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Nathan

La mine de Kamfundwa, située au Katanga, est principalement cuprifère avec des réserves de plus de 200 000 tonnes de cuivre. L'exploitation a commencé en 1989, a été interrompue en 1992, puis reprise en 2008, et est actuellement gérée par la Gécamines. Le site présente un relief accidenté, un climat tropical, et une minéralisation riche en cuivre et cobalt, avec une exploitation prévue en quatre phases.

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Nathan

La mine de Kamfundwa, située au Katanga, est principalement cuprifère avec des réserves de plus de 200 000 tonnes de cuivre. L'exploitation a commencé en 1989, a été interrompue en 1992, puis reprise en 2008, et est actuellement gérée par la Gécamines. Le site présente un relief accidenté, un climat tropical, et une minéralisation riche en cuivre et cobalt, avec une exploitation prévue en quatre phases.

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CHAPITRE І : LES GENERALITES SUR LA MINE DE KAMFUNDWA

I.1. HISTORIQUE
La mine à ciel ouvert de Kamfundwa est essentiellement cuprifère et contient des réserves
estimées à plus de 200 000 ts cuivre. Les opérations de découverture avaient débuté en 1984, mais
l’extraction a commencé en 1989 et a permis à la Gécamines de constituer un certain nombre de remblais.

Dès l’année 1992, l’extraction a été arrêtée à cause de la métallurgie difficile du minerai de
cuivre et du contexte de l’époque où le cobalt était plus recherché. C’est d’ailleurs pour cette dernière
raison que la Gécamines s’est rabattue sur le gisement de Kamoya qui offrait une minéralisation
cuprocobaltifère.

Dès l’année 2008, l’extraction à la mine de Kamfundwa avait repris d’abord avec
SOMIKA et MCK, et ensuite en 2011 avec l’entreprise RULCO Sprl. Actuellement, seule la Gécamines
exploite la mine à ciel ouvert de Kamfundwa.

I.2. CADRE GÉOGRAPHIQUE

І.2.1. Localisation du site


La mine à ciel ouvert de Kamfundwa est située à environ 10km au Nord-Ouest des installations
du siège de Kambove et à environ 4km au Sud de la mine de Shangulowe sur le PE appartenant à
la Gécamines/Groupe Centre entre 26°34’48’’ et 26°36’30’’ de longitude Est et entre 10°48’00’’ et
10°49’30’’ de latitude Sud. Elle s’étend sur une superficie de .

La prospection a montré que le gisement a un pendage de vers le Nord-Est pour la


lèvre Nord, la lèvre Sud par contre s’ouvre largement au Sud-ouest pour se redresser à proximité de
la surface. Son pendage moyen oscille entre et vers le Nord-Est.

En profondeur, les deux lèvres tendent à se refermer et la faille garde sans doute alors l’allure
générale de la lèvre Sud. La figure ci-dessous montre la localisation de la mine de Kamfundwa sur
l’arc Lufilien (ceinture cuprifère).
Kamfundwa

Figure I. 1- Localisation de Kamfundwa sur l'arc Lufilien (cailteux, 1979)

І.2.2. Relief et hydrographie

Le relief est très accidenté dans ce secteur ; les points élevés atteignent 1450 m d’altitude
ou plus. Ainsi donc, le relief du sud Katanga est caractérisé par de hauts plateaux dont les
altitudes varient entre 800 m et 1500 m.

La forêt de galerie se développe le long de certains cours d’eau avec plusieurs espèces
sempervirentes. Les principaux cours d’eau partent de la crête de partage des bassins
hydrographiques des fleuves d’eau qui coulent du sud vers le nord.

Le secteur du gisement de Kamfundwa se trouve en bordure septentrionale du plateau


séparant les eaux du Congo et du Zambèze, contrairement à la plupart des gisements cuprifères,
rencontrés plus au nord dans la zone de relief intermédiaire entre ce plateau et les plaines
alluviales des sources du Congo.
І.2.3. Climat et végétation
Le site de Kamfundwa bénéficie d’un climat tropical caractérisé par l’alternance d’une
saison des pluies qui s’étend de mi-septembre à mi-avril et d’une saison sèche couvrant le reste de
l’année. L’alternance des saisons est plus liée aux variations des précipitations qu’à celles des
températures. La température moyenne annuelle est de 20°C avec une variation annuelle de 6 à

8°C ; la température mensuelle est d’environ 18 à 22°C, avec une température maximum variant
entre 29 et 30°C aux mois de septembre et d’octobre.

Sous ce type de climat pousse une végétation tout à fait particulière, dominée par une
savane boisée plus herbacée qu’arborescente dans laquelle abondent des « brachystegia ». On y
observe fréquemment aussi une végétation basse du type steppe sur les hauts plateaux et le long
des cours d’eau, on rencontre des galeries forestières [François, 1973].

Figure I. 2 localisation des principaux Cu-Co stratiformes dans la ceinture cuprifère


d’Afrique centrale (cailteux, 1976)

I.3. CADRE GEOLOGIQUE


Le gisement de Kamfundwa appartient à l’ensemble géologique du Katanguien que nous
développerons dans le paragraphe suivant.

І.3.1. Le Katanguien

Le Katanguien est constitué d’une succession de sédiments déposés durant la période


séparant l’orogenèse Kibarienne de celle Lufilienne. Ces sédiments katanguiens se sont déposés
entre 880 et 500Ma. Le Katanguien affleure au Sud de la chaîne Kibarienne, plus précisément au
Sud, au centre et au Nord du Katanga. On y observe au Nord, le Katanguien tabulaire comprenant
les plateaux de Biano au Nord-Ouest et celui de Kundelungu au Nord- Est et au Sud, le
Katanguien plissé communément appelé " arc Lufilien " qui part de la Zambie jusqu’à Kolwezi et
en Angola.

Dans cette nomenclature, les formations du Précambrien comprenant le Complexe de


base, le Kibarien et le Katanguien, deviennent des super- groupes. Les super- groupes deviennent
des groupes (Raon, Nguba et Kundelungu pour le Katanguien) et les anciens groupes sont
nommés sous-groupes (RAT, Mines, Dipeta, Mwasha, Likasi, Monwezi, Kalule, Kiubo et
Plateaux).

Nous présentons les subdivisions du super- groupe Katanguien, ainsi que sa

lithologie dans le tableau I.1 Ci- dessous.

Tableau I. 1 : Lithologie du Katanguien


Super Groupe Sous Formation Lithologie
Groupe groupe

Biano Arkoses rouges ; poudingues, grès argileux et shales.


(Ku 3)

Kiubo Ku 2.2 Grès argileux, shales plus ou moins gréseux, oligistifères


(Ku 2)
Ku 2.1 Grès fins et shales avec intercalations des lits de grès fins
feldspathiques
Kalule Ku 1.3 Siltites dolomitiques et shales;
(Ku 1)
Calcaire oolitique rose à gris

Ku 1.2 Grès argilodolomitiques très micacés, oligistifères. Calcaire


oolithique, avec bancs de macigno, shale et grès fins
micacés
Dolomie rose à grise

Ku 1.1 Mixtite (Petit conglomérat)

Monwezi Dolomie grise, mauve et blanche alternant avec des bancs de


(G 2) shales gris et verts
(Série récurrente), shale avec microgrès dolomitiques au
sommet
Muombe G 1.3 Siltites dolomitiques et shales
(G 1)
G 1.2 Shale et dolomie laminée stromatolitique ( Kaponda),
dolomie massive à laminée (Kakontwe)

G 1.1 Mixtite (Grand conglomérat)

Mwasha Upper Shale, shale carboné, grès arkosique ou arkose au sommet


(R 4) (R 4.2)

Lower Dolomies avec jaspe et oolites ferrugineuses, banc


(R 4.1) d’hématite et pyroclastite verte

Dipeta Upper Dolomie avec intercalations de grès et de grès


(R 3) (R 3.2) feldspathiques

Lower Shale à cailloutis ou grès fins feldspathiques


(R 3.1)
Mines Kambove Dolomies à laminations stromatolitiques et talqueuse,
(R 2) (R 2.3, Siltites dolomitiques

CMN)
Shales Shale dolomitique, shale carboné, dolomies
occasionnelles, grès et arkoses
Dolomitiques Shale dolomitique, dolomies quartzeuses au sommet
(SD, R 2.2)
Dolomie stromatolitique avec intercalation des shales (RSC)

Kamoto Dolomie stratifiée et dolomies laminée litée siliceuses (RSF)


(R 2.1) Siltites dolomitiques (RAT grises)

RAT R 1.3 Siltites dolomitiques massive, roses, hématitifères et


(R 1) chloriteuses
R 1.2 Siltites chloritiques roses à lilas, grès vers le bas, dolomie
stromatolique au sommet
R 1.1 Siltites dolomitiques rouges pourpres, hématitifères

Nous nous intéresserons encore plus au groupe du Roan et plus particulièrement au sous-
groupe des mines, auquel appartiennent les formations géologiques du site d’étude.

І.3.2. Géologie locale


Le gisement de Kamfundwa est situé dans la faille d'extrusion de M’Sesa orientée NWSE
dans la région de Kambove. Selon François (2006), le gisement de Kamfundwa comprend 7
écailles du sous-groupe des Mines (R2).

Le gisement se compose d’écailles de dolomies stromatolitiques talqueuses laminées


(CMN) en contact avec les roches du Kundelungu par une faille occupée par une brèche
monogénique faite du sous-groupe R1 (RAT lilas).

Deux types de CMN brèchifiés sont identifiés. Le premier est composé de fragments de
roches angulaires, elliptiques et non cimentées. Ces fragments sont généralement disposés avec
un grand axe vertical. Cette brèche est enrichie en cristaux de malachite massive, de chrysocole et
d’oxydes noirs.
Contrairement au premier type de brèche, le second est divisé en plusieurs parties qui
conservent leur stratification originale et celles qui sont hautement fracturées avec pratiquement
aucune stratification et donc pas des dépôts minéraux.

Les deux brèches minéralisées et non minéralisées se trouvent dans des zones de failles
transversales. La zone de faille hautement fracturée est liée au cœur du fragment plis et est riche en
malachite, chrysocole et en oxydes noirs.
Les directions des plans de stratification mesurées dans la brèche stratifiée varient de
NNE-SSW à ENE-WSW. Les roches du Kundelungu moins inclinés entourant le gisement sont
affectées par des failles sub-verticales.

І.3.3. Stratigraphie

L’échelle stratigraphique de Kamfundwa se présente du sommet à la base de la manière


ci-après :

 Brèches ;
 CMN : calcaire à minerai noir ;
 SD : Shales Dolomitiques ;
 RSC : Roches siliceuses cellulaires ;
 RSF : Roches siliceuses feuilletées ;
 SDB : Shales dolomitiques de base ;
 Dstr : Dolomies stratifiées ;
 RAT : Roches argilo-talqueuses ;
 SDS : Shales dolomitiques supérieures ;
 CalcSch : calcaires schisteux ;
 Dol Dip : dolomie de la dipeta ;
 RAT grise : Roches argilo-talqueuses grise ;  Ks : formation du kundelungu
supérieur.

І.3.4. Tectonique
Le katanguien a largement subi les effets de l’orogenèse Lufilienne. Cette orogenèse
s’est déroulée en plusieurs épisodes échelonnés (885, 680 et 620Ma) que François (1974) appelle
phase Kolweziènne, phase Kundeluguienne et phase Monweziènne.

La forme arquée de la ceinture cuprifère Zambien-Katangaise daterait de cette orogenèse


Lufilienne qui a donné naissance aux successions d’anticlinaux et des synclinaux orientés SE-
NW dans la région du dôme granitique de la Luina et NE-SW vers le NW de Lubumbashi. Le
katanguien se trouve en deux régions bien distinctes : le Nord du Katanga qui a échappé à cette
orogenèse est resté tabulaire, le Sud du Katanga a par contre été le siège de la tectonique très
intense.
Au sud du Katanga, le katanguien s’est plissé sous forme d’un grand arc dont la
concavité est tournée vers le Sud. Dans le sud du Katanga aussi tectonisé, DEMESMAEKER
(1962) ainsi que François (1973 et 1987) distinguent trois secteurs aux effets tectoniques inégaux
:

 Le secteur SE : la tectonique est simple et caractérisée par des anticlinaux complets ;

 Le secteur centre : la tectonique est extrusive et les plis déversés vers le sud. Il s’agit des
régions des Likasi, Shinkolobwe, Kambove et Fungurume ;

 Le secteur ouest : la tectonique est extrusive, chevauchante et se termine par un charriage.


C’est le secteur de Kolwezi qui présente une structure très complexe et faillée.

Dans la région de Kambove d’où est localisée la mine de Kamfundwa la tectonique est
extrusive, chevauchante ; les anticlinaux sont faillés et des plis déversés vers le Sud.

І.3.5. Minéralisation

L’ensemble d’écailles minéralisées s’étend sur une surface de 1,5km de longueur et de


largeur variant entre 200 à 900 mètres. Il comprend un grand nombre de blocs, répartis de façon
hétéroclite. Le minerai est en effet d’abord lié à l’agencement des écailles dans la brèche et
ensuite est distribué de manière assez variable au sein des écailles.
On observe en outre une grande variabilité des teneurs d’un bloc minéralisé à un autre et
même au sein de chaque entité. Il est dès lors nécessaire de conduire l’exploitation sur plusieurs
fronts en même temps, dans le but d’assurer une alimentation continue et une teneur aussi
homogène que possible, proche de la valeur souhaitable.

La minéralisation est composée principalement des oxydes siliceux contenant le cuivre et


le cobalt. Les minéraux utiles contenus dans les minerais sont les suivants :

- Cuivre :

 la malachite Cu2CO3(OH) 2;
 la cuprite Cu2O,
 la pseudomalachite (Cu5PO4 (OH) 4, et
 de la chrysocolle CuSiO3(H2O) 2 - Cobalt :
 L’hétérogénite CoO(OH).

Cette minéralisation est essentiellement oxydée (95%) avec une gangue siliceuse. La
proportion des oxydes dolomitiques est faible (5%) [Rapport mission KVE/MCO, 2012].

I.4. DESCRIPTION DU PROJET DE KAMFUNDWA

І.4.1. Phases d’exploitation

L’exploitation de la mine de Kamfundwa est conçue en quatre phases successives A, B, C


et D intégrées dans le pit final 1220.

І.4.2. Accès à la mine

L’accès au site se fait par route reliant la cité de Kambove aux gisements de M’sesa,
Kazibizi jusqu’à la mine de Kamfundwa.

І.5. LA MISE EN TERRIL

La constitution des terrils peut être intérieure ou extérieur ainsi que la constitution
des remblais à minerais, dans la mine à ciel ouvert de Kamfundwa nous avons les remblais
suivants :

 R635 avec une teneur inférieure à 2% en Cu ;


 R633 avec une teneur supérieure à 2% en Cu

Pour le schiste :

 R231 avec une teneur supérieure à 2% en Cu  R233 avec une teneur inférieure à 2%
en Cu.

Pour le RSC :

 R431 avec une teneur supérieure à 2% en Cu ;  R433 avec une teneur inférieure à 2%
en Cu.
La Gécamines considère comme étant stérile tout remblais dont la teneur en cuivre est inférieur
à 0.5% car elle n’a pas encore acquit la technologie nécessaire et suffisante pour traiter ces
genres des minerais.

І.6. TRAITEMENT DE MINERAIS


La Gécamines pour concentrer le minerai exploite dans la mine de Kamfundwa,
actuellement elle utilisée deux procédés de traitement minéralurgique qui sont :

 Le traitement par procédé de flottation au concentrateur de Kambove et ;

 Par procédé de concentration gravimétrique au concentrateur Heavy Medium Separation


(HMS) de Kamfundwa.

Pour chaque type de procédé on fait la synchronisation des différents remblais


constitués des différentes teneurs afin d’atteindre la teneur demande à l’alimentation.
Pour alimenter le concentrateur de KVE la teneur demandée est de 2% qui permet
d’obtenir un concentrée de 18 à 20%Cu avec un rendement de récupération de ± 71% et à HMS
la teneur demandée est comprise entre 2 et 3%Cu avec une alimentation de 3000Ts/h et un
rendement de récupération de 10%. Le Concentrateur HMS traite les minerais par le procédé de
concentration gravimétrique dont le critère de séparation est la densité. Deux types de
concentration gravimétriques sont mis à l’œuvre:

 La concentration gravimétrique en milieu dense(DMS) et ;

 La concentration gravimétrique en milieu aqueux(Spirales).

Elles visent une production d’au moins 20 ts/h de concentrés riches au DMS, et au moins 8
ts/h aux spirales.

Le flow-sheet de traitement comprend la section de réception des minerais, le


concassage primaire, le concassage secondaire, le module de concentration DMS, le module de
concentration spirale et le circuit d’eau de procédée.
Le projet HMS (Heavy Medium Separation), vise à produire des concentrés des minerais riches
par gravimétrie pour alimenter les usines de la Gécamines (les Usines de Shituru, la Fonderie
Electrique de Panda etc…).

І. 6. CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce premier chapitre, nous avons parlé des généralités de la mine à ciel ouvert de
Kamfundwa. Ce gisement appartient au système Katanguien, dans le super groupe de Roan,
précisément dans le Groupe des Mines. Il est constitué d’un ensemble de 7 écailles entourées des
brèches à éléments calcaires appartenant vraisemblablement au Groupe de la Dipeta. La
prospection a montré que ce gisement a un pendage moyen oscille entre et vers le NordEst. Par
contre s’ouvre largement au Sud-Ouest pour se redresser à proximité de la surface.

La minéralisation de ce gisement est composée principalement des oxydes (95%) avec


une gangue siliceuse et une faible proportion des oxydes dolomitiques (5%), on observe une
grande variabilité des teneurs d’un bloc à un autre et l’ensemble d’écailles minéralisées s’étend sur
une surface de 1,5km de longueur et de largeur variant entre 200 à 900 mètres ce qui permet un
projet d’exploitation en quatre phases successives A, B, C et D intégrées dans le pit final 1220.
Le minerai tout venant sont traité par procédé de concentration de flottation au

Concentrateur de KVE. Et par procédé de concentration gravimétrique au concentrateur Heavy


Medium Séparation (HMS) de Kamfundwa.

CHAPITRE II : NOTIONS SUR LABATAGE DES ROCHES A


LEXPLOSIF
II. 1 INTRODUCTION

L'abattage des roches représente le premier maillon des processus technologique de


l'exploitation à ciel ouvert. Il consiste à modifier l'état naturel des roches dans le but d'améliorer le
processus d'extraction

La première étape pour la réduction de la taille dans les mines est bien les travaux de tir; il
est suivi par des opérations de concassage et broyage. L'efficacité de ces opérations est
directement liée à la distribution en taille des tas de roche abattus. Par conséquent ; une
évaluation fiable de la fragmentation est un problème critique de l'exploitation. La production de
fragmentation plus fine en opération de tir réduit la charge de travail des concasseurs primaires ;
augmentant ainsi l'efficacité du broyeur et de par conséquent réduire les couts et augmente le
taux horaire

II.1.1 Définition

La fragmentation est une opération combinée du forage et minage en vue de désagréger la


roche . en place selon des objectifs fixés. Bien que le terme " fragmentation" soit couramment
utilisé dans la terminologie liée à l'abattage des roches à l'explosif, il n'est pas défini
quantitativement.

Cette notion révèle le détachement de la roche du massif rocheux. Selon la nature de


terrain, il y a des terrains que les engins des chargements excavent sans difficultés même si ces
terrains n'ont pas été ébranlés au préalable, d'autres terrains demandent un tir d'abattage c'està-
dire fragmentés avec une charge explosive.

L’abattage à l’explosif est une méthode de fragmentation des roches . Cette méthode est
couramment utilisée dans l’industrie minière, la construction et les travaux publics pour briser les
roches en morceaux plus petits pour faciliter leur manipulation et leur transport. Cependant
l’utilisation de cette méthode peut avoir des effets négatifs sur l’environnement, tels que la
pollution sonore, la poussière et le vibrations (Hustrulid et al ;1995)

II.I.2 Abatage à l'explosif

Le processus de fragmentation est brièvement décrit puis le réglage des tirs pour les
granulats est présenté, de même que des mesures concrètes souvent utiles pour maximiser le
rendement en granulats.
L'objectif de toute conception d'un tir d'abattage est de produire des blocs dont la taille et la
forme faciliteront les opérations ultérieures et minimiseront les coûts totaux.

Le réglage du tir d'abattage est un processus important qui doit garantir la fragmentation
souhaitée.

L'abattage des roches représente le premier maillon des processus technologique de l'exploitation
à ciel ouvert. Il consiste à modifier l'état naturel des roches dans le but d'améliorer le processus
d'extraction.

La première étape pour la réduction de la taille dans les mines est bien les travaux de tir ; il
est suivi par des opérations de concassage et broyage. L'efficacité de ces opérations est
directement liée à la distribution en taille des tas de roche abattus. Par conséquent ; une
évaluation fiable de la fragmentation est un problème critique de l'exploitation. La production de
fragmentation plus fine en opération de tir réduit la charge de travail des concasseurs primaires ;
augmentant ainsi l'efficacité du broyeur et de par conséquent réduire les couts et augmente le
taux horaire.

L'abattage á explosif présente les objectifs suivants :

 Assurer la sécurité : c'est-à-dire pas des projections ou pas de tirs bloqués 


Abattre un grand volume des roches avec :

- Une granulométrie adaptée aux installations avec une proportion de bloc et fines la plus réduite
possible

- Un épanchement du tas et foisonnement adapté aux engins de reprise du tas


- Assurer une bonne géométrie des fronts sur la mine avec Une bonne sortie du pied, un bon
alignement des fronts et de la plateforme

- Des effets arrières réduits

Pour arriver à ces objectifs, la connaissance du terrain, c'est-à-dire la connaissance des


caractéristiques physico-mécaniques et structurales du massif rocheux est tellement importante
dans les travaux d'abattage à l'explosif sans oublier les paramètres de fragmentation (forage et
minage) qui doivent être établi pour ce processus d'abattage à l'explosif.

II.2 PARAMETRE DE FORAGE ET MINAGE

II.2.1 FORAGES DES TROUS DES MINES

II.2.1.1 Quelques théories

Le forage dans une mine à ciel ouvert est une étape importante du processus d'extraction minière.
Cette technique est utilisée pour créer des trous dans la roche, qui sont ensuite remplis d'explosifs
pour fragmenter la roche et permettre l'extraction de la mine.

La mise en œuvre de l'explosif selon le plan de tir retenu s'effectue après l'implantation et la
réalisation de l'ensemble de trous constituant l'abattage type. Le matériel de forage doit être es
rapport avec la production recherchée. Il est nécessaire de forer les trous de mine à partir du bon
endroit, avec la bonne orientation, la bonne longueur, et le bon diamètre.

II.2.1.2 Types de forage :


Dans la

 Le forage par percussion :


 Le forage rotatif
 Le forage roto percutant

Nous nous concentrons sur le scénario où l’on utilise une technique de forage roto
percutant, qui combine les effets de forage par percussion et du forage rotatif. Dans le forage par
percussion, les sondeuses utilisées ont une pointe solitaire avec leurs mécanismes de percussion,
qui applique une pression ponctuelle pour creuser un cratère dans la roche. En revanche dans le
forage rotatif, l’outil est soumis à une poussée constante et un couple qui provoque la rotation
du trépan dans le plan parallèle au fond du trou. Dans le forage roto percutant, l’énergie est
utilisée à 80 % pour la rotation et à 20 % pour la percussion.

II.2.2.3 Engin de forage

 Les engins des forages dans les mines à ciel ouvert dépendent de la taille, de la
profondeur des trous de forage et de type des matériaux extraire. Les foreuses rotatives
: les foreuses rotatives sont des engins le plus utilisés dans les mines à ciel ouvert, elles
sont équipées d’un mat de forage vertical et une tète rotative qui permet de forer des
trous dans le sol. Ces foreuses peuvent être monter sur camion ou sur chenille pour
faciliter les déplacements sur le site minier.

 Les foreuses à percussion : les foreuses à percussion sont des engins de forage qui
utilisent un marteau piqueur pour frapper le sol à grande vitesse, elles sont souvent
utilisées pour les forges de petite à moyenne taille et sont adaptées aux roches moins
dures.

A. Paramètre de forge

Sont des variables qui influence la performance et l’efficacité du processus de forage


Les paramètres les plus importants du forage sont les suivants :

- Le diamètre du trou ;
- Inclinaison du trou ;
- La maille de forage ; - Le surforage ;

1. Diamètre des trous mine

Le diamètre des trous de mine est un paramètre de base lors de la fragmentation. Il joue un rôle
très déterminant dans la distribution de l'explosif dans le trou et sa dimension dépend forcement
du type des machines de forage dont on dispose.

Le tableau ci-dessous présente les diamètres des trous selon Persson

Tableau II. 1 Diamètre de trou de mine selon Persson (Persson, 1990)

DIAMETRES DES TROUS DE MINE


Pouces Mm

4 101,6

5 127

6 152,4

10 254

15 381
2. Maille de forage

La maille de forage est un paramètre du forage utilisée pour extraire les échantillons des roches et
de minerais ; nous nous baserons plus sur la maille carrée et la maille en quinconce qui est utilisée
sur notre site de travail.

Figure II-1 différents type de maille (Mashimango 2018)

-Maille carrée : les trous de chaque rangée sont alignés directement derrière les trous

-Maille quinconce : qui a pour caractéristique d'avoir la distance entre trous de la même rangée
supérieure à la distance entre rangées.

2.1 maille de forage La maille de forage est définie par l’expression suivante : (Kamulete,2012)

Sm= V.E (m²) ( II.1)

Avec :
 Sm : la surface de la maille de forage en m²
 V : l’écartement entre différentes rangées de trous de mine parallèle au front d’abattage.
Il est appelé ligne de moindre résistance et correspond à la distance maximum séparant
la première ligne des trous de formation et le talus de gradin. Il correspond à la largeur
du banc à abattre. Ce dernier est déterminé en fonction de la dureté du terrain du point
de vu minage. Il s’exprime en mettre (m)

 E : l’espacement, la distance entre deux trous de mines voisins d’une même rangée. Elle
s’exprime en mettre (m)

La surface de maille de forage varie en fonction de la nature de terrain et la disposition des trous
de mine doit être de préférence en quinconce (Kamulete, 2012)

2. Profondeur des trous de mines

Elle dépend essentiellement de la hauteur du gradin qui est un paramètre important


dans l'exploitation à ciel ouvert. Le choix de la hauteur du gradin dépend des propriétés des
roches. La longueur du trou dépend aussi de l'inclinaison du trou et de la longueur d'excès de
forage.

L’expérience montre que pour chaque type de terrains, on peut attribuer un sur forage
(SF)approprié qui est lié à l’écartement entre rangées des trous de mine soit V qui est la ligne de
moindre résistance. Ainsi, la profondeur des trous de mines peut être définie par :

P= (m) ( II.2)

Avec:

 P : la profondeur de trou de la mine en (m)


 Hg : la hauteur de gradin en(m), cette hauteur doit vérifier l’inégalité suivant :
 Hg ≤ H (m) H (m) : la hauteur maximum de creusement de l’excavateur en (m)
 α : angle d’inclinaison du trou
 a : le coefficient dont le résultat de l’expérience atteste pour les différentes
catégories de terrains des valeurs figurant dans le tableau ci-dessous

Le tableau suivant montre différentes valeurs de (a) en fonction du type de terrain Tableau
II.2 Valeur de (a) en fonction du type de terrain

Valeurs de (a) en fonction du type de terrain


Terrain T2 T2D T3 T3D

A ∞ v 3 2.5

La figure ci-dessous présente le profondeur d’un trou :

Figure II.2 profondeur de trou (MUMAP K 2010)


4. Inclinaison des trous

Le forage des trous incliné améliore la qualité de la fragmentation et permet à


avoir un bon déplacement et un bon tassement des roches abattus, un faible surforage, une
bonne utilisation de l'énergie explosive, faible niveau de vibration et un risque réduit
d'apparition des pieds de butte. En revanche, l'utilisation des trous inclinés a un désavantage qui
est relatif à l'augmentation de la longueur forée et la déviation des trous lors de l'exécution des
trous de longue profondeur ; un angle d'inclinaison supérieur à 25 degrés n'est pas souvent
utilisé à cause de la difficulté de maintien de l'alignement des trous et la difficulté lors du
chargement de ces derniers.

Figure II. 3 : Inclinaison vertical d’un trou (MULAP, 2021)


5. Surforage

Le surforage est un excès de forage dans la profondeur de trous de mine dont la valeur
de l'approfondissement est en dessous du niveau d'exploitation. L'excès de forage est nécessaire
pour fragmenter la roche au pied du gradin et pour permettre aux engins de chargement de
suivre le niveau exigé dans l'objectif d’éviter.

Figure II. 4 Excès de forage (kamulete 2010)


II.3 MINAGE

II.3.1 Définition

Le minage est une opération minière qui consiste à placer les charges explosives dans
les trous de mines forés en vue de désagréger la roche massive à l’aide de l’énergie fournie par ce
dernier et afin de permettre aux unités de chargement et de transport de fournir un bon
rendement d’une part et d’autre part pour satisfaire aux exigences des unités de traitement ;
cela après le tir.

II.3.2. Types de minage

Nous distinguons deux catégories de minage selon le travail que nous effectuons dans
l’exploitation, nous avons le minage primaire et secondaire.

A. Minage primaire : c’est le premier que nous effectuons après l’opération de forage, et
d’amorçage. Le minage primaire nécessite deux types de charge explosive pour des raisons
d’efficacité et de rendement.

A.1. La charge de pied : Cette charge permet d’éviter les pieds des buttes ainsi que les bosses tout
en facilitant ainsi le chargement des produits abattus ainsi que leur transport. Puisque la
résistance au pied du gradin est toujours assez élevée, la charge de pied doit être concentrée
dans le trou et exiger un explosif de forte densité.

A.2. La charge de fragmentation


Cette charge appelée aussi charge de colonne de densité faible par rapport à la charge de
pied, permet la réduction des terrains se trouvant dans la butte.
B. Minage secondaire : les gros blocs des produits restant après le minage primaire qui ne
facilite pas le transport et les chargements ne peuvent pas être enlevés directement, dans ce cas,
nous appliquons le minage secondaire pour des gros blocs restant.

Suivant le procédé adopté, il s’opère généralement par forage des trous de faible diamètre
dans les gros blocs. Ces trous peuvent avoir toutes les inclinaisons possibles en fonction du travail
à effectuer.
II.3.3. Définitions des certains termes utilisés dans les tirs à l’explosif

a) Explosif : c’est un corps (composé ou mélange de corps) capable de dégager en un temps


extrêmement court un grand volume de gaz porté à une haute température, sous l’influence
d’un choc ou de la chaleur.

b) Explosion : C’est l’action d’exploser.


c) Emulsion : c’est un mélange des liquides non miscibles, c’est-à-dire un mélange du nitrate
d’ammonium en solution aqueuse sous forme des gouttelettes microscopique emprisonnées
dans l’huile contenant parfois des microbilles de verre.

d) Comburant : C’est un corps, qui, par combinaison avec un autre amène la combustion de
ce dernier. Donc, il facilite la combustion d’un corps. Exemple : L’oxygène.

e) Détonation : c’est une décomposition extrêmement rapide d’un explosif.


f) Déflagration : c’est une décomposition brutale d’un corps ; avec combustion
g) Détoner : Exploser avec une vitesse de détonation de 4000 à 10000 m/s Combustible :
corps qui a la capacité de bruler et de se décomposer en se combinant avec l’oxygène.

h) Onde de choc : c’est une surface de compression de l’air qui se déplace de façon
concentrique à des grandes vitesses supersoniques, c’est-à-dire supérieures à la vitesse du
son qui est de 340 m/s.

II.3.4. Caractéristiques pratiques d’un explosif

 Densité
 Diamètre critique de détonation
 Sensibilité à l’amorce
 Vitesse de détonation
 L’énergie des explosifs
 Brisance et pression de détonation
 Aptitude à transmettre la détonation entre cartouches jointives
 Fumées de tir et bilan en oxygène
 Sensibilité au choc et à la friction : épreuves Julius-Peters
 Résistance aux sollicitations climatiques
 Facilité et sécurité de chargement
II.3.5. Interface pyrotechnique « explosif-roche »

Il s’agit de tout ce qui se passe pendant la période micro-courte de la détonation des


explosifs dans le trou, c’est-à-dire quelques millièmes des secondes dans la roche, une fois que la
détonation de l’explosif a démarré. Nous pouvons considérer que la réaction explosive crée deux
outils de travail séparés dans la roche, à savoir :

 La pression de pointe ou pression maximale ou énergie de choc appelée aussi


« Onde de choc » et
 L’effet de gaz qui est une chute progressive de cette pression sous forme d’une détente
des gaz très chauds.

Lorsqu’une charge explosive détone dans une roche, il se crée trois zones particulières
autour du trou dans la roche :

1) Zone de broyage ou zone de brulée ou zone rouge


C’est une zone qui a 4 à 5 fois le rayon du trou. La pression qui s’y développe crée l’onde
de choc qui va se propager dans la roche à des vitesses différentes selon la nature de la roche et
selon le type de l’explosif utilisé. Dans l’air, l’onde de choc se déplace à 340 - 360 m/s tandis que
dans la Roche Sédimentaires Plastiques, l’onde de choc se déplace à 2000 - 4000 m/s. et en roche
éruptive ou roche élastique, l’onde atteint les vitesses de 4000 à 6000 m/s.

2) Zone de fissuration (zone de transition)


C’est une zone de 40 à 50 fois le rayon du trou. Dans cette zone, il y a la présence de deux
types des contraintes :

- Les contraintes de compression radiale et -


Les contraintes de traction tangentielle.

Il y a beaucoup de fissures radiales dans cette zone.

3) Zone sismique
Il n’y a aucune fissuration dans cette zone, car les contraintes de compression et de traction
sont très inférieures à la résistance de la roche et la roche résiste aux effets de l’onde de choc, mais
se soumet aux vibrations. La zone se termine à la surface de dégagement ou surface libre où
l’onde de choc projette les matériaux. A la surface libre, la compression se transforme en traction.
La figure ci-dessous nous montre le développement de la fissure et de la fracturation dans
l’abattage du massif rocheux.
Figure II. 5 : Développement de la fissure et de la fracturation dans l’abattage du massif rocheux
(NGOY B., 2010)

II.4. ARTIFICES DE MINAGE


Ce sont les dispositifs nécessaires utilisés pour la mise à feu des explosifs, c’est-à-dire
pour le tir à l’explosif ou initier la détonation. Il s’agit de :
II.4.1. Mèche lente :

. Permet au boutefeu de ne pas allumer directement l’explosif et de lui donner un certain


temps pour se mettre à l’abri en fonction de la longueur de la mèche et de sa rapidité de combustion.

La mèche est théoriquement composée de 3 éléments :

• Un fil, une corde ou une gaine qui lui donne sa forme et sa flexibilité ;
• Un combustible qui brûle durant la combustion de la mèche et allume l’explosif ;

• Un comburant qui permet la combustion du combustible même en l’absence d’oxygène tout


au long du parcours de la mèche.

Le mélange combustible-comburant est en fait de la poudre noire. Cependant, on trouve


toutes sortes de mélange qui permettent une combustion plus rapide, plus lente, moins fumigène.
Nous avons dans la figure l’image d’une mèche lente (Durafuse)

Figure II. 6 : Mèche lente DURAFUSE (AEL Mining Services, January 2010)

II.4.2. Cartouches amorces

Les amorces sont des cylindres en plastique remplis d’un explosif très énergétique. Ils
comprennent un mélange de tétranitrate de pentaérythritol (PETN) et de trinitrotoluène (TNT)
également connu comme pentolite. On peut également utiliser le RDX, le Tetrylpicrite, etc.
L’endroit le plus commun pour placer une cartouche amorce est le fond du trou. Au fond
du trou, la charge est souvent plus élevée que dans le reste du trou. A cet endroit, une grande
quantité d’énergie est utile pour être générée de façon à s’assurer que la masse rocheuse dans
l’ensemble de la charge soit bien fragmentée (GOKHALE, 2011). La figure ci-dessous illustre le
Booster pentolite.

II.4.3. Détonateurs

Il est répertorié comme un accessoire d’initiation de minage. Il initie le processus de


détonation dans le trou de mine. Il contient un explosif primaire (azoture de plomb, styphnate de
plomb et aluminium, ASA en sigle) et une charge d’explosif secondaire (penta-
erythritoltetranitrate, PETN en sigle, ou Pentolite). Ces charges sont contenues dans un tube en
cuivre ou en aluminium d’au moins 6,5mm de diamètre. La figure ci-dessous représente l’image
d’un détonateur.

Figure II.7 : Détonateur fond trou 'Shock Tube-Multi SPD (AEL Mining Services, January 2010)

II.4.4. Cordeau détonnant

Le cordeau détonant est en effet un flexible continuel dont la détonation peut se faire sur
plusieurs centaines de mètres de longueur. Un détonateur fixé axialement sur l’une des extrémités
est requis pour initier toute la longueur du cordeau, lequel ne peut pas être normalement initié par
une flamme. Le cordeau a deux fonctions :

 Fournir une détonation simultanée de plusieurs trous de mine chargés et interconnectés,


ainsi éviter le besoin important des détonateurs électriques ou thermiques ;

 Fournir une initiation continuelle de toute la longueur d’une colonne d’explosif dans le
trou de mine, contrairement à la création d’un point chaud avec des détonateurs.
II.4.5. Le système NONEL

Le système Nonel est relativement le système d’initiation le plus récent, utilisé lorsque la
mise à feu électrique est prohibée, mais juste une détonation séquentielle est requise. Le tube
Nonel est fait d’un plastique spécial (polyéthylène) souple, d’un diamètre extérieur de 3mm et
d’un diamètre intérieur de 2mm.

La transmission de l’énergie explosive sur une couche mince d’octogène (83%) et


d’aluminium (17%) répartie à 20 g/m à l’intérieur du tube. L’onde de choc se propage dans le tube
à peu près à 2000 m/s sans bruit et sans effet radial sensible à l’extérieur du tube. Certains tubes
Nonel se terminent par un détonateur placé dans la charge principale. Ainsi l’amorçage se fait
dans le système Nonel avec un détonateur (détonateur Nonel) et une cartouche amorce (Pentolite
Booster) (TSHIBANGU K., 2009).

II.4.6. Emploi des micros retards

Les relais sont des artifices premièrement utilisés comme retard dans les opérations de
minage à ciel ouvert et des carrières. Il existe deux principaux types : TLD (NonelTrunkline
Delay) et DRC (Detonating Relay Connectors). Les microretards utilisés pour le minage à
KAMFUNDWA sont de 0 ms, 25ms et 42 ms.

II.5. Bourrage

Un bourrage est nécessaire pour contenir les gaz produits par la détonation d’explosif et
ainsi diriger les efforts créés dans la roche (parois du trou). Pour cette opération, les graviers
anguleux sont préférables aux cuttings de forage car ils répondent mieux à ce besoin.

Les matériaux de bourrage utilisés à Kamfundwa sont les cuttings de forage. Un trou mal bourré
peut non seulement aboutir à un mauvais minage mais aussi provoquer des projections de
fragments à grande distance.
II.6. Raccordement
Le succès d’un bon tir dépend également de la manière dont les trous de mine détonnent.
Un tir simultané ne produit pas seulement des roches faiblement fragmentées mais cause des
dégâts dans le voisinage et crée de larges vibrations pouvant affectées les bâtiments les plus
proches. Le raccordement s’exécute suivant le pendage des couches ou du gisement (pour le souci
de sélectivité), l’étendue de la zone à miner, les caractéristiques et la qualité de la roche à miner,
les nombres de zones de dégagement, etc.

II.7. Nettoyage du chantier


Tous les débris de matériel de minage sont rassemblés en un lieu non perturbé par le tir.
Ils sont par la suite brûlés après tir.

II.8. Mise à feu


Avant la mise à feu, tous les engins miniers sont déplacés à distance raisonnable (au moins
200 m) du lieu de tir. Le personnel également s’éloigne pour éviter tout préjudice que ce soit.

La mise à feu est réalisée à l’aide d’un briquet ou d’une allumette. Ce dernier allume la mèche
lente ou DURAFUSE (Figure II.7). Le temps pris par la mèche pour se consumer totalement et
ainsi déclencher le tir, correspond à celui que le boute feu met à son tour, pour se mettre à l’abri.

II.9. CONCLUSION PARTIELLE


Dans cette partie de travail nous avons fait un aperçu général sur la théorie générale de
l’abattage des roches à l’explosif en donnant d’une manière superficielle les paramètres de forage
et minage tout en mettant un accent sur certains termes utilisés en forage et minage. Et par la suite
nous avons compris que pour réaliser d’une manière rationnelle une bonne fragmentation il faut
respecter certaines règles énoncées ci-haut.

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