DM20
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DEVOIR MAISON 20
Vous traiterez au choix l’un des deux problèmes suivants, le second étant plus difficile que le premier.
▶ Problème 1 : matrices 3 × 3 semblables à leur transposée
© 0 1 0ª
a. En utilisant la question 2, montrer que la matrice 𝑁 est semblable à la matrice 0 0 1®®, et en
« 0 0 0¬
déduire une matrice semblable à 𝑀.
b. Calculer 𝑀 3 et déterminer rg(𝑀).
c. Montrer que les matrices 𝑀 et 𝑁 sont semblables.
d. Montrer alors que 𝐴 et 𝐴 −1 sont semblables.
©1 0 0ª
9. Exemple : soit la matrice 𝐴 = 0 0 −1®®
«0 1 2¬
On note (𝑎, 𝑏, 𝑐) une base de 𝐸 et 𝑢 ∈ L(𝐸) de matrice 𝐴 dans cette base.
a. Montrer que Ker(𝑢 − id𝐸 ) est un sous-espace vectoriel de 𝐸 de dimension 2 dont on donnera une
base (𝑒 1, 𝑒 2 ).
b. Justifier que la famille (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑐) est une base de 𝐸, et écrire la matrice de 𝑢 dans cette base.
c. Montrer que les matrices 𝐴 et 𝐴 −1 sont semblables.
10. Est-ce qu’inversement, toute matrice de M3 (R) semblable à son inverse est semblable à une matrice de la
© 1 𝛼 𝛽ª
forme 𝑇 = 0 1 𝛾 ®® ?
« 0 0 1¬
Plus généralement, pour 𝐴1 ∈ M𝑛1 (C), 𝐴2 ∈ M𝑛2 (C), · · · , 𝐴𝑘 ∈ M𝑛𝑘 (C), on note
𝛼 1 ⩾ · · · ⩾ 𝛼𝑘 et 𝛼 1 + · · · + 𝛼𝑘 = 𝑛.
𝑢 (𝑢 2 (𝑥 ) ) 𝑢 (𝑢 (𝑥 ) ) 𝑢 (𝑥 )
0 1 0 ! 𝑢 2 (𝑥 )
𝑈 = 0 0 1 𝑢 (𝑥 ) .
0 0 0 𝑥
0 0 1 0 −1 1
On a alors 𝑈 2 = 0 0 0®, et donc 𝑉 = 𝑈 2 − 𝑈 = 0 0 −1®.
© ª © ª
«0 0 0¬ «0 0 0¬
3.a. Puisque Im 𝑢 ≠ {0}, 𝑢 n’est pas l’endomorphisme nul, et donc il existe 𝑏 ≠ 0 tel que
𝑢 (𝑏) ≠ 0.
3.b. Par le théorème du rang, Ker 𝑢 est de dimension 2.
Par ailleurs, 𝑢 (𝑢 (𝑏)) = 𝑢 2 (𝑏) = 0, donc 𝑢 (𝑏) ∈ Ker 𝑢.
3 Car formée d’un seul vec-
Ainsi, la famille formée du seul vecteur 𝑢 (𝑏) est une famille libre3 de Ker 𝑢.
teur non nul.
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY
2 DEVOIR MAISON 20
Par le théorème de la base incomplète, il est possible de la compléter en une base (𝑢 (𝑏), 𝑐)
de Ker 𝑢, qui est donc une famille libre.
Soient alors 𝜆, 𝜇, 𝜈 des réels tels que 𝜆𝑏 + 𝜇𝑢 (𝑏) + 𝜈𝑐 = 0.
En appliquant 𝑢, il vient 𝜆𝑢 (𝑏) + 𝜇 𝑢 2 (𝑏) +𝜈 𝑢 (𝑐) = 0.
|{z} |{z}
=0 =0 car 𝑐 ∈Ker 𝑢
Donc 𝜆𝑢 (𝑏) = 0, et puisque 𝑢 (𝑏) ≠ 0, 𝜆 = 0.
Il reste alors 𝜇𝑢 (𝑏) + 𝜈𝑐 = 0, et (𝑢 (𝑏), 𝑐) étant une famille libre, 𝜇 = 𝜈 = 0.
Donc (𝑏, 𝑢 (𝑏), 𝑐) est une famille libre de 𝐸, et étant de cardinal 3 = dim 𝐸, c’est une base de 𝐸.
3.c. On a alors
𝑢 (𝑏 ) 𝑢 (𝑢 (𝑏 ) ) 𝑢 (𝑐 )
0 0 0 ! 𝑏
′
𝑈 = 1 0 0 𝑢 (𝑏 ) .
0 0 0 𝑐
Et donc 𝑉 ′ = 𝑈 ′2 − 𝑈 ′ = −𝑈 ′ .
𝐴𝑃 = 𝑃 (𝐼 3 + 𝑁 ).
Donc on a bien 𝐴 −1 = 𝑃 (𝐼 3 − 𝑁 + 𝑁 2 )𝑃 −1 , et donc la relation annoncée.
6. Si 𝑁 = 0, 𝑇 = 𝐼 3 , et donc la seule matrice semblable à 𝑇 est 𝐼 3 .
Ainsi, 𝐴 = 𝐼 3 , et donc 𝐴 −1 = 𝐼 3 est semblable à 𝐴.
7.a. Soit B une base de 𝐸, et soit 𝑢 l’unique endomorphisme de 𝐸 dont la matrice dans la base
B est 𝑁 .
Alors 𝑢 3 = 0, et rg(𝑢) = rg(𝑁 ) = 2. Donc par la question 2.b, il existe une base de 𝐸 dans
0 1 0
laquelle la matrice de 𝑢 est 𝑈 = 0 0 1®.
© ª
« 0 0 0¬
5 C’est une conséquence de
Mais alors 𝑈 et 𝑁 sont semblables5 , puisqu’elles représentent le même endomorphisme de
𝐸 dans deux bases. la formule de changement de
base.
Et alors la matrice 𝑉 de la question 2, qui représente 𝑢 2 −𝑢 est semblable à 𝑀, qui représente
aussi 𝑢 2 − 𝑢, mais cette fois dans la base B.
7.b. Puisque 𝑁 2 et 𝑁 commutent, par la formule du binôme,
𝑀 3 = (𝑁 2 − 𝑁 ) 3 = 𝑁 6 − 3𝑁 5 + 3𝑁 4 − 𝑁 3 = 0.
Par ailleurs 𝑉 est de rang 2, et deux matrices semblables sont de même rang, donc
rg(𝑀) = 2.
0 1 0
7.c. Par le même raisonnement qu’à la question précédente, 𝑀 est semblable à 0 0 1® et
© ª
« 0 0 0¬
donc par transitivité de la relation de similitude, 𝑀 et 𝑁 sont semblables.
«0 1 1¬
proportionnelles.
Donc par le théorème du rang, dim Ker(𝐴 − 𝐼 3 ) = 3 − 1 = 2.
1
6 Le produit d’une matrice
Or, la première colonne de 𝐴 − 𝐼 3 étant nulle, on a6 0® ∈ Ker(𝐴 − 𝐼 3 ).
© ª
𝑀 ∈ M𝑛 (K) par le 𝑖 ème vec-
«0¬ teur de la base canonique de
0 M𝑛,1 (K) est la 𝑖 ème colonne
Et puisque les colonnes sont liées par la relation 0𝐶 1 + 1𝐶 2 − 1𝐶 3 = 0, 1 ® ∈ Ker(𝐴 − 𝐼 3 ).
© ª
de 𝑀.
«−1¬
1 1 0
Puisque ce vecteur n’est pas colinéaire à 0®, la famille 0® , 1 ® est libre, et donc est une
© ª © ª © ª
N’oublions pas de répondre à la question posée : il est demandé une base de Ker(𝑢 − id𝐸 ),
pas une base de Ker(𝐴 − 𝐼 3 ).
Autrement dit, il faut «retraduire» les vecteurs colonnes obtenus en vecteurs de 𝐸, en se
rappelant que les vecteurs colonnes sont les coordonnées dans la base (𝑎, 𝑏, 𝑐) de vecteurs
de 𝐸. Donc une base de Ker(𝑢 − id𝐸 ) est (𝑎, 𝑏 − 𝑐).
𝑒1 𝑒2 𝑐
1 0 0! 𝑎
9.b. La matrice de la famille (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑐) dans la base (𝑎, 𝑏, 𝑐) est 𝑃 = 0 1 0 𝑏 qui est
0 −1 1 𝑐
Rappel
inversible car triangulaire à diagonale non nulle. Une famille de dim 𝐸 vec-
teurs de 𝐸 est une base de 𝐸
Et donc (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑐) est une base de 𝐸.
si et seulement si sa matrice
Pour obtenir la matrice de 𝑢 dans cette base, une option serait de faire appel à la formule dans n’importe quelle base est
de changement de base, en notant que 𝑃 est la matrice de passage de (𝑎, 𝑏, 𝑐) à (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑐). inversible.
Mais comme nous savons que 𝑒 1 ∈ Ker(𝑢 − id𝐸 ), alors (𝑢 − id𝐸 ) (𝑒 1 ) = 0 ⇔ 𝑢 (𝑒 1 ) = 𝑒 1 , et
de même 𝑢 (𝑒 2 ) = 𝑒 2 .
0 0
Reste donc seulement à calculer 𝑢 (𝑐). Mais 𝐴 0® = −1®, donc 𝑢 (𝑐) = −𝑏 + 𝑐 = −𝑒 2 + 𝑐.
© ª © ª
«1¬ « 2 ¬
𝑢 (𝑒 1 ) 𝑢 (𝑒 2 ) 𝑢 (𝑐 )
1 0 0 ! 𝑒1
Et donc la matrice de 𝑢 dans la base (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑐) est 𝑇 = 0 1 −1 𝑒2
0 0 1 𝑒3
9.c. On a bien 𝐴 qui est semblable à une matrice 𝑇 de la forme indiquée au début de la partie II.
0 0 0
Ici, on a 𝑇 = 𝐼 3 + 𝑁 , avec 𝑁 = 0 0 −1®, qui est de rang 1.
© ª
«0 0 0 ¬
Donc le résultat de la question 8 s’applique, 𝐴 est semblable à 𝐴 −1 .
1 0 0 1 0 0
La matrice 𝐷 = 0 2 0 ® a pour inverse 𝐷 −1 = 0 12 0®.
© ª © ª
10.
1
« 0 0 2¬ « 0 0 2¬
Ces deux matrices sont semblables car si 𝐷 est la matrice de 𝑓 dans une base (𝑒 1, 𝑒 2, 𝑒 3 ),
alors 𝐷 −1 est la matrice du même 𝑓 dans la base (𝑒 1, 𝑒 3, 𝑒 2 ).
Pourtant, 𝐷 n’est pas semblable à une matrice de la forme 𝑇 car sa trace vaut 3 + 21 , alors
que la trace de toutes les matrices 𝑇 de la forme précitée est égale à 3.
Rappel
Partie I. Étude d’un cas particulier Un grand classique : 𝑔 ◦ 𝑓 = 0
1. Puisque 𝑢 2 = 𝑢 ◦ 𝑢 = 0, on a Im 𝑢 ⊂ Ker 𝑢. si et seulement si
On a donc dim Ker 𝑢 ⩾ dim Im 𝑢 = 𝑟 . Mais par le théorème du rang, 𝑛 = 𝑟 + dim Ker 𝑢, et Im 𝑓 ⊂ Ker 𝑔.
donc 𝑛 ⩾ 2𝑟 .
2. Notons dès à présent que l’hypothèse que Im 𝑢 = Ker 𝑢 implique que 𝑛 = dim 𝐸 = 2𝑟 .
Soit (𝑥 1, . . . , 𝑥𝑟 ) une base de Ker 𝑢. Alors pour tout 𝑖 ∈ ⟦1, 𝑟 ⟧, 𝑥𝑖 étant dans Im 𝑢, il existe
𝑒𝑖 ∈ 𝐸 tel que 𝑥𝑖 = 𝑢 (𝑒𝑖 ).
Prouvons qu’alors la famille (𝑒 1, 𝑢 (𝑒 1 ), . . . , 𝑒𝑟 , 𝑢 (𝑒𝑟 )) est libre.
Soient donc (𝜆1, 𝜇1, . . . , 𝜆𝑟 , 𝜇𝑟 ) ∈ C2𝑟 tels que
Mais (𝑥 1, . . . , 𝑥𝑟 ) est une base de Ker 𝑢, et donc en particulier est libre, de sorte que 𝜆1 =
· · · = 𝜆𝑟 = 0.
Ne reste alors que 𝜇1𝑢 (𝑒 1 ) + · · · + 𝜇𝑟 𝑢 (𝑒𝑟 ) = 0𝐸 , et pour les mêmes raisons, 𝜇1 = · · · = 𝜇𝑟 = 0.
Donc la famille (𝑒 1, 𝑢 (𝑒 1 ), . . . , 𝑒𝑟 , 𝑢 (𝑒𝑟 )) est libre, et étant de cardinal 2𝑟 = 𝑛, c’est une base
de 𝐸.
3. La matrice de 𝑢 dans cette base est donnée par
𝑢 (𝑥 ) 𝑢 (𝑢 (𝑥 ) ) 𝑢 (𝑢 2 (𝑥 ) ) ... 𝑢 (𝑢 𝑠 (𝑥 ) −2 (𝑥 ) ) 𝑢 (𝑢 𝑠 (𝑥 ) −1 (𝑥 ) )
0 ... ... ... 0 0 𝑥
© .. .. ª
1 0 . . ®
® 𝑢 (𝑥 )
.. .. .. ®
0 1 . . . ®
® 𝑢 2 (𝑥 )
= 𝐽𝑠 (𝑥 ) .
.. .. .. .. .. .. ® .
.
. . . . . . ®
® .
.. .. ®
0 . . 0 0 ® 𝑢 𝑠 (𝑥 ) −2 (𝑥 )
« 0 ... ... 0 1 0 ¬ 𝑢 𝑠 (𝑥 ) −1 (𝑥 )
Soient donc des complexes 𝜆1,0, . . . , 𝜆1,𝑠 (𝑥 1 ) −1, . . . , 𝜆𝑡,0, . . . , 𝜆𝑡,𝑠 (𝑥𝑡 ) −1, 𝜇1, . . . , 𝜇𝑛−𝑟 −𝑡 tels que
𝑡 𝑠 (𝑥
∑︁ ∑︁𝑖 ) −1 ∑︁−𝑡
𝑛−𝑟
𝜆𝑖,𝑘 𝑢 𝑘 (𝑥𝑖 ) + 𝜇 𝑗 𝑧 𝑗 = 0𝐸 . (★)
𝑖=1 𝑘=0 𝑗=1
Et alors, la famille (𝑥 1, . . . , 𝑥𝑡 , 𝑧 1, . . . , 𝑧𝑛−𝑟 −𝑡 ) étant une base de Ker 𝑢, elle est libre, et donc
𝜆1,0 = · · · = 𝜆𝑡,0 = 𝜇1 = · · · = 𝜇𝑛−𝑟 −𝑡 = 0.
Ê 𝑡 𝑛−𝑟
Ê −𝑡
Ceci achève donc de prouver que 𝐸 = 𝐶𝑢 (𝑥𝑖 ) ⊕ 𝐶𝑢 (𝑧 𝑗 ).
𝑖=1 𝑗=1
Et donc P(𝑝) est vraie, donc par principe de récurrence, pour tout endomorphisme
𝑡
Ê
nilpotent 𝑢 d’un espace 𝐸 de dimension finie, il existe 𝑥 1, . . . , 𝑥𝑡 ∈ 𝐸 tels que 𝐸 = 𝐶𝑢 (𝑥𝑖 ).
𝑖=1
13 Et elle était ainsi formulée
10. La question est ambiguë13
et laisse entendre que la matrice serait la même dans toute base
adaptée, ce qui n’est pas vrai. dans le sujet de Centrale.
En revanche, à la question 8 nous avons décrit des bases privilégiées des 𝐶𝑢 (𝑥𝑖 ), et c’est par
concaténation de ces bases que nous allons obtenir une base adaptée à la somme directe
dans laquelle la matrice de 𝑢 sera facile à décrire.
Pour cela, établissons un fait général sur la matrice d’une application linéaire dans une base
adaptée à une somme directe de sous-espaces stables.
Pour simplifier les notations, supposons que 𝐸 = 𝐹 1 ⊕ 𝐹 2 , où 𝐹 1 et 𝐹 2 sont deux sous-espaces
stables par 𝑢.
Notons alors (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑝 ) une base de 𝐹 1 et (𝑓1, . . . , 𝑓𝑚 ) une base de 𝐹 2 , de sorte que
B = (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑝 , 𝑓1, . . . , 𝑓𝑚 ) est une base de 𝐸 adaptée à la somme directe 𝐸 = 𝐹 1 ⊕ 𝐹 2 .
Puisque 𝐹 1 est stable par 𝑢, pour tout 𝑗 ∈ ⟦1, 𝑝⟧, 𝑢 (𝑒 𝑗 ) ∈ 𝐹 1 = Vect(𝑒 1, . . . , 𝑒𝑝 ).
Et de même, pour tout 𝑗 ∈ ⟦1, 𝑚⟧, 𝑢 (𝑓 𝑗 ) ∈ Vect(𝑓1, . . . , 𝑓𝑚 ).
Pour le dire autrement, il existe des scalaires 𝑎𝑖,𝑗 , 1 ⩽ 𝑖, 𝑗 ⩽ 𝑝 tels que
𝑝
∑︁ 𝑝
∑︁
∀𝑗 ∈ ⟦1, 𝑝⟧, 𝑢 (𝑒 𝑗 ) = 𝑎𝑖,𝑗 𝑒𝑖 = 𝑎𝑖,𝑗 𝑒𝑖 + 0 · 𝑓1 + · · · + 0 · 𝑓𝑚 .
𝑖=1 𝑖=1
𝑝
∑︁
Et puisque 𝑢 (𝑒 𝑗 ) = 𝑎𝑖,𝑗 𝑒𝑖 , la matrice (𝑎𝑖,𝑗 )1⩽𝑖,𝑗 ⩽𝑝 ∈ M𝑝 (C) n’est rien d’autre que la
𝑖=1
matrice dans la base (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑝 ) de la restriction de 𝑢 à 𝐹 1 .
14 Mais c’est en fait assez
Et de même, (𝑏𝑖,𝑗 )1⩽𝑖,𝑗 ⩽𝑚 est la matrice dans la base (𝑓1, . . . , 𝑓𝑚 ) de la restriction de 𝑢 à 𝐹 2 .
désagréable à écrire propre-
Sur le même principe14 , on prouve que si 𝐸 = 𝐹 1 ⊕· · ·⊕𝐹𝑝 est somme directe de sous-espaces ment, et pas plus convaincant
stables par 𝑢, alors la matrice de 𝑢 dans une base B obtenue par concaténation de bases que si l’on a compris le cas où
B1, . . . , B𝑝 des 𝐹𝑖 est diagonale par blocs : 𝑝 = 2.
Remarque
MatB (𝑢) = Diag MatB1 (𝑢 |𝐹1 ), . . . , MatB𝑝 (𝑢 |𝐹𝑝 ) .
Ce résultat figure (plus ou
moins explicitement) au pro-
Enfin, dans le cas qui nous intéresse, nous savons que dans une bonne base, à savoir gramme de seconde année,
(𝑥𝑖 , 𝑢 (𝑥𝑖 ), . . . , 𝑢 𝑠 (𝑥𝑖 ) −1 (𝑥𝑖 )), la matrice de 𝑢 |𝐶𝑢 (𝑥𝑖 ) est 𝐽𝑠 (𝑥𝑖 ) . et donc la réponse attendue
Et donc dans la base 𝑥 1, 𝑢 (𝑥 1 ), . . . , 𝑢 𝑠 (𝑥 1 ) −1 (𝑥 1 ), . . . , 𝑥𝑡 , 𝑢 (𝑥𝑡 ), . . . , 𝑢 𝑠 (𝑥𝑡 ) −1 (𝑥𝑡 ) , la matrice dans le sujet d’origine était
bien plus concise.
de 𝑢 est la matrice diagonale par blocs Diag 𝐽𝑠 (𝑥 1 ) , . . . , 𝐽𝑠 (𝑥𝑡 ) .
Une autre méthode consiste à passer par des endomorphismes : notons (𝑒 1, . . . , 𝑒𝛼 ) la base
canonique de C𝛼 , et ( soit 𝑓 ∈ L(C ) dont la matrice dans la base (𝑒 1, . . . , 𝑒𝛼 ) est 𝐽𝛼 .
𝛼
𝑒𝑖+1 si 1 ⩽ 𝑖 ⩽ 𝛼 − 1
On a alors 𝑓 (𝑒𝑖 ) = .
0 si 𝑖 = 𝛼
On prouve alors facilement, par récurrence sur 𝑗, que pour tout 𝑗 ⩽ 𝛼 − 1,
(
𝑗 𝑒𝑖+𝑗 si 𝑖 + 𝑗 ⩽ 𝛼 ⇔ 𝑖 ⩽ 𝛼 − 𝑗
𝑓 (𝑒𝑖 ) = .
0 sinon
Et par définition, Card(Λ 𝑗 ) est bien le nombre de blocs 𝐽𝛼𝑖 dont la taille est supérieure ou
égale à 𝑗. Intuition
16. Le nombre 𝑘 de blocs est donc Ce résultat n’est en fait pas
surprenant si l’on se dit que
𝑑 1 = rg(𝑢 0 ) − rg(𝑢 1 ) = rg(id𝐸 ) − rg(𝑢) = dim 𝐸 − rg(𝑢) = dim Ker 𝑢. chaque bloc contribue pour 1
à la dimension du noyau, au
17. Le nombre de blocs de taille exactement 𝑗 est donc sens où le noyau de chaque
𝐽𝛼 est une droite.
𝑑 𝑗 − 𝑑 𝑗+1 = rg(𝑢 𝑗 −1 ) + rg(𝑢 𝑗+1 ) − 2 rg(𝑢 𝑗 ).
18. Notons 𝜎 ′ = (𝛽 1, . . . , 𝛽 ℓ ).
Alors par la question la question 16, ℓ = dim Ker 𝑢 = 𝑘.
Par ailleurs, par la question 13, 𝛼 1 = 𝑝 = 𝛽 1 .
Et plus généralement, pour tout 𝑗 ∈ ⟦1, 𝑛⟧, le nombre de termes égaux à 𝑗 dans 𝜎 ′ est 𝑑 𝑗 ,
qui est donc égal au nombre de termes égaux à 𝑗 dans 𝜎, donc 𝜎 = 𝜎 ′ .
19. Puisque les colonnes 3 et 4 de 𝐴 sont proportionnelles, que la première est nulle et que la
seconde n’est pas combinaison linéaire des colonnes 3 et 5, rg 𝐴 = 3.
Donc 𝜎 comporte 5 − 3 = 2 éléments, et est donc soit égale à (3, 2), soit à (4, 1).
0 −1 1 −1 0
0 0 0 0 0®
© ª
Par ailleurs, 𝐴 = 0 0 0 0 0® ≠ 0 et 𝐴3 = 0.
2 ®
0 0 0 0 0®
®
« 0 0 0 0 0¬
Donc l’indice de nilpotence 𝑝 de 𝐴 vaut 3, et donc 𝛼 1 = 3.
Donc 𝜎 = (3, 2), de sorte que
0 0 0 0 0
1 0 0 0 0®
© ª
𝑁𝜎 = Diag(𝐽3, 𝐽2 ) = 0 1 0 0 0® .
®
0 0 0 0 0®
®
« 0 0 0 1 0¬