un chat
comme animal de compagnie.
● Jules César et Cléopâtre était amoureux
À la suite d’une guerre civile, Cléopâtre fuit en Syrie, qui est alors contrôlée par les
Romains. Elle se tourne rapidement vers Jules César, qui était à cette époque, un
homme politique souhaitant prendre le pouvoir à Rome. Ils tombent amoureux, et
Jules César promet son soutien à la reine d’Égypte. Leur relation dura jusqu’à
l’assassinat de ce dernier en 44 avant J.C. De leur union naîtra un fils nommé
Césarion ou Ptolémée XV qui sera lui aussi assassiné très jeune sous les ordres
d’Octave, futur empereur de Rome.
Cette vidéo de TV5 Monde peut être visionnée pour illustrer l’affirmation suivante
: “Jules César et Cléopâtre étaient amoureux”. Cette vidéo conte de manière
ludique et pédagogique, les grandes étapes de la vie de la reine Cléopâtre VII.
→ Cléopâtre - Quelle Histoire
● Les Égyptiens représentaient tout de profil
Dans l’art égyptien, on retrouve souvent des personnages représentés de profil.
Cependant en regardant plus attentivement la posture des personnages, on se
rend compte qu’ils ont souvent le visage représenté de profil, mais le reste du corps
est de face. Par ailleurs, de nombreuses constructions égyptiennes, telles que le
Sphinx, représentent des visages de face.
● Les momies égyptiennes sont entourées de bandelettes
Les embaumeurs s’occupaient de préserver les corps des défunts. Ils avaient
recours à un procédé de momification qui prenait en moyenne 70 jours et qui
consistait à laver le corps et à l’enrouler dans des bandelettes de lin. La qualité de
ces bandelettes pouvait varier en fonction du prix que les familles étaient prêtes à
payer pour accompagner le mort dans l'Au-delà.
Métiers et Éléments
● Les agriculteurs
Une des activités centrales de la vie des Égyptiens était l'agriculture. Ils cultivaient
principalement l’orge et le blé, deux céréales permettant de faire du pain et de la
bière. Mais les Égyptiens cultivaient aussi du lin servant à confectionner des
vêtements ainsi que des bandelettes servant à la momification des défunts.
● Tailleur de pierre
Considérés comme de véritables artistes, les tailleurs de pierre façonnent et
polissent des pierres extraites directement des carrières pour leur donner forme.
Ce métier nécessite une grande habileté pour manier la pierre mais également un
sens artistique pour concevoir des objets sophistiqués. Ils travaillent en équipe au
côté de scribes pour les inscriptions en hiéroglyphes et de dessinateurs pour la
réalisation des gravures artistiques.
● Prêtre égyptien
Les Égyptiens croient en toutes sortes de dieux représentés sous forme humaine
comme Isis, déesse de la naissance et de la résurrection ou sous forme animale
comme Râ le dieu du Soleil, représenté avec une tête de faucon. Chaque dieu ou
déesse détient son temple et son rituel, comme par exemple le temple d’Opet
dédié à Osiris, dans la ville d’Abydos.
Cet extrait documentaire de National Geographic revient sur le métier de prêtre
au temps des pharaons, à travers une exploration du mausolée du prêtre
Padiamenopé.
→ Les prêtres, ces puissants hommes de l'Égypte antique :
[Link]
● Embaumeur
La vie après la mort était une étape très importante pour les Égyptiens.
Selon eux, la préservation du corps permettait au défunt de vivre sereinement dans
l’Au-delà. Pour cela, les Égyptiens faisaient appel à des embaumeurs, qui
s’occupaient du corps, l'enveloppait dans des bandelettes en lin et le plaçait dans
un sarcophage.
Cette vidéo aborde les techniques de momification employées par les Égyptiens
durant l’Antiquité, de la qualité de préservation du corps à sa place dans les rites
funéraires.
→ Comment les Égyptiens fabriquaient une momie ?
● Scribes
Les scribes occupaient une place centrale dans le système politique et religieux. Ils
recevaient une instruction leur permettant d’apprendre à lire, écrire et compter.
Les scribes étaient chargés d’écrire des documents que l’on souhaitait conserver
comme des registres, des comptes, des lois, etc. Ce métier était très respecté au
temps de l'Égypte antique en raison du savoir développé qu’il nécessitait.
Cette ressource de Film 25 production s'intéresse au métier de scribe, de son rôle
dans la civilisation égyptienne.
→ Les scribes de l'Égypte antique
● Fantassin
Les fantassins sont des soldats de l’armée égyptienne qui combattent à pied. Ils
doivent être très agiles et rapides lors des combats, ils n’ont pas d’armure pour se
protéger. L’armée égyptienne se compose également de charriers, qui se
déplacent à bord de chars tirés par des chevaux.
Module 6 : Les danses du Nil
En complément des informations apportées dans le guide de
médiation, les vidéos suivantes permettent d’apporter un éclairage
sur l’histoire de la danse orientale, et font lien avec les reproductions
d'œuvres associées au module.
● L’histoire de la danse orientale
Cette vidéo apporte une définition des danses orientales et retrace son histoire et
son évolution à travers des références picturales et littéraires.
→ L'histoire de la danse orientale en 5 minutes
● « La cérémonie de mariage »
Voici un extrait d’un spectacle de danse orientale dont la performance s’intitule
« La cérémonie du mariage ». Il s’agit d’un conte dansé produit et mis en scène par
Aïda en partenariat avec l'Institut du Monde Arabe à Paris.
→ "La cérémonie du mariage", Mektoub Bellydance Show
● Le Tahtib
Cette vidéo vient en prolongement de l'œuvre de Jean Léon Gérôme, « Danse des
épées ». On peut y découvrir des hommes dansant le Tahtib avec de longs bâtons.
→ Le "tahtib", une danse qui date du temps des Pharaons
Jean Léon Gérôme, Danse des épées, 1885, huile sur bois,
65 x 81,3 cm, collection privée
LEXIQUE
Un calame est un roseau taillé en pointe qui servait à l'écriture aussi bien
sur papyrus que sur le bois ou les tablettes d'argile.
Les canopes étaient des vases destinés à recevoir les organes du défunt afin
de les préserver après la mort. Ces vases sont au nombre de quatre, et
représentent les fils d’Horus.
L’encens est une substance résineuse, qui brûle en répandant une odeur
caractéristique. Il est souvent employé dans les cérémonies religieuses,
souvent mélangé à d'autres résines.
Le limon est une boue très fertile déposée sur les rives du Nil lors des crues.
Au fil des ans, des canaux ont été construits aux bords du fleuve pour faciliter
l’irrigation des champs.
Le papyrus est un support d'écriture obtenu grâce à la transformation des
tiges d’une plante appelée papyrus, en une surface souple, lisse, de plusieurs
mètres de long, facile à replier en rouleau.